Cette émission de l'After Foot, diffusée en début de nuit, revient sur les matchs européens de la soirée. Les chroniqueurs analysent le Real Madrid, où la place de Vinicius est discutée, puis le succès de Manchester City à Leipzig et la crise de Naples après sa défaite à Porto.
Ils évoquent ensuite la déroute de Liverpool à Fenerbahçe, le duel entre Dortmund et le Betis, ainsi que la victoire d'Arsenal au Slavia. L'épisode rend aussi hommage à Carlo Molinari, ancien président du FC Metz, et présente les rendez-vous de la saison anniversaire de l'émission.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Julien Laurence
Cette transcription de l'After Foot du 4 novembre, consacrée au Real Madrid et à Manchester City, a été réalisée avec la technologie derrière le compte rendu IA de HappyScribe.
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Vous écoutez.
RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est minuit trois, Samir El Mtiti toujours là, Daniel Raiolo est là, Daniele Manucia est là, Polo Breakter nous rejoint, salut Polo.
Bonsoir Gilbert, bonsoir tout le monde.
Edgar Grolo est là également, salut Edgar.
Salut Gilbert, salut tout le monde.
Et Julien Laurence arrive, il y a toujours une heure de décalage avec l'Angleterre, un classique, mais il ne serait retardé. Démarrons par le Real, qui a une nouvelle fois renversé un match, mon cher Edgar, avec des buts qu'il faut voir, notamment le dernier de Valverde. Mais enfin, le Real, ce n'est pas Balamée.
C'est Bellingham aussi, hein ?
Oui, aussi. Plus un but du MJDM, un peu plus facile, après un beau centre.
Je continue mon combat.
Ton micro.
Je continue mon combat sur la Madger, ça n'est pas une Madger, puisque la Madger s'est tapée avec le talon, donc ce n'est pas ça, mais bon.
Ah ça c'est une talonnade ?
Non, ce n'était pas ça. Allez revoir le geste de Madger, finale Ligue des Champions 87 contre le Bayern, et vous verrez que ce n'est pas le même geste, mais bon.
Polo.
Ça fait des années que je me bats là-dessus, mais voilà.
Bon, alors qu'est-ce qu'on retient de Madrid ?
Il y a plusieurs enseignements qui sont assez évidents, je trouve. Déjà, le premier, et c'est celui auquel on allait faire le plus attention, c'était Vinicius sur le côté gauche, est-ce que ça a marché ou pas. Il a été extrêmement décevant. Diomandé à droite, c'était bien, mais c'était moins bien que d'habitude sur la gauche, et donc là, il n'y a pas eu de doute, il n'y a pas eu d'hésitation dans l'analyse, c'est clair, c'est net, ça saute aux yeux. Diomandé aujourd'hui est meilleur que Vinicius à gauche, point à la ligne, et c'est Vinicius qui va devoir se battre pour sa place. Mais là, on a vu, c'était le jour et la nuit entre Vinicius ce soir et Diomandé avant.
Après, pour moi, l'enseignement évident aussi ce soir, c'est que Arda Güler manque énormément à cette équipe. Quand il n'est pas là, il n'était pas dans le groupe cette fois-ci, il s'était entraîné à part ces derniers jours, et tu voyais tout de suite qu'en termes de créativité, ce n'était pas du tout la même histoire pour cette équipe. Et puis, encore une fois, une énième fois, mais j'essaie toujours de le rappeler parce que sinon ça passe inaperçu, mais encore, Courtois qui te sort des arrêts, Courtois qui te sauve, tu dois compter sur lui pour espérer quelque chose. Et pour un club de cette dimension, ce n'est pas normal de compter aussi souvent sur son gardien face à des équipes qui sont censées être nettement plus faibles que toi.
Donc pour moi, c'est ça que je retiens ce soir. Et ce que je retiens aussi, c'est Kendrick, et en sortie de banc, un joueur vraiment parfait pour les coachs, et malheureusement pour lui, meilleur, j'ai l'impression, en sortie de banc, que lorsqu'il est titulaire. Et en tout cas, ça va être une belle arme pour Mourinho cette saison, s'il continue de l'utiliser de cette façon.
Samuel, sur Vinicius, qu'est-ce que tu en penses ? Ce que dit Edgar.
Ah, ça me fait de la peine. Vinicius a fait des semaines, des mois, même des saisons qu'il n'est pas forcément au top. Et on le voit qu'à gauche, il n'a pas forcément cette confiance qu'il avait auparavant, où quand il prenait dans ses prises de balle, tu savais qu'il allait faire mal. Et là, il n'a plus ça, même dans son dernier geste, il a du mal, énormément de déchets.
Il ne fait plus peur ?
Il ne fait plus peur du tout. Et quand tu le mets à gauche, ça veut dire que tu mets Diomandé à droite, et on sait que Diomandé à droite, il n'est pas performant, il a du mal. Donc c'est là, la réalité maintenant, c'est : qu'est-ce qu'on fait ? Soit Vinicius. On rentre dans ce schéma-là de concurrence claire entre les deux, et c'est le meilleur qui joue, ou soit il y a une hiérarchie qui fait que pour le moment, ça sera encore Vinicius qui jouera à gauche.
Il était capitaine, Vinicius, en fait.
Ouais, mais au bout d'un moment, c'est le résultat, le Real qui gagne, ok, mais Vinicius, il n'est plus du tout au niveau, que ce soit en Liga, que ce soit en Ligue des Champions. Et on a besoin aussi de voir un Diomandé qui a montré de meilleures choses, et ça me fait vraiment de la peine pour Vinicius, parce que le niveau qu'il a, et moi qui pensais qu'il avait encore cette marge-là de progression, mais là, j'ai l'impression que depuis trois saisons, depuis qu'il y a eu aussi ce Ballon d'Or qu'il n'a pas forcément eu, il a été touché, il a été touché, on a du mal à retrouver le Vinicius virevoltant sur son côté gauche.
Daniel, un truc à rajouter là-dessus, ou tu adhères ?
Écoute, vous avez tout dit, le truc c'est que tu perds un joueur et demi, en fait, quand tu es comme ça, parce que Diomandé n'est pas aussi efficace, enfin c'est ce que disait Edgar, quoi. Et l'autre, sur le côté, j'ai l'impression qu'il rend même les autres moins bons, parce que je trouvais Mbappé assez moyen, finalement, et alors qu'il avait quasiment arrêté de dézoner, d'aller sur le côté, là, très souvent, j'ai l'impression qu'ils se sont remis à croiser, et ce n'était pas bon.
Et même sans ballon, même sans ballon, c'est moins cohérent avec Vinicius qu'avec Diomandé.
C'est trop évident, après le classico, après ce qui s'est passé, j'ai l'impression que dans la tête de tout le monde autour du Real, c'est clair maintenant, quoi, que Vinicius, bon, bah, si même dès janvier on pouvait lui trouver un billet d'avion.
Ouais, mais pour aller où ?
C'est un bon business, hein, tu l'envoies, en première, mais première.
Pour aller où, Daniel ? C'est ça la question, c'est ça le problème.
Bah, peu importe.
Qui va mettre l'argent, qui va investir ?
Il y a une douche dans l'avion et tout, tu as une belle cabine et tout.
Emirates fait ça ?
Voilà, tu fais quoi ? Tu fais tourner l'avion en boucle et il n'attire jamais dans un autre club ? Ouais, mais dans quel club ? Où est-ce qu'il pourrait aller ?
Arabie Saoudite, il n'y a pas un club qui peut ?
Ouais, mais ils n'ont plus d'argent, apparemment.
Ils n'ont plus de thunes ?
Enfin, ils en ont moins.
Tu n'as pas vu ?
Ils ont changé un peu leur statut.
Parce qu'attends, je ne sais pas si vous l'avez dit, Gérard, il est capitaine ce soir.
Je l'ai dit.
Ok. Après, c'est l'ancienneté aussi, ça.
Oui, c'est.
J'ai bien compris, mais il y avait quelque part un truc un peu symbolique.
Mais bien sûr.
Donc maintenant, à Mourinho d'assumer l'histoire.
Bon, en tout cas, le Real, malgré tout, a 12 points, ils sont en tête avec le PSG, donc on peut aussi, pareil, voir les choses comme ça et dire : « Bah, c'est quoi le problème ? » Bon.
Comment tu juges le match de Mbappé, toi ? Daniel dit moyen.
Oui, oui, oui. Ce n'est pas un match que tu vas retenir. Alors, il aurait pu mettre le but de la victoire, et le gardien adverse sort un arrêt vraiment énorme en fin de match, avant le but de Valverde. Maintenant, j'ai trouvé, comme disait Daniel, que collectivement, ça allait moins bien, et que ça se ressentait aussi chez Kylian Mbappé. Il était peut-être moins connecté avec ses coéquipiers, moins connecté avec Vinicius que sur les dernières semaines avec Diomandé. Donc j'ai presque envie de reprendre, parce que je ne sais pas si vous avez vu la déclaration de Mourinho qui parle de Vinicius, il dit : « Il fait un match acceptable, mais pas exceptionnel comme le reste de l'équipe.
» Bon, il est un petit peu gentil avec Vinicius, mais sur Kylian Mbappé, c'est un peu ça. C'est-à-dire qu'il marque, il ne fait pas un mauvais match, mais il n'est pas extraordinaire comme le reste de l'équipe.
Kamavinga était titulaire ?
Oui.
Bon. Et c'était bon ? Parce que là, on a une liste de Zidane qui arrive. Maintenant, quand tu le vois, il est à bloc.
Non, non, il fait un bon match.
Là, on est à bloc.
Il fait un bon match, il essaie d'apporter l'équilibre dans l'esprit de José Mourinho. Dans cette compo-là, il remplace Aurélien Tchouaméni, parce qu'Aurélien Tchouaméni n'était pas dans le groupe. Donc il remplace Aurélien Tchouaméni au côté de Bernardo Silva. Il a été dans ce rôle-là, qui est peut-être, du coup, un petit peu moins bling-bling que lorsqu'il rentre en cours de match. Et moi, je pense qu'il est aujourd'hui meilleur quand il rentre en cours de match, parce que ce qu'il fait et ce qu'il apporte et ce que lui demande José Mourinho, ça saute plus aux yeux. Et là, il avait un rôle un peu plus discret, donc il fait un bon match, mais là encore, il n'a pas été pour autant étincelant.
Mais en attendant, quand tu vois le niveau général de l'équipe ce soir, ce n'est pas surprenant de se dire que Kamavinga n'a pas été étincelant plus que les autres.
Julien Laurence nous rejoint, salut Julien.
Salut Gilbert, salut à tous.
On va parler de Leipzig-Manchester City, mon cher Polo. Victoire de City 3-2, est-ce que c'est logique ?
Pour moi, oui. Déjà, c'était difficile de suivre les deux matches allemands, parce que tu ne savais pas lequel il fallait regarder.
Oui, toi tu avais aussi Dortmund-Betis, ouais.
C'est un petit peu dommage, parce que c'était deux belles rencontres. Oui, alors, les joueurs allemands sont très déçus, les joueurs de Leipzig, de ne pas avoir pris à minima un point, mais ils oublient quelque chose, c'est qu'ils n'ont jamais été en tête de cette rencontre. Et si Leipzig est une belle équipe, en face, tu as une grande équipe, même si la période actuelle est compliquée, et même s'ils ont perdu deux matches en Premier League, tu sens que la qualité individuelle est supérieure. Moi, j'ai noté évidemment la performance extraordinaire de, je le cite souvent le lundi, de Noussa, évidemment, le Norvégien côté Leipzig.
Mais le coup du sort, il arrive, et il arrive du côté de la moins bonne des deux équipes, et c'est malheureusement par Lukeba, qui est excellent en défense centrale.
Qui marque contre son camp.
Qui marque malheureusement contre son camp, donc il faut être efficace à tous les moments, il faut éviter ce genre d'erreur. Et puis, tu as le sentiment que lorsque le club saxon, le club, pardon, de Londres, de Manchester, je vais y arriver, peut appuyer sur l'accélérateur, eh bien, il remporte la rencontre. Donc c'est décevant, si tu veux, parce que c'était une belle rencontre, mais moi qui n'aime pas trop parler de statistiques, elles te confirment qu'il y a une équipe qui était supérieure à l'autre. Et ça, c'est un petit peu dommage. Et encore une fois, c'est une équipe que je trouvais de City assez fébrile, quoi, et c'est dommage de ne pas en profiter.
Mais honnêtement, si tu regardes les 90 minutes, tu te rends compte que quand même, le club de Manchester City était supérieur à celui de Leipzig.
Julien, tu confirmes ?
Ouais, je pense, après la période laborieuse un peu côté City aussi, où, à part le but contre son camp de Lukeba, ça ne crée pas grand-chose non plus. Il y a toujours cette histoire d'équilibre, quand Enzo Fernandez joue devant la défense avec Elliott Anderson, et que tu joues contre une équipe qui a un bon milieu de terrain, ce qui était le cas ce soir avec Leipzig aussi, c'est compliqué. C'est compliqué dans les transitions, c'est compliqué quand tu n'as pas le ballon, parce qu'Enzo, ce n'est pas ce profil-là. Alors après, là où il est très fort, c'est un peu à la Lampard de l'époque, où il fait ses courses dans la surface, et qu'il marque le but de la tête, un très joli but de la tête, par exemple, pour faire 2-1 à un moment.
Ouais, avec un super centre du Manenjaï.
Effectivement, ouais. Donc meilleure seconde période de la part de City. On a vu aussi un très bon Cherki par moments, encore une fois. Et puis Haaland qui marque inévitablement contre Leipzig, parce que c'est son adversaire préféré en Ligue des Champions, c'était son septième but contre eux. Rappelez-vous, il y a deux ans, il en a marqué cinq dans le même match, lors de la victoire 7-0 de City contre Leipzig. Et puis déjà, quand il était aussi en Allemagne, il avait marqué beaucoup contre eux, avec Dortmund. Donc c'était inévitable, mais au final, ça montre aussi que ces derniers temps, City est un peu moins bien. On l'a vu contre Brighton en championnat, et en Coupe de la Ligue, on l'a vu contre Villa en championnat, c'était deux défaites d'affilée en championnat aussi.
Et là, la première période, et le fait que ce match était un petit peu dans la balance quand même, avec une grosse erreur de Donnarumma sur le deuxième but des Allemands, ça montre aussi que tout n'est pas parfait en ce moment, et que le puzzle n'est pas complètement complet de la part de Maresca.
Bon, voilà pour ce match. On peut enchaîner, tiens, on va le faire juste après, une courte pause, avec Liverpool et Dortmund notamment, qui a battu le Betis 2-1, sans oublier Naples. Naples a perdu à Porto, qui avait zéro point après trois journées. Il faut que Daniel nous explique. Et puis on dira à Modrén également, vous entendrez Franquez dans quelques minutes, après le 0-0 de Rennes face à Olympiacos. Cet après-midi, on n'aura pas de Ligue, encore un quart d'heure d'After. À tout de suite.
RMC, jusqu'à 00h30, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 00h15, les nuits du Cazar enchaîné arrivent dans un quart d'heure. Daniel Riello est là, Samuel Ouemtiti est là, les drôles de dames. Également Rennes dans quelques instants, mais d'abord Naples. Mon petit Daniel, Naples a perdu 4-1 à Porto. Alors ça ne va pas très fort, Naples.
Porto qui n'allait pas très fort.
Non, zéro point après trois matchs. Je l'ai dit juste avant la pub, donc ils se sont réveillés, les Portugais.
Je ne sais pas c'est quand, Allegri ? Ça saute quand, Daniel ?
Il est trop cher. Il est trop cher pour sauter. Il a un salaire trop grand et.
De Laurentiis, quand au bout d'un moment, ils sont fous.
Ah non, mais De Laurentiis, il a choisi, c'est très bien, et il le paye cher, justement, c'est parce qu'il voulait une saison de passage, et il n'y a aucune autre explication. Ils n'ont pas fait de mercato. Allegri, il se plaint de blessures, mais pas plus que ça. Tout va bien si on l'entend, même aujourd'hui, il a dit : « Je n'ai rien à dire à cette équipe, ils ont bien joué jusqu'à la 70e minute. »
Ouais, comme il dit d'habitude, quoi, tout va bien, on n'a pas eu de chance, ou voilà.
Oui, non, mais les supporters de Naples.
Ah oui, ils n'en peuvent plus depuis longtemps.
Non, pas Albon, non, mais ils commencent à dire à De Laurentiis que, voilà, il est en train de détruire une très belle équipe, c'est le pire Naples depuis les derniers 20 ans. On commence à entendre des choses comme ça. Lorsque l'équipe, si on regarde la compo, il y a des bons joueurs, De Bruyne, il est en forme en ce moment. Allegri, il n'arrête pas de le déplacer, il l'a mis devant la défense, et De Bruyne, on sait qu'il n'aime pas ces rôles-là. Et là, aujourd'hui, il a remis derrière la pointe.
De Bruyne, il s'est disputé avec Lucas pendant le match. À la fin du match, il y a Politano qui va parler à la télé, il dit : « J'aimerais bien que quelquefois, il y a des joueurs qui ne sont pas seulement les Italiens qui viennent parler avec les médias, pour dire les autres joueurs, les étrangers, ils n'ont pas des couilles, quoi, ils n'ont pas le courage de venir parler quand il y a des défaites comme ça. » Alors après, il y a Mktominé qui est venu, il était énervé, mais comme je ne l'ai jamais vu, il a dit : « J'en ai marre, je suis énervé, prendre quatre buts en Champions League, ce n'est pas excusable, il faut que chacun entre nous se demande si on ne peut pas faire plus.
» Donc c'est une situation catastrophique, avec Allegri qui sourit. Et il sourit aux caméras, les journalistes, il essaie de poser, il commence à lui poser des questions, mais comment tu vas renverser ça ? Est-ce que tu penses que la saison, mais lui, il part toujours deux matches après. Là, ce week-end, ils vont jouer contre la Lazio, par exemple. Lazio, imbattue, ils ont gagné neuf matchs, ils n'ont fait qu'un match nul, première dans les classements. Donc Allegri, il dit : « Ça, c'est une finale pour nous. » Mais qu'est-ce qui se passe si tu la perds, cette finale ? Qu'est-ce qui se passe ?
Parce que Naples, ils sont déjà en mi-classement. C'est la pire équipe par rapport aux points perdus de l'année dernière au même moment. Bon, je ne sais pas si je me suis expliqué, mais bon, l'année dernière, à ce moment, ils avaient une dizaine de points de plus. Donc l'équipe, elle est empirée, on le voit, on le voit à chaque match, ils jouent mal, ils jouent mal ensemble. Ça se tient sur les prestations de Mktominé, quand Mktominé, il est bien en forme, ça se tient sur les prestations de Politano quand il est bien en forme.
Ça change des compos, ça change des systèmes, ça change des positions des joueurs. Aujourd'hui, on a vu Vergara, qui a priori, c'est un joueur offensif, côté gauche, à lui tout seul, dans un système à cinq. Alors comment tu peux vraiment aller ? Après, il a dit : « C'est difficile ici à Porto, on le savait, mais on a bien fait. » Bon, c'est ça les matches difficiles pour Naples.
Bon, merci Daniel, on a fait le tour avec toi. On se retrouve très vite. Bonne soirée.
Bonne soirée à vous, merci beaucoup.
Julien, comment Liverpool a perdu à Fenerbahçe ?
Ça ne va pas à Liverpool, surtout.
Ah, ça, c'est le choc de la soirée. Déjà, défensivement, ça ne va pas. Je peux dire que je pense que Samuel Ouemtiti, il aurait beaucoup mieux défendu sur le troisième but que Jake, Alisson, Mac Allister, tous réunis ensemble. Parce que le troisième but, donc le but qui leur fait perdre le match, celui de Mouriki, il est scandaleux. Il est scandaleux. À ce niveau-là, mais à n'importe quel niveau, je m'en fous, à n'importe quel niveau, vous pouvez jouer en district, n'importe quoi, de ne pas sauter sur un ballon pareil, que ton gardien ne sorte pas. Et Jake est pourtant qu'il fait une très bonne saison pour l'instant, je sais qu'il est jeune, mais maintenant il est international français, c'est inadmissible.
Mac Allister, c'est inadmissible. Sincèrement, c'est vraiment scandaleux. Si vous n'avez pas vu le troisième but, allez le voir. Déjà que le deuxième n'était pas glorieux non plus, entre la mésentente, Gakpo, Alisson, Brown qui est laissé tout seul au deuxième poteau, et qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans le but, en fait. Le troisième, c'est scandaleux. C'est un match qui est bizarre, finalement, de la part d'Iraola, parce que tu viens de perdre contre Arsenal. On a beaucoup parlé de cette défaite en Angleterre, et à juste titre, sur la solidité défensive d'Arsenal, mais aussi le manque de créativité et d'idées de Liverpool, notamment en seconde période.
Et dans un match comme ça qui suit, tu fais une composition qui n'a ni queue ni tête. Donc tu mets Bradley Barcola en numéro 9, alors ce n'est pas son poste, on le sait tous, mais sincèrement, le pauvre, je pense qu'il ne comprenait pas très bien ce qu'il devait faire sur le terrain. À la demi-heure de jeu, j'ai regardé, il avait touché cinq fois le ballon, il avait fait deux passes, il ne s'était rien passé, il avait touché une fois le ballon dans la surface adverse. C'était impossible, quoi. Je ne comprends même pas qu'un entraîneur comme Iraola puisse se dire que c'était une bonne idée de mettre Bradley Barcola en numéro 9 dans un match pareil.
À la fin du match, on lui a posé la question trois fois, en lui disant : « Mais c'était un échec. » Il n'a jamais voulu répondre vraiment, en disant : « On a essayé. » Genre, c'était un match amical de début de saison, tu vois, tu as essayé un truc. J'ai du mal à le comprendre. Et c'est vrai qu'une fois que les gros joueurs comme Wirtz, Gakpo, Isaac, pardon, sont rentrés, que Barcola a retrouvé son meilleur poste, ça a été mieux. Ils ont marqué, ils menaient 2 buts à 1, et là, on s'est dit : « Bon, c'est terminé. » Et on a suivi ensuite les deux buts catastrophiques à encaisser. C'est vraiment compliqué, c'est vraiment décevant de la part de Liverpool, qui pourtant, défensivement, avait été un peu mieux en Premier League ces dernières semaines, jusqu'au match d'Arsenal.
Là, ce soir, ils sont retombés dans leur travers, mais de façon spectaculaire.
Bon, même s'ils ont un petit joker, ils ont 9 points.
Ouais, ils ont 9 points, oui, mais bon.
On va parler d'Arsenal dans quelques secondes, mais d'abord Dortmund-Betis. Paulo, Dortmund a battu le Betis 2 buts à 1.
Ouais, j'ai adoré cette rencontre, parce que ça allait d'un but à l'autre. Et là aussi, les statistiques démentent un peu ce qu'on voit lors de la rencontre, parce qu'on a vraiment l'impression que les deux équipes pouvaient l'emporter. Un fait de jeu, évidemment, c'est la sortie, peut-être une élongation pour Guirassy après la demi-heure de jeu. Et puis, moi, je voudrais noter un Dortmund qui a une puissance physique impressionnante, un Betis qui, moi, techniquement, qui piquait, qui me plaisait énormément. Et c'est terrible, parce que si je dois retenir ce qui se passe durant cette rencontre, c'est le gardien du Betis, Álvaro Valez, qui fait deux arrêts monumentaux.
Et il en fait depuis le début de saison.
Et malheureusement, il se plante sur le tir de Carrezas pour le 2-1, qui n'est quand même pas une puissance extraordinaire. Et j'ai envie de dire, c'est là où ça se joue. Mais j'ai bien aimé, moi, le Borussia Dortmund, parce que c'est une rencontre où c'était compliqué, où ils n'arrivaient pas à marquer. Finalement, c'est Fabio Silva qui réussit le 1-0, un peu bêtement, je trouve, défensivement parlant, sur une perte de balle d'Antone, il y a le 1-1, et puis ils poussent pour le 2-1. Donc je pense que globalement, c'était mérité pour le Borussia Dortmund, mais surtout, c'était une belle rencontre, je trouve, de Ligue des Champions.
Je suis d'accord avec toi, et je pense même que tu es presque gentil avec le Betis, parce que pour moi, le Dortmund était quand même au-dessus ce soir, et méritait vraiment, vraiment de gagner ce match. Il y a eu surtout eu 20 minutes, pour moi, en deuxième période, où là, le Betis a montré un meilleur visage. Parce qu'avant, j'avais l'impression qu'ils luttaient énormément, j'ai adoré leur attitude, et comme toi, j'ai adoré ce match-là, mais j'ai senti quand même que Dortmund était légèrement au-dessus. Mais là, il y a eu deux changements à un moment, il fait rentrer Isco, il fait rentrer Ribal, côté Betis, et ça change tout. Et là, tu as un Betis avec un autre visage, qui est génial, et qui, à ce moment-là, c'est vrai, peut presque aller chercher encore plus.
Et malheureusement pour eux, il y a ce but de Dortmund qui tombe au mauvais moment, alors qu'ils étaient bien. Mais honnêtement, malgré la défaite, je trouve que le Betis a fait une belle prestation, ils sont tombés sur une belle équipe. Et de toute façon, c'est ce qu'on disait la dernière fois, le Betis a pris les points quand il le fallait, ils ont 9 points sur les trois premières journées, et maintenant, ils ont cette marge de se dire : « OK, ce n'est pas grave, on a perdu ce match-là, mais on est quand même bien placés pour se qualifier. » Merci Edgar, merci Paulo.
À très vite.
Julien, on finit sur Arsenal, qui gagne au Slavia. On pouvait s'attendre peut-être à un écart un peu plus grand, mais ils gagnent 2-1.
Ouais, ils menaient 2-0 à la pause. Sincèrement, la croisière s'amuse. Et puis après, je ne sais pas, ils se sont arrêtés de jouer, ils ont voulu contrôler l'avantage, gérer un petit peu, et tout ça. Et au final, ils se font peur un peu à la fin, parce que le Slavia marque à la 90e, 89e, je crois. Mais avant ça, il y a eu un arrêt exceptionnel de David Raya, on parlait tout à l'heure des arrêts de Vallès, mais Raya, il fait un arrêt extraordinaire sur une tête, un peu avant le but des Tchèques, et ça aurait peut-être pu tout changer. Arsenal n'était pas content du tout, parce qu'effectivement, Arsenal a arrêté de jouer en seconde période, mais ça reste une victoire.
Ils sont encore invaincus, et ce n'est pas très grave en soi. Mais il ne faut pas oublier que quand ils veulent trop contrôler comme ça, parfois, ils se mettent en danger tout seuls.
Merci Julien, bonne soirée.
Merci les gars, ciao, ciao.
Rennes-Olympiacos, tout à l'heure 0-0, écoutez.
Rennes qui est arrivé à 00h24, quand même.
Bah oui.
Et moi, j'en ai parlé dans les cinq premières minutes, et ensuite, j'ai oublié qu'ils avaient joué ce soir.
Bah écoute, Franquez.
Et voilà.
J'ai bien aimé, moi. Vraiment, j'ai bien aimé. J'ai bien aimé ce qu'on a fait pour le match, pour le commencer. On a aussi changé à la pause avec certains ajustements. C'est sûr que ce n'est pas le match le plus ouvert. Bon, si c'est ouvert et qu'on en fait 5-3 et qu'on perd à la fin, ça ne m'intéresse pas trop, quoi. Je préfère que ce soit un peu plus fermé, qu'on en passe par là, parce que c'est nécessaire aussi. Et qu'aujourd'hui, si vous vous ouvrez contre l'Olympiacos, je pense que je ne parle pas d'un bon point, quoi.
Bon, est-ce qu'on est d'accord avec lui ?
Ah bah, on parlait tout à l'heure de déclassement, donc si Rennes, qui ouvre le jeu contre l'Olympiacos, risque de prendre une tannée, bah oui, ça confirme qu'on vraiment se déclasse, mais de beaucoup, beaucoup, beaucoup. Bon, lui, il a bien aimé le match. Moi, c'était 16h30.
Rennes a 6 points désormais.
Il y a eu un moment, j'ai été tenté quand même par le tennis. Quand même, parce qu'il y a quand même, il y a Bercy en ce moment, enfin.
Anciennement Bercy.
Oleg, c'est pareil, voilà. Donc j'ai quand même été tenté. Je suis revenu un petit peu sur Rennes, je me suis ennuyé. Donc si lui, il a aimé, moi, je n'ai pas aimé. Je me suis fait chier, mais c'était terrible, ce match.
Ah, mais après, il l'a dit, c'était un match qui n'était pas forcément ouvert.
Ah oui, c'était un match qui allait fermer, parce que l'Olympiacos, il faut fermer, bah on ferme alors.
La réalité.
On ferme, mais alors nous, on ferme aussi, on n'en parle pas.
Après, c'est la réalité maintenant, tu.
Ah oui, bah oui, oui, Olympiacos, c'est compliqué pour un club français, ça, c'est sûr. C'est sûr. Voilà. Mais on ne découvrira rien, malheureusement.
Il nous reste trois minutes, je voulais qu'on rend hommage quand même à Carlo Molinari, décédé aujourd'hui, il avait 93 ans, ancien champion de motocross, ensuite homme d'affaires, il s'occupait de concessions automobiles, notamment. Et président, surtout, de Metz pendant 30 ans, plus de 30 ans. 34 ans exactement de présidence. Donc c'était une figure du football français, Carlo Molinari, pendant longtemps, à la Ligue.
Il a emmené son club tout seul au plus haut niveau, et c'était un fan du Torino au départ.
D'où les couleurs du FC Metz.
D'où les couleurs du FC Metz, exactement, ce maillot grenat. Pour un petit club comme ça, parce que ça a toujours été un petit club, il a eu des belles aventures, deux Coupes de France, le fameux match, le fameux match contre le Barça.
Ah, Tony Turbos.
Voilà. Et puis l'aventure de la bande à Pires, c'est un peu ce qui a marqué.
Les pépés flingueurs.
Julien Cazard, bonsoir.
Bonsoir. Mais c'était, oui, le président un peu vieillé, quoi.
Alio Chazanovic, magnifique numéro 17.
Ils ont eu un paquet de.
Et puis le grand Silva Castendreach, que Daniel.
Bien sûr, Castendreach.
C'est une très belle fin de carrière, d'ailleurs.
Il était mieux quand il était joueur.
Ouais.
Ouais, c'est un gars super. Attention, Castendreach, c'est un super gars.
Je te rappelle sa fin de carrière, quand même.
Bien sûr, ballon dans la tronche.
Ah bah ouais, le pauvre.
C'est une anecdote de Babou, mais c'est quand même bien de le rappeler. Non, non. Mais Carlo Molinari, oui, c'est toute cette... c'est la bande des vieux présidents du club français qu'on a eus quand on était petits.
Ah ouais.
C'était le dernier, presque.
C'est les mecs qu'on identifiait, on savait qui c'était, quoi.
Exactement, comme Bourgoin, tout ça.
Exactement.
Julien Cazard, donc. L'ennemi du Cazard enchaîne.
Ah oui.
Il faut qu'on fasse un truc.
Qu'est-ce qui se passe ?
Les 20 ans de l'after.
Mais oui.
Là, il y a une mine de quiz, de bingo. De bingo extraordinaire.
C'est vrai, il y a des jeux et tout.
Donc ça, c'est pour vous, pour une émission du vendredi. On vient, on vous fait tous les quiz et tout.
D'accord, bah.
Et on voit si vous êtes au niveau, si en 20 ans, si tu es capable de me refaire 20 ans d'after. Toi tu es peut-être capable.
Je suis pas mal sur les 20 ans d'after, moi. Moi, j'écoute depuis Lyon-Milan.
Ouais, c'est vrai, c'est vrai. Je peux témoigner.
Ah, tu veux lui faire le quiz à lui ?
Non, mais il y a plein de trucs.
Je me souviens, je me souviens.
Il y a des mines à rigolade, quand même.
Alors, petite anecdote, je me souviens très bien, parce que je ne peux pas voir la fin du match, et je suis resté, je marchais, en écoutant l'after, il pleuvait, à Paris, j'étais dehors, et pour ne pas rentrer chez moi, je tournais autour de mon pâté de maisons pour écouter l'after.
Excellent.
C'est beau, hein ?
C'est beau.
En sortant mon chien.
Et après, tu as intégré l'after.
Tu avais un chien à l'époque ?
Ouais.
Bien sûr, je me souviens de son chien.
Alors, autant te dire qu'il s'appelait Valdo.
Ouais, il s'appelait Valdo.
Ah oui, bien sûr, je me souviens.
Bah oui, bien sûr, Valdo, évidemment.
C'est vrai.
Est-ce qu'il était là, à ta réunion d'anciens du PSG, là ?
Le vrai Valdo ?
Mon chien ? Non, Valdo.
Non, Valdo, il n'a pas pu venir, non, non.
Ah, je suis dégoûté, c'était mon joueur préféré, moi.
Ton joueur préfère, à l'époque.
Ouais, ouais, ouais. C'était mon chouchou.
Il y a quoi au programme ce soir ?
On va faire une cellule chtychologique.
On a déjà commencé, nous.
Ouais, bah, il y a encore besoin, je pense. La cicatrice, c'est pas encore bonne.
Mais moi, je suis surpris, ils ne sont pas si.
Non, mais moi, je ne crois pas que c'est que ça.
En fait, pour une telle branlée, qu'au bout d'un moment, bon, bon, voilà.
Je pense que même ils vont s'en remettre vite, je pense. Pour les connaître.
Très bien.
Je pense aussi.
Ciao les amis.
Salut Sam, à bientôt.
Salut, à bientôt Sam.
Demain soir, Daniel, au revoir également. Demain soir, on se ramène à la fin des matchs d'Europa League, bien sûr. Bonne nuit à tous.
RMC, jusqu'à 00h30. L'After Foot.
L’After Foot, l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas, fête ses 20 ans cette saison !
A cette occasion, Gilbert Brisbois, Daniel Riolo et toute leur bande vous réservent pleins de surprises !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandis avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Le rendez-vous des passionnés de foot avec des débats et des invités prestigieux.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Eric Di Meco, Emmanuel Petit, Jérôme Rothen et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Carine Galli fait son retour dans l'After et prend les commandes de l'émission les vendredis et samedis.