Transcription de La réaction de Yannick Cahuzac après la déroute de Lens face à Côme – 04/11

06:05 6 min de lecture 2 vues Publié il y a 4 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot revient sur la lourde défaite de Lens face à Côme, un naufrage qui a suscité de nombreuses interrogations. Les chroniqueurs réagissent à la conférence de presse de Yannick Cahuzac, dans laquelle le coach parle d'humiliation et d'un besoin de retrouver de la fierté avant le match suivant contre Marseille.

Le débat porte sur les causes de cette série de mauvais résultats, sur l'état d'esprit du vestiaire et sur la légitimité du technicien à poursuivre sa mission. Les auditeurs découvriront les différentes analyses, les arguments des intervenants et les choix tactiques contestés.

Dans cet épisode Yannick Cahuzac

Cet épisode sur la déroute de Lens face à Côme a été transcrit avec la technologie HappyScribe, la même que celle qui alimente la transcription Google Meet.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 300:00:04

Joseph Augourlian était au stade, bon, lui, en homme d'affaires avisé, il—

Intervenant 200:00:09

Ah, il n'y a qu'un Husac qui arrive, Gilbert.

Intervenant 300:00:10

Qui sait.

Intervenant 200:00:11

Je ne sais pas si tu as ça aussi.

Intervenant 300:00:12

Ça y est, il est en train de s'installer, on va l'entendre. Et on est curieux, évidemment, de savoir ce qu'il va nous dire, lui qui rentre désormais dans l'histoire comme le coach qui a pris la plus grosse tarte de l'histoire de la compétition. C'est parti, on écoute.

Intervenant 400:00:26

Bonsoir Yannick. La question est brute : quelles sont les causes, selon toi, de ce naufrage ?

Intervenant 200:00:32

Je ne vais pas vous faire de... je ne vais pas vous faire de grandes phrases ou de grandes analyses. Je pense que, voilà, il y a un grand score. Le passé complètement à travers. Le seul mot qui me vient en tête, et le sentiment que j'ai, c'est l'humiliation. Donc voilà. Il va falloir qu'on... qu'on se dise des choses et qu'on retrouve un peu de fierté pour dimanche.

Intervenant 500:01:02

Ah oui.

Intervenant 400:01:04

Bonsoir Yannick.

Intervenant 200:01:05

Bonsoir.

Intervenant 400:01:06

Tu parles de dimanche. C'est quoi tes ressources, les ressources que tu peux aller chercher dans cette équipe d'ici dimanche, après une soirée, une telle soirée ?

Intervenant 200:01:15

Moi, je pense qu'on a tous de l'amour fort, de l'amour propre, pardon. On a tous une fierté. Je pense que, voilà, il faut qu'on soit en capacité de se regarder tous droit dans les yeux et de se dire les choses qui ne vont pas. Et voilà, je suis convaincu qu'on va pouvoir se dire ces choses-là pour redresser la tête dès dimanche.

Intervenant 500:01:39

Mais se dire quoi ?

Intervenant 200:01:39

Yannick, malheureusement, vous rentrez dans l'histoire des Coupes d'Europe, de la Ligue des champions. 9-1, ce n'était jamais arrivé. C'est comment évacuer tout ça ? Ça va être... ça ne va pas être facile. Ou alors, le fait d'avoir Marseille, ça peut justement vous aider à vous replonger directement dans un gros match et laver la front ?

Intervenant 500:02:00

Oui, et c'est l'objectif de pouvoir relever la tête dès dimanche face à un gros adversaire. Ça fait partie, malheureusement, d'une carrière. C'est rare, mais bon, voilà, on l'a vécu, à nous de... à nous de... d'avoir un peu d'amour propre et de fierté.

Intervenant 300:02:22

Bonsoir. Comment vous expliquez que la vague ne se soit jamais arrêtée ? On a l'impression que c'était interminable, on employait le mot « naufrage ». Comment...

Intervenant 200:02:31

Comme je vous ai dit, je ne vais pas vous faire d'analyse ou de grandes phrases. Aujourd'hui, c'est difficilement explicable pour moi, surtout à chaud. Donc je vais essayer de me... de me recentrer sur mon groupe et le travail qu'on doit mettre en place pour relever la tête et retrouver un peu de fierté dès dimanche.

Intervenant 400:02:54

Yannick, ça fait deux fois, malgré tout, en quelques jours, pour des raisons diverses, sans doute, mais ça commence à faire beaucoup, non ?

Intervenant 200:03:03

Oui. Après, chaque match, ça s'est répété. C'est vrai que là, on enchaîne un mauvais match à Lille et là, on subit une humiliation, mais voilà, on a fait aussi de bons matchs. On a gagné trois matchs en championnat où il y avait du contenu. On a perdu les deux matchs en Ligue des champions où il y avait du contenu, mais bon. Aujourd'hui, on ne peut pas parler de contenu ou de quoi que ce soit d'autre, c'est... c'est... voilà, on a été humiliés. Donc on va se recentrer sur nous-mêmes, essayer de retrouver des forces pour affronter l'OM dès dimanche.

Intervenant 300:03:38

Allez, une dernière réponse, parce que sinon on... ah bah c'est déjà fini, voilà. Très bien. Bon, personne ne lui a posé la question qu'il aurait peut-être dû être posée, à savoir : est-ce que vous vous sentez toujours être l'homme de la situation ?

Intervenant 500:03:48

Non, mais après, il vient de dire...

Intervenant 300:03:49

Ah oui. Pardon, c'est obligatoire. Après un truc pareil, tu es obligé. Et lui-même, il faut qu'il se la pose, la question.

Intervenant 500:03:54

Bah après, il vient d'arriver.

Intervenant 300:03:56

Il doit y aller.

Intervenant 500:03:56

Oui, il vient d'arriver. Je pense que lui, il est...

Intervenant 300:03:59

C'est un gars franc, peut-être qu'il aurait dit « je ne sais pas ».

Intervenant 500:04:01

À quel moment il va dire ça ? Ça fait 15 jours qu'il est là.

Intervenant 300:04:04

Non, ce n'est pas 15 jours, c'est un petit peu plus...

Intervenant 500:04:05

Non, mais combien de temps ? Non, mais quand je dis 15 jours, parce qu'il y a eu la trêve...

Intervenant 300:04:08

En fait, le truc, c'est que depuis qu'il est là, le problème, c'est qu'il y a eu le... enfin, là, la période, elle est terrible. Le match de Lille, l'état d'esprit... en fait, c'était les... ces valeurs, parce que c'était ça qui était important, c'était au-delà du style de jeu ou de ce que tu peux mettre en place sur le terrain d'un point de vue tactique, ce qui pourrait être un jeu élaboré, on va dire, comme quand tu vois Côme jouer. Lens, c'est autre chose. C'est quelque chose de plus basique, mais ils revendiquaient Lens, revendiquaient le truc basique, qui justement faisait dire que Top Mollère, c'était peut-être un petit peu trop compliqué pour certains joueurs de cette équipe.

On l'avait entendu, ce truc-là.

Intervenant 200:04:42

C'est la conf de présentation de Cahuzac que tu décris là, exactement.

Intervenant 300:04:44

Voilà. Je dis : pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Après tout, il y a des équipes, dans l'histoire, qui ont un truc un peu plus basique, qui vont... qui jouent de... Sauf que là, les deux derniers matchs, on est à des années-lumière de l'état d'esprit, de ce que Lens dit être ses valeurs. On l'a vu, il a raison, Cahuzac, on l'a vu quand même sur quelques matchs, on avait retrouvé cet esprit-là. Même... moi j'ai... même la défaite contre le Sporting, elle est très, très, très, très, très sévère. La première période, si tu mets un but, ça peut tourner autrement. Tu avais quand même montré des choses très intéressantes.

Tu voyais que tu n'avais pas les attaquants pour mettre au fond et tout. Mais là, est-ce que quelque chose s'est cassé ? Est-ce que, comme le dit Gilbert, le message passe encore ? Est-ce qu'il y a un vestiaire qui ne vit pas bien ? Il y a...

Intervenant 200:05:26

Tu as entendu, il dit : « C'est inexplicable pour moi ce qui s'est passé ce soir. » C'est aussi un constat de l'ambiance.

Intervenant 300:05:31

Il a dit : « Il faut qu'on se dise les choses. » Est-ce que ça signifie, se dire les choses, que les joueurs doivent se parler parce qu'il y a des...

Intervenant 200:05:37

Bah, c'est ça le truc, c'est que les attitudes qui sont faites là n'ont pas été bonnes, tout simplement.

Intervenant 300:05:40

Mais y compris la sienne, parce qu'un coach doit pouvoir aussi être capable de faire des choses pendant le match, ce n'est pas pour relancer son équipe. Qu'est-ce qu'il a fait ?

Intervenant 200:05:45

À la mi-temps, il a changé deux joueurs, mais bon, là, quand tu coules, tu coules.

Intervenant 300:05:48

Je remercie Martin au 32-16. Jérémy sera avec nous dans quelques instants. On va conclure le débat autour de Lens, s'il y a beaucoup de choses à dire encore. Bon, je ne sais pas si ça vaut le coup de faire une évaluation ce soir ?

Intervenant 500:05:57

Non, ça va.

Intervenant 200:05:57

Non, non, non.

Intervenant 500:05:59

Bah si, on peut parler de Nico Page.

Intervenant 300:06:00

Ouais. Bah, on va parler de Côme, justement, également, avec Daniel Emmanuel.

Intervenant 500:06:03

Oui, il faut parler de Côme, quand même. C'est exceptionnel.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.