Cet épisode de L'After Foot revient sur la lourde défaite de Lens face à Côme, un naufrage qui a suscité de nombreuses interrogations. Les chroniqueurs réagissent à la conférence de presse de Yannick Cahuzac, dans laquelle le coach parle d'humiliation et d'un besoin de retrouver de la fierté avant le match suivant contre Marseille.
Le débat porte sur les causes de cette série de mauvais résultats, sur l'état d'esprit du vestiaire et sur la légitimité du technicien à poursuivre sa mission. Les auditeurs découvriront les différentes analyses, les arguments des intervenants et les choix tactiques contestés.
Dans cet épisode Yannick Cahuzac
Cet épisode sur la déroute de Lens face à Côme a été transcrit avec la technologie HappyScribe, la même que celle qui alimente la transcription Google Meet.
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Vous écoutez.
RMC.
Joseph Augourlian était au stade, bon, lui, en homme d'affaires avisé, il—
Ah, il n'y a qu'un Husac qui arrive, Gilbert.
Qui sait.
Je ne sais pas si tu as ça aussi.
Ça y est, il est en train de s'installer, on va l'entendre. Et on est curieux, évidemment, de savoir ce qu'il va nous dire, lui qui rentre désormais dans l'histoire comme le coach qui a pris la plus grosse tarte de l'histoire de la compétition. C'est parti, on écoute.
Bonsoir Yannick. La question est brute : quelles sont les causes, selon toi, de ce naufrage ?
Je ne vais pas vous faire de... je ne vais pas vous faire de grandes phrases ou de grandes analyses. Je pense que, voilà, il y a un grand score. Le passé complètement à travers. Le seul mot qui me vient en tête, et le sentiment que j'ai, c'est l'humiliation. Donc voilà. Il va falloir qu'on... qu'on se dise des choses et qu'on retrouve un peu de fierté pour dimanche.
Ah oui.
Bonsoir Yannick.
Bonsoir.
Tu parles de dimanche. C'est quoi tes ressources, les ressources que tu peux aller chercher dans cette équipe d'ici dimanche, après une soirée, une telle soirée ?
Moi, je pense qu'on a tous de l'amour fort, de l'amour propre, pardon. On a tous une fierté. Je pense que, voilà, il faut qu'on soit en capacité de se regarder tous droit dans les yeux et de se dire les choses qui ne vont pas. Et voilà, je suis convaincu qu'on va pouvoir se dire ces choses-là pour redresser la tête dès dimanche.
Mais se dire quoi ?
Yannick, malheureusement, vous rentrez dans l'histoire des Coupes d'Europe, de la Ligue des champions. 9-1, ce n'était jamais arrivé. C'est comment évacuer tout ça ? Ça va être... ça ne va pas être facile. Ou alors, le fait d'avoir Marseille, ça peut justement vous aider à vous replonger directement dans un gros match et laver la front ?
Oui, et c'est l'objectif de pouvoir relever la tête dès dimanche face à un gros adversaire. Ça fait partie, malheureusement, d'une carrière. C'est rare, mais bon, voilà, on l'a vécu, à nous de... à nous de... d'avoir un peu d'amour propre et de fierté.
Bonsoir. Comment vous expliquez que la vague ne se soit jamais arrêtée ? On a l'impression que c'était interminable, on employait le mot « naufrage ». Comment...
Comme je vous ai dit, je ne vais pas vous faire d'analyse ou de grandes phrases. Aujourd'hui, c'est difficilement explicable pour moi, surtout à chaud. Donc je vais essayer de me... de me recentrer sur mon groupe et le travail qu'on doit mettre en place pour relever la tête et retrouver un peu de fierté dès dimanche.
Yannick, ça fait deux fois, malgré tout, en quelques jours, pour des raisons diverses, sans doute, mais ça commence à faire beaucoup, non ?
Oui. Après, chaque match, ça s'est répété. C'est vrai que là, on enchaîne un mauvais match à Lille et là, on subit une humiliation, mais voilà, on a fait aussi de bons matchs. On a gagné trois matchs en championnat où il y avait du contenu. On a perdu les deux matchs en Ligue des champions où il y avait du contenu, mais bon. Aujourd'hui, on ne peut pas parler de contenu ou de quoi que ce soit d'autre, c'est... c'est... voilà, on a été humiliés. Donc on va se recentrer sur nous-mêmes, essayer de retrouver des forces pour affronter l'OM dès dimanche.
Allez, une dernière réponse, parce que sinon on... ah bah c'est déjà fini, voilà. Très bien. Bon, personne ne lui a posé la question qu'il aurait peut-être dû être posée, à savoir : est-ce que vous vous sentez toujours être l'homme de la situation ?
Non, mais après, il vient de dire...
Ah oui. Pardon, c'est obligatoire. Après un truc pareil, tu es obligé. Et lui-même, il faut qu'il se la pose, la question.
Bah après, il vient d'arriver.
Il doit y aller.
Oui, il vient d'arriver. Je pense que lui, il est...
C'est un gars franc, peut-être qu'il aurait dit « je ne sais pas ».
À quel moment il va dire ça ? Ça fait 15 jours qu'il est là.
Non, ce n'est pas 15 jours, c'est un petit peu plus...
Non, mais combien de temps ? Non, mais quand je dis 15 jours, parce qu'il y a eu la trêve...
En fait, le truc, c'est que depuis qu'il est là, le problème, c'est qu'il y a eu le... enfin, là, la période, elle est terrible. Le match de Lille, l'état d'esprit... en fait, c'était les... ces valeurs, parce que c'était ça qui était important, c'était au-delà du style de jeu ou de ce que tu peux mettre en place sur le terrain d'un point de vue tactique, ce qui pourrait être un jeu élaboré, on va dire, comme quand tu vois Côme jouer. Lens, c'est autre chose. C'est quelque chose de plus basique, mais ils revendiquaient Lens, revendiquaient le truc basique, qui justement faisait dire que Top Mollère, c'était peut-être un petit peu trop compliqué pour certains joueurs de cette équipe.
On l'avait entendu, ce truc-là.
C'est la conf de présentation de Cahuzac que tu décris là, exactement.
Voilà. Je dis : pourquoi pas ? Pourquoi pas ? Après tout, il y a des équipes, dans l'histoire, qui ont un truc un peu plus basique, qui vont... qui jouent de... Sauf que là, les deux derniers matchs, on est à des années-lumière de l'état d'esprit, de ce que Lens dit être ses valeurs. On l'a vu, il a raison, Cahuzac, on l'a vu quand même sur quelques matchs, on avait retrouvé cet esprit-là. Même... moi j'ai... même la défaite contre le Sporting, elle est très, très, très, très, très sévère. La première période, si tu mets un but, ça peut tourner autrement. Tu avais quand même montré des choses très intéressantes.
Tu voyais que tu n'avais pas les attaquants pour mettre au fond et tout. Mais là, est-ce que quelque chose s'est cassé ? Est-ce que, comme le dit Gilbert, le message passe encore ? Est-ce qu'il y a un vestiaire qui ne vit pas bien ? Il y a...
Tu as entendu, il dit : « C'est inexplicable pour moi ce qui s'est passé ce soir. » C'est aussi un constat de l'ambiance.
Il a dit : « Il faut qu'on se dise les choses. » Est-ce que ça signifie, se dire les choses, que les joueurs doivent se parler parce qu'il y a des...
Bah, c'est ça le truc, c'est que les attitudes qui sont faites là n'ont pas été bonnes, tout simplement.
Mais y compris la sienne, parce qu'un coach doit pouvoir aussi être capable de faire des choses pendant le match, ce n'est pas pour relancer son équipe. Qu'est-ce qu'il a fait ?
À la mi-temps, il a changé deux joueurs, mais bon, là, quand tu coules, tu coules.
Je remercie Martin au 32-16. Jérémy sera avec nous dans quelques instants. On va conclure le débat autour de Lens, s'il y a beaucoup de choses à dire encore. Bon, je ne sais pas si ça vaut le coup de faire une évaluation ce soir ?
Non, ça va.
Non, non, non.
Bah si, on peut parler de Nico Page.
Ouais. Bah, on va parler de Côme, justement, également, avec Daniel Emmanuel.
Oui, il faut parler de Côme, quand même. C'est exceptionnel.
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Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.