Cet épisode de L'After Foot revient sur le match nul de Lyon à la Real Sociedad, marqué par un nouveau but décisif de Tolisso, et sur le premier match sans Fonseca. Les chroniqueurs débattent de l'impact du départ de l'entraîneur sur le club, de la pertinence de confier la transition à Maciel plutôt qu'à son successeur, et de la manière dont ce départ en cours de saison doit être jugé.
Les opinions divergent nettement entre les intervenants, qui défendent chacun leur lecture de la situation. Les auditeurs découvriront les arguments avancés de part et d'autre, ainsi que quelques échanges sur l'OM et la conférence de presse de Bruno Génésio.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre
Cette transcription de L'After Foot, consacrée au nul lyonnais à la Real Sociedad et au départ de Fonseca, a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe, la même que son IA compte rendu réunion.
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Vous écoutez.
RMC.
23 h 36, j'ai Bruno Génésio tout de suite, conférence de presse. On écoute un petit bout avant de parler de Lyon.
Oui, on avait beaucoup mis l'accent sur cet aspect-là, lors de la causerie, lors de la préparation de ce match. Et c'est pour ça que je suis très content que ça se soit passé comme ça, parce qu'avec Ballon, sur tous les matchs qu'on a disputés, championnats ou coupes d'Europe, on a toujours eu des temps forts. On s'est toujours créé des occasions, on a marqué quasiment à tous les matchs. Mais on avait beaucoup, beaucoup insisté sur l'aspect défensif, sur la compacité de notre bloc, sur la faculté qu'on devait avoir à être solides et à concéder très peu d'occasions.
Et forcément, ne pas encaisser de buts pour pouvoir être performants, parce qu'on sait qu'au très, très haut niveau, c'est quand même avant tout ce qui est très important. Et donc, le fait d'avoir à la fois ne pas encaisser de buts et, comme vous le dites, avoir concédé très peu d'occasions, c'est aussi une fierté et une avancée importante, qu'on devra confirmer, mais qui est en tout cas une avancée importante dans notre jeu.
Voilà, un petit morceau de Bruno Génésio.
Avant de...
Ah, vous voulez écouter Florent Germain ?
C'est le match qui prouve que l'OM, vraiment, a progressé depuis quelques semaines. Et est-ce que ça relance tout pour une place...
Excellente question, pour finir.
...qualitative dans les 24 en Ligue Europa. Je ne sais pas si c'est le match qui prouve qu'on a beaucoup progressé. En tout cas, on est sur une dynamique qu'on a réussi à inverser. Je pense qu'on a encore du travail. Et oui, au niveau comptable et au niveau de cette compétition, ça nous relance complètement, puisqu'on a encore maintenant 4 matchs à jouer, dont 3 à domicile. Et forcément, ça nous laisse toutes nos chances pour terminer dans les 24 premiers.
Voilà pour l'OM. Lyon, désormais. Les gars, Lyon à la Real Sociedad, qui fait un partout. Encore un Tolisso décisif. Premier match sans Fonseca, d'ailleurs on y reviendra tout à l'heure. On peut considérer que c'est un bon point pour les Lyonnais ?
Ah oui, bien sûr. Surtout que la Real Sociedad, comme je disais tout à l'heure, c'est une bonne équipe espagnole qui est dans le haut de tableau. On ne ressort pas souvent vainqueur des matchs contre les Espagnols, donc c'est une vraie performance. Surtout que Lyon a su rester dans le match malgré l'ouverture du score. Globalement, dans le jeu, ils font un bon match. Il manquait pas mal de titulaires : Niacate, Morton, Nouama, pour ce match. Donc ça montre aussi la profondeur d'effectif, même si, encore une fois, tout n'est pas parfait. Il y a des jeunes joueurs qui peuvent hausser leur niveau de jeu.
Mais globalement, vu le contexte et tout, oui, ça a la valeur d'une petite victoire pour Lyon.
Parce qu'effectivement, les deux adversaires du soir, c'était quand même de la qualité. Entre Leverkusen, qui m'a fait penser à l'émission Perdus de vue, tu sais, d'il y a quelques années. Tu as vu, tous les mois, on a retrouvé...
Avec certains joueurs ?
L'entraîneur, Perdus de vue, Moreira, Lucas Vázquez.
Oui, oui, Perdus de vue.
Tu avais plein de press qui te demandaient où ils étaient.
À Medina.
À Medina, oui. C'était Perdus de vue. Et donc, cette équipe espagnole, on avait deux bons adversaires, et effectivement, les résultats des Français doivent être mis en avant. Après, Lyon...
Et en plus, Tolisso a failli mettre le doublé.
Après, une fois de plus, c'est banal, mais quand Tolisso va, l'OM va. C'est toujours mieux. Quand il est bon, il est bon. C'est un résultat utile, parce que tu restes très bien placé et tu sais pertinemment que tu vas sortir de la phase de poules. Donc moi, j'attendais la réaction de l'équipe, puisque Maciel est sur le banc pour la transition, en attendant que l'autre arrive.
Et d'ailleurs, je ne sais pas ce que vous en pensez.
Moi, j'étais convaincu que ça n'aurait aucune incidence, le départ de Fonseca. Je pense que ça a une incidence... Comment dire ? Ça a énervé pas mal de gens au club, à juste titre. Ça a énervé des gens parmi les joueurs, à juste titre. Mais je pense que ce groupe est assez mûr, la direction est assez forte, de Michel Kang à Gerlinger jusqu'à Mathieu Louis-Jean. Maciel qui va assurer la transition.
Ça va changer quand même beaucoup de choses, quand même, de changer d'entraîneur. Tu as un entraîneur qui était là depuis 2 ans.
Je ne dis pas...
Le meilleur entraîneur selon lui.
Non mais...
Je pense qu'il n'est pas loin d'avoir raison, de l'histoire de l'OM récente.
Je pense que ça ne va pas faire couler le club. Ils ne vont pas être perdus.
On ne parle pas de couler le club.
Ils ne vont pas être perdus comme...
Mais la récurrence dans les résultats, quand même.
Comme le canard qui perd ses enfants, là.
Mais d'accord, c'est quand même l'entraîneur qui fait l'équipe.
Canari, tu veux dire ?
Tu sais, le canard, quand il marche, il y a tous les petits derrière, là. Tu sais, des fois, tu peux les perdre, tu vois.
C'est le principe de ne pas les perdre, justement.
Oui, c'est ça. Mais je pense que Fonseca n'était pas le canard qui était avec les petits derrière. Je ne pense pas, moi.
Moi, je pense que si, mais bon.
Donc tu penses que...
Après, on s'est croulé ?
Non, non, non. Justement, c'était la fin de ma phrase. C'était : je pense qu'il avait une place très importante, et donc...
Tu ne peux pas dire pourquoi. Tu ne peux pas dire : « Il y a un entraîneur comme lui qui s'en va. » Qu'est-ce que ça peut faire ?
Non. En fait, je pense qu'on peut s'en remettre.
Non, mais c'est ce que je veux dire.
Mais si, à partir du moment où...
Tu caricatures, alors qu'on n'a même pas parlé.
Et le club ne va pas couler, peu importe.
Non mais tu as quand même perdu un gros, gros maillon fort. Ton collier, là, avec les maillons, le collier, il est moins lourd quand même.
Ah si, moi je...
Non, mais en tout cas, ça, c'est...
Tu as perdu un maillon fort si les conséquences sont graves. Je pense qu'il n'y aura pas de conséquences.
Tu penses qu'ils vont faire la même saison sans lui qu'ils auraient fait avec lui ?
Comme tu ne peux pas savoir ce qu'ils auraient fait avec lui. Tout ça n'est que de la science-fiction, donc on n'en sait rien, on n'en parle pas.
C'est toi qui dis que tu penses que ça ne va rien changer.
Tu as bien vu aujourd'hui qu'ils n'étaient pas affectés. Ils ne seront pas affectés.
Mais non, mais d'accord, mais là, c'est le premier week-end, laisse voir les choix importants, laisse voir comment le nouvel entraîneur...
Non, non, si le nouvel entraîneur arrive, son message ne passe pas, et il s'avère qu'il y a une pompe et tout, là, ce n'est pas pareil.
Justement, dans la vie qu'on vit...
Tu sais ce que tu as, tu n'y es pas sûr.
Limite, ils auraient dû continuer avec Maciel.
Alors moi, c'est ce que j'allais dire.
Qui connaît très bien le groupe.
Qui connaît très bien le groupe, qui est mature, avec des cadres comme Tolisso.
Moi, c'est exactement ce que j'allais amener sur la table. Je suis étonné que la question ne soit pas posée de garder Maciel jusqu'à soit la trêve hivernale, soit même jusqu'à la fin de saison. Parce que là, le risque du nouvel entraîneur...
Les problématiques que tu veux dire, on va y répondre.
Les problématiques, je suis d'accord avec toi.
En se disant : « Lui, il connaît les principes de Fonseca, il a participé au recrutement, il était là cet été quand des choses ont été mises en place avec l'équipe et tout, donc il sait tout ça. » Et c'est du temps de gagné, selon moi, qui peut être perdu avec le nouvel entraîneur, qui va arriver avec ses principes, avec ses idées de jeu, ses machins. Là, par exemple, on part de Vicens qui a Braga, qui a joué à 3 derrière toute la saison. Bon, il arrive, c'est une équipe qui ne joue pas du tout à 3 derrière, qui joue à 4. Il va devoir s'adapter et tout. Moi, je suis étonné que cette option n'ait pas du tout été mise sur la table. Il y a peut-être des raisons à Lyon, etc., mais bon.
Est-ce qu'il a le diplôme ?
Voilà, ça aurait pu faire partie des raisons. Je ne sais pas si c'est... Mais en tout cas, il va faire les deux matchs-là, donc...
Je pense qu'il l'a. Je pense qu'il l'a, parce qu'il était...
Il avait entraîné à Valenciennes, en numéro 1, déjà.
Il avait entraîné, donc il l'a.
Donc bon.
Non, non, mais je suis d'accord avec toi, j'aurais été pragmatique, j'aurais...
Et ce que je veux dire là, c'est que ça peut ne pas avoir de conséquences, le départ de Fonseca, si le virage avec le nouvel entraîneur est bien géré et qu'il s'inscrit parfaitement dans ce que fait le club.
Bien sûr, mais ça, tu ne peux jamais le prévoir.
Et on ne peut jamais en être sûr, oui.
Tu ne peux jamais le prévoir, et c'est pour ça que je te dis, c'est l'adage que moi j'aime beaucoup : « Tu sais ce que tu as, tu ne sais pas ce que tu auras. » Et quand tu as un entraîneur comme Fonseca, eh bien, les joueurs, bien sûr que ça peut bien se passer avec un autre, mais quand même, là, comme ça, au mois de novembre, c'est rare quand même que les entraîneurs décident de partir pour une autre équipe.
Personne ne te dit que non seulement ça ne va pas, personne ne te dit que c'est propre, personne ne te dit ça, évidemment. Tout ça, c'est...
Moi, je ne trouve pas que c'est ça, l'entraîneur à Bornéo.
Non, quand je l'ai dit lundi, c'était...
Non, moi, je préfère avoir une vision totalement...
Si on est tous d'accord, je le dis, c'est parfait.
Parce que le foot est désormais comme ça.
On est d'accord, il faut le dire.
Et je préfère rapidement passer l'éponge là-dessus. Je trouve que ça ne sert à rien de se mettre à hurler : « C'est un scandale, Fonseca, c'est... »
Ah non, non, mais moi, je comprends.
C'est un sale type.
Moi, je pense que tu peux faire les deux. Tu peux déplorer le manque de classe, le fait de partir en cours de saison et tout, et aussi te dire : « Moi, je vais perdre mon temps. »
Par contre, là-dessus, je t'ai entendu lundi, je ne trouve pas que c'est un manque de classe.
C'est...
Tu parles ?
Ce n'est pas un manque de classe, c'est une opportunité professionnelle que la personne a envie de saisir.
Oui, mais tu as dit que tu avais vu ton club qui t'a soutenu et qui ne t'a pas viré pour faute grave quand tu as été suspendu 9 fois.
Là où je te rejoins, c'est ce que tu disais lundi, à partir du moment où un coach peut se faire virer.
Oui, oui, ce n'est pas un manque de classe quand tu vires ton coach comme là.
C'est encore une fois, c'est un club qui t'a soutenu, qui aurait pu te virer pour faute grave et économiser ton salaire quand tu as été suspendu pendant 9 ans.
Tu veux dire que tu vas gagner tout ce que tu as fait gagner pendant un an et tu le vires 3 mois après.
Non, non, mais là, ça n'a rien à voir. Tu fais ça et tu en reviens.
Mais c'est ça, c'est lundi.
Mais le club, là, il n'y a rien à voir.
Oui, mais ça n'a rien à voir avec un club.
Mais si, ça a à voir.
Avec un entraîneur qui doit quelque chose au club.
Je te dis que ça a à voir.
De Fonseca, il avait une dette envers l'Olympique Lyonnais.
Mais parfois, le club, il a la dette envers l'entraîneur et il se fait virer quand même.
L'exemple que vous me sortez en face, je ne comprends pas.
Ce n'est pas parce que tu dis : « Non, ceux qui ont la dette. »
Moi, je ne le comprends pas, je ne le comprends pas.
Je te laisse juste un truc.
Attends, attends, laisse-moi juste clarifier.
Un entraîneur, il qualifie l'équipe en Ligue des Champions, ok ?
Oui.
Août, merde, ça ne se passe pas bien.
Ou il fait même monter une équipe en Ligue 1.
Merde, ça ne se passe pas bien. Octobre, il est licencié.
Et combien d'entraîneurs ?
Ah non, merde alors.
Combien d'entraîneurs ?
Combien vous avez qualifiés en Ligue des Champions ?
Il n'y a rien à voir.
Jean-Louis.
Ça n'a rien à voir, mais c'est...
Mais vous pouvez exploser de rire autant que vous voulez, ça n'a rien à voir.
Je te dis, ça n'a rien à voir.
Je te dis que Fonseca n'a rien à devoir à Lyon dans le sens où si Lyon l'a gardé, c'est parce que Lyon avait besoin de Fonseca, c'est tout.
Mais si.
Non, non.
Mais si.
Mais ils auraient pu dire.
Mais tu crois que Fonseca, il n'aurait pas retrouvé un autre club ?
Mais si, il aurait peut-être trouvé un autre club, et alors ? Il aurait pu trouver un autre entraîneur.
Mais Lyon n'a voulu le garder parce qu'ils en avaient besoin.
Mais parce que.
Je te donne mon exemple, comme tu dis, c'est parce que.
Là, honnêtement, je ne comprends pas.
Mais ne dis pas que ça n'a rien à voir.
C'est pareil, les deux.
C'est pareil, les deux.
Parce qu'on est en train de refaire un débat qu'on a fait pendant 45 minutes lundi. Je veux revenir au match.
On ne refait pas le débat, on tombe sur un homme buté.
On refait le débat.
Jean Buté, ça n'a rien à voir. Il n'a rien à voir là-dedans.
À tout de suite avec.
On tombe sur un demi-heure.
Mais non, mais.
Séville vient de se casser la tête sur Jean-Louis.
Vous êtes de très mauvais pédagogues qui n'arrivez pas à m'expliquer un truc simple, c'est peut-être que ce n'est pas si simple.
Donnez un exemple.
Mais non.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.