Cet extrait de l'After Foot revient sur la victoire de l'OM à Leverkusen en Europa League et sur le redressement de l'équipe après un début de saison difficile. Les chroniqueurs débattent du rôle de la confiance, du travail de l'entraîneur Genésio et de la forme retrouvée de joueurs comme Gouéry ou Timothy Weah.
Ils s'interrogent aussi sur la place réelle de cette compétition européenne dans les objectifs du club et saluent le soutien des supporters marseillais. Les opinions exprimées restent celles des intervenants, qui analysent surtout la dynamique collective de l'OM.
Cette transcription de l'épisode sur la victoire de l'OM à Leverkusen a été réalisée grâce à la technologie derrière l'IA compte rendu réunion de HappyScribe.
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RMC.
Bon, en tout cas, évidemment, on est... on est très contents ce soir pour l'OM. En fait, quand on prend un peu de perspective, c'est quand même un redressement de folie entre championnat et ce soir-là, confirmation que... je sais pas, Genésio a transformé son équipe.
Confirmation qu'il a fallu du temps pour redonner de la confiance aux joueurs.
Parce que là, c'est pas des clubs moyens de Ligue 1, là, ce soir, quand même. T'es à l'extérieur, c'est un beau club européen.
Bien sûr que la série de 4 matchs leur a fait du bien. Je pense que ce soir, personne ne s'attendait à voir l'OM gagner à Leverkusen, tout simplement parce qu'au-delà même de l'éventuelle différence de niveau et de ce qu'on pouvait penser de l'affiche et des forces sur le papier, on ne sait pas du tout ce que l'OM veut faire de cette Europa League. Parce qu'à force d'avoir dit « on peut pas faire les deux », ou « on va zapper cette confér... euh, cette Europa League », et puis on a perdu—
Mais ils ont jamais dit qu'ils allaient la zapper !
Ils ont jamais dit qu'ils allaient la zapper !
Oui, mais—
Et Genésio, le premier, a toujours dit : « il faut la jouer ». Je sais pas jouer tout le temps, enfin, tu disais que ce qui était prioritaire, c'était le redressement en championnat, et—
Mais ça, c'était— c'était clairement prioritaire !
Évidemment. Évidemment.
Après un mois d'oud kata, t'étais obligé de—
Mais finalement, parce que cette phase de poules laisse du temps pour se redresser, et que tu peux... il faut dire la vérité, dans cette Europa League qui est totalement dévaluée, t'as quand même des matchs, heureusement, qui sont à ta portée, comme je le disais tout à l'heure en intro : si autant le foot français en Ligue des Champions, c'est compliqué, mais là, ça va, tu manges quand même un menu abordable, à un tarif que tu peux payer quand même, quoi, tu vois, voilà. L'Europa League, si même là t'y arrives pas, au moins dans la phase de poules, hein, parce qu'après, pour ce qui est de la suite, c'est toujours compliqué. Mais bon, là, oui, tu peux te redresser, on a vu le calendrier, les matchs à venir, l'OM peut peut-être s'en sortir.
Mais la confiance accumulée sur les matchs, ça se voit, les joueurs. T'avais des mecs, Egan R— je sais pas, on prend qui par exemple, Egan Riley ? Egan Riley, c'était pas un petit branleur, t'as l'impression que—
Le gardien aussi !
N'importe quel attaquant, n'importe quel attaquant, il pouvait lui faire la misère. Là, c'est « eh, maintenant il est bon ».
On peut en citer plein. Moi, celui qui me saute aux yeux, c'est Gouéry. Parce que Gouéry, avant de mettre son but, il fait—
Gouéry, le truc, c'est que tu sais qu'une fois de temps en temps, il peut toujours te faire un beau—
Non, non, non.
Ce que je veux te dire, c'est que sur les actions qu'il fait, c'est exactement la confiance. Quand il tente le petit bond et le face-à-face, c'est vraiment qu'il est... il s'est un peu relâché, quoi.
Il joue pas, il le joue trop décontract, ce coup-là.
Ouais, ouais.
Parce qu'il fait une action qui est fantastique. En fait, si— non, il a pris... il a pris le plaisir de lui envoyer.
Il a voulu, il a voulu, je trouve.
Sur la dernière touche, tu veux dire, quand il faut marquer.
Le petit cratère, ouais.
T'as parlé pas mal de... t'as parlé pas mal d'Europa, là. Du coup, c'est quoi l'Europa League, courte paille ? C'est quoi, c'est... Buffalo ? Buffalo ? Lyon de Bruxelles ?
Moi, c'est une chaîne, en tout cas.
Ouais, c'est une chaîne.
C'est une chaîne, quoi.
Mais y aller, ça va. Le samedi soir, famille.
Mais là, je pense que sur cette action, Gouéry, il a voulu le plat plus le dessert. Il en a un peu trop.
Je pense qu'en début de saison, sans la confiance, il tente même pas ce petit bond.
La Conférence League, tu vois.
Bien sûr.
Ah oui, la Conférence League, c'est flunch.
C'est flunch.
Ah non.
Ça va couler pour flunch.
Non, non.
C'est dur.
C'est rendu flunch.
Ou alors est-ce que c'est le repas à volonté ?
C'est la cantine universitaire, limite, hein.
C'est le repas à 2 barres.
C'est le repas à 2 barres.
Je suis d'accord.
Je suis d'accord.
Je suis d'accord.
Ouais.
Enfin, bon.
Non, mais Gouéry, tu le sais qu'il est capable, une fois de temps en temps, son problème à lui, c'est d'être bon souvent. Ça a toujours été ça, son problème. Mettre des beaux buts, Gouéry, il en met des beaux depuis...
Oui, oui.
Non, mais c'est... je trouve que ça aide très bien la confiance.
Les premiers jours.
Par rapport au début de saison, tu vois.
La confiance, c'est... mais on le dit tout le temps, c'est ça qui fait les équipes, en fait.
Après, il n'y a pas que... il n'y a pas que la confiance, il y a aussi quand même... la régularité dans les performances de l'OM, quand même. Même si c'était face à des petites équipes, ils avaient montré une certaine forme de régularité. Et mine de rien, en Coupe d'Europe, ils ont moins de pression qu'en championnat.
Attends, excuse-moi de te couper, il n'y a pas que contre les petites équipes, hein. Contre les grosses équipes en début de saison, sur certaines phases, ils ont montré de la pression.
La Coupe d'Europe, c'est 90 minutes.
Bien sûr.
Aujourd'hui, c'est un match de 90 minutes.
Là où t'as raison, c'est qu'ils ont étiré sur 90 minutes des phases qu'on avait déjà vues depuis le début de saison.
Pas de souci. Après, il n'y a pas que des... il n'y a pas que des joueurs qui ont les pieds carrés, quand même, à l'OM. Mais il fallait que ce soit pour des joueurs qui reviennent de blessures, pour des joueurs qui n'avaient pas de temps de jeu sur les... voire sur les 2 dernières saisons pour certains, il fallait enchaîner les matchs pour pouvoir arriver à ne serait-ce qu'avoir la confiance de jouer 80 ou 95 minutes.
Tu récupères un Haggard qui a plus l'air normal, et ça, ça compte beaucoup derrière.
Lui aussi, il fait un gros match.
T'as un Timothy Weah qui arrête d'être arrière droit, et on sait tous ce qu'on a dit sur...
Là, il a été bon, aujourd'hui, comme ça.
C'est quand même...
Bon, on le sait.
Mais c'est quand même largement mieux ailier 3 que l'arrière droit.
Oui, oui, mais en fait, c'est des choses qui sont assez basiques, finalement. On le savait, tout ça.
Oui, mais...
On savait qu'arrière droit, dans une défense à 4, il... il est pas utile à une équipe.
Quand tu...
Là, il a été utile.
Tu sais qu'en plus, là, t'as le petit Bézaff qui est très bon au poste d'arrière droit. Alors il est encore jeune, il est pas encore parfait, etc. Mais il n'avait pas cette solution en début de saison, et c'est aussi la réussite de Genésio d'avoir fait émerger ce...
Quand tu vois le 11 de départ de l'OM, aujourd'hui, à part le petit Bézaff, mais ça peut arriver, en Coupe d'Europe tu fais jouer un petit jeune en formation, un latéral droit, ça va, c'est pas le poste central. Mais pour le reste, t'as quand même des internationaux, t'as des joueurs qui ont joué des Coupes d'Europe, t'as un Kodogbia qui, sur 90 minutes de... enfin, il a pas joué 90, mais sur 70 minutes, ça va, quoi, ça passe.
Mais ça a pas été toujours le cas.
Mais tout ça, on le disait au mois d'août. Le problème, c'était qu'ils étaient dans le trou. Et que les discours qui tournaient, c'était : « t'es pas habitué à jouer le bas, donc ces mecs-là vont se chier dessus, puis avec la pression, ils vont pas y arriver, et tu pouvais pas jouer 2 matchs par semaine, et puis... » Mais en fait, là où je crois me souvenir de ce que j'ai dit, c'était que le plus important serait pour Genésio de travailler sur la tête. Et qu'avant de penser à la tactique, à tout ça, prends un psy et parle à tes joueurs. Parce qu'évidemment, on le sait qu'il n'y avait pas des... il n'y avait pas des pompes à vélo dans cette équipe, et qu'il y avait au moins des joueurs pour jouer 6, 7, et peut-être mieux maintenant, on sait pas.
Ce qui était anormal, c'était leur niveau. Ça veut dire que les mecs, ils avaient les pieds qui étaient frigorifiés.
Il y a quand même un truc d'année.
C'était ça qui était anormal.
Il y a quand même un truc, monsieur.
La confiance, c'est ce qui compte le plus dans le sport de haut niveau.
La confiance, elle vient aussi, et moi je dois les féliciter, enfin j'ai envie de les féliciter parce qu'on n'a entendu qu'eux ce soir, c'est les supporters marseillais. Ils ont été exemplaires. Depuis le début de l'année, ils sont exemplaires.
Ils ont jamais lâché, de toute façon.
Oui, mais justement.
Ils n'ont pas lâché. Et donc là, les joueurs à l'extérieur, ils font un bon match, t'entends un haut arme là, à la 60e, où t'as l'impression que l'OM mène 2-0 alors qu'il y a encore 0-0, eh bien ça fait partie de cette confiance-là aussi.
Ouais.
Où les joueurs se disent : « bon bah, on est quand même soutenus, on a un entraîneur qui a de l'expérience ». Et encore une fois, vous l'avez dit ce week-end, mais bravo à Genésio.
Ouais, moi je vais insister sur Genésio d'ailleurs.
Ce qu'il fait avec cette équipe, franchement, c'est très, très fort.
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