Transcription de L'intégrale de L'After Foot du mardi 3 novembre 2026

01:25:53 103 min de lecture 6 vues Publié il y a 5 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot du mardi 3 novembre 2026 revient sur la soirée de Ligue des Champions, avec la large victoire du PSG 6-0 à Villarreal et la question d'une éventuelle peur ou d'un complexe d'infériorité chez les adversaires. Les intervenants analysent aussi le 0-0 de Lille à Bodø/Glimt, qui laisse le club en difficulté dans la compétition.

Le débat porte ensuite sur la formule actuelle de la Ligue des Champions, que certains jugent hypocrite, tandis que d'autres défendent un retour aux matchs aller-retour. Les échanges évoquent encore la remontada de Manchester United face à la Roma, ainsi que les résultats du Bayern, du Barça et de l'Inter.

Les auditeurs y trouveront des analyses contrastées, présentées comme les opinions de ceux qui les formulent.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Emmanuel Petit, Gilbert Brisbois, Jérôme Sillon

La transcription de l'intégrale de L'After Foot du 3 novembre 2026, consacrée au PSG et à la Ligue des Champions, a été réalisée avec la technologie HappyScribe derrière son IA compte rendu réunion gratuit.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 100:00:05

RMC.

Intervenant 300:00:06

Je suis pas meilleur que les gens qui sont en place, hein, moi je suis meilleur qu'eux sur le terrain.

Intervenant 400:00:09

Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.

Intervenant 300:00:13

Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !

Intervenant 200:00:17

RMC, jusqu'à minuit trente, L'After Foot.

Intervenant 100:00:20

Gildas Brivois.

Intervenant 300:00:22

Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi, ce soir comme lors des soirées de Ligue des Champions. On est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After est toujours première radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres. Salut Daniel.

Daniel Riolo00:00:38

Eh oui, eh oui, eh oui. Bonsoir les amis.

Intervenant 300:00:40

Mais aussi grâce à Emmanuel Petit, qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.

Emmanuel Petit00:00:43

Ma modeste contribution à l'After.

Intervenant 300:00:44

Salut Manu. Bonsoir tout le monde. Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio et non pas sur un... dans un stade.

Daniel Riolo00:00:51

Salut tout le monde.

Intervenant 300:00:51

Salut Jean-Louis.

Daniel Riolo00:00:51

Je me demandais justement : est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, quand il est sur Fzone.

Intervenant 300:00:56

Ah, tu lui enlèveras pas ces matchs.

Daniel Riolo00:00:57

Quand est-ce qu'on a toute la... la substance.

Emmanuel Petit00:00:59

Ça a beaucoup de substance, Jean-Louis.

Daniel Riolo00:01:01

La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.

Intervenant 300:01:06

Ben à l'extérieur, il amène... il amène un souffle. Il amène un souffle.

Emmanuel Petit00:01:09

On sent que t'es là, on sent que t'as vu l'événement, tu vois.

Daniel Riolo00:01:11

Oui, oui, je suis là, je suis là.

Intervenant 300:01:12

C'est là.

Daniel Riolo00:01:12

Non, mais quand t'es sur... dans le stade.

Intervenant 300:01:14

Parfois tu m'entends pas toujours quand je suis au stade.

Daniel Riolo00:01:16

Là, tu m'entends mieux quand je suis au stade.

Intervenant 300:01:17

Ouais, parce que tu mets pas de casque.

Daniel Riolo00:01:18

Non ? Ben non, c'est pas la question.

Intervenant 300:01:19

Si.

Daniel Riolo00:01:20

Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son.

Intervenant 300:01:23

Ouais.

Daniel Riolo00:01:23

Mais j'y peux rien, moi.

Intervenant 300:01:25

Au stade, si je veux bien.

Daniel Riolo00:01:27

On discute plus facilement en face aussi.

Intervenant 300:01:28

Au stade, justement, Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.

Emmanuel Petit00:01:34

Salut l'After, salut tout le monde.

Daniel Riolo00:01:36

Jérôme, on l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort, pas comme Jean-Louis.

Intervenant 300:01:39

Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment Le Vrai After, et pas... et pas la copie.

Emmanuel Petit00:01:42

Oui, t'inquiète.

Intervenant 300:01:43

Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32, 16 avec vous. Également sur WhatsApp, le numéro de l'After vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats : le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Bodoglimt, voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter, on va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Šakhtar 1-0, c'étaient les deux anciens... deux clubs de Fonseca, ça du coup, Šakhtar et Sporting. Le Bayern gagnait l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.

Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. L'Inns bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face...

Daniel Riolo00:02:26

United a surtout renversé Balerdi.

Intervenant 300:02:28

Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure.

Daniel Riolo00:02:30

Excellent moment.

Intervenant 300:02:30

On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22h58, on démarre comme de coutume avec les 3 points.

Intervenant 400:02:39

L'important, c'est l'essentiel.

Daniel Riolo00:02:40

Le plus important, c'est les 3 points.

Intervenant 400:02:41

Soit l'essentiel, c'est le plus important.

Intervenant 300:02:42

Daniel.

Daniel Riolo00:02:44

Ben, écoute, le premier point, moi j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Enfin, il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions, pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là sinon ça va être compliqué. Le point 2, ben c'est la fin des haricots pour les Lillois, hein, parce que là je pense que c'est terminé, il fallait pour entretenir l'espoir gagner en Norvège, ils ne l'ont pas fait. Et le point 3, dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale, de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa troisième année, et je pense qu'il faut arrêter très, très vite.

Et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant, c'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains.

Intervenant 300:03:38

Ah, je suis curieux d'entendre ça.

Emmanuel Petit00:03:39

Manu.

Intervenant 300:03:41

Euh, ben je ne vais pas faire dans l'originalité, hein, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Donc, mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des... des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire, et qui ont saisi encore une fois une opportunité ce soir. Donc, le PSG a, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de ses titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est, même si Lille devait absolument gagner, ils sont...

ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire, même si c'est un... on va dire, je me suis un peu endormi, hein, je vais pas... je vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc, ils ont confirmé en fait leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée évidemment par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu... ben un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle.

Donc, voir Manchester United gagner, c'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.

Emmanuel Petit00:04:54

Jean-Louis, rapidos ?

Daniel Riolo00:04:55

Rapidos, ben je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là ils enchaînent deux très bons matchs, contre Lens et là à Bodoglimt, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.

Et mon dernier point, c'est le Bayern, dans les autres matchs, qui fait un sacré match contre... à l'Atlético, pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros... des gros matchs depuis le début de saison, et là ils ont, je pense, envoyé un beau message.

Intervenant 300:05:37

Paulo sera avec nous tout à l'heure. Le PSG t'entête, hein, ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain, et qui peuvent rejoindre notamment... notamment le Real, par exemple, qui peut rejoindre...

Daniel Riolo00:05:46

Le Lille donc 2 buts marqués.

Intervenant 300:05:47

Ouais.

Daniel Riolo00:05:48

Je pense qu'ils vont...

Emmanuel Petit00:05:49

Ils ont une différence de...

Daniel Riolo00:05:49

Ils vont à ses premiers.

Emmanuel Petit00:05:50

Plus 15.

Intervenant 300:05:51

Plus 15 le PSG de différence de buts après... après 6... après...

Daniel Riolo00:05:56

Je sais très bien.

Intervenant 300:05:56

Après 7 matchs. Et Lille a 1 point désormais, donc est en TP du 8e du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG, vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?

Emmanuel Petit00:06:10

Moi c'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.

Intervenant 300:06:13

Imagination.

Emmanuel Petit00:06:15

Moi, j'ai vu l'équipe... non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels, avec une pression haute, avec cette qualité technique, et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones, en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi j'ai vraiment le sentiment de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal en conférence de presse, il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe d'infériorité au vestiaire. » Bon ben il ne l'avait pas laissé au vestiaire.

Daniel Riolo00:06:43

Non mais ils sont restés au vestiaire, eux, par contre.

Emmanuel Petit00:06:45

Ouais, ouais, ouais. En fait il avait parlé de bulldozers parisiens.

Daniel Riolo00:06:48

C'est juste... c'est... c'est ça surtout, parce qu'en fait l'écart, il est... l'écart il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de complexe d'infériorité, elle est très juste. Tu as raison Jérôme, parce qu'en fait l'impression que ça donne, c'est que l'écart il est trop grand pour être vrai.

Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.

Intervenant 300:07:24

Et le coach... on en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach de Villarreal, il a dit à la course de veille de match.

Daniel Riolo00:07:28

En fait, en fait.

Intervenant 300:07:29

Il a dit qu'il ne faut pas faire de complexe.

Emmanuel Petit00:07:30

Il a raison.

Intervenant 300:07:32

Qu'il... que... que...

Emmanuel Petit00:07:32

Qu'il aurait pu faire mieux.

Daniel Riolo00:07:33

Qu'il soit meilleur techniquement, machin et tout, mais tu colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et qu'ils ne sait pas... ils ne savent pas quoi faire. Moi je pense qu'ils ont peur.

Intervenant 300:07:48

Je vois beaucoup d'adversaires qui ont peur.

Emmanuel Petit00:07:50

Ils ont les pieds qui sont tétanisés.

Daniel Riolo00:07:51

Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont fait les joueurs de Villarreal.

Intervenant 300:07:56

4-4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu, hein.

Daniel Riolo00:07:58

C'est pour ça que je...

Emmanuel Petit00:07:59

Et Manu, elles sont pourquoi les conneries de ce que tu es en train de dire ? Justement parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils bougent pas.

Daniel Riolo00:08:11

Je vois bien, mais bon... ben ça peut pas être autre chose en fait. Tu prends pas 4 buts en 17 minutes si t'es pas... si t'es pas... si t'es pas liquide, quoi.

Intervenant 300:08:18

Toi, ton... donc ton fait t'explique les 15 premières minutes en fait, c'est qu'ils avaient peur en fait.

Daniel Riolo00:08:23

De ?

Intervenant 300:08:23

Moi, ben les... les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.

Daniel Riolo00:08:26

Que le PSG est en train de se piquer en fait que... que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc ils flippent, donc ils... donc...

Emmanuel Petit00:08:33

Oui, oui.

Daniel Riolo00:08:33

Ben oui, oui. En fait ça ne peut pas être... ça ne peut pas être dû à... enfin ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Ça... je veux bien... je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, c'est... tu vois, c'est quand même pas... c'est... tu vois, c'est pas...

Emmanuel Petit00:08:49

J'ai du mal à concevoir le mot.

Daniel Riolo00:08:50

C'est pas une équipe de Ligue 2.

Intervenant 300:08:52

C'est ça que je...

Emmanuel Petit00:08:53

Tu conçois pas le but.

Daniel Riolo00:08:54

C'est marrant Manu, parce que tu vois hier.

Emmanuel Petit00:08:55

Toi, tu conçois pas, mais la peur existe en France.

Intervenant 300:08:57

Jérôme, Jérôme, dans le sport ça existe.

Daniel Riolo00:08:59

Oui, je sais.

Emmanuel Petit00:09:00

Un mec qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.

Daniel Riolo00:09:02

Mais ça existe.

Emmanuel Petit00:09:03

Nada la Roland-Garros. Nada la Roland-Garros, les mecs rentraient et dans le couloir ils se chiaient dessus.

Daniel Riolo00:09:08

D'accord.

Emmanuel Petit00:09:08

Exactement.

Daniel Riolo00:09:10

Jérôme Mostasque, tu te chies dessus.

Emmanuel Petit00:09:12

Non mais c'est marrant.

Daniel Riolo00:09:12

Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.

Emmanuel Petit00:09:15

Ça suffit qu'il y en ait 4-5, ça suffit.

Intervenant 300:09:16

Jérôme.

Emmanuel Petit00:09:17

Non mais juste pour raconter à Manu, en fait c'est marrant parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, hein, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot peur, le mot complexe d'infériorité, le mot rouleau compresseur, le mot bulldozer. Donc il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Louis-Sémeric et...

Daniel Riolo00:09:37

Ben oui, il aurait pas dû.

Emmanuel Petit00:09:38

Parce que visiblement c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.

Daniel Riolo00:09:41

Chacun est différent sur le terrain.

Emmanuel Petit00:09:42

Écoute-moi, moi je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »

Daniel Riolo00:09:51

L'adaptivité.

Emmanuel Petit00:09:52

Oui mais Manu.

Daniel Riolo00:09:53

Une seule faute en plus de jouer à Villarreal.

Emmanuel Petit00:09:55

Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire, on va repartir court de derrière. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.

Daniel Riolo00:10:07

D'accord, je veux bien, mais.

Emmanuel Petit00:10:08

Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.

Daniel Riolo00:10:10

Je vais reprendre l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui court, soit qui ne font rien, soit que par la peur justement.

Emmanuel Petit00:10:20

Beaucoup, la grande majorité sont tétanisés.

Daniel Riolo00:10:22

Ben il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.

Emmanuel Petit00:10:25

Oui. Alors dans les... dans les... dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.

Daniel Riolo00:10:31

Oui, normalement.

Emmanuel Petit00:10:31

Il n'y a pas de souci.

Daniel Riolo00:10:32

Mais en tout cas tout le monde réagit pas pareil.

Emmanuel Petit00:10:34

Non mais c'est pas ça ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur tout le monde collectivement, ils auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.

Daniel Riolo00:10:57

Mais Manu, en fait, je comprends pas ce que tu veux dire.

Emmanuel Petit00:10:58

Mais ce que je veux dire par là, c'est que.

Daniel Riolo00:11:00

Pour toi c'est pas de la peur, tout à l'heure, hein ?

Emmanuel Petit00:11:01

Pour toi c'est pas de la peur.

Daniel Riolo00:11:02

Mais je pense qu'il y a... mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui ont qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, j'ai jamais vu ça de ma vie.

Emmanuel Petit00:11:10

Mais oui.

Daniel Riolo00:11:11

Je n'ai jamais vu ça de ma vie.

Emmanuel Petit00:11:13

Moi je dis jamais.

Daniel Riolo00:11:14

L'équipe se délite, il suffit qu'elle ait...

Emmanuel Petit00:11:15

Si tu en as 4-5, ça suffit largement.

Daniel Riolo00:11:17

Apparemment la défense centrale, là, elle est complètement à l'ouest.

Emmanuel Petit00:11:20

Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.

Daniel Riolo00:11:22

86-87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé, ils avaient peur, ils savaient pas où se mettre.

Emmanuel Petit00:11:27

Mais d'accord.

Daniel Riolo00:11:27

C'est pareil.

Emmanuel Petit00:11:28

Mais oui, mais là tu parles d'un sport individuel, là je te parle d'un sport collectif.

Daniel Riolo00:11:31

Six poignées, ça suffit. 3-4, une équipe, c'est illégal.

Emmanuel Petit00:11:34

On n'est pas tous pareils.

Daniel Riolo00:11:35

Le PSG a aussi une réussite totale.

Emmanuel Petit00:11:36

C'est pas ce que tu dis.

Daniel Riolo00:11:37

Tu vois, ils...

Emmanuel Petit00:11:38

On n'est pas tous pareils.

Daniel Riolo00:11:40

On regarde les erreurs défensives, mais c'est...

Emmanuel Petit00:11:42

Mais l'erreur, elle vient de...

Daniel Riolo00:11:43

C'est de malade.

Emmanuel Petit00:11:43

L'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu sais pas où tu sais pas comment tu joues.

Daniel Riolo00:11:47

Tu justifies simplement.

Emmanuel Petit00:11:48

On en parle depuis tout à l'heure ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain, je prendrais pas ce raccourci.

Daniel Riolo00:11:52

Est-ce qu'on prend pas les choses à l'envers ?

Emmanuel Petit00:11:53

L'avantage du PSG, il est là.

Daniel Riolo00:11:54

Est-ce qu'on prend pas les choses à l'envers ? Là.

Emmanuel Petit00:11:56

Ben je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.

Daniel Riolo00:11:57

Non mais pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?

Emmanuel Petit00:12:02

Mais oui, on te l'a dit.

Daniel Riolo00:12:03

Mais ça, c'est...

Emmanuel Petit00:12:03

Moi j'ai dit ça à Roland-Garros.

Daniel Riolo00:12:05

Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça c'est évident. Leur supériorité, elle... tu peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole, dans les sports... dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.

Emmanuel Petit00:12:31

Normalement.

Daniel Riolo00:12:31

Ce que vous voyez là, ça n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.

Emmanuel Petit00:12:38

Non mais si.

Daniel Riolo00:12:38

La supériorité de n'importe quel champion.

Emmanuel Petit00:12:40

On conteste pas d'ailleurs.

Daniel Riolo00:12:41

Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est le Haut-de-Lande, c'est la Coupe du monde.

Emmanuel Petit00:12:43

On ne conteste pas le fait de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.

Daniel Riolo00:12:46

Non, mais moi je comprends pas ce que vous ne comprenez pas.

Emmanuel Petit00:12:47

Moi je pense que.

Daniel Riolo00:12:48

Les Hauts-de-Lande au rugby, grande époque, sur le terrain.

Emmanuel Petit00:12:50

Daniel, c'est pas la peine de monter dans les tours.

Daniel Riolo00:12:51

Il fait ses peurs d'égliser le Hakar.

Emmanuel Petit00:12:53

C'est fou ça.

Daniel Riolo00:12:54

Moi je dis juste qu'il faut.

Emmanuel Petit00:12:55

Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?

Daniel Riolo00:12:56

C'est toi qui ne comprends pas en fait aussi.

Emmanuel Petit00:12:57

Moi je dis juste qu'il faut bien définir le truc en fait. Il faut bien dé... ce que tu dis, moi je pense que tu as raison, il y a une part de mental qui est très importante. Est-ce que c'est de la peur ?

Daniel Riolo00:13:05

Mais de là à ce que tout le monde flippe sur un terrain de Hakar.

Emmanuel Petit00:13:07

De la soumission face aux champions.

Daniel Riolo00:13:09

Oui.

Emmanuel Petit00:13:09

Est-ce que c'est.

Daniel Riolo00:13:10

La soumission, elle existe.

Emmanuel Petit00:13:11

Voilà. Mais pour moi c'est pas de la peur ça en fait, tu vois. C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc, sinon comme... sinon la peur ça veut rien dire. La peur chez un sportif de haut niveau, il rentre pas sur... contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là quand tu rentres dans un terrain de foot, tu as pas peur en fait. Et moi je pense qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe, c'est là où ils font la plus grosse erreur.

Daniel Riolo00:13:35

Non mais même, je suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de de dire. C'est que sur les 5... les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 3-4 corners, il me semble, d'affilée. Ils mettaient... ils ont mis la pression. Donc si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. C'est pas le cas. Non, c'est sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires ou sans.

Emmanuel Petit00:14:03

Ils sont rentrés dans la tête, c'est exactement ce que je dis.

Daniel Riolo00:14:04

Oui mais de là à avoir un problème mental, et de là à dire que c'est de la peur, il y a un fossé.

Emmanuel Petit00:14:09

Non mais il y a un fossé.

Daniel Riolo00:14:11

Non, il y a un fossé.

Emmanuel Petit00:14:11

Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.

Daniel Riolo00:14:15

Oui mais par contre retournons à la question : pourquoi en Ligue 1 ?

Intervenant 300:14:17

Comment s'engueuler quand on est d'accord ?

Daniel Riolo00:14:18

Non mais pourquoi en Ligue 1 ?

Emmanuel Petit00:14:19

Non mais il y a des équipes.

Daniel Riolo00:14:20

La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.

Emmanuel Petit00:14:23

Non mais moi ce que je veux dire.

Daniel Riolo00:14:24

Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, bah, mentalement sont plus armées pour affronter le PSG ?

Emmanuel Petit00:14:30

C'est très facile, je comprends même pas que tu poses la question en fait.

Daniel Riolo00:14:32

Non mais parce que ce que je veux dire, c'est que c'est pas que ça, c'est aussi technique.

Emmanuel Petit00:14:35

Bah réfléchis 2 secondes, tu vas trouver la réponse en fait.

Daniel Riolo00:14:38

Ah ben non, on discute comme ça, c'est même plus...

Emmanuel Petit00:14:40

On se pose des questions, on répond, c'est réfléchir 2 secondes.

Daniel Riolo00:14:43

Tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon ils jouent... ils jouent le coup parce que.

Emmanuel Petit00:14:55

Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.

Daniel Riolo00:14:59

Non, là beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.

Emmanuel Petit00:15:00

Les Marseillais ont perdu que d'un but contre le PSG, et le PSG ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.

Daniel Riolo00:15:06

Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons, pas du tout.

Emmanuel Petit00:15:10

Bah pas du tout de la même façon.

Daniel Riolo00:15:11

Oui mais parce que les adversaires sont pas pareils.

Emmanuel Petit00:15:13

Pour la première fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.

Daniel Riolo00:15:15

Bah si, ça arrive quand même.

Emmanuel Petit00:15:16

Ben peu, très peu, mais très peu.

Daniel Riolo00:15:18

Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart.

Emmanuel Petit00:15:20

Si le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0.

Daniel Riolo00:15:22

Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu peux pas avoir un scénario comme là.

Intervenant 200:15:25

Écoutez, vous avez gardé vos explications que je vous disais.

Emmanuel Petit00:15:28

Bon, avançons.

Intervenant 200:15:29

Que le PSG soit très agressif.

Emmanuel Petit00:15:30

Il faut qu'on laisse Jérôme parce qu'il faut qu'il aille.

Daniel Riolo00:15:32

Mais si là, ce matin, le sport pour vous ne va rien aider.

Emmanuel Petit00:15:34

Il fallait poser la question aux joueurs. Il fallait poser la question aux joueurs, justement.

Daniel Riolo00:15:37

Moi c'est la donnée.

Emmanuel Petit00:15:38

Attendez, attendez, 2 secondes s'il vous plaît.

Daniel Riolo00:15:39

Non, non, non, tu transformes nos propos encore une fois.

Emmanuel Petit00:15:42

Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.

Daniel Riolo00:15:44

Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.

Emmanuel Petit00:15:45

Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?

Intervenant 400:15:52

Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après.

Daniel Riolo00:16:04

Difficile de sortir de l'individualité, quoi.

Intervenant 400:16:06

Ouais, ouais, ouais. Alors derrière, c'est impossible de les juger de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, il est récompensé par son 3ème but en 3 matchs, donc c'est vraiment une solution intéressante.

Emmanuel Petit00:16:23

Merci Jérôme.

Daniel Riolo00:16:24

Fabien, oui, c'est incroyable.

Emmanuel Petit00:16:25

Bonne soirée. Évaluation dans quelques instants, plus Paul au 32-16, le PSG, puis Lille, puis tous les autres matchs, évidemment. On est là jusqu'à minuit et demi, dans l'After à tout de suite.

Intervenant 200:16:33

RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 700:16:36

Gilbert Bribois.

Emmanuel Petit00:16:38

Il est 23h15, l'After est là jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions et les Drôles de l'âme. Tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riaulo, Jean-Louis Tours et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme, avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul au 32-16 qui nous rejoint. Salut Paul.

Intervenant 800:16:58

Bonsoir messieurs.

Emmanuel Petit00:16:59

Salut.

Intervenant 800:16:59

Je le disais, on a beaucoup dit : « Ouais mais Villarreal, qu'est-ce que c'est que cette équipe ? » Peur, pas peur, j'en sais rien. Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur, Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi. C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub, je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris, c'est un petit peu différent à ce niveau-là.

Emmanuel Petit00:17:22

Et en Ligue des Champions, non ?

Daniel Riolo00:17:23

Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG quand même. Enfin Paul, tu vois bien.

Emmanuel Petit00:17:26

En plus, en plus.

Daniel Riolo00:17:26

Tu vois bien, c'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.

Intervenant 800:17:32

Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui compte dans le calendrier.

Daniel Riolo00:17:38

Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, c'est quand même que c'est pas du tout la même équipe. Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais à pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.

Intervenant 800:17:50

Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs, ils se connaissent tellement tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins un ou deux ans avec le groupe pro, ça devient une vraie espèce de symbiose. Pour raconter rapidement une petite anecdote, moi je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux, j'en ai eu 6, des joueurs, mais les 6, ils arrivent, c'est vraiment... mais c'est... on oublie souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.

Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux, c'est un truc de dingue.

Emmanuel Petit00:18:25

On bouge pas, on se retrouve.

Daniel Riolo00:18:27

Ils sont soudés par les succès.

Emmanuel Petit00:18:28

On se retrouve pendant quelques instants, mais Louis-Cédric qui est en conférence de presse, on écoute.

Intervenant 900:18:33

Un match de cette manière, tu es très efficace dans la pression et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué 3 buts les premiers 15 minutes, tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.

Emmanuel Petit00:18:53

Bon, donc ils n'attendaient pas un match.

Intervenant 800:18:54

Ouais, c'est possible.

Emmanuel Petit00:18:54

Louis-Cédric et Rémy Beauvrace, pour l'AFP justement, vous en avez parlé, la pression, le pressing, il y a au moins 2 buts qui viennent de ça, c'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?

Intervenant 900:19:08

Je pense que si je voudrais souligner au cas où, c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ça a été un test de l'ambition qu'a encore cette équipe, ces joueurs, et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu cherches à défendre aucun résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme les matchs d'aujourd'hui.

Emmanuel Petit00:19:54

Allez, encore une réponse de Louis-Cédric qui est en direct, sa conférence de presse.

Intervenant 1000:19:57

Bonjour Louis-Cédric, Adrien Courroubles pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?

Intervenant 900:20:11

Bah, c'est très difficile à dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous aimons le plus, c'est avoir ce type de performance et continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.

Emmanuel Petit00:20:45

Bon, vous en voulez encore ?

Intervenant 1000:20:47

Je réponds à sa place, oui.

Emmanuel Petit00:20:48

Oui, tant pis pour L'Équipe. Cindy Maïoulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, il y a même eu une fois où il n'était pas dans le groupe. Pourtant, il a toujours été très positif, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi ce soir de votre groupe et de ce qu'ils sont capables de faire vos joueurs ?

Intervenant 900:21:03

Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et minutes pendant la saison, et avec les blessures et avec les situations et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Je suis sûr qu'ils sont le niveau, Cindy Maïoulou en particulier, mais Quentin Diantou aussi, mais David Boli, Beraldo, Droz, tous les joueurs qui sont dans cette situation.

Et ce qui est remarquable pour moi, c'est voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour que tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.

Emmanuel Petit00:22:01

Voilà, Louis-Cédric qui est comme L'Équipe, s'améliore en français.

Intervenant 800:22:04

Oui, on sent coach Arthur Perrot.

Emmanuel Petit00:22:06

Il a été épaté. Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or à chaque match de Ligue des Champions quand tu vois ton équipe ?

Intervenant 800:22:19

Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. J'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais en Savoie, donc j'étais la risée de tout le monde. Donc je peux vous dire que.

Emmanuel Petit00:22:31

En Savoie, il n'y a pas de foot, ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.

Intervenant 800:22:35

Est-ce que c'est pour eux les supporters des biens ? Ben non, mais j'en sais rien. Mais en tout cas, moi je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque beaucoup, quand j'avais 12-13 ans, c'était l'époque du Gros Lion. Et puis donc voilà, c'était un peu relou. Et donc c'est vrai qu'on se pince un peu parfois et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait 2 ans qu'on est quand même le meilleur club du monde et que pour l'instant il n'y a pas d'ébat. »

Emmanuel Petit00:22:55

Et comment tu fais sur la première partie de saison où, bon, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis de toute façon il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue de se dire : « Bon, bah c'est au mois de mars qu'éventuellement on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.

Intervenant 800:23:18

Tu as raison, on a peut-être tendance inconsciemment aussi à nous à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait on le voit à chaque fois, donc c'est vrai que. Mais il ne faut pas le banaliser.

Emmanuel Petit00:23:26

Parce que là, tu rates une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens, enfin il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.

Intervenant 800:23:30

Non, non, mais en fait c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.

Emmanuel Petit00:23:36

Pour moi, c'est des problèmes de riches, tout ça. Vous n'avez pas vous plaindre. Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?

Intervenant 800:23:42

C'était un truc, je ne peux pas trop en parler. Honnêtement, c'est un gros truc, vous allez le voir.

Emmanuel Petit00:23:45

Non, attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.

Intervenant 800:23:48

C'est un quiz animé par un mec sympa et qui pour une très grosse marque, et ça va être drôle.

Emmanuel Petit00:23:53

Très bien. Bon, bah ça s'appelle un beau teasing. Merci Paul.

Intervenant 1000:23:56

Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.

Emmanuel Petit00:24:00

Mais non, pourquoi ?

Intervenant 1000:24:01

Non, je te demandais, comme ça.

Emmanuel Petit00:24:02

Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.

Intervenant 1000:24:04

Oui, limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte ? Pendant 6 mois, machin, tu ne vivras pas et tout. » Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.

Emmanuel Petit00:24:13

Bien sûr.

Intervenant 1000:24:13

Il y en a quand même certains.

Emmanuel Petit00:24:14

Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?

Intervenant 1000:24:17

Non, tu ne peux pas t'ennuyer.

Emmanuel Petit00:24:19

Attends.

Intervenant 1000:24:19

Ah, je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes en fait ?

Emmanuel Petit00:24:23

Ah ben moi, je ne suis pas d'accord.

Intervenant 1000:24:24

Bah moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.

Emmanuel Petit00:24:26

Il y a plus de suspense, c'est différent. Ouais.

Intervenant 1000:24:27

Mais au-delà, t'ennuyer ?

Emmanuel Petit00:24:28

Non, mais tu peux aller.

Intervenant 1000:24:29

Tu vois, c'est comme la peur et le mental.

Emmanuel Petit00:24:31

Oui, oui, d'accord, mais. Tu vois, tu mélanges beaucoup de choses, Daniel.

Intervenant 1000:24:33

Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, j'avais plus envie de regarder ça, parce que là, tu lui dis : « C'est fini en fait. »

Emmanuel Petit00:24:40

Ah non, moi je.

Intervenant 1000:24:41

Tout le monde.

Emmanuel Petit00:24:41

Là, c'est à moi. Alors je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.

Intervenant 1000:24:47

Non, pas plié, qu'il y ait d'autres matchs.

Emmanuel Petit00:24:49

Après 4-0.

Intervenant 1000:24:50

Ouais, mais de te dire que les mecs.

Emmanuel Petit00:24:51

Tu peux pas te regarder Romain Battet à la fin.

Intervenant 1000:24:52

Mais tous les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.

Emmanuel Petit00:25:02

Parmi nos deux matchs préférés, le Romain-Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.

Intervenant 1000:25:08

D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.

Emmanuel Petit00:25:10

Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand Daniel.

Intervenant 1000:25:12

Il n'y a pas que le suspense, moi je trouve.

Emmanuel Petit00:25:15

Moi, je trouve.

Intervenant 1000:25:15

Tu es le premier à dire.

Emmanuel Petit00:25:16

Jean-Louis m'a aidé.

Intervenant 1000:25:17

Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis 2 ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.

Emmanuel Petit00:25:30

Moi, je suis plutôt.

Intervenant 1000:25:31

Mais dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais.

Emmanuel Petit00:25:33

Jean-Louis, j'étais sur un terrain. Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.

Intervenant 1000:25:39

Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.

Emmanuel Petit00:25:41

Et en plus, avec des copains.

Intervenant 1000:25:42

Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Oh, ils sont ennuyeux, etc. » Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.

Emmanuel Petit00:25:48

Laisse-le parler.

Intervenant 1000:25:49

C'est un truc de supporters, ça.

Emmanuel Petit00:25:51

Pas du tout.

Intervenant 1000:25:51

Mais moi, je dis que Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu.

Emmanuel Petit00:25:54

Non, mais aussi.

Intervenant 1000:25:55

Bah alors.

Emmanuel Petit00:25:55

Mais c'est vu aussi.

Intervenant 1000:25:56

Mais si, mais on fait ce qu'on veut, non ?

Emmanuel Petit00:25:57

Non, mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.

Intervenant 1000:26:00

Non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.

Emmanuel Petit00:26:04

Je ne t'oblige en rien.

Intervenant 1000:26:05

Il y a une soirée Ligue des Champions.

Emmanuel Petit00:26:06

Il y a rien.

Intervenant 1000:26:06

Je sais que cette soirée Ligue des Champions, il y a tout le monde.

Emmanuel Petit00:26:07

Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?

Intervenant 1000:26:11

Pardon, mais la fin de Romain-Manchester, c'était passionnant à suivre.

Emmanuel Petit00:26:15

Mais je ne dis pas le contraire. Tu vois ?

Intervenant 1000:26:17

C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.

Emmanuel Petit00:26:24

20 minutes.

Intervenant 1000:26:24

Je suis à la place de Louis-Cédric et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis 2 ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, les mecs jouent de la même manière, et ils jouent jusqu'à la fin, quoi.

Emmanuel Petit00:26:40

On les garde justement. Évaluation Maïoulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Maïoulou en pointe. »

Intervenant 1000:26:46

Florent Gautreau aussi.

Emmanuel Petit00:26:47

Florent Gautreau aussi.

Intervenant 1000:26:47

Il avait dit qu'il le sentait bien.

Emmanuel Petit00:26:48

D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'after.

Intervenant 1000:26:50

Bien sûr.

Emmanuel Petit00:26:51

Bravo Florent. Il marque en plus, Maïoulou, donc je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.

Intervenant 1000:26:58

Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.

Emmanuel Petit00:27:01

Il n'y a que des.

Intervenant 1000:27:01

Tu ne distingues pas les joueurs, quoi. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.

Emmanuel Petit00:27:05

Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.

Intervenant 1000:27:07

Mais le meilleur du milieu, pour moi, c'est Fabien Maurice ce soir, l'homme du match.

Emmanuel Petit00:27:09

Moi, je te dis, les trois du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux, tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi, quand tu les mets eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde, et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.

Intervenant 1000:27:37

Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.

Emmanuel Petit00:27:49

Mais tu sais que par rapport à ce que tu disais, quand il y a 2 ans, et quand Nadal a arrêté après Federer et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit. Bon, Daniel, tu es sûr ? Tu as le droit de ne pas aimer son style. Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles parce que tu sentais qu'il allait gagner, et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.

Intervenant 1000:28:16

Je suis d'accord, mais ça va en contribution de ce qu'a dit l'auditeur avant.

Emmanuel Petit00:28:19

Mais ça empêche pas de reconnaître.

Intervenant 1000:28:22

Et ça empêche pas de reconnaître que ce que tu es en train de regarder.

Emmanuel Petit00:28:25

Contre le Barça, il y a eu de la décision. Et hors du commun.

Intervenant 1000:28:27

Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain.

Emmanuel Petit00:28:30

C'est pour ça que.

Intervenant 1000:28:31

Même à 4-0 au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »

Emmanuel Petit00:28:37

Moi, ce que je vois, les supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, on était. Vous êtes blasés, les mecs ? On était au topo à la première heure. Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.

Intervenant 1000:28:43

4-0, tu en as beaucoup qui sont le nez dans le dessert. Ils sont là, ils sont peinards. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.

Emmanuel Petit00:28:54

Non, mais on a quand même le droit de se mettre en différence.

Intervenant 1000:28:57

Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.

Emmanuel Petit00:28:59

Mais ne soyez pas blasés, quoi.

Intervenant 1000:29:00

C'est tout ce que je vous dis, en fait.

Emmanuel Petit00:29:00

À la fin, la fin. Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.

Intervenant 1000:29:04

À force de bouffer du caviar, à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.

Emmanuel Petit00:29:07

Tu as le droit d'avoir mal au ventre avec le caviar.

Intervenant 1000:29:09

Rappelez-vous, on a les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.

Emmanuel Petit00:29:12

Caviar, c'est en manche trop, même toi, tu as un manche trop.

Intervenant 1000:29:14

Je ne sais pas, j'écoute.

Emmanuel Petit00:29:15

De l'auditeur de toi, tu es habitué, non ?

Intervenant 1000:29:16

Et j'écoutais tellement de supporters ces dernières années.

Emmanuel Petit00:29:18

Mais il est heureux, l'auditeur, il était très heureux.

Intervenant 1000:29:20

Il était très heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec nous.

Emmanuel Petit00:29:21

Oui, mais il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. » Et aujourd'hui, le fait, bah justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.

Intervenant 100:29:31

Pour finir sur l'évaluation, ça fait donc 2

Emmanuel Petit00:29:34

Boli au PSG, qui mène donc 2-1 en Boli face à Marseille.

Intervenant 1000:29:40

Je n'ai pas compris.

Emmanuel Petit00:29:41

Il a fait un jeu de mots pourri en face. Basile. Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?

Intervenant 1000:29:44

Yannick.

Emmanuel Petit00:29:45

Yannick Boli.

Intervenant 1000:29:46

Yannick Boli, ouais.

Emmanuel Petit00:29:46

Voilà. Et désormais, il y a un autre Boli.

Intervenant 1000:29:48

Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il y en avait qu'un.

Emmanuel Petit00:29:49

Mais oui, voilà.

Intervenant 1000:29:50

C'est ça que dit Gilbert.

Emmanuel Petit00:29:51

Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.

Intervenant 1000:29:53

Ah, exact.

Emmanuel Petit00:29:54

C'est ça ?

Intervenant 1000:29:55

Et il y avait également un Boli à Auxerre.

Emmanuel Petit00:29:56

Voilà. Et Laurent Boli, mais.

Intervenant 1000:29:58

Beaucoup de Boli dans le foot.

Emmanuel Petit00:29:59

Lui, il n'est pas chaud au foot.

Intervenant 1000:30:00

C'est qui Laurent Boli ?

Emmanuel Petit00:30:01

C'est le troisième frère.

Intervenant 1000:30:03

Ah, ok.

Emmanuel Petit00:30:03

Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.

Intervenant 1000:30:05

Ah, exact.

Emmanuel Petit00:30:05

Ah, ouais, d'accord.

Intervenant 1000:30:06

Il joue contre là aussi, je crois.

Emmanuel Petit00:30:07

Tout ça, ça me file une embolie pulmonaire. Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.

Intervenant 1000:30:13

Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.

Emmanuel Petit00:30:16

Voilà.

Intervenant 1000:30:16

Un truc.

Emmanuel Petit00:30:16

Voilà, c'est pas possible.

Intervenant 100:30:18

Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.

Emmanuel Petit00:30:21

Ah, tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de l'île. Non, mais moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant, c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions. N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs, et dans un but de relancer le spectacle. En fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super League.

C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super League.

Intervenant 1000:30:57

Il fallait récupérer le bébé, en fait.

Emmanuel Petit00:30:58

Voilà, il ne fallait surtout pas.

Intervenant 1000:31:00

Moi, je te fais des croix avec la conclusion, je crois.

Emmanuel Petit00:31:01

Il ne fallait pas laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose. Au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie au fond de sa matrice.

Intervenant 100:31:16

Il y a la première année, mais là, je ne vois plus.

Emmanuel Petit00:31:17

Mais quelle est la solution ?

Intervenant 1000:31:19

Qu'on envoie 16 équipes.

Emmanuel Petit00:31:20

La solution ?

Intervenant 1000:31:21

En aller-retour, qu'on fasse de l'élite et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai, et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je suis chier avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans, parce que quand tu regardes le match.

Emmanuel Petit00:31:30

Je croyais qu'il voulait arriver en ligue fermée.

Intervenant 1000:31:32

Mais le match de la semaine dit là.

Emmanuel Petit00:31:34

Le match de la semaine dit là.

Intervenant 1000:31:34

Le match de la semaine dit là.

Emmanuel Petit00:31:34

Le championnat.

Intervenant 1000:31:35

Mais bien sûr, arrêtons les conneries.

Emmanuel Petit00:31:37

Mais les matchs vont être aussi inintéressants. Ça va être la même chose.

Intervenant 1000:31:39

Mais les matchs vont être aussi inintéressants.

Emmanuel Petit00:31:41

Ce n'est pas du tout.

Intervenant 1000:31:41

Tu vas rajouter des matchs.

Emmanuel Petit00:31:43

Tu n'auras que des matchs.

Intervenant 1000:31:44

Mais non, ce n'est pas vrai.

Emmanuel Petit00:31:45

Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.

Intervenant 1000:31:47

Non, parce que chaque match comptera des points.

Emmanuel Petit00:31:48

Mais vous ne vous dites pas plus que. Ouais, tu ne vas pas te dire.

Intervenant 1000:31:51

Pas plus que là.

Emmanuel Petit00:31:51

Là, ils comptent des points aussi, les matchs. Là aussi, les matchs, ils comptent des points. Mais ce que tu as vu à Stone Villa.

Intervenant 1000:31:55

Oui, j'ai tout vu.

Emmanuel Petit00:31:55

Ils ont une équipe à Stone Villa. Oui.

Intervenant 1000:31:56

Ils sont dans les top 8 pour l'instant.

Emmanuel Petit00:31:58

Oui.

Intervenant 1000:31:58

Le match de soir, je n'en ai rien à cirer.

Emmanuel Petit00:31:59

Oui, mais ce sera pareil avec ta formule. Parce que ça ne comptait pas. Moi, la meilleure formule, elle est simple. C'est de revenir à ce qui se faisait à l'époque.

Intervenant 1000:32:06

C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.

Emmanuel Petit00:32:07

Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent. Là, on en revient là, c'est un intérêt financier. Mais si tu veux une incertitude, c'est un match de aller-retour direct, voilà, on en parle. À tes débuts dans les années 80, aller-retour direct. Oui, aller-retour direct. Pas de filet. Ça, c'est mort, Manu, c'est mort.

Intervenant 100:32:19

Mais tu as beaucoup plus de...

Emmanuel Petit00:32:20

C'était peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.

Intervenant 100:32:22

C'est Manu le romantique.

Emmanuel Petit00:32:23

Non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.

Intervenant 100:32:27

Mais c'est pour ça.

Emmanuel Petit00:32:28

C'est mieux, mais...

Intervenant 100:32:28

Il est réparti en C1, C2, C3.

Emmanuel Petit00:32:30

Tu n'as pas l'erreur.

Intervenant 100:32:31

Pour le coup, c'est être naïf que tu penses que ça va revenir, ça, Manu.

Emmanuel Petit00:32:34

Il y a une seule solution.

Intervenant 100:32:35

Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf, je ne suis pas con.

Emmanuel Petit00:32:37

Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.

Intervenant 100:32:51

Ces personnes-là.

Emmanuel Petit00:32:52

C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.

Intervenant 100:32:53

Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?

Emmanuel Petit00:32:55

Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltiner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.

Intervenant 100:33:00

Pas du tout.

Emmanuel Petit00:33:00

Si, mais arrête, arrête.

Intervenant 100:33:02

Mais tu disais que tu disais arrête, je n'ai jamais pu enchaîner tout le temps.

Emmanuel Petit00:33:04

Dans l'ancienne formule, tu avais aussi les champions 4, c'est Bratislava.

Intervenant 100:33:06

Je dois arrêter sans avoir compris.

Emmanuel Petit00:33:07

Aller-retour, c'est quand même incroyable.

Intervenant 100:33:09

Ouais, mais c'est ce que tu vas dire.

Emmanuel Petit00:33:10

Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas, mais la solution, ce n'est pas la Super League.

Intervenant 100:33:13

C'est quoi la Super League ?

Emmanuel Petit00:33:14

Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.

Intervenant 100:33:18

Mais pourquoi ?

Emmanuel Petit00:33:19

Parce que.

Intervenant 100:33:20

De toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs, ils s'en foutront.

Emmanuel Petit00:33:23

Mais là, moi, je n'aime pas, je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.

Intervenant 100:33:24

On peut revenir au quatre groupes de quatre.

Emmanuel Petit00:33:26

Ah, j'aimais bien les quatre groupes de quatre.

Intervenant 100:33:27

Ah, là, il y en avait six.

Emmanuel Petit00:33:28

Là, j'aimais bien. Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.

Intervenant 100:33:32

À la limite, Jean-Louis, les groupes de quatre, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oui, Villina, tu avais toujours des petits.

Emmanuel Petit00:33:37

Mais ce que je veux te dire, c'est que tu faisais 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important, c'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.

Intervenant 100:33:45

Voilà.

Emmanuel Petit00:33:45

Et donc, la Coupe du Monde devient ce que.

Intervenant 100:33:48

Il n'y a que des calculs.

Emmanuel Petit00:33:49

En fait, exact. Les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions. Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.

Intervenant 100:33:58

Sur ce constat, on est d'accord. C'est sur la solution.

Emmanuel Petit00:34:00

C'est Jean-Louis qui pense comme ça.

Intervenant 100:34:02

Sur la solution, là, je ne vois pas.

Emmanuel Petit00:34:03

Écoute.

Intervenant 100:34:04

Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.

Emmanuel Petit00:34:06

On revient à ta formule avec deux par groupe et tout, parce que franchement, c'était.

Intervenant 100:34:09

Match aller-retour, c'est mieux que ça.

Emmanuel Petit00:34:12

C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.

Intervenant 100:34:13

Tu as eu sachant contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?

Emmanuel Petit00:34:16

Les Milans, les Barça, tous ces équipes.

Intervenant 100:34:18

Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.

Emmanuel Petit00:34:20

Oui, mais les petits à notre époque, il y a 30 ans, tu n'as pas joué la Ligue des Champions.

Intervenant 100:34:25

Mais je te parlais.

Emmanuel Petit00:34:26

C'était quand même des grosses équipes, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne. Les Chetéa de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois.

Intervenant 100:34:34

Que le titre, c'était un seul pays.

Emmanuel Petit00:34:36

Dynamo.

Intervenant 100:34:37

Bon, après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.

Emmanuel Petit00:34:39

La Coupe des Champions.

Intervenant 100:34:40

Deux, trois trucs qui ont changé.

Emmanuel Petit00:34:41

Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?

Intervenant 100:34:45

Oui, mais on perd en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.

Emmanuel Petit00:34:49

Ça, c'est en 84.

Intervenant 100:34:50

Et d'ailleurs, il gagne contre.

Emmanuel Petit00:34:51

Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.

Intervenant 100:34:55

Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.

Emmanuel Petit00:34:58

Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.

Intervenant 100:34:59

Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.

Emmanuel Petit00:35:02

Tu m'échanges des fous, là.

Intervenant 100:35:03

Oui, mais c'est tout, là.

Emmanuel Petit00:35:03

Mais la Champeucée, c'était.

Intervenant 100:35:05

La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.

Emmanuel Petit00:35:06

Non, mais la Coupe de Coupes.

Intervenant 100:35:08

Vous êtes en train de foulanger, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.

Emmanuel Petit00:35:10

Mais les formats étaient pareils.

Intervenant 100:35:13

Les formats étaient pareils, oh là là.

Emmanuel Petit00:35:14

Daniel, putain, mais oh, tu le fais exprès ou quoi ? Ça va être compliqué de vivre avec lui au quotidien.

Intervenant 100:35:21

Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...

Emmanuel Petit00:35:23

Mais non, mais les formats, c'est les mêmes.

Intervenant 100:35:25

Tu es chargé d'avoir ta mémoire.

Emmanuel Petit00:35:26

C'est une fois en Champeucée, Coupe de l'UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.

Intervenant 100:35:31

En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.

Emmanuel Petit00:35:34

Oui.

Intervenant 100:35:35

Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.

Emmanuel Petit00:35:38

Oui, oui.

Intervenant 100:35:39

C'est déjà une formule comme ça.

Emmanuel Petit00:35:40

Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.

Intervenant 100:35:43

Oui, aller-retour, oui, c'est ça, 92, à 16.

Emmanuel Petit00:35:45

Les formats étaient...

Intervenant 100:35:46

Et c'était la Coupe des Coupes.

Emmanuel Petit00:35:47

Et les matchs entre les groupes.

Intervenant 100:35:47

On va parler de l'île. Les gars, dans quelques instants, Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.

Emmanuel Petit00:35:53

Oui, parlez pour toi.

Intervenant 100:35:54

Bien sûr.

Emmanuel Petit00:35:55

Allez, à tout de suite dans l'after.

Intervenant 300:35:57

RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 400:36:01

Gilbert Bribois.

Intervenant 100:36:02

Il est 23 h 37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après quatre journées. Alors bon, mathématiquement.

Emmanuel Petit00:36:23

Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que.

Intervenant 100:36:26

On sait qu'il faut 9-10 points pour se qualifier.

Emmanuel Petit00:36:28

Et ils vont les prendre au bout de la suite.

Intervenant 100:36:30

Il y a Bayern.

Emmanuel Petit00:36:30

Ils jouent Bayern à Munich. À Lille, non ?

Intervenant 100:36:34

Il me semble que c'est à Lille.

Emmanuel Petit00:36:35

Oui, c'est à Lille, si c'est à Lille contre le Bayern.

Intervenant 100:36:37

Prochain match, Lille-Bayern.

Emmanuel Petit00:36:38

Voilà.

Intervenant 100:36:39

Bon.

Emmanuel Petit00:36:39

Tu lui dis quoi ? Un point ? Zéro point ?

Intervenant 100:36:41

Zéro.

Emmanuel Petit00:36:41

Un point, ce serait un miracle.

Intervenant 100:36:43

Pardon l'idée de zéro, quand même.

Emmanuel Petit00:36:44

Après, ils jouent à Stuttgart.

Intervenant 100:36:45

Zéro, ce serait une surprise.

Emmanuel Petit00:36:46

Il faut faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 100:36:47

Stuttgart, tu as perdu ce soir à Kalatadar.

Emmanuel Petit00:36:49

Tu ne fais pas un miracle à Stuttgart, tu ne fais pas un miracle à Bodo Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 100:36:52

Tu fais bien un synthétique à Stuttgart.

Emmanuel Petit00:36:53

Tu n'es pas au cercle polaire.

Intervenant 100:36:55

Il y en a quand même eu, un peu de clichés sur ce match à Bodo Glimt.

Emmanuel Petit00:36:58

Ils sont arrivés décisifs, Jean-Louis, tu as raison.

Intervenant 100:36:59

Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava, bon, là, c'est trois points.

Emmanuel Petit00:37:01

Ah, les trois points, les trois points, là, je les signe, allez, c'est bon.

Intervenant 100:37:04

Mais après, ils finissent à la Roma.

Emmanuel Petit00:37:05

Il faut 9, minimum.

Intervenant 100:37:06

La Roma, qui vient de lâcher trois points, là.

Emmanuel Petit00:37:09

Je n'arrive jamais à arriver à 9, hein.

Intervenant 100:37:11

Oui, c'est compliqué d'arriver à 9, ouais.

Emmanuel Petit00:37:12

Non, là, je ne vois pas comment tu fais 9, là.

Intervenant 100:37:14

Bon. C'est dommage, parce que dans tes trois points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.

Emmanuel Petit00:37:17

Oui, je trouve qu'ils ont fait un bon match.

Intervenant 100:37:18

On était d'accord tous les deux ?

Emmanuel Petit00:37:19

On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Ethan Mbappé suspendu, Bent Talleb au milieu de terrain, qui était le meilleur joueur.

Intervenant 100:37:29

Donc, en fait, 0-0, tu as fait un bon match.

Emmanuel Petit00:37:32

Ah ouais, ouais. Ils ont fait un bon match, c'est le constat.

Intervenant 100:37:34

Oui, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire, mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.

Emmanuel Petit00:37:41

Non, non, non. Je n'ai pas dit que c'était monstrueux.

Intervenant 100:37:42

Ils exagéraient tout.

Emmanuel Petit00:37:43

Ils ont eu le bon match alors ?

Intervenant 100:37:44

Globalement ?

Emmanuel Petit00:37:45

Le match, si tu le vois, ils font un bon match.

Intervenant 100:37:47

Avec les arguments qu'il vient de te dire.

Emmanuel Petit00:37:49

Excuse-moi, avec une équipe avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, je ne pensais même pas qu'ils prendraient un point là-bas.

Intervenant 100:37:58

Après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.

Emmanuel Petit00:38:01

Malgré tout, il n'y a que deux tiers cadrés de Lille.

Intervenant 100:38:03

Tu as envie de dire.

Emmanuel Petit00:38:03

Non, mais j'ai...

Intervenant 100:38:04

Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?

Emmanuel Petit00:38:06

Il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. C'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.

Intervenant 100:38:13

Mais Lens, c'est la première.

Emmanuel Petit00:38:15

Exactement.

Intervenant 100:38:16

En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents, donc il y a peut-être un.

Emmanuel Petit00:38:21

Et par contre, moi, je suis d'accord.

Intervenant 100:38:23

Les quatre, ils sont redistribués à l'heure actuelle ?

Emmanuel Petit00:38:25

Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose, donc je le disais il y a quelques jours, selon moi, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain entre le vestiaire et Davide Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André, quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal.

Intervenant 100:38:38

Il a un peu arrêté de faire la gueule.

Emmanuel Petit00:38:39

Voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout », donc c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct, donc je pense que sur deux, trois aspects, il s'est passé quelque chose.

Intervenant 100:38:53

Il y a eu des délires sur ces déclins après match.

Emmanuel Petit00:38:54

Mais par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.

Intervenant 100:39:10

Ouais, qui ne joue jamais.

Emmanuel Petit00:39:10

Il ne joue jamais, soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos, Thiago Santos pas là, le remplaçant pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais.

Intervenant 100:39:25

Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo Glimt, quand même.

Emmanuel Petit00:39:27

Là, tu as vu qui regarde ?

Intervenant 100:39:28

Non, non, mais en tout cas, oui, voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal, mais il faut lui laisser du temps, tu vois.

Emmanuel Petit00:39:33

Comme c'est un gars du Nord, il a joué.

Intervenant 100:39:34

Bodo Glimt, Jean-Louis ?

Emmanuel Petit00:39:35

Si, s'il y a des recrutements qui sont des échecs. Excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.

Intervenant 100:39:40

Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique de la part de l'OL. C'est : tu vends dans.

Emmanuel Petit00:39:45

De Lille.

Intervenant 100:39:45

De LOSC, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.

Emmanuel Petit00:39:49

Ouais.

Intervenant 100:39:50

Bon, ok. Donc tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poules, et puis quand bien même, tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poules, on sait pourquoi tu joues cette compétition-là. En fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo Glimt, et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »

Emmanuel Petit00:40:11

Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.

Intervenant 100:40:12

Ouais, ok, bon, bah écoute, ok, si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends et tout.

Emmanuel Petit00:40:15

Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.

Intervenant 100:40:17

Moi, je ne mange pas de ça, moi, ça ne m'intéresse pas, en fait.

Emmanuel Petit00:40:18

Non, mais donc, qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions, en fait ?

Intervenant 100:40:20

Mais c'est pour ça que je te le dis.

Emmanuel Petit00:40:21

Mais oui, mais.

Intervenant 100:40:22

C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire.

Emmanuel Petit00:40:23

Mais on ne va pas la réformer, nous.

Intervenant 100:40:24

Mais c'est une hypocrisie.

Emmanuel Petit00:40:25

Mais arrêtez de croire que c'est intéressant. Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens.

Intervenant 100:40:29

Mais je ne dis pas que c'est intéressant.

Emmanuel Petit00:40:30

Mais si tu mens, tu débriefes un match.

Intervenant 100:40:31

Non, par contre.

Emmanuel Petit00:40:31

Mais tu débriefes un match, tu ne comptes pas, en fait.

Intervenant 100:40:33

Tu ne peux pas me traiter de menteur comme ça, Daniel.

Emmanuel Petit00:40:35

En fait, c'est comme si tu débriefes du virtuel.

Intervenant 100:40:36

Mais non, mais.

Emmanuel Petit00:40:36

Tu comprends ? Tu décris peut-être un match de jeux vidéo.

Intervenant 100:40:38

Le match qu'on a vu, et moi qui joue, ce serait plus intéressant.

Emmanuel Petit00:40:40

J'analyse le match qu'on a vu, Daniel.

Intervenant 100:40:42

Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ? Donc, sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.

Emmanuel Petit00:40:51

Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi. Dans deux jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM, qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?

Intervenant 100:41:01

Non, mais là, il n'y a rien à inventer.

Emmanuel Petit00:41:04

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 100:41:05

Il y aura un match à débriefer.

Emmanuel Petit00:41:06

S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira, s'il y a des joueurs moins bons, on le dira.

Intervenant 100:41:09

Il y aura un match à débriefer.

Emmanuel Petit00:41:09

Bah oui.

Intervenant 100:41:10

Mais imagine, ils prennent un point, ils gagnent là-bas, on ne sait jamais.

Emmanuel Petit00:41:13

Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé.

Intervenant 100:41:15

C'est parce qu'en fait, ça m'énerve, cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.

Emmanuel Petit00:41:19

Oui, mais ne t'en prends pas à moi. Je ne comprends pas, moi, je débriefe un match.

Intervenant 100:41:23

En fait, mais je ne comprends pas à toi, je ne veux pas qu'on survende le truc.

Emmanuel Petit00:41:25

Je ne survends pas.

Intervenant 100:41:26

L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.

Emmanuel Petit00:41:29

Oui.

Intervenant 100:41:29

Donc, on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.

Emmanuel Petit00:41:31

Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant, je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.

Intervenant 100:41:37

Mais ce n'est pas le truc.

Emmanuel Petit00:41:38

En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que tu vois que les records d'audience, s'il te plaît, que les records d'audience, ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe Canal, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc, ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs déséquilibrés, il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc, ça, c'est incontestable. Clément est là.

Intervenant 100:42:04

Ouais, si on continue encore deux ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.

Emmanuel Petit00:42:08

Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut, Clément.

Intervenant 700:42:11

Bonsoir, bonsoir à tous.

Intervenant 100:42:12

Clément, tu étais au.

Intervenant 700:42:13

Bonsoir.

Intervenant 100:42:13

Non, tu n'étais pas au match ?

Intervenant 700:42:15

Non, je n'étais pas au match, non, je vis très loin de Bodo, ouais.

Intervenant 100:42:18

Ah, tu es où ?

Intervenant 700:42:19

Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte, ouais.

Intervenant 100:42:24

Ah, je vois très bien, c'est.

Intervenant 700:42:24

Ouais, j'ai bien.

Intervenant 100:42:25

Ah, je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.

Emmanuel Petit00:42:28

Tu n'as pas fait un truc.

Intervenant 700:42:28

Non, non, non. Alors, je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc, non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît, mais oui, non, je vis dans cette petite ville.

Intervenant 100:42:44

Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?

Emmanuel Petit00:42:47

Il fait ce qu'il veut, non.

Intervenant 100:42:49

Non, mais.

Emmanuel Petit00:42:49

Il a tous les gens, Manu, en fait.

Intervenant 100:42:52

Non, mais sérieusement.

Emmanuel Petit00:42:53

C'est vrai, le spécintern, c'est vrai.

Intervenant 100:42:54

Bah oui.

Emmanuel Petit00:42:54

Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants.

Intervenant 100:42:58

Justement, je veux savoir pourquoi il est quand même insolite.

Emmanuel Petit00:43:01

Laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vient de Norvège.

Intervenant 100:43:06

Si je te dis, je te pose la question, pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants, tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat.

Emmanuel Petit00:43:12

Il n'y a pas de bonnes excuses.

Intervenant 100:43:13

Je croyais ce qu'il faisait, Manu.

Emmanuel Petit00:43:14

Excusez, cette mission, on fait une phrase, on met la main dessus.

Intervenant 100:43:17

Qu'est-ce que tu fous là-bas ?

Emmanuel Petit00:43:18

Mais c'est la question.

Intervenant 100:43:19

Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.

Emmanuel Petit00:43:23

Bah ouais.

Intervenant 100:43:24

On ne sait pas ce qu'il fait.

Emmanuel Petit00:43:26

Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.

Intervenant 100:43:27

Clément, donc ta réponse.

Emmanuel Petit00:43:29

Bon, c'est bon, ouais.

Intervenant 100:43:29

Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?

Intervenant 700:43:31

Alors, je suis cuisinier de métier, ça fait 11 ans que je vis ici.

Intervenant 100:43:34

Ah, voilà.

Intervenant 700:43:35

Mais là, j'ai repris mes études il y a quelques années, j'ai 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une licence en logistique environnementale et durable.

Intervenant 100:43:43

En terminale de quoi ?

Intervenant 700:43:45

Je suis en dernière année de licence.

Intervenant 100:43:48

Tu étais au collège.

Emmanuel Petit00:43:49

Belle reconversion.

Intervenant 100:43:50

Maintenant, tu es en terminale.

Emmanuel Petit00:43:51

Mais non, il a repris ses études.

Intervenant 100:43:54

Il a repris les études.

Emmanuel Petit00:43:54

Il a fait des terminales dans tes études, c'est ça ?

Intervenant 100:43:56

Bon, alors, Bodo Glimt, est-ce que tu as vu le Bodo Glimt habituel, toi ?

Intervenant 700:43:59

Alors, non. Il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être, j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo Glimt, ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo Glimt. Et quand une équipe comme Bodo Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.

Intervenant 100:44:32

C'est terrible, en fait.

Emmanuel Petit00:44:33

Bah oui, mais ça.

Intervenant 100:44:33

Mais c'est terrible.

Emmanuel Petit00:44:36

Mais vous avez eu les noms quand même du 11 lillois, des joueurs qui sont là ? C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?

Intervenant 100:44:42

Mais on sait !

Emmanuel Petit00:44:43

Oui, mais c'est.

Intervenant 100:44:44

Mais tu vois même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.

Emmanuel Petit00:44:48

Alors, c'est de leur faute. C'est de leur faute.

Intervenant 100:44:50

Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.

Emmanuel Petit00:44:51

Si Lille n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien, ils se contentent d'un 0-0 à Bodo Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »

Intervenant 100:45:01

Ils ont fait un bon match. Ah bah si, ça fait deux bons matches de suite, il se passe quelque chose, c'est aussi simple.

Emmanuel Petit00:45:05

Ah, bah alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.

Intervenant 100:45:07

Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas.

Emmanuel Petit00:45:10

Ouais.

Intervenant 100:45:10

Ouais.

Emmanuel Petit00:45:10

1-0.

Intervenant 100:45:10

C'était aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas. Bon, bah Clément, merci pour cet instant norvégien.

Emmanuel Petit00:45:17

Tu vas rester là-bas longtemps ou tu es en mission passagère ?

Intervenant 700:45:20

Non, non, non, non, non, je vis ici, je vis en Norvège et j'y reste.

Intervenant 100:45:24

Tiens, Daniel, tu es intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été pour les Aurore Boréales ? Tu lui conseilles ?

Intervenant 700:45:32

Il n'y a pas d'Aurore Boréale l'été.

Intervenant 100:45:33

Non, Gilbert.

Emmanuel Petit00:45:34

Eh ouais.

Intervenant 100:45:34

Bravo.

Emmanuel Petit00:45:35

Il faut qu'il fasse signe.

Intervenant 100:45:36

Tu nous feras un podcast à Sioux, une petite vidéo, d'accord ? Merci, Gilbert, d'avoir organisé mes vacances. Pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller alors.

Intervenant 700:45:44

Mais je voudrais juste, si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.

Intervenant 100:45:54

Ah bon ?

Intervenant 700:45:54

En disant que.

Intervenant 100:45:55

Pourtant, c'est un spécialiste.

Intervenant 700:45:58

Exactement, on l'entend bien. Non, où il explique donc que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Simplement, très rapidement, Bodo Glimt a actuellement 4 points, ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma, ils sont devant Lille, Villarreal et Feyenoord. Donc, même si il rate sur Match aux sœurs, ce n'est pas non plus une équipe de force.

Intervenant 100:46:23

Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays, je crois que c'est quoi, 4, 5 millions d'habitants. Quand on ajoute que la Norvège a fait à la Coupe du Monde le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès de leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez, vous avez deux joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.

Emmanuel Petit00:46:43

Ce qu'a fait Bodo Glimt l'année dernière aussi.

Intervenant 100:46:44

Ce qu'a fait Bodo Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poules, personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que tu fais maintenant.

Emmanuel Petit00:46:54

Sauf Vincent Mosquette, non.

Intervenant 100:46:54

Non, mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français, et les.

Emmanuel Petit00:47:03

Pas chez Vincent Mosquette, non.

Intervenant 100:47:03

Les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça, je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.

Emmanuel Petit00:47:10

Je vous remercie, Clément.

Intervenant 100:47:11

Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.

Emmanuel Petit00:47:15

Sur le football norvégien.

Intervenant 100:47:16

Tu vois, c'est voilà, il a dû faire une vanne, il a dû, bon, voilà.

Emmanuel Petit00:47:19

Écoutez Davide Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.

Intervenant 800:47:23

Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eu la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile qu'on n'a pas réussi à prendre de points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitudes dans le jeu, dans la confiance, et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.

Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.

Intervenant 100:47:57

Voilà, il confirme ce qu'on dit, plus de certitudes, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.

Emmanuel Petit00:48:01

Et il y croit encore, mais il ne fait pas le maîtrise sur le match ce soir.

Intervenant 100:48:03

On finit par une petite évaluation, il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?

Emmanuel Petit00:48:06

Bah écoute, moi, j'aime bien j'ai envie de revoir Kiergard au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Benthaleb. Mais pour le coup, match pas mal, je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout, donc il mérite d'être revu au milieu de terrain.

Intervenant 100:48:24

Bakwa actif.

Emmanuel Petit00:48:26

Ouais, mais j'ai l'impression qu'on ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.

Intervenant 100:48:29

Ouais, ouais, c'est vrai. Depuis le début de saison, c'est ça.

Intervenant 900:48:31

Quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.

Intervenant 100:48:34

Ouais, il ne jouait pas, le pauvre.

Intervenant 900:48:35

Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis deux ans.

Intervenant 100:48:39

Il faut rester.

Emmanuel Petit00:48:40

Ils n'ont pas envie.

Intervenant 100:48:42

Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?

Emmanuel Petit00:48:45

Il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus.

Intervenant 100:48:48

Il fait deux, trois arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement.

Emmanuel Petit00:48:50

Là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison à Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était douteux.

Intervenant 100:48:55

Bien sûr, tu as raison.

Emmanuel Petit00:48:55

Non, non.

Intervenant 100:48:56

On dirait que c'est son frère.

Emmanuel Petit00:48:57

Bah oui.

Intervenant 100:48:57

Non, mais Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs, tu as l'impression que c'est un.

Emmanuel Petit00:49:01

Toi, qui étais gardien de but.

Intervenant 100:49:02

Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps, c'est-à-dire qu'il sort bizarrement.

Emmanuel Petit00:49:05

Moi, je dis plus Auxerre que.

Intervenant 100:49:07

Il fait des prises de balles bizarres.

Emmanuel Petit00:49:09

Peut-être surtout par hasard, surtout gardien.

Intervenant 100:49:11

Excellent.

Emmanuel Petit00:49:11

C'est bon, ce n'est pas mal, ça, quand même.

Intervenant 100:49:13

C'est bien. Dans un instant, les Drôles de Dames et tous les autres matchs de la soirée. On se retrouve tout de suite dans l'after, on est là jusqu'à minuit et demi.

Intervenant 300:49:22

RMC jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 400:49:25

Gilbert Bribois.

Intervenant 100:49:27

Il est 23 h 52. Encore une grosse demi-heure d'after, on est là jusqu'à minuit et demi, avec pas mal d'actualité, et puis surtout les matchs européens du soir, après avoir analysé Lille et Paris. On va démarrer tout de suite par l'Atlético et le Bayern. Edgar Grelot était au stade, il est toujours au stade, d'ailleurs. Edgar, bonsoir.

Intervenant 800:49:45

Salut, Gilbert, salut tout le monde.

Intervenant 100:49:47

Et Polo nous rejoint, Polo Breitner, salut Polo.

Intervenant 800:49:49

Bonsoir Gilbert, bonsoir tout le monde.

Intervenant 100:49:51

Salut Polo.

Intervenant 800:49:52

Et donc, c'est le Bayern qui gagne.

Intervenant 900:49:54

Toutes les aventures de Polo aux échecs.

Intervenant 100:49:56

Ah bon ?

Intervenant 800:49:56

Ah, il me fascine. Je n'y comprends rien, mais ça me fait plaisir.

Intervenant 100:49:59

Il y a eu des nouvelles aventures, là ?

Intervenant 800:50:00

Ouais, souvent.

Intervenant 100:50:00

Tu joues pas aux échecs ?

Intervenant 800:50:02

Si, mais enfin, je sais juste, normalement, je bouge des pions.

Intervenant 100:50:04

Tu joues aux échecs, Manu ?

Intervenant 800:50:05

Mais quand j'étais joueur, je jouais tous les jours aux échecs.

Intervenant 100:50:06

Non, mais là, c'est un autre monde, les échecs de Polo, Manu, écoute.

Intervenant 800:50:09

Polo, il est d'un niveau.

Intervenant 100:50:10

Moi aussi, j'ai fait deux parties d'échecs.

Intervenant 800:50:12

Mais ça se voit, vous êtes des journalistes de base.

Intervenant 100:50:14

Non, mais ça n'a rien à voir.

Intervenant 800:50:14

Vous déformez mes propos à chaque fois.

Intervenant 100:50:16

Non, il n'a pas dit qu'il était champion, il a dit qu'il jouait et qu'il adorait ça.

Intervenant 800:50:18

Il est en train de remettre en question le niveau de Polo. Il me pose la question : « Tu aimes les échecs ? » J'ai joué aux échecs tous les jours quand j'étais joueur pendant 15 ans.

Intervenant 100:50:25

Ah ouais, donc tu aimais ça.

Intervenant 800:50:27

J'adorais ça.

Intervenant 100:50:28

Tu jouais contre qui ? Luxenor ?

Intervenant 800:50:29

Non, contre l'ordinateur.

Intervenant 100:50:30

Ah ouais, tout seul ?

Intervenant 800:50:31

Vous savez que j'ai eu le malheur de dire un jour à Polo que je jouais aux échecs, il m'a traité de nulard.

Intervenant 100:50:36

Mais toi, c'était vrai, je crois. Polo, est-ce que tu es prêt à ce qu'on organise un match Polo Breitner contre Manu Petit aux échecs ?

Intervenant 800:50:42

Ça fait juste 20 ans que je joue.

Intervenant 100:50:44

Je pose la question à Polo.

Intervenant 800:50:45

La dot est de combien ?

Intervenant 100:50:46

La qui.

Intervenant 800:50:49

Contre un joueur de foot, je te jure.

Intervenant 100:50:51

On revient toujours au pognon, en fait.

Intervenant 800:50:53

Mais le truc, c'est que là, il y a zéro part de hasard, ce n'est pas comme au poker. Là, sur une partie, Manu, il ne peut pas t'attraper, Polo.

Intervenant 100:50:58

Il y a de fortes chances qu'il ne t'attrape personne aux échecs.

Intervenant 800:51:00

Par contre, je suis quasiment certain que je vous bats tous les deux.

Intervenant 100:51:02

Ah ouais ?

Intervenant 800:51:03

Ah ouais, ça, c'est sûr.

Intervenant 100:51:04

Ah ouais ?

Intervenant 800:51:05

Moi, je ne suis pas sûr.

Intervenant 100:51:06

Ah, mais moi, j'en suis certain.

Intervenant 800:51:07

Est-ce que ça avance bien, Polo ? C'était ça, moi, je voulais juste te poser la question. Est-ce que tu es content ?

Intervenant 900:51:11

Oui, oui, oui. Je suis content de mon jeu, moins du résultat. C'est quand tu te gardes ce soir.

Intervenant 100:51:18

Bon, démarrons sur le Bayern. Mon cher Polo, est-ce que tu as été séduit ce soir ?

Intervenant 900:51:22

Ah bah plutôt, à l'image de la presse allemande, je ne me rappelle pas la dernière fois que l'Athlétis s'est fait désosser de cette façon. Rappelons quand même que c'est l'équipe à prime du Bayern, qu'il y a des joueurs qui ne sont pas spécialement en forme. Il y avait beaucoup de joueurs qui, d'ailleurs, je pense, jouaient leur place de titulaire dans les prochaines semaines. Et ce qu'on a vu ce soir m'a ébloui dans le sens encore, bon, vous savez que l'Athlétis, j'adore cette équipe, etc., et quand tu sais qu'elle met du volume, qu'elle fait mal à ses adversaires, et que là, ils n'ont pas existé comme des gamins de 10 ans face à des adultes, je trouve ça impressionnant.

Même un Harry Kane qui était très moyen ce soir fait une passe, une ouverture pour Conrad Leimer, qui est évidemment le joueur qui est très sous-coté d'ailleurs, qui est un joueur extraordinaire, qui peut jouer partout. Et ce soir, on voit en fait quelque chose que je pense qu'on ne parle pas assez de ça au football, c'est la polyvalence des joueurs, parce que Conrad Leimer, il peut jouer ailier droit, il peut jouer en 6, en 8, il peut jouer au milieu, il peut jouer partout, Davis, il joue là, il reprend un peu son poste de formation. Donc, il y a tout ça que je trouve assez exceptionnel. Je pense qu'il y a beaucoup d'équipes à la place du Bayern qui s'écrouleraient en ce moment par rapport à ce qui leur arrive, dont pas de coach, des joueurs titulaires blessés systématiquement, etc.

En Allemagne.

Intervenant 100:52:35

Ils ont changé de coach, d'ailleurs, il y a des dernières nouvelles, ils se remettent.

Intervenant 900:52:39

Ouais, alors officiellement, il ne discute avec personne parce qu'il n'a pas le droit, mais ça, je n'y crois pas un instant. Mais bon, il va revenir sûrement après la trêve internationale, mais il va presque être absent un mois, mais c'est quand même assez sérieux. C'est un virus, ça ne se soigne pas, un virus, c'est compliqué, les virus. Et donc voilà, il y a plusieurs discussions par rapport à ça, mais ce que je constate, moi, c'est que ce club, Bavarois, qu'on aime ou qu'on le déteste, il a cette façon de rebondir systématiquement. Je ne sais pas, moi, combien, encore une fois, dans la situation du Bayern, combien de clubs européens se seraient écroulés ou auraient perdu.

Ils sont toujours invaincus cette saison. Ils font match nul en dominant de la tête et des épaules, le match contre Dortmund, on parle de crise en Allemagne, enfin bon, je ne sais pas. Vous avez vu le niveau d'Ulpama Kanno encore ce soir ? Enfin, c'est génialissime, quoi. Moi, je suis épaté par la polyvalence des joueurs, par ce qu'a réussi à faire Vincent Compagnie.

Intervenant 100:53:31

Mais pour toi, Polo, excuse-moi, excuse-moi, Manu, ils n'avaient pas besoin quand même d'un match référence contre un gros, maîtrisé de A à Z avec le résultat au bout en plus, parce que les contenus, effectivement, ils étaient là, mais là, en plus, tu matérialises ta domination.

Intervenant 900:53:44

Ah bah oui, là, ça fait du bien, parce qu'il y avait quand même certains papiers qui faisaient comprendre, et c'est vrai que le Bayern était en danger pour finir dans les huit premiers. Alors, ça n'aurait sûrement pas changé l'image du Bayern et de sa saison, mais c'est sûr que ça aurait fait un petit peu tache, quoi. Et là, la façon dont ils ont dominé l'Athlétis, moi, je ne me rappelle pas, honnêtement, la dernière fois que l'Athlético s'est fait dominer sur son terrain de cette façon.

Intervenant 100:54:06

Moi, Polo, j'ai une question.

Intervenant 900:54:08

Sur son terrain, tu as raison de le préciser.

Intervenant 100:54:09

Polo, j'ai une question qui concerne Compagnie, par rapport à ce qui lui arrive, est-ce que ça a un impact positif dans le vestiaire sur les joueurs ?

Intervenant 900:54:17

Il y a des blagues qui sortent. Il y a des blagues qui sortent en disant : « C'est bien, depuis qu'il n'est plus là, ça râle moins dans les vestiaires. » Mais je pense que non, tout le monde est un peu, tu sais, on est dans une période un petit peu spéciale, parce qu'il y a ce qui arrive à Vincent Compagnie, il y a évidemment le côté positif avec le Ballon d'Or d'Harry Kane, mais qu'on fête d'une façon très prudente, pas j'ai envie de dire pas à l'espagnol, quoi. Et de l'autre côté, tu as un Joshua Kimmich qui, lui, vient de perdre son père, on n'en a presque pas parlé, et qui revient, qui est revenu ce week-end, et tu vois, on fêtait Harry Kane d'un côté, et en même temps, tout le monde avait une pensée pour Joshua Kimmich.

Donc, le père de Joshua Kimmich, c'était très important pour lui, selon les dires de l'international allemand, parce qu'il était toujours là, y compris dans les périodes difficiles, etc. Donc, il a été absent une dizaine de jours, on ne l'a pas vu, il a manqué des matchs, il revient tranquillement, et c'est pour ça que je trouve que ce qui se passe au Bayern en ce moment, je trouve ça, alors que le Bayern a toujours cette image de club où il n'y a pas d'émotion, froid, etc.

Intervenant 100:55:12

Tu penses qu'il y a une humanité qui est revenue ?

Intervenant 900:55:15

Je ne sais pas, mais je trouve que c'est assez impressionnant, parce que tu es toujours dans des logiques de performance. Il faut voir d'ailleurs Lennart Kahl, en ce moment, les polémiques en Allemagne, parce que Uli Honest l'a allumé publiquement en lui faisant comprendre que ça serait bien à 18 ans qu'il soit un petit que l'humilité soit une de ses qualités aussi. Donc, ils ont réagi tout le monde, notamment le conseiller de Lennart Kahl, qui est Balak, qui en même temps est consultant à la télé, donc le mec, il fait tout en même temps. Donc, tout ça fait qu'il y a un peu des polémiques. Et Lennart Kahl, qui n'a quand même pas été le meilleur Bavarois ce soir, c'est quand même lui, sur la grosse faute de Lenormand, qui permet l'ouverture du score pour le club munichois, quoi, donc.

Intervenant 100:55:52

Balak est agent ?

Intervenant 900:55:54

Ah bah oui, il fait alors il a très peu de joueurs, mais des joueurs de qualité, comme on dit.

Intervenant 100:55:58

Ah bah j'ignorais ça. Agent et consultant, c'est quand même.

Intervenant 900:56:01

Oui, il bouffe à tous les râteliers.

Intervenant 100:56:04

Les Allemands qui sont très à cheval sur l'éthique, comment ils acceptent ça ?

Intervenant 900:56:07

Oula.

Intervenant 100:56:09

Bon.

Intervenant 900:56:09

Oula.

Intervenant 100:56:11

Alors, Edgar, tu confirmes que ce que dit Polo, des adultes contre des enfants ?

Intervenant 800:56:16

Oui. Oui, moi, j'ai retenu surtout un sentiment d'impuissance côté Atlético, c'est-à-dire qu'à part 10, 15 minutes en première période où ils ont été intéressants, mais aussi souvent grâce à des exploits individuels ou du bon travail de Sorloth, de Julian Alvarez, j'ai globalement senti, et surtout en deuxième période, une équipe qui n'arrivait à rien parce qu'elle était contre une équipe qui était d'un autre standard, d'un autre niveau, d'une catégorie clairement supérieure, et surtout cette deuxième mi-temps qui est vraiment frappante avec, pour moi, quasiment aucune production côté Atlético.

Donc, il y avait de la déception de voir que dès que le niveau s'élevait vraiment, cette équipe de l'Atlético, elle n'arrive pas à faire grand-chose. Et surtout, j'ai vu d'un côté une équipe surpuissante, surpuissante, qui était derrière sur tous les ballons. Dès qu'il y avait un ballon au-dessus, on envoyait les attaquants au casse-pipe, et ils se cassaient les dents contre Upamecano ou même contre Tata.

Intervenant 100:57:08

Qu'elle domine principalement.

Intervenant 800:57:09

Et ça, c'est l'Atlético qui est reconnu pour son intensité.

Intervenant 100:57:13

Mais parler de 4, 5 équipes.

Intervenant 800:57:14

Ça nous montre quand même que derrière, je pense, les 4 équipes, il y a quand même un gros fossé.

Intervenant 100:57:18

Mais non, ce n'est pas possible.

Intervenant 800:57:19

Donc voilà, ce match-là nous en rappelle encore un peu plus.

Intervenant 100:57:21

Non, on aura attendu minuit, finalement, tu as aperçu des écarts qui sont énormes et qui vont devenir insupportables dans le football.

Intervenant 800:57:27

Non, mais alors entre les 4 meilleures équipes et le reste.

Intervenant 100:57:30

Mais je te dis.

Intervenant 800:57:30

Moi, là, ce n'est pas la même chose que ce que tu racontais tout à l'heure, mais c'est tellement énervant.

Intervenant 100:57:34

C'est fou quand même.

Intervenant 800:57:35

C'est des fossés qui se creusent, qui vont devenir rédhibitoires dans l'intérêt de ce jeu. Mais non, là, tu ne parles pas de la même chose. Comment il peut y avoir un tel fossé entre Manchester City, par exemple, et entre Arsenal ? Il n'y a aucune raison par rapport à ta démonstration. Alors que c'est le cas, et c'est pour ça que je trouve que c'est notable, entre Arsenal, PSG, Barça, Bayern, il y a un fossé avec les autres. Et ça, c'est du sportif. Ce n'est pas un truc systémique en fonction des poules.

Intervenant 900:58:00

Il y a Union Berlin aussi.

Intervenant 800:58:02

Oui, sûrement.

Intervenant 100:58:02

Le Real Barça a perdu ce week-end.

Intervenant 800:58:04

Oui, oui, il a perdu contre le PSG aussi.

Intervenant 100:58:06

Le week-end d'avant, pardon, contre le Real.

Intervenant 800:58:08

Oui, oui.

Intervenant 100:58:09

Donc, vous ne mettez pas le Barça au même niveau que les trois autres ?

Intervenant 800:58:14

Dans les grands matchs européens, ils ne l'ont pas été depuis Quansiflik est là. D'ailleurs, c'est surtout dans les grands matchs européens, parce que contre le Real, oui, là, ils ont perdu, mais ils ont un super ratio depuis Quansiflik est arrivé. C'est vraiment face aux quatre européens où tu as peu de matchs référence quand même de Quansiflik avec le Barça.

Intervenant 100:58:27

C'est vrai. Bon, un truc à rajouter sur le Bayern, Polo, peut-être sur les individualités ? Olivier, il était comment ?

Intervenant 900:58:34

Il n'a pas besoin d'être à 100 %. Alors, on ne savait pas s'il allait être titulaire, parce qu'alors, il n'a pas officiellement de blessure structurelle, comme on dit dans le milieu médical. Par contre, il a des douleurs, il gère la douleur, en fait.

Intervenant 100:58:47

Et justement, par rapport à Olivier, j'avais une autre question, mais vu que le Ballon d'Or a été décerné à Harry Kane, je me suis toujours posé la question : comment pouvaient évoluer des joueurs qui sont nommés pour un même prix individuel ? Et comment ils réagissent après ça ? Parce qu'il y a eu des gros plans lors de la remise du trophée.

Intervenant 800:59:03

Oui, mais moi, je te le dis, il ne l'a pas bien vécu, notamment le fait que le Bayern choisisse Kane.

Intervenant 100:59:07

Oui, ça aussi, c'est ce que je voulais dire aussi, la communication des clubs.

Intervenant 800:59:10

La communication des clubs, je te le dis.

Intervenant 100:59:11

La communication des clubs, c'est pour ça que le Paris Saint-Germain, ils ont trop dilué leur communication.

Intervenant 800:59:14

On dirait qu'ils ont un cancer dans la vestiaire.

Intervenant 100:59:17

Ce que va finir par provoquer le Ballon d'Or, c'est ça, et Olivier de se rappeler au Bayern l'année prochaine.

Intervenant 900:59:22

Ouais, enfin, c'était avant le Ballon d'Or, déjà, qu'Olivier, on se posait des questions s'il allait rester au Bayern.

Intervenant 100:59:28

Oui, ça n'a fait qu'augmenter.

Intervenant 900:59:29

Non, mais je ne sais pas, c'est peut-être le moment présent. Moi, je me rappelle quand les Allemands, ils étaient aux trois premières places du Ballon d'Or, avec Rummenigge, Paul Breitner et Schuster, il y avait deux joueurs du Bayern, ça ne les a pas empêchés de s'engueuler et de rafler l'équipe.

Intervenant 100:59:43

Les temps sont aujourd'hui.

Intervenant 900:59:44

Non, mais je sais, mais quand même, enfin, je ne sais pas s'il faut faire des collègues comme ça.

Intervenant 100:59:47

Je suis censé connaître tout le monde de toute façon, au Ballon d'Or ou pas.

Intervenant 900:59:49

Il n'aimait personne à part sa femme, donc.

Intervenant 100:59:52

C'est déjà pas mal.

Intervenant 900:59:53

C'est déjà pas mal. Qui était son agent, d'ailleurs.

Intervenant 100:59:55

Ah, très bien. Et Neuer, pour conclure ?

Intervenant 901:00:00

Je le trouve.

Intervenant 101:00:01

Comme c'est toujours un débat, comment ?

Intervenant 901:00:03

Moi, je ne trouve pas qu'il a marqué spécialement de points. Ce soir. Enfin, il n'a pas eu grand-chose à faire.

Intervenant 101:00:08

Il n'est pas rassurant.

Intervenant 901:00:09

Mais il n'est pas rassurant. Et ça, moi, ça me perturbe, d'autant plus que Hrubich a été excellent lors des remplacements, donc j'espère que l'hiver va arriver et qu'ils vont faire un bon brainstorming au Bayern, quoi, parce que moi, ça commence à me perturber, cette histoire.

Intervenant 101:00:25

Polo, tu viens de confirmer ou non ce que j'ai cru remarquer du stade, mais j'ai l'impression qu'il y a au moins deux fois dans le match où il peut prendre le ballon de la main et il dégage n'importe comment, tu as l'impression qu'il n'est pas au courant qu'il a le droit d'utiliser ses mains. J'ai l'impression qu'il faisait des choix étranges.

Intervenant 901:00:39

Ouais, il y a ça, il y a le fait de dégager le ballon un peu n'importe comment et au dernier moment, alors qu'il a le temps pour le faire et qu'il attend le pressing des attaquants espagnols. Moi, je enfin, du club espagnol, ouais, je ne sais pas. Là, moi, je n'aime pas du tout, honnêtement, la période qu'on est en train de vivre avec Manuel Neuer.

Intervenant 101:00:57

Les gars, ne bougez pas, parce qu'avec vous, on va reparler tout à l'heure de Stuttgart, du Barça notamment. Mais là, on a Julien Laurence et Daniel Manusia qui sont là. Pourquoi ? Parce qu'on va parler du match renversant de la soirée, Manchester United - Roma. Julien, bonsoir.

Intervenant 301:01:15

Salut, Gilbert, salut à tous.

Intervenant 101:01:16

Daniel, bonsoir.

Intervenant 301:01:18

Bonsoir, Gilbert, bonsoir à tout le monde.

Intervenant 101:01:20

Démarrons.

Intervenant 901:01:20

Lui, on sent qu'il a pris un coup.

Intervenant 101:01:22

Démarrons par l'homme du match.

Intervenant 901:01:23

Il a pris un coup sur la tête.

Intervenant 101:01:24

L'homme du match, Balerdi, bien sûr. Mon cher.

Intervenant 301:01:27

Masterclass.

Intervenant 101:01:28

Masterclass de Balerdi.

Intervenant 301:01:29

Masterclass de Balerdi.

Intervenant 101:01:30

Kévin Diaz va bien dormir ce soir.

Intervenant 301:01:32

Il a plombé son équipe, Polo.

Intervenant 101:01:34

Daniel, qu'est-ce qu'on en dit en Italie ?

Intervenant 301:01:37

Non, mais qu'est-ce que je vous dise, c'était le meilleur sur le terrain, jusqu'à la boulette, jusqu'à son erreur. Mais c'était vraiment le alors, sous Balerdi.

Intervenant 101:01:46

Polo l'a déjà vécu, Daniel, nous, plein de fois à Marseille.

Intervenant 301:01:48

Oui, oui, oui.

Intervenant 101:01:49

C'est arrivé plein de fois.

Intervenant 301:01:49

Le problème, c'est que tu ne peux pas compter les défenseurs.

Intervenant 101:01:52

À Rome. Le souci, c'est qu'avec lui, il peut te faire 80 super minutes, mais c'est lui toujours qui te crève, donc c'est un problème.

Intervenant 301:01:58

Non, oui, oui, bien sûr. On l'avait dit quand il est arrivé, les supporters de la Roma, ils avaient du mal à y croire, parce que jusqu'ici, il a tout bien fait. Et effectivement, même ce soir, il était des fois, j'arrive même à dire miraculeux. C'est-à-dire que s'il n'y avait pas Balerdi, il y avait un autre défenseur, peut-être la Roma, elle avait cassé un but avant, bien avant. Le problème de la Roma, ce n'était pas Balerdi ce soir. La Roma, elle a joué un bon premier mi-temps, elle a fait plus d'erreurs que d'habitude, et c'est pour ça qu'elle n'a marqué que deux buts, parce qu'elle a eu deux occasions pour marquer le troisième, et même plus.

Elle a fait beaucoup d'erreurs techniques. Et après Gasperini, pour la deuxième mi-temps, il a décidé de sortir Rodrigo Mora, qu'il est en train de bien jouer. Il défendait aussi beaucoup. Il a mis Lully à sa place, c'est un jeune, il a 19 ans, des Romains. Moi, je l'aime bien, c'est un gars des Romes, on le supporte et tout, mais il n'a pas le niveau. Le niveau de la Champions League, c'est autre chose. Tu ne peux pas faire la Champions League avec Lully, Cristante, Pisilli. Excusez-moi, Pisilli, il est rentré en deuxième mi-temps, c'est Lully, il est rentré quand il s'est blessé Rensch.

À un certain moment, la Roma, elle est, comment dire, elle est noyée sous l'intensité de Manchester, qu'ils ont cru de plus en plus. Après, il y a eu les cadeaux de Balerdi, mais avant, il y a eu les cadeaux de l'arbitre, qui a sifflé un penalty moyen, gris, on va dire, et il a même fait répéter à Cabrón Fernández, il a raté une fois, parce que Cristante, il avait son pied sur la ligne de la surface de réparation. Donc, il y a eu deux cadeaux, après, et là, le match, c'était fini. Mais n'empêche, la Roma, c'est la deuxième fois qu'ils se font rattraper en Champions League.

La première fois, on a pu dire, c'était quelque chose d'exceptionnel, sept minutes, quatre buts de la tête, en gros, Madrid et tout, mais là, non. Là, la Roma, elle n'a pas joué, elle n'a pas défendu, elle n'a fait aucun tir, elle n'a pas frappé une seule fois vers le but.

Intervenant 101:03:54

Ce matin, il y a 10 heures.

Intervenant 301:03:56

En seconde période, oui. Elle n'est pas arrivée à garder la possession de la balle, ils jetaient des ballons lorsque la première mi-temps, même sous pression, ils arrivaient à sortir, balle à terre, et à jouer en contre. Donc, ils n'ont vraiment rien fait. Moi, je ne comprends pas pourquoi. Gasperini, il a dit : « Cette défaite-là, elle va beaucoup nous apprendre. » Moi, j'ai un peu peur qu'elle va beaucoup impacter sur la psychologie de cette équipe.

Intervenant 101:04:20

Je pense aussi, parce que quand tu mènes 2-0 à Old Trafford, en sachant que Manchester United, ça fait quand même un paquet de temps qu'ils sont mauvais, voire très mauvais, et qu'ils étaient sur une série de très mauvais résultats, il n'y avait pas de confiance, le vestiaire brûlait, il y avait pu Carrick, il était déjà sur le bûcher avant le match. Tu gagnes 2-0 et tu laisses partir le match comme ça, 3 à 2 ? Pour moi, c'est incompréhensible. C'est presque une faute professionnelle, en fait.

Intervenant 301:04:46

Oui. Oui, non, je suis d'accord. Il n'y a aucune explication, sauf que la Roma, elle n'avait pas mal de blessés. Mais on connaît Dybala, elle est fatiguée, parce qu'il y a toujours les mêmes joueurs qui jouent. Elle a beaucoup de joueurs qui ne sont pas dans leur prime, on va dire qu'ils approchent la trentaine. De Ron, Cristante, Mancini, que ce soir, il avait l'air, lui aussi, de ne pas soutenir l'intensité. Elle avait son troisième gardien, parce que le premier, Svilar, est blessé, il s'est blessé Golini, il avait le troisième gardien, qui a bien joué, les pauvres, ce n'est pas sa faute.

Et après, oui, même, on peut ajouter que dans un match où, effectivement, ton meilleur joueur, c'est lui qui te fait prendre le deux partout, là, ça montre un peu la soirée.

Intervenant 101:05:35

Oui, il y a une décompression.

Intervenant 301:05:35

C'est exceptionnel, la journée d'équipe.

Intervenant 101:05:37

Ils se sont dit : « Ouais, c'est bon, on va gagner le match facilement, on mène 2-0. » C'est une équipe qui n'a pas gagné un match depuis deux mois.

Intervenant 401:05:42

Alors, il ne faut pas non plus être catastrophiste avec l'heure. Ils ont perdu deux matchs cette année, la Roma.

Intervenant 101:05:46

Non, mais je parle de Manchester.

Intervenant 401:05:47

Oui, oui, bien sûr.

Intervenant 101:05:47

Le Real et Manchester.

Intervenant 401:05:48

Oui, c'est ce que je te dis.

Intervenant 101:05:50

Mais quand tu gagnes 2-0, c'est une équipe qui a l'air de.

Intervenant 401:05:52

Ils étaient sur des scénarios où ils menaient le match et ils se font renverser.

Intervenant 101:05:55

Mais tu.

Intervenant 301:05:55

Non, mais les jeux, ce soir aussi, encore une fois, on a vu une chose. Les jeux de la Roma, lui permettent, même si l'effectif, la compo de la Roma, elle est regardée la compo de la deuxième mi-temps, ce n'est pas une compo de Champions League, mais le jeu de Gasperini lui permet d'être au niveau de la Champions League. Et on l'a vu dans la première mi-temps, on l'a vu à 83 minutes contre Madrid, et ça, c'est assez exceptionnel, parce que, franchement, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui se tiennent vraiment sur le jeu comme la Roma.

Par contre, moi, je pense que c'est plutôt l'inverse. Ils n'ont jamais été sûrs. Quand il y a eu le penalty et les penalties retirés pour la deuxième fois, ils ont commencé à douter, ils ont commencé à avoir peur, ils ont commencé à jeter des ballons que, normalement, ils allaient garder, qu'ils allaient faire circuler, qu'ils allaient faire passer peut-être par les gardiens, qui, par contre, n'étaient pas leurs gardiens. Donc, il y a eu beaucoup d'incertitudes qui se sont infiltrées dans les murs de la maison, comme de l'eau quand il pleut.

À un certain moment, il y avait l'humidité, il y avait le parterre, et on noyait.

Intervenant 101:07:01

Alors, vu de Manchester, Julien ?

Intervenant 401:07:04

Un miracle absolu, sincèrement. À la pole, je pense que même à Old Trafford, après ce que Manu vient de dire, la terrible forme à.

Intervenant 101:07:12

Je crois qu'il avait vidé son vestiaire à la mi-temps, Carrick.

Intervenant 401:07:14

Complètement. Je ne l'ai pas vu venir, cette remontada-là, ce retour-là, même s'ils en étaient capables par le passé, ils l'ont fait déjà. Et bien sûr qu'après le premier but, le penalty que Bruno retire d'ailleurs, parce qu'il a eu la chance d'être retiré aussi, tu sens que l'ambiance a changé aussi, l'énergie et tout ça, mais ça reste un miracle absolu. Tu reviens quand même sur un penalty et puis les erreurs de Balerdi dont on a parlé tout à l'heure, mais Cunha en sauveur qui ensuite.

Intervenant 101:07:41

Et Dalim aussi, dans l'angle, le gardien, je ne sais pas ce qu'il fait.

Intervenant 401:07:43

Ouais, et peut-être même que leur troisième gardien aussi, c'est sûr. Mais la première période était tellement mauvaise, mais tellement mauvaise de la part du United, que d'avoir eu cette réaction-là, ça, c'est le point positif. Maintenant, il faut que ça leur serve, qu'ils gardent cette dynamique-là, qu'ils ont un match très compliqué à domicile samedi contre Aston Villa aussi, dimanche, pardon, contre Aston Villa, à Old Trafford, pour se relever aussi en première période. En première ligue, pardon, mais cette première période, il faut essayer de l'oublier, parce que finalement, elle est à l'image de ce qu'on a vu sur les deux derniers mois. C'était catastrophique dans le jeu, vraiment, c'était pauvre dans le jeu. Ils ont perdu Baleba blessé, Maguire, je crois, est sorti un petit peu blessé ou en tout cas avec des grosses crampes.

Donc, il faut voir qui sera disponible pour le match de dimanche, mais.

Intervenant 101:08:20

Mais du coup, Julien, tu penses que Carrick.

Intervenant 401:08:21

Ils sont servirs.

Intervenant 101:08:21

Ils jouent son avenir sur le match d'Aston Villa ? Parce que derrière, il y a la trêve en plus, et là, tu vas savoir si c'est juste un sursaut d'orgueil ou si vraiment, il a toujours son groupe, quoi.

Intervenant 401:08:29

Ouais, tout à fait. Parce que sincèrement, la première mi-temps, on avait une équipe qui était coachée avec Gasperini et une équipe en face qui n'était pas du tout coachée. C'était assez clair à voir, le premier but de Soulé. Défensivement, ils sont à la rue totale, mais c'est du grand n'importe quoi. Donc, tu sentais vraiment qu'il y avait, dans cette équipe-là, tactiquement en tout cas, il n'y avait rien. La seconde période, ils vont la gagner, parce qu'ils montrent du cœur, ils sont plus agressifs, ils jouent un peu plus ensemble, mais voilà, il y avait cette révolte orgueilleuse dans un sens. Contre Villa, ce sera un match complètement différent, mais je pense qu'il est encore largement en sursis, et que même si le résultat n'est pas une défaite contre Villa, même s'il y a Match nul par exemple, je pense que ça peut être chaud pour lui, mais en tout cas, il fallait gagner ce soir, absolument, surtout.

Intervenant 101:09:10

Il leur reste qui à essayer comme coach à United ? Ils ont tellement tout fait, ils peuvent faire quoi encore, là ?

Intervenant 401:09:16

Ouais, non, mais tu as raison, Daniel. Après, ce n'est pas parce que tu as déjà tout essayé qu'il faut le garder, lui, si ce n'est pas l'homme de la situation non plus.

Intervenant 101:09:21

Non, mais enfin, tu as bien compris quand même que depuis des années, le fameux homme de la situation, il le cherche et le problème n'est pas là, en fait, à Manchester.

Intervenant 401:09:29

Ou il y a d'autres problèmes, effectivement, que le coach, ça, je suis d'accord avec toi.

Intervenant 101:09:33

C'est assez fou, quand même, le nombre de coachs qui ont été essayés depuis trois ans.

Intervenant 401:09:36

Et de joueurs.

Intervenant 101:09:37

Je ne dis pas que Carrick est le meilleur ou qu'il mérite ou que ce soit.

Intervenant 401:09:40

Oui, oui, oui, oui, oui, oui.

Intervenant 101:09:41

Enfin, l'année dernière, la deuxième partie de saison de Michael Carrick, on a l'impression qu'enfin, il a trouvé la clé, l'ancien joueur, machin, et puis là, de nouveau, ça s'écroule. Donc, moi, je dirais, ils peuvent changer de coach trois fois par an.

Intervenant 401:09:51

Mais je pense qu'ils font beaucoup trop d'erreurs sur le marché des transferts, sur le profil des joueurs, en fait.

Intervenant 101:09:55

Donc, c'est bien la preuve que le club n'est pas géré, donc ça ne dépend pas que le mec soit sur le banc.

Intervenant 401:09:59

L'entraîneur est peut-être responsabilité, mais ce n'est pas lui qui est responsable de tout.

Intervenant 101:10:03

Mais même Manu, ça ne peut pas être juste des erreurs de joueurs. C'est aussi qu'ils sont mis dans un contexte qui n'aide pas à la performance. Quand tu as autant de joueurs qui ont été bons dans d'autres contextes ou dans d'autres équipes, qui à Manchester se liquéfient complètement, c'est qu'il y a un problème de fond.

Intervenant 401:10:16

Après, il y a des joueurs qui sont.

Intervenant 101:10:17

Ce qui est valable pour le coach, est valable pour les joueurs.

Intervenant 401:10:18

Il y a des joueurs qui sont là depuis très, très longtemps à Manchester United et qui passent pour les très bons joueurs, voire les meilleurs de l'équipe, et moi, je me dis qu'à un moment, il y a peut-être des questions à se poser là-dessus aussi.

Intervenant 101:10:26

Tu penses à qui ?

Intervenant 401:10:26

Complètement. C'est un effectif qui est.

Intervenant 101:10:28

Je pense à celui qui est censé être le meilleur joueur de cette équipe.

Intervenant 401:10:32

À Fernandez ?

Intervenant 101:10:33

Mais qui est quand même là comme un qui est quand même là comme un épouvantable.

Intervenant 401:10:36

Oui, il a été mis en question ces derniers temps.

Intervenant 101:10:39

C'est le personnage central du club de toutes les années noires. À un moment, il faut aussi se poser cette question. Et avec le Portugal, c'est la même chose. Tiens, c'est un mec, moi, je suis désolé, j'ai longtemps cru que c'était un joueur à part, bon et tout, parce que tu le vois, il a du ballon de.

Intervenant 401:10:54

Samuel, le sponsor ce soir, rappelle qu'il est meilleur joueur de Premier League l'an dernier.

Intervenant 101:10:56

Oui, oui, avec.

Intervenant 401:10:57

Oui, mais je.

Intervenant 101:10:58

Avec Danté, on ne l'a pas décidé, voilà.

Intervenant 401:10:59

À un moment, il y a quelque chose qui se passe. Même avec le Portugal, quand il est là au milieu de terrain et tout, ça fait des années qu'il y a un problème, qu'on voit qu'il ne tire pas finalement l'équipe vers le haut.

Intervenant 101:11:07

Quand tu dis meilleur joueur de Premier League, il a été élu par ses pairs ou c'est par rapport aux statistiques ?

Intervenant 401:11:12

L'année dernière, il est le meilleur joueur de.

Intervenant 101:11:13

Non, par ses pairs, oui.

Intervenant 401:11:13

Élu par ses pairs.

Intervenant 101:11:14

Ouais, par ses pairs.

Intervenant 401:11:15

Je ne sais pas pourquoi, parce que moi, je suis sur United.

Intervenant 101:11:17

Je n'aurais pas voté pour lui.

Intervenant 401:11:18

Non, mais il est là depuis des années à Manchester United.

Intervenant 101:11:20

Non, non, j'aurais pas voté pour lui.

Intervenant 401:11:22

Tu fais partie des meilleurs joueurs sur la saison passée, mais.

Intervenant 101:11:25

Oui, non, moi, je change.

Intervenant 401:11:26

Il est dans la dernière année de son contrat.

Intervenant 101:11:27

Très, très, très bon, mais va voir ailleurs.

Intervenant 401:11:29

Donc, c'est le moment, en fait, tu vois, de passer à autre chose. Il ne faut pas lui offrir de nouveaux contrats. Il partira, ils diront merci pour les bons moments qu'il a passés, et puis voilà, quoi.

Intervenant 101:11:37

Et le match de l'Euro, c'était comment ? Parce qu'il y a l'équipe de France bientôt, puis on a éventuellement des soucis en France.

Intervenant 401:11:43

Il a joué où, en défense ? En arrière droit ?

Intervenant 101:11:45

Encore arrière droit ?

Intervenant 401:11:45

Ouais, encore arrière droit. Il n'a pas été trop, trop mal, sincèrement, dans ce qu'il a pu bon, avec le ballon, on sait qu'offensivement, il se projette moins que d'autres, mais il y a quelques passes intéressantes, même s'il a perdu aussi quelques ballons, mais dans des interceptions, il gagne, je crois, trois duels sur six, mais dans les airs, il est présent aussi. Donc, c'est une position qui n'est pas la sienne non plus, qu'il est en train d'apprendre. Il a un très bon retour en première période où il tacle juste devant Mora, je crois. Je ne sais pas si Daniel s'en rappelle, mais où sinon, c'est but, je pense. Donc, il y a des bonnes choses.

Je pense qu'il sera appelé par Zidane.

Intervenant 101:12:18

Oui, ça, c'est.

Intervenant 401:12:19

Oui, il sera à moi.

Intervenant 101:12:20

Non, on peut même se dire s'il va être titulaire, d'ailleurs, parce que vu les problèmes qu'il y a en défense, là, on en parlera peut-être un peu tout à l'heure. Daniel, tu veux rajouter une dernière chose ? Vas-y.

Intervenant 301:12:28

Alors, moi, je ne veux pas faire l'Italien qui met la tactique avant toute autre chose, mais rarement, j'ai vu des équipes pas préparées pour jouer contre la Roma comme United ce soir. L'autre équipe, peut-être, c'était Madrid, toujours il y a deux, trois semaines. C'est vraiment niveau très, très bas en Italie, on connaît la Roma. Ce soir, ce n'était pas une bonne soirée pour la Roma, même à la première mi-temps, et ils ont pris l'eau partout. Moi, je pense que si ce n'était pas pour l'effort des joueurs ce soir, quand ils ont aller jouer un contre un, pression haute et tout dans la deuxième mi-temps, je pense que United ne se sauve pas.

C'est vrai, l'entraîneur, ce n'est pas le problème, mais il faut quand même un entraîneur.

Intervenant 101:13:11

Je suis d'accord.

Intervenant 401:13:12

Tiens, et pour conclure sur ce match, j'ai un message WhatsApp d'Anthony qui nous dit : « Bruno Fernandez, en fait, c'est un Fabien Druiz, c'est un plus un. » En fait, il nous dit : « Bruno Fernandez, c'est le meilleur des Milou. » Ce n'est pas mal comme meilleur des Milou. Tu sais, la compagnie de Tintin et Milou, tu vois.

Intervenant 101:13:28

Ouais, je comprends ce qu'il veut dire, alors que là, à Manchester United, il passe un peu pour le patron, le taulier, le Tintin, pour le coup. Ouais, c'est peut-être.

Intervenant 401:13:36

Le capitaine.

Intervenant 101:13:37

Ouais, je ne sais pas.

Intervenant 401:13:37

C'est juste avec Fabien Druiz, je n'ai pas compris la comparaison, mais j'ai compris l'idée.

Intervenant 101:13:40

Il dit que Fabien Druiz.

Intervenant 401:13:41

Il est très bon avec Vitinha.

Intervenant 101:13:42

Voilà, il est foutu une fois deuxième à côté pour être sublimé.

Intervenant 401:13:45

Mais moi.

Intervenant 101:13:45

Après, il est bon avec l'Espagne aussi, il n'y a pas Vitinha à côté.

Intervenant 401:13:47

Mais il y a Rodrigue.

Intervenant 101:13:48

Il y a Rodrigue, pas mal.

Intervenant 401:13:49

Moi, quand le milieu du PSG tourne complètement, je n'arrive pas trop à faire des Tintin et des Milou, ils sont tellement uniques dans ce fonctionnement à trois. Évidemment, Vitinha, il nous crève les yeux, on l'adore et tout, mais tu ne peux pas ne pas voir que Fabien Druiz est tout aussi important, quoi.

Intervenant 101:14:04

Ce n'est ni Tintin ni Milou, ce n'est pas le capitaine Haddock, ce sont les deux frangins, là, les genoux.

Intervenant 401:14:08

Pour moi, ils sont trois.

Intervenant 101:14:09

Non, mais ils sont trois.

Intervenant 401:14:10

Petit et Carambeux, c'était qui Tintin, c'était qui Milou ?

Intervenant 101:14:15

Non, on ne touche pas à Emmanuel Petit.

Intervenant 401:14:19

Non, c'est avec Deschamps. Deschamps, c'était Tintin, et toi, tu étais Milou.

Intervenant 101:14:22

J'étais vraiment Tintin, moi.

Intervenant 401:14:25

Dans un instant, le Barça, Villa, Stuttgart, l'Inter au programme. Il nous reste un petit quart d'heure ensemble. À tout de suite dans l'after.

Intervenant 201:14:32

RMC, jusqu'à 00 h 30, l'After Foot.

Intervenant 301:14:35

Gildas Bribois.

Intervenant 401:14:38

Il est 00 h 19. Jean-Louis Tour, Daniel Riolo, Manu Petit, les drôles de dames sont là. Daniele, Manusia Polovrat, Neron di Grollo, Julien Lohans. Barcelone-Villa, le Barça gagne face à Villa. Julien, je te laisse la parole en premier, parce que déjà, bon, Edgar était au match à l'Atlético, donc il n'a pas vu grand-chose de Barcelone. Mais Villa restait quand même sur une bonne série en Ligue des Champions, ils avaient le Mojo, et puis là, ils ont pris 3-0.

Intervenant 101:15:01

Ouais, ils ont pris 3-0, ils ont essayé de repartir de derrière. Ils avaient clairement ce que Unai Emery voulait, c'était essayer d'attendre que Barça presse et d'essayer de battre ce pressing-là, justement, et de trouver les espaces derrière avec Nico Jackson et avec Manzambi. Et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a fonctionné par moments, parce qu'en première période, ils ont des moments quand même intéressants, j'ai trouvé, comme ça, dans ce système-là et dans ce plan de jeu-là. Mais quand tu fais des erreurs de relance, comme sur le premier but de la Minamal après huit minutes, où João Gomes fait une passe à personne, à part à Lamine, c'est très compliqué.

Quand ensuite tu refais la même chose en seconde période, que ça amène d'autres occasions, quand tu as Raphinha dans cette forme-là, avec un petit peu de chance aussi sur son premier but, une passe magnifique de Cancelo sur le troisième, le deuxième de Raphinha, c'est très compliqué. Je pense qu'ils ont considéré cette rencontre, avec neuf points en trois matchs déjà avant de venir au Camp Nou, comme un match qui comptait, bien sûr, mais comme on l'a souvent dit, qui ne compte pas non plus vraiment. Ils vont se qualifier quand même, ils pourraient même finir dans le top huit. Et donc, ils vont beaucoup apprendre de ce qui s'est passé, encore une fois, par rapport à la pression adverse, par rapport à quelques erreurs que tu peux faire, notamment à un jeune joueur comme João Gomes qui découvre la Ligue des Champions aussi, lui qui était à Wolverhampton sur les dernières saisons.

Donc, Suzuki, pareil dans les buts. Ils vont beaucoup apprendre, mais c'était une soirée où, effectivement, tu as payé pour apprendre, quoi.

Intervenant 401:16:20

Bon, je ne sais pas si Edgar, tu veux rajouter un truc, mais comme tu as.

Intervenant 101:16:23

Non, non, moi, j'ai regardé d'un œil, mais j'ai vu, en tout cas, dans la presse catalane, beaucoup de satisfaction et le sentiment que le Barça a montré.

Intervenant 401:16:32

Le bon œil, ouais.

Intervenant 101:16:33

Un sentiment de hiérarchie, c'est-à-dire, nous, okay, nous, on est le Barça, ce n'est pas facile contre nous, peu importe qui vient.

Intervenant 401:16:38

Et qu'on n'ait pas de calcul dans la presta et qu'il n'y a pas de l'économie, parce que ce n'est pas un match capital.

Intervenant 101:16:44

Ils ont utilisé leur joker, tu veux dire.

Intervenant 401:16:45

Exactement. Moi, je pense qu'il y a énormément de matchs qu'il faut lire de cette façon-là dans cette phase de poule, mais comme je le dis depuis une heure, je vais arrêter de le répéter.

Intervenant 101:16:53

Pendant ce temps-là, l'Inter a gagné à Feyenoord, Daniele.

Intervenant 301:16:58

Ah bah oui, ce n'était pas le cas de l'Inter, elle n'avait pas des jokers joués. C'était un moment très difficile. L'Inter, elle vient du derby perdu mal. Ça fait pas mal de matchs que l'Inter, elle se retrouve à devoir rattraper après être menée. Pas mal de fois aussi, 2-0 et revenir 2-2, 3-2, etc. Et donc là, ce qu'on demandait à l'Inter, ce que Kivu était sur lequel il était attendu, c'était rentrer sur le terrain avec la bonne attitude.

Alors qu'aujourd'hui, j'ai entendu Kivu qui disait : « Nous, on peut encore jouer les premières huit places pour se qualifier directement. Si on gagne, moi, je pensais : « Ah bon, ils comptent aller à Rotterdam au découpe et gagner ? » Parce que Feyenoord, c'est une très bonne équipe, elle a battu bien comme, elle met toujours en difficulté les équipes italiennes. Et par contre, là, ils ont arrivé à faire un bon match, même si, il faut le dire, le résultat, il est un peu menteur, parce qu'après les 1-0, parce qu'ils ont marqué tout de suite un but assez joli d'ailleurs de Bissek, l'Allemande, que peut-être Paulo connaissait autant des équipes des jeunes Allemands.

Avec pied gauche, on frappe en roulé, et ils lui ont demandé si c'était son meilleur but de sa carrière. Il a dit que non, c'est le septième. Donc, comme s'il avait mis six bouts.

Intervenant 101:18:20

Ouais, comme s'il avait mis six bouts plus beaux que.

Intervenant 401:18:23

Vous n'êtes pas capable de mettre des buts comme ça en plus, à la Surablieu ou à la Croatie.

Intervenant 101:18:27

La fameuse phrase de Toko dans le premier match européen du PSG.

Intervenant 401:18:30

Il a dit quoi ?

Intervenant 101:18:30

Il a mis son ciseau et qu'il lui avait dit : « C'est le plus beau but de votre carrière. » Et il avait répondu en rigolant : « Vous me connaissez, j'en ai quand même mis d'autres. »

Intervenant 401:18:38

Ouais, ouais. Manu m'a fait la même chose lors d'un match au Stade de France. Il a marqué une frappe de loin sous la barre. J'étais à l'époque jeune reporter, je vais le voir, je dis : « Magnifique but, Manu, vous ne devez pas marquer souvent des comme ça. » Il m'a dit : « Bah si. »

Intervenant 101:18:51

À l'entraînement.

Intervenant 401:18:54

Là, je me suis dit : « C'est un hito ! »

Intervenant 101:18:55

Ah, c'est le but contre la Roumanie, tu parles ?

Intervenant 401:18:57

C'est ça.

Intervenant 101:18:58

Il était pas mal, non ?

Intervenant 401:18:59

Ouais, il était pas mal, ouais.

Intervenant 101:19:00

Comme dans le 4-0 ?

Intervenant 401:19:01

Un but, franchement, Manu, 25 mètres, grosse frappe sous la barre. Magnifique.

Intervenant 101:19:05

Ouais. Regarde, tu vois quand il dit ça avec un air un peu haut, quand même.

Intervenant 401:19:09

Si, si, j'avais une bonne frappe.

Intervenant 101:19:10

Combien ? Combien de tième ? Septième ? Tu avais un des plus beaux, facile. Comme Bissek.

Intervenant 401:19:14

Je ne sais pas.

Intervenant 101:19:15

Je ne sais pas.

Intervenant 401:19:15

Bon, d'accord.

Intervenant 301:19:16

Mais donc, pour revenir à l'Inter, après ce joli but, ils ont beaucoup baissé leur niveau. Normalement, l'Inter, elle a des problèmes à défendre. Elle est fragile parce qu'elle essaye d'attaquer avec beaucoup de joueurs, d'être un peu plus longue sur les terrains. Là, ils se sont baissés à 10 dans la surface de réparation, ils ont souffert. Et après, ils ont eu un peu de réussite, parce qu'une fois que tu as marqué le deuxième but, là, Feyenoord, ils ont commencé à croire un peu moins. Après, ils ont mis le troisième, après, c'était fini.

Mais l'Inter, elle a beaucoup de qualités. Elle a beaucoup, surtout, des manières pour faire mal aux adversaires, parce qu'elle peut te faire mal avec la tête dans la surface de réparation. Puis Esposito, il ne marquait pas depuis septembre, et là, il a mis lui aussi un but assez explicatif de son talent dans les derniers mètres. Zielinski, il a marqué un but apparemment facile, mais que je trouve, il n'y a pas beaucoup de milieux qui peuvent faire avec le pied gauche après avoir mené le ballon pour 20 ans des mètres tout droit.

Donc voilà, l'Inter, elle a beaucoup, beaucoup de possibilités, elle a beaucoup de qualités, mais elle était dans un mauvais moment. Donc, cette victoire, ça lui fait vraiment du bien, parce qu'on commençait à avoir des doutes sur Kivu aussi, et ils ont un match difficile ce week-end contre Com.

Intervenant 401:20:37

Un match Stuttgart-Polo qui a perdu à Galatasaray.

Intervenant 101:20:40

Pas payé.

Intervenant 401:20:41

Ouais, c'est vraiment dommage. Et à Sebastian Henner, je pense qu'il a tout résumé. Il a dit : « Le résultat ne reflète pas le déroulement de la rencontre. » Maintenant.

Intervenant 101:20:48

Ils vont avancer pour Lille, alors. Ils ne vont pas gagner contre Stuttgart.

Intervenant 401:20:51

Il y a quelque chose qui s'appelle l'efficacité au foot. Pour moi, c'est la seule statistique importante. Et quand tu as les occasions, il faut les mettre au fond. Et il y a eu aussi cinq minutes où Stuttgart n'était pas sur le terrain. Batracof en a profité, le jeune de 21 ans en a profité pour mettre un doublé. C'est vraiment une occasion ratée, parce qu'il y avait théoriquement, je dis bien théoriquement sur le papier, une possibilité de finir dans le top huit. Et ça, c'est un petit peu dommage.

Intervenant 101:21:18

Paulo, Daniele, Julien, merci beaucoup. On garde juste Edgar, parce qu'il faut qu'on parle évidemment du drame du joueur de Tenerife, décédé ce matin. Merci, les gars.

Intervenant 301:21:29

Merci. Bonne soirée.

Intervenant 101:21:30

Bonne soirée. Oui, évidemment, c'est le drame en Espagne. Edgar, il faut que tu nous dises ce que représente ce drame, donc le décès de l'attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel. Donc, suite au choc avec le gardien d'Andorre, on parle, pour ceux qui n'ont pas suivi, d'un match de D2 qui s'est déroulé ces dernières heures entre les deux équipes. Choc entre le gardien d'Andorre qui est sorti un peu en mode kamikaze sur le joueur de Tenerife, choc à la tête, et il est décédé ce matin. Alors, il y a plein d'infos qui circulent sur la prise en charge médicale après l'accident.

Évidemment, le gardien d'Andorre est totalement dévasté. Enfin bon, c'est une affaire.

Intervenant 401:22:08

Bien sûr, il se fait insulter aussi, lui.

Intervenant 101:22:10

Oui.

Intervenant 401:22:12

Voilà, c'est une affaire qui va être sans doute... il va sûrement y avoir des suites judiciaires, évidemment, à tout ça, et tout le monde est sous le choc, quoi.

Intervenant 101:22:20

Oui, bien sûr. Alors, une enquête a été ouverte par la police espagnole, mais le procureur général de Santa Cruz de Tenerife disait que c'est quand même, il imagine, très difficile ou compliqué d'imaginer qu'il puisse y avoir des suites pénales à cette affaire pour Jesus Owono, le gardien, puisque cette action vient dans une action de jeu. Voilà, des sorties, des mauvaises sorties comme ça. Alors, celle-là était particulièrement violente, évidemment, mais.

Intervenant 401:22:46

Mais en tout cas, il ne faut pas dire que c'est banal. La sortie, elle est...

Intervenant 101:22:49

Oui, non, non, bien sûr.

Intervenant 401:22:50

Elle est celle d'un mec qui ne contrôle rien, à la limite de la débilité, de faire une sortie aussi bête. Maintenant, évidemment qu'il n'a pas de préméditation, évidemment qu'il n'a pas voulu faire ça, évidemment, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Mais il y a ce soir un témoignage, ça peut paraître fou, mais j'imagine que ceux qui ont notre âge ont forcément pensé à Baptiston. Et l'équipe l'a interrogé ce soir, et il paraît que ça l'a profondément touché, parce qu'il a revisionné, ça l'a ramené à ce qu'il avait vécu.

Intervenant 101:23:20

Parler de Baptiston.

Intervenant 401:23:21

Baptiston, oui, qui a parlé, qui a dit que ça lui procure un sentiment effroyable, parce que ça l'a ramené à ça. Et oui, c'est un terrain de foot, et tu n'imagines pas qu'un truc comme ça puisse arriver. La sortie, elle est... oui, bah oui, c'est un jeu où les corps sont en contact. À un moment, il faut quand même un peu maîtriser les choses, quoi.

Intervenant 101:23:36

Un mort sur un terrain au foot, suite à un choc, c'est une rareté.

Intervenant 401:23:40

C'est un choc, c'est rare. Parce que normalement, c'est arrivé ces derniers temps qu'on est le mec tout seul, problème cardiaque, mais sur le contact de l'invité.

Intervenant 101:23:47

Oui, il n'y a pas d'autres joueurs qui sont impliqués.

Intervenant 401:23:49

Choc, j'en avais jamais eu.

Intervenant 101:23:51

C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'est dit.

Intervenant 401:23:53

Non, non, mais c'est...

Intervenant 101:23:53

On a été obligés de repenser à 82.

Intervenant 401:23:54

Ouais, Edgar.

Intervenant 101:23:56

Même si les deux n'ont évidemment aucun rapport, c'est une semaine assez terrible en Espagne, parce qu'il ne faut pas oublier aussi qu'il y a eu la catastrophe de l'accident de train. Et donc, par exemple, ce soir au Metropolitano, et c'était le cas aussi à Villarreal pour le match Villarreal-PSG, il n'y a pas eu d'hymne de la Ligue des Champions. C'était le cas aussi à Barcelone, pas eu d'hymne de Ligue des Champions. Il y a eu simplement un grand hommage aux victimes, déjà, de l'accident ferroviaire et à Jesus de Miguel. Et tu sens que c'est ça qui compte le plus.

Et d'ailleurs, par exemple, pour vous illustrer ça, le journal AS vient de publier, vous savez, le soir, il publie leur une du lendemain, et les résultats de la Ligue des Champions sont en tout petit en dessous, et en grand, c'est « Repose en paix ». Voilà, c'est « Repose en paix », c'est l'hommage à Jesus de Miguel qui prône surtout le reste aujourd'hui en Espagne. Et d'ailleurs, la Fédération royale de foot espagnol a suspendu tous les matchs de Coupe du Roi et de Coupe de la Reine qui devaient avoir lieu cette semaine. Merci, Edgar. Bonne soirée.

Intervenant 401:24:57

Merci.

Intervenant 101:24:57

Domontsour, on sera de retour après le match de Lens face à Caumes et Julien Cazare. Et là, toujours à distance, toujours avec les joueurs du PSG, Julien ?

Intervenant 401:25:03

Oui, bah oui, là, c'est extraordinaire.

Intervenant 101:25:05

C'est combien de séjours ?

Intervenant 401:25:06

C'est un séminaire ou quoi ?

Intervenant 101:25:08

Ça dure 15 jours. Ça dure 15 jours. Non, là, c'est le dernier soir, mais c'était assez incroyable. On a regardé tous le match ensemble, c'était merveilleux. Une ambiance de folie.

Intervenant 401:25:17

Tu as vu ta meilleure vie, là.

Intervenant 101:25:19

Ouais, c'était pas mal, c'est pas mal. Il y a quelques jours, alors Pastore a joué un five. C'est encore pas mal, Pastore. Autant Battet et Pylorjet, ils sont un peu dans le dur. Je ne vais pas te mentir, c'est rouillé, ça coince un peu. Mais alors, Pastore, c'est encore pas mal. Il a dit : « Moi, je ne fais plus de sport. Je ne fais plus de sport. » Je dis : « Bah, ça va quand même. » Il dit : « Oui, mais comme ça, j'ai arrêté. »

Intervenant 401:25:44

L'ennemi du Cazare, on se le laisse tout de suite. Et nous, on revient demain soir. Bonne nuit à tous.

Intervenant 201:25:49

RMC, jusqu'à 00:30.

Intervenant 301:25:52

L'After Foot.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.