Cet épisode de L'After Foot s'interroge sur l'intérêt de la Conference League, une compétition européenne souvent jugée secondaire. Les chroniqueurs débattent de la réforme de la Coupe d'Europe, née de la Super League, et d'une idée de championnats raccourcis suivis d'une grande compétition européenne.
Un intervenant défend la Conference League en évoquant l'émotion qu'elle offre aux clubs modestes, tandis que son interlocuteur remet en cause son intérêt sportif et économique. Les échanges abordent aussi l'audience des matchs et l'attractivité des compétitions.
Les auditeurs découvriront des arguments opposés sur la place de cette compétition dans le football européen.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Kevin Diaz
La transcription de cet épisode sur l'intérêt de la Conference League a été réalisée avec la technologie de l'assistant de réunion IA de HappyScribe.
Les publicités de cet audio diffèrent du texte. Touchez la phrase que vous entendez pour suivre.
Synchronisé : le texte suit maintenant l'audio.
Vous écoutez.
RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est minuit une, messieurs dames. Nous sommes là jusqu'à minuit et demi, Kevin Diaz, Jean-Louis Tour, Daniel Rio. Monaco, euh, qui bat Nordjylland 2-0.
Alors, on avait dit comment, Monaco ?
Bon, on peut le dire, non ?
Personne ne l'a mis dans ses 3 points.
Bon, on peut le dire, non ?
Oui, bah non, personne ne l'a mis dans ses 3 points.
Bon.
Ouais.
Non mais non, faut suivre le programme.
Ouais, franchement, là, faut suivre le programme.
Oui mais, euh, vos 3 points donnent une idée, mais c'est pas la vérité absolue non plus.
Bah moi j'ai envie d'un rendez-vous en barrage, tu vois.
Structurez, on va s'en occuper.
Non, non, c'est pour structurer le débat.
On va structurer le débat.
Il y a pas envie de faire top 8, quand même, Monaco ?
Oui, on va faire top 8, oui.
Bon, alors là, y aura même pas de...
Franchement, mais euh, mais franchement, cette compétition, mais faut l'arrêter de toute urgence, en fait. De toute urgence. C'est pas bon pour le bilan carbone, y a rien qui va...
Kevin, Kevin.
C'est...
Kevin, maintenant.
Ouais, moi là, j'en suis au bilan carbone pour l'argument.
Ah, franchement, non, pour la Conference League, j'en suis au bilan carbone.
Kevin.
Arrêtons, cette compétition n'est pas bonne pour la planète.
Puisque...
C'est pas du football.
Kevin.
Franchement, venez voir un match de National, un samedi matin.
Je t'appelle, Kevin.
Tu fais des coupes du monde en 3 coups de cinéma et tu veux nous sortir le bilan carbone de la C4, toi.
Mais c'est quoi cette coupe du monde, DU13 ou DU14, là, qui a eu lieu, là ?
Kevin, arrête de tout mélanger.
DU15, mais c'est horrible.
Oh.
Mais pourquoi ils commencent à faire ça ?
Ouh, ouh, ouh.
Je pense, c'est ridicule, ridicule.
C'est vrai, c'est bon. Pendant des années, comme tu m'as fait le coup, là, à pas vouloir discuter parce que le tampon UEFA, la tradition, c'est ce qu'il y a de plus important. À partir du moment où, d'ailleurs, il faudra qu'on en parle la semaine prochaine, où.
Je veux être là, dans ce.
Où le Real, où le Real a fini par retirer sa plainte, qui aurait vidé d'oseille les caisses de l'UEFA, et que maintenant ils s'entendent, et que tout ça n'était qu'une affaire de business.
Oui, ça l'est.
Maintenant qu'ils sont tous à la même table, est-ce qu'on peut admettre que la réforme de la Coupe d'Europe, qui a été faite uniquement pour contrer la Super League, n'est pas bonne ? Tu viens de le dire, y a des compétitions qui dévaluaient, des compétitions dévaluées, et que donc.
C'est une catastrophe, même.
Repenser.
À cause de la Super League.
Repens- voilà, repenser, justement, et se servir du travail amorcé par A22 à l'époque pour refaire une Ligue des Champions autrement.
A22 ?
Non mais ça n'existe plus, maintenant.
A22, on dirait un truc de, euh, un truc de cyborg dans un gardien de Moselle.
Néanmoins, néanmoins, ils ont failli vider de l'oseille l'UEFA, et c'est y a finalement un accord financier qui est né.
Mais l'oseille, l'oseille, l'oseille, est-ce qu'on peut parler un peu de la compétitivité ?
Donc, est-ce que tu es d'accord pour qu'on essaye ? De toute façon, c'est pas nous qui allons le faire, donc tu sois d'accord ou pas, on s'en fout.
Moi, j'ai déjà la solution, hein, je l'avais donnée dans l'after.
Est-ce que reformer, refonder la Coupe d'Europe, c'est important ? Parce que là, sinon, déjà l'Europa League, avant les barrages, ça intéresse plus personne. La Conference League, faut arriver en demi-finale, et la Ligue des Champions bientôt, même les huitièmes, souvent le match aller, la décision est faite.
Moi, j'avais donné.
Donc, il va falloir bouger, quand même, hein.
Je te propose un truc, j'avais donné, euh, j'avais donné une proposition dans l'After, y a déjà 2 ans, je crois, au moment de la Super League, etc., pour dire que, en fait, on fait des championnats raccourcis, un peu à l'américaine, sur 7 mois, et après tu fais la Coupe d'Europe en mode Coupe du monde pendant un mois et demi. Voilà.
Euh.
Et comme ça.
Tu sais qu'il y a que les champions.
Tout est ramassé, y a moins de déplacements.
Je sais pas, mais toujours est-il qu'il va falloir rééquilibrer les trucs et avoir des compétitions.
Qui a gagné la Conference League ?
Euh, je ne sais pas, mais je veux pas le savoir.
Le grand Michel Platini, et tu sais pourquoi ?
Oui, pour que les petits pays puissent avoir accès à la Coupe d'Europe, etc.
Alors toi, toi qui t'occupes tous les, tous les jours d'un club, d'un petit club.
Ouais.
Qui a besoin d'exister, qui a besoin d'un championnat.
Ouais.
Qui a besoin de confrontation, pour progresser, pour monter. C'est incroyable que tu aies sur des choses sur la Conference League.
Non, non, non, mais moi, moi je suis désolé.
La Conference League, c'est extraordinaire.
Non, je suis pas d'accord.
Non, je suis pas d'accord, je suis pas d'accord.
Extraordinaire.
Je ne suis pas d'accord. Va à Craiova voir un match, tu en parles aux joueurs, t'en parles aux supporters.
Non, mais.
Ils jouent la Coupe d'Europe, les mecs.
Non, non, y a, y a.
C'est le meilleur jour de leur vie.
Non, y a.
Toi, tu défends la Coupe de France toute l'année, la Conference League, c'est la même chose.
Non, mais oui, mais on n'est pas obligés d'en parler.
Exactement.
Et c'est ça le, le truc après.
En fait, le problème, le pour eux, c'est extraordinaire, oui, mais pas pour nous.
C'est marrant quand moi je dis ça sur la Coupe de France.
Non, mais pas pour nous.
Non, mais Gilbert a complètement raison, dans le sens où ça a élargi.
Ils disent qu'ils sont là pour l'oseille. La Coupe de France, c'est pas encore pour l'oseille, c'est encore pour les émotions.
Elle est là, énormément d'oseille en Conference League, hein.
Elle est là, encore, y en a très peu.
Ça fait plus de 20 ans.
Elle est là également pour intéresser les clubs.
En fait, le problème, c'est que nous ne sommes pas obligés, dans la phase de poules, d'aller survendre un Monaco, euh, Nogent-d'Olande, là, et d'en parler. Et même les supporters monégasques, je pense, ne vont pas s'offenser. En revanche, avec notre football français totalement déclassé, dire qu'à partir des quarts de finale, comme l'année dernière, quand on était en road to Leipzig, si jamais un club français finissait par l'accrocher, euh.
Et tu te rends compte.
On serait quand même contents.
Ah oui, oui.
On serait quand même contents.
Donc, tu, tu penses que.
Tu penses, par exemple, que Monaco.
Mais c'est des supporters francophones.
Monaco, ils auraient kiffé d'aller en Ligue 2.
Même être en demi-finale.
Pas de problème pour que la Roma l'a gagné, c'était en trance.
Pas de problème pour que Strasbourg.
Pas de problème pour Strasbourg, d'accord, mais Monaco, par exemple, Monaco, s'ils sont en finale de la Conference League.
Bah, c'est génial.
Tu crois que c'est quoi, l'audience à la télé ?
Bah, on s'en fout.
Tu viens de dire que c'est pas ça qui doit être intéressant, c'est l'émotion, faut savoir.
Mais ça va donner de l'émotion à qui ?
Bah, aux monégasques.
Y avait, y avait, y avait, je sais même pas s'il y avait 1500 personnes ce soir.
Parce que la, parce que le PSG en Ligue des Champions, tu crois que les Marseillais et les Lyonnais font la fête ?
Mais non, ça arrive.
Ça intéresse tous les Parisiens.
C'est la Ligue de foot, c'est pas ça.
C'est la Ligue des Champions, même l'Europa League.
Ouais, ok, très bien.
L'Europa League de Marseille contre à Lyon, contre l'Atlético, je suis sûr que ça fait une énorme audience, le stade était plein.
Alors donc, c'est l'audience qui détermine ?
Mais non, mais je veux dire, l'attractivité d'un match, d'une compétition.
Stop, lance.
Ok, mais bon, enfin.
La majorité des gens ne sauront même pas qui ont gagné les 3 dernières Conference League.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.