Cet épisode de L'After Foot revient sur la lourde défaite du RC Lens face à Côme, battu 9-1 en Ligue des champions, un score que les chroniqueurs qualifient d'historique. Le plateau analyse les causes de cette humiliation, notamment l'attitude des joueurs, la relation avec les supporters, le choix du staff et le recrutement.
Les intervenants évoquent aussi le classement des clubs français en Coupe d'Europe et le jeu offensif de Côme. Enfin, l'émission fait le tour des autres matchs de la soirée, dont le Real Madrid, Liverpool, Naples et Manchester City.
Les auditeurs découvriront des points de vue divergents, notamment sur l'avenir de l'entraîneur lensois et sur le déclassement du football français.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Julien Laurence, Samuel Umtiti
Cette transcription de l'épisode sur la défaite de Lens 9-1 a été réalisée avec HappyScribe, grâce à une technologie comparable à celle de la Google Meet transcription.
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Vous écoutez.
RMC.
RMC.
Et justement pour ça, je présente vraiment toutes mes excuses à tous les Marseillais.
J'ai eu la réaction qu'une personne ne peut pas avoir, et je suis prêt à m'excuser devant les journalistes.
Le PSG ne s'excuse pas, monsieur. Le PSG ne s'excuse pas. Il n'a pas besoin de s'excuser.
Honnêtement, je veux seulement dire que je m'excuse.
J'ai fait une grosse connerie, je suis là pour m'excuser.
Je dois juste dire à notre supporter : « Excuse ! »
Jusqu'à minuit trente, L'After Foot.
Gildas Bribois.
Bonsoir à tous. L'After est là jusqu'à minuit et demi, même dans les pires soirs de l'histoire du football français. Et oui, on est là, jusqu'à minuit, sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After, avec vous. Au 3216, supporters lensois : nous sommes là pour vous, ce soir. Nous vous attendons. La consultation est gratuite. N'hésitez pas à nous appeler pour, eh bien, pour utiliser l'épaule de l'After pour vous consoler ce soir. On est là, dans l'After. L'After Foot le vrai, bien sûr, et pas la copie avec Daniel Rieulo.
Salut Daniel.
Bonsoir les amis. Le problème, c'est que je ne sais pas si à 9-1 on a les médicaments et le pansement, parce qu'on n'a jamais eu à soigner ce genre de mal.
Oui. J'avoue qu'on n'a pas fait exprès, mais on a un ex-Lillois, parmi nous. C'est jamais le petit truc.
On a l'homme qui est là pour...
C'est ça.
On ne fait que des soirées de défaites avec lui. C'est comme ça.
Quel hasard. Bonsoir à tous. Et alors, il y en a un qui était au stade ce soir, qui est sous le choc. C'est Jean-Louis Tours. Salut Jean-Louis.
Salut les gars. Ouais, là je suis groggy là.
Voilà, pour reprendre une expression célèbre. On va analyser ensemble tous les matchs du soir. Donc, la défaite historique de Lens face à Côme, ce soir, 9-1, score de Foot Loisirs. Même le Media Football Club, je crois, n'a jamais pris ça dans son histoire.
Ah non.
Non. 9-1 pour Côme. On va en parler longuement dans quelques instants. Les autres scores du jour, enfin du soir, en sachant que les drôles de dames nous rejoindront un peu plus tard, pour analyser notamment la victoire du Real à Athènes face à la EK, 3-2. Fenerbahçe qui bat Liverpool, 3-2. Porto qui bat Naples, 4 buts à 1. Bruges qui gagne au PSV Eindhoven, 2-1. Dortmund qui bat le Betis, 2-1. City qui gagne à Leipzig, 3-2. Arsenal qui gagne au Slavia, 2-1. Et Viking Stavanger qui bat Saba, 4 buts à 1.
Et puis on avait un match d'Europa League, également aujourd'hui décalé : Rennes, cet après-midi, joué face à Olympiacos. Il y a eu 0-0 dans ce match, on en parlera également d'ici minuit et demi. Mais évidemment, mais évidemment, bon, il n'y a pas de 3 points pour Lens, bien sûr, mais il y a 9 buts encaissés. Bon, on va quand même rester sur 3 points et pas sur 9. C'est parti.
L'important, c'est l'essentiel.
Le plus important, c'est les 3 points.
Soit l'essentiel, c'est le plus important.
Daniel.
Qu'est-ce que je... je ne sais pas. Je suis déboussolé. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? C'est historique, l'humiliation subie par les Lensois. Deux, c'est la première fois qu'on les voit en prime time, à part ceux qui vont voir les matchs de la Serie A. Et je pense qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui nous écoutent qui voient Côme jouer. Donc, parlons dans le point 2 de Côme et de ce très beau football, de joueurs dont on entend beaucoup parler mais qu'on ne voit jamais faire des matchs entiers, comme Nico Paz, comme même Dakunia, notre joueur de l'équipe de France que peu de gens connaissaient il y a encore un mois.
Donc, on peut parler de cette équipe-là. Et point 3, on va essayer de sortir rapidement de ce cauchemar. Il y a eu pas mal de belles affiches ce soir, notamment le Real, qui est allé faire un peu ce qu'ils avaient fait à la Roma, s'en sortir dans les dernières minutes, et qui ont le même nombre de points que le PSG en tête de cette Ligue des champions.
Samuel.
Deux gros points. Le premier, c'est la défaite historique du RC Lens, qui était en difficulté, qui a sombré ce soir. Le deuxième point, c'est bien évidemment Côme qui, encore une fois, a livré une grosse prestation. Ils arrivent à prouver, de match en match, que le travail d'un entraîneur, on arrive à le voir sur le terrain, par rapport à la qualité des joueurs. Certes, ils ont des bons joueurs, mais je trouve que Fabregas en mène une autre patte.
Et ensuite, comme Daniel, j'ai envie qu'on parle de ce match du Real pour le troisième point. Ils n'ont pas forcément fait le plus grand match, mais ils arrivent quand même à remporter cette rencontre.
Petit point classement. Alors, effectivement, en tête de la Ligue des champions ce soir, après donc six journées. Alors, attendez, que je... oui, c'est ça.
Après quatre journées.
Après quatre journées.
Quatre journées.
Quatre journées. Je me disais que j'avais buggé. Il y a le PSG et le Real, avec 12 points, qui sont tous les deux en tête. Et puis alors, les deux autres clubs français. Lille est avant-dernier avec 1 point, 35e sur 36, et Lens est 33e avec 3 petits points, et une différence somptueuse de moins 12, donc dans cette Ligue des champions. Messieurs-dames, ce soir.
Et personne n'a souligné, et il a mis dans ses points, « il y avait un match aujourd'hui ». Rennes a joué en Coupe d'Europe cet après-midi.
Oui, je l'ai dit.
Oui, mais nous, nous ne l'avons pas mis jeudi panséman dans le classement.
Oui, tu aurais pu le mettre dans tes 3 points.
Bah, je ne sais pas, un club français qui joue dans l'anonymat le plus complet en plein après-midi à 16 h 30, qui livre un match, pff, mais d'un ennui terrible.
Attends, on en parlera plus tard, on entendra notamment.
Non, mais c'est le groupe complet de nos équipes françaises en Coupe d'Europe. On est dans une année un peu, un peu terrible là, quand même.
Messieurs-dames, un morceau célèbre s'impose ce soir. Musique.
Comme un ouragan qui est passé sur moi.
Comme un ouragan. Voilà.
Voilà, c'était plus que ça. C'était une tempête, c'est tout, quoi.
Jean-Louis Tours.
Non, Ouragan, c'est plus fort, je suis bête. Ouais.
Oui, mais ça dure 90 minutes, un ouragan ? C'est long, là, le passage de l'Ouragan. Comme un ouragan. Voilà, comme ça, vous avez le titre des journaux demain matin grâce à l'After. Moi, je... il y a un truc, Jean-Louis, on va démarrer par ton avis là-dessus. C'est le genre d'événement qui reste dans la carrière des joueurs. C'est-à-dire, les mecs qui sont sur le terrain ce soir, Cahuzac et tout.
Bien sûr.
Les mecs, ils auront... ils vont traîner comme un boulet.
Bien sûr.
Ah, là, c'est...
Je pense que tous les...
J'étais au 9-1.
Non, mais je suis d'accord.
J'étais au 9-1 contre Côme.
Je pense que les spectateurs s'en rappelleront toute leur vie. Je pense que les joueurs s'en rappelleront toute leur vie, comme les mecs qui ont été marqués par les plus grandes défaites. Alors, j'ai en tête là tout de suite Allemagne-Brésil, mais bon, il y en a plein d'autres qui, je pense, et Sam pourra, même s'il n'a pas dû en prendre autant, en parler mieux que moi, mais je pense que ça traumatise. Et surtout parce que c'est...
Cette semaine.
Ouais, cette semaine, cette semaine.
Parce que c'est long, tout ce qui s'est passé. Sam, il était à la remontada, ce n'est pas pareil.
Qui dit encore que la remontada, il l'a toujours au travers de la gorge. Unai Emery, cette semaine, une interview pour...
Oui, mais je pense que la remontada, c'est... est-ce que c'est pire, la remontada, en termes de...
Non, non. Je pense que la remontada, c'est pire. C'est pire parce que tu gagnes.
C'est pire.
C'est sur un match aller-retour.
C'est un match aller-retour.
Tu gagnes 4-0 au match aller, et le match retour, comment se passe ce match retour ? C'est vrai que c'est beaucoup plus traumatisant.
Alors, l'humiliation comme ça, elle reste, et tu ne sais jamais de quelle façon tu t'en remets, en fait. Un truc comme ça, ça peut leur tuer la saison. Franchement, ils se remettent de ça, les Lensois, dans le reste de la saison, je dis bravo. Ça va être très, très, très dur.
Après, moi, je le vois différemment, parce que Lens, ce n'est pas l'équipe qu'on attendait, déjà en Ligue des champions, pour qu'ils fassent des résultats. Donc, une défaite, certes, ça fait mal, encore plus de prendre 9 buts comme ça à domicile. Mais réellement, je vois... je ne veux pas dire que je ne vois pas la difficulté.
Parce qu'ils vont vite effacer.
Ouais, je pense qu'ils vont vite effacer, parce qu'au final, ce sont deux compétitions vraiment différentes, et on les attend un peu plus quand même en Ligue 1, sur des performances, sur des victoires, et en Ligue des champions, non. On veut juste voir Lens, quand même, ne pas perdre de cette manière.
Donc, tu dis que l'ampleur n'a pas d'impact. L'ampleur de la défaite n'a pas d'impact, c'est ça ?
Je pense que ça a un impact, mais pas aussi fort qu'on ne le pense. En tout cas, pour moi. Je sais comme ça.
Mais moi, c'est intéressant, mais j'aimerais ce soir un peu qu'on essaye... on va écouter les joueurs, on attend Cahuzac en conférence de presse, mais il faut essayer de rentrer dans la tête des joueurs, parce qu'en fait, je pense que tu te sens rabaissé dans tes compétences. C'est-à-dire, tu te dis, mais en fait.
Dans ton amour-propre.
De quoi, désormais, je suis capable ? Tu vois ce que je veux dire ?
Ouais, mais on parle de la Ligue des champions, la Ligue des champions, mais ils savent très bien qu'eux, leur championnat, c'est la Ligue 1.
L'année dernière, Marseille a sauté en Ligue des champions. C'est le jour du match à Bruges, déjà, ils étaient un peu amochés, et Lens était un peu amoché. C'est le soir de Bruges que tout a pété.
Mais j'ai envie de dire que le contexte à Marseille est totalement différent, et à Lens, ce n'est pas du tout la même chose.
OK, il y a peut-être un petit peu plus...
Oui, oui, c'est plus... c'est plus bouillant, mais franchement, je ne sais pas, Sam. Je n'arrive pas à voir.
Mais ça va faire mal.
Je ne pourrais pas affirmer quoi que ce soit. J'attends les premières réactions.
On va écouter.
Je ne sais pas, il y a des joueurs qui ont disparu, il y a eu une démission.
On va écouter Mickaël Cuisance, là. C'était juste à la sortie du terrain, sur Canal. On écoute.
C'est toujours touchant, c'est toujours touchant. En tant que compétiteur, on n'aime jamais perdre, que ce soit un petit score ou un grand score. Aujourd'hui, c'est une défaite... ce n'est pas une défaite, c'est une leçon. On a pris une leçon aujourd'hui. Je pense qu'on doit apprendre de ça, et on va voir quel genre de caractère l'équipe a pour ressortir de ça. Et je pense qu'on en est capables. Je pense que l'équipe a surmonté plein de choses, et je pense qu'aujourd'hui, c'est une étape.
Ouais. Là, on vient de voir un gros plan sur Aguilar qui a écrasé quelques larmes, j'ai l'impression. Et bon, je pense, après, chacun le vit comme il peut, hein.
Mais la période, elle n'est pas terrible. Il y a eu le derby, il y a eu beaucoup de doutes depuis le début de la saison. Il y a une équipe qui se cherche, qui n'arrive pas à trouver la bonne formule.
Il y a eu les preuves du changement d'entraîneur aussi.
Prendre une tarte pareille à ce moment-là, pff... moi, je ne sais pas comment ils peuvent se remettre de ça. Ça va être dimanche, tu joues Marseille avec beaucoup d'attentes, un Bollard que tu dois aller chercher, des supporters qui sont fâchés ce soir. Ils vont revenir, évidemment. Ils vont être là dimanche. Si dimanche, ça ne tourne pas bien, parce que là, si tu es Marseille, tu te dis.
Là, tu as déjà enchaîné des défaites à Lille dans le derby.
Il faut profiter du truc, quoi, tu vois. Il y a ça. L'opportunité pour Lens, c'est que ça revient dans 3 jours, que c'est à Bollard et que c'est un gros match. Mais si tu ne passes pas contre l'OM, moi, je te dis que tu peux péter ta saison.
Il y a un autre élément, je pense, qui s'est cassé, c'est la relation avec les supporters. C'était déjà tendu avec l'histoire de l'interdiction de déplacement sur le derby et l'après Bruges. Donc, il y avait déjà une relation un peu tendue avec la direction.
Ils ont fait leur chier de la merde avec les fumiers sur le déplacement et tout aussi, non ?
Non, non, ça, bien sûr, bien sûr. Mais en fait, ils ont eu l'impression de payer une punition collective pour juste les agissements de certains, et ils ont sorti quelques banderoles.
Oui, mais ça, après, c'est toujours pareil.
Non, mais je... attendez, attendez, moi, je ne dis pas que c'est bien ou c'est mal. Je décris juste le contexte qui est : les supporters ont reproché la décision au club en début de match, en envoyant le message aux joueurs. Visiblement, il n'y avait pas que les supporters qui étaient interdits de derby, il y avait les joueurs aussi. Et là, je me dis quand même que passer une mi-temps entière à se faire humilier comme ça en deuxième mi-temps, ça a été long. Les gens sont restés juste pour siffler à la fin. Je pense aussi que ça peut marquer.
Ah non, mais ça, c'est pour ça que je te disais.
Et les supporters lensois, historiquement, attention, ils peuvent être très chauds. Il y a déjà eu des envahissements de terrain violents.
On va quand même se calmer. Ce que Villehanse depuis 2-3 ans, c'est... tout est extraordinaire.
Ouais, c'est exceptionnel.
Ce soir, enfin ce soir, voilà, on savait que la saison avec la Ligue des champions, ça a détruit quasiment tous nos clubs. Tous nos clubs.
Oui, mais il y a 2 ans, il y a 2 ans, il y a des clubs qui n'étaient pas ridicules en Ligue des champions, Daniel, nos clubs français. Tu vois, je pense qu'ils s'attendaient à ça, à un truc comme ça.
C'est quoi la règle, en fait, Jean-Louis ? La règle.
Non, il n'y a pas de règle. Mais il y a des exemples qui montrent que tu peux exister un peu plus, quoi.
La règle de nos clubs, c'est que ça ne se passe pas bien. L'exception, c'est Lille et Brest il y a 2 ou 3 ans. C'était exception. La règle, c'est qu'à chaque fois, ça tourne mal, que l'équipe que tu attends un petit peu plus forte, machin, elle se banane. La règle, c'est Marseille l'année dernière. La règle, c'est Lyon que tu attends très bien en Coupe d'Europe et que tu attends très mal.
Il y a une vraie régression depuis 2 ans.
Il y a une vraie régression depuis 2 ans. Contre quel club espagnol c'était l'année dernière, là ? Villarreal ? Non, pas Villarreal.
C'est Abigo.
C'est Abigo. La règle, c'est Rod to Leipzig, et évidemment, ça termine mal pour Strasbourg. C'est ça, notre règle.
Oui, mais ce n'est pas aussi ridicule que ce soir. Ça ne t'est jamais arrivé de ton histoire.
L'exception, c'est Brest qui sort de la poule et qui va en barrage, ou Lille qui termine dans le top 8. Ça, c'est l'exception qui, historiquement, existe aussi dans notre football.
Oui, mais là, on est sur l'humiliation historique, Daniel. Tu vois, il y a un écart quand même entre.
L'humiliation, on est habitués. Quand ce n'est pas un petit club, c'est...
Pas à ce point-là.
Bref. C'est notre règle, c'est d'être bidon en Coupe d'Europe.
C'est les soirées des records. Hier, on disait que jamais en Ligue des champions, on n'avait vu un club mettre 4 buts en 17 minutes avec le PSG. Là, 9-1, c'est du jamais vu. Il y a eu des 8-0, des 7-0. Et le record d'avant pour un club français, c'était déjà Lens qui avait pris 6-0 par Arsenal. Donc, bon ben non. Mais du décart à domicile, il n'y a jamais eu, ouais, aussi. Antoine est là, il sort du stade. Antoine, supporter du Racing Club de Lens, salut Antoine.
Salut. Mais je ne sais pas quoi vous dire d'autre à part bonsoir et que je suis absolument désabusé, absolument navré, absolument.
Et toi, toi, mais est-ce que tu es en colère ou pas tant que ça ?
Ben en vrai, j'étais en tribune et j'étais ultra énervé. Enfin, ce n'était pas possible. Je ne concevais pas, voire je ne concevais pas ce que je pouvais voir sur le terrain, pardon. Et en fait, ça me révulsait de voir aussi peu de... même pas d'agré... enfin, aussi peu d'agressivité, que ce soit en première ou en deuxième mi-temps. Et en fait, voir 4 buts en 10 minutes en deuxième mi-temps, je... en fait, à un moment donné, je n'en croyais pas mes yeux de ce que je voyais sur le terrain.
J'avais l'impression de voir un.
Des pentes, des quilles.
Oui, des plots, des quilles, effectivement, ce que tu veux. Un match de D1, de Coupe de France, de D1 contre le PSG, l'USBAV contre le PSG, c'est presque exceptionnel, franchement. Même si tu veux, un match de Coupe de France, le premier tour de Coupe de France du PSG, du PSG, pardon, ça ne donnera pas ça. Ça ne pourra pas donner ça. En fait, et je ne comprends pas ce que j'ai vu sur le terrain. J'en ai vu 8, parce que je suis parti à la 400e, tellement j'étais révulsé par ce que je voyais, et je.
À la 400e, bravo d'avoir tenu jusqu'à la 400e. En fait, elle est partie avant. En fait, la question qu'il faut se poser, la question qu'il faut se poser, parce que je comprends ce que tu dis, effectivement, c'est beaucoup trop gros, c'est énorme. Il y a très peu, puisque c'est historique, il y a très peu de scores comme ça dans le football. C'est : « OK, tu as une équipe qui pratique un très beau football, on va en parler dans un instant, c'est génial, l'aventure, le jeu de Fabregas, les bons joueurs et tout, très bien, pas de problème. » Mais l'écart, il est tellement monstrueux que tu as quand même envie d'aller voir. Pas tellement l'écart, les gars. Ce n'est pas le Real ou le Barça.
Non, mais d'accord.
Même si Kohn, bon, ils sont sur une trend géniale, mais c'est un club qui était amateur il y a 3-4 ans, non ?
Encore plus, encore plus. Ça renforce ce que j'étais en train de dire. Tu as envie d'aller voir l'entraîneur et les joueurs, tu dis : « Vous avez fait quoi, en fait ? »
Et comment ils ont travaillé.
Comment on en arrive là ? Moi, là, j'ai envie, tel un psy, d'aller les asseoir devant moi et dire : « Parlez, je vous écoute. Dites-moi qu'est-ce qui s'est passé, en fait. Pourquoi, à ce point, vous ne courez pas ? Vous semblez être comme des pantins, comme des mecs paralysés. Il ne se passe rien, vous n'allez même pas au contact. » Parce qu'OK, eux, ça joue bien, ils sortent des ballons, mais parfois, c'était des démonstrations. C'était des démonstrations. Genre, il suffisait juste d'un mini pressing, tu vois, au moins les empêcher de te balader. Ils peuvent te battre. Mais te balader comme ça. Donc, j'ai envie de savoir qu'est-ce qui se passe.
Ouais, mais après, c'est vrai que Kohn, c'est vrai que Kohn a été très juste techniquement, mais moi, ce sont des attitudes que j'ai pu voir. Je me souviens d'un centre de Nico Pass, et j'ai vu que la défense a anticipé la sortie du ballon. Donc, ils ont arrêté de jouer. Et comme ils ont dit : « Pas du tout, nous, on va continuer à jouer », ils ont joué, ils ont marqué. Et ça, pour moi, cette attitude-là, c'est quand ça ne va pas, tu ne peux pas. Tu peux, par exemple, perdre certains duels, tu peux des fois, techniquement, ne pas être bon. Mais cette attitude-là, où tu lâches, où tu anticipes des fois la perte de balle de l'adversaire, alors qu'ils n'ont même pas forcément perdu le ballon, cette attitude, c'est inacceptable.
Et en Ligue des champions, tu le payes. Et que, comme on dit, il y a une grande différence, là, on l'a vu vraiment, c'était le jour et la nuit entre Kohn et Lens ce soir, mais normalement, cette différence, on ne devrait pas l'avoir autant.
La différence, c'est la différence. C'est 2-1, c'est 3-1, c'est jusqu'à 4-1, on l'entend, ce sont des scores de foot. Ce n'est pas un score de foot, en fait. Ce n'est pas un score de foot, c'est tellement gros que Lens nous doit immédiatement une explication, avant qu'on les taille, qu'on dise qu'ils ont été nuls, qu'ils n'ont rien fait en termes de.
Top, Aguilar en zone mixte, tu vois. Écoutons les joueurs ce soir, les ACA, je pense que c'est important.
C'est un truc de caractère, c'est pour ça qu'on est ici, qu'on fait un fabuleux métier qui est parfois tronqué par de terribles résultats comme ce soir. Mais il faut faire preuve de caractère et rester unis, et travailler encore, encore et encore.
Le 8, Antoine était au lé. Il y a pas mal de supporters qui sont partis pendant le match, à 30-20 minutes de la fin de la rencontre. Ça vous marque, ça vous touche ? Vous comprenez ?
Vous voulez qu'on dise quoi ? Il y a 9-1. Ils payent leurs billets. Il y en a qui payent cher pour venir au stade. Ils n'ont pas envie de voir une prestation comme celle-là. Donc, on comprend, et on va se rattraper.
On va analyser. Je pense que c'est des matchs de Ligue des champions, il faut hausser le niveau, il faut être au duel, il ne faut pas laisser beaucoup d'espace. Si on laisse beaucoup d'espace, ce soir, on l'a vu, ça paye cash. Même les matchs précédents où on pense qu'on fait un bon match, mais au final, une occasion, deux occasions, on perd le match. Donc, non, il faut avoir beaucoup plus d'exigence et travailler encore.
Dans un instant, on est de retour. On aura encore des supporters lensois, bien sûr, qui nous appellent ce soir.
Mais tu as raison, moi je veux entendre les joueurs un maximum, je veux voir ce qu'ils ont quelque chose à dire.
Oui, mais tu penses que quand tu sors de ce match-là, qu'est-ce qu'ils vont dire ?
Je ne sais pas.
Et d'ailleurs, attends, les deux épuisants, c'est Aguilar, disent : « On va faire preuve de caractère pour rebondir et tout », tout ce qu'ils n'ont pas montré pour justement éviter cette humiliation. Ils ont montré du caractère pour rebondir. C'est ça. Là, on ne l'a pas vu, en tout cas, ce soir. Allez, on continue le débat dans quelques instants, et puis, bien sûr, les autres matchs de la soirée sur ton programme, jusqu'à minuit trente. À tout de suite dans l'After.
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 18. Daniel Rieulo, Samuel Umtiti et Jean-Louis Tour sont là. After historique ce soir, une nouvelle fois. On avait les jeudis noirs, on a désormais je ne sais même pas comment le qualifier, celui-là. Bref.
On n'en avait pas eu. On en a eu beaucoup, des déroutes, en 20 ans, mais celle-là, elle est superbe.
Ce n'est jamais arrivé.
Waouh.
Bon. Rien ne nous est épargné, franchement. Nous, on s'accroche, on est là depuis 20 ans, on soutient le football français, et voilà ce qu'on nous propose.
Oui, mais c'est pour ça que je te dis que la règle, c'est plus des mauvaises soirées que des bonnes soirées, quoi.
Non, mais il y a mauvaises et mauvaises.
Mais la règle, ce n'est pas 8 buts d'écart, quand même.
Évidemment.
Tu prennes 3, 4, mais là, on a eu le supplément senti.
Ah ouais ? Non, mais là, on ne l'avait pas vu venir, franchement.
Non, celui-là, pas du tout.
Pas du tout.
Pas du tout. Je me suis même dit que Lens allait faire un gros match, qu'ils allaient.
Mais moi aussi, moi aussi. On en a parlé. Pour l'instant, bon, globalement, j'ai l'impression que pour l'instant, on est plutôt indulgents, ou alors on est un peu sous le choc.
Non, mais attends, Gilbert.
Mais au moins, il y a un truc que je veux dire.
On va envoyer quand même, parce que c'est quand même un truc de se prendre une branlée pareille.
Non, mais attendez, l'histoire de l'état d'esprit. Moi, à un moment, il y a un truc que je ne comprends pas, c'est que Cahuzac, quand il est arrivé, justement, on a eu l'impression qu'il y avait de l'énergie. Au moins, il y avait ça. Les joueurs avaient retrouvé une façon de fonctionner. C'est ce qu'on a dit après des victoires contre le Paris FC, contre Lyon. Sur l'état d'esprit, il devait être le garant de ça, Cahuzac, l'état d'esprit. Or, ça fait deux matchs, Lille et là, où le problème, on peut parler technique, on peut parler du recrutement raté.
Mais c'est vraiment 3 victoires.
On peut parler du recrutement raté, il n'y a pas de problème, mais ça ne peut pas expliquer un tel écart. Et que les mecs aient lâché comme ça, avec normalement un entraîneur qui t'emporte avec eux, c'est qu'il y a un souci. Et moi, il y a un truc que j'ai repéré du stade, c'est que je pense que les joueurs ne se font pas confiance entre eux, et que collectivement, il y a un problème. Je pense que les joueurs de l'année dernière regardent les nouveaux joueurs en se disant : « Mais attendez, qu'est-ce qu'on nous a ramené ? » J'ai vu des trucs entre Thauvin et Ivanovic, où clairement, Thauvin, à un moment, il n'en pouvait plus.
Je pense que tu tiens une piste.
Et tout ça explique l'explosion.
Tu tiens une belle piste de réflexion, mais quand bien même, puisqu'on parlait d'état d'esprit, ce n'est pas propre, en fait. Si c'est ça, et pourquoi pas, bon, tu as ton entraîneur qui s'était barré, tu t'es gouré sur celui que tu prends, tu mets le gars que les joueurs voulaient, donc tu vas dans le sens des joueurs.
Première erreur, d'ailleurs.
Non, mais c'est déjà ça le problème. Si les mecs ensuite ne te rendent pas, et si en plus, ils regardent ensuite ceux qui sont arrivés et qui ne sont pas à la hauteur de ceux qui sont partis, le fameux état d'esprit, ça veut dire que tu as perdu quelque chose en route, quand même. Mais là, comme on l'a dit, Cahuzac, normalement, il devait venir avec une certaine mentalité, mais encore une fois, on voit que ce sont les joueurs qui décident, réellement.
Non, mais les gars.
Non, non, non.
Non, non, non, mais moi ce que je pense. Cahuzac, il doit arriver là, il doit dire : « Écoutez, moi, si je ne suis pas à l'aise dans la situation, je me taille. »
Oui, mais.
J'ai pris la plus grande branlée pour 5 années de champions, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?
Non, mais au final, c'est que.
Et c'est pour ça qu'avoir autant écouté les joueurs sur Top Moller, c'était une erreur.
Mais c'est une erreur pour moi de c'est que quand tu décides de prendre un entraîneur, tu dois lui donner tous les droits. C'est lui qui décide, c'est le coach, c'est lui qui doit prendre les décisions. Et là, déjà, ce choix-là, moi, je n'étais pas pour. Mais ensuite, il a eu quelques défaites, il a eu une ou deux victoires, je crois, Cahuzac, et tout le monde disait : « Bon, peut-être que c'était le bon choix. » Mais réellement, pour moi, là, tu donnes encore raison au joueur. Et une mentalité comme ça, moi, je dis la vérité, la technique, ce n'est pas grave ça. Sur un match, tu peux ne pas être fin, ne pas être bon, mais là, moi, j'ai vu des attitudes où, désolé, de changer l'entraîneur, pour moi, ce n'était pas du tout ça le problème.
C'est que, comme là, je pense, tout le monde le sait, il y a eu des nouveaux joueurs qui sont arrivés, il y a des choses qui se sont passées, je pense, la saison passée, et que pour moi, je ne sens pas cette unité-là entre ces nouveaux joueurs, entre ceux qui étaient là avant.
Et voilà, ça, oui.
Et pour moi, je sens.
Mais rien n'a changé.
Rien n'a changé. Tu peux mettre n'importe quel entraîneur, mais pour moi, c'est l'entraîneur qui doit faire ça, qui doit trouver la solution pour unir ces joueurs-là. Et là, s'il n'y a pas ça.
Il se trouve que ni l'un ni l'autre n'ont réussi, puisqu'avec le premier, c'était pire, puisqu'il y avait une grosse embrouille avec l'adjoint, et que quand ils ont voulu sortir l'adjoint, l'entraîneur a dit : « Moi, je suis solidaire de l'adjoint. » Donc, il n'y avait rien à faire, en fait. Tu ne pouvais pas l'imposer au gars.
Ils ont trop écouté les joueurs, Daniel. Ils auraient pu forcer un peu plus.
Ça n'est pas vrai, ce que tu dis, ça n'est pas vrai.
Donc, pourquoi ils ont viré l'entraîneur ?
Écoute, tu sais quoi ? Jean-Louis, franchement, tu me fatigues. Je vais te donner le numéro de l'ÉCA et de tout le monde, ils vont te l'expliquer. Si tu ne le crois pas, tu ne les croiras pas, mais ça n'est pas ce qui s'est passé. Ça n'est pas ce qui s'est passé.
Non, mais ce qui s'est passé, c'est que ça n'allait pas bien en interne et que les joueurs n'étaient pas contents de Top Moller, Daniel.
Non !
Mais c'est fou. C'est l'adjoint, le problème. C'était là qu'il y avait un problème. On te l'a dit mille fois, pourquoi tu ne veux pas écouter ?
Et pourquoi l'adjoint, ils n'auraient pas pu continuer avec lui ?
Mais non, parce qu'en fait, le problème.
Quel était le problème avec l'adjoint ? Avec qui l'adjoint avait un problème ? Réponds-moi, Jean-Louis, tu as les infos. Jean-Louis, ton métier, c'est d'aller enquêter, alors tu y vas, et tu leur réponds-moi.
Donc, donc, donc.
Avec qui ? Tu avais les anciens, le staff. Tu sais ce que c'est un staff ? Un staff.
Le staff avait un problème avec les joueurs.
C'est bien ce que tu me dis.
Oh là là !
Avec qui ?
Avec l'adjoint, je te dis.
Donc, et avec les joueurs, il n'y avait aucun souci.
En fait, il y avait des mecs qui étaient déjà là. Tu sais, c'est notamment les mecs, là, que tu vois, le grand costaud avec la barbe, là. Tu as tout. Tu sais, un staff, c'est élargi. Tu as les mecs qui donnent les maillots, tu as tout le monde. Tu as les kinés, tu as tout le monde.
Non, mais je la connais, l'histoire, Daniel. Je sais tout ça.
Si l'adjoint qui arrive, le fameux adjoint de Top Moller, il est en embrouille avec tout le monde. Que ça ne passe pas, et que les dirigeants disent : « On ne peut pas le garder », parce que c'était quelqu'un qui, en plus, parlait mal de tout le monde. Si on le voit, on dit : « Il faut le sortir. » Et que Top Moller dit : « Je ne veux pas, je ne peux pas me séparer de lui, sinon j'aurai l'impression de le lâcher. » Ils se serrent la main et ils disent : « OK, on comprend ton attitude, tu veux soutenir ton adjoint et tout, désolé, on ne continue pas ensemble. Qu'est-ce que tu veux faire à ça ? »
Qu'est-ce que tu veux faire ?
Tu dis qu'il n'y avait aucun problème avec les joueurs et Top Mollers.
Bon, revenons à ce soir.
OK ?
Revenons à ce soir, il y a un souci.
Et ce n'est pas les infos qu'on avait à ce moment-là aussi.
Et on attend, on attend.
Mais bien sûr que si, c'était l'histoire, on l'a toujours dit que c'était l'adjoint.
On a aussi entendu, Daniel, que certains joueurs n'adhéraient pas à Top Mollers, et notamment Thauvin.
OK, peut-être, mais.
C'est ce que dit Jean-Louis, en fait.
Ce n'était pas le problème majeur. Après, que les joueurs n'aient pas suivi et aient plutôt adhéré, on va dire, à la vieille ligue, je ne sais pas comment expliquer.
Et ils n'ont pas non plus soutenu ce que Top Moller reste.
Tu peux dire : « Un staff, c'est élargi. » Tu sais, tu as tous les mecs qui sont autour.
On sait très bien.
Tu as les anciens, c'est Sotoka, c'est Gravite, c'est ceux qui sont les tauliers du vestiaire.
D'accord. Moi, je suis totalement d'accord avec ça. C'est vrai qu'il faut souvent faire attention aux anciens, qui ont cette légitimité, je pense, aussi, à pouvoir dire un mot, comment ils se sentent avec le staff. Il n'y a pas de souci.
Surtout quand il vient de faire deuxième et que tu es avec ces cadres-là dans un jeu depuis trois ans.
Je suis d'accord, mais à un certain moment, si toi, tu prends la décision de prendre un entraîneur, c'est, je pense, que les cas après, toi, tu as peut-être beaucoup plus d'infos, mais au bout d'un moment, tu dois faire confiance à l'entraîneur. Si l'adjoint se comporte mal, il y a des décisions à prendre, et là, je l'accepte. S'il se comporte mal pour le bien-être du groupe, du club, et je veux le sortir, il n'y a aucun souci. Mais ensuite, quand tu prends Cahuzac, et qu'on disait : « Oui, il va emmener autre chose, l'ADN lensois, l'intensité », mais au final, là, sur les derniers matchs, moi, ce que je vois, waouh, il y a énormément de manques, et ils s'assoient dans des attitudes.
Et ce qu'on demandait à Cahuzac, c'est : « On va avoir une équipe avec des bonnes attitudes, avec de l'intensité, et comme l'équipe lensois, de ce qu'on a vu sur les quatre dernières ou cinq dernières saisons. »
Il faut voir aussi pourquoi ils ont.
La parole aux supporters.
Pourquoi ils sont dans cette forme précaire ? Pourquoi Thauvin a disparu depuis trois matchs ?
La parole aux supporters. Martin est là.
Il y a beaucoup de questions.
Martin était au stade, lui aussi. Salut, Martin.
Bonsoir. Bonsoir, oui, j'étais au stade. On était au stade avec un ami, et on est restés jusqu'au bout. On est restés jusqu'au bout, ça partait à la 46e, donc c'est-à-dire juste après le premier but de la deuxième mi-temps. En fait, moi, j'en veux à tous, et j'en veux à tous, parce qu'il y a eu un manque de combativité. Il y avait un mètre de marquage sur chacun des ballons. Enfin, c'était FIFA niveau très facile, en fait. C'était pas Séva, c'était du papier à musique.
Il n'y a pas eu de révolte, ça, c'est ça qui me fait mal. Après, on se demandait justement, pendant le match, quel était le record, parce que plus ça avançait, plus on se disait : « Quel était le record ? »
Mon gars, le record, ça va être ton club, désormais. Ça va te faire des cauchemars pendant quelques temps.
On a vu 8-0 Liverpool-Beşiktaş, et à 8-1.
Et un Real-Malmeux aussi.
Ouais, c'est ça, ouais. Et on s'est dit : « On va le faire comme des grands », à la 92e, 9-1. Et après, la plus grosse défaite de Lens, c'était 7-0 à Guingamp en 2013. Le lendemain, ils sont allés au Terry jumeaux de Los Angeles, ils ont monté sept fois le Terry. Donc, demain matin, je me dis que 2 degrés.
Il fait faire ça aux joueurs ?
Il a fait monter. Exactement, Éric Sykora, il a fait faire ça aux joueurs, ouais.
Après, il y a un match à préparer quand même ce week-end, je pense.
Non, non, mais je plaisante, je plaisante.
Je sais, je sais.
Mais franchement, il y a des têtes qu'il faut dégonfler. Ivanovic, c'est le bouc émissaire, alors que, bon, okay, ce n'est pas Cristiano Ronaldo, mais ce n'est pas le pire ce soir. Un mec comme Robin Risser qui est au deuxième but, traverse le terrain pour le pointer du doigt.
Oui, tu vois, ça, tu fais bien de parler de ça. Cet événement-là, il m'a un peu perturbé, parce que je veux bien qu'Ivanovic ne soit pas bon, qu'il vienne d'arriver et tout, mais c'est vrai, tu as parfaitement raison de parler de ça. Le gardien, il a traversé le terrain, il est allé le pourrir, déjà qu'il n'est pas bien. Est-ce que c'est le moment ?
Non, moi, je.
Est-ce que c'est le moment ?
Ces choses-là, pour moi, c'est comme si pour moi, tu remettais toute la faute, et en plus de ça, l'image, on voit l'attaquant, c'est comme si toute la faute, c'était lui. Mais moi, je suis désolé, sur des buts, il y a des erreurs de chaque joueur, mais ton coéquipier, il doit essayer de reprendre ton erreur. Et c'est ça, le football. Mais là, de dire : « Ah oui, tu n'as pas défendu, c'était l'attaquant, donc au final, on a pris le but quand même. » Je pense qu'il y a des milieux derrière, il y a des défenseurs derrière. Donc, je pense que c'est tout un groupe. Et moi, ça, ces attitudes-là, je trouve que ce n'est pas du tout collectif. Et là, ça veut dire que tu montres du doigt ton coéquipier et tu le laisses seul.
Mais ce qu'a dit Jean-Louis tout à l'heure est très juste. Il y a une piste là-dessus, c'est que les nouveaux, en fait, les anciens, ceux qui étaient là, qui ont fait la formidable aventure, parce que l'année dernière, il ne faut pas sous-estimer. C'était assez dingue de jouer le titre au PSG jusqu'au mois de février, à peu près, ou en tout cas d'être dans les clous pour espérer, même si, bon, ça n'allait pas arriver, mais espérer ça. Plus la Coupe de France, c'était tellement gigantesque que ceux qui ont fait ça ont acquis une sorte de pouvoir supplémentaire. Ce pouvoir supplémentaire, il a même joué au moment des événements avec Top Mollers. Mais tu ne peux pas, aujourd'hui, aller taper sur Thauvin après tout ce qu'il a fait l'année dernière.
Tu ne peux pas, tu vois.
Non, bien sûr.
Mais le staff, les anciens, tous ceux qui sont là depuis longtemps et tout, ils disent : « Attends, nous, on a fait ça. » Mais en revanche, mal accueillir les nouveaux, ou faire peser sur les nouveaux l'unique responsabilité, tu vas péter ton vestiaire. C'est là qu'il y a le problème.
Je ne sais pas s'ils mettent toute la faute sur les nouveaux, je ne pense pas quand même, mais il y a des attitudes qui ne trompent pas. Et ça, pour moi, ça en est une où tu ne peux pas te permettre de faire ça. Il faut qu'ils arrivent à switcher aussi par rapport à ce qui s'est passé l'année passée. C'est l'année passée ce qu'ils ont construit, ce qu'ils ont réussi à faire. Mais cette année, ils doivent le faire avec de nouveaux joueurs. Eux, les intégrer de la meilleure des manières possibles. Moi, j'ai envie de dire, c'est vraiment toute l'équipe, les anciens, les nouveaux, c'est tout un groupe qui ne fonctionne pas du tout.
Mais juste là-dessus, là, sur les recrues.
On entend Yannick Cahuzac qui va arriver d'ici quelques secondes en conférence de presse.
Encore une fois, je pense que ce n'est pas les meilleures recrues du monde. Enfin, ça se voit, c'est criant. Mais ce n'est pas le niveau des recrues qui peut expliquer un tel écart de buts, en fait, un tel écart entre deux équipes de Ligue des Champions. Même si ce n'est pas les meilleurs joueurs, si tu as un esprit collectif, si tu te fais confiance l'un envers l'autre, tu dois avoir un score un peu plus limité que ça. Donc, c'est vraiment dans l'attitude que ça s'est joué.
Joseph Augourlian était au stade. Bon, lui, en homme d'affaires avisé.
Il y a Cahuzac qui arrive, Gilbert.
Qui sait.
Je ne sais pas si tu as ça aussi.
Ça y est, il est en train de s'installer, on va l'entendre. Et on est curieux, évidemment, de savoir ce qu'il va nous dire, lui qui rentre désormais dans l'histoire comme le coach qui a pris la plus grosse tarte de l'histoire de la compétition. C'est parti, on écoute.
Bonsoir Yannick. La question est brute, mais quelles sont les causes, selon toi, de ce naufrage ?
Je ne vais pas vous faire de grandes phrases ou de grandes analyses. Je pense que, voilà, il y a un grand score. C'est passé complètement à travers. Le seul mot qui me vient en tête et le sentiment que j'ai, c'est l'humiliation, donc voilà. Il va falloir qu'on se dise les choses et qu'on retrouve un peu de fierté pour dimanche.
Bonsoir Marine. Bonsoir Yannick.
Bonsoir.
Tu parles de dimanche. C'est quoi tes ressources, les ressources que tu peux aller chercher dans cette équipe d'ici dimanche, après une telle soirée ?
Moi, je pense qu'on a tous de l'amour propre, on a tous une fierté. Je pense que, voilà, il faut qu'on soit en capacité de se regarder tous droit dans les yeux et se dire les choses qui ne vont pas. Et voilà, je suis convaincu qu'on va pouvoir se dire ces choses-là pour redresser la tête dès dimanche.
Se dire quoi ? Yannick, malheureusement, vous rentrez dans l'histoire des Coupes d'Europe, de la Ligue des Champions. 9-1, ce n'était jamais arrivé. Comment évacuer tout ça ? Ça ne va pas être facile. Ou alors, le fait d'avoir Marseille, ça peut justement vous aider à vous plonger directement dans un gros match et laver l'affront ?
Oui, c'est l'objectif de pouvoir relever la tête dès dimanche face à un gros adversaire. Ça fait partie, malheureusement, d'une carrière. C'est rare, mais bon, voilà, on l'a vécu, à nous, d'avoir un peu d'amour propre et de fierté.
Bonsoir. Comment vous expliquez que la vague ne se soit jamais arrêtée ? On a l'impression que c'était interminable, on employait le mot de naufrage. Comment ?
Comme je vous ai dit, je ne vais pas vous faire d'analyse ou de grandes phrases. Aujourd'hui, c'est difficilement explicable pour moi, surtout à chaud. Donc, je vais essayer de me recentrer sur mon groupe et le travail qu'on doit mettre en place pour relever la tête et retrouver un peu de fierté dès dimanche.
Yannick, ça fait deux fois, malgré tout, en quelques jours, pour des raisons diverses, sans doute, mais ça commence à faire beaucoup, non ?
Oui, après, chaque match, ça s'est arrêté. C'est vrai que là, on enchaîne un mauvais match à Lille et là, on subit une humiliation, mais voilà, on a fait aussi de bons matchs. On a gagné trois matchs en championnat où il y avait du contenu. On a perdu les deux matchs en Ligue des Champions où il y avait du contenu, mais bon, aujourd'hui, on ne peut pas parler de contenu ou de quoi que ce soit d'autre. Voilà, on a été humiliés, donc on va se recentrer sur nous-mêmes, essayer de retrouver des forces pour affronter l'OM dès dimanche.
Allez, une dernière réponse, parce que c'est déjà fini. Très bien. Personne ne lui a posé la question qui aurait peut-être dû être posée, à savoir : est-ce que vous vous sentez toujours être l'homme de la situation ?
Non, mais après, il vient de dire.
Ah oui. Pardon, c'est obligatoire. Après un truc pareil, tu es obligé. Lui-même, il faut qu'il se la pose, la question.
Après, il vient d'arriver, oui. Il vient d'arriver, et je pense que lui, il est.
C'est un gars franc, peut-être qu'il l'aurait dit, je ne sais pas.
À quel moment il va dire ça ? Ça fait 15 jours qu'il est là.
Non, ce n'est pas 15 jours, c'est un petit peu plus.
Non, mais combien de temps ? Non, mais quand je dis 15 jours, parce qu'il y a eu la trêve.
En fait, le truc, c'est que depuis qu'il est là, le problème, c'est qu'il y a eu enfin, là, la période, elle est terrible. Le match de Lille, l'état d'esprit, en fait, c'était ces valeurs, parce que c'était ça qui était important. C'était au-delà du style de jeu ou de ce que tu peux mettre en place sur le terrain d'un point de vue tactique, ce qui pourrait être un jeu.
Sans doute que vous ne voyez pas.
On voit beaucoup de choses. C'est quelque chose de plus basique, mais ils revendiquaient Lens, revendiquaient le truc basique, qui justement faisait dire que Top Mollers, c'était peut-être un petit peu trop compliqué pour certains joueurs de cette équipe. On avait entendu ce truc-là.
C'est la conf de présentation de Cahuzac que tu décris là, exactement.
Voilà, je dis : « Pourquoi pas ? » Pourquoi pas ? Après tout, il y a des équipes dans l'histoire qui ont un truc un peu plus basique, qui jouent de sauf que là, les deux derniers matchs, on est à des années-lumière de l'état d'esprit, de ce que Lens dit être ses valeurs. On l'a vu, il a raison, Cahuzac, on l'a vu quand même sur quelques matchs, on avait retrouvé cet esprit-là. Même la défaite contre le Sporting, elle est très, très, très sévère. La première période, si tu mets un but, ça peut tourner autrement. Tu avais quand même montré des choses très intéressantes.
Tu voyais que tu n'avais pas les attaquants pour mettre au fond et tout. Mais là, est-ce que quelque chose s'est cassé ? Est-ce que, comme le dit Gilbert, le message passe encore ? Est-ce qu'il y a un vestiaire qui ne vit pas bien ? Il y a.
Tu as entendu, il dit : « C'est inexplicable pour moi ce qui s'est passé ce soir. » C'est aussi un constat d'intéressant.
Il a dit : « Il faut qu'on se dise les choses. » Est-ce que ça signifie, se dire les choses, que les joueurs doivent se parler parce qu'il y a des cassures ?
C'est que les attitudes, tout simplement, n'ont pas été bonnes, tout simplement. Mais y compris la sienne, parce qu'un coach, ça doit pouvoir aussi être capable de faire des choses pendant le match, ce n'est pas pour relancer son équipe. Qu'est-ce qu'il a fait ?
À la mi-temps, il a changé deux joueurs, mais bon, là, quand tu coules, tu coules.
Je remercie Martin au 32-16. Jérémy sera avec nous dans quelques instants. On va conclure le débat autour de Lens, s'il y a beaucoup de choses à dire encore. Je ne sais pas si ça vaut le coup de faire une évaluation ce soir ?
Non, ça va.
Non, non, non.
Si, on peut parler de Nico Paz.
Ouais. On va parler de Côme, justement, également, avec Daniel Emmanuel.
Oui, il faut parler de Côme, quand même. C'est exceptionnel.
9-1 pour Côme à Lens, soirée historique et déroute pour le football lensois, le football français en général. Et l'after est là jusqu'à minuit et demie pour en débattre. À tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot. 23 h 38, Samuel Umtiti, Daniel Raiolo et Jean-Louis Tourquie sont au stade, à Lens, toujours. Et voilà, Jean-Louis aussi rentre dans l'histoire. Il aura été un chat noir du 9-1. Bravo, Jean-Louis.
C'est terrible. Je pensais la petite soirée tranquille, la frite en avant-match, le débrief pendant 20 minutes, et en fait.
Après, tu t'es dit : « Mince, je suis tombé à Villareal, mais en pire. »
Ouais, c'est ça.
Jérémy était au stade, lui aussi, supporter lensois. Salut, Jérémy.
Ouais, bonsoir à tous.
Jérémy, on a eu des supporters lensois, mais je les ai sentis plus résignés qu'en colère. Toi, tu es dans quel état ?
Pareil, résigné. Alors, déjà, un, je suis vraiment super content de passer avec vous. Ça fait des années que je vous écoute et vraiment, j'adore votre émission. Et ce soir, je voulais vous proposer aussi trois points. En un, déjà, Daniel en a parlé juste avant la pause, cette équipe de Côme, incroyable. Des années de ballard, des années de foot. Et moi, cette équipe, ce soir, je les ai vus s'amuser, je les ai vus jouer, dérouler un football qui était incroyable. Au milieu de terrain, c'était Côme contre l'équipe des U11 des Valmalmaisons. C'était incroyable. On s'est régalés.
Et moi, fan de foot avant tout, je me suis régalé. On a beau prendre la rouste de l'histoire de la Ligue des Champions, moi, je me suis régalé. Cette équipe-là, elle est incroyable. Dakhounia, Kakré, ouvrons le débat. Même pour Kakré en équipe de France, là, ils sont méga chauds, les mecs. C'est incroyable ce qu'ils font avec Fabregas. Le deuxième point que je voulais ouvrir, c'est alors, d'abord, je réponds à ta question, excuse-moi, plutôt pour résigner, et puis en même temps se dire : « Qu'est-ce qu'on aurait pu faire de plus ? » Je pense que ce soir, on a vu une équipe exceptionnelle italienne et une équipe de Lens dans ses plus mauvais jours. Je suis entièrement d'accord avec Daniel.
Ce qui a manqué ce soir, c'est les valeurs essentielles de Lens depuis sa remontée, c'est-à-dire l'agressivité, l'envie dans les duels, vraiment l'envie d'aller de l'avant, même quand ce n'est pas parfait. Mais là, en fait, on a eu vraiment tous les mauvais côtés, peu d'agressivité. Et là, mon deuxième point, c'est le recrutement. Scorasse, puissance, Hazard, Ivanovic. Ivanovic, ça prend la mi-temps, elle est cataclysmique. Il a fait absolument n'importe quoi. Donc là, on est typiquement dans une année où tout nous a réussi depuis la remontée, avec des recrutements qui étaient incroyables, des paris qui ont payé, des Sangaré, des Fofana, des Sheikh Doukouré, des Saïs Abdoul Samed, etc.
On avait une vraie souveraineté au milieu de terrain. Là, ce soir, Aïdara, puissance. C'est vraiment, c'est le niveau abyssal ce soir. Les deux mecs n'avaient pas envie de mettre le pied sur le ballon, ils ont vite senti qu'ils n'allaient pas toucher le but. Donc ouais, le recrutement, très compliqué. Et même dans la compo de Cahuzac, il y a un petit peu d'erreurs. Pour moi, Hazard, il a joué 70 minutes, je crois, au club, très moyenne déjà dimanche. Là, il se retrouve titulaire. Ça a été catastrophique. Et du coup, mon troisième point, moi, c'est les supporters.
Et moi, je suis un petit peu en colère contre les supporters de Lens. Donc c'est peut-être un avis qui est disruptif ce soir, mais je l'assume complètement. Alors, un de nos chants principaux, c'est : « Dans le malheur ou la gloire, nous, on est là. » Ça, on n'a pas été là. Dès que ça n'a pas tourné en notre faveur, au lieu de se dire : « Ce soir, on tombe sur vraiment plus fort. Ce soir, vraiment, on n'y est pas. » Bon, on siffle nos gars. Moi, j'ai entendu à côté de moi des darons insulter nos joueurs devant leurs enfants. « Eh, les gars, on a mangé du caviar. Ça fait cinq ans qu'on mange du caviar. » « Ok, ce soir, on va manger un petit sandwich au pâté.
Il n'est pas bon. Demain, on va faire plus. »
Non, ce soir, tu as mangé pire.
Ce soir, tu as mangé un sandwich au caca. Voilà, on t'a enfin révélé ce qu'il y avait dans la frite à la belle.
Tu sais, moi, il y a un truc.
C'est le secret, ça y est.
Et je crois que ce n'est pas loin d'être ça, dans la frite à la belle.
Ouais, mais c'est ça. Mais ok, on a eu des supers années, on a eu des super heures. Maintenant, c'est là où on va retrouver le public. Comme j'étais à Lens Laval de 2017, le QIC sur mon siège à moins 2 degrés, où tu t'en putais jambes, là, on va voir les vrais supporters, ceux qui sont là vraiment pour le foot, ceux qui sont là pour les valeurs.
Ouais, j'aime bien ton discours, tu arrêtes.
J'adore, j'adore, j'adore.
Ta seule erreur, c'est le sandwich au pâté. Pour le reste, c'était parfait.
Attendez, les gars, moi, ce que je dis, Jérémy, très bien. Il est mesuré. Je préfère les gens mesurés dans le foot, moi aussi, parce que des fois, ça peut être beaucoup trop violent. Enfin, là, ça arriverait à Marseille, à Paris, à Lyon.
Non, mais d'accord, mais même si ça.
Je pense que vous n'imaginez pas la déflagration.
Non, mais on s'est trompés.
On a envie d'une déflagration, c'est ça.
On s'est trompé d'une déflagration, mais on l'a dit.
Mais au final, c'est une humiliation.
Chaque club va avoir son histoire. Il se trouve que l'histoire récente de Lens, elle est assez incroyable par rapport à d'abord ce qu'ils ont fait. Oui, ce n'est pas l'histoire de l'OM, mais déjà, l'OM, je trouve que c'est allé beaucoup, enfin, c'est allé très, très loin, déjà, l'année dernière. Je trouve la façon dont ils ont explosé, mais jamais ils ne doivent exploser comme ça. S'ils n'explosent pas de cette façon, ils sortent de la Ligue des Champions et tout le monde s'en fout, et ils accrochent la Ligue des Champions. Ils sont encore en Ligue des Champions cette année, et ils ne se tapent pas la crise. À un moment, il faut aussi justement ne pas exploser pour continuer d'exister et continuer de construire.
La déflagration, comme tu dis, mais c'est très mauvais, c'est les pires années du PSG, c'est l'OM qui ne sait pas se contrôler. Il faut surtout éviter ce genre de truc. C'est là où il faut avoir des dirigeants solides et dire : « Ouais, l'humiliation, qui va la contester ce soir ? Ils ont été bidons, minables. » On peut enfiler les superlatifs. Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Qu'on les insulte, qu'on dise qu'ils n'ont pas de jambes, que c'est des tocards ? Ça va servir à quoi ? On l'a vu. On l'a vu. On a vu ce qu'ils ont fait. Ils sont minables. En face, tu as vu une super belle équipe. À un moment, il va quand même falloir le dire et en parler, mais il ne faut surtout pas que ça explose.
Il ne faut pas qu'il y ait de déflagration. Il faut qu'ils trouvent une solution. Et s'ils ne trouvent pas la solution, probablement qu'ils en viendront, comme dans beaucoup de clubs, on change d'entraîneur, on essaye de mettre autre chose. Mais là, au vu des années récentes, il faut que tout le monde se mette la tête dans les enceintes. Pardon, le passé, c'est derrière toi. Là, après ce match, il te faut des réponses. Quelle est la réponse du club ? Quelle est la réponse d'Ougourlian ? De Parot ?
Tu veux qu'il fasse quoi ?
De Lecamp ?
Tu veux quoi ?
Et qu'il fasse quoi ? Toi, tu veux qu'il ne fasse rien.
Tu veux qu'il vire tout de suite le coach ?
Je n'en sais rien, mais tu es obligé de répondre. Tu es obligé de faire quelque chose.
C'est comme ça, Gilbert, que ça se passe. Tu ne peux pas faire ça comme ça. Déjà.
Mais l'OM, ils ont fait ça, tu as explosé. Mais quelle leçon ça te donne, en fait ?
Mais en plus, comme on l'a dit déjà.
Donc là, vous nous dites : « On a pris 9-1, on ne change rien. »
Non, mais Cahuzac, il l'a dit. Ils doivent parler entre eux déjà. Pour moi, ça, c'est super.
Déjà, c'est tellement gros qu'il ne faut pas il faut surtout rester très calme.
Oui, il faut rester unis, mais régler ça dans le vestiaire, entre eux, se dire les choses comme je pense qu'ils vont le faire.
Le football, il a changé.
Non, mais c'est comme ça. Mais toi, tu aimerais. Et regarde, et maintenant, s'il arrive, il dit : « Je vire, Cahuzac. » Toi, tu vas dire : « Ah, mais non, on ne peut pas faire ça. » Là, comme ça, on a une défaite.
Si après une défaite 9-1, tu ne comprends pas qu'on vire le coach, tu ne comprends jamais qu'on vire le coach.
Non, toi, tu veux virer le coach ce soir. Mais je ne sais pas, mais j'aurais une vision.
Mais moi, je me lance la tête. Est-ce que lui-même, il se sent encore à la hauteur ?
Tu as posé la question, Sam, il t'a répondu. Je t'ai répondu : « Trouve quelqu'un qui dit oui, il faut virer le coach ce soir, mais ce n'est pas nous. »
Je pense qu'il y a quelques supporters lensois.
Oui, mais tu parles en tant que supporter.
Jérémy, tu parles en tant que supporter.
Jérémy est toujours là. Qu'est-ce qu'on fait avec le coach ? Arrête.
Ah, alors justement, c'était un point dont on a discuté tout à l'heure. En effet, alors, il y a deux choses. La première, c'est : on a peut-être la chance d'avoir à Lens un climat qui est plutôt sain. Donc, en effet, éviter la déflagration comme à Marseille et prendre ça d'une manière peut-être originale pour vous, mais qui est sereine, se dire : « Ok, 9-1, mais on ne va pas commencer à faire comme Benatcha, à dire : « Moi, je suis allé retourner la table, etc. » Justement, c'est peut-être ce moment-là où il ne faut pas le faire. Et se dire juste : « Ok, on tourne la page. » Et dimanche, il y a une énorme échéance. Dimanche, on en parle, mais dimanche, c'est là, l'échéance qui est super importante.
Merci beaucoup. Tu vois, Gilbert, il faut prendre tout ce qu'il est en train de dire là. C'est exactement ça. Mais toi, heureusement, tu ne gères pas un club.
Mais l'OM, c'est super important.
Il gère un club en plus.
Qui est à notre portée. C'est là où il faut.
Il n'existe pas.
C'est là où il faut aller déployer les équipes.
C'est le même coach de Ligue 1.
Il faut aller démontrer à nos joueurs qu'on est derrière eux et qu'on va les supporter. Ce n'est pas l'Olympique de Marseille. À Lens, nous, on n'a pas le soleil, on n'a que le club du Racing. Donc, si à un moment, on commence à retourner les tables, on n'a plus rien. Donc, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse après nos journées ? On va juste retourner les supporter dimanche, comme n'importe quel match, oublier ça, et il suffit qu'ils mettent un petit peu le feu contre Marseille, une belle première mi-temps, et puis tout le monde sera retourné avec eux, derrière eux et dans leur cause. Donc, c'est ça qu'il faut faire à Lens. C'est peut-être la chance qu'on a dans le football français aujourd'hui d'avoir des clubs un peu bidon en Ligue des Champions.
C'est que si ça se passe mal, ça ne va pas partir en cacahuète.
Mais en fait, tu as parfaitement raison. Tu as parfaitement raison. Et moi, je vais vous dire, j'ai vraiment l'impression qu'on parle dans le vent depuis deux ans, alors qu'on cherche à analyser la situation et qu'on sait très bien où en est le football français économiquement. Mais c'est comme si on ne veut pas croire, on ne veut pas entendre. Alors, ok, il y a eu des petits buissons qui ont caché la forêt, et notamment Brest, qui a fait croire que l'histoire du foot français, elle a toujours proposé des exploits. C'est Bastia 78, c'est des campagnes européennes comme ça, ok. Brest, c'était incroyable.
Ok, très bien. Mais on est en train d'être déclassés. Si le PSG ne te donne pas 3-4 points, enfin, j'allais dire 3-4 points, beaucoup de points, mais tu es dépassé par le Portugal, tu es dépassé par les Pays-Bas depuis longtemps. Mais regardez-les les matchs en Coupe d'Europe, regardez, année après année.
Non, mais surtout, ce qu'il faut noter, tu parles de.
Tu ne comprends pas le déclassement de notre football.
Tu parles de Brest et Lille, ce qu'il faut noter, c'est la régression globale depuis deux ans. C'est-à-dire, c'était il y a deux ans ça, et on ne voit pas comment ça peut être possible aujourd'hui.
Tu vivais encore avec un tout petit peu de reste d'oseille que tu avais. Mais le déclassement, il est terrible pour notre football, et j'ai l'impression qu'on ne veut pas l'entendre.
Là, si personne ne l'a vu là, Daniel, c'est bon.
Mais moi, je ne comprends pas en quelle langue il faut parler de ça.
On vient de parler, tu regardes juste le score.
On n'a pas eu beaucoup de temps ces derniers temps, mais la semaine prochaine, on en aura, puisqu'il n'y aura pas de Coupe d'Europe. Et vu que l'appel d'offres a été lancé, on va espérer qu'il y a des candidats pour mettre un petit peu de sous dans notre football, et qu'on améliore nos gestions, et qu'enfin, les clubs ne fassent pas n'importe quoi, et qu'on remonte un petit peu la pente. Mais le choc, il est extrêmement brutal. Et il faut parler des audiences des matchs de Ligue 1 sur Ligue 1+, que ça ne marche pas du tout.
On a un vrai problème dans notre football. Nous, on est là tous les soirs, on croit qu'on baigne dans l'euphorie, on se régale, machin. Mais on est en pleine crise dans notre foot, attention. Attention.
Bon, je pense qu'on a fait le tour. L'évaluation, ce n'est pas la peine. On va parler de Comme dans quelques instants. Toi qui étais au stade, est-ce que.
Ouais.
On ne va pas faire d'évaluation détaillée, mais est-ce que tu as quand même des degrés dans la nullité ce soir ? Est-ce que tu as des mecs vraiment.
Je ne vois pas beaucoup, quand même. Non, là, franchement. Même au début, en première mi-temps, je trouvais que Risser avait fait des arrêts, mais à l'arrivée, il en prend 9. Aguilar met un but. Si tu veux, on peut citer.
Beau but, celui-là.
Si, en première mi-temps, il fait des arrêts. Ouais, ouais, beau but d'Aguilar.
On les met tous dans le même sac, je pense. Ça ne sert à rien d'en sortir.
Ouais, ouais, c'est dur, là, d'en sortir.
Bon. Alors, Comme. Parce que là, il faut qu'on en parle. Daniel et Manou Sia vont nous rejoindre dans quelques instants. Comme au programme et les autres matchs de la soirée de Ligue des Champions, sans oublier Rennes. Vous entendrez Franquez tout à l'heure. 0-0 pour Rennes face à Olympiacos en Europa League. C'est après-midi. À tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot. Jusqu'à minuit et demi, les drôles de lames nous rejoignent. Issa Beloum Titi et Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, toujours au stade pour parler de Comme et donc d'un truc positif au moins ce soir, parce que Comme nous a régalés. Juste avant, je voulais vous rappeler que ce matin est sorti un livre culte, « 20 ans d'After Foot ». Je le montre sur After Foot TV. C'est magnifique. Plongez dans 20 ans de foot, et en plus, il y a de quoi se marrer dans le bouquin. Je vous conseille une petite page qui s'appelle « Do you speak Kevin Diaz ? » avec toutes les explications des dingueries de Kevin.
Et celle de Daniel.
Entre la rest des fans, le momentum, la likeability, etc. Alors, tiens, Sam, parce qu'il y a aussi un petit quiz là. Le « Qui a dit ? » dans le livre des 20 ans, je te fais un exemple. Qui a dit ? Le canari, évidemment, c'est le fils du canard. Qui a dit ça ? Est-ce que c'est Nicolas Jamin, Walid Achachour ou Daniel Riolo ?
Non, Daniel.
Bien sûr, bravo. Bravo, Sam. Un célèbre invité de l'After a eu cette phrase : « Je ne suis pas très bon avec un ballon, mais par contre, je suis meilleur avec deux. » Est-ce que c'est Jean-Michel Hollas, Rocco Siffredi ou Silvio Berlusconi ?
Ça aurait pu être.
C'est bel et bien Rocco Siffredi qui est venu.
Il n'a pas osé le dire, mais c'est vrai que c'est simple.
Il est venu.
Il est venu ?
Il est venu, oui.
C'est bien le meilleur Rocco Siffredi. Tu sais qui c'est ?
Non. Il a joué à Lecce avec Sam.
Non, il était à Lesh Poznan.
Ah, mieux. Voilà, ça a été un des invités cultes de l'After. Vous retrouvez tout ça dans le bouquin. Un bouquin très, très drôle, qui a été mené de main de maître par Thibaut Leplat. Qu'on remercie d'ailleurs chaleureusement, il a été parfait.
On embrasse Thibaut.
Daniel est là. Daniel est là, bonsoir.
Bonsoir à tout le monde.
Daniel est là. Il y a quelques jours, on le chambrait en disant que le club italien décidément ne gagnait pas un match, que c'était nul, la cata et tout. Et là, tu reviens avec un club qui, je le disais, était amateur il y a encore quelques saisons, pas si longtemps, qui est parti de la D5 italienne, si je ne me trompe pas, pour arriver là, et qui ce soir a réalisé un exploit, puisque c'est la première fois qu'un club met 9 buts en Ligue des Champions. Donc, j'imagine qu'en Italie, ce soir, on se régale de ce résultat.
Oui, bien sûr. Déjà, la dernière fois, on a eu 4 victoires des 4 équipes italiennes. Donc, voilà, c'était l'avant-dernière fois que vous chambrez. Là, on ne rigole plus du football italien depuis plusieurs semaines maintenant, je rigole. C'est un résultat inattendu, mais c'est le Comme que nous, on connaît très bien en Italie. Même contre Manchester United, quand ils ont gagné 4-1, mais ils ont fait une deuxième mi-temps un peu faible, United, il a marqué son but à ce moment-là.
Fabregas, après le match, il a dit : « Sur les 4-0, j'ai dit un peu de ralentir. » Pas par respect pour United, mais parce que pour gérer les énergies. Là, je pense qu'il n'a rien dit. Même les garçons, les joueurs qu'il a fait rentrer, ils avaient envie, en fait. Ils avaient envie de jouer. Je ne parle pas seulement du jeune qui a marqué le dernier but, que c'est un jeune italien de 18 ans, Papa Ciolli, mais aussi Baturina, par exemple. Je sais qu'on va parler beaucoup des Nico Pass, deux passes décisives, un but très joli.
Un festival, surtout. Un festival de tout.
Oui, tu as vu le playmaking ?
Tout, tout, tout. C'était une régalade. C'était un one-man show.
Oui, mais on a vu aussi d'autres joueurs. On a vu comment ils sont forts tous ensemble, comment il est fort Cacqueret, Dakuna.
Cacqueret, le truc, tu sais, Daniel, c'est qu'on le connaît très, très bien. Et là, il y avait des séquences dans le match, je ne sais pas, tu avais l'impression de voir un joueur du Barça grande époque. Et pourtant, nous, on l'a vu en Ligue 1, Cacqueret, c'était un bon petit joueur, mais personne ne l'a retenu, tu vois. Donc, c'est qu'il est dans un collectif et il a été développé, il est dans un épanouissement personnel, que, ok, à Lyon, moi, je ne l'ai jamais vu aussi fort que ça. Il en a fait des bons matchs.
Après, cette équipe, tous les joueurs parlent le même football. C'est incroyable. Ils parlent le même football.
La star de Combe, c'est Fabregas.
C'est Fabregas, c'est Nico Pass.
Oui, mais tu n'as aucun joueur là, poste pour poste, qui est dans le chapeau 1 de sa catégorie de son poste.
En fait, c'est toujours pareil avec ce type de coach.
Ah, Nico Pass, ils ont installé et tu leur donnes du temps. Eux, en fait, ce qu'ils vont faire, c'est que les joueurs qu'ils vont recruter seront des joueurs qui rentreront dans ce moule, tout le temps. Et c'est là que ça va coller. Et comme ils l'ont pris, Fabregas, alors que Comme était encore tout en bas, dans son recrutement, il l'a orienté sur ce type de joueur-là. Et après, ça donne ça, quoi. Jean-Louis, vu du stade.
Écoute, moi, vu du stade, je t'avoue qu'à la fin de la première mi-temps, je me suis dit : « Allez, au moins, c'est nul pour Lens, mais au moins, on se régale, on voit une belle équipe. » Et franchement, c'était une démonstration de jeu moderne à l'espagnole. Les buts sont fous, Nico Pass au-dessus de tout, etc. Mais quand même, en deuxième mi-temps, je me suis dit : « Mais en fait, c'est beau, bien sûr, c'est beau ce que fait Comme, mais tu ne peux pas enlever qu'en face, ça explose complètement. » Donc, quelle valeur tu donnes à tout ça, tu vois ?
C'est ça.
Voilà, c'est ça.
Qui rentrent dedans, elles y arrivent. Déjà, ce n'est pas le PSG non plus, c'est un très bon foot.
Donc, quelle valeur on donne à tout ça, tu vois, à l'arrivée ? C'est beau, bravo, mais.
Elle fait quatrième en Serie A, elle est à trois victoires en Ligue des Champions.
C'est très bel équilibre.
Elle n'est pas sortie encore.
Oui, c'est la troisième, oui.
Mais attendez, il y a eu un surplus de motivation ce soir. Comme, ils jouent rarement si bien. Ils jouent bien, mais là, il y a eu quelque chose de plus. Ils ont mis 9 buts ce soir, ils ont mis 18 buts en dimanche.
Moi, j'ai vu leur dernier match contre Venise à midi. C'était dimanche-là ou c'était celui d'avant ? Je ne sais plus.
Oui, c'était dimanche-là, dimanche-là.
Oui, moi, j'ai vu.
Il y a une question.
C'est bien, c'est du bon foot. C'était un très bon football, mais enfin, ce n'était pas ce soir.
Non, mais c'est différent.
Oui, oui, bien sûr.
Parce que la manière dont les équipes italiennes défendent, des fois, il y a énormément, des fois, de un contre un. Ce n'est pas le même jeu. Tu ne peux pas avoir ce mouvement-là que tu as là, comme ils ont pu avoir ce soir. Et en Italie, c'est différent. Ils arrivent à jouer comme ça, surtout face à des équipes qui jouent. Et c'est beaucoup plus facile pour eux. Et là, face à une équipe aussi qui avait une attitude, qui laissait autant d'espace, c'est beaucoup trop facile, parce que techniquement.
Surtout, Sam, là où tu as raison, c'est que sur le début de match, l'erreur qu'a fait Lens techniquement, c'est qu'ils ont essayé d'aller les chercher haut, de mettre du pressing, mais ils n'ont pas le niveau pour ça, le niveau technique pour ça. Et techniquement, Comme pour les sorties de balle, c'était une démonstration. Ils étaient bien au-dessus. D'ailleurs, le deuxième but, ça part d'une sortie de balle dans la surface de réparation. C'est fou.
Non, mais vous faites un peu des discours similaires à ce qu'on fait en Italie de temps en temps. Les gens, ils arrivent à dire : « Il faut défendre, je ne sais pas, en 5 ans. » Ils devaient faire quoi, Lens ? Baisser son niveau de défense sous les 5 ans ou sous les 4 ans ?
Non, non, non. Après, moi, je trouve que pour.
Déjà, un peu plus d'agressivité, ça va faire un peu plus d'agressivité. Et c'est vrai que quand tu vois que tu te fais percer comme ça une fois, deux fois, trois fois, ton pressing, tu le fais différemment ou tu essayes de les attendre en bloc médian ?
Mais c'est ça, il faut le préparer à l'avance.
Exactement. Mais c'est pour ça que moi, je me demande ce qui a été préparé. Et normalement, quand tu prépares ton match, je pense, tu dois préparer de base une manière d'aller presser. Et aussi, parce que tu sais très bien que dans un match, tu ne peux pas presser 90 minutes. Et si tu as du mal à presser, tu as une autre manière de défendre. Et là, j'avais l'impression que Lens, non, ils allaient presser, et là, il y avait un joueur qui arrive en retard, un autre qui arrive en retard. Donc, au final, ils arrivaient à trouver des passes dans les intervalles, et c'était beaucoup trop facile pour Comme de jouer, on va dire, son football.
C'est clair. Je pense qu'en Champions League, les équipes, elles vont apprendre vite que jouer contre Comme, ça veut dire aussi ne pas aller les faire jouer justement derrière la pression. Ça, en Italie, ils l'ont compris, et il n'y a pas beaucoup d'équipes qui font l'erreur d'aller les chercher directement dans la surface de leur réparation, parce qu'en fait, ils sautent n'importe quel pressing. Je pense que c'est la meilleure équipe en Italie à faire ça.
Bon, petite évaluation. Nico Pass, on l'a dit, peut-être homme du match. Jean-Louis, disons ça.
Ouais. Non, mais parce qu'en plus de la qualité technique et du pied gauche, il est costaud pour résister au duel et tout. Franchement, c'est très, très impressionnant.
Bon, notre Dakuna, là, qu'évidemment, tout le monde découvre, parce que personne ne va expliquer qu'il avait suivi toute la carte de Dakuna avant le mois d'août, et qui donc, désormais, il va être rappelé vendredi, sans doute, par Zidane, après le match de ce soir en plus. Comment vous jugez son match ?
Excellent match. La seule question qui peut se poser pour, comment ça s'appelle, pour Zidane, c'est son positionnement. Mais les dernières sorties de Tchouaméni avec le Real, elles étaient bonnes aussi. Il y a eu une solution avec.
Mamavinga est très bon dans ses rentrées, par ailleurs.
Deux devant la défense avec Tchouaméni, Dakuna à côté de lui, ça peut être une autre option, mais voilà. Zidane a beaucoup d'options et beaucoup de casse-têtes.
Il a des options. Et ce qui est bien avec Dakuna, c'est que là, pendant le match, tu peux le voir dans différentes positions. Et quand il récupère le ballon, il est un peu en pointe basse, et il arrive à trouver ses passes qui te font gagner, on va dire, énormément de mètres sur le terrain. Mais il arrive des fois à même être sur un côté, à être sur un côté et à rentrer, parce que techniquement, il est très à l'aise. Donc, je pense que c'est un joueur qui est très polyvalent. Et en équipe de France, comment on l'utilise, je pense qu'à la perfection avec le jeu que Zidane veut mettre en place. Et après, à Comme, il a tellement eu cette habitude-là d'être en mouvement, de se déplacer, qu'il peut jouer soit en pointe basse, soit même un peu plus haut.
Et on a la chance d'avoir un joueur comme ça en équipe de France. Très bien. Daniel est resté avec nous pour les autres matchs du soir. L'évaluation, on aurait pu la continuer, mais là, il faut qu'on passe à la suite. Il faut quand même dire que Couto, sur le côté droit, a été tranchant. Voilà. Est-ce que c'est le fils de Fernando ? Je ne sais pas. Non.
Je pensais que tu t'occuperais de Perronnet, Gilbert, dans ton équipe des membres du corps, là.
Ah ouais, Perronnet.
Jérémy Pié.
Perronnet, pas mal. Avec Lucado, bien sûr. Jérémy Pié, Frédéric Ney, bien sûr.
Voilà.
Exactement. Merci, Jean-Louis.
Allez, ciao.
Ciao, à plus. Dans un instant, le groupe de l'âme, les autres matchs du jour, RN, qui a fait 0-0 face à Olympiacos.
RMC jusqu'à minuit et demi. L'After Foot. RMC jusqu'à minuit trente. L'After Foot. Gilbert Bribois.
Il est minuit trois. Samuel Umtiti est toujours là, Daniel Riolo est là, Daniel Emanusia est là, Paulo Breitner nous rejoint. Salut, Paulo.
Bonsoir, Gilbert. Bonsoir, tout le monde.
Edgar Grolo est là également. Salut, Edgar.
Salut, Gilbert. Salut, tout le monde.
Et Julien Laurence arrive. Il y a toujours une heure de décalage avec l'Angleterre, un classique, mais ils le sont retardés. Démarrons par le Real, qui a une nouvelle fois renversé un match, mon cher Edgar, avec des buts qu'il faut voir, notamment le dernier de Valverde. Enfin, le Real, ce n'est pas Balamé.
C'est Bellingham aussi, hein ?
Oui, aussi. Plus un but du MJDM, un peu plus facile, après un beau centre.
Je continue mon combat.
Ton micro.
Je continue mon combat sur la madger. Ça n'est pas une madger, puisque la madger, c'est taper avec le talon. Donc, ce n'est pas ça, mais bon.
Ah, ça, c'est une talonnade ?
Non, ce n'était pas ça. Allez revoir le geste de madger, finale Ligue des Champions 87 contre le Bayern, et vous verrez que ce n'est pas le même geste. Mais bon, ça fait des années que je me bats là-dessus, mais voilà.
Bon, qu'est-ce qu'on retient à Madrid ?
Il y a plusieurs enseignements qui sont assez évidents, je trouve. Déjà, le premier, c'est celui auquel on allait faire le plus attention. C'était Vinicius sur le côté gauche. Est-ce que ça a marché ou pas ? Il a été extrêmement décevant. Diomandé à droite, c'était bien, mais c'était moins bien que d'habitude sur la gauche. Et donc, là, il n'y a pas eu de doute, il n'y a pas eu d'hésitation dans l'analyse. C'est clair, c'est net, ça saute aux yeux. Diomandé, aujourd'hui, est meilleur que Vinicius à gauche, point à la ligne. Et c'est Vinicius qui va devoir se battre pour sa place. Mais là, on a vu, c'était le jour et la nuit entre Vinicius ce soir et Diomandé avant.
Après, pour moi, l'enseignement évident aussi ce soir, c'est que Arda Güler manque énormément à cette équipe. Quand il n'est pas là, il n'était pas dans le groupe cette fois-ci. Il s'était entraîné à part ces derniers jours, et tu voyais tout de suite qu'en termes de créativité, ce n'était pas du tout la même histoire pour cette équipe. Et puis, encore une fois, une énième fois, mais j'essaie toujours de le rappeler, parce que sinon, ça passe inaperçu, mais encore, Courtois qui te sort des arrêts, Courtois qui te sauve. Tu dois compter sur lui pour espérer quelque chose. Et pour un club de cette dimension, ce n'est pas normal de compter aussi souvent sur son gardien face à des équipes qui sont censées être nettement plus faibles que toi.
Donc, pour moi, c'est ça que je retiens ce soir. Et ce que je retiens aussi, c'est Kendrick. Et en sortie de banc, un joueur vraiment parfait pour les coachs. Et malheureusement pour lui, meilleur, j'ai l'impression, en sortie de banc, que lorsqu'il est titulaire. Et en tout cas, ça va être une belle arme pour Mourinho cette saison, s'il continue de l'utiliser de cette façon.
Samuel, sur Vinicius, qu'est-ce que tu en penses ? Ce que dit Edgar.
Ça me fait de la peine. Vinicius a fait des semaines, des mois, même des saisons qu'il n'est pas forcément au top. Et on le voit qu'à gauche, il n'a pas forcément cette confiance qu'il avait auparavant, où quand il prenait dans ses prises de balle, tu savais qu'il allait faire mal. Et là, il n'a plus ça. Même dans son dernier geste, il a du mal, énormément de déchets.
Il ne fait plus peur ?
Il ne fait plus peur du tout. Et quand tu le mets à gauche, ça veut dire que tu mets Diomandé à droite. Et on sait que Diomandé à droite, il n'est pas performant, il a du mal. Donc, c'est là, la réalité maintenant, c'est : qu'est-ce qu'on fait ? Soit Vinicius, on rentre dans ce schéma-là de concurrence claire entre les deux, et c'est le meilleur qui joue, ou soit il y a une hiérarchie qui fait que pour le moment, ça sera encore Vinicius qui jouera à gauche.
Il était capitaine, Vinicius.
Ouais, mais au bout d'un moment, c'est le résultat. Le Real qui gagne, ok, mais Vinicius, il n'est plus du tout au niveau, que ce soit en Ligue A, que ce soit en Ligue des Champions. Et on a besoin aussi de voir un Diomandé qui a montré de meilleures choses. Et ça me fait vraiment de la peine pour Vinicius, parce que le niveau qu'il a, et moi qui pensais qu'il avait encore cette marge-là de progression, mais là, j'ai l'impression que depuis trois saisons, depuis qu'il y a eu aussi ce Ballon d'Or qu'il n'a pas forcément eu, il a été touché. Il a été touché.
On a du mal à retrouver le Vinicius virevoltant sur son côté gauche.
Daniel, un truc à rajouter là-dessus, ou tu adhères ?
Écoute, vous avez tout dit. Le truc, c'est que tu perds un joueur et demi, en fait, quand tu es comme ça, parce que Diomandé n'est pas aussi efficace. C'est ce que disait Edgar. Et l'autre, sur le côté, j'ai l'impression qu'il rend même les autres moins bons, parce que je trouvais Mbappé assez moyen, finalement, alors qu'il avait quasiment arrêté de dézoner, d'aller sur le côté. Là, très souvent, j'ai l'impression qu'ils se sont remis à croiser, et ce n'était pas bon.
Et même sans ballon. Même sans ballon, c'est moins cohérent avec Vinicius qu'avec Diomandé.
C'est trop évident. Après le classico, après ce qui s'est passé, j'ai l'impression que dans la tête de tout le monde autour du Real, c'est clair maintenant, que Vinicius, même dès janvier, on pouvait lui trouver un billet d'avion.
Ouais, mais pour aller où ?
C'est un bon business, tu l'envoies. En première, même première.
Pour aller où, Daniel ? C'est ça la question, c'est ça le problème.
Un peu, un peu.
Qui va mettre l'argent, qui va investir ?
Il y a des douches dans l'avion et tout. Tu as une belle cabine.
Emirates, fais ça. Pour aller où ?
Tu fais quoi ? Tu fais tourner l'avion en boucle et il n'attire jamais dans un autre club ?
Ouais, mais dans quel club ? Où est-ce qu'il pourrait aller ?
Arabie saoudite, il n'y a pas un club qui peut le faire.
Ouais, mais ils n'ont plus d'argent, apparemment.
Ils n'ont plus de thunes.
Enfin, ils en ont moins.
Ils ont changé un peu leur estimation. Parce qu'attends, je ne sais pas si vous l'avez dit, Gérard, il est capitaine ce soir.
Je l'ai dit.
Ok.
Après, c'est l'ancienneté aussi, ça.
Oui, c'est. J'ai bien compris, mais il y avait quelque part un truc un peu symbolique.
Mais bien sûr.
Donc maintenant, à Mourinho d'assumer l'histoire.
Bon, en tout cas, le Real, malgré tout, a 12 points. Ils sont en tête avec le PSG. Donc, on peut aussi, pareil, voir les choses comme ça et dire : « C'est quoi le problème ? » Comment tu juges le match de Mbappé, toi ? Daniel dit moyen.
Oui, oui. Ce n'est pas un match que tu vas retenir. Alors, il aurait pu mettre le but de la victoire, et le gardien adverse sort un arrêt vraiment énorme en fin de match, avant le but de Valverde. Maintenant, j'ai trouvé, comme disait Daniel, que collectivement, ça allait moins bien, et que ça se ressentait aussi chez Kylian Mbappé. Il était peut-être moins connecté avec ses coéquipiers, moins connecté avec Vinicius que sur les dernières semaines avec Diomandé. Donc, j'ai presque envie de reprendre, parce que je ne sais pas si vous avez vu la déclaration de Mourinho qui parle de Vinicius.
Il dit : « Il fait un match acceptable, mais pas exceptionnel comme le reste de l'équipe. » Bon, il est un petit peu gentil avec Vinicius, mais sur Kylian Mbappé, c'est un peu ça. C'est-à-dire qu'il marque, il ne fait pas un mauvais match, mais il n'est pas extraordinaire comme le reste de l'équipe.
Camavinga était titulaire ?
Oui.
Bon. Il était bon ? Parce que là, on a une liste de Zidane qui arrive. Maintenant, quand tu le vois, il fait un bon bloc.
Il fait un bon match.
Là, on est à bloc.
Il fait un bon match. Il essaie d'apporter l'équilibre dans l'esprit de José Mourinho. Dans cette compo-là, il remplace Aurélien Tchouaméni, parce qu'Aurélien Tchouaméni n'était pas dans le groupe. Donc, il remplace Aurélien Tchouaméni au côté de Bernardo Silva. Il a été dans ce rôle-là, qui est peut-être, du coup, un petit peu moins bling-bling que lorsqu'il rentre en cours de match. Et moi, je pense qu'il est aujourd'hui meilleur quand il rentre au cours de match, parce que ce qu'il fait et ce qu'il apporte et ce que lui demande José Mourinho, ça saute plus aux yeux. Et là, il avait un rôle un peu plus discret. Donc, il fait un bon match, mais là encore, il n'a pas été pour autant étincelant.
Mais en attendant, quand tu vois le niveau général de l'équipe ce soir, ce n'est pas surprenant de se dire que Camavinga n'a pas été étincelant plus que les autres.
Julien Laurence nous rejoint. Salut, Julien.
Salut, Gilbert. Salut à tous.
On va parler de Leipzig-Manchester City, mon cher Paulo. Victoire de City 3-2, est-ce que c'est logique ?
Pour moi, oui. Déjà, c'était difficile de suivre les deux matches allemands, parce que tu ne savais pas lequel il fallait regarder.
Oui, toi, tu avais aussi Dortmund-Betis.
C'est un petit peu dommage, parce que c'était deux belles rencontres. Oui, alors, les joueurs allemands sont très déçus. Les joueurs de Leipzig, de ne pas avoir pris à minima un point, mais ils oublient quelque chose, c'est qu'ils n'ont jamais été en tête de cette rencontre. Et si Leipzig est une belle équipe, en face, tu as une grande équipe, même si la période actuelle est compliquée, et même s'ils ont perdu deux matchs en première ligue, tu sens que la qualité individuelle est supérieure. Moi, j'ai noté évidemment la performance extraordinaire de, je le cite souvent le lundi, de Noussa, évidemment, le Norvégien côté Leipzig.
Mais le coup du sort, il arrive, et il arrive du côté de la moins bonne des deux équipes, et c'est malheureusement Paulo Queiba, qui est excellent en défense centrale.
Qui marque contre son camp.
Qui marque, malheureusement, contre son camp. Donc, il faut être efficace à tous les moments. Il faut éviter ce genre d'erreur. Et puis, tu as le sentiment que lorsque le club saxon, le club de Londres, de Manchester, je vais y arriver, peut appuyer sur l'accélérateur, il remporte la rencontre. Donc, c'est décevant, si tu veux, parce que c'était une belle rencontre, mais moi qui n'aime pas trop parler statistiques, elle te confirme qu'il y a une équipe qui était supérieure à l'autre. Et ça, c'est un petit peu dommage. Et encore une fois, c'est une équipe que je trouvais de City assez fébrile.
Et c'est dommage de ne pas en profiter. Mais honnêtement, si tu regardes les 90 minutes, tu te rends compte que quand même, le club de Manchester City était supérieur à celui de Leipzig.
Julien, tu confirmes ?
Ouais, je pense. Après la période laborieuse un peu côté City aussi, où, à part le but contre son camp de Loukeba, ça ne crée pas grand-chose non plus. Il y a toujours cette histoire d'équilibre. Quand Enzo Fernandez joue devant la défense avec Elliott Anderson, et que tu joues contre une équipe qui a un bon milieu de terrain, ce qui était le cas ce soir avec Leipzig aussi, c'est compliqué. C'est compliqué dans les transitions, c'est compliqué quand tu n'as pas le ballon, parce qu'Enzo, ce n'est pas ce profil-là. Alors après, là où il est très fort, c'est un peu à la Lampard de l'époque, où il fait ses courses dans la surface et qu'il marque le but de la tête, un très joli but de la tête, par exemple, pour faire 2-1 à un moment.
Ouais, avec un super centre de N'Guy.
C'est fabuleux.
Effectivement, ouais. Donc, meilleure seconde période de la part de City. On a vu aussi un très bon Cherki par moments, encore une fois. Et puis Haaland qui marque inévitablement contre Leipzig, parce que c'est son adversaire préféré en Ligue des Champions. C'était son septième but contre eux. Rappelez-vous, il y a deux ans, il en a marqué cinq dans le même match, lors de la victoire 7-0 de City contre Leipzig. Et puis déjà, quand il était aussi en Allemagne, il avait marqué beaucoup contre eux avec Dortmund. Donc, c'était inévitable. Mais au final, ça montre aussi que ces derniers temps, City est un peu moins bien. On l'a vu contre Brighton en championnat, et en Coupe de la Ligue. On l'a vu contre Villa en championnat.
C'était deux défaites d'affilée en championnat aussi. Et là, la première période, et le fait que ce match était un petit peu dans la balance quand même, avec une grosse erreur de Donnarumma sur le deuxième but des Allemands, ça montre aussi que tout n'est pas parfait en ce moment, et que le puzzle n'est pas complètement complet de la part de Maresca.
Bon, voilà pour ce match. On peut enchaîner, tiens, on va le faire juste après, une courte pause, avec Liverpool et Dortmund notamment, qui a battu le Betis 2-1, sans oublier Naples. Naples a perdu à Porto, qui avait zéro point après trois journées. Il faut que Danielle nous explique. Et puis on dira à Modrén également, vous entendrez Franquez dans quelques minutes, après le 0-0 de Rennes face à Olympiakos. Cet après-midi, en Europa League, encore un quart d'heure d'After. À tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est minuit quinze. Les nuits du quart d'heure enchaînées arrivent dans un quart d'heure. Daniel Rielo est là, Samuel Umtiti est là, les drôles de dames. Également Rennes dans quelques instants, mais d'abord Naples. Mon petit Danielle, Naples a perdu 4-1 à Porto. Alors, ça ne va pas très fort, Naples.
Porto qui n'allait pas très fort.
Non, zéro point après trois matchs. Je l'ai dit juste avant la pub, donc ils se sont réveillés, les Portugais.
Je ne sais pas c'est quand, Allegri. Ça saute quand, Danielle ?
Il est trop cher. Il est trop cher pour sauter. Il a un salaire trop grand et.
De Laurentiis, quand au bout d'un moment, ils sont fous.
Ah non, mais De Laurentiis, il a choisi, c'est très bien, et il le paye cher, justement. C'est parce qu'il voulait une saison de passage. Il n'y a aucune autre explication. Ils n'ont pas fait de mercato. Allegri, il se plaint de blessures, mais pas plus que ça. Tout va bien si on l'entend. Même aujourd'hui, il a dit : « Je n'ai rien à dire à cette équipe. Ils ont bien joué jusqu'à la 70e minute. »
Ouais, comme il dit d'habitude, quoi. Tout va bien, on n'a pas eu de chance, ou voilà.
Oui, non, mais les supporters de Naples.
Ah oui, ils n'en peuvent plus depuis longtemps.
Non, mais il commence à dire à De Laurentiis qu'il est en train de détruire une très belle équipe. C'est le pire Naples depuis les derniers 20 ans. On commence à entendre des choses comme ça. Lorsque l'équipe, si on regarde la compo, il y a des bons joueurs. De Bruyne, il est en forme en ce moment. Allegri, il n'arrête pas de le déplacer. Il l'a mis devant la défense. Et De Bruyne, on sait qu'il n'aime pas ces rôles-là. Et là, aujourd'hui, il a remis derrière la pointe.
De Bruyne, il s'est disputé avec Lucas pendant le match. À la fin du match, il y a Politano qui va parler à la télé. Il dit : « J'aimerais bien que quelquefois, il y a des joueurs qui ne sont pas seulement les Italiens qui viennent parler avec les médias, pour dire les autres joueurs, les étrangers, ils n'ont pas des couilles, quoi. Ils n'ont pas le courage de venir parler quand il y a des défaites comme ça. » Alors, après, il y a Mktominé qui est venu, il était énervé, mais comme je ne l'ai jamais vu, il a dit : « J'en ai marre.
Je suis énervé. » Prendre quatre buts en Champions League, ce n'est pas excusable. Il faut que chacun entre nous se demande si on ne peut pas faire plus. Donc, c'est une situation catastrophique avec Allegri qui sourit. Il sourit aux caméras, les journalistes, il essaie de poser il commence à lui poser des questions : « Mais comment tu vas renverser ça ? Est-ce que tu penses que la saison... » Mais lui, il part toujours deux matchs après. Là, ce week-end, ils vont jouer contre la Lazio, par exemple. Lazio, imbattue. Ils ont gagné neuf matchs, ils n'ont fait qu'un match nul, première dans le classement.
Donc, Allegri dit : « Ça, c'est une finale pour nous. » Mais qu'est-ce qui se passe si tu la perds, cette finale ? Qu'est-ce qui se passe ? Parce que Naples, ils sont déjà en mi-classement. C'est la pire équipe par rapport aux points perdus de l'année dernière au même moment. Bon, je ne sais pas si je me suis expliqué, mais bon. L'année dernière, à ce moment, ils avaient une dizaine de points de plus. Donc, l'équipe, elle est empirée. On le voit. On le voit à chaque match. Ils jouent mal, ils jouent mal ensemble.
Ça se tient sur les prestations de Mktominé, quand Mktominé, il est bien en forme. Ça se tient sur les prestations de Politano, quand il est bien en forme. Ça change des compos, ça change des systèmes, ça change des positions des joueurs. Aujourd'hui, on a vu Vergara, qui a priori, c'est un joueur offensif, côté gauche, à lui tout seul, dans un système à cinq. Alors, comment tu peux vraiment aller ? Après, il a dit : « C'est difficile ici à Porto, on le savait, mais on a bien fait. » C'est ça, les matchs difficiles pour Naples.
Bon, merci, Danielle. On a fait le tour avec toi. On se retrouve très vite. Bonne soirée.
Bonne soirée à vous. Merci beaucoup.
Julien, comment Liverpool a perdu à Fenerbahçe ?
Ça ne va pas, Liverpool, surtout.
Ah, ça, c'est le choc de la soirée. Déjà, défensivement, ça ne va pas. Je peux dire que je pense que Samuel Umtiti, il aurait beaucoup mieux défendu sur le troisième but que Jacquet, Alisson, Mac Allister, tous réunis ensemble. Parce que le troisième but, donc le but qui leur fait perdre le match, celui de Mourichy, il est scandaleux. Il est scandaleux. À ce niveau-là, mais à n'importe quel niveau, je m'en fous, à n'importe quel niveau, vous pouvez jouer en district, n'importe quoi, de ne pas sauter sur un ballon pareil, que ton gardien ne sorte pas. Et Jacquet, pourtant, qui fait une très bonne saison pour l'instant, je sais qu'il est jeune, mais maintenant, il est international français, c'est inadmissible.
Mac Allister, c'est inadmissible. Sincèrement, c'est vraiment scandaleux. Si vous n'avez pas vu le troisième but, allez le voir. Déjà que le deuxième n'était pas glorieux non plus, entre la mésentente, Gakpo, Alisson, Brown qui est laissé tout seul au deuxième poteau et qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans le but, en fait. Le troisième, c'est scandaleux. C'est un match qui est bizarre, finalement, de la part d'Iraola, parce que tu viens de perdre contre Arsenal. On a beaucoup parlé de cette défaite en Angleterre, et à juste titre, sur la solidité défensive d'Arsenal, mais aussi le manque de créativité et d'idées de Liverpool, notamment en seconde période.
Et dans un match comme ça qui suit, tu fais une composition qui n'a ni queue ni tête. Donc, tu mets Bradley Barcola en numéro 9. Alors, ce n'est pas son poste, on le sait tous, mais sincèrement, le pauvre, je pense qu'il ne comprenait pas très bien ce qu'il devait faire sur le terrain. À la demi-heure de jeu, j'ai regardé, il avait touché cinq fois le ballon. Il avait fait deux passes. Il ne s'était rien passé. Il avait touché une fois le ballon dans la surface adverse. C'était impossible. Je ne comprends même pas qu'un entraîneur comme Iraola puisse se dire que c'était une bonne idée de mettre Bradley Barcola en numéro 9 dans un match pareil.
À la fin du match, on lui a posé la question trois fois, en lui disant : « Mais c'était un échec. » Il n'a jamais voulu répondre vraiment, en disant : « On a essayé. » Genre, c'était un match amical de début de saison, tu vois, tu as essayé un truc. J'ai du mal à le comprendre. Et c'est vrai qu'une fois que les gros joueurs comme Wirtz, Gakpo, Isak, pardon, sont rentrés, que Barcola a retrouvé son meilleur poste, ça a été mieux. Ils ont marqué, ils menaient 2 buts à 1. Et là, on s'est dit : « Bon, c'est terminé. » Et on a suivi ensuite les deux buts catastrophiques à encaisser. C'est vraiment compliqué, c'est vraiment décevant de la part de Liverpool, qui pourtant, défensivement, avait été un peu mieux en première ligue ces dernières semaines, jusqu'au match d'Arsenal.
Là, ce soir, ils sont retombés dans leur travers, mais de façon spectaculaire.
Bon, même s'ils ont un petit joker, ils ont neuf points.
Ouais, ils ont neuf points, oui, mais bon.
On va parler d'Arsenal dans quelques secondes, mais d'abord, Dortmund-Betis. Paulo, Dortmund a battu le Betis 2 buts à 1.
Ouais, j'ai adoré cette rencontre, parce que ça allait d'un but à l'autre. Et là aussi, les statistiques démentent un peu ce qu'on voit lors de la rencontre, parce qu'on a vraiment l'impression que les deux équipes pouvaient l'emporter. Un fait de jeu, évidemment, c'est la sortie, peut-être une élongation pour Guirassy après la demi-heure de jeu. Et puis, moi, je voudrais noter un Dortmund qui a une puissance physique impressionnante. Un Betis qui, moi, techniquement, qui piquait, qui me plaisait énormément. Et c'est terrible, parce que si je dois retenir ce qui se passe durant cette rencontre, c'est le gardien du Betis, Álvaro Valez, qui fait deux arrêts monumentaux.
C'est-à-dire, c'est.
Et il en fait depuis le début de saison.
Et malheureusement, il se plante sur le tir de Karetsas pour le 2-1, qui n'est quand même pas une puissance extraordinaire. Et j'ai envie de dire, c'est là où ça se joue. Mais j'ai bien aimé, moi, le Borussia Dortmund, parce que c'est une rencontre qui était compliquée. Ils n'arrivaient pas à marquer. Finalement, c'est Fabio Silva qui réussit le 1-0, un peu bêtement, je trouve, défensivement parlant, sur une perte de balle d'Antone. Il y a le 1-1, et puis ils poussent pour le 2-1. Donc, je pense que globalement, c'était mérité pour le Borussia Dortmund, mais surtout, c'était une belle rencontre, je trouve, de Ligue des Champions.
Je suis d'accord avec toi, et je pense même que tu es presque gentil avec le Betis, parce que pour moi, le Dortmund était quand même au-dessus ce soir et méritait vraiment, vraiment de gagner ce match. Il y a eu surtout 20 minutes, pour moi, en deuxième période, où là, le Betis a montré un meilleur visage. Parce qu'avant, j'avais l'impression qu'ils luttaient énormément. J'ai adoré leur attitude. Et comme toi, j'ai adoré ce match-là, mais j'ai senti quand même que Dortmund était légèrement au-dessus. Mais là, il y a eu deux changements à un moment. Il fait rentrer Isco, il fait rentrer Ribal, côté Betis, et ça change tout. Et là, tu as un Betis avec un autre visage qui est génial, et qui, à ce moment-là, c'est vrai, peut presque aller chercher encore plus.
Et malheureusement pour eux, il y a ce but de Dortmund qui tombe au mauvais moment, alors qu'ils étaient bien. Mais honnêtement, malgré la défaite, je trouve que le Betis a fait une belle prestation. Ils sont tombés sur une belle équipe. Et de toute façon, c'est ce qu'on disait la dernière fois, le Betis a pris les points quand il le fallait. Ils ont neuf points sur les trois premières journées, et maintenant, ils ont cette marge de se dire : « OK, ce n'est pas grave, on a perdu ce match-là, mais on est quand même bien placés pour se qualifier. »
Merci, Edgar. Merci, Paulo. Ciao, les gars.
À très vite.
Julien, on finit sur Arsenal qui gagne au Slavia. On pouvait s'attendre peut-être à un écart un peu plus grand, mais ils gagnent 2-1.
Ouais, ils menaient 2-0 à la pause. Sincèrement, la croisière s'amuse. Et puis après, je ne sais pas, ils se sont arrêtés de jouer, ils ont voulu contrôler l'avantage, gérer un petit peu, et tout ça. Et au final, ils se font peur un peu à la fin, parce que le Slavia marque à la 90e, 89e, je crois. Mais avant ça, il y a eu un arrêt exceptionnel de David Raya. On parlait tout à l'heure des arrêts de Vallès, mais Raya, il fait un arrêt extraordinaire sur une tête, un peu avant le but des Tchèques. Et ça aurait peut-être pu tout changer. Arsenal n'était pas content du tout, parce qu'effectivement, Arsenal a arrêté de jouer en seconde période.
Mais ça reste une victoire. Ils sont encore invaincus, et ce n'est pas très grave en soi. Mais il ne faut pas oublier que quand ils veulent trop contrôler comme ça, parfois, ils se mettent en danger tout seuls.
Merci, Julien. Bonne soirée.
Merci, les gars. Ciao, ciao.
Rennes-Olympiacos, tout à l'heure, 0-0. Écoutez.
Rennes qui est arrivé à 00:24, quand même.
Bah oui.
Et moi, j'en ai parlé dans les cinq premières minutes, et ensuite, j'ai oublié qu'ils avaient joué ce soir.
Bah écoute, Franquez.
Et voilà.
J'ai bien aimé, moi. Vraiment, j'ai bien aimé. J'ai bien aimé ce qu'on a fait pour le match, pour le commencer. On a aussi changé à la pause avec certains ajustements. C'est sûr que ce n'est pas le match le plus ouvert. Mais bon, si c'est ouvert et qu'on en fait 5-3 et qu'on perd à la fin, ça ne m'intéresse pas trop, quoi. Je préfère que ce soit un peu plus fermé, qu'on en passe par là, parce que c'est nécessaire aussi. Et qu'aujourd'hui, si vous vous ouvrez contre l'Olympiacos, je pense que je ne parle pas d'un bon point, quoi.
Bon, est-ce qu'on est d'accord avec lui ?
On parlait tout à l'heure de déclassement. Donc, si Rennes qui ouvre le jeu contre l'Olympiacos risque de prendre une tannée, oui, ça confirme qu'on se déclasse, mais de beaucoup, beaucoup, beaucoup. Bon, lui, il a bien aimé le match. Moi, c'était 16:30.
Rennes a 6 points désormais.
Il y a eu un moment, j'ai été tenté quand même par le tennis. Quand même, parce qu'il y a quand même Bersi en ce moment. Enfin.
Anciennement, Bersi.
Olex, pareil. Voilà. Donc, j'ai quand même été tenté. Je suis revenu un petit peu sur Rennes, je me suis ennuyé. Donc, si lui, il a aimé, moi, je n'ai pas aimé. Je me suis fait chier, mais c'était terrible, ce match.
Après, il l'a dit, c'était un match qui n'était pas forcément ouvert.
Ah oui, c'était un match qui allait fermer, parce que l'Olympiacos faut fermer. On ferme, alors. On ferme, mais alors nous, on ferme aussi, on n'en parle pas.
Après, c'est la réalité maintenant.
Oui, oui, l'Olympiacos, c'est compliqué pour un club français, ça, c'est sûr. C'est sûr. Voilà. Mais on ne découvrira rien, malheureusement.
Il nous reste trois minutes. Je voulais qu'on rend hommage quand même à Carlo Molinari, décédé aujourd'hui. Il avait 93 ans, ancien champion de motocross, ensuite homme d'affaires. Il s'occupait de concessions automobiles, notamment. Et président, surtout, de Metz pendant 30 ans, plus de 30 ans. 34 ans exactement de présidence. Donc, c'était une figure du football français, Carlo Molinari, pendant longtemps, à la Ligue.
Il a emmené son club tout seul au plus haut niveau. C'était un fan du Torino au départ.
D'où les couleurs du FC Metz.
D'où les couleurs du FC Metz, exactement. Ce maillot grenat. Pour un petit club comme ça, parce que ça a toujours été un petit club, il a eu des belles aventures. Deux Coupes de France. Le fameux match, le fameux match contre le Barça.
Tony Turbos.
Voilà. Et puis l'aventure de la bande à Pires, c'est un peu ce qui a marqué.
Les pépés flingueurs.
Julien Cazard, bonsoir.
Bonsoir. Mais c'était, oui, le président un peu vieillé, quoi.
Alio Chazanovic, Magnifique, numéro 17.
Ils ont eu un paquet.
Et puis le grand Silva Castenders, que Daniel.
Bien sûr, Castenders.
C'est une très belle fin de carrière, d'ailleurs.
Il était mieux quand il était joueur.
Ouais.
Ouais, c'est un gars super. Attention, Castenders, c'est un super gars.
Ouais, c'est un passage à l'UNFP.
Je te rappelle sa fin de carrière, quand même.
Bien sûr, ballon dans la tronche.
Ah bah ouais, le pauvre.
C'est une blague à moumou, mais c'est quand même bien de le rappeler.
Non, non. Mais Carlo Molinari, oui, c'est toute cette... c'est la bande des vieux présidents du club français qu'on a eus quand on était petits.
Ah ouais.
Voilà.
C'était le dernier, presque.
C'est les mecs, on identifiait, on savait qui c'était, quoi.
Exactement, comme Bourgoin, tout ça.
Exactement.
Julien Cazard, donc. L'ennemi du Cazard enchaîne. Il faut qu'on fasse un truc.
Qu'est-ce qui se passe ?
Les 20 ans de l'after.
Mais oui.
Là, il y a une mine de quiz, de bingo. De bingo extraordinaire.
C'est vrai, il y a des jeux et tout.
Donc ça, c'est pour vous, pour une émission du vendredi. On vient. On vient, on vous fait tous les quiz et tout.
D'accord.
Et on voit si vous êtes au niveau, si en 20 ans, si tu es capable de me refaire 20 ans d'after. Tu es peut-être capable.
Je suis pas mal sur les 20 ans d'after, moi. Moi, j'écoute depuis Lyon-Milan.
Ouais, c'est vrai. C'est vrai. Je peux témoigner.
Ah, tu veux lui faire le quiz à lui ?
Non, mais il n'y a pas de truc.
Je me souviens, je me souviens.
Il y a des mines à rigolade, quand même.
Alors, petite anecdote, je me souviens très bien, parce que je ne peux pas voir la fin du match, et je suis resté, je marchais, en écoutant l'after, il pleuvait, à Paris, j'étais dehors, et pour ne pas rentrer chez moi, je tournais autour de mon pâté de maisons pour écouter l'after.
Excellent.
C'est beau, hein ?
C'est beau.
En sortant mon chien.
Et après, tu as intégré l'after.
Tu avais un chien à l'époque ?
Ouais.
Bien sûr, je me souviens de son chien.
Alors, autant te dire qu'il s'appelait Valdo.
Ouais, il s'appelait Valdo.
Ah oui, bien sûr, je me souviens.
Bah oui, bien sûr, Valdo, évidemment.
C'est vrai.
Est-ce qu'il était là, à ta réunion d'anciens du PSG, là ?
Le vrai Valdo ?
Mon chien ? Non, Valdo.
Non, Valdo, il n'a pas pu venir, non, non.
Ah, je suis dégoûté, c'était mon joueur préféré, moi.
Mon joueur préfère, à l'époque.
Ouais, ouais, ouais.
C'était mon chouchou.
Il y a quoi au programme ce soir ?
On va faire une cellule stychologique.
On a déjà commencé, nous.
Ouais. Il y a encore besoin, je pense. La cicatrice, c'est pas encore bon.
Mais moi, je suis surpris, ils ne sont pas si...
Non, mais moi, je ne crois pas que c'est que ça.
En fait, pour une telle branlée, qu'au bout d'un moment, bon... Bon, voilà. Je pense que même ils vont s'en remettre vite, je pense. Pour les connaître, en fait.
Très bien.
Je pense aussi.
Ciao, les amis.
Salut, Sam. À bientôt.
Salut, à bientôt, Sam.
Demain soir, Daniel, au revoir, également. Demain soir, on sera là dès la fin des matchs d'Europa League, bien sûr. Bonne nuit à tous.
RMC, jusqu'à 00:30. L'After Foot.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.