Cette émission spéciale Ligue des champions de L'After Foot revient sur la soirée du mercredi 4 novembre 2026, marquée par la défaite historique du RC Lens face à Côme, large 9-1. Les chroniqueurs analysent les compositions, les difficultés lensoises en Ligue des champions et le rôle de l'entraîneur Yannick Cahuzac.
Ils évoquent aussi l'ascension de Côme, club récent porté par Cesc Fàbregas et des joueurs comme Nico Paz, et discutent des performances du Real Madrid et d'autres affiches du soir. Les intervenants débattent du climat au sein du vestiaire lensois, des réactions des supporters et de la place du football français en Europe.
L'auditeur découvrira des points de vue variés, présentés comme ceux des participants, sur une soirée de football particulièrement riche en émotions.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Nicolas Jamain, Christophe Payet, Edgar Grolo, Emmanuel Petit, Jean-Louis Tourre, Julien Laurence, Samuel Umtiti
Cette émission de L'After Foot consacrée à la déroute de Lens face à Côme a été réalisée avec la technologie HappyScribe, à l'aide de sa prise de note IA.
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Vous écoutez.
RMC.
RMC.
J'ai envie, la semaine prochaine, que les gens au téléphone, du monde entier, pour me dire : « Riolo, t'es vraiment un bouffon, tu t'es trompé. »
C'est tout Thomas, Thomas, Thomas, Thomas ! Le but, l'égalisation du capitaine Florian Thomas !
Peut-être que la politique aussi, le changement de cap, ils auraient pu la faire également dans ce sens-là : arrêter de dépenser des cents et des mille.
Attention, Aguilar, dans la surface, la frappe... ah oui, ah oui, le but de Ruben Aguilar ! L'exploit lance-toi, les émotions de la Ligue des champions !
20 h 22 h, Génération After.
Nicolas Jamin.
Bonsoir à toutes et à tous, Génération After, spéciale Ligue des champions. Vous écoutez RMC, il est 20 h 01, merci d'être avec nous, avec Manu Petit également. Salut Manu !
Bonsoir Nicolas, bonsoir tout le monde.
Salut Daniel Riolo.
Salut les amis.
Lance comme ce soir, 21 h, Ligue des champions, journée 4 pour les Lens, soit 3 points sur 9 avant le match de ce soir, hors de la zone de qualif pour l'instant, pour les barrages, comme comme pardon, on a 6, 11e de la phase de Ligue. On ira également dans cet avant-match à Leverkusen, où Marseille joue demain son 4e match de Ligue Europa. Pour quoi faire ? René Genésio va-t-il envoyer l'équipe B ? Il est en conférence de presse d'avant-match, actuellement. Direction Bollard, tout de suite, Jean-Louis Tour, Jean Baumel, sur place. Salut messieurs !
Salut Nico !
Salut Daniel !
Salut Daniel !
C'est synchronisé, c'est incroyable.
Le duo, incroyable.
C'est bossé ou pas, les gars ? Vous avez un top ou ?
Non, non, mais là on a envie de que ça commence, là on est à bloc.
On commence à faire pas mal de matchs ensemble quand même, hein.
Et on se retrouve encore dimanche contre Marseille.
C'est-à-dire que Jean-Louis est déjà passé à la friterie, alors.
Est-ce que Jean-Louis, tu comptes tes matchs de Ligue des champions, même ?
Non, le oui c'était pour le passage à la friterie, mais pas pour le comptage des matchs.
Le comptage des matchs, hein. On embrasse Jeannot, hein, qui a compté ses matchs.
T'as accompagné de quoi, t'as accompagné les frites ?
Mayo, mayo. J'ai pas fait, j'ai rien mis d'autre.
T'as pas eu de merguez, pas une frikadelle, rien ?
Non, non, non. Que des frites.
Là, c'est un peu décevant quand même.
Non, attends.
Vu la barquette, c'est suffisant.
En plus, t'as eu Jibo, je veux dire, lui, c'est là-bas, il est chez lui, il peut t'orienter, il peut te conseiller.
Ah bah écoute, c'est bien parti.
Même le Mexicano, c'est un bon choix.
Non, je vais te dire, Daniel, Jibo il est arrivé à un stade où il en a marre des frites.
Il en a trop mangé.
C'est pas faux.
J'ai pas dit qu'il en avait pas marre, je dis que c'est un guide, c'est l'hôte, quand tu vas là-bas, t'es un peu chez lui, il est capable de te prendre par la main, de t'emmener, de choisir avec toi, tu aurais dû en profiter.
Oui, alors.
Et de te faire servir par Jean-Paul d'Anvergne qui est le patron du Sans-Sas.
Oui, oui, bien sûr.
Qui fait des frites depuis 76 ici.
Très bien.
Eh oui.
Quand on fait un match de foot à Lens, ça fait partie du paquet, c'est très important le respect de la culture locale.
Ah, ça j'ai respecté.
Que sache que Jean-Louis est en préparation d'un événement, donc il peut pas manger des frites comme ça.
Ah non, plus trop, plus trop, plus trop.
Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est fini.
Il y a un marathon en Espagne, il y a un record à aller chercher.
Je suis forfait, Nico.
Ah, c'est pas vrai.
Je suis forfait, je suis forfait.
Ah mais j'ai... oh là là, c'est terrible.
J'ai échappé à tout.
Et pourquoi ?
Mon Dieu.
Frites mayo, c'est pas très intéressant quand même.
Non, non, c'est pas grave.
Autant pour moi. Écoute, on en parlera ensemble en off, Jean-Louis.
Oui.
Tiens, avant de dérouler les compos, lensoise et italienne, celle de Côme, de Chase Fabregas, le direct, c'est aussi deux matchs qui ont débuté à 18 h 45 en Ligue des champions.
Et qui sont bien.
Et notamment celle AEK Athènes - Real Madrid, commentée par Edgar Grollo. Salut Edgar !
Salut Nico, salut tout le monde. 59 minutes de jeu, 1 partout entre l'AEK et le Real Madrid. On est reparti sur les matchs un peu décevants du Real, même s'il y a eu un superbe but, Madjer pied gauche de Jude Bellingham. Pour le reste, c'est assez poussif.
Quelle merveille.
Ah non mais, et mauvais pied, mauvais pied. Normalement tu fais la Madjer pour éviter d'utiliser ton pied gauche.
Lui il utilise son pied gauche.
Mais c'est rare qu'à 18 h 45 on ait deux bons matchs. Souvent t'as le vieux Slovan Bratislava, Rennes de Saba, ou truc en bois là.
Là t'as quand même le Real et un partout aussi.
Le partout aussi joue quand même.
Un partout aussi.
Bellingham, allez le voir sur les réseaux, le but splendide. Bellingham est-il, petit débat improvisé, le joueur le plus élégant actuel du football mondial ?
Élégant ?
Élégant.
Et c'est à mes yeux le meilleur milieu de terrain au monde.
Moi je parlais des... ouais t'as raison, ça on pourra en débattre aussi, mais.
Non mais dedans il rentre la tenue, la gestuelle.
Dedans j'inclus tout.
Le port de tête, la personnalité.
Il dégage quelque chose de vraiment très très fort.
Mais bon, ça fait partie du package.
Non pour moi.
Oui t'as raison, pour moi il y a des aspérités quoi.
Oui Edgar ?
Non non, c'est ce que j'allais dire, il dégage quelque chose de vraiment particulier. Et moi je l'ai déjà dit 500 fois, mais vu du stade c'est encore plus impressionnant. C'est vraiment quelqu'un d'unique, la façon dont il bouge, la façon dont il joue avec la balle, dont il utilise son corps, les fins de corps où il touche même pas la balle et le défenseur il bouge, c'est vraiment quelqu'un d'ultra ultra élégant et différent des autres.
Et pour aller plus loin dans la question que je trouve très intéressante, c'est évidemment certaines personnes qui nous écoutent vont dire : « Mais qu'est-ce que vous faites du milieu de terrain, du meilleur milieu de terrain au monde actuellement ? » C'est-à-dire le milieu du PSG. Et sortons par exemple Vitinha qui est absolument époustouflant à chaque sortie européenne. Là où je fais une différence c'est que je pense que tu prends Bellingham et tu le mets dans n'importe quelle équipe, on verra la différence. Il t'apportera quelque chose, il sera leader de ton équipe, il fera des différences. Vitinha dans le collectif du PSG il est extraordinaire, fantastique.
Déjà avec le Portugal il est un peu en dessous et nous n'avons aucune garantie, en tout cas moi je n'en ai pas, qu'il soit parfait dans toutes les équipes. Ce sera un très bon joueur, mais Bellingham il sera excellent partout.
Ce qui est même encore plus valable si tu parles de Vitinha pour João Neves.
Encore plus.
Lui a une vraie perte de niveau avec la sélection plus importante que Vitinha qui est quand même atelier de la sélection portugaise.
Il est le seul dans la sélection portugaise.
Ah oui.
Non mais t'as des gens qui ont plus besoin du collectif pour l'épanouissement et qui, parce qu'ils respectent les consignes, parce qu'ils sont là pour les autres, et c'est aussi à mettre à leur crédit parce que c'est fantastique d'avoir des joueurs qui font briller le collectif. Mais Bellingham c'est ce que j'appelle le joueur potentiel Ballon d'Or un jour, c'est le gars qui tout seul transforme une équipe, une accélération comme tu dis. Enfin moi des fois je le vois il prend un ballon il fait un crochet avec une telle facilité, une telle jouante technique, le relâchement des gestes, c'est la classe, c'est ce qu'on voit dans pas mal de sports, dans la boxe, dans le tennis, comme ça.
C'est la facilité, c'est l'aisance, c'est la...
Non mais il y a autre chose aussi.
C'est une petite élégance joueur histoire foot.
Il répond toujours.
Il est toujours présent dans les grands matchs. Et moi il y a une chose en fait qui m'interpelle malgré son caractère bien affirmé, tu vois, une personnalité bien affirmée.
Surtout dans le vestiaire, pas trop les micros.
Oui mais ça lui pose pas de problème d'évoluer avec des joueurs aussi qui sont censés être les leaders comme à Madrid qui a Mbappé ou Harry Kane avec l'équipe anglaise. Donc c'est un garçon qui a une telle confiance en soi qu'il arrive toujours à performer au haut niveau.
Ça il manque pas de confiance en lui, ça c'est sûr.
Et tout à l'heure quand il a marqué, je crois que le commentateur en même temps qu'il parlait du but a rappelé son âge.
Mais exactement, j'ai halluciné.
Il a 23 ans et 168 jours.
Il a toujours 23 ans.
Il est dans les débuts de sa 24e année.
Ça m'a choqué je disais 10 ans qu'on le voit, qu'on le commente, t'as l'impression aussi.
Et puis il a une allure qui, je sais pas, fait tellement mature.
Il fait la trentaine quasiment.
Exactement. Donc ça veut dire que c'est un joueur qui va être amené à être au top dans le foot européen pendant de nombreuses années. C'est un joueur qui a pas encore gagné la Ligue des champions. Attends, si il a gagné.
Si, avec le Real.
Si, si, si.
Il a gagné.
Il a gagné avec la sélection.
Et cette saison-là, n'oublions pas que la saison où Vinicius gagne quasiment le Ballon d'Or, Bellingham est encore plus jeune et il est à ce niveau-là, c'est même à un moment de la saison le favori du Ballon d'Or. Alors qu'il avait à ce moment-là, je pense, 20 ans.
Donc il a déjà... alors après avec l'équipe nationale, est-ce qu'enfin il emmènera l'Angleterre ? Il en était pas si loin que ça cette année. Est-ce qu'il va enfin les emmener à un titre ? Mais c'est un joueur qui va être amené à dominer le foot européen pendant pas mal d'années maintenant.
Puis il a un parcours atypique, c'est le seul joueur, à ma connaissance, qui n'a pas évolué en Premier League.
C'est vrai.
Bon.
Voilà pour ses débuts.
C'est ça maintenant, c'est quand même bizarre quoi.
Tout à fait, les avant-matchs de Génération After. La compo, surtout le match ce soir. Match excitant, appétissant, parce qu'il y a Lens qui doit se relancer, 3 points on l'a dit. Face à Côme qu'en a 6, Côme équipe sensation en Italie, en Europe également. Pour l'instant qualifiés pour la suite de la compétition avec ces 6 points au compteur. La compo lensoise : est-ce que Cahuzac a mis cette fois-ci la meilleure équipe possible, messieurs ?
C'est à discuter. C'est à discuter, notamment au poste de l'atterreur droit. Alors tout à l'heure, chez Jérôme Rotten, j'ai donné une compo qui pouvait être celle-là, mais en réfléchissant bien, en défense, ça va être une autre organisation. Ça sera quasiment ce qui ressemblait un petit peu à la fin de match lors du derby contre Lille. Je vais vous expliquer. Alors Risserre dans le but, en défense, on va retrouver une paire étroite avec Aguilar, Baidou et Antonio. On pouvait imaginer Udol qui laisse la place à Scoras, mais Scoras sera certainement piston droit et Udol va rester à gauche parce que c'est quand même son meilleur poste.
Au milieu, Aydara avec cuisance. Sur le côté gauche, en attaque, Torga Nazar, donc le frère d'Hélène qui sera là, titulaire. À droite, Florian Thauvin et en pointe, le Croate prêté par Benfica, c'est Ivanovic.
Et il y a une surprise à Côme à vous dévoiler puisque Baturina est remplaçant pour cette rencontre et Maxence Kakré est titulaire. Donc pour le 11, Jean Buttez est là, Kem feramone en défense centrale, Couto à droite, Valet à gauche. Peronet et Mila, les deux devant la défense. Dakounia, comme sur les trois derniers matchs, joue milieu offensif droit. Voilà. Kakré, milieu offensif gauche. Nico passe en soutien de Douvicas.
Ok.
Étonnant, l'absence de Baturina dans ce 11-là, trois Français sur le terrain donc Butet, Kakré et Dakouna. Daniel, tu veux dire.
À Lens, je reviens sur Lens, donc Hudson Edwards n'a toujours pas démarré la saison avec Lens.
Non mais là il est.
Il a joué chez Volontiers et Provocator.
Non mais il est blessé là.
Non mais là il s'est fait opérer là.
Aux ischios.
Non quoi. Blessé encore, il en a pour un moment et ça c'est un vrai handicap pour Lens quand même. Parce que l'autre en fait il n'arrive pas à faire son trou.
Non, mais oui c'est très compliqué pour Lens.
Il n'y arrive pas à faire son trou.
En fin de compte on l'a vendu comme un buteur efficace.
Il a en manque de confiance.
C'est 20 buts à l'Union Saint-Gilloise qui a fait.
Il a un manque de confiance, complèt, ça se voit quand il est sur le terrain. Il faudrait qu'il se débloque parce que moi dans le dernier match il n'avait pas trouvé. Les premières fois que je l'ai vu, je me suis dit : « Mais qui est ce type ? Franchement c'est pas possible. » Il est trop maladroit, trop absent. Le dernier match j'ai bien aimé. Peut-être qu'il y a une phase de progression chez lui à confirmer.
Alors c'est ça justement, qu'est-ce que tu en penses toi Manu ? Daniel parle peut-être d'un problème de confiance. Tu penses que c'est un problème de confiance, c'est plus profond que ça, c'est pas le joueur qu'on imaginait, il n'a pas la qualité qu'on nous a vendue quand il est arrivé à Lens.
Si avec lui encore ça irait, mais c'est le problème de Lens quoi. C'est l'efficacité dans les deux surfaces, mais notamment devant. Quand tu regardes les derniers matchs de Champions League, il méritait largement de mener au score, et peut-être même de tuer certains matchs avant la mi-temps. Et ils ont gâché tellement d'occasions, certaines tellement faciles, mais est-ce qu'on peut mettre ça sur le fait qu'ils n'ont pas confiance ou c'est de la maladresse ? Je pense que les deux sont liés, mais je pense que c'est surtout la finition sur le plan technique. Il y a des joueurs qui ont du mal à hisser leur niveau quand la musique de la Champions League résonne.
Donc moi je pense qu'il est surtout là le problème.
Thauvin est le seul capable de faire basculer une soirée européenne comme ça aujourd'hui à Lens, ça tient à lui.
Aujourd'hui j'ai le sentiment que tant que d'autres ne se montrent pas, on en est à attendre quelque chose de lui.
Un miracle.
Il faudrait que justement les autres... Torga Nazar avait très mal démarré, on s'est dit : « Ouh là là là la mauvaise pioche d'être allé rechercher ce gars-là et tout. » Dans le dernier match de Ligue des champions sur la première mi-temps, j'avais trouvé qu'il y avait des progrès, comme pour Ivanovic. Les trois premiers matchs de Lens en Ligue des champions sont très bizarres. On a l'impression que ce sont des matchs à l'envers. Le premier il le gagne, on ne sait pas comment il le gagne. Le deuxième contre le Sporting, la première mi-temps qu'ils font, c'est incroyable qu'ils ne mettent pas un but, qui donne une autre configuration au match.
Rush c'est la mise au point.
Je ne vais pas dire qu'ils ont eu l'occasion pour en mettre deux, pour en mettre trois et tout, déjà un, pour voir comment le match prend tournure. Le match suivant, la même chose. Et à l'arrivée ils sont avec une victoire pas méritée pour deux défaites très dures. Qu'est-ce que ça peut donner contre Côme dans une semaine où ils ont le match de ce soir qui forcément les occupe ? Marseille dimanche soir, beaucoup de doutes parce qu'on voit bien qu'il y a un manque de confiance dans cette équipe. Elle a besoin de se débloquer clairement. Elle a besoin de ne pas envoyer tout le temps le message que c'est.
C'est un problème de qualité, dis-moi Daniel.
Que c'est Thauvin qui va te sauver.
Ce n'est pas de confiance, ce n'est pas Lens, effectivement on en a parlé mille fois dans l'after de la saison dernière, avec ce milieu de terrain qui est parti, qui était dominant en Ligue 1. Aujourd'hui les joueurs quand tu regardes la compo de Lens, tu es en train de nous dire qu'ils ne peuvent pas jouer sur les deux tableaux en fait.
Ça de toute façon aucun club.
Aucun club n'y arrive.
Le souci c'est que même si tu enlèves la Champions League, ils sont incapables d'aligner deux victoires en championnat.
L'avantage Manu c'est qu'ils n'ont pas joué le tableau de la Ligue 1 sur le dernier match, donc ça veut dire que ce soir ils vont peut-être le jouer à fond.
Ouais enfin je ne sais pas parce qu'ils ont perdu le derby contre...
Oui c'est ça.
Ils sont passés à travers.
Comme l'année dernière.
En sachant qu'ils doivent jouer contre Marseille.
Oui mais là je les attends ici au plancher.
Mais le match ce soir c'est...
On a l'habitude de dire le grand Lens quoi.
Exactement, parce que je pense aussi que dans le calendrier c'est un peu le match de la dernière chance tu vois. Si tu ne prends pas les trois points-là, ce n'est pas derrière contre Liverpool, contre City que tu vas les prendre.
Il y a Leipzig.
Il y a Leipzig chez Bodoglimt.
Bodoglimt ça lance.
Donc ce soir tu as six points et après tu as les deux fameux matchs que tu viens de citer.
Oui.
Pour espérer aller chercher les trois qui manquent, tu vois ?
Ouais.
Et là tu peux te mettre à y croire et tu peux te dire : « Il peut se passer quelque chose. » Mais il va vraiment falloir qu'ils le veuillent.
Mais ils l'ont déjà fait quand même cette saison.
Passer, sortir de cette phase de poule.
Lyon et le Paris FC c'est des matchs à domicile où ils savent mettre de l'intensité en mode grande soirée à Bollard et cetera.
Exactement.
Et là ils montent quelque chose, ils peuvent le faire ce soir.
Mais ils l'avaient fait en Coupe d'Europe, ils mettaient des one shots chaque fois.
Contre les Sporings ils l'ont fait, ils ont mis le feu tout ce qu'il fallait, c'était le Lens à Bollard. Sauf qu'ils n'ont pas mis les buts et ils se sont fait contrer et ils ont terminé...
Jean-Louis c'est des one shots à chaque fois à Lens, c'est ça le problème, c'est qu'ils n'arrivent pas à enchaîner les victoires.
Ils sont moins bons que l'année dernière.
Je ne suis pas sûr.
Que ce soir ils fassent un résultat en bon match.
C'est beaucoup plus faible.
Oui mais je ne serais pas surpris que ce soir ils fassent un bon match et qu'éventuellement ils arrivent à gagner, mais est-ce qu'ils sont capables de gagner contre Marseille derrière ?
N'oublions jamais.
C'est la grosse question.
Moi cette histoire de « ils sont moins bons que l'année dernière », je veux bien l'entendre mais je vais le répéter mille fois cette année, quand tu joues les deux matchs par semaine et que tu as la Ligue des champions, tu n'as pas le temps de t'installer, tu as moins le temps de travailler, tu as moins le temps d'entrer dans une saison, tu es immédiatement sollicité tout de suite avec des défaites ou des victoires qui d'un côté procurent une joie à la Ligue des champions qui te met un peu sur un nuage, des déceptions comme ils ont eues contre Bruges ou le Sporting où tu laisses installer un doute, c'est très compliqué à gérer ce genre de saison.
C'est sûr.
Là où oui évidemment tu es bien obligé de constater ça a l'air moins bien, mais ils n'ont même pas le temps de savoir que l'année dernière ça a démarré, Thomason s'est engarré au milieu, ça s'est installé.
Lens il a...
Tu ne sais pas. Titre à oui, associé à qui ? À comment il s'appelle ? Donc là c'est un cuisant.
Après c'était cuisance, Aydara. Après il y avait... comment il s'appelle le quatrième qui a joué ?
Boulakovic.
Boulakovic.
Oui voilà. Et tu as l'impression qu'il est tout le temps en train de chercher la meilleure formule et il ne la trouve pas, comme s'il n'avait pas le temps de la trouver.
Non mais il y a ça Daniel, évidemment la Ligue des champions ça change tout. Il y a quand même eu des départs de joueurs importants et tu as pris le cran en dessous, des mecs plus jeunes à qui il faut laisser du temps et aussi tu as des absents importants. Si à la limite tu as tout le monde, tes 11 qui sont là, allez l'équipe elle n'est pas trop mal, mais là quand tu rajoutes Ganyu qui est le meilleur défenseur, voilà tu les as dit Jibo, c'est sûr que là tu baisses clairement de qualité.
Mais l'année dernière tu avais 100 % de réussite au mercato, rappelez-vous, tous les joueurs recrutés, ils étaient tous bons.
Ils ne sont pas en route.
Cette année, franchement, un crack qui a été recruté.
Tu ressors qui pour l'instant ?
Moi j'ai du mal à...
Parmi les recrutés Jibo. Le seul qui arrive à exister un peu, à être impactant dans cette équipe.
Moi je te dirais cuisance.
Oui je suis d'accord.
Mais c'est tellement loin des deux qu'il y avait l'année dernière que tu as du mal à dire.
Mais pourquoi sur certains matchs titre à oui il m'a beaucoup plu, moi.
Oui mais contre le PSG il a été très bon.
Mais pas que ce match-là.
Tu vois les latéraux là, Scoras, c'est moins bien qu'Aguilar ou Abdou Hamid et bien sûr Kudol, ça on est d'accord. Torga Nazar ça demande confirmation mais ça manque de vitesse parce que c'est ça aussi quand on voit dans le derby, c'est que tu as Sotoka, Hazard, Thauvin en attaque, c'est 34 runs de moyenne, c'est quand même compliqué de claquer des buts.
Moi je dis ce soir c'est un gros test parce que Côme est une équipe qui essaie d'installer son jeu, d'imposer son rythme. Ce n'est pas une équipe qui va faire : « Je viens à l'extérieur en Ligue des champions comme le Sporting, qui est pourtant une très bonne équipe, mais qui a dit : « Vas-y jouez, on va voir de quelle façon on va vous contrer. » Là, Lens qui va vouloir mettre le pressing, enfin la recette lensoise à Bollard, là ils vont tomber sur une équipe qui va vouloir le ballon, qui va essayer de faire tourner, il va falloir aller les chercher, il va falloir aller les bousculer et évidemment si tu parviens à faire ces deux choses-là, derrière il va falloir être réaliste pour marquer.
Ça c'est pour moi un gros test pour Lens ce soir. On va accueillir Geoffrey au 3216, supporter du Racing Club de Lens. Salut Geoffrey.
Salut l'équipe.
Bienvenue sur RMC et dans Génération After. Alors, ton degré de confiance ce soir avant d'affronter, on pourra en faire un débat finalement. Est-ce pas le plus gros morceau de la phase de Ligue du RC Lens, ce Côme qui est 4ème de Série A, qui reste 5 victoires consécutives, tu en as mis 4 à Leipzig je crois, c'est ça ? 4 à Leipzig et 4 à Manchester United aussi.
Ouais si, depuis le début de la Ligue des champions c'est le plus gros morceau, ça c'est clair.
Le Sporting c'est une bonne équipe, Bruges à Bruges c'est lourd aussi.
Ouais ouais mais là je... enfin après moi je connais moins.
Comme ils n'ont pas d'expérience en Coupe d'Europe, il faut dire la vérité. C'est une belle équipe parce qu'elle est hype et qu'elle fait beaucoup parler d'elle, mais elle n'a pas de référence en Coupe d'Europe. Moi je suis désolé, a priori tu joues Bruges à Bruges, vu le passé de Bruges en Coupe d'Europe, on sait qu'ils ont emmerdé beaucoup beaucoup d'équipes à domicile et le Sporting c'est quand même une valeur sûre en Ligue des champions. Ce n'est pas une équipe qui n'est jamais ridicule, c'est toujours très bien quoi.
Ouais non, le degré de confiance il n'est pas très élevé parce que toujours en gros tout ce que vous avez résumé, tout ce que vous avez dit, on ne prend pas beaucoup de blessés quand je vois la défense encore qu'on met. Aujourd'hui on met Udoël dans l'axe, moi j'ai...
Non a priori ça va être Antonio, Baido et Aguilar.
D'accord mais j'ai vu les contres.
Udoël devrait rester en piste en gauche. Oui mais fais confiance à Jibo.
Ouais non bien sûr bien sûr, donc tant mieux, déjà ça c'est une bonne nouvelle. Mais voilà, on n'est pas malheureusement, je pense qu'on n'est pas armés pour performer à ce niveau de Ligue des champions. Je ne dis pas qu'on va faire un mauvais match, au contraire, je pense qu'on va tout donner, on va faire comme nos premiers matchs, mis à part Prague où on va presser, on va essayer d'imposer notre jeu sur toute l'équipe. Doit se faire pardonner par rapport au match du week-end dernier où il y a eu un bon match.
Donc là ils ont vraiment intérêt à se bouger, mais malheureusement on a du mal offensivement, on a du mal à marquer. Face à une équipe je crois qui a une bonne défense, au milieu c'est dur d'exister contre des équipes comme ça en jouant en Ligue des champions, c'est au milieu où on a du mal. Donc je pense que la volonté va être là et qu'on peut avoir des bons moments, quelques temps forts, mais c'est ce qui nous manque, c'est de performer et de marquer sur nos temps forts.
Et Lens n'a jamais fait de clean sheet, c'est important de le dire aussi depuis le début de saison.
On prend beaucoup de buts, c'est ça exactement, on prend beaucoup de buts, ça reste une défense qui est toujours fébrile, qui est toujours... je ne sais plus qu'on est à combien de défenses alignées depuis le début de l'année, ce n'est pas 10 ou 11 défenses. On n'a pas de défense type, nos meilleurs joueurs sont blessés derrière, même s'il y a Baido qui ne revient pas trop mal. Antonio reste jeune.
Antonio a fait une bonne entrée à Lille.
Ouais il fait une bonne entrée à Lille mais on voit qu'en Ligue des champions c'est... après il monte en puissance et tant mieux, moi je l'espère. Mais voilà, le degré de confiance il n'est pas très élevé, mais en tout cas ce que j'attends de l'équipe moi clairement c'est que ça fasse un gros match, qu'il se fasse pardonner, qu'il donne tout. Et après tu tombes sur plus fort que toi, voilà tant mieux, c'est le jeu. Mais je pense que ça va être très compliqué.
C'est quoi ton rendez-vous de la semaine ? C'est Côme ou Marseille ce week-end Geoffrey ?
Je ne mets pas l'un.
C'est toi qui as envie d'avoir deux rendez-vous.
Ouais non clairement.
Tu as envie d'avoir deux rendez-vous ouais.
Ouais non non clairement je ne mets pas l'un ni l'autre.
Pour moi c'est Marseille. C'est Marseille pour toi ?
Les deux j'espère franchement parce que ce match-là mine de rien si tu arrives à le gagner tu es quand même à 6 points de Ligue des champions, tu peux...
Tu as le droit d'aller deux fois au resto dans la semaine pour bien manger. Tu as le droit d'avoir 6 matchs et ça aussi. Mais la question c'est est-ce que tu...
C'est le concluant, il ne faut pas l'oublier.
Mais c'est ça la... moi je trouve que c'est ça la... moi je le verrais plutôt comme ça, la récompense de ce que tu as fait l'année dernière, c'est justement en une semaine d'avoir deux méga rencards. C'est-à-dire un match de Ligue des champions qui n'est pas hors de portée pour toi où tu peux entretenir l'espoir d'une belle aventure et de savoir que dimanche tu reviens à Bollard, tu te refais ta frite et tu joues l'OM. Ça je trouve que c'est le vrai kiff, il est là. C'est ça qui moi me fait à chaque fois de la peine quand chaque année on n'arrive pas à jouer ces deux matchs par semaine, qu'on se prend la tête avec ça dans notre football et qu'on ne s'en sorte pas parce qu'on devrait absolument kiffer des semaines comme ça.
C'est fabuleux pour un supporter de Lens de venir mercredi soir à Bollard et de revenir dimanche et de jouer Côme et de jouer l'OM quoi, c'est génial.
Mais bien sûr c'est génial, c'est génial et puis enfin moi je pense pas en plus on ne fait pas des mauvais matchs, je pense que les deux matchs par semaine on arrive à les encaisser parce que je mets de côté le match...
Si le match à Lille il n'est pas bon.
Voilà c'est un non match mais ce n'est pas lié aux deux matchs par semaine, c'est mental. On a fait le même match que l'année dernière où mentalement on n'est pas...
Ouais moi je...
L'année dernière c'était le pire match de Pierre Sage, ils étaient à la rue totale. Mais ils ont un complexe à Pierre Morois, c'est un truc de dingue.
Je suis tout à fait d'accord, je suis tout à fait d'accord et quand on voit Thauvin qui dit qu'il n'est pas...
Même avec Marseille Thauvin il n'y arrivait pas au stade Pierre Morois parce qu'il était en grippe à chaque fois.
Il n'est pas... ça le touche, je pense que ça le touche, ça le déstabilise.
Exactement, ils ont du mal, c'est un peu trop au nord et ils n'aiment pas trop.
Et si je mets ce match-là de côté, si je mets ces matchs-là de côté, on a toujours été au rendez-vous, on a toujours fait des matchs pleins même en championnat. Donc moi je suis d'accord avec Daniel, les deux matchs et je pense qu'ils le vivent comme ça. Les deux matchs par semaine c'est du kiff et il faut tenir compte.
Comme on dit souvent, les joueurs préfèrent jouer qu'entraîner.
Il n'y a pas de souci, j'ai pas dit ça.
J'entends ce que vous dites, c'est du kiff, c'est du kiff, sauf que quand tu ne gagnes pas, c'est moins d'être du kiff.
Une double claque dans la semaine, un double rencard raté quoi, un double rencard raté.
Ça c'est sûr que si tu prends... tu as deux rendez-vous dans la semaine, tu prends deux râteaux, tu n'es pas bien.
C'est sûr.
Tu n'es pas bien la nuit.
Mais non ce n'est pas ça, c'est surtout quand tu mets les ingrédients qu'il faut dans les mi-temps et surtout en première période, tu n'es pas récompensé et que ce n'est pas la première fois, c'est récurrent du côté de Lens. Donc moi je veux bien, je vous entends, c'est du kiff, il n'y a pas de souci, tu joues à Champions League, il n'y a pas de souci, tu joues des grosses affiches derrière en championnat, sauf que tu domines ton adversaire, tu ne marques pas et la première occasion de l'adversaire, il te plombe un but. Donc mentalement...
Bien sûr, mais c'est aussi parce que toi tu n'as jamais pris deux râteaux dans la même semaine, c'est pour ça.
Oui c'est vrai.
Geoffrey, merci d'être venu au 3216, excellente soirée à toi, bon match pour revenir pour le débrief bien sûr de l'After tout à l'heure. Les amis, alors il y a 8 minutes sur les deux pelouses. Attends, attends, attends, attends, attends, il y a 8 minutes.
Mais c'est quoi ce match de foot ?
Sur les deux matchs, AEK Real et Fenerbahçe Liverpool, il y avait un partout sur les deux pelouses. Ça a évolué. À Istanbul, entre Fenerbahçe et Liverpool, il y a désormais trois buts à deux pour Fenerbahçe. C'est fou, voilà, il y a eu trois buts qui ont été marqués en l'espace de 6 minutes.
Ambiance de fou.
Et il y avait un partout entre l'AEK Athènes et le Real Madrid. Edgar Grolo, où en sommes-nous sur place ?
Deux partout, deux partout et il reste seulement 10 minutes à jouer à Athènes entre l'AEK et le Real Madrid. Le but déjà de Stavros Spilios, le latéral gauche albanais de cette équipe de l'AEK qui avait pris l'avantage et puis 3 minutes après, Kylian Mbappé qui est décisif pour la 100ème fois de sa carrière en Ligue des champions avec un centre de Dumfries venu de la droite et une reprise à bout portant de Kylian Mbappé décisif pour la 100ème fois. Il n'y a que Lionel Messi qui a réussi à le faire plus vite. Kylian Mbappé il l'a fait en 102 matchs, Lionel Messi 101 matchs.
Magnifique, voilà, magnifique soirée, début de soirée, deux belles affiches. J'adore cette nouvelle formule de Ligue des champions, c'est un régal.
Je fais ça exprès, arrête, vraiment.
Ah ne lance pas s'il te plaît.
Mais tu kiffes là, je te vois, tu regardes la télé, tu es comme un gamin de 12 ans, tu es à fond sur les deux matchs.
Mais tu sais que...
C'est du foot, c'est...
Tu sais qu'il n'y a pas que...
C'est de l'émotion, c'est...
Tu sais qu'il n'y a pas que deux matchs dans une soirée.
Il y en a encore des beaux ce soir.
Ce n'est pas comme ça qu'il faut regarder, c'est l'entièreté du programme. Alors que Arda Güler, c'est Brahim Dias qui fait son entrée en jeu pour le Real Madrid.
J'avais oublié.
Allez, on fait une pause. On va rester avec Jibo et Jean-Louis bien sûr au direct de Bollard. On va parler de Côme dans un instant. On va parler d'un joueur magnifique, merveilleux, Nico Paz. Restez avec nous, vous écoutez Génération After, spécial Ligue des champions avec Manu Petit. Daniel Rieulo, RMC 20h25. À tout de suite.
RMC, Génération After.
Nicolas Jamin.
Avec Daniel Rieulo, avec Emmanuel Petit et à Bollard avec Jean-Louis Tour et Jean-Baumel, Lens-Côme ce soir. C'est dans moins d'une demi-heure désormais. Le match important, décisif, peut-être pas, mais quand même pour Lens qui compte 3 points, qui a encore 4 matchs à jouer derrière. On a rappelé le calendrier, il est très relevé. Déplacement à Leipzig, réception de Bodegrimts, réception de Manchester City et déplacement à Liverpool. Liverpool qui est mené 3 buts à 2 ce soir en Ligue des champions. Match qui a débuté à 8h45 sur la pelouse de Fenerbahçe et toujours deux partout, Edgar Grolo entre l'AEK Athènes et le Real Madrid.
Ouais après 85 minutes de jeu, mais il y a eu une énorme opportunité il y a quelques secondes avec Kylian Mbappé qui était lancé en un contre un face au gardien, légèrement excentré côté droit. Il a tiré, il a touché la barre transversale grecque et on en reste donc sur ce score de 2-2 entre l'AEK et le Real Madrid. Il reste maintenant 4 minutes à jouer dans le temps réglementaire.
Lens-Côme ce soir 21h, nous accueillons Daniele Manucia. Salut Daniele.
Salut Nico, salut tout le monde. Gardien de l'AEK, c'est l'ancien gardien de Benevento, Brignoli. Il avait marqué de la tête contre Milan.
Ah c'est une belle entrée sur scène mon cher Daniele, effectivement. Je ne l'avais pas celle-là, je ne l'avais pas. Daniele, on parle de Côme avec toi bien sûr. Sensation en Italie depuis 2 ans, qui a 10 ans joué en D5. Il y a beaucoup d'argent, on le rappelle, ce n'est pas juste la belle histoire d'un petit club italien qui a enchaîné les montées de manière miraculeuse.
C'est sûr, il n'est même pas très italien et beaucoup leur reprochent en Italie de ne pas être assez italien justement.
C'est vrai ça Daniele ou pas ?
Ah si si.
Oui oui, on le rapproche en Italie mais c'est surtout l'UEFA qui le rapproche parce qu'ils n'ont pas assez de joueurs formés en Italie et c'est pour ça qu'ils ont les bons le plus court. Mais par exemple cet été ils ont pris Liberali, c'est un joueur très intéressant, il sort de l'équipe des jeunes de Milan. Donc ils veulent changer ça. Ils ont aussi un joueur très fort que c'est eux qui l'ont formé qui s'appelle Cassano et il n'a aucun lien avec les vieux Cassano.
D'accord, voilà. Et tu sais que Côme en Italie, tu lis, c'est une équipe on dit qui marche beaucoup, on en parle beaucoup ici. En Italie, tu lis la Gazzetta, même quand ils jouent qu'ils ont fait un bon résultat, mais il faut aller très très loin dans les pages.
Mais tu sais pourquoi Daniele, tu sais pourquoi ? Mais tu sais pourquoi ça ?
Dis-moi Daniele, dis-nous.
Mais c'est parce qu'en Italie en fait les télés et les journaux ils font les calculs sur les supporters. Les supporters les plus importants en Italie c'est Milan Inter Juventus après Roma.
Je serais bien que la Gazzetta ouvrira tout le temps avec principalement Milan Inter et Juventus, il n'y a pas de problème, je le sais. Mais il y a vraiment une sorte, pas de rejet, mais genre on s'en fout.
Ils n'ont pas beaucoup, ils n'ont pas assez de supporters. Mais c'était la même chose avec l'Atalanta par exemple. Quand l'Atalanta elle était en Champions League ou elle allait très loin en Europa League, c'était toujours avec un peu de...
Fabregas on ne veut pas qu'il nous donne des leçons alors qu'il faudrait peut-être quand même regarder ce qu'il fait parce que c'est quand même pas mal et que ça pourrait aider deux trois techniciens en Italie de changer un peu de mentalité.
Mais ils sont en train de changer.
Ils n'ont pas, c'est un club nouveau, il n'y a pas beaucoup de supporters, Côme ce n'est pas une ville de foot et tout. Mais il y a un peu genre voilà, on s'en fout un peu de cette histoire-là. C'est très très bizarre.
Ça me rappelle un peu Leipzig.
J'allais le dire effectivement, peut-être pour d'autres raisons. Leipzig c'est le club en plastique, c'est comme ça.
Oui c'est un peu très artificiellement, mais il y a de ça. Côme est monté de manière un peu artificielle grâce à ses entrées d'argent, à ses moyens, mais aussi grâce au choix de nommer Chelsea Fabregas, Manu évidemment.
Puis parmi les actionnaires aussi, pas mal d'anciens joueurs.
Tout à fait.
Ouais, Daniel peut en parler notamment, tu en as déjà parlé. Thierry Henry a des parts également à Côme notamment. Il y a beaucoup d'anciens joueurs.
Ça sert quand même sur le marché des transferts parce que quand tu regardes les joueurs qu'ils ont.
Tu crois ça ?
Regarde un petit peu.
Petit lauris sur actionnaire, ça.
Regarde un peu les joueurs.
On va dire qu'à valeur égale, c'est.
Qui arrivent, qui sont arrivés au mercato estival. Ça vient de Chelsea, du Milan AC, Chelsea encore une fois, de Dortmund pour un club qui a une histoire.
Si, ça rend un peu plus sexy.
Je veux dire en dehors du projet de jeu, de l'entraîneur. Je veux dire c'est les gens qui sont derrière ce projet-là aussi qui peuvent attirer aussi des joueurs.
Non mais ils sont forts en Côme, en marketing, ils attirent du monde quand même. Si, si, bien sûr.
Il n'y a pas beaucoup d'Italiens aussi dans l'effectif.
Il y en a un qui avait dû te perdre dans les frites.
Ah, vous l'avez dit ça ?
Pardon.
On a commencé à en parler tard.
Mais moi je veux que Jean-Louis le répète.
C'est pas moi qui ai dit un vrai problème.
Excusez-moi, excusez-moi.
Il y a assez peu d'Italiens. Il y a plus de Français que d'Italiens dans le monde.
Tu as le droit d'aller à la friterie sans problème.
C'est une équipe plus espagnole, ça vous l'avez dit aussi ?
Tu vois la valeur ajoutée, elle est là.
Parce que quoi ?
C'est une équipe plus espagnole qu'italienne.
C'est vrai. Et comme style de jeu, parce qu'il n'y a pas beaucoup d'espagnols joueurs.
Il y a une espèce de rivalité, on n'aime pas beaucoup le foot espagnol.
Oui, dans le style de jeu plus que dans les individualités, Daniele.
Tu verras.
Oui mais ça, oui oui mais ça par contre si je peux, on a beaucoup insisté sur ça mais c'est aussi très vrai l'inverse, c'était Fabregas il a beaucoup appris en Italie. La première saison qu'ils étaient en Serie A, ils ont failli descendre. Ils ont eu les premiers 6 mois très difficiles et il a dû travailler sur sa défense. Et là ça peut arriver de voir Côme jouer avec la ligne à 5. Quand il mène par exemple, ils n'ont pas une difficulté athlétique, il peut mettre un défenseur en plus et un attaquant en moins. Et aussi baisser un peu le niveau de jeu.
Après, ça reste une équipe assez spectaculaire pour comment on joue avec la balle à terre, on sort de la pression, mais ça je pense ça devient plutôt universel plutôt qu'espagnol.
J'ai l'impression aussi que par rapport à tout ce qui a été dit sur le fait que Côme n'est pas représentatif véritablement de ce qu'attendent les Italiens, j'ai l'impression aussi que ça aide dans le projet de Côme depuis 2 ans à performer au plus haut niveau. Et les joueurs jouent de façon extrêmement libérée, il n'y a pas vraiment de pression sur eux. Ça serait bien que Quatuor Fero, personne ne parleront d'eux. Donc j'ai l'impression en fait que c'est un petit peu un état dans un état en fait Côme. Tu vois ce que je veux dire ?
C'est une principauté de Serie A.
Voilà, et que c'est quand même relativement rare dans l'histoire du football pour le noter quoi.
Et italien encore plus, très certainement.
Exactement.
Bon, parlons de Nico Paz quand même, on en parle beaucoup le lundi soir avec toi Daniele, avec les drôles de dames bien sûr. C'est le joueur sexy, le joueur fort de cette équipe. Il est arrivé pour 60 millions d'euros. Il jouait déjà à Côme depuis 2 saisons, mais ils ont payé la clause puisque le Real avait 50 % des droits du joueur. 60 millions d'euros arrivé cet été, Nico Paz. Il fait encore une fois un très bon début de saison, il a 3 buts, 3 passes. C'est un joueur qui a déjà cumulé à 12 buts cette saison, la saison dernière. Parle-moi de Nico Paz, à quel point il est essentiel ?
Est-ce que lui c'est une star en Serie A pour le coup ?
Ça, il le devient de plus en plus, oui. Il grandit de plus en plus aussi son talent, c'est-à-dire il est jeune, il n'a pas 19 ans, il a 22 ans. Ce n'est pas un instantané, il commence à avoir de l'expérience, mais il ajoute à son jeu, il ajoute des choses. Alors, ce n'est pas un joueur qui peut-être vole, comme on dit en italien, vole l'œil, rubalocchio pour ses dribbles. Parce que ce n'est pas un très grand dribbleur, mais il a une présence physique qu'en Italie on commence un peu à comparer avec, bon, c'est peut-être exagéré, mais avec Zidane, avec Redondo, ces joueurs.
C'est exagéré alors, oui.
C'est exagéré, mais il est élégant, mais il est fort physiquement. Il peut s'en sortir avec des, par exemple, des, comment dire, des contrôles de balle artistiques. Et après, il commence à avoir une présence aussi dans la surface de réparation. On l'a vu marquer deux fois de suite en Serie A avec la tête. Alors ça, c'était de nouveau par exemple. Donc s'il commence à marquer avec la tête, s'il commence à faire un peu aussi avant-centre, eh bien là c'est toute une autre dimension qu'il prend. Parce que pour le moment, c'est un énorme playmaker offensif. Mais ce n'est pas un énorme passeur, ce n'est pas un énorme dribbleur, ce n'est pas un énorme tireur, frappeur.
Il tire beaucoup, il frappe beaucoup, mais il n'est pas très très dangereux. Dans ce côté-là, sur le profil offensif, c'est Batturina, le joueur que tape un peu plus à l'œil. Lui, c'est plutôt un playmaker, il touche beaucoup de ballons.
Mais je ne suis pas complètement d'accord, c'est un garçon qui est pétri de qualité avec et sans ballon, puisqu'il a une intelligence de jeu également dans le remplacement qui est intéressante. C'est un garçon qui est capable de percuter ballon-pied, qui est capable d'être passeur, qui est capable d'être buteur. Il a une vision aussi clairvoyante sur le terrain qui aère aussi le jeu du côté de Côme. Et ça revient sur, et je reviens sur ce que j'ai dit auparavant, sur le fait que Côme arrive un petit peu d'un état dans un état, tu vois, comme une principauté en Italie. Lui, il n'a quasiment pas joué, il est issu du Real Madrid, il a fait quelques matchs et il est parti direct à Côme.
Donc ça te montre quoi ? Moi, pour moi, c'est une curiosité Côme depuis pas mal de temps.
Ça fait une histoire étonnante.
Je sais que ça convient de dire Côme pour voir.
Pardon ?
Essayez de voir de dire Côme.
Côme ?
Ouais, mais là j'ai la crève donc.
Ah, c'est la glace à complexe tu veux dire, c'est quoi ?
Le Côme.
Ce qui dit Côme.
Oui, oui.
Parce que c'est un mec du sud, c'est un Monégasque Manu, c'est pour ça.
Voilà, c'est ça.
Dans le sud, on dit jeune et.
Je le trouve vraiment très très bien et il représente le futur également de l'équipe d'Argentine. Mais j'aimerais en fait voir ces joueurs dans un contexte différent pour voir à quel niveau ils pourraient performer. Aujourd'hui, ils sont en train de démontrer pas mal de qualités, mais c'est ça Côme, tu vois ce que je veux dire ? Donc j'ai besoin de savoir ça.
Daniele, en quelques secondes.
Je suis d'accord avec Manu, c'est-à-dire on attend tous Nico Paz, Batturina, Massantono à des niveaux plus hauts, mais l'histoire de Nico Paz et l'histoire de Massantono cette saison montre aussi que pour certains joueurs très jeunes, c'est nécessaire de faire de l'expérience avant. C'est nécessaire de jouer beaucoup pour découvrir aussi son propre talent. Nico Paz, il n'avait jamais eu le temps de développer son talent comme il l'a développé en Italie en 3 saisons. Et là, juste là, il commence à devenir aussi un buteur. Donc qu'est-ce qui va se passer sur le reste de la saison ?
On ne sait pas, ça se trouve cet été, ça va être un joueur encore plus grand. Si Madrid, ils vont mettre, parce qu'ils ont une clause pour le racheter à 80 millions, si Madrid, ils vont mettre les 20 millions de différence, ça se trouve ils vont se trouver un joueur encore plus grand. Ou ça se trouve ils ne vont pas y croire, ils vont le laisser à Côme encore une fois.
Il y a du monde à Madrid, mais pourquoi pas.
Daniele, merci, tu seras là dans l'after pour débriefer ce lance Côme au côté de Daniele, de Gilbert et Sam Umtiti. Bonne soirée à toi, bon match.
Bonne soirée à vous.
Ça démarre dans moins de 20 minutes désormais bien sûr, alors que ça a évolué. Liverpool a été battu par Fenerbahçe 3 buts à 2, score final. Liverpool, ça ne va pas du tout dans ce début de saison en première ligue également, largué très très loin des deux Arsenal et Manchester City. Alors que le Real, Edgar Grolo, s'est fait, s'est imposé finalement.
Eh oui, eh oui, respire sur le gong, le but magnifique de Fede Valverde qui nous a fait une Fede Valverde et qu'il ne sait que mettre des buts comme ça. C'est-à-dire un pétard de l'extérieur de la surface de réparation, coup du pied comme elle vient, victoire 3 buts à 2 pour le Real Madrid sur la pelouse de l'AEK Athènes alors même que le Real a été mené à deux reprises. D'abord avec l'ouverture du score de Kohita à la 12ème, l'égalisation de Bellingham à la 32ème et puis ensuite surtout avec ce but de Pillos à la 75ème minute et une nouvelle fois comme à Rome, le Real Madrid qui renverse la situation grâce à Mbappé et grâce à Fede Valverde.
Quatre victoires en quatre matchs pour le Real Madrid dans cette Ligue des Champions.
Et 7ème victoire consécutive également pour le Real, toutes compétitions confondues, la bonne période de l'équipe de José Mourinho. Merci Edgar, on te retrouve également dans l'after tout à l'heure. On revient dans un instant dans la génération after sur RMC. On va parier sur ce match et on va encore évoquer l'anse de Yannick Cahuzac qui joue son destin européen ce soir face à Côme. Restez avec nous, vous écoutez RMC.
RMC, génération after.
Nicolas Jamin.
Avec Daniel Rieu, avec Manu Petit, soir de match à part, soir de Ligue des Champions, la 4ème journée, l'anse qui reçoit Côme, actuel 4ème de Serie A. Jean-Louis Tour, Jean Baumel sont sur place pour ce duel qui démarre dans moins de 15 minutes désormais. Rappel des compos s'il vous plaît, Jean-Louis et Gibo.
Avec pour le Racing Club de Lens, Robin Risserre dans le but en défense, cette défense à trois avec Aguilar, Baidou et Antonio, les pistons à gauche Udol, à droite Scoras. Les deux milieux, Aydara Cuisance et les joueurs offensifs, Torga Nazar à gauche, Florian Tovin à droite, Ivanovic en pointe.
Et à Côme, Jean Buté qui est né pas loin d'ici à Lille est titulaire dans les buts. Kemp fait Ramon en défense centrale, Couto à droite, Valet à gauche, Peronet et Mia au milieu de terrain. Deux Français sur les côtés au milieu de terrain. Cakré à gauche titulaire à la place de Batturina. Dakuna à droite, Nico Paz en soutien. Anastasios Douvikas.
Alors, si on suit la dynamique depuis Cahuzac qui est arrivé au club, Manu t'en parlait tout à l'heure, c'est défaite-victoire, défaite-victoire, défaite-victoire, défaite. On peut dire que c'est peut-être une victoire ce soir quoi.
Ils étaient en championnat, ils étaient sur trois victoires consécutives.
Non mais c'est un sur deux pour l'instant, toutes compétitions confondues.
J'avais compris là quand même.
Est-ce que le lance de Cahuzac c'est mieux que Topmoller? Sur ce qu'on a vu de Topmoller, on n'a pas eu beaucoup de temps.
Qu'est-ce qu'on a vu de Topmoller?
Bah rien. Donc c'est pour ça que je ne peux pas me hasarder à faire une comparaison. Parce que tu ne l'as pas vu au moment où sont arrivés les matchs rapprochés, où tu rentres dans le dur de la saison. Donc on ne peut pas faire de comparaison. C'est une page qui doit être tournée à laquelle on ne doit même plus penser en fait.
Gibo, est-ce que tu es convaincu par ce qu'a mis en place pour l'instant Yannick Cahuzac?
Bah écoute, dans le jeu, on a vu quand même des choses très intéressantes, notamment contre Lyon, contre le PFC. Il y a plus de Lyon je trouve, même à Bruges, la première mi-temps, il fait tourner mais ça joue très bien. Après voilà, il y a un problème d'efficacité offensive qui est assez récurrent au sein du Racing Club de Lens. Mais il y a moins d'errements, il y a moins de trous. Avec Topmoller, l'équipe était énormément déséquilibrée. Avec Cahuzac, on retrouve un peu la patte d'époque de Franquez, de Pierre Sage.
Moi je trouve qu'ils sont sur le bon chemin. Après, on ne va pas refaire le débat sur, je pense que l'effectif est beaucoup moins fort que l'année dernière. Même s'il y a deux matchs par semaine cette saison, c'est et puis en plus tu as des blessés. Donc il n'est pas aidé. Mais je pense que les joueurs, ça c'est sûr, adhèrent totalement à ce qu'il veut mettre en place Yannick Cahuzac. C'est ça le plus important.
Bah oui, oui, oui, je suis complètement d'accord. Parce qu'on l'a vu aussi avant même que Topmoller s'en aille, qu'il y avait une cassure avec le vestiaire. Donc là, c'est la continuité. Cahuzac, ça fait des années qu'il est là-bas, il est très apprécié. En plus, c'est un jeune entraîneur, donc il a un lien aussi intime avec pas mal de joueurs. Donc c'était nécessaire pour retrouver une certaine dynamique. Mais je reviens sur ce qui a été dit, c'est que je pense que l'équipe s'est affaiblie par rapport à l'année dernière.
Tout à fait. Coup d'envoi à 21h00, lance Côme, on parie sur ce duel.
Winamax, le plus important, c'est de gagner.
C'est le moment de parier sur RMC avec Winamax.
Et avec Christophe Payet, salut Christophe.
Salut Nico, bonsoir à tous, salut Manu, salut Daniele.
Quelles sont les codes de ce duel?
Eh bien, Côme est favori à Lance. 1,82 la victoire des Italiens, 3,65 de Lyon.
Waouh, je n'aurais pas une cote pareille.
Et 3,40 la victoire de Lance, mais il y a une certaine logique.
3,40?
Ah ouais, là c'est gros outsider quoi.
Bah oui, mais il y a une certaine logique. Côme est 11ème, Lance est 26ème. Côme, en championnat.
Tu te retrouves plus que quand même?
Bah.
Pas tant que ça, parce qu'en championnat, Côme est 4ème avec une seule défaite en 10 matchs. Donc c'est très très compliqué de battre cette équipe de Côme.
Ils sont sur 5 victoires consécutives aussi.
Oui, et puis en plus de ça, à l'extérieur, ça va plutôt bien en championnat. 4 victoires, ils ont gagné à Naples, sur la pelouse du Genoa, de la Fiorentina, du Torino. Eh bien moi, je suis désolé, je vais peut-être casser l'ambiance.
Tu m'as foutu les jetons là.
Mais moi j'annonce la victoire de Lance.
Tu veux parier la victoire de Lance?
Ouais, eh bien moi je vais parier la victoire de Côme à 1,82, puis je vais quand même me couvrir parce que je souhaite me tromper. Lance, par exemple, qui ne gagne pas certes, mais qui peut faire un nul. Donc Côme ne perd pas les deux équipes marquent, c'est toujours 1,82. Un penalty dans le match, parce qu'il y en a quand même pas mal du côté de Lance, c'est 3,40. On sait que Tovin est très fort dans cet exercice. Tovin décisif à 1,84 et puis Paz, Nico Paz, bah si Nico Paz, il faut le jouer décisif, hein Nico?
Tout à fait.
Bon, ça passe. À ne pas confondre évidemment avec la petite pilule là qui permet d'arrêter de fumer, ça s'appelle pareil mais ça ne sert pas du tout à la même chose.
Je ne la connais pas moi cette pilule.
C'est quoi c'est un jeu de mots entre Paz et Pach?
Non, non, Nico Paz, ça s'appelle Nico Paz.
Ah oui, d'accord.
Je ne savais pas.
C'est cool.
Mais tu vois ça, c'est la plus-value Christophe Payet. Il vient faire des paris, mais également des calembours.
Mais c'est peut-être fumé grâce à ça aussi.
Alors là c'est bien.
En plus il partage son vécu, c'est magnifique.
J'ai pas entendu toute la série, mais on sait que Lance à Bollard, tu es quand même capable de faire des gros matchs. Est-ce que ça ne vaut pas le coup?
Même si les petits comptent défaite contre l'Orange.
Oui mais là je ne m'attends pas à ce qu'ils fassent un petit match. Est-ce que ça ne vaut pas le coup étant donné la cote très intéressante d'aller jouer victoire de Lance?
C'est ce que je dis, mais pourquoi pas. Mais attention, il y a beaucoup d'absents du côté de Lance.
Merci Christophe.
Ouais.
Winamax, le plus important, c'est de gagner.
C'est le moment de parier sur RMC avec Winamax. Les jeux d'argent et de hasard peuvent être dangereux. Perte d'argent, conflits familiaux, addictions. Retrouvez nos conseils sur joueurs-info-service.fr et au 09 74 75 13 13, appel lanceur taxé.
Manu Petit reste là, il va accompagner aux commentaires à Bollard, Jean-Louis Tour et Jean Baumel. Match important, immense pour le Racing Club de Lance qui joue son destin en Ligue des Champions ce soir face à Côme. Restez avec nous sur RMC, 20h51, coup d'envoi dans moins de 10 minutes.
Génération after.
RMC.
Et justement pour ça, je présente vraiment toutes mes excuses à tous les Marseillais.
J'ai eu la réaction qu'une personne ne peut pas avoir et je suis prêt à m'excuser devant les journalistes.
Le PSG ne s'excuse pas monsieur, le PSG ne s'excuse pas, il n'a pas besoin de s'excuser.
Honnêtement, je veux seulement dire que je m'excuse.
J'ai fait une grosse connerie, je suis là pour m'excuser.
Je dois juste dire à notre supporter : « Excuse ».
Jusqu'à 00h30, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Bonsoir à tous, l'after est là jusqu'à minuit et demi, même dans les pires soirs de l'histoire du football français. Et oui, on est là, jusqu'à minuit sur RMC, sur After Foot TV et sur la chaîne YouTube de l'after. Avec vous, au 3216, supporters lensois, nous sommes là pour vous ce soir. Nous vous attendons. La consultation est gratuite. N'hésitez pas à nous appeler pour utiliser les pôles de l'after pour vous consoler ce soir. On est là dans l'after, l'After Foot le vrai bien sûr, et pas la copie avec Daniel Rieulo.
Salut Daniel.
Bonsoir les amis. Le problème c'est que je ne sais pas si à 9-1 on a les médicaments et le pansement, parce qu'on n'a jamais eu à soigner ce genre de mal.
Ouais. J'avoue qu'on n'a pas fait exprès, mais on a un annexe lillois, parmi nous. C'est Samuel Umtiti.
On a l'homme qui a le pouvoir.
C'est ça.
On ne fait que des soirées de défaite avec lui, c'est comme ça.
Quel hasard. Bonsoir à tous. Et alors, il y en a un qui était au stade ce soir, qui est sous le choc. C'est Jean-Louis Tour, salut Jean-Louis.
Salut les gars. Ouais, là je suis groggy là.
Voilà, pour reprendre une expression célèbre. On va analyser ensemble tous les matchs du soir. Donc la défaite historique de Lance face à Côme ce soir, 9-1, score de Foot Loisirs. Même le Media Football Club, je crois, n'a jamais pris ça dans son histoire.
Ah non.
Non. 9-1 pour Côme, on va en parler longuement dans quelques instants. Les autres scores du jour, enfin du soir, en sachant que les drôles de lames nous rejoindront un peu plus tard, pour analyser notamment la victoire du Real à Athènes face à l'AEK, 3-2. Fenerbahçe qui bat Liverpool, 3-2. Porto qui bat Naples, 4 buts à 1. Bruges qui gagne au PSV Eindhoven, 2-1. Dortmund qui bat le Betis, 2-1. City qui gagne à Leipzig, 3-2. Arsenal qui gagne au Slavia, 2-1. Et Viking Stavanger qui bat Saba, 4 buts à 1.
Et puis on avait un match d'Europa League, également aujourd'hui décalé. Rennes cet après-midi jouait face à Olympiacos, il y a eu 0-0 dans ce match, on en parlera également d'ici minuit et demi. Mais évidemment, bon, il n'y a pas de 3 points pour Lance, bien sûr, mais il y a 9 buts encaissés. Bon, on va quand même rester sur 3 points et pas sur 9. C'est parti.
L'important, c'est l'essentiel.
L'important, c'est les 3 points.
Soit l'essentiel, c'est le plus important.
Daniel.
Qu'est-ce que je ne sais pas, je suis déboussolé. Qu'est-ce que tu veux que je te dise? C'est historique, c'est l'humiliation subie par les Lensois. Deux, bah, c'est la première fois qu'on les voit en prime time, à part ceux qui vont voir les matchs de la Serie A. Et je pense qu'il n'y a pas beaucoup de gens qui nous écoutent qui voient Côme jouer. Donc parlons dans le point 2 de Côme et de ce très beau football, de joueurs dont on entend beaucoup parler mais qu'on ne voit jamais faire des matchs entiers, comme Nico Paz, comme même Dakuna, notre joueur de l'équipe de France que peu de gens connaissaient il y a encore un mois.
Donc on peut parler de cette équipe-là. Et point 3, bah, on va essayer de sortir rapidement de ce cauchemar. Il y a eu pas mal de belles affiches ce soir, notamment Real qui est allé faire un peu ce qu'ils avaient fait à la Roma, s'en sortir dans les dernières minutes, et qui ont le même nombre de points que le PSG en tête de cette Ligue des Champions.
Samuel.
Deux gros points. Le premier, c'est la défaite historique du RC Lens qui était en difficulté, qui a sombré ce soir. Le deuxième point, c'est bien évidemment Côme qui, encore une fois, a livré une grosse prestation. Ils arrivent à prouver de match en match que le travail d'un entraîneur, bah, on arrive à le voir sur le terrain par rapport à la qualité des joueurs. Certes, qui ont des bons joueurs, mais je trouve que Fabregas en mène une autre patte.
Et ensuite, comme Daniel, j'ai envie qu'on parle de ce match du Real pour le troisième point. Ils n'ont pas forcément fait le plus grand match, mais ils arrivent quand même à remporter cette rencontre.
Petit point classement. Alors effectivement, en tête de la Ligue des Champions ce soir, après donc 6 journées, alors attendez, que je oui, c'est ça.
Après 4 journées.
4 journées.
4 journées.
4 journées, je me disais que j'avais buggé. Il y a le PSG et le Real avec 12 points, qui sont tous les deux en tête. Et puis alors les deux autres clubs français, Lille est avant-dernier avec 1 point, 35ème sur 36, et Lance est 33ème avec 3 petits points et une différence somptueuse de moins 12, donc dans cette Ligue des Champions. Messieurs dames, ce soir.
Personne n'a souligné, il a mis dans ses points, il y avait un match aujourd'hui. Rennes a joué en Coupe d'Europe cet après-midi.
Je l'ai dit.
Oui, mais nous, nous ne l'avons pas mis jeudi pansémane dans le classement.
Oui, tu aurais pu le mettre dans tes 3 points.
Bah, je ne sais pas, un club français qui joue dans l'anonymat le plus complet en plein après-midi à 16h30, qui livre un match, mais d'un ennui terrible.
Attends, on en parlera plus tard, on entendra notamment.
Non mais c'est le groupe complet de nos équipes françaises en Coupe d'Europe. On est dans une année un peu terrible là quand même.
Messieurs dames, un morceau célèbre s'impose ce soir. Musique.
Comme un ouragan.
Voilà, c'était plus que ça. C'était une tempête, c'est tout quoi.
Jean-Louis Tour.
Non, ouragan c'est plus fort, je suis bête.
Ouais.
Ouais mais ça dure 90 minutes un ouragan? C'est long là, le passage de l'ouragan.
Comme un ouragan. Comme ça vous avez le titre des journaux demain matin grâce à l'after. Moi je il y a un truc Jean-Louis, on va démarrer par ton avis là-dessus. C'est le genre d'événement qui reste dans la carrière des joueurs. C'est-à-dire les mecs qui sont sur le terrain ce soir, Cahuzac et tout, les mecs, ils auront ils vont traîner comme un boulet.
Ah là c'est je pense que tous les.
J'étais au 9-1.
Ah je suis d'accord.
J'étais au 9-1 contre Côme.
Je pense que les spectateurs s'en rappelleront toute leur vie. Je pense que les joueurs s'en rappelleront toute leur vie, comme les mecs qui ont été marqués par les plus grandes défaites. Alors j'ai en tête là tout de suite Allemagne-Brésil, mais bon il y en a plein d'autres qui je pense, et Sam pourra même s'il n'a pas dû en prendre autant, en parler mieux que moi, mais je pense que ça traumatise. Et surtout parce que c'est.
Cette semaine.
Parce que c'est long tout ce qui s'est passé.
Sam, il était à la remontada, ce n'est pas pareil.
Qui dit encore que la remontada, il l'a toujours en travers de la gorge. Unai Emery cette semaine, une interview.
Oui mais je pense que la remontada, c'est est-ce que c'est pire la remontada en termes de.
Je pense que la remontada, c'est pire. C'est pire parce que tu gagnes, c'est sur un match aller-retour, tu gagnes 4-0 match aller, et le match retour, comment se passe ce match retour, c'est vrai que ça, c'est beaucoup plus traumatisant.
Alors l'humiliation comme ça, elle reste, et tu ne sais jamais de quelle façon tu t'en remets en fait. Un truc comme ça, ça peut leur tuer la saison. Franchement, ils se remettent de ça, les Lensois, dans le reste de la saison, je dis bravo. Ça va être très, très, très dur.
Après, moi je le vois différemment, parce que Lance, ce n'est pas l'équipe qu'on attendait déjà en Ligue des Champions pour qu'ils fassent des résultats. Donc une défaite, certes, ça fait mal, encore plus de prendre 9 buts comme ça à domicile. Mais réellement, je ne vois je ne veux pas dire je ne vois pas la difficulté.
Ouais, je pense qu'ils vont vite effacer, parce qu'au final, c'est deux compétitions vraiment différentes, et on les attend un peu plus quand même en Ligue 1, sur des performances, sur des victoires, et en Ligue des Champions, non. On veut juste voir Lance quand même ne pas perdre de cette manière. Donc tu dis que l'ampleur n'a pas d'impact. L'ampleur de la défaite n'a pas d'impact, c'est ça?
Je pense que ça a un impact, mais pas aussi fort qu'on ne le pense. En tout cas pour moi.
Moi c'est intéressant, mais j'aimerais ce soir un peu qu'on essaie on va écouter les joueurs, on attend Cahuzac en conférence de presse, mais il faut essayer de rentrer dans la tête des joueurs, parce qu'en fait, je pense que tu te sens rabaissé dans tes compétences. C'est-à-dire que tu te dis, mais en fait.
En ton amour-propre.
De quoi désormais je suis capable? Tu vois ce que je veux dire?
Ouais, mais on parle de la Ligue des Champions, la Ligue des Champions, mais ils savent très bien que eux, leur championnat, c'est la Ligue 1.
L'année dernière, Marseille a sauté en Ligue des Champions.
C'est le jour du match à Bruges, déjà ils étaient un peu amochés, et Lance était un peu amoché. C'est le soir de Bruges que tout a pété. Oui, mais j'ai envie de dire que le contexte à Marseille est totalement différent, et à Lance, ce n'est pas du tout la même chose.
Ok, il y a peut-être un petit peu plus.
Oui, oui, c'est plus bouillant, mais franchement, je ne sais pas, Sam, je n'arrive pas à voir.
Mais ça va faire mal.
Je ne pourrais pas affirmer quoi que ce soit, j'attends les premières réactions.
On va écouter.
On écoute les gens qui sont disparus, il y a eu une démission.
On va écouter Mickaël Cuisance là, c'était juste à la sortie du terrain sur Canal, on écoute.
C'est toujours touchant, c'est toujours touchant. En tant que compétiteur, on n'aime jamais perdre, que ce soit un petit score ou un grand score. Aujourd'hui, c'est une défaite, ce n'est pas une défaite, c'est une leçon. On a pris une leçon aujourd'hui. Je pense qu'on doit apprendre de ça, et on va voir quel genre de caractère l'équipe a pour ressortir de ça, et je pense qu'on en est capable. Je pense que l'équipe a surmonté plein de choses, et je pense qu'aujourd'hui, c'est une étape.
Là, on vient de voir un gros plan sur Aguilar qui a écrasé quelques larmes, j'ai l'impression. Et bon, je pense qu'après, chacun le vit comme il peut.
Mais la période, elle n'est pas terrible. Il y a eu le derby, il y a eu beaucoup de doutes depuis le début de la saison. Il y a une équipe qui se cherche, qui n'arrive pas à trouver la bonne formule.
Il y a eu les preuves du changement d'entraîneur aussi.
Prendre une tarte pareille à ce moment-là, je ne sais pas comment ils peuvent se remettre de ça. Ça va être dimanche, tu joues Marseille avec beaucoup d'attentes, un Ballart que tu dois aller chercher, des supporters qui sont fâchés ce soir, ils vont revenir évidemment, ils vont être là dimanche. Si dimanche ça ne tourne pas bien, parce que là, si tu es Marseille, tu te dis.
Tu as défaite à Lille dans le derby.
Il faut profiter du truc, quoi, tu vois. Il y a ça. L'opportunité pour Lance, c'est que ça revient dans 3 jours, que c'est à Ballart et que c'est un gros match. Mais si tu ne passes pas contre l'OM, moi je te dis que tu peux péter ta saison.
Il y a un autre élément, je pense, qui s'est cassé, c'est la relation avec les supporters. C'était déjà tendu avec l'histoire de l'interdiction de déplacement sur le derby et l'après Bruges, donc il y avait déjà une relation un peu tendue avec la direction.
Ils ont fait leur chier à la merde avec les fumiers sur le déplacement et tout aussi, non?
Non, non, ça bien sûr, bien sûr. Mais en fait, ils ont eu l'impression de payer une punition collective pour juste les agissements de certains, et ils ont sorti quelques banderoles.
Oui, mais ça après, c'est toujours comme ça.
Non, mais je attendez, attendez, moi je ne dis pas que c'est bien ou c'est mal. Je décris juste le contexte qui est : les supporters ont reproché la décision au club en début de match, en envoyant le message aux joueurs. Visiblement, il n'y avait pas que les supporters qui étaient interdits de derby, il y avait les joueurs aussi. Et là, je me dis quand même que passer une mi-temps entière à se faire humilier comme ça en deuxième mi-temps, ça a été long. Les gens sont restés juste pour siffler à la fin, je pense aussi que ça peut marquer.
Ah non, mais ça, c'est pour ça que je te disais.
Les supporters Lensois, historiquement, attention, ils peuvent être très chauds. Il y a déjà eu des envahissements de terrain violents.
On va quand même se calmer, parce que Villance, depuis 2-3 ans, tout est extraordinaire.
C'est exceptionnel.
Ce soir, enfin ce soir, voilà, on savait que la saison avec la Ligue des Champions, ça a détruit quasiment tous nos clubs. Tous nos clubs.
Oui, mais il y a 2 ans, il y a 2 ans, il y a des clubs qui n'étaient pas ridicules en Ligue des Champions, Daniel, nos clubs français. Tu vois, je pense qu'ils s'attendaient à ça, un truc comme ça.
C'est quoi la règle, en fait, Jean-Louis?
Non, il n'y a pas de règle, mais il y a des exemples qui montrent que tu peux exister un peu plus, quoi.
La règle de nos clubs, c'est que ça ne se passe pas bien. L'exception, c'est Lille et Brest il y a 2 ou 3 ans. C'était exception. La règle, c'est qu'à chaque fois, ça tourne mal, que l'équipe que tu attends un petit peu plus forte, machin, elle se banane. La règle, c'est Marseille l'année dernière, la règle, c'est Lyon que tu attends très bien.
Et il y a une vraie régression depuis 2 ans.
Il y a une vraie régression depuis 2 ans. Contre quel club espagnol c'était l'année dernière? Villarreal?
C'est Abigo.
Non, pas Villarreal.
C'est Abigo.
C'est Abigo. La règle, c'est Rod to Leipzig, et évidemment, ça termine mal pour Strasbourg, c'est ça notre règle.
Oui, mais ce n'est pas aussi ridicule que ce soir.
Règle espagnole, ça ne t'est jamais arrivé de ton histoire.
L'exception, c'est Brest qui sort de la poule et qui va en barrage, ou Lille qui termine dans le top 8. Ça, c'est l'exception qui, historiquement, existe aussi dans notre football.
Mais là, on est sur l'humiliation historique, Daniel, tu vois, il y a un écart quand même entre.
On est habitués, quand ce n'est pas un petit club, c'est.
À ce point quand même.
Bref, c'est notre règle, c'est d'être bidon en Coupe d'Europe.
C'est les soirées des records. Hier, on disait que jamais en Ligue des Champions, on n'avait vu un club mettre 4 buts en 17 minutes avec le PSG. Là, 9-1, c'est du jamais vu. Il y a eu des 8-0, des 7-0, et le record d'avant pour un club français, c'était déjà Lance qui avait pris 6-0 par Arsenal.
Mais du décart à domicile, il n'y a jamais eu, ouais, aussi.
Antoine est là, il sort du stade. Antoine, supporter du Racing Club de Lance, salut Antoine.
Salut. Je ne sais pas quoi vous dire d'autre à part bonsoir et que je suis absolument désabusé, absolument navré, absolument.
Mais est-ce que tu es en colère ou pas tant que ça?
En vrai, j'étais en tribune et j'étais ultra énervé. Enfin, ce n'était pas possible. Je ne concevais pas, voire je ne concevais pas ce que je pouvais voir sur le terrain, pardon. Et en fait, ça me révulsait de voir aussi peu de même pas d'agressivité, enfin aussi peu d'agressivité que ça soit en première ou en deuxième mi-temps. Et en fait, voir 4 buts en 10 minutes en deuxième mi-temps, je en fait, à un moment donné, je n'en croyais pas mes yeux de ce que je voyais sur le terrain.
J'avais l'impression de voir.
Des pantins, des quilles.
Oui, des plots, des quilles, effectivement, ce que tu veux. Un match de D1, de Coupe de France, de D1 contre le PSG, l'USBAV contre le PSG, c'est presque exceptionnel, franchement. Même si tu veux, un match de Coupe de France, le premier tour de Coupe de France du PSG, ça ne donnera pas ça. Ça ne pourra pas donner ça. En fait, et je ne comprends pas ce que j'ai vu sur le terrain. J'en ai vu 8, parce que je suis parti à la 40e, tellement j'étais révulsé par ce que je voyais, et je.
À la 80e, bravo d'avoir tenu jusqu'à la 80e.
En fait, elle est partie avant. En fait, la question qu'il faut se poser, la question qu'il faut se poser, parce que je comprends ce que tu dis, effectivement, c'est beaucoup trop gros, c'est énorme. Il y a très peu, puisque c'est historique, il y a très peu de scores comme ça dans le football. C'est ok, tu as une équipe qui pratique un très beau football, on va en parler dans un instant, c'est génial, l'aventure, le jeu de Fabregas, les bons joueurs et tout, très bien, pas de problème. Mais l'écart, il est tellement monstrueux que tu as quand même envie d'aller voir.
Pas tellement l'écart, les gars, ce n'est pas le Real ou le Barça.
Non, mais d'accord.
Même si Côme, bon, ils sont sur une trend géniale, mais c'est un club qui était amateur il y a 3-4 ans, non?
Encore plus, encore plus, et ça renforce ce que j'étais en train de dire. Tu as envie d'aller voir l'entraîneur et les joueurs, tu dis : « Vous avez fait quoi, en fait? »
Comment ils ont travaillé?
Comment on en arrive là? Moi, là, j'ai envie, tel un psy, d'aller les asseoir devant moi et dire : « Parlez, je vous écoute. Dites-moi qu'est-ce qui s'est passé, en fait. Pourquoi, à ce point, vous ne courez pas? Vous semblez être comme des pantins, comme des mecs paralysés. Il ne se passe rien, vous n'allez même pas au contact, parce qu'ok, eux, ça joue bien, ils sortent des ballons, mais parfois, c'était des démonstrations. C'était des démonstrations, genre il suffisait juste d'un mini pressing, tu vas au moins les empêcher de te balader. Ils peuvent te battre, mais te balader comme ça, donc j'ai envie de savoir qu'est-ce qui se passe.
»
Ouais, mais après, c'est vrai que Côme, ça c'est vrai que Côme a été très juste techniquement, mais moi, ce sont des attitudes que j'ai pu voir. Je me souviens d'un centre de Nico Pass, j'ai vu que la défense a anticipé la sortie du ballon, donc ils ont arrêté de jouer. Et comme ils ont dit : « Pas du tout, nous, on va continuer à jouer », ils ont joué, ils ont marqué. Et ça, pour moi, cette attitude-là, c'est quand ça ne va pas, tu ne peux pas, tu peux, par exemple, perdre certains duels, tu peux des fois techniquement ne pas être bon. Mais cette attitude-là, où tu lâches, où tu anticipes des fois la perte de balle de l'adversaire, alors qu'ils n'ont même pas forcément perdu le ballon, cette attitude, c'est inacceptable.
Et en Ligue des Champions, tu le payes. Et que, comme on dit, il y a une grande différence, là, on l'a vu vraiment, c'était le jour et la nuit entre Côme et Lance ce soir, mais normalement, cette différence, on ne devrait pas l'avoir autant.
La différence, c'est la différence, c'est 2-1, c'est 3-1, c'est jusqu'à 4-1, on l'entend, ce sont des scores de foot.
9-1.
Là, ce n'est pas un score de foot, en fait. Ce n'est pas un score de foot, c'est tellement gros que Lance nous doit immédiatement une explication, avant qu'on les taille, qu'on dise qu'ils ont été nuls, qu'ils n'ont rien fait en termes de.
Aguilar en zone mixte, tu vois. Écoutons les joueurs ce soir, les ACA, je pense que c'est important.
C'est une preuve de caractère, c'est pour ça qu'on est ici, qu'on fait un fabuleux métier qui est parfois tronqué par de terribles résultats comme ce soir, mais il faut faire preuve de caractère et rester unis et travailler encore, encore et encore.
Le 8, Antoine était au lit, il y a pas mal de supporters qui sont partis pendant le match, à 30-20 minutes de la fin de la rencontre. Ça vous marque, ça vous touche? Vous comprenez?
Vous voulez qu'on dise quoi? Il y a 9-1, ils payent leurs billets, il y en a qui payent cher pour venir au stade, ils n'ont pas envie de voir une prestation comme celle-là, donc on comprend et on va se rattraper.
On va analyser.
Je pense que c'est des matchs de Ligue des Champions, il faut hausser le niveau, il faut être au duel, il ne faut pas laisser beaucoup d'espace. Si on laisse beaucoup d'espace, ce soir, on l'a vu, ça paye cash. Même les matchs précédents où on pense qu'on fait un bon match, mais au final, une occasion, deux occasions, on perd le match. Donc non, il faut avoir beaucoup plus d'exigence et travailler encore.
Dans un instant, on est de retour. On aura encore des supporters lensois, bien sûr, qui nous appellent ce soir.
Mais tu as raison, moi je veux entendre les joueurs un maximum, je veux voir ce qu'ils ont quelque chose à dire.
Tu penses que quand tu sors de ce match-là, qu'est-ce qu'ils vont dire?
Je ne sais pas.
Et d'ailleurs, attends, les deux épuisants, c'est Aguilar, disent : « On va faire preuve de caractère pour rebondir et tout », tout ce qu'ils n'ont pas montré pour justement éviter cette humiliation.
Ils ont montré du caractère pour rebondir.
Bah c'est ça, là, on ne l'a pas vu en tout cas ce soir. Allez, on continue le débat dans quelques instants, et puis bien sûr, les autres matchs de la soirée sur ton programme jusqu'à minuit trente. À tout de suite dans l'After.
RMC jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 18, Daniel Rieulo, Samuel Umtiti et Jean-Louis Tour sont là. After historique ce soir une nouvelle fois, on avait les jeudis noirs, on a désormais je ne sais même pas comment le qualifier, celui-là, c'est bref.
On n'avait pas eu, on en a eu beaucoup des déroutes en 20 ans, mais celle-là, elle est superbe.
Ça ne nous est jamais arrivé.
Waouh.
Bon.
Elle est folle.
Rien ne nous est épargné, franchement. Nous, on s'accroche, on est là depuis 20 ans, on soutient le football français, et voilà ce qu'on nous propose.
Mais c'est pour ça que je te dis que la règle, c'est plus des mauvaises soirées que des bonnes soirées, quoi.
Non, mais il y a mauvaises et mauvaises.
Mais la règle, ce n'est pas 8 buts d'écart quand même.
Évidemment.
Tu prennes 3, 4, mais là, on a eu le supplément senti, là.
Ah ouais? Non, mais là, on ne l'avait pas vu venir, franchement.
Non, celui-là, pas du tout.
Pas du tout.
Je me suis même dit que Lance allait faire un gros match, qu'ils allaient.
Moi aussi, moi aussi. On en a parlé. Pour l'instant, bon, globalement, j'ai l'impression que pour l'instant, on est plutôt indulgent, ou alors on est un peu sous le choc.
Non, mais attends, Gilbert.
Mais au moins, il y a un truc que je veux dire.
On le voyait quand même, parce que c'est quand même une bourse de se prendre une branlée pareille.
Non, mais attendez, l'histoire de l'état d'esprit. Moi, à un moment, il y a un truc que je ne comprends pas, c'est que Cahuzac, quand il est arrivé, justement, on a eu l'impression qu'il y avait de l'énergie. Au moins, il y avait ça. Les joueurs avaient retrouvé une façon de fonctionner. C'est ce qu'on a dit après des victoires contre le Paris FC, contre Lyon. Sur l'état d'esprit, il devait être le garant de ça, Cahuzac, l'état d'esprit. Or, ça fait deux matchs, Lille et là, où le problème, on peut parler technique, on peut parler du recrutement raté.
Mais c'est vraiment trois victoires.
On peut parler du recrutement raté, il n'y a pas de problème, mais ça ne peut pas expliquer un tel écart. Et que les mecs aient lâché comme ça, avec normalement un entraîneur qui t'emporte avec eux, c'est qu'il y a un souci. Et moi, il y a un truc que j'ai repéré du stade, c'est que je pense que les joueurs ne se font pas confiance entre eux, et que collectivement, il y a un problème. Je pense que les joueurs de l'année dernière regardent les nouveaux joueurs en se disant : « Mais attendez, qu'est-ce qu'on nous a ramené ? » J'ai vu des trucs entre Thauvin et Ivanovic, où clairement, Thauvin, à un moment, il n'en pouvait plus.
Je pense que tu tiens une piste.
Et tout ça explique l'explosion.
Tu tiens une belle piste de réflexion, mais quand bien même, puisqu'on parlait d'état d'esprit, ce n'est pas propre, en fait. Si c'est ça, et pourquoi pas, bon, tu as ton entraîneur qui s'était barré, tu t'es gouré sur celui que tu prends, tu mets le gars que les joueurs voulaient, donc tu vas dans le sens des joueurs.
Première erreur, d'ailleurs.
Non, mais c'est déjà ça le problème.
Si les mecs ensuite ne te rendent pas, et si en plus, ils regardent ensuite ceux qui sont arrivés et qui ne sont pas à la hauteur de ceux qui sont partis, le fameux état d'esprit, ça veut dire que tu as perdu quelque chose en route quand même.
Mais là, comme on l'a dit, Cahuzac, normalement, il devait venir avec une certaine mentalité, mais encore une fois, on voit que ce sont les joueurs qui décident, réellement.
Non, mais les gars.
Non, non, non.
Non, non, non, mais moi ce que je pense.
Cahuzac, il doit arriver là, il doit dire : « Écoutez, moi, si je ne suis pas dans la situation, je me taille. »
Oui, mais.
J'ai pris la branlée pour 5 années de champions, qu'est-ce que vous voulez que je fasse ?
Non, mais au final, c'est que.
Mais c'est pour ça qu'avoir autant écouté les joueurs sur Top Moller, c'était une erreur.
Mais c'est une erreur pour moi de c'est que quand tu décides de prendre un entraîneur, tu dois lui donner tous les droits. C'est lui qui décide, c'est le coach, c'est lui qui doit prendre les décisions. Et là, déjà, ce choix-là, moi, je n'étais pas pour. Mais ensuite, il a eu quelques défaites, il a eu une ou deux victoires, je crois, Cahuzac, et tout le monde disait : « Bon, peut-être que c'était le bon choix. » Mais réellement, pour moi, là, tu donnes encore raison aux joueurs. Et une mentalité comme ça, moi, je dis la vérité, la technique, ce n'est pas grave ça. Sur un match, tu peux ne pas être fin, ne pas être bon, mais là, moi, j'ai vu des attitudes où, désolé, de changer l'entraîneur, pour moi, ce n'était pas du tout ça le problème.
C'est que, comme là, je pense, tout le monde le sait, il y a eu des nouveaux joueurs qui sont arrivés, il y a des choses qui se sont passées, je pense, la saison passée, et que pour moi, je ne sens pas cette unité-là entre ces nouveaux joueurs, entre ceux qui étaient là avant.
Ça, oui.
Et pour moi, je sens.
Mais rien n'a changé.
Rien n'a changé, tu peux mettre n'importe quel entraîneur, mais pour moi, c'est l'entraîneur qui doit faire ça, qui doit trouver la solution pour unir ces joueurs-là. Et là, s'il n'y a pas ça.
Là, il se trouve que ni l'un ni l'autre n'ont réussi, puisqu'avec le premier, c'était pire, puisqu'il y avait une grosse embrouille avec l'adjoint, et que quand ils ont voulu sortir l'adjoint, l'entraîneur a dit : « Moi, je suis solidaire de l'adjoint. »
Totalement.
Donc, il n'y avait rien à faire, en fait. Tu ne pouvais pas l'imposer au gars.
Ils ont trop écouté les joueurs, Daniel, ils auraient pu forcer un peu plus.
Ce n'est pas vrai ce que tu dis, ça n'est pas vrai.
Donc, pourquoi ils ont viré l'entraîneur ?
Écoute, tu sais quoi ? Jean-Louis, franchement, tu me fatigues. Je vais te donner le numéro de l'ÉCA et de tout le monde, ils vont te l'expliquer. Si tu ne le crois pas, tu ne les croiras pas, mais ça n'est pas ce qui s'est passé. Ça n'est pas ce qui s'est passé.
Non, mais ce qui s'est passé, c'est que ça n'allait pas bien en interne et que les joueurs n'étaient pas contents de Top Moller, Daniel.
Non !
Mais c'est fou. C'est l'adjoint, le problème. C'était là qu'il y avait un problème. On te l'a dit mille fois, pourquoi tu ne veux pas écouter ?
Et pourquoi l'adjoint, ils n'auraient pas pu continuer avec lui ?
Mais non, parce qu'en fait, le problème.
Quel était le problème avec l'adjoint ? Avec qui l'adjoint avait un problème ?
Réponds-moi, Jean-Louis, tu as les infos.
Jean-Louis, ton métier, c'est d'aller enquêter, alors tu y vas et tu leur parles.
Donc, réponds-moi, avec qui les anciens ? Tu avais les anciens, le staff, tu sais ce que c'est un staff ? Le staff avait un problème avec les joueurs, c'est bien ce que tu me dis.
Oh là là !
Avec qui il y a un problème, je te dis. Et avec les joueurs, il n'y avait aucun souci.
En fait, il y avait des mecs qui étaient déjà là. Tu sais, c'est notamment les mecs, tu vois, le grand costaud avec la barbe, tu as tout. Tu sais, un staff, c'est élargi, tu as les mecs qui donnent les maillots, tu as tout le monde. Tu as les kinés, tu as tout le monde.
Non, mais je la connais, l'histoire, Daniel, je sais tout ça.
Et alors, c'est l'adjoint qui arrive, le fameux adjoint de Top Mollers, il est en embrouille avec tout le monde. Que ça ne passe pas, et que les dirigeants disent : « On ne peut pas le garder », parce que c'était quelqu'un qui, en plus, parlait mal de tout le monde. Si on le voit, on dit : « Il faut le sortir. » Et que Top Mollers dit : « Je ne veux pas, je ne peux pas me séparer de lui, sinon j'aurai l'impression de le lâcher. » Ils se serrent la main et ils disent : « OK, on comprend ton attitude, tu veux soutenir ton adjoint et tout, désolé, on ne continue pas ensemble. » Qu'est-ce que tu veux faire à ça ?
Qu'est-ce que tu veux faire à ça ?
Donc, tu dis qu'il n'y avait aucun problème avec les joueurs et Top Mollers ?
Bon, revenons à ce soir.
OK ?
Revenons à ce soir, il y a super.
Et ce n'est pas les infos qu'on avait à ce moment-là aussi. Et on attend, on attend.
Mais bien sûr que si, c'était l'histoire, on l'a toujours dit que c'était l'adjoint.
Non, mais on a aussi entendu, Daniel, que certains joueurs n'adhéraient pas à Top Mollers, et notamment Thauvin.
OK, peut-être, mais c'est ce que dit Jean-Louis, en fait.
Ce n'était pas le problème majeur. Après, que les joueurs n'aient pas suivi et aient plutôt adhéré, on va dire, à la vieille ligue, je ne sais pas comment expliquer.
Et ils n'ont pas non plus soutenu ce que Top Mollers reste.
Tu peux dire : « Un staff, c'est élargi. » Tu sais, tu as tous les mecs qui sont autour.
On sait très bien.
Tu as les anciens, c'est Sotoka, c'est Gravite, c'est ceux qui sont les tauliers du vestiaire.
D'accord, moi, je suis totalement d'accord avec ça. C'est vrai qu'il faut souvent faire attention aux anciens, qui ont cette légitimité, je pense, aussi, à pouvoir dire un mot, comment ils se sentent avec le staff. Il n'y a pas de souci.
Surtout quand il vient de faire deuxième et que tu es avec ces cadres-là dans un jeu depuis trois ans.
Je suis d'accord, mais à un certain moment, si toi, tu prends la décision de prendre un entraîneur, c'est, je pense, que les cas après, toi, tu as peut-être beaucoup plus d'infos, mais au bout d'un moment, tu dois faire confiance à l'entraîneur. Si l'adjoint se comporte mal, il y a des décisions à prendre, et là, je l'accepte. S'il se comporte mal pour le bien-être du groupe, du club, et je veux le sortir, il n'y a aucun souci. Mais ensuite, quand tu prends Cahuzac, et qu'on disait : « Oui, il va emmener autre chose, l'ADN lensois, l'intensité », mais au final, là, sur les derniers matchs, moi, ce que je vois, waouh, il y a énormément de manques, et ça se voit dans des attitudes.
Et ce qu'on demande à Cahuzac, c'est : « On va avoir une équipe avec des bonnes attitudes, avec de l'intensité, et comme l'équipe lensois, de ce qu'on a vu sur les quatre dernières ou cinq dernières saisons. »
Il faut voir aussi pourquoi ils n'ont.
La parole aux supporters.
Pourquoi ils sont dans cette forme précaire ? Pourquoi Thauvin a disparu depuis trois matchs ?
La parole aux supporters.
Il y a beaucoup de questions.
Martin était au stade, lui aussi. Salut, Martin.
Bonsoir. Bonsoir, oui, j'étais au stade. On était au stade avec un ami, et on est restés jusqu'au bout. On est restés jusqu'au bout, ça partait à la 46e, donc c'est-à-dire juste après le premier but de la deuxième mi-temps. En fait, moi, j'en veux à tous, et j'en veux à tous parce qu'il y a eu un manque de combativité. Il y avait un mètre de marquage sur chacun des ballons. Enfin, c'était FIFA niveau très facile, en fait.
C'est ça.
Comme c'était pas SEVA, c'était du papier à musique. Et puis, il n'y a pas eu de révolte, ça, c'est ça qui me fait mal. Après, on se demandait justement pendant le match quel était le record, parce que plus ça avançait, plus on se disait : « Quel était le record ? »
Mon gars, le record, ça va être ton club, désormais. Ça va te faire des cauchemars pendant quelques temps.
Donc, on a vu 8-0 Liverpool-Beşiktaş, et à 8-1.
Et un Real-Malmeux aussi.
Ouais, c'est ça, ouais. Et on s'est dit : « On va le faire comme des grands », à la 92e, 9-1. Et après, la plus grosse défaite de Lance, c'était 7-0 à Guingamp en 2013. Le lendemain, ils sont allés au Terry jumeaux de Los Angeles, ils ont monté sept fois le Terry. Donc, demain matin, je me dis que 2 degrés.
Il fait faire ça aux joueurs ?
Il a fait faire ça aux joueurs. Exactement, Éric Sitoa, il a fait faire ça aux joueurs, ouais.
Après, il y a un match à préparer quand même ce week-end, je pense.
Non, non, mais je plaisante, je plaisante, c'est un mec.
Je sais, je sais.
Mais franchement, il y a des têtes qu'il faut dégonfler. Ivanovic, c'est le bouc émissaire, alors que, bon, okay, ce n'est pas Cristiano Ronaldo, mais ce n'est pas le pire ce soir. Un mec comme Robin Risser qui au deuxième but traverse le terrain pour le pointer du doigt.
Oui, tu vois, ça, tu fais bien de parler de ça. Cet événement-là, il m'a un peu perturbé, parce que je veux bien qu'Ivanovic ne soit pas bon, qu'il vienne d'arriver et tout, mais c'est vrai, tu as parfaitement raison de parler de ça. Le gardien, il a traversé le terrain, il est allé le pourrir, déjà qu'il n'est pas bien. Est-ce que c'est le moment ?
Non, moi, je.
Est-ce que c'est le moment d'aller sur ce contrat ? Ces choses-là, pour moi, c'est comme si pour moi, tu remettais toute la faute, et en plus de ça, l'image, on voit l'attaquant, c'est comme si toute la faute, c'était lui. Mais moi, je suis désolé, sur des buts, il y a des erreurs de chaque joueur, mais ton coéquipier, il doit essayer de reprendre ton erreur. Et c'est ça le football. Mais là, de dire : « Ah oui, tu n'as pas défendu, c'était l'attaquant, donc au final, on a pris le but quand même. » Je pense qu'il y a des milieux derrière, il y a des défenseurs derrière. Donc, je pense que c'est tout un groupe. Et moi, ça, ces attitudes-là, je trouve que ce n'est pas du tout collectif.
Et là, ça veut dire que tu montres du doigt ton coéquipier et tu le laisses seul.
Mais ce qu'a dit Jean-Louis tout à l'heure est très juste. Il y a une piste là-dessus, c'est que les nouveaux, en fait, les anciens, ceux qui étaient là, qui ont fait la formidable aventure, parce que l'année dernière, il ne faut pas sous-estimer. C'était assez dingue de jouer le titre au PSG jusqu'au mois de février, à peu près, ou en tout cas d'être dans les clous pour espérer, même si, bon, ça n'allait pas arriver, mais espérer ça. Plus la Coupe de France, c'était tellement gigantesque que ceux qui ont fait ça ont acquis une sorte de pouvoir supplémentaire. Ce pouvoir supplémentaire, il a même joué au moment des événements avec Top Mollers. Mais tu ne peux pas aujourd'hui aller taper sur Thauvin après tout ce qu'il a fait l'année dernière.
Non.
Tu ne peux pas, tu vois.
Non, bien sûr.
Mais le staff, les anciens, tous ceux qui sont là depuis longtemps et tout, ils disent : « Attends, nous, on a fait ça. » Mais en revanche, mal accueillir les nouveaux ou faire peser sur les nouveaux l'unique responsabilité, tu vas péter ton vestiaire.
Ouais, mais après, je ne sais pas s'ils mettent toute la faute sur les nouveaux, je ne pense pas quand même, mais il y a des attitudes qui ne trompent pas. Et ça, pour moi, ça en est une où tu ne peux pas te permettre de faire ça. Il faut qu'ils arrivent à switcher aussi par rapport à ce qui s'est passé l'année passée. C'est l'année passée ce qu'ils ont construit, ce qu'ils ont réussi à faire. Mais cette année, ils doivent le faire avec de nouveaux joueurs. Eux, les intégrer de la meilleure des manières possibles. Moi, j'ai envie de dire, c'est vraiment toute l'équipe, les anciens, les nouveaux, c'est tout un groupe qui ne fonctionne pas du tout. Mais juste là-dessus, là, sur les recrues.
On entend Yannick Cahuzac qui va arriver d'ici quelques secondes en conférence de presse.
Encore une fois, je pense que ce n'est pas les meilleurs recrues du monde. Enfin, ça se voit, c'est criant. Mais ce n'est pas le niveau des recrues qui peut expliquer un tel écart de buts, en fait, un tel écart entre deux équipes de Ligue des Champions. Même si ce n'est pas les meilleurs joueurs, si tu as un esprit collectif, si tu te fais confiance l'un envers l'autre, tu dois avoir un score un peu plus limité que ça. Donc, c'est vraiment dans l'attitude que ça s'est joué.
Joseph Ogourlian était au stade. Bon, lui, en homme d'affaires avisé.
Il y a Cahuzac qui arrive, Gilbert.
Qui sait.
Je ne sais pas si tu as ça aussi.
Ça y est, il est en train de s'installer, on va l'entendre. Et on est curieux, évidemment, de savoir ce qu'il va nous dire, lui qui rentre désormais dans l'histoire comme le coach qui a pris la plus grosse tarte de l'histoire de la compétition. C'est parti, on écoute.
Bonsoir Yannick. La question est brute, mais quelles sont les causes, selon toi, de ce naufrage ?
Je ne vais pas vous faire de grandes phrases ou de grandes analyses. Je pense que, voilà, il y a un grand score. C'est passé complètement à travers. Le seul mot qui me vient en tête et le sentiment que j'ai, c'est l'humiliation, donc voilà. Il va falloir qu'on se dise des choses et qu'on retrouve un peu de fierté pour dimanche.
Ça va aller.
Bonsoir Yannick.
Bonsoir.
Tu parles de dimanche. C'est quoi tes ressources, les ressources que tu peux aller chercher dans cette équipe d'ici dimanche, après une telle soirée ?
Moi, je pense qu'on a tous de l'amour propre, on a tous une fierté. Je pense que, voilà, il faut qu'on soit en capacité de se regarder tous droit dans les yeux et se dire les choses qui ne vont pas. Et voilà, je suis convaincu qu'on va pouvoir se dire ces choses-là pour redresser la tête dès dimanche.
Se dire quoi ?
Yannick, malheureusement, vous rentrez dans l'histoire des Coupes d'Europe, de la Ligue des Champions. 9-1, ce n'était jamais arrivé. C'est comment évacuer tout ça ? Ça ne va pas être facile. Ou alors, le fait d'avoir Marseille, ça peut justement vous aider à vous plonger directement dans un gros match et laver l'affront ?
Oui, c'est l'objectif de pouvoir relever la tête dès dimanche face à un gros adversaire. Ça fait partie, malheureusement, d'une carrière. C'est rare, mais bon, voilà, on l'a vécu, à nous, d'avoir un peu d'amour propre et de fierté.
Bonsoir. Comment vous expliquez que la vague ne se soit jamais arrêtée ? On a l'impression que c'était interminable, on employait le mot de naufrage. Comment ?
Comme je vous ai dit, je ne vais pas vous faire d'analyse ou de grandes phrases. Aujourd'hui, c'est difficilement explicable pour moi, surtout à chaud. Donc, je vais essayer de me recentrer sur mon groupe et le travail qu'on doit mettre en place pour relever la tête et retrouver un peu de fierté dès dimanche.
Yannick, ça fait deux fois, malgré tout, en quelques jours, pour des raisons diverses, sans doute, mais ça commence à faire beaucoup, non ?
Oui, après, chaque match, ça s'est arrêté. C'est vrai que là, on enchaîne un mauvais match à Lille et là, on subit une humiliation, mais voilà, on a fait aussi de bons matchs. On a gagné trois matchs en championnat où il y avait du contenu. On a perdu les deux matchs en Ligue Champions où il y avait du contenu, mais bon, aujourd'hui, on ne peut pas parler de contenu ou de quoi que ce soit d'autre. Voilà, on a été humiliés, donc on va se recentrer sur nous-mêmes, essayer de retrouver des forces pour affronter l'OM dès dimanche.
Avec une dernière réponse, parce que c'est déjà fini. Bon, très bien. Personne ne lui a posé la question qui aurait peut-être dû être posée, à savoir : est-ce que vous vous sentez toujours être l'homme de la situation ?
Non, mais après, il vient de dire.
Ah oui, pardon, c'est obligatoire. Après un truc pareil, tu es obligé. Lui-même, il faut qu'il se la pose, la question.
Après, il vient d'arriver, oui. Il vient d'arriver, et je pense que lui, il est.
C'est un gars franc, peut-être qu'il aurait dit : « Je ne sais pas. »
À quel moment il va dire ça ? Ça fait 15 jours qu'il est là.
Non, ce n'est pas 15 jours, c'est un petit peu plus.
Non, mais combien de temps ? Non, mais quand je dis 15 jours, parce qu'il a très vite.
En fait, le truc, c'est que depuis qu'il est là, le problème, c'est qu'il y a eu enfin, là, la période, elle est terrible. Le match de Lille, l'état d'esprit, en fait, c'était ces valeurs, parce que c'était ça qui était important. C'était au-delà du style de jeu ou de ce que tu peux mettre en place sur le terrain d'un point de vue tactique, ce qui pourrait être un jeu élaboré, on va dire, comme quand on voit comme jouer. Lance, c'est autre chose. C'est quelque chose de plus basique, mais il revendiquait. Lance revendiquait le truc basique, qui justement faisait dire que Top Mollers, c'était peut-être un petit peu trop compliqué pour certains joueurs de cette équipe.
On l'avait entendu, ce truc-là. C'est la conf de présentation de Cahuzac que tu décris là, exactement.
Je dis : « Pourquoi pas ? »
Pourquoi pas ? Après tout, il y a des équipes, l'histoire, qui ont un truc un peu plus basique, qui jouent de sauf que là, les deux derniers matchs, on est à des années-lumière de l'état d'esprit, de ce que Lance dit être ses valeurs. On l'a vu, il a raison, Cahuzac, on l'a vu quand même sur quelques matchs, on avait retrouvé cet esprit-là. Même la défaite contre le Sporting, elle est très, très, très, très, très sévère. La première période, si tu mets un but, ça peut tourner autrement. Tu avais quand même montré des choses très intéressantes. Tu voyais que tu n'avais pas les attaquants pour mettre au fond et tout.
Mais là, est-ce que quelque chose s'est cassé ? Est-ce que, comme le dit Gilbert, le message passe encore ? Est-ce qu'il y a un vestiaire qui ne vit pas bien ? Il y a. Tu as entendu, il dit : « C'est inexplicable pour moi ce qui s'est passé ce soir. » C'est aussi un constat de l'ambiance.
Il a dit : « Il faut qu'on se dise les choses. » Est-ce que ça signifie, se dire les choses, que les joueurs doivent se parler parce qu'il y a des cassures ?
C'est que les attitudes, tout simplement, n'ont pas été bonnes, tout simplement.
Mais y compris la sienne, parce qu'un coach, ça doit pouvoir aussi être capable de faire des choses pendant le match, ce n'est pas pour relancer son équipe. Qu'est-ce qu'il a fait ?
À la mi-temps, il a changé deux joueurs, mais bon, là, quand tu coules, tu coules.
Je remercie Martin au 32-16. Jérémy sera avec nous dans quelques instants. On va conclure le débat autour de Lance, même s'il y a beaucoup de choses à dire encore. Je ne sais pas si ça vaut le coup de faire une évaluation ce soir ?
Non, ça va. Non, non, non. Si, on peut parler de Nico Paz.
Ouais. On va parler de Côme, justement, également avec Daniel Emmanuel.
Oui, il faut parler de Côme, quand même. C'est exceptionnel.
9-1 pour Côme à Lance, soirée historique et déroute pour le football lensois, le football français en général. Et l'after est là jusqu'à minuit et demie pour en débattre. À tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
23 h 38, Samuel Umtiti, Daniel Rialot et Jean-Louis Tourquet au stade à Lance, toujours. Et voilà, Jean-Louis aussi rentre dans l'histoire. Il aura été un chat noir du 9-1. Bravo, Jean-Louis. C'est terrible. Je pensais la petite soirée tranquille, la frite en avant-match, le débrief pendant 20 minutes, et en fait.
Ouais, tu t'es dit : « Ah, je suis tombé à Villareal, mais en pire. »
Ouais, c'est ça.
Jérémy était au stade, lui aussi, supporter lensois. Salut Jérémy.
Ouais, bonsoir à tous.
Jérémy, on a eu des supporters lensois, mais je les ai sentis plus résignés qu'en colère. Toi, tu es dans quel état ?
Pareil, résigné. Alors, déjà, un, je suis vraiment super content de passer avec vous. Ça fait des années que je vous écoute et vraiment, j'adore votre émission. Et ce soir, je voulais vous proposer aussi trois points. En un, déjà, Daniel en a parlé juste avant la pause, cette équipe de Côme, incroyable, des années de ballard, des années de foot. Et moi, cette équipe, ce soir, je les ai vus s'amuser, je les ai vus jouer, ils déroulaient un football qui était incroyable. Au milieu de terrain, c'était Côme contre l'équipe des U11 des Valmalmaisons. C'était incroyable. On s'est régalés.
Et moi, fan de foot avant tout, je me suis régalé. On a beau prendre la rouste de l'histoire de la Ligue des Champions, moi, je me suis régalé. Cette équipe-là, elle est incroyable. D'accourir, Kakré, ouvrons le débat. Même pour Kakré en équipe de France, là, ils sont méga chauds, les mecs. C'est incroyable ce qu'ils font avec Fabregas. Le deuxième point que je voulais ouvrir, c'est alors, d'abord, je réponds à ta question, excuse-moi, plutôt pour résigner, puis en même temps se dire : « Qu'est-ce qu'on aurait pu faire de plus ? » Je pense que ce soir, on a vu une équipe exceptionnelle italienne et une équipe de Lance dans ses plus mauvais jours. Je suis entièrement d'accord avec Daniel.
Ce qui a manqué ce soir, c'est les valeurs essentielles de Lance depuis sa remontée, c'est-à-dire l'agressivité, l'envie dans les duels, vraiment l'envie d'aller de l'avant, même quand ce n'est pas parfait. Mais là, en fait, on a eu vraiment tous les mauvais côtés, peu d'agressivité. Et là, mon deuxième point, c'est le recrutement. Scorasse, puissance, hasard. Ivanovic, Ivanovic, ça prend la mi-temps, elle est cataclysmique. Il a fait absolument n'importe quoi. Donc là, on est typiquement dans une année où tout nous a réussi depuis la remontée, avec des recrutements qui étaient incroyables, des paris qui ont payé, des Sangaré, des Fofana, des Sheikh Doukouré, des Saïs Abdoul Samed, etc.
On avait une vraie souveraineté au milieu de terrain. Là, ce soir, Aïdara, puissance. C'est vraiment, c'est le niveau abyssal ce soir. Les deux mecs n'avaient pas envie de mettre le pied sur le ballon, ils ont vite senti qu'ils n'allaient pas toucher le but. Donc ouais, le recrutement, très compliqué. Et même dans la compo de Cahuzac, un petit peu d'erreur pour moi. Hazard, il a joué 70 minutes, je crois, au club, très moyenne déjà dimanche. Là, il se retrouve titulaire. Ça a été catastrophique. Et du coup, mon troisième point, moi, c'est les supporters.
Et moi, je suis un petit peu en colère contre les supporters de Lance. Donc c'est peut-être un avis qui est disruptif ce soir, mais je l'assume complètement. Alors, un de nos chants principaux, c'est : « Dans le malheur ou la gloire, nous, on est là. » Ça, on n'a pas été là. Dès que ça n'a pas tourné en notre faveur, au lieu de se dire : « Ce soir, on tombe sur vraiment plus fort. Ce soir, vraiment, on n'y est pas. » Bon, on siffle nos gars. Moi, j'ai entendu à côté de moi des darons insulter nos joueurs devant leurs enfants. « Eh, les gars, on a mangé du caviar. Ça fait cinq ans qu'on mange du caviar. » « OK, ce soir, on va manger un petit sandwich au pâté.
Il n'est pas bon. Demain, on va faire comme avant. »
Non, ce soir, tu as mangé pire. Ce soir, tu as mangé un sandwich au caca. Ou alors, on t'a enfin révélé ce qu'il y avait dans la fricadelle.
Moi, il y a un truc.
C'est le secret, ça y est.
Et je crois que ce n'est pas loin d'être ça dans la fricadelle.
Ouais, mais c'est ça. Mais OK, on a eu des supers années, on a eu des super heures. Maintenant, c'est là où on va retrouver le public. Comme j'étais à Lens Laval de 2017, le QIC sur mon siège à moins 2 degrés, où tu t'en putais jambes, là, on va voir les vrais supporters, ceux qui sont là vraiment pour le foot, ceux qui sont là pour les valeurs.
Ouais, j'aime bien ton discours, Tarek.
J'adore, j'adore, j'adore.
Ta seule erreur, c'est le sandwich au pâté. Pour le reste, c'était parfait.
Attendez, les gars, moi, ce que je dis, Jérémy, très bien, il est mesuré. Je préfère les gens mesurés dans le foot, moi aussi, parce que des fois, ça peut être beaucoup trop violent. Enfin, là, ça arriverait à Marseille, à Paris, à Lyon.
Non, mais d'accord, mais même si ça.
Je pense que vous n'imaginez pas la déflagration.
Mais on s'est très envie d'une déflagration, c'est ça ?
Je ne veux pas envie d'une déflagration, mais on l'a dit.
Parce qu'au final, c'est une humiliation.
Chaque club va avoir son histoire. Il se trouve que l'histoire récente de Lance, elle est assez incroyable par rapport à d'abord ce qu'ils ont fait. Oui, ce n'est pas l'histoire de l'OM, mais déjà, l'OM, je trouve que c'est allé beaucoup, enfin, c'est allé très, très loin, déjà, l'année dernière. Je trouve la façon dont ils ont explosé, mais jamais ils ne doivent exploser comme ça. S'ils n'explosent pas de cette façon, ils sortent de la Ligue des Champions et tout le monde s'en fout et ils accrochent la Ligue des Champions. Ils sont encore en Ligue des Champions cette année et ils ne se tapent pas la crise. À un moment, il faut aussi justement ne pas exploser pour continuer d'exister et continuer de construire.
La déflagration, comme tu dis, mais c'est très mauvais, c'est les pires années du PSG, c'est l'OM qui ne sait pas se contrôler. Il faut surtout éviter ce genre de trucs. C'est là où il faut avoir des dirigeants solides et dire : « Ouais, l'humiliation, qui va la contester ce soir ? Ils ont été bidons, minables. » On peut enfiler les superlatifs. Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse ? Qu'on les insulte, qu'on dise qu'ils n'ont pas de jambes, que c'est des tocards ? Ça va servir à quoi ? On l'a vu. On a vu ce qu'ils ont fait. Ils sont minables. En face, tu as vu une super belle équipe. À un moment, il va quand même falloir le dire et en parler, mais il ne faut surtout pas que ça explose.
Il ne faut pas qu'il y ait de déflagration. Il faut qu'ils trouvent une solution. Et s'ils ne trouvent pas la solution, probablement qu'ils en viendront, comme dans beaucoup de clubs, on change d'entraîneur, on essaye de mettre autre chose. Mais là, au vu des années récentes, il faut que tout le monde se mette la tête dans les enceintes.
Pardon, le passé c'est derrière toi. Là, après ce match, il te faut des réponses. Quelle est la réponse du club ? Quelle est la réponse d'Ougourlian, du Pré de Paron ?
Et tu veux qu'il fasse quoi ?
De Lecamp ?
Et tu veux quoi ?
Et qu'il fasse quoi ? Toi, tu veux qu'il ne fasse rien.
Et tu veux qu'il vire tout de suite le coach ?
Je n'en sais rien, mais tu es obligé de répondre. Tu es obligé de faire quelque chose.
C'est comme ça, Gilbert, que ça se passe. Tu ne peux pas faire ça comme ça, déjà. Mais l'OM, ils ont fait ça, tu as explosé. Mais quelle leçon ça te donne, en fait ? Mais en plus, comme on l'a dit déjà.
Donc là, vous nous dites : « On a pris 9-1, on ne change rien. »
Mais Cahuzac, il l'a dit. Ils doivent parler entre eux, déjà. Pour moi, ça, c'est super.
Déjà, c'est tellement gros qu'il faut surtout rester très calme.
Oui, il faut rester unis, mais régler ça dans le vestiaire, entre eux, se dire les choses comme je pense qu'ils vont le faire.
Le football, il a changé.
Non, mais c'est comme ça. Mais toi, tu aimerais. Et regarde, et maintenant, s'il arrive, il dit : « Je vire, Cahuzac. » Toi, tu vas dire : « Ah mais non, on ne peut pas faire ça. » Là, comme ça, tu es défait.
Si après une défaite 9-1, tu ne comprends pas qu'on vire le coach, tu ne comprends jamais qu'on vire le coach.
Non, toi, tu veux virer le coach ce soir.
Je ne sais pas, mais j'en ai l'impression.
Mais moi, je me mets dans sa tête. Est-ce que lui-même, il se sent encore à la hauteur ?
Tu as posé la question, Samy t'a répondu. Je t'ai répondu : « Je trouve quelqu'un qui dit oui, il faut virer le coach ce soir, mais ce n'est pas nous. »
Je pense qu'il y a quelques supporters lensois.
Oui, mais tu parles en tant que supporter.
Jérémy, tu parles en tant que supporter.
Jérémy est toujours là. Qu'est-ce qu'on fait avec le coach ?
Arrête.
Alors, justement, c'était un point dont on a discuté tout à l'heure. En effet, alors, il y a deux choses. La première, c'est qu'on a peut-être la chance d'avoir à Lance un climat qui est plutôt sain. Donc, en effet, éviter la déflagration comme à Marseille et prendre ça d'une manière peut-être originale pour vous, mais qui est sereine, se dire : « OK, 9-1, mais on ne va pas commencer à faire comme Benatcha, à dire : « Moi, je suis allé retourner la table, etc. » Justement, c'est peut-être ce moment-là où il ne faut pas le faire. Et se dire juste : « OK, on tourne la page. » Et dimanche, il y a une énorme échéance. Dimanche, on en parle, mais dimanche, c'est là, l'échéance qui est super importante.
Merci beaucoup. Tu vois, Gilbert, il faut prendre tout ce qu'il est en train de dire là, c'est exactement ça. Mais toi, heureusement, tu ne gères pas un club.
Pour l'OM, c'est super important.
Ils gèrent un club en plus.
Qui est à notre portée. C'est là où il faut.
Il est là où il faut aller déployer les équipes.
C'est le calme qu'on a besoin.
Il faut aller démontrer à nos joueurs qu'on est derrière eux et qu'on va les supporter. Ce n'est pas l'Olympique de Marseille. À Lance, nous, on n'a pas le soleil, on n'a que le club du Racing. Donc, si à un moment, on commence à retourner les tables, on n'a plus rien. Donc, qu'est-ce que tu veux qu'on fasse après nos journées ? On va juste retourner les supporters dimanche, comme n'importe quel match, oublier ça, et il suffit qu'ils mettent un petit peu le feu contre Marseille, une belle première mi-temps, et puis tout le monde sera retourné avec eux, derrière eux et dans leur cause. Donc, c'est ça qu'il faut faire à Lance. C'est peut-être la chance qu'on a dans le football français aujourd'hui d'avoir des clubs un peu bidon en Ligue des Champions, c'est que si ça se passe mal, ça ne va pas partir en cacahuète.
Mais en fait, tu as parfaitement raison.
Merci, Gilbert.
Tu as parfaitement raison. Et moi, je vais vous dire, j'ai vraiment l'impression qu'on parle dans le vent depuis deux ans, alors qu'on cherche à analyser la situation et qu'on sait très bien où en est le football français économiquement. Mais c'est comme si on ne veut pas croire, on ne veut pas entendre. Alors, OK, il y a eu des petits buissons qui ont caché la forêt, et notamment Brest, qui a fait croire que l'histoire du foot français, elle a toujours proposé des exploits. C'est Bastia 78, c'est des campagnes européennes comme ça, OK. Brest, c'était incroyable. OK, très bien.
Mais on est en train d'être déclassés. Si le PSG ne te donne pas 3-4 points, enfin, j'allais dire 3-4 points, beaucoup de points, mais tu es dépassé par le Portugal, tu es dépassé par les Pays-Bas depuis longtemps. Mais regardez-les les matchs en Coupe d'Europe, regardez, année après année.
Non, mais surtout, ce qu'il faut noter, tu parles de.
Quand ils ne comprennent pas le déclassement de notre football.
Tu parles de Brest et Lille, ce qu'il faut noter, c'est la régression globale depuis deux ans. C'est-à-dire que c'était il y a deux ans ça, et on ne voit pas comment ça peut être possible aujourd'hui.
Tu vivais encore avec un tout petit peu de reste d'oseille que tu avais.
Voilà, c'est ça.
Mais le déclassement, il est terrible pour notre football. Et j'ai l'impression qu'on ne veut pas l'entendre.
Là, si personne ne l'a vu là, Daniel, c'est bon.
Mais moi, je ne comprends pas en quelle langue il faut parler de ça.
Tu as besoin de parler, tu regardes juste le score ?
On n'a pas eu beaucoup de temps ces derniers temps, mais la semaine prochaine, on en aura, puisqu'il n'y aura pas de Coupe d'Europe. Et vu que l'appel d'offres a été lancé, on va espérer qu'il y a des candidats pour mettre un petit peu de sous dans notre football et qu'on améliore nos gestions et qu'enfin, les clubs ne fassent pas n'importe quoi et qu'on remonte un petit peu la pente. Mais le choc, il est extrêmement brutal. Et il faut parler des audiences des matchs de Ligue 1 sur Ligue 1+, que ça ne marche pas du tout.
On a un vrai problème dans notre football. Nous, on est là tous les soirs, on croit qu'on baigne dans l'euphorie, on se régale, machin. Mais on est en pleine crise dans notre foot, attention. Attention.
Bon, je pense qu'on a fait le tour. L'évaluation, ce n'est pas la peine.
Pas de com.
On va parler de com dans quelques instants. Toi qui étais au stade, est-ce que.
Ouais.
On ne va pas faire d'évaluation détaillée, mais est-ce que tu as quand même des degrés dans la nullité ce soir ? Est-ce que tu as des mecs vraiment ?
Je ne vois pas beaucoup, quand même.
Non, là, franchement. Même au début, en première mi-temps, je trouvais que Risser avait fait des arrêts, mais à l'arrivée, il en prend 9. Aguilar met un but.
Ah, ouais, il fait des arrêts ?
Si, en première mi-temps, il fait des arrêts.
Ouais, ouais, beau but d'Aguilar.
On les met tous dans le même sac, je pense. Ça ne sert à rien d'en sortir.
Ouais, ouais, c'est dur, là, d'en sortir.
Bon. Alors, com ? Parce que là, il faut qu'on en parle. Daniel et Manou Siavenor rejoignent dans quelques instants. Comme au programme et les autres matchs de la soirée de Ligue des Champions, sans oublier Rennes. Vous entendrez Franquez tout à l'heure. 0-0 pour Rennes face à Olympiacos en Europa League. Cet après-midi, à tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Jusqu'à minuit et demi, les drôles de lames nous rejoignent. Issa Beloum Titi et Daniel Riolo, Jean-Louis Tchouar toujours au stade pour parler de com et donc d'une chose positive, d'un truc positif au moins ce soir, parce que com nous a régalés. Juste avant, je voulais vous rappeler que ce matin est sorti un livre culte, « 20 ans d'After Foot ». Je le montre sur After Foot TV. C'est magnifique, plongé dans 20 ans de foot. Et en plus, il y a de quoi se marrer dans le bouquin. Je vous conseille une petite page qui s'appelle « Do you speak Kevin Diaz ? » avec toutes les explications des dingueries de Kevin.
Et celle de Daniel ?
Entre la rest des fans, le momentum, la likeability, etc. Alors, tiens, Sam, parce qu'il y a aussi un petit quiz là. Le qui a dit dans le livre des 20 ans, je te fais un exemple. Qui a dit le canari ? Évidemment, c'est le fils du canard. Qui a dit ça ? Est-ce que c'est Nicolas Jamin, Walid Acharshour ou Daniel Riolo ?
Non, Daniel.
Bien sûr, bravo.
C'était certain, ça.
Bravo, Sam. Un célèbre invité de l'After a eu cette phrase : « Je ne suis pas très bon avec un ballon, mais par contre, je suis meilleur avec deux. » Est-ce que c'est Jean-Michel Hollas, Rocco Siffredi ou Silvio Berlusconi ?
Ça aurait pu être.
C'est bel et bien Rocco Siffredi qui est venu dans la salle.
On n'a pas osé le dire, mais c'est vrai que c'est simple.
Il est venu.
Il est venu ?
Il est venu, eh oui.
C'est bien venu, Rocco Siffredi. Tu sais qui c'est ?
Non. Il a joué à Lecce avec Sam.
Non, il était à Lesh Poznan.
Ah, mieux. Voilà, ça a été un des invités cultes de l'After. Vous retrouvez tout ça dans le bouquin. Bouquin très, très drôle qui a été mené de main de maître par Thibaut Leplat. Qu'on remercie d'ailleurs chaleureusement, il a été parfait.
On l'embrasse, Thibaut.
Daniel est là. Daniel est bonsoir.
Bonsoir à tout le monde.
Daniel est, il y a quelques jours, on le chambrait en disant que le club italien décidément ne gagnait pas un match, que c'était nul, la cata et tout. Et là, tu reviens avec un club qui, je le disais, était amateur il y a encore quelques saisons, pas si longtemps, qui est parti de la D5 italienne, si je ne me trompe pas, pour arriver là, et qui ce soir a réalisé un exploit, puisque c'est la première fois qu'un club met 9 buts en Ligue des Champions. Donc, j'imagine qu'en Italie, ce soir, on se régale de ce résultat.
Oui, bien sûr. Déjà, la dernière fois, on a eu 4 victoires des 4 équipes italiennes. Donc, voilà, c'était l'avant-dernière fois que vous chambrez. Là, on ne rigole plus du football italien depuis plusieurs semaines maintenant. Je rigole. C'est un résultat inattendu, mais c'est le com que nous, on connaît très bien en Italie. Même contre Manchester United, quand ils ont gagné 4-1, mais ils ont fait une deuxième mi-temps un peu faible, United, il a marqué son but à ce moment-là.
Fabregas, après le match, il a dit : « Sur les 4-0, j'ai dit un peu de ralentir. » Pas par respect pour United, mais parce que pour gérer les énergies. Là, je pense qu'il n'a rien dit. Même les garçons, les joueurs qu'il a fait rentrer, ils avaient envie, en fait. Ils avaient envie de jouer. Je ne parle pas seulement du jeune qui a marqué le dernier but, que c'est un jeune italien de 18 ans, Papa Ciolli, mais aussi Baturina, par exemple. Je sais qu'on va parler beaucoup de Nico Pass, deux passes décisives, un but très joli.
Un festival, surtout. Un festival de tout.
Oui, tu as vu le playmaking.
Tout, tout, tout. C'était une régalade. C'était un one-man show.
Oui, mais on a vu aussi d'autres joueurs. On a vu comment ils sont forts tous ensemble, comment il est fort Cacqueret, Dakuna.
Cacqueret, le truc, tu sais, Daniel, c'est qu'on le connaît très, très bien. Et là, il y avait des séquences dans le match, je ne sais pas, tu avais l'impression de voir un joueur du Barça à grande époque. Et pourtant, nous, on l'a vu en Ligue 1, Cacqueret, c'était un bon petit joueur, mais personne ne l'a retenu, tu vois. Donc, c'est qu'il est dans un collectif et il a été développé, il est dans un épanouissement personnel que, OK, à Lyon, moi, je ne l'ai jamais vu aussi fort que ça.
Après, cette équipe, tous les joueurs parlent le même football.
Exactement.
C'est incroyable. Ils parlent le même football.
La star de com, c'est Fabregas.
C'est Fabregas, c'est Nico Pass.
Oui, mais tu n'as aucun joueur là, poste pour poste, qui est dans le chapeau 1 de sa catégorie de son poste.
En fait, c'est toujours pareil avec ce type de coach.
Nico Pass, donc tu leur donnes du temps. Eux, en fait, ce qu'ils vont faire, c'est que les joueurs qu'ils vont recruter seront des joueurs qui rentreront dans ce moule tout le temps. Et c'est là que ça va coller. Et comme ils l'ont pris, Fabregas, alors que com était encore tout en bas, dans son recrutement, il l'a orienté sur ce type de joueur-là. Et après, ça donne ça, quoi.
Jean-Louis, vu du stade.
Écoute, moi, vu du stade, je t'avoue qu'à la fin de la première mi-temps, je me suis dit : « Allez, au moins, c'est nul pour Lance, mais au moins, on se régale, on voit une belle équipe. » Et franchement, c'était une démonstration de jeu moderne à l'espagnole. Les buts sont fous, Nico Pass au-dessus de tout, etc. Mais quand même, en deuxième mi-temps, je me suis dit : « Mais en fait, c'est beau, bien sûr, c'est beau ce que fait com, mais tu ne peux pas enlever qu'en face, ça explose complètement. »
Bien sûr.
Quelle valeur tu donnes à tout ça, tu vois ?
C'est ça.
Voilà, c'est ça.
Qui rentrent dedans, elles y arrivent. Déjà, ce n'est pas le PSG non plus, c'est un très bon club.
Donc, quelle valeur on donne à tout ça, tu vois, à l'arrivée ? C'est beau, bravo, mais...
Elle fait quatrième en Serie A, elle est à trois victoires en Ligue des Champions.
C'est une très belle équipe.
Non, mais c'est la troisième, oui.
Mais attendez, il y a eu un surplus de motivation ce soir. Com, ils jouent rarement si bien. Ils jouent bien, mais là, il y a eu quelque chose de plus. Ils ont mis 9 buts ce soir, ils ont mis 18 buts en 10 matchs.
Moi, j'ai vu leur dernier match contre Venise à midi. C'était dimanche-là ou c'était celui d'avant ? Je ne sais plus.
Oui, c'était dimanche-là, dimanche-là.
Oui, moi, j'ai vu.
Il y a une question.
C'est bien, c'était un très bon football, mais enfin, ce n'était pas ce soir.
Non, mais c'est différent, parce que la manière dont les équipes italiennes défendent, des fois, il y a énormément, des fois, de un contre un. Ce n'est pas le même jeu. Tu ne peux pas avoir ce mouvement-là que tu as là, comme ils ont pu avoir ce soir. Et en Italie, c'est différent. Ils arrivent à jouer comme ça, surtout face à des équipes qui jouent. Et c'est beaucoup plus facile pour eux. Et là, face à une équipe aussi qui avait une attitude, qui laissait autant d'espace, c'est beaucoup trop facile, parce que techniquement...
Surtout, Sam, là où tu as raison, c'est que sur le début de match, l'erreur qu'a faite Lance techniquement, c'est qu'ils ont essayé d'aller les chercher haut, de mettre du pressing, mais ils n'ont pas le niveau pour ça, le niveau technique pour ça. Et techniquement, com pour les sorties de balle, c'était une démonstration. Ils étaient bien au-dessus. D'ailleurs, le deuxième but, ça part d'une sortie de balle dans la surface de réparation.
C'est extraordinaire.
C'est fou.
Non, mais vous faites un peu des discours similaires à ce qu'on fait en Italie de temps en temps. Les gens, ils arrivent à dire : « Il faut défendre, je ne sais pas, en 5 ans. » Ils devaient faire quoi, Lance ? Baisser son niveau de défense sous les 5 ans ou sous les 4 ans ?
Non, non, non. Après, moi, je trouve que pour...
Déjà, en plus d'agressivité, ça va faire un peu plus d'agressivité. Et c'est vrai que quand tu vois que tu te fais percer comme ça une fois, deux fois, trois fois, ton pressing, tu le fais différemment ou tu essayes de les attendre en bloc médian ?
Ça, il faut le préparer à l'avance.
Exactement. Mais c'est pour ça que moi, je me demande ce qui a été préparé. Et normalement, quand tu prépares ton match, je pense, tu dois préparer de base une manière d'aller presser. Et aussi, parce que tu sais très bien que dans un match, tu ne peux pas presser 90 minutes. Et si tu as du mal à presser, tu as une autre manière de défendre. Et là, j'avais l'impression que Lance, non, ils allaient presser. Et là, il y avait un joueur qui arrive en retard, un autre qui arrive en retard. Donc, au final, ils arrivaient à trouver des passes dans les intervalles et c'était beaucoup trop facile pour com de jouer, on va dire, son football.
C'est clair. Je pense qu'en Champions League, les équipes, elles vont apprendre vite que jouer contre com, ça veut dire aussi ne pas aller les faire jouer justement derrière la pression. Ça, en Italie, ils l'ont compris et il n'y a pas beaucoup d'équipes qui font l'erreur d'aller les chercher directement dans la surface de leur réparation, parce qu'en fait, ils sautent n'importe quel pressing. Je pense que c'est la meilleure équipe en Italie à faire ça.
Bon, petite évaluation. Nico Pass, on l'a dit, peut-être homme du match. Jean-Louis, disons ça.
Ouais. Non, mais parce qu'en plus de la qualité technique et du pied gauche, il est costaud pour résister au duel et tout. Franchement, c'est très, très impressionnant.
Bon, notre Dakuna, là, qu'évidemment, tout le monde découvre, parce que personne ne va expliquer qu'il avait suivi toute la carte de Dakuna avant le mois d'août et qui donc, désormais, il va être rappelé vendredi, sans doute, par Zidane, après le match de ce soir en plus. Comment vous jugez son match ?
Excellent match. La seule question qui peut se poser pour, comment il s'appelle ? Pour Zidane, c'est son positionnement. Mais les dernières sorties de Tchouaméni avec le Real, elles étaient bonnes aussi. Il y a eu une solution avec...
Mavinga est très bon dans ses rentrées, par ailleurs.
Deux devant la défense avec Tchouaméni, Dakuna à côté de lui, ça peut être une autre option. Mais voilà, Zidane a beaucoup d'options et beaucoup de casse-têtes.
Il a des options. Et ce qui est bien avec Dakuna, c'est que là, pendant le match, tu peux le voir dans différentes positions. Et quand il récupère le ballon, il est un peu en pointe basse et il arrive à trouver ses passes qui te font gagner, on va dire, énormément de mètres sur le terrain. Mais il arrive des fois à même être sur un côté, à être sur un côté et à rentrer, parce que techniquement, il est très à l'aise. Donc, je pense que c'est un joueur qui est très polyvalent. Et en équipe de France, comment on l'utilise, je pense qu'à la perfection avec le jeu que Zidane veut mettre en place. Et après, à com, il a tellement eu cette habitude-là d'être en mouvement, de se déplacer, qu'il peut jouer soit en pointe basse, soit même un peu plus haut.
Et on a la chance d'avoir un joueur comme ça en équipe de France. Très bien. Daniel est resté avec nous pour les autres matchs du soir. L'évaluation, on aurait pu la continuer, mais là, il faut qu'on passe à la suite. Il faut quand même dire que Couto, sur le côté droit, a été tranchant.
Est-ce que c'est le fils de Fernando ?
Je ne sais pas.
Non. Je pensais que tu t'occuperais de Péronnet, Gilbert, dans ton équipe des membres du corps.
Ah ouais, Péronnet.
Jérémy Pié.
Péronnet, pas mal.
Avec Lucado, bien sûr.
Jérémy Pié. Frédéric Ney, bien sûr.
Voilà.
Exactement. Merci, Jean-Louis.
Allez, ciao.
Ciao, à plus. Dans un instant, le groupe de l'âme, les autres matchs du jour, RN qui a fait 0-0 face à Olympiacos.
RMC jusqu'à minuit et demi. L'After Foot. RMC jusqu'à minuit trente. L'After Foot. Gilbert Bribois.
Il est minuit trois. Samuel Umtiti est toujours là, Daniel Riolo est là, Daniel Emanusia est là, Paulo Breitner nous rejoint. Salut, Paulo.
Bonsoir, Gilbert. Bonsoir, tout le monde.
Edgar Grolo est là également. Salut, Edgar.
Salut, Gilbert. Salut, tout le monde.
Et Julien Laurence arrive. Il y a toujours une heure de décalage avec l'Angleterre, un classique, mais ils le sont retardés. Démarrons par le Real, qui a une nouvelle fois renversé un match, mon cher Edgar, avec des buts qu'il faut voir, notamment le dernier de Valverde. Enfin, le Real, ce n'est pas Balamé.
C'est Bellingham aussi.
Aussi. Plus un but du MJDM, un peu plus facile, après un beau centre.
Je continue mon combat.
Ton micro.
Je continue mon combat sur la Madger. Ça n'est pas une Madger, puisque la Madger, c'est taper avec le talon. Donc, ce n'est pas ça, mais bon.
Ah, ça, c'est une talonnade ?
Non, ce n'était pas ça. Allez revoir le geste de Madger, finale Ligue des Champions 87 contre le Bayern, et vous verrez que ce n'est pas le même geste. Mais bon, ça fait des années que je me bats là-dessus, mais...
Bon, qu'est-ce qu'on retient à Madrid ?
Il y a plusieurs enseignements qui sont assez évidents, je trouve. Déjà, le premier, c'est celui auquel on allait faire le plus attention. C'était Vinicius sur le côté gauche. Est-ce que ça a marché ou pas ? Il a été extrêmement décevant. Diomandé à droite, c'était bien, mais c'était moins bien que d'habitude sur la gauche. Et donc, là, il n'y a pas eu de doute, il n'y a pas eu d'hésitation dans l'analyse. C'est clair, c'est net, ça saute aux yeux. Diomandé aujourd'hui est meilleur que Vinicius à gauche, point à la ligne. Et c'est Vinicius qui va devoir se battre pour sa place. Mais là, on a vu, c'était le jour et la nuit entre Vinicius ce soir et Diomandé avant.
Après, pour moi, l'enseignement évident aussi ce soir, c'est qu'Arda Güler manque énormément à cette équipe. Quand il n'est pas là, il n'était pas dans le groupe cette fois-ci. Il s'était entraîné à part ces derniers jours et tu voyais tout de suite qu'en termes de créativité, ce n'était pas du tout la même histoire pour cette équipe. Et puis, encore une fois, une énième fois, mais j'essaie toujours de le rappeler parce que sinon, ça passe inaperçu. Mais encore, Courtois qui te sort des arrêts, Courtois qui te sauve. Tu dois compter sur lui pour espérer quelque chose. Et pour un club de cette dimension, ce n'est pas normal de compter aussi souvent sur son gardien face à des équipes qui sont censées être nettement plus faibles que toi.
Donc, pour moi, c'est ça que je retiens ce soir. Et ce que je retiens aussi, c'est Kendrick. Et en sortie de banc, un joueur vraiment parfait pour les coachs. Et malheureusement pour lui, meilleur, j'ai l'impression, en sortie de banc, que lorsqu'il est titulaire. Et en tout cas, ça va être une belle arme pour Mourinho cette saison, s'il continue de l'utiliser de cette façon.
Samuel, sur Vinicius, qu'est-ce que tu en penses ? Ce que dit Edgar.
Ça me fait de la peine. Vinicius a fait des semaines, des mois, même des saisons qu'il n'est pas forcément au top. Et on le voit qu'à gauche, il n'a pas forcément cette confiance qu'il avait auparavant ou quand il prenait dans ses prises de balle, tu savais qu'il allait faire mal. Et là, il n'a plus ça. Même dans son dernier geste, il a du mal, énormément de déchets.
Il ne fait plus peur ?
Il ne fait plus peur du tout. Et quand tu le mets à gauche, ça veut dire que tu mets Diomandé à droite. Et on sait que Diomandé à droite, il n'est pas performant, il a du mal. Donc, c'est là, la réalité maintenant, c'est : qu'est-ce qu'on fait ? Soit Vinicius, on rentre dans ce schéma-là de concurrence claire entre les deux, et c'est le meilleur qui joue, ou soit il y a une hiérarchie qui fait que pour le moment, ça sera encore Vinicius qui jouera à gauche.
Il était capitaine, Vinicius.
Ouais, mais au bout d'un moment, c'est le résultat. Le Real qui gagne, OK. Mais Vinicius, il n'est plus du tout au niveau, que ce soit en Liga, que ce soit en Ligue des Champions. Et on a besoin aussi de voir un Diomandé qui a montré de meilleures choses. Et ça me fait vraiment de la peine pour Vinicius, parce que le niveau qu'il a, et moi qui pensais qu'il avait encore cette marge-là de progression, mais là, j'ai l'impression que depuis trois saisons, depuis qu'il y a eu aussi ce Ballon d'Or qu'il n'a pas forcément eu, il a été touché. Il a été touché.
On a du mal à retrouver le Vinicius virevoltant sur son côté gauche.
Daniel, un truc à rajouter là-dessus ou tu adhères ?
Écoute, vous avez tout dit. Le truc, c'est que tu perds un joueur et demi, en fait, quand tu es comme ça, parce que Diomandé n'est pas aussi efficace. C'est ce que disait Edgar. Et l'autre, sur le côté, j'ai l'impression qu'il rend même les autres moins bons, parce que je trouvais Mbappé assez moyen, finalement. Et alors qu'il avait quasiment arrêté de dézoner, d'aller sur le côté, là, très souvent, j'ai l'impression qu'ils se sont remis à croiser. Et ce n'était pas bon.
Et même sans ballon. Même sans ballon, c'est moins cohérent avec Vinicius qu'avec Diomandé.
C'est trop évident. Après le classico, après ce qui s'est passé, j'ai l'impression que dans la tête de tout le monde autour du Real, c'est clair maintenant que Vinicius, si même dès janvier, on pouvait lui trouver un billet d'avion.
Ouais, mais pour aller où ?
Tu l'envoies. En première, première.
Pour aller où, Daniel ? C'est ça la question, c'est ça le problème.
Un peu importe.
Qui va mettre l'argent, qui va investir ?
Il y a une douche dans l'avion et tout. Tu as une belle cabine.
Emirates, fais ça.
Tu fais quoi ? Tu fais tourner l'avion en boucle et il atterrit jamais dans un autre club ?
Ouais, mais dans quel club ? Où est-ce qu'il pourrait aller ?
L'Arabie saoudite, il n'y a pas un club qui pourrait ?
Ouais, mais ils n'ont plus d'argent, apparemment.
Ils n'ont plus de thunes.
Enfin, ils en ont moins.
Ils ont changé un peu leur estimation. Parce qu'attends, je ne sais pas si vous l'avez dit, Gérard, il est capitaine ce soir.
Je l'ai dit.
OK.
Après, c'est l'ancienneté aussi, ça.
J'ai bien compris, mais il y avait quelque part un truc un peu symbolique.
Mais bien sûr.
Donc maintenant, Mourinho doit assumer l'histoire.
Bon, en tout cas, le Real, malgré tout, a 12 points. Ils sont en tête avec le PSG. Donc, on peut aussi, pareil, voir les choses comme ça et dire : « C'est quoi le problème ? » Comment tu juges le match de Mbappé, toi ? Daniel dit moyen.
Oui, oui. Ce n'est pas un match que tu vas retenir. Alors, il aurait pu mettre le but de la victoire et le gardien adverse sort un arrêt vraiment énorme en fin de match avant le but de Valverde. Maintenant, j'ai trouvé, comme disait Daniel, que collectivement, ça allait moins bien et que ça se ressentait aussi chez Kylian Mbappé. Il était peut-être moins connecté avec ses coéquipiers, moins connecté avec Vinicius que sur les dernières semaines avec Diomandé. Donc, j'ai presque envie de reprendre, parce que je ne sais pas si vous avez vu la déclaration de Mourinho qui parle de Vinicius.
Il dit : « Il fait un match acceptable, mais pas exceptionnel comme le reste de l'équipe. » Bon, il est un petit peu gentil avec Vinicius, mais sur Kylian Mbappé, c'est un peu ça. C'est-à-dire qu'il marque, il ne fait pas un mauvais match, mais il n'est pas extraordinaire comme le reste de l'équipe.
Camavinga était titulaire ?
Oui.
Bon. Il était bon ? Parce que là, on a une liste de Zidane qui arrive. Maintenant, quand tu le mets, on est à bloc.
Il fait un bon match.
Là, on est à bloc.
Il fait un bon match. Il essaie d'apporter l'équilibre dans l'esprit de José Mourinho. Dans cette compo-là, il remplace Aurélien Tchouaméni, parce qu'Aurélien Tchouaméni n'était pas dans le groupe. Donc, il remplace Aurélien Tchouaméni aux côtés de Bernardo Silva. Il a été dans ce rôle-là, qui est peut-être, du coup, un petit peu moins bling-bling que lorsqu'il rentre en cours de match. Et moi, je pense qu'il est aujourd'hui meilleur quand il rentre en cours de match, parce que ce qu'il fait et ce qu'il apporte et ce que lui demande José Mourinho, ça saute plus aux yeux. Et là, il avait un rôle un peu plus discret. Donc, il fait un bon match, mais là encore, il n'a pas été pour autant étincelant.
Mais en attendant, quand tu vois le niveau général de l'équipe ce soir, ce n'est pas surprenant de se dire que Camavinga n'a pas été étincelant plus que les autres.
Julien Laurence nous rejoint. Salut, Julien.
Salut, Gilbert. Salut à tous.
On va parler de Leipzig-Manchester City, mon cher Paulo. Victoire de City 3-2, est-ce que c'est logique ?
Pour moi, oui. Déjà, c'était difficile de suivre les deux matches allemands, parce que tu ne savais pas lequel il fallait regarder.
Oui, toi, tu avais aussi Dortmund-Betis.
C'est un petit peu dommage, parce que c'était deux belles rencontres. Oui, alors les joueurs allemands sont très déçus. Les joueurs de Leipzig de ne pas avoir pris à minima un point, mais ils oublient quelque chose, c'est qu'ils n'ont jamais été en tête de cette rencontre. Et si Leipzig est une belle équipe, en face, tu as une grande équipe, même si la période actuelle est compliquée et même s'ils ont perdu deux matchs en première ligue, tu sens que la qualité individuelle est supérieure. Moi, j'ai noté évidemment la performance extraordinaire de, je le cite souvent le lundi, de Noussa, évidemment, le Norvégien côté Leipzig.
Mais le coup du sort, il arrive, et il arrive du côté de la moins bonne des deux équipes, et c'est malheureusement par Lukeba, qui est excellent en défense centrale, qui marque malheureusement contre son camp. Donc, il faut être efficace à tous les moments, il faut éviter ce genre d'erreur. Et puis, tu as le sentiment que lorsque le club saxon, le club de Londres, de Manchester, je vais y arriver, peut appuyer sur l'accélérateur, il remporte la rencontre. Donc, c'est décevant, si tu veux, parce que c'était une belle rencontre, mais moi qui n'aime pas trop parler de statistiques, elle te confirme qu'il y a une équipe qui était supérieure à l'autre.
Et ça, c'est un petit peu dommage. Et encore une fois, c'est une équipe que je trouvais de City assez fébrile. Et c'est dommage de ne pas en profiter. Mais honnêtement, si tu regardes les 90 minutes, tu te rends compte que quand même, le club de Manchester City était supérieur à celui de Leipzig.
Julien, tu confirmes ?
Ouais, je pense. Après la période laborieuse un peu côté City aussi, où, à part le but contre son camp de Lukeba, ça ne crée pas grand-chose non plus. Il y a toujours cette histoire d'équilibre. Quand Enzo Fernandez joue devant la défense avec Elliot Anderson, et que tu joues contre une équipe qui a un bon milieu de terrain, ce qui était le cas ce soir avec Leipzig aussi, c'est compliqué. C'est compliqué dans les transitions, c'est compliqué quand tu n'as pas le ballon, parce qu'Enzo, ce n'est pas ce profil-là. Alors après, là où il est très fort, c'est un peu à la Lampard de l'époque, où il fait ses courses dans la surface et qu'il marque le but de la tête, un très joli but de la tête, par exemple, pour faire 2-1 à un moment.
Ouais, avec un super centre du Manenjaï.
C'est fabuleux.
Effectivement, ouais. Donc, meilleure seconde période de la part de City. On a vu aussi un très bon Cherki par moment, encore une fois. Et puis Haaland qui marque inévitablement contre Leipzig, puisque c'est son adversaire préféré en Ligue des Champions. C'était son septième but contre eux. Rappelez-vous, il y a deux ans, il en a marqué cinq dans le même match, lors de la victoire 7-0 de City contre Leipzig. Et puis déjà, quand il était aussi en Allemagne, il avait marqué beaucoup contre eux avec Dortmund. Donc, c'était inévitable. Mais au final, ça montre aussi que ces derniers temps, City est un peu moins bien. On l'a vu contre Brighton en championnat et en Coupe de la Ligue. On l'a vu contre Villa en championnat. C'était deux défaites d'affilée en championnat aussi.
Et là, la première période, et le fait que ce match était un petit peu dans la balance quand même, avec une grosse erreur de Donnarumma sur le deuxième but des Allemands, ça montre aussi que tout n'est pas parfait en ce moment et que le puzzle n'est pas complètement complet de la part de Maresca.
Bon, voilà pour ce match. On peut enchaîner, tiens, on va le faire juste après, une courte pause, avec Liverpool et Dortmund notamment, qui a battu le Betis 2-1, sans oublier Naples. Naples a perdu à Porto, qui avait zéro point après trois journées. Il faut que Danielle nous explique. Et puis on dira à Modrén également, vous entendrez Franquez dans quelques minutes, après le 0-0 de Rennes face à Olympiacos. Cet après-midi, en Europa League, encore un quart d'heure d'After. À tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est minuit quinze. Les nuits du quasar enchaînées arrivent dans un quart d'heure. Daniel Rielo est là, Samuel Umtiti est là, les drôles de dames. Également Rennes dans quelques instants, mais d'abord Naples. Mon petit Danielle, Naples a perdu 4-1 à Porto. Alors, ça ne va pas très fort, Naples.
Porto qui n'allait pas très fort.
Zéro point après trois matchs. Je l'ai dit juste avant la pub, donc ils se sont réveillés, les Portugais.
Je ne sais pas, c'est quand les gris ? Ça saute quand, Danielle ?
Il est trop cher. Il est trop cher pour sauter. Il a un salaire trop grand et.
De Laurentiis, quand au bout d'un moment, ils sont fous.
Non, mais De Laurentiis, il a choisi, c'est très bien. Et il le paye cher, justement. C'est parce qu'il voulait une saison de passage. Il n'y a aucune autre explication. Ils n'ont pas fait de mercato. Allegris, il s'est plaint de blessures, mais pas plus que ça. Tout va bien si on l'entend. Même aujourd'hui, il a dit : « Je n'ai rien à dire à cette équipe. » Ils ont bien joué jusqu'à la 70e minute.
Ouais, comme il dit d'habitude. Tout va bien, on n'a pas eu de chance ou.
Oui, non, mais les supporters de Naples.
Ah oui, ils n'en peuvent plus depuis longtemps.
Non, mais ils commencent à dire à De Laurentiis qu'il est en train de détruire une très belle équipe. C'est le pire Naples depuis les derniers 20 ans. On commence à entendre des choses comme ça. Lorsque l'équipe, si on regarde la compo, il y a des bons joueurs. De Bruyne, il est en forme en ce moment. Allegris, il n'arrête pas de le déplacer. Il a mis devant la défense. Et De Bruyne, on sait qu'il n'aime pas ces rôles-là. Et là, aujourd'hui, il a remis derrière la pointe.
De Bruyne, il s'est disputé avec Lucas pendant le match. À la fin du match, il y a Politano qui va parler à la télé. Il dit : « J'aimerais bien que quelquefois, il y a des joueurs qui ne sont pas seulement les Italiens qui viennent parler avec les médias, pour dire les autres joueurs, les étrangers, ils n'ont pas des couilles, quoi. Ils n'ont pas le courage de venir parler quand il y a des défaites comme ça. » Alors, après, il y a Mktominé qui est venu, il était énervé, mais comme je ne l'ai jamais vu, il a dit : « J'en ai marre.
Je suis énervé. » Prendre quatre buts en Champions League, ce n'est pas excusable. Il faut que chacun entre nous se demande si on ne peut pas faire plus. Donc, c'est une situation catastrophique avec Allegri qui sourit. Il sourit aux caméras, les journalistes, il essaie de poser. Il commence à lui poser des questions, mais comment tu vas renverser ça ? Est-ce que tu penses que la saison... Mais lui, il part toujours deux matchs après. Là, ce week-end, ils vont jouer contre la Lazio, par exemple. Lazio, imbattue. Ils ont gagné neuf matchs, ils n'ont fait qu'un match nul, première dans le classement.
Donc, Allegri, il dit : « Ça, c'est une finale pour nous. » Mais qu'est-ce qui se passe si tu la perds, cette finale ? Qu'est-ce qui se passe ? Parce que Naples, ils sont déjà en mi-classement. C'est la pire équipe par rapport aux points perdus de l'année dernière au même moment. Bon, je ne sais pas si je me suis expliqué, mais bon. L'année dernière, à ce moment, ils avaient une dizaine de points de plus. Donc, l'équipe, elle est empirée. On le voit, on le voit à chaque match. Ils jouent mal, ils jouent mal ensemble.
Ça se tient sur les prestations de Mktominé, quand Mktominé, il est bien en forme. Ça se tient sur les prestations de Politano quand il est bien en forme. Ça change des compos, ça change des systèmes, ça change des positions des joueurs. Aujourd'hui, on a vu Vergara, qui a priori, c'est un joueur offensif, côté gauche, à lui tout seul, dans un système à cinq. Alors, comment tu peux vraiment aller... Après, il a dit : « C'est difficile ici à Porto, on le savait, mais on a bien fait. » C'est ça, les matchs difficiles pour Naples.
Bon, merci Danielle, on a fait le tour avec toi. On se retrouve très vite. Bonne soirée.
Bonne soirée à vous. Merci beaucoup.
Julien, comment Liverpool a perdu à Fenerbahçe ?
Ça ne va pas, Liverpool, surtout.
Ça, c'est le choc de la soirée. Déjà, défensivement, ça ne va pas. Je peux dire que je pense que Samuel Umtiti, il aurait beaucoup mieux défendu sur le troisième but que Jacquet, Alisson, Mac Allister, tous réunis ensemble. Parce que le troisième but, donc le but qui leur fait perdre le match, celui de Mouriki, il est scandaleux. Il est scandaleux. À ce niveau-là, mais à n'importe quel niveau, je m'en fous, à n'importe quel niveau, vous pouvez jouer en district, n'importe quoi, de ne pas sauter sur un ballon pareil, que ton gardien ne sorte pas. Et Jacquet, pourtant, qui fait une très bonne saison pour l'instant, je sais qu'il est jeune, mais maintenant, il est international français, c'est inadmissible.
Mac Allister, c'est inadmissible. Sincèrement, c'est vraiment scandaleux. Si vous n'avez pas vu le troisième but, allez le voir. Déjà que le deuxième n'était pas glorieux non plus, entre la mésentente, Gakpo, Alisson, Braun, qui est laissé tout seul au deuxième poteau et qui n'a plus qu'à pousser le ballon dans le but, en fait. Le troisième, c'est scandaleux. C'est un match qui est bizarre, finalement, de la part d'Iraola, parce que tu viens de perdre contre Arsenal. On a beaucoup parlé de cette défaite en Angleterre, et à juste titre, sur la solidité défensive d'Arsenal, mais aussi le manque de créativité et d'idées de Liverpool, notamment en seconde période.
Et dans un match comme ça qui suit, tu fais une composition qui n'a ni queue ni tête. Donc, tu mets Bradley Barcola en numéro 9. Alors, ce n'est pas son poste, on le sait tous, mais sincèrement, le pauvre, je pense qu'il ne comprenait pas très bien ce qu'il devait faire sur le terrain. À la demi-heure de jeu, j'ai regardé, il avait touché cinq fois le ballon. Il avait fait deux passes. Il ne s'était rien passé. Il avait touché une fois le ballon dans la surface adverse. C'était impossible. Je ne comprends même pas qu'un entraîneur comme Iraola puisse se dire que c'était une bonne idée de mettre Bradley Barcola en numéro 9 dans un match pareil.
À la fin du match, on lui a posé la question trois fois, en lui disant : « Mais c'était un échec. » Il n'a jamais voulu répondre vraiment, en disant : « On a essayé. » Genre, c'était un match amical de début de saison, tu vois, tu as essayé un truc. J'ai du mal à le comprendre. Et c'est vrai qu'une fois que les gros joueurs comme Wirtz, Gakpo, Isak, pardon, sont rentrés, que Barcola a retrouvé son meilleur poste, ça a été mieux. Ils ont marqué, ils menaient 2 buts à 1. Et là, on s'est dit : « Bon, c'est terminé. » Et on suit ensuite les deux buts catastrophiques à encaisser. C'est vraiment compliqué, c'est vraiment décevant de la part de Liverpool, qui pourtant, défensivement, avait été un peu mieux en Premier League ces dernières semaines, jusqu'au match d'Arsenal.
Là, ce soir, ils sont retombés dans leur travers, mais de façon spectaculaire. Bon, même s'ils ont un petit joker, ils ont 9 points.
Ouais, ils ont 9 points, oui, mais bon.
On va parler d'Arsenal dans quelques secondes, mais d'abord, Dortmund-Betis. Paulo, Dortmund a battu le Betis 2 buts à 1.
Ouais, j'ai adoré cette rencontre, parce que ça allait d'un but à l'autre. Et là aussi, les statistiques démentent un peu ce qu'on voit lors de la rencontre, parce qu'on a vraiment l'impression que les deux équipes pouvaient l'emporter. Un fait de jeu, évidemment, c'est la sortie, peut-être une élongation pour Guirassy après la demi-heure de jeu. Et puis, moi, je voudrais noter un Dortmund qui a une puissance physique impressionnante. Un Betis qui, moi, techniquement, qui piquait, qui me plaisait énormément. Et c'est terrible, parce que si je dois retenir ce qui se passe durant cette rencontre, c'est le gardien du Betis, Álvaro Valez, qui fait deux arrêts monumentaux.
Et il en fait depuis le début de saison.
Et malheureusement, il se plante sur le tir de Karetsas pour le 2-1, qui n'est quand même pas une puissance extraordinaire. Et j'ai envie de dire, c'est là où ça se joue. Mais j'ai bien aimé, moi, le Borussia Dortmund, parce que c'est une rencontre qui était compliquée. Ils n'arrivaient pas à marquer. Finalement, c'est Fabio Silva qui réussit le 1-0. Un peu bêtement, je trouve, défensivement parlant, sur une perte de balle d'Antone, il y a le 1-1, et puis ils poussent pour le 2-1. Donc, je pense que globalement, c'était mérité pour le Borussia Dortmund, mais surtout, c'était une belle rencontre, je trouve, de Ligue des Champions.
Je suis d'accord avec toi, et je pense même que tu es presque gentil avec le Betis, parce que pour moi, le Dortmund était quand même au-dessus ce soir et méritait vraiment, vraiment de gagner ce match. Il y a eu surtout 20 minutes, pour moi, en deuxième période, où là, le Betis a montré un meilleur visage. Parce qu'avant, j'avais l'impression qu'ils luttaient énormément. J'ai adoré leur attitude. Et comme toi, j'ai adoré ce match-là, mais j'ai senti quand même que Dortmund était légèrement au-dessus. Mais là, il y a eu deux changements à un moment. Il fait rentrer Isco, il fait rentrer Ribal, côté Betis, et ça change tout. Et là, tu as un Betis avec un autre visage qui est génial et qui, à ce moment-là, c'est vrai, peut presque aller chercher encore plus.
Et malheureusement pour eux, il y a ce but de Dortmund qui tombe au mauvais moment, alors qu'ils étaient bien. Mais honnêtement, malgré la défaite, je trouve que le Betis a fait une belle prestation. Ils sont tombés sur une belle équipe. Et de toute façon, c'est ce qu'on disait la dernière fois, le Betis a pris les points quand il le fallait. Ils ont 9 points sur les trois premières journées. Et maintenant, ils ont cette marge de se dire : « OK, ce n'est pas grave, on a perdu ce match-là, mais on est quand même bien placés pour se qualifier. » Merci Edgar, merci Paulo.
À très vite.
Julien, on finit sur Arsenal qui gagne au Slavia. On pouvait s'attendre peut-être à un écart un peu plus grand, mais ils gagnent 2-1.
Ouais, ils menaient 2-0 à la pause. Sincèrement, la croisière s'amuse. Et puis après, je ne sais pas, ils se sont arrêtés de jouer, ils ont voulu contrôler l'avantage, gérer un petit peu et tout ça. Et au final, ils se font peur un peu à la fin, parce que le Slavia marque à la 90e ou 89e, je crois. Mais avant ça, il y a eu un arrêt exceptionnel de David Raya. On parlait tout à l'heure des arrêts de Vallès, mais Raya, il fait un arrêt extraordinaire sur une tête un peu avant le but des Tchèques. Et ça aurait peut-être pu tout changer. Arsenal n'était pas content du tout, parce qu'effectivement, Arsenal a arrêté de jouer en seconde période.
Ça reste une victoire. Ils sont encore invaincus. Et ce n'est pas très grave en soi. Mais il ne faut pas oublier que quand ils veulent trop contrôler comme ça, parfois, ils se mettent en danger tout seuls.
Merci Julien, bonne soirée.
Merci les gars. Ciao, ciao.
Rennes, Olympiakos, tout à l'heure, 0-0. Écoutez.
Rennes qui est arrivé à 00:24, quand même.
Bah oui.
Et moi, j'en ai parlé dans les cinq premières minutes, et ensuite, j'ai oublié qu'ils avaient joué ce soir.
Bah écoute, Franquez.
Et voilà.
C'est parti.
J'ai bien aimé, moi. Vraiment, j'ai bien aimé. J'ai bien aimé ce qu'on a fait pour le match, pour le commencer. On a aussi changé à la pause avec certains ajustements. C'est sûr que ce n'est pas le match le plus ouvert. Bon, si c'est ouvert et qu'on en fait 5-3 et qu'on perd à la fin, ça ne m'intéresse pas trop. Je préfère que ce soit un peu plus fermé, qu'on en passe par là, parce que c'est nécessaire aussi. Et qu'aujourd'hui, si vous vous ouvrez contre l'Olympiakos, je pense que je ne parle pas d'un bon point.
Bon, est-ce qu'on est d'accord avec lui ?
On parlait tout à l'heure de déclassement. Donc, si Rennes, qui ouvre le jeu contre l'Olympiakos, risque de prendre une tannée, oui, ça confirme qu'on se déclasse, mais de beaucoup, beaucoup, beaucoup. Bon, lui, il a bien aimé le match. Moi, c'était 16:30.
Rennes a 6 points désormais.
Il y a eu un moment, j'ai été tenté quand même par le tennis. Quand même, parce qu'il y a Bercy en ce moment.
Anciennement Bercy.
Donc, j'ai quand même été tenté. Je suis revenu un petit peu sur Rennes, je me suis ennuyé. Donc, si lui, il a aimé, moi, je n'ai pas aimé. Je me suis fait chier, mais c'est terrible, ce match.
Après, il l'a dit, c'était un match qui n'était pas forcément ouvert.
C'est fermé.
L'Olympiakos, il faut fermer. On ferme alors.
On ferme, mais alors nous, on ferme aussi, on n'en parle pas.
Après, c'est la réalité maintenant.
Oui, l'Olympiakos, c'est compliqué pour un club français, ça, c'est sûr. C'est sûr. Voilà. Mais on ne découvrira rien, malheureusement.
Il nous reste trois minutes. Je voulais qu'on rend hommage quand même à Carlo Molinari, décédé aujourd'hui. Il avait 93 ans, ancien champion de motocross, ensuite homme d'affaires. Il s'occupait de concessions automobiles, notamment. Et président, surtout, de Metz pendant 30 ans, plus de 30 ans. 34 ans exactement de présidence. Donc, c'était une figure du football français, Carlo Molinari, pendant longtemps, à la Ligue.
Il a emmené son club tout seul au plus haut niveau. C'était un fan du Torino au départ.
D'où les couleurs du FC Metz.
D'où les couleurs du FC Metz, exactement. Ce maillot grenat. Pour un petit club comme ça, parce que ça a toujours été un petit club, il a eu des belles aventures, deux Coupes de France. Le fameux match, le fameux match contre le Barça.
Tony Turbos.
Voilà. Et puis l'aventure de la bande à Pires, c'est un peu ce qui a marqué.
Les pépés flingueurs. Julien Cazard, bonsoir.
Bonsoir. Mais c'était, oui, le président un peu vieillé.
Alio Chazanovic, magnifique numéro 17.
Ils ont eu un paquet.
Et puis le grand Sylvain Castendreach, que Daniel.
Bien sûr.
C'est une très belle fin de carrière, d'ailleurs.
Il était mieux quand il était joueur.
Ouais.
Ouais, c'est un gars super. Attention, Castendreach, c'est un super gars.
Tu te rappelles sa fin de carrière, quand même ?
Bien sûr, ballon dans la tronche.
Ah bah ouais.
C'est une assiette de bamou, mais c'est quand même bien de le rappeler.
Non, non. Mais Carlo Molinari, oui, c'est toute cette... c'est la bande des vieux présidents du club français qu'on a eus quand on était petits.
C'était le dernier, presque.
C'est les mecs, on identifiait, on savait qui c'était.
Exactement, comme Bourgoin, tout ça.
Exactement. Julien Cazard, donc. L'ennemi du Cazard enchaîne. Il faut qu'on fasse un truc.
Qu'est-ce qui se passe ?
Les 20 ans de l'After.
Mais oui !
Là, il y a une mine de quiz, de bingo. De bingo, extraordinaire.
C'est vrai, il est là.
Il y a des jeux et tout. Donc ça, c'est pour vous, pour une émission du vendredi. On vient, on vous fait tous les quiz et tout.
D'accord.
Et on voit si vous êtes au niveau, si en 20 ans, si tu es capable de me refaire 20 ans d'After. Tu es peut-être capable.
Je ne suis pas mal sur les 20 ans d'After, moi. Moi, j'écoute depuis Lyon-Milan.
Ouais, c'est vrai. Je peux témoigner.
Ah, tu veux lui faire le quiz à lui ?
Non, mais il n'y a pas de truc.
Je me souviens.
Il y a des mines à rigolade, quand même.
Alors, petite anecdote, je me souviens très bien, parce que je ne peux pas voir la fin du match, et je suis resté, je marchais, en écoutant l'After, il pleuvait, à Paris, j'étais dehors, et pour ne pas rentrer chez moi, je tournais autour de mon pâté de maisons pour écouter l'After.
Excellent.
C'est beau, hein ?
C'est beau.
En sortant mon chien.
Et après, tu as intégré l'After.
Tu avais un chien à l'époque ?
Ouais.
Bien sûr, je me souviens de son chien.
Alors, autant te dire qu'il s'appelait Valdo.
Ouais, il s'appelait Valdo.
Ah, oui, bien sûr, je me souviens.
Bah oui, bien sûr, Valdo, évidemment.
C'est vrai.
Est-ce qu'il était là, à ta réunion d'anciens du PSG, là ?
Le vrai Valdo ?
Mon chien ? Non, Valdo.
Non, Valdo, il n'a pas pu venir, non, non.
Je suis dégoûté, c'était mon joueur préféré, moi.
Ton joueur préféré à l'époque.
Ouais, ouais, ouais.
C'était mon chouchou.
Il y a quoi au programme ce soir ?
On va faire une cellule stychologique.
On a déjà commencé, nous.
Ouais. Il y a encore besoin, je pense. La cicatrice, elle est pas encore partie.
Moi, je suis surpris, ils ne sont pas si...
Non, mais moi, je ne crois pas que c'est que ça.
En fait, pour une telle branlée, qu'au bout d'un moment, bon...
Bon, voilà.
Je pense que même ils vont s'en remettre vite, je pense. Pour les connaître.
Très bien.
Je pense aussi.
Ciao les amis.
Salut Sam, à bientôt.
Salut, à bientôt Sam.
Demain soir, Daniel, au revoir également. Demain soir, on sera là dès la fin des matchs d'Europa League, bien sûr. Bonne nuit à tous.
RMC, jusqu'à 00:30. L'After Foot.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.