Cet épisode de L'After Foot, diffusé avant le match de Ligue des Champions entre le RC Lens et Côme, examine si l'effectif lensois peut tenir sur deux tableaux, entre la Ligue 1 et la Ligue des Champions. Les chroniqueurs passent en revue le onze probable, les difficultés offensives de l'équipe et le manque de confiance évoqué par plusieurs intervenants.
Un supporter lensois, invité en plateau, donne son avis sur les chances de son équipe et sur la charge que représentent deux matchs par semaine. Les auditeurs découvriront aussi les autres affiches européennes de la soirée, notamment AEK Athènes contre le Real Madrid et Fenerbahçe contre Liverpool.
Les analyses restent des opinions défendues par les intervenants.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Emmanuel Petit
Cette transcription de l'épisode sur le match Lens-Côme a été réalisée avec la technologie HappyScribe utilisée pour la prise de notes Zoom.
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Vous écoutez.
RMC.
Bon, euh, voilà pour—
Pour tout le monde, pour ses débuts.
C'est ça, mais en anglais c'est quand même bizarre, quoi.
Tout à fait, les avant-matchs de génération after. Euh, la compo, surtout le match ce soir : match excitant, appétissant, parce qu'il y a Lens qui doit se relancer, 3 points on l'a dit, face à Côme qu'on assiste, Côme équipe sensation en Italie, en Europe également, pour l'instant qualifiée pour la suite de la compétition avec ses 6 points au compteur. La compo lensoise : est-ce que Cahuzac a mis cette fois-ci la meilleure équipe possible, messieurs ?
Euh, c'est à discuter. C'est à discuter, notamment au poste de latéral droit. Alors, tout à l'heure, chez Jérôme Rotten, j'ai donné une compo qui pouvait être celle-là, mais en réfléchissant bien, en défense, ça va être une autre organisation, ça sera quasiment ce qui ressemblait un petit peu à la fin de match lors du derby contre Lille. Je vais vous expliquer. Alors, il sert dans le but. En défense, on va retrouver une paire étroite avec Aguilar, Baidou et Antonio. On pouvait imaginer Udol qui laisse la place à Skerras, mais Skerras sera certainement piston droit, et Udol va rester à gauche parce que c'est quand même son meilleur poste.
Au milieu, Aydara avec puissance. Sur le côté gauche, en attaque, Torguénazar, donc le frère d'Hélène qui sera là, titulaire. À droite, Florian Tauvin, et en pointe, le Croate prêté par Benfica, c'est Ivanović. Et il y a une surprise à Côme, à à à vous dévoiler, puisque Baturina est remplaçant pour cette rencontre, et Maxence Kakré est titulaire. Donc, pour le 11, Jean Buttez est là. Kemp fait Ramon en défense centrale, Couto à droite, Valet à gauche. Péronet et Mila, les deux devant la défense.
Dakuña, comme sur les 3 derniers matchs, joue milieu offensif droit. Voilà. Kakré, milieu offensif gauche. Nico passe en soutien de Douvicas.
OK. Étonnant, euh, l'absence de Baturina dans ce 11-là. Trois Français sur le terrain, donc Butté, Kakré et Dakuña. Daniel, tu veux dire un truc ?
À Lens, je je reviens sur Lens. Donc, Hudson Edwards n'a toujours pas démarré la saison avec Lens.
Non, mais là il est—
Il a joué, hein, chez Volontiers et Provomeca.
Non, mais il est blessé, là.
Là il s'est fait opérer, là.
Aux ischio ?
Non, quoi. Blessé encore. Il en a pour un moment. Et ça, c'est un vrai handicap pour Lens, quand même, hein. Parce que l'autre, en fait, il n'arrive pas à faire son trou.
Il va vite, c'est très compliqué pour Lens. On dirait qu'on nous l'a vendu comme un buteur efficace.
Il a en manque de confiance.
C'est 20 buts à l'Union Saint-Gilloise et il manque de confiance.
Wow.
Ça se voit quand il est sur le terrain. Il faudrait qu'il se débloque, parce que moi, dans le dernier match, je ne l'avais pas trouvé si— enfin, les premières fois que je l'ai vu, je me suis dit : « Mais qui est ce type ? » Franchement, ce n'est pas possible. Il est il est trop maladroit, trop absent. Le dernier match, j'ai bien aimé. Peut-être qu'il y a une phase de progression chez lui à confirmer. Alors, c'est ça justement : qu'est-ce que tu en penses, toi, Manu ? Daniel parle peut-être d'un problème de confiance. Tu penses que c'est un problème de confiance, c'est plus profond que ça ? Ce n'est pas le joueur qu'on imaginait, il n'a pas la qualité qu'on nous a vendue quand il est arrivé avant.
Si avec lui encore, ça irait. Mais c'est le problème de Lens, quoi. C'est l'efficacité dans les deux surfaces, mais notamment devant. Quand tu regardes les derniers matchs de Champions League, il méritait largement de mener au score, et peut-être même de tuer certains matchs avant la mi-temps. Et ils ont gâché tellement d'occasions, certaines tellement faciles. Mais est-ce qu'on peut mettre ça sur le fait qu'ils n'ont pas confiance, ou c'est de la maladresse ? Je pense que les deux sont liés. Mais je pense que c'est surtout la finition sur le plan technique. Il y a des joueurs qui ont du mal à hisser leur niveau quand la musique de la Champions League résonne.
Donc, moi, je pense qu'il est surtout là, le problème.
Tauvin est le seul capable de faire basculer une soirée européenne comme ça, aujourd'hui, à Lens. Ça tient à lui.
Aujourd'hui, j'ai le sentiment que tant que d'autres ne se montrent pas, on en est à attendre quelque chose de lui.
Un miracle.
Il faudrait que, justement, les autres. Torguénazar avait très mal démarré. On s'est dit : « Ouh là là là, la mauvaise pioche d'être allé rechercher ce gars-là et tout. » Dans le dernier match de Ligue des Champions, sur la première mi-temps, j'avais trouvé qu'il y avait des progrès, comme pour Ivanović. Les 3 premiers matchs de Lens en Ligue des Champions sont très bizarres. On a l'impression que ce sont des matchs à l'envers. Le premier, ils le gagnent, on ne sait pas comment ils le gagnent. Le deuxième, contre le Sporting, la première mi-temps qu'ils font, c'est incroyable qu'ils ne mettent pas un but, qui donne une autre configuration au match.
Bruges, c'est la mise au jour.
Je ne vais pas dire qu'ils ont eu l'occasion pour en mettre 2, pour en mettre 3 et tout. Déjà, 1, pour voir comment le match prend tournure. Le match suivant, la même chose. Et à l'arrivée, ils sont avec 1 victoire pas méritée pour 2 défaites très dures. Qu'est-ce que ça peut donner contre Côme dans une semaine où ils ont le match de ce soir, qui forcément les occupe ?
Marseille.
Marseille dimanche soir. Beaucoup de doutes, parce qu'on voit bien qu'il y a un manque de confiance dans cette équipe. Elle a besoin de se débloquer, clairement. Elle a besoin de ne pas envoyer tout le temps le message que c'est—
C'est un problème de qualité, est-ce que tu vois, Daniel ?
Que c'est Tauvin qui va te sauver.
Ce n'est pas le confiance, ce n'est pas Lens, effectivement, on en a parlé mille fois dans l'after de la saison dernière, avec ce milieu de terrain qui est parti, qui était dominant en Ligue 1. Aujourd'hui, les joueurs, quand tu regardes la compo de Lens— Excuse-moi, c'est—
Ouais, donc tu es en train de nous dire qu'ils ne peuvent pas jouer sur les deux tableaux, en fait ?
Ça, de toute façon, on ne peut pas dire en qualité.
Aucun club français n'y arrive.
Non. Le souci, c'est que même si tu enlèves la Champions League, ils sont incapables d'aligner 2 victoires en championnat. Victoire, 2 victoires.
L'avantage, Manu, c'est qu'ils n'ont pas joué le tableau de la Ligue 1 sur le dernier match. Donc, ça veut dire que ce soir, ils vont peut-être le jouer à fond.
Ouais, ouais.
Ouais.
Ouais, enfin, je ne sais pas, parce qu'ils ont perdu le derby contre—
Oui, c'est ça, ils sont passés à travers.
En laissant une très mauvaise impression.
Bon, sachant qu'ils doivent jouer contre Marseille, 2 matchs à bout.
Ouais, mais là, je les ai attendus au plancher.
Mais le match ce soir, c'est—
On a l'habitude de dire le grand Lens, quoi.
Exactement. Parce que je pense aussi que dans le calendrier, c'est un peu le match de la dernière chance, tu vois. Si tu ne prends pas les 3 points-là, ce n'est pas derrière, contre Liverpool, contre City, que tu vas les prendre.
Même Leipzig.
Il y a Leipzig chez Bodoglimt.
Bodoglimt, c'est à Lens.
Ce soir, tu as 6 points. Et après, tu as les 2 fameux matchs que tu viens de citer, pour espérer aller chercher les 3 qui manquent, tu vois ?
Ouais, ouais.
Et là, tu peux te mettre à y croire. Et tu peux te dire : « Il peut se passer quelque chose. » Mais il va vraiment falloir qu'ils le veuillent.
Mais ils l'ont déjà fait, quand même, cette saison.
Passer, sortir de cette phase de poules.
Lyon et le Paris FC, c'est des matchs à domicile où ils savent mettre de l'intensité, en mode grande soirée à Bollard, etc.
Exactement.
Et là, ils montent quelque chose. Ils peuvent le faire ce soir.
Mais ils l'avaient fait en Coupe d'Europe, ils l'ont fait des one-shots, hein.
Contre le Sporting, ils l'ont fait. Ils ont mis le feu, tout ce qu'il fallait. C'était le Lens à Bollard. Sauf qu'ils n'ont pas mis les buts, et ils se sont fait contrer, et ils ont terminé, ben.
Jean-Louis, c'est des one-shots à chaque fois. Lens, c'est ça le problème, c'est qu'ils n'arrivent pas à enchaîner les victoires.
Ils sont moins bons que l'année dernière.
C'est ça, c'est sûr.
Que ce soir, ils fassent un résultat en bon match.
Devant, c'est beaucoup plus faible.
Oui, mais je ne serais pas surpris que ce soir, ils fassent un bon match et qu'éventuellement, ils arrivent à gagner. Mais est-ce qu'ils seront capables de gagner contre Marseille derrière ?
N'oublions jamais.
C'est la grosse question.
Moi, moi, cette histoire de « ils sont moins bons que l'année dernière », je veux bien l'entendre, mais je vais le répéter mille fois cette année : quand tu joues les 2 matchs par semaine et que tu as la Ligue des Champions, tu n'as pas le temps de t'installer, tu as moins le temps de travailler, tu as moins le temps d'entrer dans une saison, tu es immédiatement sollicité, tout de suite, avec des défaites ou des victoires qui, d'un côté, procurent une joie à la Ligue des Champions, qui te met un peu sur un nuage, des déceptions, comme ils ont eues contre Bruges ou le Sporting, où tu laisses installer un doute. C'est très compliqué à gérer, ce genre de saison.
C'est sûr, c'est sûr.
Là où, oui, évidemment, tu es bien obligé de constater : ça a l'air moins bien. Mais ils n'ont même pas le temps de savoir que l'année dernière, ça a démarré, Thomasson s'est engagé au milieu, ça s'est installé.
Lens, il a sauté au dix-neuf.
Ça s'est installé et tu ne sais pas. Titraoui associé à qui ? À... comment il s'appelle ?
Aydara, puis Lens.
Après, c'était cuisance Aydara. Après, il y avait... comment il s'appelle, le casse-pied qui a joué ?
Boulakovic.
Oui, voilà. Et tu as l'impression qu'il est tout le temps en train de chercher la meilleure formule, et il ne la trouve pas, comme s'il n'avait pas le temps de la trouver.
Non, mais il y a ça, Daniel. Il y a évidemment la Ligue des Champions, ça change tout. Il y a quand même eu des départs de joueurs importants, et tu as pris le cran en dessous, des mecs plus jeunes à qui il faut laisser du temps. Et aussi, tu as des absents importants. Si à la limite tu as tout le monde, tes 11, qui sont là, allez, l'équipe, elle n'est pas trop mal. Mais là, quand tu rajoutes Ganyou, qui est meilleur défenseur—
Ganyou, Ganyou.
Voilà, tu les as dit, Jibo. C'est sûr que là, tu baisses clairement de qualité.
Mais l'année dernière, tu avais 100 % de réussite au mercato, rappelez-vous. Tous les joueurs ont été—
Ouais, c'est vrai.
Ils étaient tous bons.
Pour pas un rouge.
Et cette année, cette année, franchement, un crack qui a été recruté—
Tu ressors qui pour l'instant ?
Moi, j'ai du mal à—
Parmi les recrues, Jibo. Le seul qui arrive à exister, un peu, à être impactant dans cette équipe.
Moi, je te dirais cuisance.
Oui, je suis d'accord.
Ouais, d'accord.
Mais c'est tellement loin des 2 qu'il y avait l'année dernière que tu as du mal à le dire.
Ouais, il faut—
Mais c'est—
Sur certains matchs, Titraoui m'a beaucoup plu, moi.
Oui, oui, contre le PSG, il a été très bon, notamment.
Mais pas que ce match-là.
Tu vois, les latéraux, là, Skerras, c'est moins bien qu'Aguilar ou Abdou Hamid. Et bien sûr qu'Udol, ça on est d'accord. Torguénazar, ça demande confirmation, mais ça manque de vitesse. Parce que c'est ça aussi, hein. Quand on voit dans le derby, c'est que tu as Sotoka, Hazard, Tauvin en attaque, c'est 34 runs de moyenne. C'est quand même compliqué de claquer des buts, hein.
Moi, je dis : ce soir, c'est un gros test. Parce que Côme est une équipe qui essaie d'installer son jeu, d'imposer son rythme. Ce n'est pas une équipe qui va faire : « Je viens à l'extérieur en Ligue des Champions comme le Sporting, qui est pourtant une très bonne équipe, mais qui a dit : « Vas-y, jouez, on va voir de quelle façon on va vous contrer. » Là, Lens, qui va vouloir mettre le pressing, enfin la recette lensoise à Bollard, là, ils vont tomber sur une équipe qui va vouloir le ballon, qui va essayer de faire tourner. Il va falloir aller les chercher, il va falloir aller les bousculer. Et évidemment, si tu parviens à faire ces 2 choses-là, derrière, il va falloir être réaliste pour marquer.
Ça, c'est, pour moi, un gros test pour Lens ce soir.
On va accueillir Geoffrey au 3216, supporter du Racing Club de Lens. Salut, Geoffrey.
Salut, l'équipe.
Bienvenue sur RMC et dans Générations After. Alors, ton degré de confiance ce soir, avant d'affronter, on pourra en faire un débat, finalement. Est-ce pas le plus gros morceau de la phase de Ligue du RC Lens ? Ce Côme qui est 4e de Séri A, qui reste 5 victoires consécutives, qu'on a mis 4 à Leipzig, je crois. C'est ça ? 4 à Leipzig et 4 à Manchester United aussi. Geoffrey ?
Ouais, si, depuis le début de la Ligue des Champions, c'est le plus gros morceau, ça c'est clair.
Le Sporting contre Bruges, Bruges à Bruges, c'est lourd aussi, hein.
Ouais, ouais, mais là, enfin, après, moi, je connais moins.
Côme, ils n'ont pas d'expérience en Coupe d'Europe, il faut dire la vérité. C'est une belle équipe parce qu'elle est hype et qu'elle fait beaucoup parler d'elle, mais elle n'a pas de référence en Coupe d'Europe. Moi, je suis désolé, a priori, tu joues Bruges à Bruges, vu le passé de Bruges en Coupe d'Europe, on sait qu'ils ont emmerdé beaucoup, beaucoup d'équipes à domicile. Et le Sporting, c'est quand même une valeur sûre en Ligue des Champions. Ce n'est pas une équipe qui n'est jamais ridicule, c'est toujours très bien, quoi.
Ouais, non, le degré de confiance, il n'est pas très élevé. Parce que, en gros, tout ce que vous avez résumé, tout ce que vous avez dit, on tombe beaucoup de blessés. Quand je vois la défense encore qu'on met aujourd'hui, on met Udol dans l'axe. Moi, j'ai—
Non, a priori, ça va être Antonio, Baidou et Aguilar.
D'accord, mais j'ai vu les compos—
Udol devrait rester en piste en gauche.
Ouais, mais fais confiance à Jibo.
Ouais, non, bien sûr, bien sûr. Donc tant mieux. Déjà, ça, c'est une bonne nouvelle. Mais voilà, on n'est pas... malheureusement, je pense qu'on n'est pas armés pour performer à ce niveau de Ligue des Champions. Je ne dis pas qu'on va faire un mauvais match, au contraire. Je pense qu'on va tout donner. On va faire comme nos premiers matchs, mis à part Prague, où on va presser, on va essayer d'imposer notre jeu sur toute l'équipe. Doit se faire pardonner par rapport au match du week-end dernier, où il y a eu un bon match.
Donc là, ils ont vraiment intérêt à se bouger. Mais malheureusement, on a du mal offensivement, on a du mal à marquer. Face à une équipe, je crois qu'elle a une bonne défense. Au milieu, c'est dur d'exister contre des équipes comme ça. On le voit en Ligue des Champions, c'est au milieu où on a du mal. Donc je pense que la volonté va être là, et qu'on peut avoir des bons moments, quelques temps forts, mais c'est ce qui nous manque, c'est de performer, de marquer sur nos temps forts.
Et Lens n'a jamais fait de clean sheet, hein. C'est important de le dire aussi depuis le début de saison.
On prend beaucoup de buts. C'est ça, exactement. On prend beaucoup de buts. Ça reste une défense qui est toujours fébrile, qui est toujours... je ne sais plus qu'on est à combien de défenses alignées depuis le début de l'année. Ce n'est pas 10 ou 11 défenses. On n'a pas de défense type. Nos meilleurs joueurs sont blessés derrière. Même s'il y a Baidou qui ne revient pas trop mal. Antonio, il reste jeune.
Antonio a fait une bonne entrée à Lille.
Ouais, il fait une bonne entrée à Lille, mais on voit qu'en Ligue des Champions, c'est... après, ouais, il monte en puissance, et tant mieux. Moi, je l'espère. Mais voilà, le degré de confiance, il n'est pas très élevé. Mais en tout cas, ce que j'attends de l'équipe, moi, clairement, c'est que ça fasse un gros match, qu'ils se fassent pardonner, qu'ils donnent tout. Et après, tu tombes sur plus fort que toi, voilà, tant mieux, c'est le jeu. Mais je pense que ça va être très compliqué.
C'est quoi ton rendez-vous de la semaine ? C'est Côme ou Marseille ce week-end, Geoffrey ?
Je ne mets pas l'un.
Parce que tu as envie d'avoir deux rendez-vous.
Ouais, non, clairement.
Tu as envie d'avoir deux rendez-vous, ouais.
Ouais, non, non, clairement, je ne mets pas un rendez-vous à l'autre.
Pour moi, c'est Marseille. C'est Marseille pour toi ?
Les 2, j'espère franchement. Parce que ce match-là, mine de rien, si tu arrives à le gagner, tu es quand même à 6 points de Ligue des Champions, tu peux...
Tu as le droit d'aller deux fois au Resto dans la semaine, pour bien manger. Tu as le droit d'aller au Resto.
Non, mais voilà, la question, c'est de...
Allez, mais la question, c'est : est-ce que tu peux...
Il faut pas l'oublier.
Mais c'est ça, moi, je trouve que c'est ça, moi, je le verrais plutôt comme ça : la récompense de ce que tu as fait l'année dernière, c'est justement, en une semaine, d'avoir 2 méga-rancards. C'est-à-dire un match de Ligue des Champions qui n'est pas hors de portée pour toi, où tu peux entretenir l'espoir d'une belle aventure, et de savoir que dimanche, tu reviens à Bollard, tu te refais ta frite, et tu joues l'OM. Ça, je trouve que c'est le vrai kiff, il est là. C'est ça qui, moi, me fait à chaque fois de la peine, quand chaque année, on n'arrive pas à jouer ces 2 matchs par semaine, qu'on se prend la tête avec ça dans notre football, et qu'on ne s'en sorte pas.
Parce qu'on devrait absolument kiffer des semaines comme ça. C'est fabuleux, pour un supporter de Lens, de venir mercredi soir à Bollard et de revenir dimanche, et de jouer Côme, et de jouer l'OM, quoi. C'est génial.
Mais bien sûr, c'est génial. C'est génial. Et puis, enfin, moi, je pense pas. En plus, on ne fait pas des mauvais matchs, hein. Je pense que les 2 matchs par semaine, on arrive à les encaisser. Parce que je mets de côté le match...
Si le match à Lille, il n'est pas bon.
Voilà, c'est un non-match. Mais ce n'est pas lié aux 2 matchs par semaine. On a fait le même match que l'année dernière, où mentalement, on n'est pas...
C'est moins pire, même.
Ouais, moi...
L'année dernière, c'était le pire match de Pierre-Sage, et ils étaient à la rue totale. Mais ils ont un complexe à Pierre-Maurois, c'est un truc de dingue.
Tout à fait d'accord. Je suis tout à fait d'accord. Et quand on voit Tauvin qui dit qu'il n'est pas touché par la...
Même avec Marseille, Tauvin n'y arrivait pas, au stade Pierre-Maurois, parce qu'il est plus en grippe à chaque fois.
Ouais, voilà. Ça le touche. Je pense que ça le touche, ça le déstabilise.
Exactement.
Ils ont du mal, c'est un peu trop au nord, et ils n'aiment pas trop.
Et si je mets ce match-là de côté, si je mets ces matchs-là de côté, on a toujours été au rendez-vous, on a toujours fait des matchs pleins, même en championnat. Donc moi, je suis d'accord avec Daniel, les 2 matchs, et je pense qu'ils le vivent comme ça. Les 2 matchs par semaine, c'est du kiff.
Bien sûr.
Et il faut qu'on arrête de...
Comme on dit souvent, les joueurs préfèrent jouer que s'entraîner.
Il n'y a pas de souci.
J'entends ce que vous dites : « C'est du kiff, c'est du kiff. » Sauf que quand tu ne gagnes pas, ça peut être une double claque dans la semaine. Un double ranquard raté, quoi. Un double ranquard raté.
Ça, c'est sûr.
Si tu prends... tu as 2 rendez-vous dans la semaine, tu prends 2 râteaux, tu n'es pas bien.
Non, mais c'est sûr.
C'est sûr que tu n'es pas bien, Manu.
Mais non, ce n'est pas ça. C'est surtout quand tu mets les ingrédients qu'il faut dans les mi-temps.
Ouais, ouais.
Et surtout en première période, tu n'es pas récompensé, et que ce n'est pas la première fois, et c'est récurrent du côté de Lens. Donc moi, je veux bien, je vous entends, c'est du kiff, il n'y a pas de souci. Tu joues la Champions League, il n'y a pas de souci, tu joues des grosses affiches derrière en championnat. Sauf que tu domines ton adversaire, tu ne marques pas, et à la première occasion de l'adversaire, il te plombe un but. Donc mentalement, c'est...
Non, non, bien sûr. Mais ça aussi, parce que toi, tu n'as jamais pris 2 râteaux dans la même semaine, Manu, c'est pour ça.
Oui, c'est vrai.
Geoffrey, merci d'être venu au 3216. Excellente soirée à toi. Bon match.
Merci.
On peut revenir pour le débrief, bien sûr, dans l'After tout à l'heure. Les amis, alors, il y a 8 minutes. Sur les 2 pelouses. Attends, attends, attends, attends. Il y a 8 minutes.
C'était quoi ce match de foot ?
Sur les 2 matchs, AEK Real et Fenerbahçe Liverpool, il y avait 1 partout sur les 2 pelouses. Ça a évolué. À Istanbul, entre Fenerbahçe et Liverpool, il y a désormais 3 buts à 2 pour Fenerbahçe. C'est fou. Voilà, il y a eu 3 buts ont été marqués en l'espace de 6 minutes.
Ambiance de fou.
Et il y avait 1 partout entre l'AEK Athènes et le Real Madrid. Edgar Grolo, où en sommes-nous sur place ?
2 partout, 2 partout, et il reste seulement 10 minutes à jouer à Athènes entre l'AEK et le Real Madrid. Le but, déjà, de Stavros Spilios, le latéral gauche albanais de cette équipe de l'AEK, qui avait pris l'avantage. Et puis, 3 minutes après, Kylian Mbappé, qui est décisif pour la 100e fois de sa carrière en Ligue des Champions, avec un centre de Dumfries venu de la droite. Et une reprise à bout portant de Kylian Mbappé, décisif pour la 100e fois. Il n'y a que Lionel Messi qui a réussi à le faire plus vite. Kylian Mbappé, il l'a fait en 102 matchs, Lionel Messi, 101 matchs.
Magnifique. Voilà. Magnifique soirée, début de soirée, 2 belles affiches. J'adore cette nouvelle formule de Ligue des Champions, c'est un régal.
Je fais ça exprès, là.
Ah, ne lance pas, s'il te plaît.
Mais tu kiffes, là, je te vois, tu regardes la télé, tu es comme un gamin de 12 ans, tu es à fond sur les 2 matchs.
Mais tu sais que...
Du foot.
C'est de l'émotion.
C'est qu'il n'y a pas que 2 matchs dans une soirée.
Il y en a encore des beaux, ce soir.
Ce n'est pas comme ça qu'il faut regarder, c'est l'entièreté du programme.
Alors que Arda Güler, c'est Brahim Diaz qui fait son entrée en jeu pour le Real Madrid.
Je l'avais oublié.
Allez, on fait une pause. On va rester avec Gibaud et Jean-Louis, bien sûr, au direct de Bollard. On va parler de Côme dans un instant. On va parler d'un joueur magnifique, merveilleux, Nico Paz. Restez avec nous, vous écoutez Générations After, spécial Ligue des Champions avec Manu Petit. Daniel Rieulo, RMC 20h25. À tout de suite.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.