Cet épisode de L'After Foot fait le tour des matchs européens de la soirée. Les chroniqueurs reviennent d'abord sur la situation difficile du Naples d'Allegri, que Daniele juge très mal engagé cette saison.
Julien critique ensuite sévèrement la défense de Liverpool après sa défaite à Fenerbahçe, notamment sur le troisième but, ainsi que le choix d'Iraola d'aligner Bradley Barcola en numéro 9. Polo analyse le match Dortmund-Betis, remporté par le Borussia, avant de conclure sur la victoire d'Arsenal au Slavia.
Les auditeurs y trouveront des analyses tactiques et des opinions tranchées, présentées comme telles par les intervenants.
Cette version de l'épisode sur les matchs de Naples, Liverpool, Dortmund et Arsenal a été réalisée avec la technologie HappyScribe, celle qui sert à la transcription Teams.
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RMC.
Non, mais d'abord, euh, mais d'abord Naples, mon petit Daniele, Naples a perdu 4-1 à Porto, alors ça va pas très fort, Naples.
Porto qui a aller très bien.
Non, 0 point après 3 matchs, je l'ai dit juste avant la pub, là, donc ils se sont réveillés, les Portugais.
Moi je sais pas, c'est quand Allegri ? Ça saute quand, Daniele ?
Euh, il est, il est trop cher, il est trop cher pour sauter, il a, il a un salaire trop grand et—
Bah, De Laurentiis, quand il est au bout d'un moment, il s'en fout, hein.
Ah non, mais De Laurentiis, il a choisi, c'est très bien, et il le paye cher, justement, c'est parce qu'il voulait une saison de passage, et il n'y a aucune autre explication. Ils n'ont pas fait de mercato, Allegri il se plaint de blessures, mais pas plus que ça, tout va bien si on l'entend, même aujourd'hui il a dit : « J'ai rien à dire à cette équipe, ils ont bien joué jusqu'à la 70e minute. »
Ouais, comme il dit d'habitude, quoi, « tout va bien, on n'a pas eu de chance », ou voilà.
Oui, non, mais les supporters, les supporters de Naples—
Ah oui, ils n'en peuvent plus depuis longtemps.
Non, pas Naples, non, mais ils commencent à dire à De Laurentiis que, voilà, c'est... il est en train de détruire une très belle équipe, c'est le pire Naples depuis les dernières 20 ans, et on commence à entendre des choses comme ça. Lorsque l'équipe, si on regarde la compo, il y a des bons joueurs, De Bruyne il est en forme en ce moment, Allegri il arrête pas de le déplacer, il l'a mis devant la défense, et De Bruyne on sait qu'il n'aime pas ces rôles-là, et là aujourd'hui il a remis derrière la pointe, De Bruyne il s'est disputé avec Luca pendant le match, à la fin du match il y a Politano qui va parler à la télé, il dit : « J'aimerais bien que quelque fois il y ait des joueurs qui ne sont pas seulement les Italiens qui viennent parler avec les médias, comme pour dire les autres joueurs, les étrangers, ils n'ont pas des couilles, quoi, ils n'ont pas le courage de venir parler quand il y a des défaites comme ça.
» Alors après, il y a Mktominé qui est venu, il était énervé, mais comme je l'ai jamais vu, il a dit : « J'en ai marre de... enfin, j'en ai marre, je suis énervé, prendre 4 buts en Champions League c'est pas excusable, il faut que chacun entre nous se demande si on peut pas faire plus. » Donc c'est une situation catastrophique, avec Allegri qui sourit, il sourit aux caméras, les journalistes ils essayent de lui poser, ils commencent à lui poser des questions : « Mais comment tu vas renverser ça ? Est-ce que tu penses que la saison... » Mais lui, il part toujours 2 matchs après.
Là, ce week-end, ils vont jouer contre la Lazio, par exemple. Lazio a battu, ils ont gagné 9 matchs, ils n'ont fait qu'un match nul, première dans le classement, donc Allegri il dit : « Ça, c'est une finale pour nous. » Mais qu'est-ce qui se passe si tu la perds cette finale ? Qu'est-ce qui se passe ? Parce que Naples, ils sont déjà en mi-classement, c'est la pire, c'est la pire équipe par rapport aux points perdus de l'année dernière, au même moment. Bon, je sais pas si je me suis expliqué, mais bon, l'année dernière, à ce moment, ils avaient une dizaine de plus de points de plus, donc l'équipe elle est empirée, on le voit, on le voit à chaque match, ils jouent mal, ils jouent mal ensemble, ça se tient sur les prestations de Mktominé, quand Mktominé il est bien en forme, ça se tient sur les prestations de Politano quand il est bien en forme, ça change des compos, ça change des systèmes, ça change des positions des joueurs.
Aujourd'hui on a vu Vergara qui a priori c'est un joueur offensif, côté gauche, à lui tout seul dans un système à 5, alors comment tu peux vraiment aller... après il a dit : « C'est difficile ici à Porto, on le savait, mais on a bien fait. » Bon, c'est ça les matchs difficiles pour Naples.
Bon, merci Daniele, on a fait le tour avec toi, on se retrouve très vite, bonne soirée.
Bonne soirée à vous, merci beaucoup.
Julien, comment Liverpool a perdu à Fenerbahçe ?
Ça va pas, Liverpool surtout.
Ah ça c'est le choc, c'est le choc de la soirée, bah déjà défensivement ça va pas, je peux dire que je pense que Samuel Umtiti il aurait beaucoup mieux défendu sur le 3e but que Jake, Alisson, Mac Allister, tous réunis ensemble, parce que le 3e but, donc le but qui leur fait perdre le match, celui de Mouriky, il est scandaleux, il est scandaleux. À ce niveau-là, mais à n'importe quel niveau, je m'en fous, à n'importe quel niveau vous pouvez jouer en district, n'importe quoi, de pas sauter sur un ballon pareil, que ton gardien ne sorte pas, et Jake pourtant qu'il fait une très bonne saison pour l'instant, je sais qu'il est jeune, mais maintenant il est international français, c'est inadmissible, Mac Allister c'est inadmissible, c'est...
sincèrement c'est vraiment scandaleux, si vous avez pas vu le 3e but, allez le voir, déjà que le 2e était pas glorieux non plus, entre la mésentente, Gakpo, Alisson, Braun qui est laissé tout seul au 2e poteau et qui a pu pousser le ballon dans le but en fait, le 3e c'est scandaleux. C'est un match qui est bizarre finalement, de la part d'Iraola, parce que tu viens de perdre contre Arsenal, on a beaucoup parlé de cette défaite en Angleterre, et à juste titre, sur la solidité défensive d'Arsenal, mais aussi le manque de créativité et d'idées de Liverpool, notamment en seconde période, et dans un match comme ça qui suit, tu fais une composition qui n'a ni queue ni tête, donc tu mets Bradley Barcola en numéro 9, alors je...
c'est pas son poste, on le sait tous, mais sincèrement, le pauvre, je pense qu'il comprenait pas très bien ce qu'il devait faire sur le terrain, à la demi-heure de jeu j'ai regardé, il avait touché 5 fois le ballon, il avait fait 2 passes, il s'était rien passé, il a touché 1 fois le ballon dans la surface adverse, c'était... c'était... c'était impossible quoi, je comprends même pas qu'un entraîneur comme Iraola puisse se dire que c'était une bonne idée de mettre Bradley Barcola en numéro 9 dans un match pareil, à la fin du match on lui a posé la question 3 fois, en lui disant « mais c'était un échec », il a jamais voulu répondre vraiment, en disant « bah on a essayé », genre c'était un match amical de début de saison, tu vois, t'as essayé un truc, j'ai du mal à comprendre, et c'est vrai que une fois que les gros joueurs comme Wirtz, Gakpo, Isaac, pardon, sont rentrés, que Barcola a retrouvé son meilleur poste, ça a été mieux, ils ont marqué, ils menaient 2 buts à 1, et là on s'est dit bon, c'est terminé, et on suivait ensuite les 2 buts catastrophiques à encaisser, c'est vraiment compliqué, c'est vraiment décevant de la part de Liverpool qui pourtant défensivement avait été un peu mieux en Premier League ces dernières semaines jusqu'au match d'Arsenal, là ce soir ils sont retombés dans leur travers, mais de façon spectaculaire.
Bon, même s'ils ont un petit... un petit joker, ils ont 9 points.
Ouais, ils ont 9 points, oui, mais bon.
On va parler d'Arsenal dans quelques secondes, mais d'abord Dortmund - Betis, Polo, Dortmund a battu le Betis 2 buts à 1.
Ouais, j'ai adoré cette rencontre, parce que ça allait d'un but à l'autre, et là aussi les statistiques démentent un peu ce qu'on voit lors de la rencontre, parce qu'on a vraiment l'impression que les deux équipes pouvaient l'emporter, un fait de jeu évidemment c'est la sortie, peut-être une élongation pour Guirassy après la demi-heure de jeu, et puis moi je voudrais noter un Dortmund qui a une puissance physique impressionnante, un Betis qui moi techniquement qui piquait, qui me plaisait énormément, et c'est terrible, parce que si je dois retenir ce qui se passe durant cette rencontre, c'est le gardien du Betis Álvaro Valés qui fait 2 arrêts monumentaux, c'est-à-dire c'est.
Mais il en fait depuis le début de saison.
Et malheureusement il se plante sur le tir de Carrezas pour le 2-1, qui est quand même pas une puissance extraordinaire, et j'ai envie de dire c'est là où ça se joue, mais j'ai bien aimé moi le Borussia Dortmund, parce que c'est une rencontre où c'était compliqué, où ils n'arrivaient pas à marquer, finalement c'est Fabio Silva qui réussit le 1-0, un peu bêtement je trouve, défensivement parlant, sur une perte de balle d'Antone, il y a le 1-1, et puis ils poussent pour le 2-1, donc je pense que globalement c'était mérité pour le Borussia Dortmund, mais surtout c'était une belle rencontre je trouve de Ligue des Champions.
Je suis d'accord avec toi, et je pense même que t'es presque gentil avec le Betis, parce que pour moi le Dortmund était quand même au-dessus ce soir, et méritait vraiment vraiment de gagner ce match, il y a surtout eu 20 minutes pour moi en 2e période où là le Betis a montré un meilleur visage, parce qu'avant j'avais l'impression qu'ils luttaient énormément, j'ai adoré leur attitude, et comme toi j'ai adoré ce match-là, mais j'ai senti quand même que Dortmund était légèrement au-dessus, mais là il y a eu 2 changements à un moment, il fait rentrer Isco, il fait rentrer Ruybal côté Betis, et ça change tout, et là t'as un Betis avec un autre visage qui est génial, et qui à ce moment-là c'est vrai peut presque aller chercher encore plus, et malheureusement pour eux il y a ce but de Dortmund qui tombe au mauvais moment alors qu'ils étaient bien, mais honnêtement malgré la défaite je trouve que le Betis a fait une belle prestation, ils sont tombés sur une belle équipe, et de toute façon c'est ce qu'on disait la dernière fois, le Betis a pris les points quand il le fallait, ils ont 9 points sur les 3 premières journées, et maintenant ils ont cette marge de se dire ok c'est pas grave on a perdu ce match-là, mais on est quand même bien placés pour se qualifier.
Merci Edgar, merci Polo, ciao les gars.
À très vite.
Julien, on finit sur Arsenal qui gagne au Slavia, bon c'était... on pouvait s'attendre peut-être à un écart un peu plus grand, mais ils gagnent 2-1.
Ouais, ils menaient 2-0 à la pause, sincèrement la croisière s'amuse, et puis après je sais pas, ils se sont arrêtés de jouer, ils ont voulu contrôler l'avantage, gérer un petit peu et tout ça, et au final ils se font peur un peu à la fin, parce que le Slavia marque à la 90e ou 89e je crois, mais avant ça il y a eu un arrêt exceptionnel de David Raya, on parlait tout à l'heure des arrêts de Vallès, mais Raya il fait un arrêt extraordinaire sur une tête, un peu avant le but des Tchèques, et ça aurait peut-être pu tout changer, Arceta était pas content du tout, parce qu'effectivement Arsenal a arrêté de jouer en seconde période, mais ça reste une victoire, ils sont encore invaincus, et c'est pas très grave en soi, mais il faut pas oublier que quand ils veulent trop contrôler comme ça, parfois ils se mettent en danger tout seuls.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.