Transcription de Jean-Louis Tourre a vu de la défiance entre les joueurs présents la saison dernière et les recrues lensoises. Sam Umtiti estime que les dirigeants n'auraient pas dû écouter les joueurs sur le changement de coach – 04/11

11:51 14 min de lecture 3 vues Publié il y a 4 jours

Copier le lien
Résumé de l'épisode

Cet épisode de l'After Foot revient sur la lourde défaite de Lens en Ligue des Champions et sur les débats qu'elle suscite. Gilbert Brisbois, Daniel Riolo et Jean-Louis Tourre discutent de l'état d'esprit de l'équipe, de la relation entre les joueurs de la saison passée et les recrues, du limogeage de l'entraîneur Top Moller et de son remplacement par Yannick Cahuzac.

Ils évoquent aussi le rôle des anciens dans le vestiaire et les réactions des supporters. L'auditeur découvrira les arguments de chacun, notamment la thèse selon laquelle les dirigeants auraient trop écouté les joueurs, une idée que d'autres contestent sur le plateau.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Sam Umtiti

La transcription de cet épisode sur la défaite lensoise a été réalisée avec la technologie HappyScribe de transcription automatique d’enregistrements audio.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 100:00:08

Gilbert Bribois.

Gilbert Brisbois00:00:10

Il est 23 h 18, Daniel Rieulo, Sam Umtiti et Jean-Louis Tourre sont là. After Historique ce soir, une nouvelle fois. On avait les jeudis noirs, on a désormais... je ne sais même pas comment le qualifier, celui-là, c'est... bref.

Intervenant 400:00:19

Ça, on ne l'avait pas eu. On en a eu beaucoup, des déroutes, en 20 ans, mais celle-là, c'est...

Gilbert Brisbois00:00:23

Ça ne nous est jamais arrivé.

Intervenant 400:00:24

Waouh.

Gilbert Brisbois00:00:25

Bon.

Intervenant 400:00:27

Eh, il est folle.

Gilbert Brisbois00:00:28

Rien ne nous est épargné, hein. Franchement, nous, on s'y accroche, on est là depuis 20 ans, on soutient le football français, et voilà ce qu'on nous propose.

Intervenant 400:00:34

Mais c'est pour ça que je te dis que la règle, c'est plus des mauvaises soirées que des bonnes soirées, quoi.

Gilbert Brisbois00:00:38

Non, mais il y a mauvaises et mauvaises...

Intervenant 400:00:39

Mais la règle, c'est pas 8 buts égaux, quand même !

Gilbert Brisbois00:00:41

Tu prennes 2, tu prennes 3, 4, mais...

Intervenant 400:00:44

Là, on a eu le supplément senti, là.

Gilbert Brisbois00:00:46

Ah ouais ? Non mais là, on ne l'avait pas vu venir, franchement.

Intervenant 400:00:48

Non, celui-là, pas du tout.

Gilbert Brisbois00:00:49

Pas du tout.

Intervenant 400:00:50

Pas du tout. Je me suis même dit que là, on savait faire un gros match, qu'ils allaient...

Gilbert Brisbois00:00:52

Moi aussi, moi aussi. On en a parlé. Pour l'instant, bon, globalement, j'ai l'impression que pour l'instant, on est plutôt indulgents, ou alors on est un peu sous le choc.

Intervenant 400:00:58

Non mais attends, Gilbert.

Gilbert Brisbois00:00:59

Mais on voyait un truc, je veux dire.

Intervenant 400:01:00

On voyait quand même, parce que c'est quand même pas possible de se prendre une branlée pareille.

Gilbert Brisbois00:01:04

Non mais attendez, l'histoire de l'état d'esprit. Moi, à un moment, il y a un truc que je ne comprends pas, c'est que Cahuzac, quand il est arrivé, justement, on a eu l'impression qu'il y avait de l'énergie, au moins il y avait ça, les joueurs avaient retrouvé une façon de fonctionner. C'est ce qu'on a dit après des victoires contre le Paris FC, contre Lyon. Sur l'état d'esprit, il devait... voilà, il devait être le garant de ça, Cahuzac, l'état d'esprit. Or, ça fait 2 matchs, Lille et là, où le problème... on peut parler technique, on peut parler du recrutement raté, on peut... on peut parler du recrutement raté, il n'y a pas de problème, mais ça ne peut pas expliquer un tel écart.

Et que les mecs aient lâché comme ça, avec normalement un entraîneur qui t'emporte avec eux, c'est qu'il y a un souci. Et moi, il y a un truc que j'ai repéré du stade, c'est que je pense que les joueurs ne se font pas confiance entre eux, et que collectivement, il y a un problème. Je pense que les joueurs de l'année dernière regardent les nouveaux joueurs en se disant : « Mais attendez, qu'est-ce qu'on nous a ramené ? » J'ai vu des trucs entre Thauvin et Ivanovic, où clairement Thauvin, à un moment, il n'en pouvait plus.

Intervenant 400:01:57

Je pense que tu tiens une piste.

Gilbert Brisbois00:01:58

Et tout ça explique l'explosion.

Intervenant 400:02:00

Tu tiens une belle piste de réflexion, mais quand bien même, puisqu'on parlait d'état d'esprit, ce n'est pas propre, en fait. Si c'est ça, et pourquoi pas, bon, tu as ton entraîneur qui s'était barré, tu t'es gouré sur celui que tu prends, tu mets le gars que les joueurs voulaient, donc tu vas dans le sens des joueurs.

Gilbert Brisbois00:02:18

Première erreur, d'ailleurs.

Intervenant 400:02:18

Non mais c'est déjà ça le problème. Si les mecs ensuite ne te rendent pas, et si en plus ils regardent ensuite ceux qui sont arrivés et qui ne sont pas à la hauteur de ceux qui sont partis, le fameux état d'esprit, ça veut dire que tu as perdu quelque chose en route, quand même.

Gilbert Brisbois00:02:32

Mais là, comme on l'a dit, Cahuzac, normalement, il devait venir avec une certaine mentalité, mais encore une fois, on voit que c'est les joueurs qui décident, réellement.

Intervenant 400:02:40

Non mais les gars.

Gilbert Brisbois00:02:40

Non, non, non.

Intervenant 400:02:41

Non, non, non, mais moi ce que je pense.

Gilbert Brisbois00:02:42

Cahuzac, il doit arriver là, il doit dire : « Écoutez, moi si je ne suis pas dans la situation, je me taille. »

Intervenant 400:02:45

Oui, mais.

Gilbert Brisbois00:02:46

J'ai pris la plus grande branlée pour 5 années de champion, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?

Intervenant 400:02:49

Non mais au final, c'est que.

Gilbert Brisbois00:02:50

Mais c'est pour ça qu'avoir autant écouté les joueurs sur Top Moller, c'était une erreur.

Intervenant 400:02:53

Mais c'est une erreur pour moi de... c'est que quand tu décides de prendre un entraîneur, tu dois lui donner tous les droits. C'est lui qui décide, c'est le coach, c'est lui qui doit prendre les décisions. Et là, déjà, ce choix-là, moi je n'étais pas pour. Mais ensuite, il a eu quelques défaites, il a eu une ou deux victoires, je crois, Cahuzac, et tout le monde disait : « Bon, peut-être que c'était le bon choix. » Mais réellement, pour moi, là, tu donnes encore raison au joueur. Et une mentalité comme ça, moi je dis la vérité, la technique, ce n'est pas grave ça. Sur un match, tu peux ne pas être fin, ne pas être bon, mais là, moi j'ai vu des attitudes où, désolé, de changer l'entraîneur, pour moi ce n'était pas du tout ça le problème.

C'est que, comme là, je pense, tout le monde le sait, il y a eu des nouveaux joueurs qui sont arrivés, il y a des choses qui se sont passées, je pense, la saison passée, et que pour moi, je ne sens pas cette unité-là, entre ces nouveaux joueurs, entre ceux qui étaient là avant.

Gilbert Brisbois00:03:39

Ça, oui.

Intervenant 400:03:40

Et pour moi, je sens...

Gilbert Brisbois00:03:41

Mais rien n'a changé.

Intervenant 400:03:43

Rien n'a changé, tu peux mettre n'importe quel entraîneur, mais pour moi, c'est l'entraîneur qui doit faire ça, qui doit trouver la solution pour unir ces joueurs-là. Et là, s'il n'y a pas ça.

Gilbert Brisbois00:03:51

Il se trouve que ni l'un ni l'autre n'ont réussi, puisqu'avec le premier, c'était pire, puisqu'il y avait une grosse embrouille avec l'adjoint, et que quand ils ont voulu sortir l'adjoint, l'entraîneur a dit : « Moi, je suis solidaire de l'adjoint. »

Intervenant 400:04:01

Totalement.

Gilbert Brisbois00:04:02

Donc il n'y avait rien à faire, en fait. Tu ne pouvais pas l'imposer au gars.

Intervenant 400:04:05

Ils ont trop écouté les joueurs, Daniel.

Gilbert Brisbois00:04:07

Ils auraient pu forcer un peu plus.

Intervenant 400:04:08

Ça n'est pas vrai ce que tu dis, ça n'est pas vrai.

Gilbert Brisbois00:04:11

Donc pourquoi ils ont viré l'entraîneur ?

Intervenant 400:04:12

Écoute, tu sais quoi ? Jean-Louis, franchement, tu me fatigues. Je vais te donner le numéro de Leka et de tout le monde, ils vont te l'expliquer. Si tu ne le crois pas, tu ne les croiras pas, mais ça n'est pas ce qui s'est passé. Ça n'est pas ce qui s'est passé.

Gilbert Brisbois00:04:23

Non, mais ce qui s'est passé, c'est que ça n'allait pas bien en interne et que les joueurs n'étaient pas contents de Top Moller, Daniel.

Intervenant 400:04:28

Non ! Mais c'est faux. C'est l'adjoint, le problème. C'était là qu'il y avait un problème. On te l'a dit mille fois, pourquoi tu ne veux pas écouter ?

Gilbert Brisbois00:04:34

Et pourquoi l'adjoint, ils n'auraient pas pu continuer avec lui ?

Intervenant 400:04:36

Mais non, parce que...

Gilbert Brisbois00:04:37

C'est le problème. Quel était le problème avec l'adjoint ? Avec qui l'adjoint avait un problème ?

Intervenant 400:04:41

Oh là là là.

Gilbert Brisbois00:04:42

Réponds-moi, Jean-Louis, puisque tu as les infos. Jean-Louis, ton métier, c'est d'aller enquêter, alors tu y vas.

Intervenant 400:04:46

Mais donc réponds-moi.

Gilbert Brisbois00:04:47

Avec qui ?

Intervenant 400:04:49

Tu avais les anciens, le staff. Tu sais ce que c'est un staff ?

Gilbert Brisbois00:04:52

Le staff avait un problème avec les joueurs.

Intervenant 400:04:53

C'est bien ce que tu me dis.

Gilbert Brisbois00:04:55

Oh là là là.

Intervenant 400:04:56

Avec les joueurs, je te dis.

Gilbert Brisbois00:04:58

Donc avec les joueurs, il n'y avait aucun souci.

Intervenant 400:05:00

En fait, il y avait des mecs qui étaient déjà là. Tu sais, c'est notamment les mecs, là, que tu vois, le grand costaud avec la barbe, là. Tu as tout. Tu sais, un staff, c'est élargi. Tu as les mecs qui donnent les maillots, tu as tout le monde. Tu as les kinés, tu as tout le monde.

Gilbert Brisbois00:05:13

Non mais je la connais, l'histoire, Daniel. Je sais tout ça.

Intervenant 400:05:15

Et alors, si l'adjoint qui arrive, le fameux adjoint de Top Moller, il est en embrouille avec tout le monde. Que ça ne passe pas, et que les dirigeants disent : « On ne peut pas le garder », parce que c'était quelqu'un qui, en plus, parlait mal de tout le monde. Si on le voit, on dit : « Il faut le sortir. » Et que Top Moller dit : « Je ne veux pas, je ne peux pas me séparer de lui, sinon j'aurai l'impression de le lâcher. » Ils se serrent la main et ils disent : « OK, on comprend ton attitude, tu veux soutenir ton adjoint et tout, désolé, on ne continue pas ensemble. Qu'est-ce que tu veux faire à ça ? » Qu'est-ce que tu veux faire ?

Gilbert Brisbois00:05:46

Tu dis qu'il n'y avait aucun problème avec les joueurs et Top Mollers.

Intervenant 400:05:49

Bon, revenons à ce soir.

Gilbert Brisbois00:05:49

OK ?

Intervenant 400:05:50

Revenons à ce soir, il y a un souci.

Gilbert Brisbois00:05:51

Et ce n'est pas les infos qu'on avait à ce moment-là aussi.

Intervenant 400:05:53

Et on attend, on attend.

Gilbert Brisbois00:05:54

Mais bien sûr que si, c'était l'histoire, on l'a toujours dit que c'était l'adjoint.

Intervenant 400:05:57

Non, mais on a aussi entendu, Daniel, que certains joueurs n'adhéraient pas à Top Mollers, et notamment Thauvin.

Gilbert Brisbois00:06:01

OK, peut-être, mais.

Intervenant 400:06:03

C'est ce que dit Jean-Louis, en fait.

Gilbert Brisbois00:06:04

Ce n'était pas le problème majeur. Après, que les joueurs n'aient pas suivi et aient plutôt adhéré, on va dire, à la vieille ligue, je ne sais pas comment expliquer.

Intervenant 400:06:10

Et ils n'ont pas non plus soutenu ce que Top Moller a dit.

Gilbert Brisbois00:06:12

Tu peux dire : « Un staff, c'est élargi. »

Intervenant 400:06:14

Tu sais, tu as tous les mecs qui sont autour.

Gilbert Brisbois00:06:15

On sait très bien.

Intervenant 400:06:16

Tu as les anciens, c'est Sotoka, c'est Gravite, c'est ceux qui sont les tauliers du vestiaire.

Gilbert Brisbois00:06:21

D'accord, moi je suis totalement d'accord avec ça. C'est vrai qu'il faut souvent faire attention aux anciens, qui ont cette légitimité, je pense, aussi, à pouvoir dire un mot, comment ils se sentent avec le staff. Il n'y a pas de souci.

Intervenant 400:06:35

Surtout quand il vient de faire deuxième et que tu es avec ces cadres-là dans un jeu depuis 3 ans.

Gilbert Brisbois00:06:39

Je suis d'accord, mais à un certain moment, si toi tu prends la décision de prendre un entraîneur, c'est... je pense que les cas après, toi tu as peut-être beaucoup plus d'infos, mais au bout d'un moment, tu dois faire confiance à l'entraîneur. Si l'adjoint se comporte mal, il y a des décisions à prendre, et là, je l'accepte. S'il se comporte mal pour le bien-être du groupe, du club, si c'est ça, il n'y a aucun souci. Mais ensuite, quand tu prends Cahuzac, et qu'on disait : « Oui, il va emmener autre chose, l'ADN lensois, l'intensité...

» Mais au final, là, sur les derniers matchs, moi ce que je vois, waouh, il y a énormément de manques.

Intervenant 400:07:20

Ça, c'est autre chose.

Gilbert Brisbois00:07:21

Et ça se voit dans des attitudes. Et ce qu'on demande à Cahuzac, c'est : « On va avoir une équipe avec des bonnes attitudes, avec de l'intensité, et comme l'équipe lensoise de ce qu'on a vu sur les 4 dernières ou 5 dernières saisons. »

Intervenant 400:07:32

Il faut voir aussi pourquoi ils ont.

Gilbert Brisbois00:07:34

La parole aux supporters.

Intervenant 400:07:34

Pourquoi ils sont dans cette forme précaire ? Pourquoi Thauvin a disparu depuis 3 matchs ?

Gilbert Brisbois00:07:38

La parole aux supporters. Martin est là.

Intervenant 400:07:40

Il y a beaucoup de questions.

Gilbert Brisbois00:07:41

Martin était au stade, lui aussi. Salut Martin.

Intervenant 500:07:43

Bonsoir. Bonsoir, oui, j'étais au stade. On était au stade avec un ami, et on est restés jusqu'au bout. On est restés jusqu'au bout, ça partait à la 46e, donc c'est-à-dire juste après le premier but de la deuxième mi-temps. En fait, moi j'en veux à tous, et j'en veux à tous parce qu'il y a eu un manque de combativité. Il y avait 1 mètre de marquage sur chacun des ballons, enfin c'était FIFA niveau très facile, en fait.

Gilbert Brisbois00:08:09

C'est ça.

Intervenant 500:08:11

Comme c'était pas SEVA, c'était du papier à musique. Et puis, il n'y a pas eu de révolte, ça c'est ça qui me fait mal. Après, on se demandait justement pendant le match quel était le record, parce que plus ça avançait, plus on se disait : « Quel était le record ? »

Gilbert Brisbois00:08:25

Ben mon gars, le record ça va être ton club, désormais. Ça va te faire des cauchemars pendant quelques temps.

Intervenant 500:08:31

Donc on a vu 8-0 Liverpool-Beşiktaş, et à 8-1.

Gilbert Brisbois00:08:35

Et un Real-Malmeux aussi.

Intervenant 500:08:37

Ouais, c'est ça, ouais. Et on s'est dit : « On va le faire comme des grands », à la 92e, 9-1. Et après, la plus grosse défaite de l'an, c'était 7-0 à Guingamp en 2013. Le lendemain, ils sont allés au Terry jumeaux de Los Angeles, ils ont monté 7 fois le Terry. Donc demain matin, je me dis que 2 degrés.

Intervenant 400:08:52

Il fait faire ça aux joueurs ?

Intervenant 500:08:53

Il a fait monter. Exactement, Éric Sitoa a fait faire ça aux joueurs, ouais.

Gilbert Brisbois00:08:56

Après, il y a un match à préparer quand même ce week-end, je pense.

Intervenant 500:08:59

Non, non, mais je plaisante, je plaisante.

Gilbert Brisbois00:09:01

Je sais, je sais.

Intervenant 500:09:02

Mais franchement, il y a des têtes qu'il faut dégonfler. Ivanovic, c'est le bouc émissaire, alors que, bon, ok, ce n'est pas Cristiano Ronaldo, mais ce n'est pas le pire ce soir. Un mec comme Robin Risser qui au deuxième but traverse le terrain pour le pointer du doigt.

Gilbert Brisbois00:09:19

Oui, tu vois, ça, tu fais bien de parler de ça. Cet événement-là, il m'a un peu perturbé, parce que je veux bien qu'Ivanovic ne soit pas bon, qu'il vienne d'arriver et tout, mais le gardien, c'est vrai, tu as parfaitement raison de parler de ça, le gardien, il a traversé le terrain, il est allé le pourrir, déjà qu'il n'est pas bien. Est-ce que c'est le moment ?

Intervenant 400:09:35

Non, moi je.

Gilbert Brisbois00:09:35

Est-ce que c'est le moment de.

Intervenant 400:09:36

C'est ces choses-là, pour moi, c'est comme si.

Gilbert Brisbois00:09:40

C'est comme si, pour moi, tu remettais toute la faute, et en plus de ça, l'image, on voit l'attaquant, c'est comme si toute la faute, c'était lui. Mais moi, je suis désolé, sur des buts, il y a des erreurs de chaque joueur, mais ton coéquipier, il doit essayer de reprendre ton erreur. Et c'est ça le football. Mais là, de dire : « Ah oui, tu n'as pas défendu, c'était l'attaquant, donc au final, on a pris le but quand même. » Je pense qu'il y a des milieux derrière, il y a des défenseurs derrière. Donc je pense que c'est tout un groupe. Et moi, ça, ces attitudes-là, je trouve que ce n'est pas du tout collectif. Et là, ça veut dire que tu montres du doigt ton coéquipier et tu le laisses seul.

Intervenant 400:10:12

Mais ce qu'a dit Jean-Louis tout à l'heure est très juste, il y a une piste là-dessus, c'est que les nouveaux, en fait, les anciens, ceux qui étaient là, qui ont fait la formidable aventure, parce que l'année dernière, il ne faut pas sous-estimer, c'était assez dingue de jouer le titre au PSG jusqu'au mois de février à peu près, ou en tout cas d'être dans les clous pour espérer, même si, bon, ça n'allait pas arriver, mais espérer ça. Plus la Coupe de France, c'était tellement gigantesque que ceux qui ont fait ça ont acquis une sorte de pouvoir supplémentaire. Ce pouvoir supplémentaire, il a même joué au moment des événements avec Top Mollers. Mais tu ne peux pas aujourd'hui aller taper sur Thauvin après tout ce qu'il a fait l'année dernière.

Gilbert Brisbois00:10:45

Non.

Intervenant 400:10:45

Tu ne peux pas, tu vois.

Gilbert Brisbois00:10:46

Non, bien sûr.

Intervenant 400:10:47

Mais le staff, les anciens, tous ceux qui sont là depuis longtemps et tout, ils disent : « Attends, nous, on a fait ça. » Mais en revanche, mal accueillir les nouveaux ou faire peser sur les nouveaux l'unique responsabilité, tu vas péter ton vestiaire.

Gilbert Brisbois00:10:58

Ouais, mais après.

Intervenant 400:10:58

C'est là qu'il y a le problème.

Gilbert Brisbois00:10:59

Je ne sais pas s'ils mettent toute la faute sur les nouveaux, je ne pense pas quand même, mais il y a des attitudes qui ne trompent pas. Et ça, pour moi, c'en est une où tu ne peux pas te permettre de faire ça. Il faut qu'ils arrivent à switcher aussi par rapport à ce qui s'est passé l'année passée. C'est l'année passée ce qu'ils ont construit, ce qu'ils ont réussi à faire. Mais cette année, ils doivent le faire avec de nouveaux joueurs, eux, les intégrer de la meilleure des manières possibles. Mais moi, j'ai envie de dire, c'est vraiment toute l'équipe, les anciens, les nouveaux, c'est tout un groupe qui ne fonctionne pas du tout.

Intervenant 400:11:26

Mais juste là-dessus, là, sur les recrues.

Gilbert Brisbois00:11:28

On entend Yannick Cahuzac qui va arriver d'ici quelques secondes en conférence de presse.

Intervenant 400:11:31

Encore une fois, je pense que ce n'est pas les meilleures recrues du monde. Enfin, ça se voit, c'est criant. Mais ce n'est pas le niveau des recrues qui peut expliquer un tel écart de buts, en fait, un tel écart entre deux équipes de Ligue des Champions. Même si ce n'est pas les meilleurs joueurs, si tu as un esprit collectif, si tu te fais confiance l'un envers l'autre, tu dois avoir un score un peu plus limité que ça. Donc c'est vraiment dans l'attitude que ça s'est joué.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.