Cet épisode de L'After Foot revient sur une soirée de Ligue des champions marquée par une victoire spectaculaire d'un club italien, avec neuf buts. Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre et Samuel Umtiti débattent du jeu collectif de l'équipe, de la prestation de Nico Paz et de celle de Da Cunha, dont un possible retour en équipe de France est évoqué.
Les chroniqueurs analysent aussi les choix tactiques face au pressing et l'approche de l'entraîneur Fabregas. Les avis divergent sur la valeur réelle de cette performance, et les auditeurs découvrent les arguments de chacun.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Samuel Umtiti
Cette transcription de l'épisode sur la soirée de Ligue des champions a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe, conçue pour transcrire audio en texte.
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Vous écoutez.
RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Jusqu'à minuit et demi, les drôles de dames nous rejoignent : Isabelle Omtiti, Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, toujours au stade pour parler de com' et donc d'une chose positive, d'un truc positif au moins, ce soir, parce que com' nous a régalés. Juste avant, je voulais vous rappeler que ce matin est sorti un livre culte : « 20 ans d'After Foot ». Je le montre sur After Foot TV, c'est magnifique, plongé dans 20 ans de foot, et en plus il y a de quoi se marrer dans le bouquin. Je vous conseille une petite page qui s'appelle « Do you speak Kevin Diaz ? », avec toutes les explications des dingueries de Kevin.
Et celle de Daniel.
Entre la « rest defense », le « momentum », la « likeability », etc. Alors tiens, Sam, un petit... parce qu'il y a aussi un petit quiz, là : le « Qui a dit ? » dans le livre des 20 ans. Je te fais un exemple : « Qui a dit ? » Le canari, eh bien évidemment c'est le fils du canard.
Ah.
Qui a dit ça ? Est-ce que c'est Nicolas Jamin, Walid Achachour, ou Daniel Riolo ?
Non, Daniel.
Bien sûr, bravo !
C'était certain, ça.
Bravo Sam. Un célèbre invité de l'After a eu cette phrase : « Je ne suis pas très bon avec un ballon, mais par contre je suis meilleur avec deux ». Est-ce que c'est Jean-Michel Hollàs, Rocco Siffredi, ou Silvio Berlusconi ?
Bon, ça aurait pu être...
C'est bel et bien Rocco Siffredi qui est venu dans la salle.
Il n'a pas osé le dire, mais c'est vrai que c'est ça.
Il est venu.
Il est venu ?
Il est venu, eh oui.
Ah waouh.
C'est qui, le bon ?
Tu sais qui c'est ?
Non. Il a joué à Lecce avec Sam.
Ouais. Non, il était à Lesh Poznan.
Ah, mieux ! Voilà, ça a été un des invités cultes de l'After. Vous retrouvez tout ça dans le bouquin, un bouquin très, très drôle, qui a été mené de main de maître par Thibaut Leplat. Qu'on remercie d'ailleurs chaleureusement, il a été parfait.
On embrasse Thibaut.
Daniel est là ! Daniel est, bonsoir !
Oh, salut tout le monde.
Daniel est, il y a quelques jours on le chambrait en disant que le club italien décidément ne gagnait pas un match, que c'était nul, la CATA et tout. Et là tu reviens avec un club qui, je le disais, était amateur il y a encore quelques saisons, pas si longtemps, et qui est parti de la D5 italienne, si je ne me trompe pas, pour arriver là, et qui ce soir a réalisé un exploit, puisque c'est la première fois qu'un club met 9 buts en Ligue des Champions. Donc j'imagine qu'en Italie, ce soir, on se régale de ce résultat.
Ben oui, bien sûr. Déjà, la dernière fois, on a eu 4 victoires des 4 équipes italiennes, donc voilà, c'était l'avant-dernière fois que vous chambrez.
C'est vrai.
Là, on ne rigole plus du football italien depuis plusieurs semaines en général. C'est un résultat inattendu, mais c'est le com' que nous, on connaît très bien en Italie. Même contre Manchester United, quand ils ont gagné 4-1, mais ils ont fait une deuxième mi-temps un peu faible, United, il a marqué son but à ce moment-là. Fabregas, après le match, il a dit : « Sur le 4-0, j'ai dit un peu de ralentir ». Pas par respect pour United, mais parce que, voilà, pour gérer les énergies.
Là, je pense qu'il n'a rien dit. Même les garçons, les joueurs qu'il a fait rentrer, ils avaient envie, en fait. Ils avaient envie de jouer. Je ne parle pas seulement du jeune qui a marqué le dernier but, que c'est un jeune italien de 18 ans, Papa Ciolli, mais aussi Baturina, par exemple. Je sais qu'on va parler beaucoup de Nico Paz, deux passes décisives, un but très joli.
Pour un festival, surtout. Un festival de tout.
Ben oui, tu as vu le playmaking ?
Tout, tout, tout. C'est une régalade. C'était un one-man show.
Oui, mais on a vu aussi d'autres joueurs. On a vu comment ils sont forts tous ensemble, comment il est fort Cacqueret, Da Cunha, qui est très.
Cacqueret, le truc, tu sais, Daniel, c'est qu'on le connaît très, très bien. Et là, il y avait des séquences dans le match, je ne sais pas, tu avais l'impression de voir un joueur du Barça grande époque. Et pourtant, nous, on l'a vu en Ligue 1, Cacqueret, c'était un bon petit joueur, mais personne ne l'a retenu, tu vois. Donc c'est qu'il est dans un collectif, et il a été développé, il est dans un épanouissement personnel, que, ok, à Lyon, moi, je ne l'ai jamais vu aussi fort que ça. Il a vraiment. Après, cette équipe, tous les joueurs parlent le même football. C'est incroyable. Ils parlent le même football.
La star de com', c'est Fabregas.
C'est Fabregas, c'est fameux Nico Paz.
Oui, mais tu n'as aucun joueur là, poste pour poste, qui est dans le chapeau 1 de sa catégorie de son poste.
En fait, c'est toujours pareil avec ce type de coach.
Ah, Nico Paz, on pense à lui.
Si tu leur donnes du temps, eux, en fait, ce qu'ils vont faire, c'est qu'ils vont... les joueurs qu'ils vont recruter seront des joueurs qui rentreront dans ce moule, tout le temps. Et c'est là que ça va coller. Et comme ils l'ont pris, Fabregas, alors que com' était encore tout en bas, dans son recrutement, il l'a orienté sur ce type de joueur-là. Et après, ça donne ça, quoi.
Jean-Louis, vu du stade ?
Écoute, moi, vu du stade, je t'avoue qu'à la fin de la première mi-temps, je me suis dit : « Allez, au moins, c'est nul pour Lens, mais au moins, on se régale, on voit une belle équipe ». Et franchement, c'était une démonstration de jeu moderne à l'espagnole, les buts sont fous, Nico Paz au-dessus de tout, etc. Mais quand même, en deuxième mi-temps, je me suis dit : « Mais en fait, c'est beau, bien sûr, c'est beau ce que fait com', mais tu ne peux pas enlever qu'en face, ça explose complètement ».
Ben bien sûr.
Donc quelle valeur tu donnes à tout ça, tu vois ?
C'est bien les équipes qui rentrent dedans.
C'est ça.
Elles y arrivent. Déjà, ce n'est pas le PSG non plus, c'est un très bon club.
Donc quelle valeur on donne à tout ça, tu vois, à l'arrivée ? C'est beau, bravo, mais...
Elle fait 4e en Serie A, elle est à 3 victoires en Ligue des Champions.
C'est une très belle équipe.
Non, mais c'est la troisième, oui.
Mais attendez, il y a eu un surplus de motivation ce soir. Com', ils jouent rarement si bien. Ils jouent bien, mais là, il y a eu quelque chose de plus. Ils ont mis 9 buts ce soir, ils ont mis 18 buts un dimanche.
Moi, j'ai vu leur dernier match contre Venise à midi. C'était dimanche-là ou c'était celui d'avant ? Je ne sais plus.
Oui, c'était dimanche-là, dimanche-là.
Oui, moi, j'ai vu.
Il y a une question.
C'est bien, c'était un très bon football, mais enfin, ce n'était pas ce soir.
Non, mais c'est différent.
Oui, oui, mais c'est...
Parce que la manière dont les équipes italiennes défendent, des fois, il y a énormément, des fois, de un contre un. Ce n'est pas le même jeu. Tu ne peux pas avoir ce mouvement-là que tu as là, comme ils ont pu avoir ce soir. Et en Italie, c'est différent. Ils arrivent à jouer comme ça, surtout face à des équipes qui jouent. Et c'est beaucoup plus facile pour eux. Et là, face à une équipe aussi qui avait une attitude, qui laissait autant d'espace, c'est beaucoup trop facile, parce que techniquement...
Mais surtout, surtout, Sam, là où tu as raison, c'est que sur le début de match, l'erreur qu'a faite Lens, techniquement, c'est qu'ils ont essayé d'aller les chercher haut, de mettre du pressing, mais ils n'ont pas le niveau pour ça, le niveau technique pour ça. Et techniquement, com' pour les sorties de balle, c'était une démonstration, ils étaient bien au-dessus. D'ailleurs, le deuxième but, ça part d'une sortie de balle dans la surface de réparation.
C'est extraordinaire.
C'est fou.
Non, mais vous faites un peu des discours similaires à ce qu'on fait en Italie de temps en temps. Les gens, ils arrivent à dire : « Il faut défendre », je ne sais pas, en 5-1, ils devaient faire quoi, Lens ? Baisser son niveau de défense sous les...
Non, après.
5-1, ou sous les 4-1 ?
Non, non, non, mais après, moi, je trouve que pour...
Déjà, on fait plus d'agressivité, c'est vrai.
Un peu plus d'agressivité, et c'est vrai que quand tu vois que tu te fais percer comme ça, une fois, deux fois, trois fois, ton pressing, tu le fais différemment, ou tu essayes de les attendre en bloc médian ?
Mais c'est ça, il faut le préparer à l'avance.
Exactement, mais c'est pour ça que moi, je me demande, je me demande ce qui a été préparé. Et normalement, quand tu prépares ton match, je pense, tu dois préparer de base une manière d'aller presser, et aussi, parce que tu sais très bien que dans un match, tu ne peux pas presser 90 minutes, et si tu as du mal à presser, tu as une autre manière de défendre. Et là, j'avais l'impression que Lens, ben non, ils allaient presser, et là, il y avait un joueur qui arrive en retard, un autre qui arrive en retard, donc au final, ils arrivaient à trouver des passes dans les intervalles, et c'était beaucoup trop facile pour com' de jouer, on va dire, son football.
C'est clair, je pense qu'en Champions League, les équipes, elles vont apprendre vite que jouer contre com', ça veut dire aussi ne pas aller le faire jouer, justement, derrière la pression. Ça, en Italie, ils l'ont compris, et il n'y a pas beaucoup d'équipes qui font l'erreur d'aller les chercher directement dans la surface de leurs réparations, parce qu'en fait, ils sautent n'importe quel pressing. C'est vraiment, je pense, c'est la meilleure équipe en Italie à faire ça.
Bon, petite évaluation. Bon, Nico Paz, on l'a dit, peut-être homme du match. Jean-Louis, on peut... disons ça ?
Ouais.
Non, mais parce qu'en plus de la qualité technique et du pied gauche, il est costaud pour résister au duel et tout. Franchement, c'est très, très impressionnant.
Bon, note Da Cunha, là, qu'évidemment tout le monde découvre, parce que personne ne va expliquer qu'il avait suivi toute la carte de Da Cunha avant le mois d'août, et qui donc désormais, il va être rappelé vendredi, sans doute, par Zidane après le match de ce soir en plus. Comment vous jugez son match ?
Excellent match. La seule question qui peut se poser pour, comment il s'appelle, pour Zidane, c'est son positionnement. Mais les dernières sorties de Tchouaméni avec le Real, elles étaient bonnes aussi. Il y a eu une solution avec Dumas.
Mamavinga est très bon dans ses rentrées, par ailleurs.
Deux devant la défense, avec Tchouaméni, Da Cunha à côté de lui, ça peut être une autre option, mais voilà.
Zidane a beaucoup d'options et beaucoup de casse-têtes.
Oui, il a des options. Et ce qui est bien avec Da Cunha, c'est que là, pendant le match, tu peux le voir dans différentes positions. Et quand il récupère le ballon, il est un peu en pointe basse, et il arrive à trouver ses passes qui te font gagner, on va dire, énormément de mètres sur le terrain. Mais il arrive des fois à même être sur un côté, à être sur un côté, à rentrer, parce que techniquement, il est très à l'aise. Donc je pense que c'est un joueur qui est très polyvalent, et en équipe de France, comment on l'utilise, je pense qu'à la perfection avec le jeu que Zidane veut mettre en place. Et après, à com', il a tellement eu cette habitude-là d'être en mouvement, de se déplacer, qu'il peut jouer soit en pointe basse, soit même un peu plus haut.
Et on a la chance d'avoir un joueur comme ça en équipe de France.
Très bien. Daniel est resté avec nous pour les autres matchs du soir. L'évaluation, on aurait pu la continuer, mais là, il faut qu'on passe à la suite. Il faut quand même dire que Couto, sur le côté droit, a été tranchant. Voilà.
Est-ce que c'est le fils de Fernando ?
Je ne sais pas.
Non.
Je pensais que tu t'occuperais de Perroné, Gilbert, dans ton équipe des membres du corps, là.
Ah ouais, Perroné ?
Jérémy Pié.
Perroné, pas mal.
Florent Mollet, tout ça.
Avec Lucadot, bien sûr. Jérémy Pié. Frédéric Ney, bien sûr.
Voilà.
Exactement. Merci, Jean-Louis.
Allez, ciao.
Ciao, à plus. Dans un instant, le groupe de l'âme, les autres matchs du jour, et Rennes qui a fait 0-0 face à Olympiacos.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.