Cet épisode de L'After Foot revient sur la victoire du Real Madrid à Athènes, obtenue sans éclat, et sur les doutes qui entourent le rendement de Vinicius sur le côté gauche. Les chroniqueurs discutent de la concurrence avec Diomandé, du rôle d'Arda Güler et de Courtois, puis de la prestation de Mbappé et de Camavinga.
La seconde partie porte sur la victoire de Manchester City 3-2 à Leipzig, marquée par un but contre son camp et une performance d'Haaland. Les auditeurs découvriront les analyses de chacun, les opinions exprimées sur la forme actuelle des deux équipes et les points de vue contrastés sur les joueurs.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Julien Laurens, Polo Breitner, Samuel Umtiti
Cette transcription de l'épisode sur le Real Madrid à Athènes et Manchester City à Leipzig a été réalisée avec la technologie HappyScribe, la même que celle qui alimente un compte rendu IA.
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Vous écoutez.
RMC.
Il est minuit trois, Sam Umtiti est toujours là, Daniel Riolo est là, Daniele Manucia est là, Polo Breakter nous rejoint. Salut Polo.
Bonsoir Gilbert, bonsoir tout le monde.
Edgar Grolo est là également, salut Edgar.
Salut Gilbert, salut tout le monde.
Et Julien Laurence arrive, il y a toujours une heure de décalage avec l'Angleterre, un classique, mais il ne serait pas retardé. Démarrons par le Real, qui a une nouvelle fois renversé un match. Mon cher Edgar, avec des buts qu'il faut voir, notamment le dernier de Valverde. Bon, enfin, le Real, ce n'est pas Baladé—
C'est Bellingham aussi, hein ?
Oui, aussi. Plus un but du MJDM, un peu plus facile, après un beau centre.
Je continue mon combat—
Ton micro.
Je continue mon combat sur la Madger, ça n'est pas une Madger, puisque la Madger s'est tapée avec le talon, donc ce n'est pas ça, mais bon.
Ah, ça c'est une talonnade ?
Non, ce n'était pas ça. Allez revoir le geste de Madger, finale Ligue des Champions 87 contre le Bayern, et vous verrez que ce n'est pas le même geste, mais bon. Ça fait des années que je me bats là-dessus, mais voilà.
Bon, alors qu'est-ce qu'on retient de Madrid ?
Il y a plusieurs enseignements qui sont assez évidents, je trouve. Déjà, le premier, et c'est celui auquel on allait faire le plus attention, c'était Vinicius sur le côté gauche. Est-ce que ça a marché ou pas ? Il a été extrêmement décevant. Diomandé à droite, c'était bien, mais c'était moins bien que d'habitude sur la gauche. Et donc, là, il n'y a pas eu de doute, il n'y a pas eu d'hésitation dans l'analyse, c'est clair, c'est net, ça saute aux yeux. Diomandé aujourd'hui est meilleur que Vinicius à gauche, point à la ligne, et c'est Vinicius qui va devoir se battre pour sa place. Mais là, on a vu, c'était le jour et la nuit entre Vinicius ce soir et Diomandé avant.
Après, pour moi, l'enseignement évident aussi ce soir, c'est que Arda Güler manque énormément à cette équipe. Quand il n'est pas là, il n'était pas dans le groupe cette fois-ci, il s'était entraîné à part ces derniers jours, et tu voyais tout de suite qu'en termes de créativité, ce n'était pas du tout la même histoire pour cette équipe. Et puis, encore une fois, une énième fois, mais j'essaie toujours de le rappeler, parce que sinon ça passe inaperçu : mais encore, Courtois qui te sort des arrêts, Courtois qui te sauve. Tu dois compter sur lui pour espérer quelque chose, et pour un club de cette dimension, ce n'est pas normal de compter aussi souvent sur son gardien face à des équipes qui sont censées être nettement plus faibles que toi.
Donc, pour moi, c'est ça que je retiens ce soir. Et ce que je retiens aussi, c'est Kendrick, et en sortie de banc, un joueur vraiment parfait pour les coachs, et malheureusement pour lui, meilleur, j'ai l'impression, en sortie de banc, que lorsqu'il est titulaire. Et en tout cas, ça va être une belle arme pour Mourinho cette saison, s'il continue de l'utiliser de cette façon.
Samuel, sur Vinicius, qu'est-ce que tu en penses ? De ce que dit Edgar ?
Ah, ça me fait de la peine. Vinicius a fait des semaines, des mois, même des saisons où il n'est pas forcément au top, et on le voit qu'à gauche, il n'a pas forcément cette confiance qu'il avait auparavant, où, quand il prenait dans ses prises de balle, tu savais qu'il allait faire mal. Et là, il n'a plus ça, même dans son dernier geste, il a du mal, énormément de déchets.
Il ne fait plus peur ?
Il ne fait plus peur du tout. Et quand tu le mets à gauche, ça veut dire que tu mets Diomandé à droite, et on sait que Diomandé à droite, il n'est pas performant, il a du mal. Donc, c'est là, la réalité maintenant, c'est : qu'est-ce qu'on fait ? Soit Vinicius... On rentre dans ce schéma-là de concurrence claire entre les deux, et c'est le meilleur qui joue, ou soit il y a une hiérarchie qui fait que, pour le moment, ça sera encore Vinicius qui jouera à gauche.
Il est capitaine, Vinicius, en fait.
Ouais, mais au bout d'un moment, c'est le résultat. Le Real qui gagne, ok, mais Vinicius, il n'est plus du tout au niveau, que ce soit en Liga, que ce soit en Ligue des Champions. Et on a besoin aussi de voir un Diomandé qui a montré de meilleures choses, et ça me fait vraiment de la peine pour Vinicius, parce que le niveau qu'il a, et moi qui pensais qu'il avait encore cette marge-là de progression... Mais là, j'ai l'impression que, depuis trois saisons, depuis qu'il y a eu aussi ce Ballon d'Or qu'il n'a pas forcément eu, il a été touché. Il a été touché, on a du mal à retrouver le Vinicius virevoltant sur son côté gauche.
Daniel, un truc à rajouter là-dessus, ou tu adhères ?
Écoute, vous avez tout dit. Le truc, c'est que tu perds un joueur et demi, en fait, quand tu es comme ça, parce que Diomandé n'est pas aussi efficace. Enfin, c'est ce que disait Edgar, quoi. Et l'autre, sur le côté, j'ai l'impression qu'il rend même les autres moins bons, parce que je trouvais Mbappé assez moyen, finalement, alors qu'il avait quasiment arrêté de dézoner, d'aller sur le côté. Là, très souvent, j'ai l'impression qu'ils se sont remis à croiser, et ce n'était pas bon. Donc...
Et même sans ballon, même sans ballon, c'est moins cohérent avec Vinicius qu'avec Diomandé.
C'est trop évident. Après le classico, après ce qui s'est passé, j'ai l'impression que dans la tête de tout le monde autour du Real, c'est clair maintenant, quoi, que Vinicius, bon, même dès janvier, on pouvait lui trouver un billet d'avion.
Ouais, mais pour aller où ?
Mais en business, hein, tu l'envoies, tu... en première, même en première.
Pour aller où, Daniel ? C'est ça la question, c'est ça le problème.
Bah, peu importe.
Qui va mettre l'argent, qui va investir ?
Il a une douche dans l'avion et tout, tu as une belle cabine, et tout.
Et Mirait te fait ça ?
Tu fais quoi ? Tu fais tourner l'avion en boucle et il n'attire jamais dans un autre club ?
Ouais, mais dans quel club ? Où est-ce qu'il pourrait aller ?
En Arabie Saoudite, il n'y a pas un club qui pourrait.
Ouais, mais ils n'ont plus d'argent, apparemment.
Ils n'ont plus de thunes ?
Enfin, ils en ont moins.
Ils ont changé un peu leur...
Parce qu'attends, je ne sais pas si vous l'avez dit, il est capitaine ce soir.
Je l'ai dit.
Ok.
Après, c'est l'ancienneté aussi, ça.
Oui, c'est...
J'ai bien compris, mais il y avait quelque part un truc un peu symbolique.
Mais bien sûr.
Donc maintenant, à Mourinho d'assumer l'histoire.
Bon, en tout cas, le Real, malgré tout, a 12 points, ils sont en tête avec le PSG, donc on peut aussi, pareil, voir les choses comme ça et dire : « C'est quoi le problème ? » Comment tu juges le match de Mbappé, toi ? Daniel dit moyen.
Oui, oui, oui. Ce n'est pas un match que tu vas retenir. Alors, il aurait pu mettre le but de la victoire, et le gardien adverse sort un arrêt vraiment énorme en fin de match, avant le but de Valverde. Maintenant, j'ai trouvé, comme disait Daniel, que collectivement, ça allait moins bien, et que ça se ressentait aussi chez Kylian Mbappé. Il était peut-être moins connecté avec ses coéquipiers, moins connecté avec Vinicius que sur les dernières semaines avec Diomandé. Donc, j'ai presque envie de reprendre, parce que je ne sais pas si vous avez vu la déclaration de Mourinho qui parle de Vinicius.
Il dit : « Il fait un match acceptable, mais pas exceptionnel comme le reste de l'équipe. » Bon, il est un petit peu gentil avec Vinicius, mais sur Kylian Mbappé, c'est un peu ça. C'est-à-dire qu'il marque, il ne fait pas un mauvais match, mais il n'est pas extraordinaire comme le reste de l'équipe.
Camavinga était titulaire ?
Oui.
Bon. Et c'était bon ? Parce que là, on a une liste de Zidane qui arrive. Maintenant, quand tu le vois, il prenait à bloc.
Non, non, il fait un bon match.
Là, on est à bloc.
Il fait un bon match, il essaie d'apporter l'équilibre dans l'esprit de José Mourinho. Dans cette compo-là, il remplace Aurélien Tchouaméni, parce qu'Aurélien Tchouaméni n'était pas dans le groupe. Donc, il remplace Aurélien Tchouaméni au côté de Bernardo Silva. Il a été dans ce rôle-là, qui est peut-être, du coup, un petit peu moins bling-bling que lorsqu'il rentre en cours de match. Et moi, je pense qu'il est aujourd'hui meilleur quand il rentre en cours de match, parce que ce qu'il fait et ce qu'il apporte, et ce que lui demande José Mourinho, ça saute plus aux yeux. Et là, il avait un rôle un peu plus discret, donc il fait un bon match, mais là encore, il n'a pas été pour autant étincelant.
Mais en attendant, quand tu vois le niveau général de l'équipe ce soir, ce n'est pas surprenant de se dire que Camavinga n'a pas été étincelant plus que les autres.
Ok. Julien Laurence nous rejoint, salut Julien.
Salut Gilbert, salut à tous.
On va parler de Leipzig-Manchester City, mon cher Polo. Victoire de City 3-2, est-ce que c'est logique ?
Pour moi, oui. Déjà, c'était difficile de suivre les deux matches allemands, parce que tu ne savais pas lequel il fallait regarder.
Oui, toi, tu avais aussi Dortmund-Betis.
C'est un petit peu dommage, parce que c'était deux belles rencontres. Oui, alors, les joueurs allemands sont très déçus. Les joueurs de Leipzig, de ne pas avoir pris à minima un point, mais ils oublient quelque chose, c'est qu'ils n'ont jamais été en tête de cette rencontre. Et si Leipzig est une belle équipe en face, tu as une grande équipe, même si la période actuelle est compliquée, et même s'ils ont perdu deux matches en Premier League, tu sens que la qualité individuelle est supérieure. Moi, j'ai noté évidemment la performance extraordinaire de, je le cite souvent le lundi, de Noussa, évidemment, le Norvégien côté Leipzig.
Mais le coup du sort, il arrive, et il arrive du côté de la moins bonne des deux équipes, et c'est malheureusement Paulo Queiba, qui est excellent en défense centrale.
Qui marque contre son camp.
Qui marque, malheureusement, contre son camp. Donc, il faut être efficace à tous les moments, il faut éviter ce genre d'erreur. Et puis, tu as le sentiment que lorsque le club saxon, le club de Londres, peut... de Manchester, je vais y arriver, peut appuyer sur l'accélérateur, eh bien, il remporte la rencontre. Donc, c'est décevant, si tu veux, parce que c'était une belle rencontre, mais moi qui n'aime pas trop parler de statistiques, elles te confirment qu'il y a une équipe qui était supérieure à l'autre. Et ça, c'est un petit peu dommage. Et encore une fois, c'est une équipe que je trouvais de City assez fébrile, quoi, et c'est dommage de ne pas en profiter.
Mais honnêtement, si tu regardes les 90 minutes, tu te rends compte que quand même, le club de Manchester City était supérieur à celui de Leipzig.
Julien, tu confirmes ?
Ouais, je pense. Après la période laborieuse un peu côté City aussi, où, à part le but contre son camp de Loukeba, ça ne crée pas grand-chose non plus. Il y a toujours cette histoire d'équilibre, hein, quand Enzo Fernandez joue devant la défense avec Elliott Anderson, et que tu joues contre une équipe qui a un bon milieu de terrain, ce qui était le cas ce soir avec Leipzig aussi, c'est compliqué. C'est compliqué dans les transitions, c'est compliqué quand tu n'as pas le ballon, parce qu'Enzo, ce n'est pas ce profil-là. Alors après, là où il est très fort, c'est un peu à la Lampard de l'époque, où il fait ses courses dans la surface, et qu'il marque le but de la tête, un très joli but de la tête, par exemple, pour faire 2-1 à un moment.
Ouais, avec un super centre de Diamanjaye, effectivement, ouais. Donc, meilleure seconde période de la part de City. On a vu aussi un très bon Cherki par moments, encore une fois. Et puis Haaland qui marque inévitablement contre Leipzig, puisque c'est son adversaire préféré en Ligue des Champions. C'était son 7e but contre eux, rappelez-vous, il y a 2 ans, il en a marqué 5 dans le même match, lors de la victoire 7-0 de City contre Leipzig. Et puis déjà, quand il était aussi en Allemagne, il avait marqué beaucoup contre eux, avec Dortmund. Donc, c'était inévitable, mais au final, ça montre aussi que ces derniers temps, City est un peu moins bien. On l'a vu contre Brighton en championnat, et en Coupe de la Ligue, on l'a vu contre Villa en championnat, ça fait deux défaites, c'était deux défaites d'affilée en championnat aussi.
Et là, la première période, et le fait que ce match était un petit peu dans la balance quand même, avec une grosse erreur de Donnarumma sur le deuxième but des Allemands, ça montre aussi que tout n'est pas parfait en ce moment, et que le puzzle n'est pas complètement complet de la part de Maresca. Bon, voilà pour ce match. On peut enchaîner, tiens, on va le faire juste après, une courte pause, avec Liverpool et Dortmund notamment, qui a battu le Betis 2-1, sans oublier Naples. Naples a perdu à Porto, qui avait 0 point après 3 journées. Il faut que Danielle nous explique.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.