Transcription de La deuxième liste de Zinédine Zidane vous a-t-elle convaincu ? – 06/11

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot revient sur la deuxième liste de Zinédine Zidane pour l'équipe de France, avec la surprise Pablo Pagis, les absences, les retours attendus et la concurrence relancée au milieu de terrain. Les animateurs débattent des choix du sélectionneur, notamment chez les gardiens, et des prochains matchs contre l'Italie et la Turquie.

La soirée aborde aussi l'affiche de Ligue 1 entre Toulouse et Strasbourg, avec les compositions et les statistiques offensives des deux équipes, puis l'hommage rendu à Carlo Molinari, ancien président du FC Metz. Les opinions exprimées sur ces sujets restent celles de leurs auteurs.

Dans cet épisode Karine Galli, Lionel Charbonnier

Cette transcription de l'épisode sur la deuxième liste de Zinédine Zidane a été réalisée avec la technologie HappyScribe, la même qui sert à rédiger un compte rendu de réunion avec l’IA.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Lionel Charbonnier00:00:02

RMC. RMC, l'after life.

Intervenant 100:00:07

Karine Gaye.

Karine Galli00:00:08

Bonsoir à tous. Très heureuse de vous retrouver en ce vendredi. Il va y avoir de la ligue 1 ce soir, avec le match entre Toulouse et Strasbourg, et puis l'événement du jour, c'était la deuxième liste de Zinédine Zidane. Eh bien, il y a une surprise, une grosse surprise : c'est Pagis, le joueur du Paris FC qui est convoqué pour la première fois de sa carrière en équipe de France. C'est la première fois qu'un joueur du club francilien est appelé en blond. On en parlera évidemment avec Valentin Jamin, parce qu'il y a des retours aussi importants. Vous saurez tout, bien évidemment. Il est là, à mes côtés, c'est Lionel Charbonnier.

Bonsoir.

Lionel Charbonnier00:00:41

Bonsoir Macarine, bonsoir à toutes et à tous.

Karine Galli00:00:43

Juste comme ça, mais on va évidemment détailler dans quelques minutes. En un mot : est-ce que tu aimes les choix, les retours, et ce que Zinédine Zidane a dit en conférence de presse ? Pas tout ?

Lionel Charbonnier00:00:55

Pas tout. Il y a un truc qui me.

Karine Galli00:00:57

Pas c'est du tizi qui me chagrine. Pas tout. Ah ben, vous saurez.

Lionel Charbonnier00:01:00

C'est pas tizi d'ailleurs.

Karine Galli00:01:01

Vous saurez dans quelques minutes ce qui chagrine Lionel Charbonnier, coéquipier de Zidane, champion du monde 98 avec lui. Ça, c'est du teasing. Il y a une affiche ce soir entre Toulouse et Strasbourg. On va prendre la direction du sud-ouest, où on va retrouver Romain Malric et Arnaud Valadon. Bonsoir messieurs.

Lionel Charbonnier00:01:19

Bonsoir Karine, bonsoir Lionel.

Karine Galli00:01:20

Salut Karine, salut Lionel, salut à tous. Bon alors messieurs, nous avons le 12e qui est opposé au 13e. Nous avons deux équipes qui ont 10 points. Vu comme ça, ça ne fait pas forcément rêver, mais je sais que vous allez arriver à nous rendre ce match sexy, à nous dire pourquoi, évidemment, il faut être sur RMC pour suivre ce TFC face au Racing.

Lionel Charbonnier00:01:39

Est-ce que vous aimez le Danemark ?

Karine Galli00:01:41

Écoute, je n'y suis jamais allé, et j'aimerais.

Lionel Charbonnier00:01:44

Voilà.

Karine Galli00:01:44

Eh ben, pourquoi on vous dit ça ?

Lionel Charbonnier00:01:46

Le Danemark, il vient d'ici en tout cas.

Karine Galli00:01:47

Oui. 6 joueurs sur les 22 alignés sont danois. Plus, vous rajoutez le coach du TFC, Romain. On va dire : ce n'est pas le championnat de Ligue 1, c'est un peu le championnat du Danemark pour ses compositions, où il y a presque plus de joueurs danois que de joueurs français, d'ailleurs.

Lionel Charbonnier00:02:00

Voilà. C'est dire à quel point la Ligue 1 est attirante, Karine.

Karine Galli00:02:03

Bien sûr.

Lionel Charbonnier00:02:03

Il ne faut pas en douter. Les joueurs du Danemark ont choisi la Ligue 1 pour performer, et peut-être pour aller plus loin. On ne sait pas. Il y a en effet beaucoup d'intérêt à regarder ce match, je n'en doute pas. D'abord parce que ce sont deux équipes qui jouent plutôt bien, quand même, depuis le début de la saison. Alors, avec des fortunes diverses. Du côté de Toulouse, on considère, et beaucoup le considèrent d'ailleurs, même les entraîneurs des équipes opposées, que Toulouse joue bien, mais n'est pas forcément toujours.

Karine Galli00:02:32

Payée.

Lionel Charbonnier00:02:32

Payée par les occasions qu'ils ont. Même si on a Casper Teksten qui est déjà à 5 buts cette saison, mais il en aurait peut-être le double s'il avait converti toutes ses occasions en buts. Et puis on a une équipe de Strasbourg dont on sait que c'est toujours un peu difficile à lire en début de saison. Strasbourg, on le sait, notamment par sa situation avec Blueco. Mais Strasbourg s'est refait la cerise la semaine dernière contre Auxerre en marquant 5 buts, avec deux joueurs, notamment Yacine et Godot, qui ont enflammé la Meinau. Et donc, c'est possible qu'on ait quand même, offensivement, des choses qui se passent ce soir au stadium.

Je ne sais pas si je t'ai convaincu, mais nous, avec Arnaud, on est convaincus.

Karine Galli00:03:08

Toi, tu m'as convaincu en tout cas.

Lionel Charbonnier00:03:09

Non mais je suis convaincu, mais si on est avec vous, on va passer une belle soirée. Après, j'essaye d'oublier que Toulouse, évidemment, reste sur deux matchs sans marquer. Mais je me souviens dans le même temps de ce que tu me disais à chaque fois, Romain, c'est que les buts arrivent. Parfois ils n'arrivent pas, mais j'y crois, tu vois, à chaque fois.

Karine Galli00:03:22

J'ai une stat, j'ai une stat, Karine.

Lionel Charbonnier00:03:23

J'étais sûr que tu allais me lancer là-dessus. Mais Toulouse a marqué 12 buts depuis le début de la saison. Sais-tu combien il y en a en deuxième période ?

Karine Galli00:03:30

J'espère qu'il y en a beaucoup.

Lionel Charbonnier00:03:32

11 ?

Karine Galli00:03:32

Ah, très bonne stat.

Lionel Charbonnier00:03:33

11 sur 12. 11 sur 12 en deuxième période. C'est dire la qualité.

Karine Galli00:03:37

Moi, j'ai un argument pour Lionel, pour le convaincre.

Lionel Charbonnier00:03:39

Dis-nous.

Karine Galli00:03:39

Vas-y, c'est simple. Giovanni Rena est titulaire. Le fils, le fiston.

Lionel Charbonnier00:03:44

Eh ouais.

Karine Galli00:03:44

C'est un joueur du moment décisif.

Lionel Charbonnier00:03:46

Mais de toute façon, on est convaincus.

Karine Galli00:03:48

Et Guillaume Res est là aussi, hein.

Lionel Charbonnier00:03:49

Oui, on va regarder une équipe de France, quand même.

Karine Galli00:03:51

Mais attendez, messieurs, on est convaincus. On le savait que vous alliez nous vendre ce match et nous donner envie. On voulait juste que vous puissiez nous proposer vos arguments. Alors dites-nous tout. On va détailler les compos. Alors, on a compris, il y a Rest, il y a Giovanni Rena. Mais qu'est-ce que ça donne exactement dans les choix, notamment côté Toulouse ? Mon cher Romain, il y a une équipe pour marquer des buts, tu le sens ?

Lionel Charbonnier00:04:11

Oui, alors honnêtement, il y a un vrai choix pour ce qui est du système offensif toulousain. Alors, du côté défensif d'abord, Rest dans les buts, évidemment, convoqué tout à l'heure à 18 h 00 une nouvelle fois avec l'équipe de France. C'est la bonne nouvelle pour Guillaume Rest et pour le TFC. La défense à 4, c'est du classique avec Tap et Nicolais Sen, qui a d'ailleurs été convoqué par le Danemark. Mackenzi et Diallo en l'absence de Messali, qui est blessé. Au milieu de terrain, l'incontournable Caceres, associé à Nico Sigur, le Canadien.

Thomas Jorgensen sera évidemment là dans l'entrejeu. Alors, peut-être à droite, peut-être aussi en rôle de numéro 10. Mais surtout, le choix pour accompagner Casper Teksten dans l'avant-centre danois de cette équipe toulousaine. Il n'y a pas Russell Roe, qui est sur le banc aujourd'hui.

Karine Galli00:04:55

Eh ben, écoute, je crois que c'est une bonne nouvelle.

Lionel Charbonnier00:04:57

J'étais sur le banc.

Karine Galli00:04:59

Il a été pris à Rondonum.

Lionel Charbonnier00:05:01

À Rondonum, malheureusement, est suspendu. Et du coup, on a le jeune Suédois Sae-Yon Opong, qui est titulaire avec Santi Hidalgo, l'attaquant argentin. Ça fait pas mal. Ça fait pas mal de joueurs offensifs, quand même. Il y a quatre vrais attaquants, ou en tout cas offensifs, du côté de Toulouse.

Karine Galli00:05:19

Magnifique. Alors, du côté de Strasbourg, on était sur quatre défaites. Et enfin, eh bien, il y a eu l'adversaire rêvé. Je suis désolé, mon cher Lionel.

Lionel Charbonnier00:05:26

Tu as raison. Quand tu es malade, tu te prends un petit médicament, tu vas jouer à Auxerre, ça se passe bien.

Karine Galli00:05:30

Eh ben, voilà. Et donc, il y a eu une victoire large, 5 buts à 1. Donc Strasbourg, ça a un petit peu refait la cerise. Quels sont les choix du côté du Racing, Arnaud ?

Lionel Charbonnier00:05:38

Ah ben, c'est simple. On reprend les mêmes qui ont battu l'AJ Auxerre, 5 buts à 1. C'est vrai, tu l'as précisé, avec cette série qui a été stoppée de quatre défaites de suite, avec trois déplacements. Ils sont quand même allés au Paris FC et à Rennes et à Nice, et ils avaient perdu le Paris Saint-Germain à la Meinau entre-temps. Donc le calendrier n'avait pas été évident pour les Strasbourgeois. Mais c'est vrai que cette victoire 5-1 contre l'AJA a fait du bien. Et donc, ce sont les 11 mêmes joueurs. Jorgensen, l'autre. Il y a Thomas au TFC. Il y a Philippe, c'est le gardien du Racing Club de Strasbourg.

Koulibaly Doukouré en défense. À droite, Hogsberg de la défense, autre danois, Osso à gauche. Donc défense à 4. Trois milieux de terrain : Jorrena, Samir El Mourave, et Dario Esougo, le Portugais. Les trois devant. Godot à gauche. Jessie Miassine à droite, le Marocain. Et Konrad Harder, autre danois, qui est titulaire à la pointe de l'attaque strasbourgeoise.

Karine Galli00:06:31

Merci beaucoup, messieurs. On revient vous voir dans quelques minutes. Vous le savez, il y a la Ligue 2 également ce soir, la 11e journée. Il y a plusieurs matchs qui se déroulent ce soir. Et il y a évidemment également un hommage ô combien important pour Carlo Molinari. Vous le savez, il est mort cette semaine à 93 ans. Lui qui a été le président historique du FC Metz pendant 37 ans. Et donc, lors du match entre Montpellier et Metz, évidemment, il a été honoré. Bonsoir Morgane.

Lionel Charbonnier00:06:55

Bonsoir à tous.

Intervenant 400:06:56

Salut Morgane.

Lionel Charbonnier00:06:57

Oui, l'hommage à Carlo Molinari en début de rencontre. Avant la rencontre, Karine, Lionel, maillot spécial porté par les Messins pendant l'échauffement. Un t-shirt tout simple avec le portrait de Carlo Molinari sur la poitrine. Une minute d'applaudissements avant le début de la rencontre à Montpellier, face à Montpellier. Brassard noir porté par les joueurs. Et le flocage, Carlo sur tous les maillots Messins, dans le dos, au-dessus du numéro. Les obsèques de l'ancien président Messins auront lieu mardi. Un lieu de recueillement est ouvert à Saint-Symphorien, à la tribune nord, là où la fresque représentant Carlo Molinari est peinte.

Donc dans le stade de Metz, déjà débutées avant les obsèques. Mardi, 0-0 sur toutes les pelouses, les six pelouses de Ligue 2 ce soir, sauf une, le dernier, Grenoble. Ouverture de la marque par Corboz, le capitaine. Une passe en retrait, il entre dans la surface de réparation. Et une frappe plus placée que puissante aura du poteau. 1-0 pour Grenoble face à Reims après 10 minutes dans cette partie. Montpellier-Metz, 0-0. Et j'oublie de signaler un tifo pour Teji Savagnin, qui revient à la motion avec Metz. 0-0 entre Boulogne-sur-Mer et Annecy.

0-0 Dijon Red Star. Dunkerque Guingamp 0-0. Et Nancy Sochaux, là aussi, scornue les vierges.

Karine Galli00:08:08

Merci beaucoup, Morgane.

Lionel Charbonnier00:08:10

Tu vois, Macarine, je suis hyper heureux, quand même, d'avoir vu et d'avoir pu faire un gros, gros câlin à Carlo Molinari il y a très peu.

Karine Galli00:08:19

Pour le jubilé de Robert Pires.

Lionel Charbonnier00:08:21

Pour le jubilé de Robert Pires. On est restés au moins 20 minutes à parler tous les deux. Parce que plein de fois, tous les ans, il m'appelait pour que je signe à Metz, surtout quand j'étais doublure de Bruno Martini. Et on a eu beaucoup, beaucoup de respect. Et c'est un mec extraordinaire. Et je suis heureux d'avoir pu lui faire ce câlin.

Karine Galli00:08:38

On rappelle que c'était effectivement sa dernière apparition publique, et tout le monde a toujours loué, évidemment, la gentillesse de Carlo Molinari.

Lionel Charbonnier00:08:46

Évidemment.

Karine Galli00:08:46

Et moi, je me rappelle, à l'époque, quand j'avais très froid et que j'allais à Metz, parfois il me donnait des petites choses à boire pour me réchauffer, très gentiment.

Lionel Charbonnier00:08:51

D'accord, de la goutte.

Karine Galli00:08:52

Je ne sais pas, je n'arrivais pas, c'était tellement fort que je disais merci.

Lionel Charbonnier00:08:55

La grappe ! La grappe !

Karine Galli00:08:57

C'était trop fort pour moi. Venons-en à l'équipe de France, évidemment, l'événement de ce vendredi. Deuxième liste de Zinédine Zidane, et on accueille Valentin Jamin. Bonsoir.

Lionel Charbonnier00:09:07

Bonsoir à toutes et à tous.

Karine Galli00:09:08

Ça va ?

Lionel Charbonnier00:09:08

Tu avais le bonheur.

Karine Galli00:09:09

Tout va très bien.

Lionel Charbonnier00:09:10

D'être à la Fédération française de football et d'interroger et de voir Zinédine Zidane.

Karine Galli00:09:13

Absolument. C'est pour ça que ça va très bien. Ça fait toujours quelque chose, toujours très agréable. En tout cas, il répond à tous les sujets, même si parfois c'est un petit peu survolé, mais jamais, on va dire, désagréable. Prêt à parler de tout, même quand ça ne parle pas des Bleus. Et puis toujours, c'est les 70 personnes qui attendent devant le siège de la Fédé. Il sort, il signe des autographes, il signe des maillots, il prend des photos. Donc c'était une petite effervescence encore ce soir pour Zinédine Zidane au siège de la Fédération.

Lionel Charbonnier00:09:38

Alors qu'il commence à faire froid, mais les fans sont toujours présents. Je vous rappelle les choix de ZZ, justement. Les gardiens : Mike Maignan, Guillaume Rest et Robin Risser. En défense : Diouf, Malo Gusto. En retour : Jérémy Jacquet, Kalulu, Konaté, Truffert, Oupa Mekano et Lenny Yoro. Les milieux : Kamavinga, Rayan Cherki, Lucas Dakunia, Adrien Rabiot, Tchouaméni, Zaire Emry. Les attaquants : Bradley Barcola, Désiré Doué, Kylian Mbappé, Olise, Pablo Pagis. Donc la première pour le joueur du Paris FC.

Et Marcus Turan qui va découvrir les Bleus sous ZZ, parce qu'évidemment, il avait été appelé très souvent avec Didier Deschamps. Justement, Valentin, que doit-on retenir de cette liste, de ces choix ? Et aussi, on rappelle qu'il y a quand même pas mal d'absents.

Karine Galli00:10:23

Absolument. Saliba, Koundé, Lacroix, Manu Koné, Dembélé, Le Paul et Akliouch. Là, je viens de vous nommer tous les absents. Mais pour le reste, il y a de la continuité, quand même, dans la liste de Zinédine Zidane. Hormis Pablo Pagis, qui est la surprise, mais deux dernières minutes avec le forfait de Marnès Akliouch, il a continué de faire confiance à des Andy Diouf, des Jérémy Jacquet, des Adrien Truffert, des Lucas Dakuna. En attaque, il y a un petit peu moins de surprises. Donc c'est quand même la continuité pour Zinédine Zidane. Il y a les retours de Konaté, qui avait été appelé mais blessé, de Tchouaméni, dont on attend beaucoup de voir comment il va être utilisé par Zinédine Zidane, blessé en septembre.

On avait un petit doute sur sa zizou-compatibilité, j'allais dire. Il aimait bien utiliser des sentinelles techniques comme Lucas Dakuna, comme Kamavinga. Zidane a répondu sur Tchouaméni qu'il pouvait complètement s'insérer dans son système, et qu'on verrait s'il est utilisé un petit peu plus haut en relayeur. Retour également de Zaire Emry, qui était blessé. Et évidemment, Kylian Mbappé, qu'on attend, puisqu'il n'avait joué que face à la Turquie. Et on pourrait le voir, Karine, dans l'axe. On se rappelle que sur la première conférence de presse en septembre, Zidane avait plutôt dit qu'il l'aimait à gauche.

Mais avec notamment les forfaits de Dembélé, de Le Paul, il a un petit peu souri en disant : « Zinédine Zidane, vous vous êtes arrêté sur ma petite phrase, mais en gros, Mbappé est polyvalent et on pourrait le voir dans l'axe. » Donc voilà, pas de grande surprise, hormis donc Pablo Pagis, mais c'est lié au forfait de dernière minute de Marnès Akliouch.

Lionel Charbonnier00:11:46

Oui, alors justement, parce que Pablo Pagis, c'est la nouveauté. On rappelle, c'est un joueur du Paris FC qui est arrivé cet été dans la capitale, deux buts en neuf matchs. Mais dans le même temps, et tu l'as dit tout de suite, il dit : « C'est parce qu'Akliouch est blessé. » Donc c'est à la fois une super nouvelle pour Pablo Pagis, et dans le même temps, on dirait que d'un coup, il lui coupe l'herbe sous le pied. Même quand il parle de son temps de jeu, c'est un peu particulier.

Karine Galli00:12:06

Oui, alors, ça veut quand même dire qu'il est proche de l'équipe de France, puisqu'on sait qu'il a des pré-convocations, une soixantaine de joueurs. On aurait pu penser à, par exemple, Éli Junior Kruppi qui brille avec Bornemousse, mais Zidane a expliqué qu'il était un petit peu juste parce qu'il revient de blessure. On avait parlé éventuellement de Mathis Tel, de Tottenham, mais c'est vrai qu'en termes de niveau, il n'y a pas de raison que Pablo Pagis soit forcément en dessous. Mais on aurait aimé en savoir plus, peut-être, sur pourquoi Zidane aime son profil. Et dès la réponse, il a dit : « Pablo Pagis est là parce qu'Akliouch est forfait et qu'il était dans la pré-liste. » Après, on en avait déjà parlé pour septembre éventuellement, de Pablo Pagis, qui a mis 10 buts la saison dernière.

Tu en as parlé avec le FC Lorient. C'est quand même un joueur qui est créatif, qui est capable de beaucoup distribuer, même si ça se voit moins dans ses stats cette saison. Mais au Paris FC, qui est quand même très important, même s'il y a Ilan Kebal, qui est aussi ce meneur de jeu sur un côté qui peut rentrer. Mais c'est un garçon qui a beaucoup de volume, de créativité, qui sait finir et qui sait mettre des beaux buts. Et qu'on pourrait qualifier d'un peu Zidane compatible, qui bouge beaucoup et qui a une finesse technique. Donc belle ascension aussi pour Pablo Pagis, qui avait galéré un petit peu à Rennes à ses débuts et qui là, eh bien, est appelé pour la première fois.

Lionel Charbonnier00:13:08

Lionel, un mot sur Pagis. Il y a eu la surprise Esteban Le Paul lors du premier rassemblement. Il n'avait pas forcément tiré son épingle du jeu. Là, en plus, il est blessé, donc il ne pouvait pas être pris. Là, on a une nouvelle surprise, c'est Pagis. Est-ce que tu trouves ça logique qu'il soit appelé ?

Karine Galli00:13:22

Moi, je trouve très bien d'essayer, parce qu'Akliouch n'est pas là. Donc je suis persuadé que si Akliouch avait été là, il n'aurait pas été encore appelé. Mais écoute, moi, quand je regarde les statistiques de l'équipe de France, qui sont quand même, au-delà des résultats, quand même assez impressionnantes, notamment au niveau de la possession, au niveau aussi des occasions que l'équipe de France a pu se créer. Mais par contre, il y a quand même un manque devant le but, un manque de réalisme et tout ça.

Et je pense que Pagis apporte cette verticalité, apporte cette possibilité aussi de jouer. Parce que je pense qu'il s'il l'a pris, c'est pour le mettre en 10. À voir, au moins l'essayer. Et donc, il a cette faculté d'accélérer le jeu, il est capable de jouer en déviation. C'est un autre jeu, un autre profil qu'Akliouch, encore une fois. Et donc, moi, je pense qu'à la dernière passe, il peut être, il peut avoir sa place. Il faut le voir. Il fallait le voir, il fallait le prendre.

L'opportunité, avec l'absence d'Akliouch, encore une fois, s'est proposée. Donc moi, je ne suis pas surpris de le voir et j'ai hâte de le voir comment il va distribuer les ballons et quelle profondeur il va donner à ses joueurs qui aiment justement la profondeur, cette profondeur de jeu, ce jeu dans les espaces, que ce soit d'un côté à droite, à gauche, avec Doué, avec Olise, et puis aussi Mbappé devant, parce que je pense que Mbappé va être a cette faculté de pouvoir jouer aux trois postes devant.

Donc moi, franchement, je suis séduit maintenant à voir comment il va s'inviter lui-même, sa personnalité, avec des gros joueurs comme ça, parce qu'il y a quand même ce petit bémol : on ne sait pas ce qu'il vaut entouré de cadors, de mecs de ce niveau-là.

Lionel Charbonnier00:15:15

Il a jamais joué à la Coupe d'Europe, par exemple.

Karine Galli00:15:17

Exactement. Donc ça, à voir comment est-ce qu'à la table, est-ce qu'il va s'inviter à la table, prendre le même menu, ou est-ce qu'il va prendre un menu enfant, on ne sait pas, tu vois.

Lionel Charbonnier00:15:26

Frites nuggets ?

Karine Galli00:15:27

Peut-être, mais c'est ce qu'on veut voir. C'est ce qu'on veut voir dans ces grands matchs-là.

Lionel Charbonnier00:15:32

Valentin, je voudrais t'interroger sur les milieux de terrain. Il y a deux joueurs, on va peut-être s'arrêter. Aurélien Tchouaméni, parce que ça sera sa première avec Zidane. Et aussi Zaire Emry, parce que lui, la polyvalence de Zaire Emry, il ne veut pas en entendre parler.

Karine Galli00:15:43

Non, c'est vrai, quand Zaire Emry est une solution comme latéral droit, très clairement sous Luis Enrique, Zinédine Zidane a dit : « Je convoque Warren Zaire Emry au milieu de terrain. » Il sera milieu de terrain. On n'est pas en club, voilà, il a fait un petit clin d'œil, mais il ne veut pas entendre parler de Warren Zaire Emry à droite. Ses latéraux droits sont Pierre Kalulu et Malo Gusto. Et donc, il compte vraiment l'utiliser au milieu du terrain, parce qu'il aime sa capacité aussi à avoir énormément de volume, à récupérer des ballons à Warren Zaire Emry, qu'il n'avait pas en plus eu l'occasion de voir en septembre. Donc il n'y a pas de sujet pour Zaire Emry, latéral droit.

Et donc Tchouaméni, on a commencé à l'évoquer, blessé en septembre, mais Zizou a toujours gardé le contact. Il y avait assez peu de doutes sur le fait qu'il le rappelle, même si donc il avait raté le premier rassemblement. Zidane avait en tête de faire venir Tchouaméni dans son projet. Maintenant, alors, le forfait de Manu Koné lui ouvre quand même une place, on va dire, de potentiel titulaire, avec Rabiot et une sentinelle. Mais c'est vrai que la question de son profil technique avait pu interroger dans certains débats, parce qu'il a peut-être moins, et encore, il a quand même une très bonne qualité de pied, Tchouaméni. Mais quand on voit la finesse d'un Dakuna ou même de ce qu'avait montré Kamavinga, on se demandait si Tchouaméni était complémentaire avec ces garçons-là.

Pour Zidane, il n'y a pas de sujet, et je pense qu'il va reprendre sa place parmi les cadres de l'équipe de France.

Lionel Charbonnier00:16:55

Il y a une nouvelle concurrence au milieu de terrain, et donc Aurélien Tchouaméni se trouve être mis en concurrence.

Karine Galli00:17:01

Oui, bien évidemment. Alors, bien sûr, après, il va falloir qu'il rentre, Tchouaméni, dans les plans de jeu de Zizou, parce qu'on l'a dit, Valentin l'a très bien spécifié, c'est-à-dire qu'il aime bien un mec devant la défense et capable de ressortir les ballons convenablement, avec une grande faculté technique. Ce n'est pas trop son domaine à Tchouaméni, mais par contre, peut-être le voir un petit peu plus haut, faire un pressing plus haut, et puis aller aider à la finition, pourquoi pas. Mais oui, pour moi, ce milieu de terrain, enfin, il n'a pas, pour moi, à voir avec Zizou, je ne suis pas dans sa tête, mais pour moi, Tchouaméni, attention, il va falloir qu'il gagne sa place.

Lionel Charbonnier00:17:40

Oui, parce qu'il avait mis notamment un milieu de terrain avec une sentinelle, un relayeur, Koné et Cherki, qui est un travailleur, enfin, qui est un créateur, pardon, que n'est pas, pour le coup, non plus, Aurélien Tchouaméni. Dernier point, on va s'arrêter évidemment sur les gardiens. Mike Maignan, Guillaume Rest et Robin Risser. Et donc là aussi, Valentin, eh bien, Zinédine Zidane forcément a été interrogé, parce que Robin Risser a été appelé, alors qu'il vient de prendre neuf buts, qu'il aurait dû être lors du premier rassemblement présent, mais que finalement, il avait dû déclarer forfait. Et ça aussi, Zidane l'a expliqué.

Karine Galli00:18:11

Oui, il n'a pas voulu parler de la hiérarchie des gardiens. Il a expliqué qu'il avait appelé Robin Risser, effectivement, comme tu l'as dit, parce qu'il voulait le voir. C'est Jean Butet qui l'avait remplacé, le gardien de Comme jusqu'ici. On a un doute pour savoir si Guillaume Rest est numéro 2 ou si c'est Robin Risser. La logique, peut-être l'expérience d'un garçon qui a joué la Ligue des Champions et qui a participé, même s'il n'est pas entré à la Coupe du Monde, voudrait que Robin Risser soit numéro 2. Mais Rest a été plutôt convaincant contre la Belgique, a une très bonne entente avec le staff, une vraie connexion toulousaine avec Fabien Barthez.

Donc sur la hiérarchie 2-3, on n'a pas encore l'information. Et donc, il a quand même apprécié le rassemblement de Jean Butet, le gardien de Comme, qui est toujours très bon d'ailleurs, le gardien français avec l'équipe italienne. Mais c'est le choix de Zinédine Zidane qui a expliqué assez simplement qu'il voulait voir Robin Risser et qu'il avait également aimé Guillaume Rest. Donc j'ai vu que Lionel avait un petit peu tiqué.

Lionel Charbonnier00:19:03

Oui, c'est pour ça. On veut t'entendre. Et d'ailleurs, ce qui est aussi important, c'est qu'à chaque fois, quand il parle des gardiens, il dit : « Moi et Fabien. » Il dit : « J'avais envie de voir Robin et Fabien. » À chaque fois, il précise qu'évidemment, c'est en concertation avec son entraîneur des gardiens. Donc toi, Lionel, le problème, entre guillemets, c'est Robin Risser, tu ne l'aurais pas pris ?

Karine Galli00:19:22

J'ai mis beaucoup de doutes. Déjà, l'année dernière, rappelle-toi, quand on était ensemble, au moment où les Lensois avaient ce petit problème, ils ont eu ce passage à vide, et il y a eu le match du PSG qui a été reporté, tout ça. Il était un peu dans le doute. Et là, à ce moment-là, les Lensois avaient besoin de lui, et il n'a pas répondu présent. Ça, c'était la première chose. Alors que les Lensois, donc on se disait : « Comment est-ce qu'il va répondre au niveau international ? » Parce que là, ce sont des matchs couprés pour les Lensois, très importants pour aller gagner le titre.

Et il met sa défense dans le doute. Ça, c'était ma première, là où j'étais un petit peu sceptique. Ensuite, là, je l'ai vu jouer, je le vois en Coupe d'Europe, je ne le vois pas étincelant. Bien au contraire, je pense que moi, là, il m'a beaucoup déçu. Alors, je ne lui mets pas la défaite sur le dos, bien évidemment, parce que là, c'est un naufrage collectif. Mais par contre, il y a des attitudes. Il a eu des attitudes qui ne m'ont pas plu en tant que gardien de but. Et en tant qu'ancien gardien de but, un gardien doit avoir horreur de prendre des buts.

Et alors, je ne dis pas d'engueuler spécialement ses joueurs et tout ça, mais il doit être aussi leader. Il doit avoir cette âme de dire : « Il y en a marre ! » à un moment donné, de sonner la révolte. Et lui, il ne l'a pas fait. Et au contraire, je l'ai même vu parfois coupable d'accepter de prendre des frappes et des buts qui rentraient où il n'était pas brillant dessus. Il ne faisait rien pour les empêcher. Sur certains, pour moi, il a eu des attitudes coupables. La défaite ne vient pas de lui, encore une fois.

Mais cette attitude-là, moi, elle m'a rendu fou.

Lionel Charbonnier00:20:58

Tu l'as vu notamment engueuler Bulatovic, le pauvre. Ce n'est pas le seul. Ils étaient tous dans le même maras.

Karine Galli00:21:03

Non, non, c'est tout le monde. C'est tout le monde. Mais lui aussi, il a eu ses attitudes où il ne levait pas les bras, ça rentrait comme dans du beurre et tout ça. Donc moi, je n'ai pas aimé. Maintenant, moyennant quoi, j'attends de voir. Et je pense qu'il est là, il a été pris. La dernière fois, il était blessé. Donc c'est Jean Butet qui aurait quand même eu une très bonne attitude et tout ça. Parce qu'il n'y a pas après, Valentin, moi, je pense que la hiérarchie, et ce n'est pas spécial à toi, mais la hiérarchie 2-3, honnêtement, on n'en a rien à foutre. Il y a des gardiens qui sont là pour seconder, Mike Maignan, mais qui sera 2, qui sera 3 ?

Honnêtement, ça, on s'en moque un petit peu. C'est : est-ce que les joueurs ont réellement, ces joueurs-là, le deuxième et troisième gardien, ont réellement le charisme ? Est-ce qu'ils sont réellement des leaders ? Est-ce qu'ils apportent quelque chose en tant que 2 ou 3 ou 3 ou 2, on s'en fout, mais est-ce qu'ils apportent quelque chose au groupe ? Moi, j'attends de voir pour Risser. Je pense que c'est surtout là qu'il serait observé, quel est son charisme, quelle est son implication, comment il peut réagir, et comment le groupe réagit avec lui.

Ça, c'est très important. Moi, Jean Butet, pour l'instant, honnêtement, moi, je donnerais ma faveur.

Lionel Charbonnier00:22:16

Eh bien, en tout cas, il n'a pas été rappelé. J'ai dit Bulatovic, je voulais parler d'Ivanovic, c'est Ivanovic notamment, qui s'est pris une soufflante de la part de Risser, alors que toute l'équipe avait coulé. Je vous rappelle les deux rendez-vous. Le 12 novembre, ça sera face à l'Italie. Ça sera à suivre évidemment sur RMC. Et puis le second match, ça sera face à la Turquie le 15 novembre, les deux coups d'envoi à 20 h 45, soirée spéciale sur RMC. Merci beaucoup, Valentin.

Karine Galli00:22:39

Avec grand plaisir. Émission Efficacité. C'est ce que nous a dit Zizou : « Il faut marquer plus de buts. »

Lionel Charbonnier00:22:43

Il a bien raison.

Karine Galli00:22:44

Tu vois, tu avais raison.

Lionel Charbonnier00:22:45

Absolument. Il a cité les stats, les passes réussies, la possession. Il a dit : « Il faut qu'on marque plus. »

Karine Galli00:22:48

Eh, Pagis, ce n'est pas... Voilà.

Lionel Charbonnier00:22:50

Eh bien, il faut être efficace, il faut marquer des buts et il faut évidemment se qualifier le plus vite possible. En tout cas, les Bleus avaient réussi cette première avec Zinédine Zidane, avec un rassemblement qui était XXL, on le rappelle, là, on revient à un rassemblement beaucoup plus court qui sera du lundi au dimanche.

Description de l'épisode

L’After Foot, l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas, fête ses 20 ans cette saison !

A cette occasion, Gilbert Brisbois, Daniel Riolo et toute leur bande vous réservent pleins de surprises !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandis avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Le rendez-vous des passionnés de foot avec des débats et des invités prestigieux.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Eric Di Meco, Emmanuel Petit, Jérôme Rothen et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Carine Galli fait son retour dans l'After et prend les commandes de l'émission les vendredis et samedis.