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POUTINE S’OFFRE LE KREMLIN… JUSQU’EN 2036 ! - 06/04/21
POUTINE S’OFFRE LE KREMLIN… JUSQU’EN 2036 ! - 06/04/21Invités FRANÇOIS CLEMENCEAURédacteur en chef international - « Le Journal du Dimanche » CLÉMENTINE FAUCONNIERPolitologue, spécialiste de la Russie ISABELLE MANDRAUDCheffe adjointe du service international – « Le Monde »Auteure de « Poutine, la stratégie du désordre » PIERRE SERVENTExpert en stratégie militaire Il est de retour. Après une longue abstinence médiatique, Édouard Philippe fait cette semaine la promotion de Impressions et lignes claires, son livre sur son expérience de Premier ministre. Neuf mois après son départ de Matignon, il s'exprime ainsi à nouveau sur le plan national. Et le maire du Havre entretient l'ambiguïté sur ses ambitions à un an de la présidentielle. Un retour qui alimente les conversations dans les coulisses politiques, car Edouard Philippe est la personnalité politique préférée des Français, loin devant Emmanuel Macron. L'ancien lieutenant d'Alain Juppé enchaîne les diners privés avec des personnalités de droite comme de gauche, ce qui laisse imaginer toutes les stratégies, tous les scénarios. Son passage sur France 2 hier soir a donné lieu à un numéro de funambule sur les questions liées à son éventuelle candidature en 2022. "Je ne m'exprime pas sur ce sujet", a t-il simplement rétorqué, tout en déclarant ne pas être "celui qui souhaiterait l'échec du président de la République". Pendant ce temps-là, le Rassemblement National joue à touche-touche dans les sondages de second tour face à Emmanuel Macron. Le parti de marine Le Pen semble de plus en plus crédible aux yeux des Français, résultat probable de son entreprise de dédiabolisation. Le débat raté de l'entre-deux tour de 2017 paraît avoir servi de leçon car le parti peaufine les dossiers qui sortent de sa zone de confort, les dossiers économiques notamment. La présidente du RN s'approprie par ailleurs un nouveau thème pour la présidentielle : celui de l'environnement. L'écologie justement, c'est aussi de nouveaux visages depuis la vague verte des dernières élections régionales. Plusieurs métropoles sont à présent dirigées par des maires écologistes. Mais les polémiques se sont accumulées depuis leur arrivées aux manettes : pas de sapin de Noël à Bordeaux, mosquée subventionnée à Strasbourg, menus uniques sans viande à Lyon, les psychodrames politiques ont fait le tour de France des villes vertes. À Lyon, Grégory Doucet est à l'épreuve du pouvoir depuis bientôt dix mois, C dans l'air s'est plongé en immersion avec le maire de la troisième ville de France. Alors, que mijote Edouard Philippe à un an de la présidentielle ? Le Rassemblement National a-t-il terminé sa dédiabolisation ? Quel premier bilan faire des nouveaux maires écologistes ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
VACCINATION : ACCÉLÉRER… OU CONFINER 03/03/21
VACCINATION : ACCÉLÉRER… OU CONFINER 03/03/21InvitésNATHALIE SAINT-CRICQ Éditorialiste politique – « France Télévisions »CAROLINE TOURBEJournaliste sciences et médecine – « Le Point »PR. ANTOINE FLAHAULT – En direct de Genève Épidémiologiste - Auteur de « Covid, le bal masqué »PR. MARIE-PAULE KIENY – En direct de GenèveVirologue - Présidente du comité Vaccin Covid-19Le gouvernement entend accélérer la campagne de vaccination contre le Covid-19. Alors que seuls trois millions de Français ont reçu au moins une dose du vaccin contre la maladie à ce stade, l’exécutif table sur un objectif de six millions d’ici la fin du mois. Mais est-ce réalisable ? Au mois de mars, la France attend la livraison de quatre millions de doses de vaccin Pfizer, 900 000 doses de Moderna, et 4,8 millions d’AstraZeneca. Les stocks de vaccin augmentent donc, mais le rythme des vaccinations, lui, ne suit pas pour le moment. Si jusqu’à maintenant 82 % des vaccins Pfizer/Biontech disponibles ont été injectés, seules 25 % des doses livrées par le laboratoire britannique AstraZeneca ont été utilisées dans l’Hexagone. Pour remédier à cette situation, le gouvernement a décidé de multiplier les personnes autorisées à vacciner et a élargi le public cible. Le vaccin AstraZeneca déjà disponible pour les soignants et depuis la semaine dernière pour les personnes âgées de 50 à 64 ans avec des comorbidités va désormais pouvoir être proposé aux 65-74 ans avec des comorbidités, ce qui représente 2,9 millions de personnes en plus. "La Haute autorité de santé considère désormais que tous les vaccins en France, AstraZeneca inclus, ont une efficacité remarquable contre les formes graves du Covid", a expliqué le ministre de la Santé. Cette annonce intervient alors que deux récentes études réalisées en Écosse et au Royaume-Uni ont montré l'efficacité du vaccin d'AstraZeneca, même chez les plus de 80 ans. Plusieurs autorités sanitaires ne recommandaient pas jusqu’à présent ce vaccin aux plus de 65 ans, invoquant un manque de données sur son efficacité au-delà de cet âge. Des effets secondaires indésirables habituels de type syndrome grippal avaient également été rapportés. Résultat, seulement 270.000 doses de ce sérum avaient été administrées samedi 27 février, alors que la France en a reçu 1,6 million selon un tableau communiqué par le ministère de la Santé. Parmi elles, 600 000 doses sont dédiées aux soignants, mais ce stock a bien peu diminué. Seulement un tiers des personnels des Ehpad ont reçu une injection et ils sont moins nombreux encore dans les hôpitaux où le virus circule pourtant beaucoup et est devenu la première maladie nosocomiale. Une situation qui suscite débat et questionnement : pourquoi les blouses blanches se vaccinent-elles si peu ? Faut-il rendre la vaccination obligatoire pour le personnel hospitalier ? Ils sont de plus en plus nombreux à le demander quand d’autres s’interrogent sur la campagne de vaccination lancée dans les cabinets de médecins généralistes. Depuis jeudi dernier, les médecins de ville peuvent vacciner leur patientèle dans leur cabinet. Mais, découragés par la lourdeur et la complexité du système mis en place, ils sont nombreux à ne s’être portés volontaires. Et ceux qu’ils l’ont fait montent au créneaux après que l’on ait appris lundi que 200 000 doses dormaient encore dans les frigos des pharmacies. Refusant de passer pour le "bouc émissaire" des retards dans la vaccination, le syndicat de médecins généralistes MG France a livré dans un communiqué ce mercredi sa version : "C'est avec grande parcimonie que les autorités sanitaires ont accordé un flacon de dix doses au médecin, et à la condition qu'il accepte de s'inscrire une semaine avant dans une pharmacie puis qu'il aille ensuite y chercher le précieux flacon ( …) Certains médecins n'ont pu être servis, d'autres ont vu leur commande décalée, ce qui a nécessité qu'ils annulent les rendez-vous prévus ! Si trois flacons sur quatre n'ont pas été utilisés, MG France exige qu'on leur explique où sont donc ces flacons". La question de la répartition des doses a également été soulevée ces derniers jours par nombre d’élus qui souhaiteraient que les villes où le virus circule le plus soient prioritaires pour la vaccination. "Il n’est pas anormal qu’on envisage de vacciner plus rapidement et plus massivement dans les endroits qui sont les plus contaminés", avait estimé Jean Leonetti, le maire d’Antibes. Depuis on a appris que 4 500 doses supplémentaires de vaccin contre le Covid-19 allaient être livrées dans les Alpes-Maritimes, et 30 000 en Moselle où la situation est également critique.Alors faut-il revoir la répartition des doses de vaccins ? Les villes les plus touchées doivent-elles être prioritaires ? Pourquoi y a-t-il si peu de médecins volontaires pour vacciner ? Comment accélérer la campagne de vaccination en France ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
HARRY, MEGHAN : RÈGLEMENTS DE COMPTES À BUCKINGHAM ! – 06/03/2021
HARRY, MEGHAN : RÈGLEMENTS DE COMPTES À BUCKINGHAM ! – 06/03/2021Invités :ANNE-ELISABETH MOUTETÉditorialiste – « The Daily Telegraph »STEPHEN CLARKEJournaliste et écrivainAuteur de « Elizabeth II ou l’humour souverain »ÉRIC ALBERT Journaliste – Correspondant à Londres - « Le Monde »LUCIE ROBEQUAIN Rédactrice en chef – « Les Échos »Règlement de comptes au sein de la famille royale. La tension continue de monter entre le couple Meghan/Harry et Buckingham Palace. Dans la nuit du dimanche 7 au lundi 8 mars, une interview exclusive du couple sera diffusée sur la chaîne américaine CBS, réalisée par la célèbre animatrice Oprah Winfrey. Le couple, exilé aux États-Unis, avait décidé de prendre ses distances avec la vie monarchique en janvier 2020. Depuis, tensions, rumeurs et coups bas sont de mises entre Meghan Markle, le Prince Harry et la famille royale. Le couple a d’ailleurs été déchu de tous les honneurs liés à la Royauté. Dans le même temps, le quotidien britannique The Times a publié des témoignages d’anciens conseillers qui accusent l’actrice américaine de harcèlement envers le personnel royal. Une enquête interne a même été ouverte par Buckingham pour élucider l'affaire. Des accusations immédiatement démenties par les avocats de Meghan. Et cette interview-confession ne risque pas d’arranger les choses au sein du clan Windsor. Alors que la guerre royale fait rage, le Royaume-Uni paie un lourd tribut lié à la crise du Covid-19 et au Brexit. L'économie britannique s'est contractée de 9,9 % en 2020, la plus forte baisse enregistrée dans son histoire moderne. Les confinements successifs n’ont pas permis à l’activité de reprendre un rythme normal. Depuis le 1er janvier et la sortie des Britanniques du marché unique européen, la City n’est plus la première place boursière d’Europe. De plus, certaines entreprises françaises, installées au Royaume-Uni, sont de plus en plus préoccupées par l’avenir. Certaines d’entre elles ont même déjà quitté le territoire. En cause ? La surcharge administrative à supporter à cause des nouvelles formalités douanières. Cependant, il y a un domaine où Boris Johnson pourrait bien réussir son pari, celui de tourner la page de la crise sanitaire. Car la vaccination tient ses promesses. Un bilan préliminaire, publié le 1er mars par Public Health England (le ministère de la Santé britannique), prouve l’efficacité des deux vaccins en cours de déploiement dans le pays (le Pfizer-BioNTech et le Oxford-AstraZeneca) pour prévenir les infections au coronavirus chez les plus de 70 ans. Quatre semaines après l’injection de la première dose, la protection est de 57 % à 61 % pour le vaccin Pfizer et de 60 % à 73 % pour le vaccin anglo-suédois Oxford/AstraZeneca. D’ailleurs, 20 millions de britanniques ont reçu au moins une première dose. Et les hospitalisations ont drastiquement chuté. Cette interview du couple princier sera-t-elle synonyme de règlement de comptes avec la famille royale ? Comment le pays va-t-il faire face à la crise économique ? La stratégie de vaccination massive porte-t-elle enfin ses fruits ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
CHINE / EUROPE : LE TORCHON BRÛLE - 24/03/21
CHINE / EUROPE : LE TORCHON BRÛLE - 24/03/21InvitésPHILIPPE DESSERTINEDirecteur de l’Institut de Haute FinanceAGNÈS GAUDU Cheffe du service Asie – « Courrier international »VALÉRIE NIQUET Responsable du pôle Asie à la Fondation pour la Recherche StratégiquePIERRE HASKI Chroniqueur international - « France Inter » et « L’Obs »Rien ne va plus entre l'Europe et la Chine. Depuis l'annonce, lundi, de sanctions à l'encontre de quatre hauts fonctionnaires chinois engagés dans la répression de la minorité musulmane des Ouïghours du Xinjiang, la réponse de Pékin est très virulente : quatre organisations et dix Européens ont été sanctionnés. Parmi eux, des chercheurs, des responsables politiques et des eurodéputés, dont le Français Raphaël Glucksmann. A cela s’ajoute un ballet de convocations d’ambassadeurs que se livrent les différentes chancelleries. A la suite des sanctions européennes, l'ambassadeur de l'UE à Pékin, Nicolas Chapuis, a été convoqué en pleine nuit au ministère des Affaires étrangères pour se faire sermonner par le numéro 2 de la diplomatie chinoise. Et, quelques heures plus tard, le ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, est monté au créneau pour dénoncer les « mensonges » d'une « minorité de puissances occidentales » cherchant à s'« ingérer dans les affaires intérieures de la Chine ». En Europe, la réponse ne s’est pas fait attendre : les ambassadeurs chinois ont été convoqués en Belgique, en Allemagne et en France, où le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a dénoncé des propos « inacceptables » du premier diplomate chinois dans le pays. L’ambassadeur chinois s’en était pris sur Twitter au chercheur français Antoine Bondaz, en le qualifiant entre autres de « hyène folle » et de « petite frappe ». Une escalade verbale et des tensions qui s’inscrivent dans une confrontation de plus en plus visible entre la Chine et l’Occident. La première rencontre sino-américaine avec l'administration Biden a été glaciale le week-end dernier en Alaska. Et, lundi, Pékin a fait face aux sanctions de l'UE mais aussi du Royaume-Uni, du Canada et des Etats-Unis. Un premier signe de la volonté du nouveau président des Etats-Unis de renouer avec une politique d’alliances pour contrer les ambitions de la Chine, qui a réussi à tirer son épingle du jeu durant cette pandémie mondiale. Après avoir déployé une diplomatie des masques, puis des technologies et des vaccins (dons et ventes d’équipements de protection, tests, caméras thermiques, systèmes de vidéoconférence, etc.) à destination d’un nombre important de pays, la diplomatie chinoise a redoublé d’activisme pour signer des accords bilatéraux et multilatéraux. Mi-novembre, quatorze pays de la région Asie-Pacifique ont signé avec la Chine un Partenariat régional économique global (RCEP). Fin décembre, un accord de principe sur les investissements a été signé entre la Chine et l’Union européenne (CAI). Et, ces derniers jours, les Chinois ont mis en scène une rencontre avec le ministre russe des Affaires étrangères. Avec, au menu des discussions, une question : comment se passer du dollar ? La confrontation entre les deux puissances pour le leadership mondial se poursuit et les Européens se retrouvent entraînés à choisir un camp. L'accord sur les investissements, finalisé en décembre, pourrait-il en faire les frais ? Jusqu’où ira l’escalade des tensions entre la Chine et l’Occident ? Quelle place pour l'Europe dans la rivalité sino-américaine ?Diffusion : du lundi au samedi à 17h45Rediffusion : du lundi au vendredi vers 23h40Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.
CHINE/ ÉTATS-UNIS : LA GUERRE DE LA 5G 23-09-2020
CHINE/ ÉTATS-UNIS : LA GUERRE DE LA 5G 23-09-2020Invités Philippe DESSERTINE Directeur de l’Institut de Haute Finance Christine KERDELLANT journaliste économique et directrice de la rédaction de “L'Usine nouvelle” Armelle CHARRIER Editorialiste, Spécialiste des questions de défense à “France 24” Pascal BONIFACE Directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques Alain BAUER En duplexProfesseur de criminologieSi le déploiement de la 5G fait débat en France et dans plusieurs pays d’Europe, la compétition pour l'installation du réseau de cette nouvelle technologie mobile s'intensifie dans le monde. C'est même devenu un enjeu géopolitique majeur entre la Chine et les Etats-Unis. En effet depuis plusieurs mois le gouvernement américain accuse l'équipementier télécoms Huawei, le numéro un mondial du secteur, de vouloir espionner le monde pour le compte de l’État chinois. Si bien qu’à partir du printemps 2019 les administrations américaines et la Silicon Valley ont été contraintes de l’exclure de leurs appels d’offre et Washington fait pression sur ses alliés pour qu'ils se détournent de la technologie chinoise.En 2019, l’Australie a refusé tout composant chinois dans son dispositif 5G. Et c’est le rival finlandais Nokia qui a remporté le contrat du principal opérateur téléphonique australien. En juillet 2020 le gouvernement de Boris Johnson a fait machine arrière et exclu Huawei de son nouveau réseau en raison, là encore, d’un risque pour la sécurité. Quand en France, si le gouvernement ne semble pas vouloir bannir officiellement Huawei du réseau 5G dans l'Hexagone, il a également demandé à l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) de mettre en place des mesures pour protéger "nos intérêts de sécurité nationale".Et cette guerre sino-américaine autour de la 5G est encore montée d’un cran ces dernières semaines. L’administration américaine vient ainsi d’annoncer de nouvelles sanctions contre Huawei, les troisièmes en un an, et de lancer un projet politique plus large baptisé Clean Network qui vise à interdire les entreprises chinoises de toutes les infrastructures critiques des Etats-Unis. De son côté, Pékin - qui dément toutes les accusations américaines - a décidé de contre-attaquer en lançant une "initiative" sur la sécurité des données et d’en faire la promotion auprès de plusieurs pays, comme la Russie ou l'Iran.Alors qu’est-ce que la 5G ? Pourquoi est-elle devenue un enjeu géopolitique majeur entre la Chine et les Etats-Unis ? A quoi va servir la 5G ? Qu'est-ce que cette technologie va changer dans nos vies ? Aujourd'hui en France, nous utilisons la 4G pour nos terminaux mobiles, si tant est, que l'on bénéficie de la couverture - ce qui est loin d'être le cas partout sur l’Hexagone. Celle-ci sert pour les communications, le téléchargement de vidéos ou encore l'utilisation d'application sur son téléphone. La 5G, elle, doit offrir plus de rapidité et une énorme capacité, afin d'absorber un fort trafic de données. Conséquence, elle aura des applications bien plus importantes et variées. Surtout, elle servira aux objets connectés. On la trouvera dans des secteurs comme l'énergie, la chirurgie à distance ou la voiture autonome. Mais aussi dans des installations militaires, les hôpitaux, les ports, les usines, etc . Autant dire que son rôle sera structurant dans l'économie et hautement stratégique. Ce qui pose aussi de nombreuses questions de sécurité. Car à partir du moment où tout est connecté, il suffit de bloquer un rouage pour tout bloquer.Et les Etats peuvent se servir de l’arme cyber : la Chine par exemple est soupçonnée de mener une vaste cyberattaque contre l'Australie, la Russie d’avoir fait de même en 2007 contre l'Estonie. Plus récemment la piste de hackers russes est évoquée après une cyberattaque contre l'hôpital universitaire de Düsseldorf qui a entraîné la mort d’une patiente il y a deux semaines.Diffusion : tous les jours de la semaine à 17h45Rediffusion : tous les jours de la semaine à 22h30Format : 65 minutesPrésentation : Caroline Roux et Axel de TarléRéalisation : Pascal Hendrick, Jean-François Verzele, Jacques Wehrlin, Nicolas Ferraro et Benoît LemoineProductions : France Télévisions / Maximal ProductionRetrouvez C dans l'air sur France.tv Voir Acast.com/privacy pour les informations sur la vie privée et l'opt-out.