Cet épisode de L'After Foot revient sur la défaite historique du RC Lens face à Côme, battu 9-1 lors d'une soirée de Ligue des champions. Les chroniqueurs analysent l'ampleur du score, le jeu offensif de Côme et l'attitude des Lensois, qu'un intervenant juge inacceptable lorsqu'une équipe lâche le ballon avant même de l'avoir perdu.
Ils évoquent aussi les conséquences possibles sur la saison, la relation tendue entre le club et ses supporters, ainsi que le déclin supposé des clubs français en Coupe d'Europe. Les auditeurs découvriront le témoignage d'un supporter lensois présent au stade et les premières réactions des joueurs.
Le débat reste ouvert entre optimisme et inquiétude sur la capacité du club à se relever.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre, Sam Umtiti
Cette transcription de l'épisode sur la défaite du RC Lens face à Côme a été réalisée avec la technologie HappyScribe, la même que celle utilisée pour rédiger un compte rendu de réunion avec l’IA.
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Vous écoutez.
RMC.
RMC.
Et justement pour ça, je présente vraiment toutes mes excuses à tous les Marseillais.
J'ai eu la réaction qu'une personne ne peut pas avoir, et je suis prêt à m'excuser devant les journalistes.
Le PSG ne s'excuse pas, monsieur. Le PSG ne s'excuse pas. Il n'a pas besoin de s'excuser.
Honnêtement, je veux seulement dire que je m'excuse.
J'ai fait une grosse connerie, je suis là pour m'excuser.
Je dois juste dire à notre supporter : « Excuse ! »
Jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gildas Bribois.
Bonsoir à tous. L'After est là jusqu'à minuit et demi, même dans les pires soirs de l'histoire du football français. Et oui, on est là, jusqu'à minuit, sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After, avec vous. Au 3216, supporters lensois, nous sommes là pour vous ce soir. Nous vous attendons. La consultation est gratuite. N'hésitez pas à nous appeler pour, eh bien, pour utiliser l'épaule de l'After pour vous consoler ce soir. On est là, dans l'After. L'After Foot le vrai, bien sûr, et pas la copie avec Daniel Rieulo.
Salut Daniel.
Bonsoir les amis. Le problème, c'est que je ne sais pas si à 9-1 on a les médicaments et le pansement, parce qu'on n'a jamais eu à soigner ce genre de mal.
Oui. J'avoue qu'on n'a pas fait exprès, mais on a un ex-Lillois, parmi nous. C'est Sam Umtiti.
On a l'homme qui est là pour...
C'est ça.
On ne fait que des soirées de défaite avec lui. C'est comme ça.
Quel hasard. Bonsoir à tous. Et alors, il y en a un qui était au stade ce soir, qui est sous le choc. C'est Jean-Louis Tours. Salut Jean-Louis.
Salut les gars. Oui, là, je suis groggy.
Voilà, pour reprendre une expression célèbre. On va analyser ensemble tous les matchs du soir. Donc, la défaite historique de Lens face à Côme ce soir, 9-1, score de Foot Loisirs. Même le Media Football Club, je crois, n'a jamais pris ça dans son histoire.
Ah non.
Non. 9-1 pour Côme. On va en parler longuement dans quelques instants. Les autres scores du jour, enfin du soir, en sachant que les drôles de dames nous rejoindront un peu plus tard, pour analyser notamment la victoire du Real à Athènes face à l'EK, 3-2. Fenerbahçe qui bat Liverpool, 3-2. Porto qui bat Naples, 4 buts à 1. Bruges qui gagne au PSV Eindhoven, 2-1. Dortmund qui bat le Betis, 2-1. City qui gagne à Leipzig, 3-2. Arsenal qui gagne au Slavia, 2-1. Et Viking Stavanger qui bat Saba, 4 buts à 1.
Et puis, on avait un match d'Europa League, également aujourd'hui décalé. Rennes cet après-midi, joué face à Olympiacos, qui a eu 0-0 dans ce match. On en parlera également d'ici minuit et demi. Mais évidemment, mais évidemment, bon, il n'y a pas de 3 points pour Lens, bien sûr, mais il y a 9 buts encaissés. Bon, on va quand même rester sur 3 points et pas sur 9. C'est parti.
L'important, c'est l'essentiel.
Le plus important, c'est les 3 points.
Soit l'essentiel, c'est le plus important.
Daniel.
Qu'est-ce que je... je ne sais pas. Je suis déboussolé. Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? C'est historique, l'humiliation subie par les Lensois. Deux, c'est la première fois qu'on les voit en prime time, à part ceux qui vont voir les matchs de la Serie A. Et je pense qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui nous écoutent qui voient Côme jouer. Donc, parlons dans le point 2 de Côme et de ce très beau football, de joueurs dont on entend beaucoup parler mais qu'on ne voit jamais faire des matchs entiers, comme Nico Paz, comme même Dakuna, notre joueur de l'équipe de France que peu de gens connaissaient il y a encore un mois.
Donc, on peut parler de cette équipe-là. Et point 3, on va essayer de sortir rapidement de ce cauchemar. Il y a eu pas mal de belles affiches ce soir, notamment le Real, qui est allé faire un peu ce qu'ils avaient fait à la Roma, s'en sortir dans les dernières minutes, et qui ont le même nombre de points que le PSG en tête de cette Ligue des champions.
Samuel.
Deux gros points. Le premier, c'est la défaite historique du RC Lens, qui était en difficulté, qui a sombré ce soir. Le deuxième point, c'est bien évidemment Côme qui, encore une fois, a livré une grosse prestation. Ils arrivent à prouver, de match en match, que le travail d'un entraîneur, on arrive à le voir sur le terrain, par rapport à la qualité des joueurs. Certes, ils ont des bons joueurs, mais je trouve que Fabregas en mène une autre patte.
Et ensuite, comme Daniel, j'ai envie qu'on parle de ce match du Real pour le troisième point. Ils n'ont pas forcément fait le plus grand match, mais ils arrivent quand même à remporter cette rencontre.
Petit point classement. Alors, effectivement, en tête de la Ligue des champions ce soir, après donc six journées. Alors, attendez, que je... Oui, c'est ça.
Après quatre journées.
Après quatre journées.
Quatre journées.
Quatre journées. Je me disais que j'avais buggé. Il y a le PSG et le Real, avec 12 points, qui sont tous les deux en tête. Et puis, alors, les deux autres clubs français. Lille est avant-dernier avec 1 point, 35e sur 36, et Lens est 33e avec 3 petits points, et une différence somptueuse de moins 12, donc, dans cette Ligue des champions. Messieurs-dames, ce soir.
Et personne n'a souligné, et n'a mis dans ses points, « il y avait un match aujourd'hui ». Rennes a joué en Coupe d'Europe cet après-midi.
Oui, je l'ai dit.
Oui, mais nous, nous ne l'avons pas mis jeudi panséman dans le classement.
Oui, tu aurais pu le mettre dans tes trois points.
Je ne sais pas, un club français qui joue dans l'anonymat le plus complet en plein après-midi à 16 h 30, qui livre un match, mais d'un ennui terrible.
Attends, on en parlera plus tard. On entendra notamment.
Non, mais c'est le groupe complet de nos équipes françaises en Coupe d'Europe. On est dans une année un peu terrible, là, quand même.
Messieurs-dames, un morceau célèbre s'impose ce soir. Musique.
Comme un ouragan qui est passé sur moi.
Comme un ouragan. Voilà.
Voilà, c'était plus que ça. C'était une tempête, c'est tout, quoi.
Jean-Louis Tours.
Non, Ouragan, c'est plus fort, je suis bête. Oui.
Oui, mais ça dure 90 minutes, un ouragan ? C'est long, là, le passage de l'Ouragan. Comme un ouragan. Voilà, comme ça, vous avez le titre des journaux demain matin grâce à l'After. Moi, je... il y a un truc, Jean-Louis, on va démarrer par ton avis là-dessus. C'est le genre d'événement qui reste dans la carrière des joueurs. C'est-à-dire, les mecs qui sont sur le terrain ce soir, Cahuzac et tout.
Bien sûr.
Les mecs, ils auront... ils vont traîner comme un boulet.
Bien sûr.
Ah, là, c'est...
Je pense que tous les...
J'étais au 9-1.
Non, mais je suis d'accord.
J'étais au 9-1 contre Côme.
Je pense que les spectateurs s'en rappelleront toute leur vie. Je pense que les joueurs s'en rappelleront toute leur vie, comme les mecs qui ont été marqués par les plus grandes défaites. Alors, j'ai en tête là, tout de suite, Allemagne-Brésil, mais bon, il y en a plein d'autres qui, je pense, et Sam pourra, même s'il n'a pas dû en prendre autant, en parler mieux que moi, mais je pense que ça traumatise, et surtout parce que c'est...
Cette semaine.
Oui, cette semaine, cette semaine.
Parce que c'est long, tout ce qui s'est passé. Sam, il était à la remontada, ce n'est pas pareil.
Qui dit encore que la remontada, il l'a toujours au travers de la gorge. Unai Emery, cette semaine, une interview pour...
Oui, mais je pense que la remontada, c'est... est-ce que c'est pire, la remontada, en termes de...
Non, non. Je pense que la remontada, c'est pire. C'est pire parce que tu gagnes.
C'est pire.
C'est sur un match aller-retour.
C'est un match aller-retour.
Tu gagnes 4-0 au match aller, et le match retour, comment se passe ce match retour ? C'est vrai que c'est beaucoup plus traumatisant.
Alors, l'humiliation comme ça, elle reste, et tu ne sais jamais de quelle façon tu t'en remets, en fait. Un truc comme ça, ça peut leur tuer la saison. Franchement, ils se remettent de ça, les Lensois, dans le reste de la saison, je dis bravo. Ça va être très, très, très dur.
Après, moi, je le vois différemment, parce que Lens, ce n'est pas l'équipe qu'on attendait, déjà, en Ligue des champions, pour qu'ils fassent des résultats. Donc, une défaite, certes, ça fait mal, encore plus de prendre 9 buts comme ça à domicile. Mais réellement, je ne vois... je ne veux pas dire que je ne vois pas la difficulté.
Parce qu'ils vont vite effacer.
Oui, je pense qu'ils vont vite effacer, parce qu'au final, ce sont deux compétitions vraiment différentes, et on les attend un peu plus quand même en Ligue 1, sur des performances, sur des victoires, et en Ligue des champions, non. On veut juste voir Lens, quand même, ne pas perdre de cette manière.
Donc, tu dis que l'ampleur n'a pas d'impact. L'ampleur de la défaite n'a pas d'impact, c'est ça ?
Je pense que ça a un impact, mais pas aussi fort qu'on ne le pense. En tout cas, pour moi. Je sais comme ça.
Mais moi, c'est intéressant, mais j'aimerais ce soir un peu qu'on essaye... on va écouter les joueurs, on attend Cahuzac en conférence de presse, mais il faut essayer de rentrer dans la tête des joueurs, parce qu'en fait, je pense que tu te sens rabaissé dans tes compétences. C'est-à-dire, tu te dis, mais en fait.
Dans ton amour-propre ?
De quoi, désormais, je suis capable ? Tu vois ce que je veux dire ?
Oui, mais on parle de la Ligue des champions, la Ligue des champions, mais ils savent très bien qu'eux, leur championnat, c'est la Ligue 1.
L'année dernière, Marseille a sauté en Ligue des champions. C'est le jour du match à Bruges, déjà, ils étaient un peu amochés, et Lens était un peu amoché. C'est le soir de Bruges que tout a pété.
Oui, mais j'ai envie de dire que le contexte à Marseille est totalement différent, et à Lens, ce n'est pas du tout la même chose.
OK, il y a peut-être un petit peu plus...
Oui, oui, c'est plus bouillant, mais franchement, je ne sais pas, Sam. Je n'arrive pas à voir.
Mais ça va faire mal.
Je ne pourrais pas affirmer quoi que ce soit. J'attends les premières réactions.
On va écouter.
Je ne sais pas, il y a des gens qui ont disparu, il y a eu une démission.
On va écouter Mickaël Cuisance, là. C'était juste à la sortie du terrain, sur Canal. On écoute.
C'est toujours touchant, c'est toujours touchant. En tant que compétiteur, on n'aime jamais perdre, que ce soit un petit score ou un grand score. Aujourd'hui, c'est une défaite... ce n'est pas une défaite, c'est une leçon. On a pris une leçon aujourd'hui. Je pense qu'on doit apprendre de ça, et on va voir quel genre de caractère l'équipe a pour ressortir de ça. Et je pense qu'on en est capables. Je pense que l'équipe a surmonté plein de choses, et je pense qu'aujourd'hui, c'est une étape.
Oui. Là, on vient de voir un gros plan sur Aguilar qui a écrasé quelques larmes, j'ai l'impression. Et bon, je pense, après, chacun le vit comme il peut, hein.
Mais la période, elle n'est pas terrible. Il y a eu le derby, il y a eu beaucoup de doutes depuis le début de la saison. Il y a une équipe qui se cherche, qui n'arrive pas à trouver la bonne formule.
Il y a eu les preuves du changement d'entraîneur aussi.
Prendre une tarte pareille à ce moment-là, moi, je ne sais pas comment ils peuvent se remettre de ça. Ça va être dimanche, tu joues Marseille avec beaucoup d'attentes, un Bollard que tu dois aller chercher, des supporters qui sont fâchés ce soir. Ils vont revenir, évidemment. Ils vont être là dimanche. Si dimanche, ça ne tourne pas bien, parce que là, si tu es Marseille, tu te dis.
Là, tu as déjà enchaîné des défaites à Lille dans le derby.
Il faut profiter du truc, quoi, tu vois. Il y a ça. L'opportunité pour Lens, c'est que ça revient dans trois jours, que c'est à Bollard et que c'est un gros match. Mais si tu ne passes pas contre l'OM, moi, je te dis que tu peux péter ta saison.
Il y a un autre élément, je pense, qui s'est cassé, c'est la relation avec les supporters. C'était déjà tendu avec l'histoire de l'interdiction de déplacement sur le derby et l'après Bruges. Donc, il y avait déjà une relation un peu tendue avec la direction.
Ils ont fait leur chier à la merde avec les fumiers sur le déplacement et tout aussi, non ?
Non, non, ça, bien sûr, bien sûr. Mais en fait, ils ont eu l'impression de payer une punition collective pour juste les agissements de certains, et ils ont sorti quelques banderoles.
Oui, mais ça, après, c'est toujours comme ça.
Non, mais je... attendez, attendez, moi, je ne dis pas que c'est bien ou c'est mal. Je décris juste le contexte qui est : les supporters ont reproché la décision au club en début de match, en envoyant le message aux joueurs. Visiblement, il n'y avait pas que les supporters qui étaient interdits de derby, il y avait les joueurs aussi. Et là, je me dis quand même que passer une mi-temps entière à se faire humilier comme ça en deuxième mi-temps, ça a été long. Les gens sont restés juste pour siffler à la fin. Je pense aussi que ça peut marquer.
Ah non, mais ça, c'est pour ça que je te disais.
Et les supporters lensois, historiquement, attention, ils peuvent être très chauds. Il y a déjà eu des envahissements de terrain violents.
On va quand même se calmer. Ce que Villehanse depuis deux, trois ans, c'est tout est extraordinaire.
Oui, c'est exceptionnel.
Ce soir, enfin, ce soir, voilà, on savait que la saison avec la Ligue des champions, ça a détruit quasiment tous nos clubs. Tous nos clubs.
Oui, mais il y a deux ans, il y a deux ans, il y a des clubs qui n'étaient pas ridicules en Ligue des champions, Daniel, nos clubs français. Tu vois, je pense qu'ils s'attendaient à ça, à un truc comme ça.
C'est quoi la règle, en fait, Jean-Louis ? La règle.
Non, il n'y a pas de règle. Mais il y a des exemples qui montrent que tu peux exister un peu plus, quoi.
La règle de nos clubs, c'est que ça ne se passe pas bien. L'exception, c'est Lille et Brest il y a deux ou trois ans. C'était exception. La règle, c'est qu'à chaque fois, ça tourne mal, que l'équipe que tu attends un petit peu plus forte, machin, elle se banane. La règle, c'est Marseille l'année dernière. La règle, c'est Lyon que tu attends très bien en Coupe d'Europe et que tu attends très mal.
Il y a une vraie régression depuis deux ans.
Il y a une vraie régression depuis deux ans. Contre quel club espagnol c'était l'année dernière, là ? Villarreal ?
C'est Abigo.
Non, pas Villarreal.
C'est Abigo.
C'est Abigo. La règle, c'est Roth to Leipzig, et évidemment, ça termine mal pour Strasbourg. C'est ça, notre règle.
Oui, mais ce n'est pas aussi ridicule que ce soir. Ça ne t'est jamais arrivé de ton histoire.
L'exception, c'est Brest qui sort de la poule et qui va en barrage, ou Lille qui termine dans le top 8. Ça, c'est l'exception qui, historiquement, existe aussi dans notre football.
Oui, mais là, on est sur l'humiliation historique, Daniel. Tu vois, il y a un écart quand même entre.
L'humiliation, on est habitués. Quand ce n'est pas un petit club, c'est.
Pas à ce point-là.
Bref. C'est notre règle, c'est d'être bidon en Coupe d'Europe.
C'est les soirées des records. Hier, on disait que jamais en Ligue des champions, on n'avait vu un club mettre 4 buts en 17 minutes avec le PSG. Là, 9-1, c'est du jamais vu. Il y a eu des 8-0, des 7-0. Et le record d'avant pour un club français, c'était déjà Lens qui avait pris 6-0 par Arsenal. Donc, bon ben non. Mais du décart à domicile, il n'y a jamais eu, oui, aussi. Antoine est là, il sort du stade. Antoine, supporter du Racing Club de Lens, salut Antoine.
Salut. Mais je ne sais pas quoi vous dire d'autre à part bonsoir et que je suis absolument désabusé, absolument navré, absolument.
Et toi, toi, mais est-ce que tu es en colère ou pas tant que ça ?
En vrai, j'étais en tribune et j'étais ultra énervé. Enfin, ce n'était pas possible. Je ne concevais pas, voire je ne concevais pas ce que je pouvais voir sur le terrain, pardon. Et en fait, ça me révulsait de voir aussi peu de, même pas d'agré, enfin, aussi peu d'agressivité, que ce soit en première ou en deuxième mi-temps. Et en fait, voir 4 buts en 10 minutes en deuxième mi-temps, en fait, à un moment donné, je n'en croyais pas mes yeux de ce que je voyais sur le terrain.
J'avais l'impression de voir.
Des pentes, des quilles.
Oui, des plots, des quilles, effectivement, ce que tu veux. Un match de D1, de Coupe de France, de D1 contre le PSG, l'USBAV contre le PSG, c'est presque exceptionnel, franchement. Même si tu veux, un match de Coupe de France, le premier tour de Coupe de France du PSG, du PSG, pardon, ça ne donnera pas ça. Ça ne pourra pas donner ça. En fait, et je ne comprends pas ce que j'ai vu sur le terrain. J'en ai vu 8, parce que je suis parti à la 400e, tellement j'étais révulsé par ce que je voyais, et je.
À la 400e, bravo d'avoir tenu jusqu'à la 400e. En fait, elle est partie avant. En fait, la question qu'il faut se poser, la question qu'il faut se poser, parce que je comprends ce que tu dis, effectivement, c'est beaucoup trop gros, c'est énorme. Il y a très peu, puisque c'est historique, il y a très peu de scores comme ça dans le football. C'est : « OK, tu as une équipe qui pratique un très beau football, on va en parler dans un instant, c'est génial, l'aventure, le jeu de Fabregas, les bons joueurs et tout, très bien, pas de problème. » Mais l'écart, il est tellement monstrueux que tu as quand même envie d'aller voir. Pas tellement l'écart, les gars. Ce n'est pas le Real ou le Barça.
Non, mais d'accord.
Même si Côme, bon, ils sont sur une trend géniale, mais.
Exactement.
C'est un club qui était amateur il y a 3-4 ans, non ?
Encore plus, encore plus. Ça renforce ce que j'étais en train de dire. Tu as envie d'aller voir l'entraîneur et les joueurs, tu dis : « Vous avez fait quoi, en fait ? »
Et comment ils ont travaillé.
Comment on en arrive là ? Moi, là, j'ai envie, tel un psy, d'aller les asseoir devant moi et dire : « Parlez, je vous écoute. Dites-moi qu'est-ce qui s'est passé, en fait. Pourquoi, à ce point, vous ne courez pas ? Vous semblez être comme des pantins, comme des mecs paralysés. Il ne se passe rien, vous n'allez même pas au contact. » Parce qu'OK, eux, ça joue bien, ils sortent des ballons, mais parfois, c'était des démonstrations. C'était des démonstrations. Genre, il suffisait juste d'un mini pressing, tu vois, au moins les empêcher de te balader. Ils peuvent te battre. Mais te balader comme ça. Donc, j'ai envie de savoir qu'est-ce qui se passe.
Oui, mais après, c'est vrai que Côme, ça.
C'est vrai que Côme a été très juste techniquement, mais moi, ce sont des attitudes que j'ai pu voir. Je me souviens d'un centre de Nico Paz, et j'ai vu que la défense a anticipé la sortie du ballon. Donc, ils ont arrêté de jouer. Et comme ils ont dit : « Pas du tout, nous, on va continuer à jouer », ils ont joué, ils ont marqué. Et ça, pour moi, cette attitude-là, c'est quand ça ne va pas, tu ne peux pas. Tu peux, par exemple, perdre certains duels, tu peux des fois, techniquement, ne pas être bon. Mais cette attitude-là, où tu lâches, où tu anticipes des fois la perte de balle de l'adversaire, alors qu'ils n'ont même pas forcément perdu le ballon, cette attitude, c'est inacceptable.
Et en Ligue des champions, tu le payes. Et que, comme on dit, il y a une grande différence, là, on l'a vu vraiment, c'était le jour et la nuit entre Côme et Lens ce soir, mais normalement, cette différence, on ne devrait pas l'avoir autant.
Mais la différence, c'est la différence. C'est 2-1, c'est 3-1, c'est jusqu'à 4-1, on l'entend, ce sont des scores de foot. Ce n'est pas un score de foot, en fait. Ce n'est pas un score de foot, c'est tellement gros que Lens nous doit immédiatement une explication, avant qu'on les taille, qu'on dise qu'ils ont été nuls, qu'ils n'ont rien fait en termes de. Écoutons les joueurs ce soir, les ACA, je pense que c'est important.
C'est un travail de caractère, c'est pour ça qu'on est ici. On fait un fabuleux métier qui est parfois tronqué par de terribles résultats comme ce soir. Mais il faut faire preuve de caractère et rester unis, et travailler encore, encore et encore.
Le 8, Antoine était haulé. Il y a pas mal de supporters qui sont partis pendant le match, à 30-20 minutes de la fin de la rencontre. Ça vous marque, ça vous touche ? Vous comprenez ?
Vous voulez qu'on dise quoi ? Il y a 9-1. Ils payent leurs billets. Il y en a qui payent cher pour venir au stade. Ils n'ont pas envie de voir une prestation comme celle-là. Donc, on comprend, et on va se rattraper.
Il y a aussi Sébastien, j'imagine.
On va analyser. Je pense que c'est des matchs de Ligue des champions, il faut hausser le niveau, il faut être au duel, il ne faut pas laisser beaucoup d'espace. Si on laisse beaucoup d'espace, ce soir, on l'a vu, ça paye cash. Même les matchs précédents où on pense qu'on fait un bon match, mais au final, une occasion, deux occasions, on perd le match. Donc, non, il faut avoir beaucoup plus d'exigence et travailler encore.
Dans un instant, on est de retour. On aura encore des supporters lensois, bien sûr, qui nous appellent ce soir.
Mais tu as raison, moi je veux entendre les joueurs un maximum. Je veux voir ce qu'ils ont quelque chose à dire.
Et tu penses que quand tu sors de ce match-là, qu'est-ce qu'ils vont dire ?
Je ne sais pas.
Et d'ailleurs, attends, les deux épuisants, c'est Aguilar, disent : « On va faire preuve de caractère pour rebondir et tout. » Tout ce qu'ils n'ont pas montré pour justement éviter cette humiliation. C'est quoi le mot du caractère pour rebondir ? C'est ça. Là, on ne l'a pas vu, en tout cas, ce soir.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.