Cet épisode de L'After Foot du 3 novembre revient sur la soirée de Ligue des Champions, avec la large victoire du PSG 6-0 à Villarreal et la question de savoir si les adversaires ont été paralysés par la peur ou simplement dépassés. Les chroniqueurs débattent aussi de la lassitude que peut susciter la domination parisienne, de la place du spectacle dans la compétition et de la nouvelle formule européenne, que l'un des animateurs juge hypocrite tout en défendant un retour aux poules.
Lille, accroché 0-0 à Bodø/Glimt, est également analysé, avec des avis partagés sur la progression de l'équipe. Les auditeurs découvriront des points de vue contrastés, présentés comme des opinions.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Emmanuel Petit, Jérôme Sillon
Cette transcription de l'épisode sur le PSG, Lille et la formule de la Ligue des Champions a été réalisée avec la technologie HappyScribe, la même que celle utilisée pour la prise de notes Zoom.
Les publicités de cet audio diffèrent du texte. Touchez la phrase que vous entendez pour suivre.
Synchronisé : le texte suit maintenant l'audio.
Vous écoutez.
RMC.
RMC.
Je suis pas meilleur que les gens qui sont en place, hein. Moi, je suis meilleur qu'eux sur le terrain.
Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.
Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gildas Brivois.
Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi. Ce soir, comme lors des soirées de Ligue des Champions, on est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After est toujours première radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres. Salut Daniel.
Eh oui, eh oui, eh oui. Bonsoir les amis.
Mais aussi grâce à Emmanuel Petit, qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.
Ma modeste contribution à l'After.
Salut Manu. Bonsoir tout le monde. Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio, et non pas sur un... dans un stade.
Salut tout le monde.
Salut Jean-Louis.
Je me demandais justement : est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, quand il est sur Fzone.
Ah, tu lui enlèveras pas ces matchs.
Quand est-ce qu'on a toute la... la substance.
Ça a beaucoup de substance, Jean-Louis.
La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.
À l'extérieur, il amène... il amène un souffle. Il amène un souffle.
On sent que t'es là. On sent que t'as vu l'événement, tu vois.
Oui, oui, je suis là, je suis là.
C'est là.
Non, mais quand t'es sur... dans le stade.
Parfois, tu m'entends pas toujours quand je suis au stade.
Là, tu m'entends mieux quand je suis au stade.
Ouais, parce que tu mets pas de casque.
Non ? Bah non, c'est pas la question.
Si.
Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son.
Ouais.
Mais j'y peux rien, moi.
Au stade, si je veux bien.
On discute plus facilement en face aussi.
Au stade, justement.
Il y a de ça.
Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.
Salut l'After, salut tout le monde.
Jérôme, on l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort, pas comme Jean-Louis.
Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment Le Vrai After, et pas... et pas la copie.
Oui, chacun.
Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32, 16, avec vous. Également sur WhatsApp, le numéro de l'After vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats : le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Bodoglimt, voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter, on va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Šakhtar 1-0, c'étaient les deux anciens... deux clubs de Fonseca, ça, du coup, Šakhtar et Sporting. Le Bayern gagnait l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.
Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. L'Inns bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face...
United a surtout renversé Balerdi.
Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure.
Excellent moment.
On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22h58, on démarre comme de coutume, avec les 3 points.
L'important, c'est l'essentiel.
Le plus important, c'est les 3 points.
Soit l'essentiel, c'est le plus important.
Daniel.
Bah écoute, le premier point, moi j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Enfin, il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions, pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là, sinon ça va être compliqué. Le point 2, bah c'est la fin des haricots pour les Lillois, hein, parce que là je pense que c'est terminé, il fallait pour entretenir l'espoir gagner en Norvège, ils ne l'ont pas fait. Et le point 3, dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale, de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa 3e année, et je pense qu'il faut arrêter très, très vite.
Et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant, c'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains.
Ah, je suis curieux d'entendre ça.
Manu.
Euh, bah je ne vais pas faire dans l'originalité, hein, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Donc, mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des... des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire, et qui ont saisi, encore une fois, une opportunité ce soir. Donc, le PSG, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est, même si Lille devait absolument gagner, ils sont...
ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire, même si c'est un... on va dire, je me suis un peu endormi, hein, je vais pas... je vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc, ils ont confirmé en fait leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée évidemment par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu... bah un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle.
Donc, voir Manchester United gagner, c'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.
Jean-Louis, rapidos ?
Rapidos, bah je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là ils enchaînent deux très bons matchs, contre Lens et là à Bodoglimt, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.
Et mon dernier point, c'est le Bayern, dans les autres matchs, qui fait un sacré match contre... à l'Atlético, pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros... des gros matchs depuis le début de saison, et là ils ont... je pense envoyé un beau message.
Paulo sera avec nous tout à l'heure. Le PSG t'entête, hein, ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain, et qui peuvent rejoindre notamment... notamment le Real, par exemple, qui peut rejoindre...
Le Lille donc 2 buts marqués.
Ouais.
Je pense qu'ils vont...
Ils ont une différence de...
Ils vont à ses premiers.
Plus 15.
Plus 15 le PSG de différence de buts après... après 6... après...
Je sais très bien.
Après 7 matchs. Et Lille a 1 point désormais, donc est en TP du 8e du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG, vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?
Moi, c'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.
Imagination.
Moi, j'ai vu l'équipe... non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels, avec une pression haute, avec cette qualité technique, et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones, en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi, j'ai vraiment le sentiment de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal, en conférence de presse, il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe d'infériorité au vestiaire. » Bon, bah il ne l'avait pas laissé au vestiaire.
Non mais ils sont restés au vestiaire, par contre.
Ouais, ouais, ouais. En fait, il avait parlé de bulldozers parisiens.
C'est juste. C'est... c'est ça surtout, parce qu'en fait, l'écart, il est... l'écart, il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de complexe d'infériorité, elle est très juste. Tu as raison, Jérôme, parce qu'en fait, l'impression que ça donne, c'est que l'écart, il est trop grand pour être vrai.
Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.
Et le coach... on en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach de Villarreal, il a dit à la course de veille de match.
En fait, en fait.
Il a dit : « Il ne faut pas faire de complexe. »
Il a raison.
Qu'il... que... que... que...
Qu'il soit meilleur.
Qu'il soit meilleur techniquement, machin et tout, mais tu ne colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et qu'ils ne savent pas... ils ne savent pas quoi faire. Moi, je pense qu'ils ont peur.
Je vois beaucoup d'adversaires qui ont peur.
Ils ont les pieds qui sont tétanisés.
Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont faites les joueurs de Villarreal.
4-4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu, hein.
C'est pour ça que je...
Et Manu, elles sont pourquoi les conneries de ce que tu es en train de dire ? Justement parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils ne bougent pas.
Je vois bien, mais bon... bah ça peut pas être autre chose en fait. Tu ne prends pas 4 buts en 17 minutes si tu n'es pas... si tu n'es pas... si tu n'es pas liquide, quoi.
Toi, ton... donc ton fait t'explique les 15 premières minutes, en fait, c'est qu'ils avaient peur, en fait.
De ?
Moi, bah les... les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.
Que le PSG est en train de se piquer en fait que... que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc ils flippent, donc ils... donc.
Oui, oui.
Bah oui.
En fait, ça ne peut pas être... ça ne peut pas être dû à... enfin, ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Ça... je veux bien... je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, c'est... tu vois, c'est quand même pas... c'est... tu vois, c'est pas...
J'ai du mal à concevoir le mot « peur ».
C'est pas une équipe de Ligue 2.
C'est ça que je...
Tu ne conçois pas le but.
C'est marrant, Manu, parce que tu vois hier.
Toi, tu ne conçois pas, mais la peur existe, en fait.
Jérôme, dans le sport, ça existe.
Oui, je sais.
Un mec qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.
Mais ça existe.
Nada la Roland-Garros. Nada la Roland-Garros, les mecs rentraient, et dans le couloir, ils se chiaient dessus.
Oui, d'accord.
Tu as vu un sport, tu ne le comprends pas.
Exactement. Exactement.
Jérôme Mostasque, tu te chies dessus.
Non, mais c'est marrant.
Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.
Ça suffit qu'il y en ait 4-5, ça suffit.
Jérôme.
Non mais, juste pour raconter à Manu, en fait, c'est marrant parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, hein, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot « peur », le mot « complexe d'infériorité », le mot « rouleau compresseur », le mot « bulldozer ». Donc il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Louis-Sémeric et...
Mais il n'aurait pas dû... Pérez de...
Bah oui, il n'aurait pas dû.
Mais ça se comprend.
Parce que visiblement, c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.
Chacun est différent sur le terrain.
Écoute, moi, je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique, en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »
Pas d'agressivité.
Oui, mais Manu.
Une seule faute en plus de jouer à Villarreal.
Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire, on va repartir court de derrière. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.
D'accord, je veux bien, mais.
Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.
On va reprendre l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui courent, soit qui ne font rien, soit que, par la peur, justement.
Beaucoup, la grande majorité, sont tétanisés.
Bah il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.
Oui, alors, dans les... dans les... dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.
Oui, normalement.
Il n'y a pas de souci.
Mais en tout cas, tout le monde réagit pas pareil.
Non mais c'est pas ça, ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur tout le monde collectivement, ils auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.
Mais Manu, en fait, je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que.
Pour toi, c'est pas de la peur, tout à l'heure ?
Pour toi, c'est pas de la peur.
Mais je pense qu'il y a... mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui ont qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, j'ai jamais vu ça de ma vie.
Mais oui.
Je n'ai jamais vu ça de ma vie.
Moi, je dis.
Jamais.
L'équipe se délite, il suffit qu'elle ait.
Si tu en as 4-5, ça suffit largement.
Apparemment, la défense centrale, là, elle est complètement à l'ouest.
Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.
86-87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé, ils avaient peur, ils savaient pas où se mettre.
Mais d'accord.
C'est pareil.
Mais oui, mais là, tu parles d'un sport individuel. Là, je te parle d'un sport collectif.
Six poignées, ça suffit. 3-4, une équipe, c'est.
On n'est pas tous pareils.
Le PSG a aussi une réussite totale.
C'est pas ce que tu dis.
Tu vois, ils.
On n'est pas tous pareils.
On regarde les erreurs défensives, mais c'est.
Mais l'erreur, elle vient de.
C'est de malade.
L'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu sais pas justifier.
Excuse-moi, mais en fait, tu justifies simplement.
On en parle depuis tout à l'heure ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain, je ne prendrais pas ce raccourci.
Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ?
L'avantage du PSG, il est là.
Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ? Là.
Bah je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.
Non mais pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?
Mais oui, on te l'a dit.
Mais ça, c'est.
Moi je dis ça.
Mais ça, c'est.
Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça, c'est évident. Leur supériorité, elle... tu ne peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole, dans les sports... dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.
Normalement, ils sont.
Ce que vous voyez là, ça n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.
Non mais si.
La supériorité de n'importe quel champion.
On ne conteste pas d'ignorance.
Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est le Haut-de-Land.
C'est pas le fait de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.
Non, mais on ne comprend pas ce que vous ne comprenez pas.
Moi je pense que.
Les Hauts-de-Lat au rugby grand départ.
Mais Daniel, c'est pas la peine de monter dans les tours.
Il fait ses peurs d'égliser le Hakar.
C'est fou, ça.
Moi je dis juste qu'il faut.
Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
C'est toi qui ne comprends pas, en fait, aussi.
Moi, je dis juste qu'il faut bien définir le truc, en fait. Il faut bien dé... ce que tu dis, moi je pense que tu as raison, il y a une part de mental qui est très importante. Est-ce que c'est de la peur ? Est-ce que c'est.
Mais de là à ce que tout le monde flippe sur un terrain de Hakar.
De la soumission face aux champions ? Est-ce que c'est.
La soumission, elle existe.
Voilà. Mais pour moi, c'est pas de la peur, ça, en fait, tu vois. C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc, sinon comme... sinon la peur, ça veut rien dire. La peur, chez un sportif de haut niveau, il ne rentre pas sur... contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là, quand tu rentres dans un terrain de foot, tu n'as pas peur, en fait. Et moi, je pense qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement, ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe, c'est là où ils font la plus grosse erreur.
Non mais même, je ne suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de dire. C'est que sur les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 3-4 corners, il me semble, d'affilée. Ils mettaient... ils ont mis la pression. Donc si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils n'auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. Ce n'est pas le cas. Non, c'est sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires ou sans.
Ils sont rentrés dans la tête, c'est exactement ce que je dis.
Oui, mais de là à avoir un problème mental, et de là à dire que c'est de la peur.
Quand tu dis que sur un terrain.
Il y a un fossé.
Non mais il y a un fossé.
Non, il y a un fossé.
Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.
Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.
Moi, je retourne dans la peur.
Oui, mais par contre, retournons à la question. Pourquoi en Ligue 1 ?
Comment s'engueuler quand on est d'accord ?
Non mais pourquoi en Ligue 1 ?
Non mais.
Il y a des équipes.
La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.
Non mais moi ce que je veux dire.
Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, bah, mentalement, sont plus armées pour affronter le PSG ?
C'est très facile, je ne comprends même pas que tu poses la question, en fait.
Non mais.
Parce que ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas que ça, c'est aussi technique.
Bah réfléchis 2 secondes, tu vas trouver la réponse, en fait.
Ah maintenant, on discute comme ça. C'est même plus...
En fait, on se pose des questions, on répond, c'est réfléchir 2 secondes.
Tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG n'est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps, c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon, ils jouent le coup parce que.
Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.
Non, là, beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.
Les Marseillais n'ont perdu que d'un but contre le PSG, et le PSG, ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.
Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons. Pas du tout.
Bah, pas du tout de la même façon.
Oui, mais parce que les adversaires ne sont pas pareils.
Pour la première fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.
Bah si, ça arrive quand même.
Bah peu, très peu, mais très peu.
Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart.
Si le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0, voyons.
Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu ne peux pas avoir un scénario comme là.
Écoutez, vous allez garder vos explications que je vous disais.
Bon, avançons.
Que le PSG soit très agressif.
Il faut qu'on laisse Jérôme parce qu'il faut qu'il aille.
Mais si là, ce matin, le sport pour vous ne va rien aider.
Il fallait poser la question aux joueurs. Il fallait poser la question aux joueurs, justement.
Moi, c'est la donnée.
Attendez, attendez, 2 secondes, s'il vous plaît.
Non, non, non, tu transformes nos propos encore une fois.
Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.
Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.
Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?
Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après.
Difficile de sortir de l'individualité, quoi.
Ouais. Ouais, ouais, ouais. Alors derrière, c'est impossible de les juger, de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, il est récompensé par son 3e but en 3 matchs, donc c'est vraiment une solution intéressante.
Merci Jérôme.
Fabien, oui, c'est incroyable.
Bonne soirée. Évaluation dans quelques instants, plus Paul au 32-16, le PSG, puis Lille, puis tous les autres matchs, évidemment. On est là jusqu'à minuit et demi, dans l'After à tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23h15. L'After est là jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions et les Drôles de l'âme. Tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riaulo, Jean-Louis Tours et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme. Avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul au 32-16 qui nous rejoint. Salut Paul.
Bonsoir messieurs.
Salut Manu.
Je le disais, on a beaucoup dit : « Ouais, mais Villarreal, qu'est-ce que c'est que cette équipe ? Peur, pas peur, j'en sais rien. » Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur, Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi.
C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub, je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris. C'est un petit peu différent à ce niveau-là.
Et en Ligue des Champions, non ?
Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG, quand même. Enfin, Paul, tu vois bien.
En plus, en plus.
Tu vois bien, ce n'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.
Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui compte dans le calendrier.
Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, c'est... enfin, quand même, ce n'est pas du tout la même équipe. Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais à pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.
Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs, ils se connaissent tellement tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins un ou deux ans avec le groupe pro, ça devient une vraie... une espèce de symbiose. Moi, pour raconter rapidement une petite anecdote, moi je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux, j'en ai eu 6, des joueurs, mais les 6, ils arrivent, c'est vraiment... mais c'est... on loue souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.
Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux, c'est un truc de dingue.
On ne bouge pas, on se retrouve.
Ils sont soudés par les succès.
On se retrouve pendant quelques instants, mais Louis-Cédric qui est en conférence de presse, on écoute Fabien et Marco.
Un match de cette manière, tu es très efficace dans la pression et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué 3 buts les premiers 15 minutes, et tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.
Bon, donc ils n'attendaient pas un match.
Oui, c'est ça.
Louis-Cédric et Rémi Bouvres, pour l'AFP justement, vous en avez parlé, la pression, le pressing, il y a au moins 2 buts qui viennent de ça, c'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?
Je pense que si je voudrais souligner encore une chose, c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ça a été un test de l'ambition qu'a encore cette équipe, ces joueurs, et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu cherches à défendre aucun résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme le match d'aujourd'hui.
Allez, encore une réponse de Louis-Cédric qui est en direct, sa conférence de presse.
Bonjour Louis-Cédric, Adrien Courroubles pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?
Bah, c'est très difficile à dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur, d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous amène le plus, c'est d'avoir ce type de performance et continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.
Bon.
Vous en voulez encore ?
Je réponds à sa place, oui.
Oui, tant pis pour L'Équipe. Cindy Maïoulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, et même une fois où il n'était pas dans le groupe, pourtant il a toujours été très positif, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi ce soir de votre groupe et de ce qu'ils sont capables de faire vos joueurs ?
Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et minutes pendant la saison, et avec les blessures et avec les situations et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Je suis sûr qu'ils sont le niveau, Cindy Maïoulou en particulier, mais Quentin Diantou aussi, mais David Boli, Beraldo, Droz, tous les joueurs qui sont dans cette situation.
Et ce qui est remarquable pour moi, c'est voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour que tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.
Voilà. Louis-Cédric qui est comme L'Équipe, s'améliore en français.
On sent coach Arthur Perrot.
C'est une sainte force pour battre tous les records.
Il a été épaté.
Ouais.
Ouais.
Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or, là, à chaque match de Ligue des Champions, quand tu vois ton équipe ?
Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. J'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais en Savoie, donc j'étais la risée de tout le monde. Donc je peux vous dire que.
En Savoie, il n'y a pas de foot, ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.
C'est pourquoi les supporters des biens.
Bah non, mais j'en sais rien. Mais en tout cas, moi, je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque, beaucoup, quand j'avais 12, 13 ans, à l'époque du Gros Lion. Et puis donc voilà, donc c'était un peu relou. Et donc c'est vrai qu'on se pince un peu parfois et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait 2 ans qu'on est quand même le meilleur club du monde et que pour l'instant, il n'y a pas d'ébat. »
Et comment tu fais sur la première partie de saison où, bon, bah, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis de toute façon, il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que, bah, même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue de se dire : « Bon, bah, c'est au mois de mars qu'éventuellement, on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.
Tu as raison. On a peut-être tendance, inconsciemment aussi, à nous, à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait, on le voit à chaque fois. Donc c'est vrai que.
Mais il faut.
Mais il ne faut pas le banaliser.
Parce que là, tu rates une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens, enfin, il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.
Non, non, mais en fait, je... ouais, c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.
Pour moi, c'est des problèmes de riches, tout ça.
Ouais.
Vous n'avez pas vous plaindre.
Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?
C'était un truc... ah, je ne peux pas trop en parler. Honnêtement, c'est un gros truc, vous allez le voir.
Non, attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.
C'est un quiz animé par un mec sympa et qui est pour une très grosse marque, et ça va être drôle.
Très bien. Bon, bah, ça s'appelle un beau teasing. Merci Paul.
Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.
Mais non, pourquoi ?
Non, je te demandais, comme ça.
Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.
Oui, mais limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte ? Pendant 6 mois, machin, tu ne vivras pas et tout. »
Mais non, mais c'est sûr.
Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.
Bien sûr.
Il y en a quand même certains.
Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?
Non.
Bah non, tu ne peux pas t'ennuyer.
Attends.
Ah, je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes, en fait ?
Ah bah, moi, je ne suis pas d'accord.
Bah moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.
Il y a plus de suspense, c'est différent.
Ouais.
Mais au-delà, t'ennuyer ?
Non, mais tu peux aller.
Tu vois, c'est comme la peur et le mental.
Oui, oui, d'accord, mais.
Tu vois, tu mélanges beaucoup de choses, Daniel.
Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, je n'avais plus envie de regarder ça, parce que là, il y a... c'est fini, en fait.
Ah non, moi, je...
C'est à moi.
Alors, je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.
Le match était plié, qu'il y a 2 autres matchs.
Après 4-0.
Ouais, mais de te dire que les mecs.
Tu peux pas te regarder Romain Bettet à la fin.
Mais tu peux pas te regarder Romain Bettet à la fin.
Mais tous les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.
Parmi nos 2 autres préférés, le Romain Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.
D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.
Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand Daniel.
Daniel, il n'y a pas que le suspense, moi, je trouve.
Moi, je trouve.
Tu es le premier à dire.
Jean-Louis m'a aidé.
Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis 2 ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi, je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.
Moi, je suis plutôt.
Mais dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais.
Jean-Louis, j'étais sur un terrain.
Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.
Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.
Et en plus, avec des connards.
Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Oh, ils sont ennuyeux, etc. »
Ouais, mais.
Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.
Laisse-le parler.
C'est un truc de supporters, ça.
Bah, pas du tout.
Mais moi, je dis.
Mais Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu.
Non, mais aussi.
Bah alors.
Mais c'est vu aussi.
Mais si, mais.
On fait ce qu'on veut, non ?
Non, mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.
Non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.
Je ne t'oblige en rien.
Il y a une soirée Ligue des Champions.
Il y a rien.
Je sais que c'est une soirée Ligue des Champions.
Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?
Pardon, mais la fin de Roma-Manchester, c'était passionnant à suivre.
Mais je ne dis pas le contraire.
Tu as dit : « C'était dingue. »
C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.
20 minutes, c'est.
Je suis à la place de Louis-Cédric et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis 2 ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, et les mecs jouent de la même manière, et ils kiffent la fin, quoi.
Pour les gamins, justement. Évaluation Maïoulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Maïoulou en pointe. »
Florent Gautreau aussi.
Florent Gautreau aussi.
Il avait dit qu'il le sentait bien.
D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'after.
Bien sûr.
Bravo Florent. Il marque en plus, Maïoulou, donc je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.
Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.
Il n'y a que des.
Tu ne distingues pas les joueurs, quoi. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.
Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.
Mais même le meilleur, pour moi, c'est Fabien Maurice ce soir, l'homme du match.
Moi, je te dis, les 3 du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux. Tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi, quand tu les mets eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde. Et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.
Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.
Mais tu sais que, par rapport à ce que tu disais, quand il y a 2 ans, et quand Nadal a arrêté après Federer et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit.
Bon, Daniel, tu es sûr ?
Tu avais le droit de ne pas aimer son style.
Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles parce que sans que tu savais qu'il allait gagner. Et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.
Je suis d'accord, mais ça va en contrediction de ce qu'a dit l'auditeur avant.
Mais ça empêche pas de reconnaître.
Et ça empêche pas de reconnaître que ce que tu es en train de regarder.
Contre le Barça, il y a eu de la décision.
Et hors du commun.
Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain.
C'est pour ça que.
Même à 4-0 au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »
Écoute, moi, ce que je vois des supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, on était.
Vous êtes blasés, les mecs ?
On était au topo à la première heure.
Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.
Après 4-0, tu en vois beaucoup qui sont le nez dans le dessert. Ils sont là, ils sont peinards. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.
Non, mais je suis d'accord avec ton point.
On a le droit de se mettre en désaccord.
Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.
Mais ne soyez pas blasés, quoi.
Ah, c'est tout ce que je vous dis, en fait.
À la fin, la fin.
Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.
À force de bouffer du caviar, à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.
Tu as le droit d'avoir mal au ventre avec le caviar.
Rappelez-vous, on est les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.
Caviar, c'est en mange trop, même toi, tu as un mal au ventre.
Je ne sais pas, j'écoute l'auditeur de toi.
Toi, tu es plus habitué, non ?
Et j'ai écouté tellement de supporters ces dernières années.
Mais il était heureux, l'auditeur, il était très heureux.
Il était très heureux.
Heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec lui.
Oui, mais il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. »
Mais c'est vrai.
Et aujourd'hui, le fait, bah justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.
Bon, pour finir sur l'évaluation, ça fait donc 2 Boli au PSG, qui mène donc 2-1 en Boli face à Marseille.
Je n'ai pas compris.
Non, mais il a fait un jeu de mots pourri en face.
Basile.
Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?
Yannick.
Yannick Boli.
Yannick Boli, ouais.
Voilà. Et désormais, bah, il y a un autre Boli.
Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il y en avait qu'un.
Mais oui, voilà.
C'est ça que dit Gilbert.
Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.
Ah, exact.
C'est ça.
Et il y avait également un Boli à Auxerre.
Ah, voilà.
Et Laurent Boli, mais.
Beaucoup de Boli dans le foot.
Lui, il n'est pas chaud au foot.
C'est qui Laurent Boli ?
C'est le troisième frère.
Ah, okay.
Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.
Ah, exact.
Ah, ouais, d'accord.
Et Georges Cantona aussi, je crois.
Tout ça, ça me file une embolie pulmonaire.
Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.
Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.
Voilà.
Un truc.
Voilà, c'est pas possible.
Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.
Ah, bah, tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de l'île. Non, mais moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant, c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions. N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs et dans un but de relancer le spectacle.
Non, pour la lutte du pognon.
En fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super League.
Mais oui.
C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super League.
Il fallait récupérer le bébé, en fait.
Voilà. Il ne fallait surtout pas.
Moi, je te fais des croix avec la conclusion, je crois.
Il ne fallait pas échapper, laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose. Au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie au fond de sa matrice.
On en voit une, mais là, je n'en vois plus.
Mais quelle est la solution ?
Qu'on envoie 16 équipes.
La solution ?
En aller-retour.
Et ils la voudront jamais.
Qu'on fasse de l'élite et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je suis chier avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans, parce que quand tu regardes le match.
Je croyais qu'il voulait aller dans l'île fermée.
Quand tu regardes le match.
Mais le match de la semaine dit là.
Le match de la semaine dit là.
Un championnat.
Mais bien sûr, arrêtons les conneries.
Mais les matchs vont être aussi inintéressants.
Mais c'est toujours ça, ça va être la même chose.
Mais les matchs vont être aussi inintéressants.
Mais pas du tout.
Tu vas rajouter des matchs.
Tu n'auras que des matchs.
Non, mais non, ce n'est pas vrai.
Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.
Non, parce que chaque match comptera des points.
Mais vous ne vous dites pas plus que.
Ouais, tu ne vois pas plus.
Pas plus que là.
Là, ils comptent des points aussi, les matchs.
Là aussi, les matchs, ils comptent des points.
Mais ce que tu as vu à Stone Villa.
Moi, j'ai tout vu.
Ils ont une équipe à Stone Villa.
Oui.
Ils sont dans les top 8 pour l'instant.
Oui.
Le match de ce soir, je n'en ai rien à cirer.
Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.
Parce que ça ne comptait pas.
Ce sera pareil avec ta formule.
Moi, la meilleure formule, elle est simple.
C'est de revenir à ce qui se faisait avant.
C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.
Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.
Voilà, là, on en revient là, c'est un intérêt financier.
Mais si tu veux.
C'est une catégorie de matchs de aller-retour direct, voilà, on en parle.
À tes débuts dans les années 80, aller-retour direct.
Oui, aller-retour direct.
C'est du graphique de super Manu.
Ça, c'est mort.
Mais tu as beaucoup plus de.
C'était peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.
C'est Manu le romantique.
Non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.
Mais c'est pour ça.
Elle est mieux, mais.
Elle est répartie en C1, C2, C3.
Tu n'as pas l'erreur.
Ça, pour le coup, c'est être naïf que de penser que ça va revenir, ça, Manu.
Il y a une seule solution.
Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf, je ne suis pas con.
Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.
C'est personne, là.
C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.
Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?
Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltiner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.
Pas du tout.
Si, mais arrête, arrête.
Mais tu disais : « Tu dis arrête », je n'ai jamais pioché de.
Dans l'ancienne formule, tu avais aussi les champions 4, c'est Bratislava.
Je dois arrêter sans avoir compris.
Aller-retour, ouais.
C'est quand même incroyable.
Ouais, mais c'est ce que tu vas dire. Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas, mais la solution, ce n'est pas la Super League.
C'est quoi la solution ?
Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.
Mais pourquoi ?
Bah, parce que.
Bah, de toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs, ils s'en foutront.
Mais là, moi, je n'aime pas, je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.
On peut revenir au 4 groupes de 4.
Ah, j'aimais bien les 4 groupes de 4.
Ah, là, il y en avait 6.
Là, j'aimais bien. Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.
À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oui, Zilina, tu avais toujours des petits.
Oui, mais ce que je veux te dire, c'est que tu faisais 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important, c'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.
Voilà.
Et donc, la Coupe du Monde devient ce que.
Il n'y a que des calculs.
En fait, exact.
Oui, oui, oui.
Les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions.
C'est vrai.
Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.
Si celle, sur ce constat, on est d'accord, c'est sur la solution, quoi.
C'est Jean-Louis qui pense comme ça.
Sur la solution, là, je ne vois pas.
Écoute.
Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.
On revient à ta formule avec 2 par groupe et tout, parce que franchement, c'était.
Match aller-retour, c'est mieux que ça.
C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.
Tu as déjà joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?
Les Milans, les Barça, tous ces équipes.
Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.
Oui, mais les petits à notre époque, il y a 30 ans, tu n'as pas joué la Ligue des Champions.
Mais je te parlais.
C'était quand même des grosses équipes, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne. Les Chetéens de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois.
Que le titre, c'était un seul pays.
Dynamo.
Bon, après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.
Oui, oui, la Coupe des Champions.
Deux, trois trucs qui ont changé.
Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?
Oui, mais on perd en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.
Ça, c'est en 84.
Et d'ailleurs, il gagne contre.
Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.
Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.
Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.
Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.
Tu m'échanges des fous, là.
Oui, mais c'est tout, là.
Mais la Champeucée, c'était.
La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.
Voilà, non, mais la Coupe de Coupes.
Vous êtes en train de foulanger, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.
Mais les formats étaient pareils.
Les formats étaient pareils, oh là là.
Daniel, putain, mais oh, tu le fais exprès ou quoi ? Ça va être compliqué de vivre avec lui au quotidien.
Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...
Mais non, mais les formats, c'est les mêmes.
Je suis obligé d'avoir ta mémoire.
C'est une fois en Champeucée, Coupe de l'UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.
En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.
Oui.
Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.
Oui, oui.
C'est déjà une formule comme ça.
Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.
Oui, aller-retour, oui, c'est ça, 92, à 16.
Les formats étaient...
Et c'était la Coupe des Coupes.
Et les matchs entre les groupes.
On va parler de l'île.
Les gars, dans quelques instants, Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.
Oui, parlez pour toi.
Bien sûr.
Allez, à tout de suite dans l'after.
RMC jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23h37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riaulo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après quatre journées. Alors bon, mathématiquement.
Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que.
On sait qu'il faut 9-10 points pour se qualifier.
Et ils vont les prendre au bout de la suite.
Il y a Bayern.
Ils jouent Bayern à Munich.
À Lille, non ?
Il me semble que c'est à Lille.
Oui, c'est à Lille, si c'est à Lille contre le Bayern.
Prochain match, Lille-Bayern.
Voilà.
Bon.
Tu lui dis quoi ? Un point, zéro point ?
Zéro.
Un point, ce serait un miracle.
Pardon l'idée de zéro, quand même.
Après, ils jouent à Stuttgart.
Zéro, ce serait une surprise.
Il faut faire un miracle à Stuttgart.
Stuttgart, tu as perdu ce soir à Kalatade.
Tu ne fais pas un miracle à Stuttgart, tu ne fais pas un miracle à Bodo Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.
Mais c'est bien un synthétique, à Stuttgart.
Tu n'es pas au cercle polaire. Il y en a quand même eu un peu de clichés sur ce match à Bodo Glimt.
C'est un argument décisif, Jean-Louis, tu as raison.
Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava, bon, là, c'est trois points.
Voilà, trois points. Les trois points, là, je les signe, allez, c'est bon.
Mais après, ils finissent à la Roma.
Il faut 9, minimum.
Non, mais jamais de la vie de tarifer.
La Roma qui vient de lâcher trois points, là.
Jamais de la vie de tarifer à 9, hein.
Oui, c'est compliqué d'arriver à 9, ouais.
Non, là, je ne vois pas comment tu fais 9, là.
Bon. C'est dommage, parce que dans tes trois points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.
Oui, je trouve qu'ils ont fait un bon match.
On était d'accord tous les deux.
On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Ethan Mbappé suspendu, Bent Talleb au milieu de terrain, qui était le meilleur joueur.
En plus, 0-0, et tu as fait un bon match.
Ah ouais, ouais. Ah bah, ils ont fait un bon match, c'est le constat.
Ouais, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire, mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.
Non, non, non. Je n'ai pas dit que c'était monstrueux.
Ils exagéraient tout.
Tu fais où le bon match, alors ?
Globalement ?
Le match, si tu vois, ils font un bon match.
Avec les arguments qu'il vient de te dire.
Excuse-moi, avec une équipe avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, je ne pensais même pas qu'ils prendraient un point là-bas.
Après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.
Malgré tout, il n'y a que deux tiers cadrés de Lille.
Tu as envie de dire.
Non, mais j'ai...
Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?
Il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. C'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.
Mais Lens, c'est la première.
Exactement.
En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents, donc il y a peut-être un.
Et par contre, moi, je suis d'accord.
Les quatre, ils sont redistribués à l'heure actuelle ?
Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose, donc je le disais il y a quelques jours, selon moi, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain entre le vestiaire et Davide Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André, quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal.
Il a un peu arrêté de faire la gueule.
Ben voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout », donc c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct, donc je pense que sur deux, trois aspects, il s'est passé quelque chose.
Il se voit aussi sur ses déclins après match.
Mais par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.
Ouais, qui ne joue jamais.
Il ne joue jamais, soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos, Thiago Santos pas là, le remplaçant pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais.
Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo Glimt, quand même.
Là, tu as vu qui regarde ?
Non, non, mais en tout cas, oui, voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal, mais il faut lui laisser du temps, tu vois.
Comme c'est un gars du Nord, il a joué.
Bodo Glimt, Jean-Louis ?
Si, s'il y a des recrutements qui sont des échecs. Excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.
Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique de la part de l'OL. C'est : tu vends dans.
De Lille ?
De LOSC, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.
Ouais.
Bon, ok.
Donc tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poules, et puis quand bien même, tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poules, on sait pourquoi tu joues cette compétition-là. En fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo Glimt, et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »
Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.
Ouais, ok, bon, bah écoute, ok, si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends et tout.
Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.
Moi, je ne mange pas de ça, moi, ça ne m'intéresse pas, en fait.
Non, mais donc qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions, en fait ?
Mais c'est pour ça que je te le dis.
Mais oui, mais.
C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire.
Mais on ne va pas la réformer, nous.
Mais arrêtez de croire que c'est intéressant. Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens.
Mais je ne dis pas que c'est intéressant.
Mais si tu mens, tu ne peux pas.
On débriefe un match.
Non, par contre.
Mais tu débriefes un match, tu ne comptes pas, en fait.
Tu ne peux pas me traiter de menteur comme ça, Daniel.
En fait, c'est comme si tu débriefes du virtuel.
Mais non, mais.
Tu comprends ? Tu décryptes un match de jeux vidéo.
Le match qu'on a vu, et moi qui joue, ce serait plus intéressant.
J'analyse le match qu'on a vu, Daniel.
C'est fou.
Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ?
Non.
Donc sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.
Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi. Dans deux jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM, qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?
Non, mais là, il n'y a rien à inventer.
Il y aura un match à débriefer.
Il y aura un match à débriefer.
S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira, s'il y a des joueurs moins bons, on le dira.
Il y aura un match à débriefer.
Bah oui.
Mais imagine, ils prennent un point, ils gagnent là-bas, on ne sait jamais.
Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé.
C'est parce qu'en fait, ça m'énerve, cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.
Oui, mais ne t'en prends pas à moi. Je ne comprends pas, moi, je débriefe un match.
En fait, mais je ne comprends pas à toi, je ne veux pas qu'on survende le truc.
Mais je ne survends pas.
L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.
Oui.
Donc on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.
Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant, je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.
Mais ce n'est pas le truc.
En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que tu vois que les records d'audience, s'il te plaît, que les records d'audience, ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe Canal, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs déséquilibrés, il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc ça, c'est incontestable. Clément est là.
Ouais, si on continue encore deux ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.
Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut, Clément.
Bonsoir, bonsoir à tous.
Clément, tu étais au.
Bonsoir.
Non, tu n'étais pas au match ?
Non, je n'étais pas au match, non, je vis très loin de Bodo, ouais.
Ah, tu es où ?
Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte, ouais.
Ah, je vois très bien, c'est.
Ouais, j'ai bien.
Je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.
Tu n'as pas fait un truc.
Non, non, non. Alors, je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît. Mais oui, non, je vis dans cette petite ville.
Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?
Il fait ce qu'il veut, non ? Non, mais.
Il y a trop de gens, Manu, en fait.
Non, mais sérieusement.
C'est vrai, le spécinter, c'est vrai.
Bah oui.
Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants.
Justement, je veux savoir pourquoi il est insolite.
C'est quand même insolite.
Laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vient de Norvège.
Si je te dis, je te pose la question : pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants, tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat.
Il n'y a pas de bonnes excuses.
Je croyais ce qu'il faisait, Manu.
Excusez cette mission, en fait.
Mais la phrase, on ne met pas les pieds dessus.
Qu'est-ce que tu fous là-bas ?
Mais c'est la question.
Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.
Bah ouais.
On ne sait pas ce qu'il fait.
Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.
Clément, donc ta réponse.
On va se débrouiller, toi.
Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?
Alors, je suis cuisinier de métier, ça fait 11 ans que je vis ici.
Ah, voilà.
Mais là, j'ai repris mes études il y a quelques années, j'ai 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une licence en logistique environnementale et durable.
En terminale de quoi ?
Je suis en dernière année de licence.
Tu étais au collège.
Belle reconversion.
Maintenant, tu es en terminale.
Mais non, il a repris ses études.
Il a repris les études.
Il a fait des terminales dans tes études, c'est ça ? Bon, alors, Bodo Glimt, c'est un ville Bodo Glimt habituel, toi ?
Alors non. Il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être, j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo Glimt, ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo Glimt. Et quand une équipe comme Bodo Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.
C'est terrible, en fait.
Bah oui, mais ça.
Mais c'est terrible.
Mais vous avez eu les noms quand même du 11 lillois, des joueurs qui sont là ?
Mais on sent.
C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?
Mais on sait !
Oui, mais.
Mais c'est de.
Mais tu vois même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.
Alors c'est de leur faute, c'est de leur faute.
Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.
Si Lille n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien, ils se contentent d'un 0-0 à Bodo Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »
Ils ont fait un bon match. Ah bah si, ça fait deux bons matchs de suite, il se passe quelque chose, c'est aussi simple.
Ah bah alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.
Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas.
Ouais.
Ouais.
1-0.
C'était aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas. Bon, bah Clément, merci pour cet instant norvégien.
Tu vas rester là-bas longtemps ou tu es en mission passagère ?
Non, non, non, non, non, non, je vis ici, je vis en Norvège et j'y reste.
Tiens, Daniel, tu es intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été, pour les aurores boréales ? Tu lui conseilles ?
Il n'y a pas d'aurores boréales l'été.
Non, Gilbert.
Eh ouais.
Bravo.
Il faut qu'il fasse signe.
Tu nous feras un podcast à Sioux, une petite vidéo, d'accord ?
Merci, Gilbert, d'avoir organisé mes vacances. Pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller, alors.
Mais je voudrais juste, si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.
Ah bon ?
En disant que.
Pourtant, c'est un spécialiste.
Exactement, on l'entend bien. Non, où il explique donc que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Simplement, très rapidement, Bodo Glimt a actuellement 4 points, ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma, ils sont devant Lille, Villarreal et Feyenoord. Donc ce n'est pas, même s'il y aura ça à Machefer, ce n'est pas non plus une équipe de force.
Mais Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays, je crois que c'est quoi, 4, 5 millions d'habitants. Quand on ajoute que la Norvège a fait à la Coupe du Monde le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès de leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez, vous avez deux joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.
Ce qu'a fait Bodo Glimt l'année dernière aussi.
Ce qu'a fait Bodo Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poules, personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que tu fais maintenant.
Sauf Vincent Mosquette, non.
Non, mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français, et les.
Pas chez Vincent Mosquette, non.
Les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça, je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.
Je te remercie, Clément.
Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.
Sur le football norvégien.
Tu vois, c'est voilà, il a dû faire une vanne, il a dû, bon, voilà.
Écoutez Davide Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.
Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eu la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile qu'on n'a pas réussi à prendre des points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitudes dans le jeu, dans la confiance, et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.
Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.
Voilà, il confirme ce qu'on dit : plus de certitudes, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.
Et il y croit encore, mais il ne fait pas le maîtrise sur le match ce soir.
On finit par une petite évaluation. Il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?
Bah écoute, moi, j'aime bien j'ai envie de revoir Kiergard au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Benthaleb. Mais pour le coup, match pas mal. Je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout. Donc il mérite d'être revu au milieu de terrain. Du Bakwa actif, mais pas assez.
Ouais, mais j'ai l'impression qu'on ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.
Ouais, ouais, c'est vrai. Depuis le début de saison, c'est ça.
Il est revenu quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.
Ouais, il ne jouait pas, le pauvre.
Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis deux ans.
Il faut rester.
Ils ont pas envie.
Ouais, mais ils n'ont pas envie.
Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?
Il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus.
Il fait deux, trois arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement. Là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison à Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était douteux.
Bien sûr, tu as raison. On dirait que c'est son frère.
Bah oui.
Non, mais Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs. Tu as l'impression que c'est un.
C'est toi qui étais gardien de but.
Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps. C'est-à-dire qu'il sort bizarrement.
Moi, je dis que c'est plus Auxerre que.
Il fait des prises de balles bizarres.
Peut-être surtout par hasard, surtout gardien.
Excellent.
C'est bon, c'est pas mal, ça quand même.
C'est bien.
Dans un instant, les drôles de dames et tous les autres matchs de la soirée. On se retrouve tout de suite dans l'after, on est là jusqu'à minuit et demi.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.