Transcription de L'After Foot du 3 novembre – 23h/00h

49:26 66 min de lecture 4 vues Publié il y a 5 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot du 3 novembre revient sur la soirée de Ligue des Champions, avec la large victoire du PSG 6-0 à Villarreal et la question de savoir si les adversaires ont été paralysés par la peur ou simplement dépassés. Les chroniqueurs débattent aussi de la lassitude que peut susciter la domination parisienne, de la place du spectacle dans la compétition et de la nouvelle formule européenne, que l'un des animateurs juge hypocrite tout en défendant un retour aux poules.

Lille, accroché 0-0 à Bodø/Glimt, est également analysé, avec des avis partagés sur la progression de l'équipe. Les auditeurs découvriront des points de vue contrastés, présentés comme des opinions.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Emmanuel Petit, Jérôme Sillon

Cette transcription de l'épisode sur le PSG, Lille et la formule de la Ligue des Champions a été réalisée avec la technologie HappyScribe, la même que celle utilisée pour la prise de notes Zoom.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 100:00:05

RMC.

Intervenant 300:00:06

Je suis pas meilleur que les gens qui sont en place, hein. Moi, je suis meilleur qu'eux sur le terrain.

Intervenant 400:00:09

Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.

Intervenant 300:00:13

Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !

Intervenant 200:00:17

RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 100:00:20

Gildas Brivois.

Intervenant 300:00:22

Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi. Ce soir, comme lors des soirées de Ligue des Champions, on est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After est toujours première radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres. Salut Daniel.

Jean-Louis Tourre00:00:38

Eh oui, eh oui, eh oui. Bonsoir les amis.

Intervenant 300:00:40

Mais aussi grâce à Emmanuel Petit, qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.

Emmanuel Petit00:00:43

Ma modeste contribution à l'After.

Intervenant 300:00:44

Salut Manu. Bonsoir tout le monde. Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio, et non pas sur un... dans un stade.

Jean-Louis Tourre00:00:51

Salut tout le monde.

Intervenant 300:00:51

Salut Jean-Louis.

Jean-Louis Tourre00:00:51

Je me demandais justement : est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, quand il est sur Fzone.

Intervenant 300:00:56

Ah, tu lui enlèveras pas ces matchs.

Jean-Louis Tourre00:00:57

Quand est-ce qu'on a toute la... la substance.

Emmanuel Petit00:00:59

Ça a beaucoup de substance, Jean-Louis.

Jean-Louis Tourre00:01:01

La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.

Intervenant 300:01:06

À l'extérieur, il amène... il amène un souffle. Il amène un souffle.

Emmanuel Petit00:01:09

On sent que t'es là. On sent que t'as vu l'événement, tu vois.

Jean-Louis Tourre00:01:11

Oui, oui, je suis là, je suis là.

Intervenant 300:01:12

C'est là.

Jean-Louis Tourre00:01:12

Non, mais quand t'es sur... dans le stade.

Intervenant 300:01:14

Parfois, tu m'entends pas toujours quand je suis au stade.

Jean-Louis Tourre00:01:16

Là, tu m'entends mieux quand je suis au stade.

Intervenant 300:01:17

Ouais, parce que tu mets pas de casque.

Jean-Louis Tourre00:01:18

Non ? Bah non, c'est pas la question.

Intervenant 300:01:19

Si.

Jean-Louis Tourre00:01:20

Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son.

Intervenant 300:01:23

Ouais.

Jean-Louis Tourre00:01:23

Mais j'y peux rien, moi.

Intervenant 300:01:25

Au stade, si je veux bien.

Jean-Louis Tourre00:01:26

On discute plus facilement en face aussi.

Intervenant 300:01:28

Au stade, justement.

Jean-Louis Tourre00:01:29

Il y a de ça.

Intervenant 300:01:30

Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.

Emmanuel Petit00:01:34

Salut l'After, salut tout le monde.

Jean-Louis Tourre00:01:36

Jérôme, on l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort, pas comme Jean-Louis.

Intervenant 300:01:39

Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment Le Vrai After, et pas... et pas la copie.

Emmanuel Petit00:01:42

Oui, chacun.

Intervenant 300:01:43

Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32, 16, avec vous. Également sur WhatsApp, le numéro de l'After vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats : le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Bodoglimt, voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter, on va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Šakhtar 1-0, c'étaient les deux anciens... deux clubs de Fonseca, ça, du coup, Šakhtar et Sporting. Le Bayern gagnait l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.

Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. L'Inns bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face...

Jean-Louis Tourre00:02:26

United a surtout renversé Balerdi.

Intervenant 300:02:28

Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure.

Jean-Louis Tourre00:02:30

Excellent moment.

Intervenant 300:02:30

On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22h58, on démarre comme de coutume, avec les 3 points.

Intervenant 400:02:39

L'important, c'est l'essentiel.

Jean-Louis Tourre00:02:40

Le plus important, c'est les 3 points.

Intervenant 400:02:41

Soit l'essentiel, c'est le plus important.

Intervenant 300:02:42

Daniel.

Jean-Louis Tourre00:02:44

Bah écoute, le premier point, moi j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Enfin, il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions, pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là, sinon ça va être compliqué. Le point 2, bah c'est la fin des haricots pour les Lillois, hein, parce que là je pense que c'est terminé, il fallait pour entretenir l'espoir gagner en Norvège, ils ne l'ont pas fait. Et le point 3, dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale, de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa 3e année, et je pense qu'il faut arrêter très, très vite.

Et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant, c'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains.

Intervenant 300:03:38

Ah, je suis curieux d'entendre ça.

Emmanuel Petit00:03:39

Manu.

Intervenant 300:03:41

Euh, bah je ne vais pas faire dans l'originalité, hein, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Donc, mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des... des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire, et qui ont saisi, encore une fois, une opportunité ce soir. Donc, le PSG, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est, même si Lille devait absolument gagner, ils sont...

ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire, même si c'est un... on va dire, je me suis un peu endormi, hein, je vais pas... je vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc, ils ont confirmé en fait leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée évidemment par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu... bah un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle.

Donc, voir Manchester United gagner, c'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.

Emmanuel Petit00:04:54

Jean-Louis, rapidos ?

Jean-Louis Tourre00:04:55

Rapidos, bah je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là ils enchaînent deux très bons matchs, contre Lens et là à Bodoglimt, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.

Et mon dernier point, c'est le Bayern, dans les autres matchs, qui fait un sacré match contre... à l'Atlético, pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros... des gros matchs depuis le début de saison, et là ils ont... je pense envoyé un beau message.

Intervenant 300:05:37

Paulo sera avec nous tout à l'heure. Le PSG t'entête, hein, ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain, et qui peuvent rejoindre notamment... notamment le Real, par exemple, qui peut rejoindre...

Jean-Louis Tourre00:05:46

Le Lille donc 2 buts marqués.

Intervenant 300:05:47

Ouais.

Jean-Louis Tourre00:05:48

Je pense qu'ils vont...

Emmanuel Petit00:05:49

Ils ont une différence de...

Jean-Louis Tourre00:05:49

Ils vont à ses premiers.

Emmanuel Petit00:05:50

Plus 15.

Intervenant 300:05:51

Plus 15 le PSG de différence de buts après... après 6... après...

Jean-Louis Tourre00:05:56

Je sais très bien.

Intervenant 300:05:56

Après 7 matchs. Et Lille a 1 point désormais, donc est en TP du 8e du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG, vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?

Emmanuel Petit00:06:10

Moi, c'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.

Intervenant 300:06:13

Imagination.

Emmanuel Petit00:06:15

Moi, j'ai vu l'équipe... non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels, avec une pression haute, avec cette qualité technique, et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones, en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi, j'ai vraiment le sentiment de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal, en conférence de presse, il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe d'infériorité au vestiaire. » Bon, bah il ne l'avait pas laissé au vestiaire.

Jean-Louis Tourre00:06:43

Non mais ils sont restés au vestiaire, par contre.

Emmanuel Petit00:06:45

Ouais, ouais, ouais. En fait, il avait parlé de bulldozers parisiens.

Jean-Louis Tourre00:06:48

C'est juste. C'est... c'est ça surtout, parce qu'en fait, l'écart, il est... l'écart, il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de complexe d'infériorité, elle est très juste. Tu as raison, Jérôme, parce qu'en fait, l'impression que ça donne, c'est que l'écart, il est trop grand pour être vrai.

Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.

Intervenant 300:07:24

Et le coach... on en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach de Villarreal, il a dit à la course de veille de match.

Jean-Louis Tourre00:07:28

En fait, en fait.

Intervenant 300:07:29

Il a dit : « Il ne faut pas faire de complexe. »

Emmanuel Petit00:07:30

Il a raison.

Intervenant 300:07:32

Qu'il... que... que... que...

Emmanuel Petit00:07:32

Qu'il soit meilleur.

Jean-Louis Tourre00:07:33

Qu'il soit meilleur techniquement, machin et tout, mais tu ne colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et qu'ils ne savent pas... ils ne savent pas quoi faire. Moi, je pense qu'ils ont peur.

Intervenant 300:07:48

Je vois beaucoup d'adversaires qui ont peur.

Emmanuel Petit00:07:50

Ils ont les pieds qui sont tétanisés.

Jean-Louis Tourre00:07:51

Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont faites les joueurs de Villarreal.

Intervenant 300:07:56

4-4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu, hein.

Jean-Louis Tourre00:07:58

C'est pour ça que je...

Emmanuel Petit00:07:59

Et Manu, elles sont pourquoi les conneries de ce que tu es en train de dire ? Justement parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils ne bougent pas.

Jean-Louis Tourre00:08:11

Je vois bien, mais bon... bah ça peut pas être autre chose en fait. Tu ne prends pas 4 buts en 17 minutes si tu n'es pas... si tu n'es pas... si tu n'es pas liquide, quoi.

Intervenant 300:08:18

Toi, ton... donc ton fait t'explique les 15 premières minutes, en fait, c'est qu'ils avaient peur, en fait.

Jean-Louis Tourre00:08:23

De ?

Intervenant 300:08:23

Moi, bah les... les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.

Jean-Louis Tourre00:08:26

Que le PSG est en train de se piquer en fait que... que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc ils flippent, donc ils... donc.

Emmanuel Petit00:08:33

Oui, oui.

Jean-Louis Tourre00:08:33

Bah oui.

Emmanuel Petit00:08:33

En fait, ça ne peut pas être... ça ne peut pas être dû à... enfin, ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Ça... je veux bien... je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, c'est... tu vois, c'est quand même pas... c'est... tu vois, c'est pas...

Intervenant 300:08:49

J'ai du mal à concevoir le mot « peur ».

Emmanuel Petit00:08:50

C'est pas une équipe de Ligue 2.

Intervenant 300:08:52

C'est ça que je...

Emmanuel Petit00:08:53

Tu ne conçois pas le but.

Jean-Louis Tourre00:08:54

C'est marrant, Manu, parce que tu vois hier.

Emmanuel Petit00:08:55

Toi, tu ne conçois pas, mais la peur existe, en fait.

Intervenant 300:08:57

Jérôme, dans le sport, ça existe.

Jean-Louis Tourre00:08:59

Oui, je sais.

Emmanuel Petit00:09:00

Un mec qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.

Jean-Louis Tourre00:09:02

Mais ça existe.

Emmanuel Petit00:09:03

Nada la Roland-Garros. Nada la Roland-Garros, les mecs rentraient, et dans le couloir, ils se chiaient dessus.

Intervenant 300:09:07

Oui, d'accord.

Emmanuel Petit00:09:08

Tu as vu un sport, tu ne le comprends pas.

Jean-Louis Tourre00:09:09

Exactement. Exactement.

Emmanuel Petit00:09:10

Jérôme Mostasque, tu te chies dessus.

Jean-Louis Tourre00:09:12

Non, mais c'est marrant.

Emmanuel Petit00:09:12

Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.

Jean-Louis Tourre00:09:15

Ça suffit qu'il y en ait 4-5, ça suffit.

Intervenant 300:09:16

Jérôme.

Emmanuel Petit00:09:17

Non mais, juste pour raconter à Manu, en fait, c'est marrant parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, hein, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot « peur », le mot « complexe d'infériorité », le mot « rouleau compresseur », le mot « bulldozer ». Donc il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Louis-Sémeric et...

Jean-Louis Tourre00:09:37

Mais il n'aurait pas dû... Pérez de...

Emmanuel Petit00:09:37

Bah oui, il n'aurait pas dû.

Jean-Louis Tourre00:09:38

Mais ça se comprend.

Emmanuel Petit00:09:39

Parce que visiblement, c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.

Jean-Louis Tourre00:09:41

Chacun est différent sur le terrain.

Intervenant 300:09:42

Écoute, moi, je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique, en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »

Emmanuel Petit00:09:51

Pas d'agressivité.

Intervenant 300:09:52

Oui, mais Manu.

Emmanuel Petit00:09:53

Une seule faute en plus de jouer à Villarreal.

Jean-Louis Tourre00:09:55

Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire, on va repartir court de derrière. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.

Intervenant 300:10:07

D'accord, je veux bien, mais.

Emmanuel Petit00:10:08

Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.

Intervenant 300:10:10

On va reprendre l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui courent, soit qui ne font rien, soit que, par la peur, justement.

Jean-Louis Tourre00:10:20

Beaucoup, la grande majorité, sont tétanisés.

Intervenant 300:10:22

Bah il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.

Jean-Louis Tourre00:10:25

Oui, alors, dans les... dans les... dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.

Intervenant 300:10:31

Oui, normalement.

Jean-Louis Tourre00:10:31

Il n'y a pas de souci.

Intervenant 300:10:32

Mais en tout cas, tout le monde réagit pas pareil.

Jean-Louis Tourre00:10:34

Non mais c'est pas ça, ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur tout le monde collectivement, ils auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.

Intervenant 300:10:57

Mais Manu, en fait, je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Jean-Louis Tourre00:10:58

Mais ce que je veux dire par là, c'est que.

Emmanuel Petit00:11:00

Pour toi, c'est pas de la peur, tout à l'heure ?

Intervenant 300:11:01

Pour toi, c'est pas de la peur.

Emmanuel Petit00:11:02

Mais je pense qu'il y a... mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui ont qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, j'ai jamais vu ça de ma vie.

Jean-Louis Tourre00:11:10

Mais oui.

Intervenant 300:11:11

Je n'ai jamais vu ça de ma vie.

Emmanuel Petit00:11:13

Moi, je dis.

Intervenant 300:11:13

Jamais.

Emmanuel Petit00:11:14

L'équipe se délite, il suffit qu'elle ait.

Intervenant 300:11:15

Si tu en as 4-5, ça suffit largement.

Emmanuel Petit00:11:17

Apparemment, la défense centrale, là, elle est complètement à l'ouest.

Intervenant 300:11:20

Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.

Emmanuel Petit00:11:22

86-87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé, ils avaient peur, ils savaient pas où se mettre.

Intervenant 300:11:27

Mais d'accord.

Emmanuel Petit00:11:27

C'est pareil.

Intervenant 300:11:28

Mais oui, mais là, tu parles d'un sport individuel. Là, je te parle d'un sport collectif.

Emmanuel Petit00:11:31

Six poignées, ça suffit. 3-4, une équipe, c'est.

Intervenant 300:11:34

On n'est pas tous pareils.

Jean-Louis Tourre00:11:35

Le PSG a aussi une réussite totale.

Emmanuel Petit00:11:36

C'est pas ce que tu dis.

Intervenant 300:11:37

Tu vois, ils.

Emmanuel Petit00:11:38

On n'est pas tous pareils.

Jean-Louis Tourre00:11:40

On regarde les erreurs défensives, mais c'est.

Emmanuel Petit00:11:42

Mais l'erreur, elle vient de.

Jean-Louis Tourre00:11:43

C'est de malade.

Emmanuel Petit00:11:43

L'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu sais pas justifier.

Intervenant 300:11:47

Excuse-moi, mais en fait, tu justifies simplement.

Emmanuel Petit00:11:48

On en parle depuis tout à l'heure ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain, je ne prendrais pas ce raccourci.

Intervenant 300:11:52

Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ?

Jean-Louis Tourre00:11:53

L'avantage du PSG, il est là.

Intervenant 300:11:54

Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ? Là.

Jean-Louis Tourre00:11:56

Bah je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.

Intervenant 300:11:57

Non mais pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?

Jean-Louis Tourre00:12:02

Mais oui, on te l'a dit.

Intervenant 300:12:03

Mais ça, c'est.

Emmanuel Petit00:12:03

Moi je dis ça.

Jean-Louis Tourre00:12:05

Mais ça, c'est.

Emmanuel Petit00:12:06

Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça, c'est évident. Leur supériorité, elle... tu ne peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole, dans les sports... dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.

Intervenant 300:12:31

Normalement, ils sont.

Emmanuel Petit00:12:31

Ce que vous voyez là, ça n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.

Intervenant 300:12:38

Non mais si.

Emmanuel Petit00:12:38

La supériorité de n'importe quel champion.

Intervenant 300:12:40

On ne conteste pas d'ignorance.

Emmanuel Petit00:12:41

Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est le Haut-de-Land.

Intervenant 300:12:43

C'est pas le fait de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.

Emmanuel Petit00:12:46

Non, mais on ne comprend pas ce que vous ne comprenez pas.

Intervenant 300:12:47

Moi je pense que.

Emmanuel Petit00:12:48

Les Hauts-de-Lat au rugby grand départ.

Intervenant 300:12:49

Mais Daniel, c'est pas la peine de monter dans les tours.

Emmanuel Petit00:12:51

Il fait ses peurs d'égliser le Hakar.

Intervenant 300:12:53

C'est fou, ça.

Emmanuel Petit00:12:54

Moi je dis juste qu'il faut.

Intervenant 300:12:55

Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?

Emmanuel Petit00:12:56

C'est toi qui ne comprends pas, en fait, aussi.

Intervenant 300:12:57

Moi, je dis juste qu'il faut bien définir le truc, en fait. Il faut bien dé... ce que tu dis, moi je pense que tu as raison, il y a une part de mental qui est très importante. Est-ce que c'est de la peur ? Est-ce que c'est.

Emmanuel Petit00:13:05

Mais de là à ce que tout le monde flippe sur un terrain de Hakar.

Intervenant 300:13:07

De la soumission face aux champions ? Est-ce que c'est.

Emmanuel Petit00:13:10

La soumission, elle existe.

Intervenant 300:13:11

Voilà. Mais pour moi, c'est pas de la peur, ça, en fait, tu vois. C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc, sinon comme... sinon la peur, ça veut rien dire. La peur, chez un sportif de haut niveau, il ne rentre pas sur... contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là, quand tu rentres dans un terrain de foot, tu n'as pas peur, en fait. Et moi, je pense qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement, ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe, c'est là où ils font la plus grosse erreur.

Jean-Louis Tourre00:13:35

Non mais même, je ne suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de dire. C'est que sur les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 3-4 corners, il me semble, d'affilée. Ils mettaient... ils ont mis la pression. Donc si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils n'auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. Ce n'est pas le cas. Non, c'est sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires ou sans.

Emmanuel Petit00:14:03

Ils sont rentrés dans la tête, c'est exactement ce que je dis.

Jean-Louis Tourre00:14:04

Oui, mais de là à avoir un problème mental, et de là à dire que c'est de la peur.

Emmanuel Petit00:14:08

Quand tu dis que sur un terrain.

Jean-Louis Tourre00:14:09

Il y a un fossé.

Emmanuel Petit00:14:09

Non mais il y a un fossé.

Jean-Louis Tourre00:14:11

Non, il y a un fossé.

Emmanuel Petit00:14:11

Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.

Jean-Louis Tourre00:14:13

Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.

Emmanuel Petit00:14:14

Moi, je retourne dans la peur.

Jean-Louis Tourre00:14:15

Oui, mais par contre, retournons à la question. Pourquoi en Ligue 1 ?

Intervenant 300:14:17

Comment s'engueuler quand on est d'accord ?

Jean-Louis Tourre00:14:18

Non mais pourquoi en Ligue 1 ?

Emmanuel Petit00:14:19

Non mais.

Jean-Louis Tourre00:14:20

Il y a des équipes.

Emmanuel Petit00:14:20

La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.

Jean-Louis Tourre00:14:23

Non mais moi ce que je veux dire.

Emmanuel Petit00:14:24

Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, bah, mentalement, sont plus armées pour affronter le PSG ?

Jean-Louis Tourre00:14:30

C'est très facile, je ne comprends même pas que tu poses la question, en fait.

Emmanuel Petit00:14:32

Non mais.

Jean-Louis Tourre00:14:33

Parce que ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas que ça, c'est aussi technique.

Emmanuel Petit00:14:35

Bah réfléchis 2 secondes, tu vas trouver la réponse, en fait.

Jean-Louis Tourre00:14:38

Ah maintenant, on discute comme ça. C'est même plus...

Emmanuel Petit00:14:39

En fait, on se pose des questions, on répond, c'est réfléchir 2 secondes.

Jean-Louis Tourre00:14:43

Tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG n'est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps, c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon, ils jouent le coup parce que.

Emmanuel Petit00:14:55

Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.

Jean-Louis Tourre00:14:59

Non, là, beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.

Emmanuel Petit00:15:00

Les Marseillais n'ont perdu que d'un but contre le PSG, et le PSG, ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.

Jean-Louis Tourre00:15:06

Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons. Pas du tout.

Emmanuel Petit00:15:10

Bah, pas du tout de la même façon.

Jean-Louis Tourre00:15:11

Oui, mais parce que les adversaires ne sont pas pareils.

Emmanuel Petit00:15:13

Pour la première fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.

Jean-Louis Tourre00:15:15

Bah si, ça arrive quand même.

Emmanuel Petit00:15:16

Bah peu, très peu, mais très peu.

Jean-Louis Tourre00:15:18

Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart.

Emmanuel Petit00:15:20

Si le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0, voyons.

Jean-Louis Tourre00:15:22

Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu ne peux pas avoir un scénario comme là.

Intervenant 200:15:25

Écoutez, vous allez garder vos explications que je vous disais.

Emmanuel Petit00:15:28

Bon, avançons.

Intervenant 200:15:29

Que le PSG soit très agressif.

Emmanuel Petit00:15:30

Il faut qu'on laisse Jérôme parce qu'il faut qu'il aille.

Jean-Louis Tourre00:15:32

Mais si là, ce matin, le sport pour vous ne va rien aider.

Emmanuel Petit00:15:34

Il fallait poser la question aux joueurs. Il fallait poser la question aux joueurs, justement.

Jean-Louis Tourre00:15:37

Moi, c'est la donnée.

Emmanuel Petit00:15:38

Attendez, attendez, 2 secondes, s'il vous plaît.

Jean-Louis Tourre00:15:39

Non, non, non, tu transformes nos propos encore une fois.

Emmanuel Petit00:15:42

Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.

Jean-Louis Tourre00:15:44

Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.

Emmanuel Petit00:15:45

Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?

Intervenant 400:15:52

Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après.

Jean-Louis Tourre00:16:04

Difficile de sortir de l'individualité, quoi.

Intervenant 400:16:06

Ouais. Ouais, ouais, ouais. Alors derrière, c'est impossible de les juger, de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, il est récompensé par son 3e but en 3 matchs, donc c'est vraiment une solution intéressante.

Emmanuel Petit00:16:22

Merci Jérôme.

Jean-Louis Tourre00:16:24

Fabien, oui, c'est incroyable.

Emmanuel Petit00:16:25

Bonne soirée. Évaluation dans quelques instants, plus Paul au 32-16, le PSG, puis Lille, puis tous les autres matchs, évidemment. On est là jusqu'à minuit et demi, dans l'After à tout de suite.

Intervenant 200:16:33

RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 700:16:36

Gilbert Bribois.

Emmanuel Petit00:16:38

Il est 23h15. L'After est là jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions et les Drôles de l'âme. Tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riaulo, Jean-Louis Tours et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme. Avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul au 32-16 qui nous rejoint. Salut Paul.

Intervenant 400:16:58

Bonsoir messieurs.

Jean-Louis Tourre00:16:59

Salut Manu.

Intervenant 400:16:59

Je le disais, on a beaucoup dit : « Ouais, mais Villarreal, qu'est-ce que c'est que cette équipe ? Peur, pas peur, j'en sais rien. » Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur, Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi.

Intervenant 800:17:10

C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub, je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris. C'est un petit peu différent à ce niveau-là.

Emmanuel Petit00:17:22

Et en Ligue des Champions, non ?

Jean-Louis Tourre00:17:23

Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG, quand même. Enfin, Paul, tu vois bien.

Emmanuel Petit00:17:26

En plus, en plus.

Jean-Louis Tourre00:17:26

Tu vois bien, ce n'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.

Intervenant 800:17:32

Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui compte dans le calendrier.

Jean-Louis Tourre00:17:38

Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, c'est... enfin, quand même, ce n'est pas du tout la même équipe. Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais à pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.

Intervenant 800:17:50

Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs, ils se connaissent tellement tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins un ou deux ans avec le groupe pro, ça devient une vraie... une espèce de symbiose. Moi, pour raconter rapidement une petite anecdote, moi je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux, j'en ai eu 6, des joueurs, mais les 6, ils arrivent, c'est vraiment... mais c'est... on loue souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.

Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux, c'est un truc de dingue.

Emmanuel Petit00:18:25

On ne bouge pas, on se retrouve.

Jean-Louis Tourre00:18:27

Ils sont soudés par les succès.

Emmanuel Petit00:18:28

On se retrouve pendant quelques instants, mais Louis-Cédric qui est en conférence de presse, on écoute Fabien et Marco.

Intervenant 700:18:33

Un match de cette manière, tu es très efficace dans la pression et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué 3 buts les premiers 15 minutes, et tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.

Intervenant 200:18:53

Bon, donc ils n'attendaient pas un match.

Intervenant 800:18:54

Oui, c'est ça.

Intervenant 200:18:54

Louis-Cédric et Rémi Bouvres, pour l'AFP justement, vous en avez parlé, la pression, le pressing, il y a au moins 2 buts qui viennent de ça, c'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?

Intervenant 700:19:08

Je pense que si je voudrais souligner encore une chose, c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ça a été un test de l'ambition qu'a encore cette équipe, ces joueurs, et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu cherches à défendre aucun résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme le match d'aujourd'hui.

Intervenant 200:19:54

Allez, encore une réponse de Louis-Cédric qui est en direct, sa conférence de presse.

Intervenant 800:19:57

Bonjour Louis-Cédric, Adrien Courroubles pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?

Intervenant 700:20:11

Bah, c'est très difficile à dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur, d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous amène le plus, c'est d'avoir ce type de performance et continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.

Intervenant 200:20:45

Bon.

Emmanuel Petit00:20:45

Vous en voulez encore ?

Intervenant 800:20:47

Je réponds à sa place, oui.

Emmanuel Petit00:20:48

Oui, tant pis pour L'Équipe. Cindy Maïoulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, et même une fois où il n'était pas dans le groupe, pourtant il a toujours été très positif, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi ce soir de votre groupe et de ce qu'ils sont capables de faire vos joueurs ?

Intervenant 700:21:03

Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et minutes pendant la saison, et avec les blessures et avec les situations et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Je suis sûr qu'ils sont le niveau, Cindy Maïoulou en particulier, mais Quentin Diantou aussi, mais David Boli, Beraldo, Droz, tous les joueurs qui sont dans cette situation.

Et ce qui est remarquable pour moi, c'est voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour que tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.

Intervenant 200:22:01

Voilà. Louis-Cédric qui est comme L'Équipe, s'améliore en français.

Emmanuel Petit00:22:04

On sent coach Arthur Perrot.

Intervenant 400:22:06

C'est une sainte force pour battre tous les records.

Emmanuel Petit00:22:07

Il a été épaté.

Intervenant 200:22:09

Ouais.

Emmanuel Petit00:22:09

Ouais.

Intervenant 200:22:09

Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or, là, à chaque match de Ligue des Champions, quand tu vois ton équipe ?

Intervenant 800:22:18

Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. J'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais en Savoie, donc j'étais la risée de tout le monde. Donc je peux vous dire que.

Emmanuel Petit00:22:31

En Savoie, il n'y a pas de foot, ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.

Intervenant 200:22:35

C'est pourquoi les supporters des biens.

Intervenant 800:22:36

Bah non, mais j'en sais rien. Mais en tout cas, moi, je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque, beaucoup, quand j'avais 12, 13 ans, à l'époque du Gros Lion. Et puis donc voilà, donc c'était un peu relou. Et donc c'est vrai qu'on se pince un peu parfois et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait 2 ans qu'on est quand même le meilleur club du monde et que pour l'instant, il n'y a pas d'ébat. »

Intervenant 200:22:55

Et comment tu fais sur la première partie de saison où, bon, bah, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis de toute façon, il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que, bah, même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue de se dire : « Bon, bah, c'est au mois de mars qu'éventuellement, on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.

Intervenant 800:23:18

Tu as raison. On a peut-être tendance, inconsciemment aussi, à nous, à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait, on le voit à chaque fois. Donc c'est vrai que.

Intervenant 200:23:24

Mais il faut.

Intervenant 800:23:25

Mais il ne faut pas le banaliser.

Intervenant 200:23:26

Parce que là, tu rates une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens, enfin, il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.

Intervenant 800:23:30

Non, non, mais en fait, je... ouais, c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.

Intervenant 200:23:36

Pour moi, c'est des problèmes de riches, tout ça.

Emmanuel Petit00:23:38

Ouais.

Intervenant 200:23:38

Vous n'avez pas vous plaindre.

Emmanuel Petit00:23:39

Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?

Intervenant 800:23:42

C'était un truc... ah, je ne peux pas trop en parler. Honnêtement, c'est un gros truc, vous allez le voir.

Intervenant 200:23:45

Non, attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.

Intervenant 800:23:48

C'est un quiz animé par un mec sympa et qui est pour une très grosse marque, et ça va être drôle.

Intervenant 200:23:53

Très bien. Bon, bah, ça s'appelle un beau teasing. Merci Paul.

Intervenant 100:23:56

Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.

Intervenant 200:24:00

Mais non, pourquoi ?

Intervenant 100:24:01

Non, je te demandais, comme ça.

Intervenant 200:24:02

Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.

Intervenant 100:24:04

Oui, mais limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte ? Pendant 6 mois, machin, tu ne vivras pas et tout. »

Intervenant 200:24:09

Mais non, mais c'est sûr.

Intervenant 100:24:10

Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.

Intervenant 200:24:13

Bien sûr.

Intervenant 100:24:13

Il y en a quand même certains.

Intervenant 200:24:14

Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?

Intervenant 100:24:17

Non.

Intervenant 200:24:17

Bah non, tu ne peux pas t'ennuyer.

Intervenant 100:24:19

Attends.

Intervenant 200:24:19

Ah, je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes, en fait ?

Intervenant 100:24:23

Ah bah, moi, je ne suis pas d'accord.

Intervenant 200:24:24

Bah moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.

Intervenant 100:24:26

Il y a plus de suspense, c'est différent.

Intervenant 200:24:27

Ouais.

Intervenant 100:24:27

Mais au-delà, t'ennuyer ?

Intervenant 200:24:28

Non, mais tu peux aller.

Intervenant 100:24:29

Tu vois, c'est comme la peur et le mental.

Intervenant 200:24:31

Oui, oui, d'accord, mais.

Intervenant 100:24:31

Tu vois, tu mélanges beaucoup de choses, Daniel.

Intervenant 200:24:33

Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, je n'avais plus envie de regarder ça, parce que là, il y a... c'est fini, en fait.

Intervenant 100:24:40

Ah non, moi, je...

Intervenant 200:24:40

C'est à moi.

Intervenant 100:24:41

Alors, je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.

Intervenant 200:24:47

Le match était plié, qu'il y a 2 autres matchs.

Intervenant 100:24:49

Après 4-0.

Intervenant 200:24:50

Ouais, mais de te dire que les mecs.

Intervenant 100:24:51

Tu peux pas te regarder Romain Bettet à la fin.

Intervenant 200:24:52

Mais tu peux pas te regarder Romain Bettet à la fin.

Intervenant 100:24:53

Mais tous les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.

Intervenant 200:25:02

Parmi nos 2 autres préférés, le Romain Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.

Intervenant 100:25:08

D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.

Intervenant 200:25:10

Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand Daniel.

Intervenant 100:25:12

Daniel, il n'y a pas que le suspense, moi, je trouve.

Intervenant 200:25:15

Moi, je trouve.

Intervenant 100:25:15

Tu es le premier à dire.

Intervenant 200:25:16

Jean-Louis m'a aidé.

Intervenant 100:25:17

Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis 2 ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi, je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.

Intervenant 200:25:30

Moi, je suis plutôt.

Intervenant 100:25:31

Mais dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais.

Intervenant 200:25:33

Jean-Louis, j'étais sur un terrain.

Intervenant 100:25:34

Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.

Intervenant 200:25:39

Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.

Intervenant 100:25:41

Et en plus, avec des connards.

Intervenant 200:25:42

Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Oh, ils sont ennuyeux, etc. »

Intervenant 100:25:46

Ouais, mais.

Intervenant 200:25:47

Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.

Intervenant 100:25:48

Laisse-le parler.

Intervenant 200:25:49

C'est un truc de supporters, ça.

Intervenant 100:25:51

Bah, pas du tout.

Intervenant 200:25:51

Mais moi, je dis.

Intervenant 100:25:52

Mais Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu.

Intervenant 200:25:54

Non, mais aussi.

Intervenant 100:25:55

Bah alors.

Intervenant 200:25:55

Mais c'est vu aussi.

Intervenant 100:25:56

Mais si, mais.

Intervenant 200:25:56

On fait ce qu'on veut, non ?

Intervenant 100:25:57

Non, mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.

Intervenant 200:26:00

Non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.

Intervenant 100:26:04

Je ne t'oblige en rien.

Intervenant 200:26:05

Il y a une soirée Ligue des Champions.

Intervenant 100:26:06

Il y a rien.

Intervenant 200:26:06

Je sais que c'est une soirée Ligue des Champions.

Intervenant 100:26:07

Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?

Intervenant 200:26:11

Pardon, mais la fin de Roma-Manchester, c'était passionnant à suivre.

Intervenant 100:26:15

Mais je ne dis pas le contraire.

Intervenant 200:26:16

Tu as dit : « C'était dingue. »

Intervenant 100:26:17

C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.

Intervenant 200:26:24

20 minutes, c'est.

Intervenant 100:26:24

Je suis à la place de Louis-Cédric et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis 2 ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, et les mecs jouent de la même manière, et ils kiffent la fin, quoi.

Intervenant 200:26:40

Pour les gamins, justement. Évaluation Maïoulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Maïoulou en pointe. »

Intervenant 100:26:46

Florent Gautreau aussi.

Intervenant 200:26:47

Florent Gautreau aussi.

Intervenant 100:26:47

Il avait dit qu'il le sentait bien.

Intervenant 200:26:48

D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'after.

Intervenant 100:26:50

Bien sûr.

Intervenant 200:26:51

Bravo Florent. Il marque en plus, Maïoulou, donc je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.

Intervenant 100:26:58

Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.

Intervenant 200:27:01

Il n'y a que des.

Intervenant 100:27:01

Tu ne distingues pas les joueurs, quoi. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.

Intervenant 200:27:05

Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.

Intervenant 100:27:07

Mais même le meilleur, pour moi, c'est Fabien Maurice ce soir, l'homme du match.

Intervenant 200:27:09

Moi, je te dis, les 3 du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux. Tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi, quand tu les mets eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde. Et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.

Intervenant 100:27:37

Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.

Intervenant 200:27:49

Mais tu sais que, par rapport à ce que tu disais, quand il y a 2 ans, et quand Nadal a arrêté après Federer et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit.

Intervenant 100:28:02

Bon, Daniel, tu es sûr ?

Intervenant 200:28:03

Tu avais le droit de ne pas aimer son style.

Intervenant 100:28:05

Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles parce que sans que tu savais qu'il allait gagner. Et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.

Intervenant 200:28:16

Je suis d'accord, mais ça va en contrediction de ce qu'a dit l'auditeur avant.

Intervenant 100:28:19

Mais ça empêche pas de reconnaître.

Intervenant 200:28:22

Et ça empêche pas de reconnaître que ce que tu es en train de regarder.

Intervenant 100:28:25

Contre le Barça, il y a eu de la décision.

Intervenant 200:28:27

Et hors du commun.

Intervenant 100:28:27

Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain.

Intervenant 200:28:30

C'est pour ça que.

Intervenant 100:28:31

Même à 4-0 au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »

Intervenant 200:28:37

Écoute, moi, ce que je vois des supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, on était.

Intervenant 100:28:40

Vous êtes blasés, les mecs ?

Intervenant 200:28:40

On était au topo à la première heure.

Intervenant 100:28:41

Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.

Intervenant 200:28:43

Après 4-0, tu en vois beaucoup qui sont le nez dans le dessert. Ils sont là, ils sont peinards. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.

Intervenant 100:28:54

Non, mais je suis d'accord avec ton point.

Intervenant 200:28:55

On a le droit de se mettre en désaccord.

Intervenant 100:28:57

Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.

Intervenant 200:28:59

Mais ne soyez pas blasés, quoi.

Intervenant 100:29:00

Ah, c'est tout ce que je vous dis, en fait.

Intervenant 200:29:00

À la fin, la fin.

Intervenant 100:29:01

Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.

Intervenant 200:29:04

À force de bouffer du caviar, à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.

Intervenant 100:29:07

Tu as le droit d'avoir mal au ventre avec le caviar.

Intervenant 200:29:09

Rappelez-vous, on est les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.

Intervenant 100:29:12

Caviar, c'est en mange trop, même toi, tu as un mal au ventre.

Intervenant 200:29:13

Je ne sais pas, j'écoute l'auditeur de toi.

Intervenant 100:29:15

Toi, tu es plus habitué, non ?

Intervenant 200:29:16

Et j'ai écouté tellement de supporters ces dernières années.

Intervenant 100:29:18

Mais il était heureux, l'auditeur, il était très heureux.

Intervenant 200:29:19

Il était très heureux.

Intervenant 100:29:20

Heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec lui.

Intervenant 200:29:21

Oui, mais il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. »

Intervenant 100:29:26

Mais c'est vrai.

Intervenant 200:29:27

Et aujourd'hui, le fait, bah justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.

Intervenant 100:29:31

Bon, pour finir sur l'évaluation, ça fait donc 2 Boli au PSG, qui mène donc 2-1 en Boli face à Marseille.

Intervenant 200:29:40

Je n'ai pas compris.

Intervenant 100:29:40

Non, mais il a fait un jeu de mots pourri en face.

Intervenant 200:29:42

Basile.

Intervenant 100:29:42

Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?

Intervenant 200:29:44

Yannick.

Intervenant 100:29:45

Yannick Boli.

Intervenant 200:29:45

Yannick Boli, ouais.

Intervenant 100:29:46

Voilà. Et désormais, bah, il y a un autre Boli.

Intervenant 200:29:48

Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il y en avait qu'un.

Intervenant 100:29:49

Mais oui, voilà.

Intervenant 200:29:50

C'est ça que dit Gilbert.

Intervenant 100:29:51

Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.

Intervenant 200:29:53

Ah, exact.

Intervenant 100:29:54

C'est ça.

Intervenant 200:29:55

Et il y avait également un Boli à Auxerre.

Intervenant 100:29:56

Ah, voilà.

Intervenant 200:29:57

Et Laurent Boli, mais.

Intervenant 100:29:58

Beaucoup de Boli dans le foot.

Intervenant 200:29:59

Lui, il n'est pas chaud au foot.

Intervenant 100:30:00

C'est qui Laurent Boli ?

Intervenant 200:30:01

C'est le troisième frère.

Intervenant 100:30:03

Ah, okay.

Intervenant 200:30:03

Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.

Intervenant 100:30:05

Ah, exact.

Intervenant 200:30:05

Ah, ouais, d'accord.

Intervenant 100:30:06

Et Georges Cantona aussi, je crois.

Intervenant 200:30:07

Tout ça, ça me file une embolie pulmonaire.

Intervenant 100:30:11

Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.

Intervenant 200:30:13

Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.

Intervenant 100:30:16

Voilà.

Intervenant 200:30:16

Un truc.

Intervenant 100:30:17

Voilà, c'est pas possible.

Intervenant 200:30:18

Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.

Intervenant 100:30:21

Ah, bah, tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de l'île. Non, mais moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant, c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions. N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs et dans un but de relancer le spectacle.

Intervenant 200:30:44

Non, pour la lutte du pognon.

Intervenant 100:30:45

En fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super League.

Intervenant 200:30:52

Mais oui.

Intervenant 100:30:53

C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super League.

Intervenant 200:30:57

Il fallait récupérer le bébé, en fait.

Intervenant 100:30:58

Voilà. Il ne fallait surtout pas.

Intervenant 200:31:00

Moi, je te fais des croix avec la conclusion, je crois.

Intervenant 100:31:01

Il ne fallait pas échapper, laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose. Au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie au fond de sa matrice.

Intervenant 200:31:16

On en voit une, mais là, je n'en vois plus.

Intervenant 100:31:18

Mais quelle est la solution ?

Intervenant 200:31:19

Qu'on envoie 16 équipes.

Intervenant 100:31:20

La solution ?

Intervenant 200:31:21

En aller-retour.

Intervenant 100:31:21

Et ils la voudront jamais.

Intervenant 200:31:22

Qu'on fasse de l'élite et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je suis chier avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans, parce que quand tu regardes le match.

Intervenant 100:31:30

Je croyais qu'il voulait aller dans l'île fermée.

Intervenant 200:31:32

Quand tu regardes le match.

Intervenant 100:31:32

Mais le match de la semaine dit là.

Intervenant 200:31:33

Le match de la semaine dit là.

Intervenant 100:31:34

Un championnat.

Intervenant 200:31:35

Mais bien sûr, arrêtons les conneries.

Intervenant 100:31:37

Mais les matchs vont être aussi inintéressants.

Intervenant 200:31:38

Mais c'est toujours ça, ça va être la même chose.

Intervenant 100:31:39

Mais les matchs vont être aussi inintéressants.

Intervenant 200:31:41

Mais pas du tout.

Intervenant 100:31:41

Tu vas rajouter des matchs.

Intervenant 200:31:43

Tu n'auras que des matchs.

Intervenant 100:31:43

Non, mais non, ce n'est pas vrai.

Intervenant 200:31:45

Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.

Intervenant 100:31:47

Non, parce que chaque match comptera des points.

Intervenant 200:31:48

Mais vous ne vous dites pas plus que.

Intervenant 100:31:50

Ouais, tu ne vois pas plus.

Intervenant 200:31:51

Pas plus que là.

Intervenant 100:31:51

Là, ils comptent des points aussi, les matchs.

Intervenant 200:31:52

Là aussi, les matchs, ils comptent des points.

Intervenant 100:31:54

Mais ce que tu as vu à Stone Villa.

Intervenant 200:31:55

Moi, j'ai tout vu.

Intervenant 100:31:55

Ils ont une équipe à Stone Villa.

Intervenant 200:31:56

Oui.

Intervenant 100:31:56

Ils sont dans les top 8 pour l'instant.

Intervenant 200:31:58

Oui.

Intervenant 100:31:58

Le match de ce soir, je n'en ai rien à cirer.

Intervenant 200:31:59

Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.

Intervenant 100:32:01

Parce que ça ne comptait pas.

Intervenant 200:32:02

Ce sera pareil avec ta formule.

Intervenant 100:32:03

Moi, la meilleure formule, elle est simple.

Intervenant 200:32:04

C'est de revenir à ce qui se faisait avant.

Intervenant 100:32:05

C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.

Intervenant 200:32:07

Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.

Intervenant 100:32:09

Voilà, là, on en revient là, c'est un intérêt financier.

Intervenant 200:32:10

Mais si tu veux.

Intervenant 100:32:11

C'est une catégorie de matchs de aller-retour direct, voilà, on en parle.

Intervenant 200:32:15

À tes débuts dans les années 80, aller-retour direct.

Intervenant 100:32:16

Oui, aller-retour direct.

Intervenant 200:32:17

C'est du graphique de super Manu.

Intervenant 100:32:19

Ça, c'est mort.

Intervenant 200:32:19

Mais tu as beaucoup plus de.

Intervenant 100:32:20

C'était peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.

Intervenant 200:32:22

C'est Manu le romantique.

Intervenant 100:32:23

Non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.

Intervenant 200:32:27

Mais c'est pour ça.

Intervenant 100:32:28

Elle est mieux, mais.

Intervenant 200:32:28

Elle est répartie en C1, C2, C3.

Intervenant 100:32:30

Tu n'as pas l'erreur.

Intervenant 200:32:31

Ça, pour le coup, c'est être naïf que de penser que ça va revenir, ça, Manu.

Intervenant 100:32:34

Il y a une seule solution.

Intervenant 200:32:35

Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf, je ne suis pas con.

Intervenant 100:32:37

Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.

Intervenant 200:32:51

C'est personne, là.

Intervenant 100:32:51

C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.

Intervenant 200:32:53

Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?

Intervenant 100:32:55

Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltiner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.

Intervenant 200:33:00

Pas du tout.

Intervenant 100:33:00

Si, mais arrête, arrête.

Intervenant 200:33:02

Mais tu disais : « Tu dis arrête », je n'ai jamais pioché de.

Intervenant 100:33:03

Dans l'ancienne formule, tu avais aussi les champions 4, c'est Bratislava.

Intervenant 200:33:06

Je dois arrêter sans avoir compris.

Intervenant 100:33:07

Aller-retour, ouais.

Intervenant 200:33:08

C'est quand même incroyable.

Intervenant 100:33:09

Ouais, mais c'est ce que tu vas dire. Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas, mais la solution, ce n'est pas la Super League.

Intervenant 200:33:13

C'est quoi la solution ?

Intervenant 100:33:14

Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.

Intervenant 200:33:18

Mais pourquoi ?

Intervenant 100:33:19

Bah, parce que.

Intervenant 200:33:20

Bah, de toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs, ils s'en foutront.

Intervenant 100:33:23

Mais là, moi, je n'aime pas, je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.

Intervenant 200:33:24

On peut revenir au 4 groupes de 4.

Intervenant 100:33:26

Ah, j'aimais bien les 4 groupes de 4.

Intervenant 200:33:27

Ah, là, il y en avait 6.

Intervenant 100:33:28

Là, j'aimais bien. Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.

Intervenant 200:33:32

À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oui, Zilina, tu avais toujours des petits.

Intervenant 100:33:37

Oui, mais ce que je veux te dire, c'est que tu faisais 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important, c'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.

Intervenant 200:33:45

Voilà.

Intervenant 100:33:45

Et donc, la Coupe du Monde devient ce que.

Intervenant 200:33:48

Il n'y a que des calculs.

Intervenant 100:33:49

En fait, exact.

Intervenant 200:33:50

Oui, oui, oui.

Intervenant 100:33:51

Les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions.

Intervenant 200:33:53

C'est vrai.

Intervenant 100:33:54

Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.

Intervenant 200:33:58

Si celle, sur ce constat, on est d'accord, c'est sur la solution, quoi.

Intervenant 100:34:00

C'est Jean-Louis qui pense comme ça.

Intervenant 200:34:02

Sur la solution, là, je ne vois pas.

Intervenant 100:34:03

Écoute.

Intervenant 200:34:04

Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.

Intervenant 100:34:06

On revient à ta formule avec 2 par groupe et tout, parce que franchement, c'était.

Intervenant 200:34:09

Match aller-retour, c'est mieux que ça.

Intervenant 100:34:12

C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.

Intervenant 200:34:13

Tu as déjà joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?

Intervenant 100:34:16

Les Milans, les Barça, tous ces équipes.

Intervenant 200:34:18

Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.

Intervenant 100:34:20

Oui, mais les petits à notre époque, il y a 30 ans, tu n'as pas joué la Ligue des Champions.

Intervenant 200:34:25

Mais je te parlais.

Intervenant 100:34:26

C'était quand même des grosses équipes, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne. Les Chetéens de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois.

Intervenant 200:34:34

Que le titre, c'était un seul pays.

Intervenant 100:34:36

Dynamo.

Intervenant 200:34:37

Bon, après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.

Intervenant 100:34:38

Oui, oui, la Coupe des Champions.

Intervenant 200:34:40

Deux, trois trucs qui ont changé.

Intervenant 100:34:41

Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?

Intervenant 200:34:45

Oui, mais on perd en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.

Intervenant 100:34:49

Ça, c'est en 84.

Intervenant 200:34:50

Et d'ailleurs, il gagne contre.

Intervenant 100:34:51

Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.

Intervenant 200:34:55

Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.

Intervenant 100:34:58

Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.

Intervenant 200:34:59

Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.

Intervenant 100:35:02

Tu m'échanges des fous, là.

Intervenant 200:35:03

Oui, mais c'est tout, là.

Intervenant 100:35:03

Mais la Champeucée, c'était.

Intervenant 200:35:05

La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.

Intervenant 100:35:06

Voilà, non, mais la Coupe de Coupes.

Intervenant 200:35:08

Vous êtes en train de foulanger, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.

Intervenant 100:35:10

Mais les formats étaient pareils.

Intervenant 200:35:13

Les formats étaient pareils, oh là là.

Intervenant 100:35:14

Daniel, putain, mais oh, tu le fais exprès ou quoi ? Ça va être compliqué de vivre avec lui au quotidien.

Intervenant 200:35:21

Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...

Intervenant 100:35:23

Mais non, mais les formats, c'est les mêmes.

Intervenant 200:35:25

Je suis obligé d'avoir ta mémoire.

Intervenant 100:35:26

C'est une fois en Champeucée, Coupe de l'UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.

Intervenant 200:35:31

En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.

Intervenant 100:35:34

Oui.

Intervenant 200:35:35

Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.

Intervenant 100:35:38

Oui, oui.

Intervenant 200:35:39

C'est déjà une formule comme ça.

Intervenant 100:35:40

Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.

Intervenant 200:35:43

Oui, aller-retour, oui, c'est ça, 92, à 16.

Intervenant 100:35:45

Les formats étaient...

Intervenant 200:35:46

Et c'était la Coupe des Coupes.

Intervenant 100:35:47

Et les matchs entre les groupes.

Intervenant 200:35:47

On va parler de l'île.

Intervenant 100:35:49

Les gars, dans quelques instants, Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.

Intervenant 200:35:53

Oui, parlez pour toi.

Intervenant 100:35:54

Bien sûr.

Intervenant 200:35:55

Allez, à tout de suite dans l'after.

Intervenant 300:35:57

RMC jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 400:36:01

Gilbert Bribois.

Intervenant 100:36:02

Il est 23h37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riaulo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après quatre journées. Alors bon, mathématiquement.

Intervenant 200:36:23

Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que.

Intervenant 100:36:26

On sait qu'il faut 9-10 points pour se qualifier.

Intervenant 200:36:28

Et ils vont les prendre au bout de la suite.

Intervenant 100:36:29

Il y a Bayern.

Intervenant 200:36:30

Ils jouent Bayern à Munich.

Intervenant 100:36:33

À Lille, non ?

Intervenant 200:36:34

Il me semble que c'est à Lille.

Intervenant 100:36:35

Oui, c'est à Lille, si c'est à Lille contre le Bayern.

Intervenant 200:36:37

Prochain match, Lille-Bayern.

Intervenant 100:36:38

Voilà.

Intervenant 200:36:39

Bon.

Intervenant 100:36:39

Tu lui dis quoi ? Un point, zéro point ?

Intervenant 200:36:41

Zéro.

Intervenant 100:36:41

Un point, ce serait un miracle.

Intervenant 200:36:42

Pardon l'idée de zéro, quand même.

Intervenant 100:36:44

Après, ils jouent à Stuttgart.

Intervenant 200:36:45

Zéro, ce serait une surprise.

Intervenant 100:36:46

Il faut faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 200:36:47

Stuttgart, tu as perdu ce soir à Kalatade.

Intervenant 100:36:49

Tu ne fais pas un miracle à Stuttgart, tu ne fais pas un miracle à Bodo Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 200:36:52

Mais c'est bien un synthétique, à Stuttgart.

Intervenant 100:36:53

Tu n'es pas au cercle polaire. Il y en a quand même eu un peu de clichés sur ce match à Bodo Glimt.

Intervenant 200:36:58

C'est un argument décisif, Jean-Louis, tu as raison.

Intervenant 100:36:59

Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava, bon, là, c'est trois points.

Intervenant 200:37:01

Voilà, trois points. Les trois points, là, je les signe, allez, c'est bon.

Intervenant 100:37:04

Mais après, ils finissent à la Roma.

Intervenant 200:37:05

Il faut 9, minimum.

Intervenant 100:37:06

Non, mais jamais de la vie de tarifer.

Intervenant 200:37:07

La Roma qui vient de lâcher trois points, là.

Intervenant 100:37:09

Jamais de la vie de tarifer à 9, hein.

Intervenant 200:37:11

Oui, c'est compliqué d'arriver à 9, ouais.

Intervenant 100:37:12

Non, là, je ne vois pas comment tu fais 9, là.

Intervenant 200:37:14

Bon. C'est dommage, parce que dans tes trois points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.

Intervenant 100:37:17

Oui, je trouve qu'ils ont fait un bon match.

Intervenant 200:37:18

On était d'accord tous les deux.

Intervenant 100:37:19

On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Ethan Mbappé suspendu, Bent Talleb au milieu de terrain, qui était le meilleur joueur.

Intervenant 200:37:29

En plus, 0-0, et tu as fait un bon match.

Intervenant 100:37:32

Ah ouais, ouais. Ah bah, ils ont fait un bon match, c'est le constat.

Intervenant 200:37:34

Ouais, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire, mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.

Intervenant 100:37:41

Non, non, non. Je n'ai pas dit que c'était monstrueux.

Intervenant 200:37:42

Ils exagéraient tout.

Intervenant 100:37:43

Tu fais où le bon match, alors ?

Intervenant 200:37:44

Globalement ?

Intervenant 100:37:45

Le match, si tu vois, ils font un bon match.

Intervenant 200:37:47

Avec les arguments qu'il vient de te dire.

Intervenant 100:37:49

Excuse-moi, avec une équipe avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, je ne pensais même pas qu'ils prendraient un point là-bas.

Intervenant 200:37:58

Après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.

Intervenant 100:38:01

Malgré tout, il n'y a que deux tiers cadrés de Lille.

Intervenant 200:38:03

Tu as envie de dire.

Intervenant 100:38:03

Non, mais j'ai...

Intervenant 200:38:04

Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?

Intervenant 100:38:06

Il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. C'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.

Intervenant 200:38:13

Mais Lens, c'est la première.

Intervenant 100:38:15

Exactement.

Intervenant 200:38:16

En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents, donc il y a peut-être un.

Intervenant 100:38:21

Et par contre, moi, je suis d'accord.

Intervenant 200:38:23

Les quatre, ils sont redistribués à l'heure actuelle ?

Intervenant 100:38:25

Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose, donc je le disais il y a quelques jours, selon moi, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain entre le vestiaire et Davide Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André, quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal.

Intervenant 200:38:38

Il a un peu arrêté de faire la gueule.

Intervenant 100:38:39

Ben voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout », donc c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct, donc je pense que sur deux, trois aspects, il s'est passé quelque chose.

Intervenant 200:38:52

Il se voit aussi sur ses déclins après match.

Intervenant 100:38:54

Mais par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.

Intervenant 200:39:10

Ouais, qui ne joue jamais.

Intervenant 100:39:10

Il ne joue jamais, soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos, Thiago Santos pas là, le remplaçant pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais.

Intervenant 200:39:25

Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo Glimt, quand même.

Intervenant 100:39:27

Là, tu as vu qui regarde ?

Intervenant 200:39:28

Non, non, mais en tout cas, oui, voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal, mais il faut lui laisser du temps, tu vois.

Intervenant 100:39:33

Comme c'est un gars du Nord, il a joué.

Intervenant 200:39:34

Bodo Glimt, Jean-Louis ?

Intervenant 100:39:35

Si, s'il y a des recrutements qui sont des échecs. Excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.

Intervenant 200:39:40

Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique de la part de l'OL. C'est : tu vends dans.

Intervenant 100:39:45

De Lille ?

Intervenant 200:39:45

De LOSC, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.

Intervenant 100:39:49

Ouais.

Intervenant 200:39:50

Bon, ok.

Intervenant 100:39:51

Donc tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poules, et puis quand bien même, tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poules, on sait pourquoi tu joues cette compétition-là. En fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo Glimt, et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »

Intervenant 200:40:11

Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.

Intervenant 100:40:12

Ouais, ok, bon, bah écoute, ok, si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends et tout.

Intervenant 200:40:15

Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.

Intervenant 100:40:17

Moi, je ne mange pas de ça, moi, ça ne m'intéresse pas, en fait.

Intervenant 200:40:18

Non, mais donc qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions, en fait ?

Intervenant 100:40:20

Mais c'est pour ça que je te le dis.

Intervenant 200:40:21

Mais oui, mais.

Intervenant 100:40:22

C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire.

Intervenant 200:40:23

Mais on ne va pas la réformer, nous.

Intervenant 100:40:24

Mais arrêtez de croire que c'est intéressant. Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens.

Intervenant 200:40:29

Mais je ne dis pas que c'est intéressant.

Intervenant 100:40:30

Mais si tu mens, tu ne peux pas.

Intervenant 200:40:31

On débriefe un match.

Intervenant 100:40:31

Non, par contre.

Intervenant 200:40:31

Mais tu débriefes un match, tu ne comptes pas, en fait.

Intervenant 100:40:33

Tu ne peux pas me traiter de menteur comme ça, Daniel.

Intervenant 200:40:35

En fait, c'est comme si tu débriefes du virtuel.

Intervenant 100:40:36

Mais non, mais.

Intervenant 200:40:36

Tu comprends ? Tu décryptes un match de jeux vidéo.

Intervenant 100:40:38

Le match qu'on a vu, et moi qui joue, ce serait plus intéressant.

Intervenant 200:40:40

J'analyse le match qu'on a vu, Daniel.

Intervenant 100:40:42

C'est fou.

Intervenant 200:40:42

Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ?

Intervenant 100:40:45

Non.

Intervenant 200:40:45

Donc sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.

Intervenant 100:40:51

Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi. Dans deux jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM, qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?

Intervenant 200:41:01

Non, mais là, il n'y a rien à inventer.

Intervenant 100:41:03

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 200:41:05

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 100:41:06

S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira, s'il y a des joueurs moins bons, on le dira.

Intervenant 200:41:09

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 100:41:09

Bah oui.

Intervenant 200:41:10

Mais imagine, ils prennent un point, ils gagnent là-bas, on ne sait jamais.

Intervenant 100:41:13

Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé.

Intervenant 200:41:15

C'est parce qu'en fait, ça m'énerve, cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.

Intervenant 100:41:19

Oui, mais ne t'en prends pas à moi. Je ne comprends pas, moi, je débriefe un match.

Intervenant 200:41:23

En fait, mais je ne comprends pas à toi, je ne veux pas qu'on survende le truc.

Intervenant 100:41:25

Mais je ne survends pas.

Intervenant 200:41:26

L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.

Intervenant 100:41:29

Oui.

Intervenant 200:41:29

Donc on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.

Intervenant 100:41:31

Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant, je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.

Intervenant 200:41:37

Mais ce n'est pas le truc.

Intervenant 100:41:38

En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que tu vois que les records d'audience, s'il te plaît, que les records d'audience, ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe Canal, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs déséquilibrés, il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc ça, c'est incontestable. Clément est là.

Intervenant 200:42:04

Ouais, si on continue encore deux ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.

Intervenant 100:42:08

Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut, Clément.

Jean-Louis Tourre00:42:11

Bonsoir, bonsoir à tous.

Intervenant 100:42:12

Clément, tu étais au.

Intervenant 200:42:13

Bonsoir.

Intervenant 100:42:13

Non, tu n'étais pas au match ?

Jean-Louis Tourre00:42:15

Non, je n'étais pas au match, non, je vis très loin de Bodo, ouais.

Intervenant 100:42:18

Ah, tu es où ?

Jean-Louis Tourre00:42:19

Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte, ouais.

Intervenant 200:42:24

Ah, je vois très bien, c'est.

Intervenant 100:42:24

Ouais, j'ai bien.

Intervenant 200:42:25

Je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.

Intervenant 100:42:28

Tu n'as pas fait un truc.

Jean-Louis Tourre00:42:28

Non, non, non. Alors, je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît. Mais oui, non, je vis dans cette petite ville.

Intervenant 200:42:44

Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?

Intervenant 100:42:47

Il fait ce qu'il veut, non ? Non, mais.

Intervenant 200:42:49

Il y a trop de gens, Manu, en fait.

Intervenant 100:42:52

Non, mais sérieusement.

Intervenant 200:42:53

C'est vrai, le spécinter, c'est vrai.

Intervenant 100:42:54

Bah oui.

Intervenant 200:42:54

Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants.

Intervenant 100:42:58

Justement, je veux savoir pourquoi il est insolite.

Intervenant 200:43:01

C'est quand même insolite.

Intervenant 100:43:01

Laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vient de Norvège.

Intervenant 200:43:06

Si je te dis, je te pose la question : pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants, tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat.

Intervenant 100:43:12

Il n'y a pas de bonnes excuses.

Intervenant 200:43:13

Je croyais ce qu'il faisait, Manu.

Intervenant 100:43:14

Excusez cette mission, en fait.

Intervenant 200:43:15

Mais la phrase, on ne met pas les pieds dessus.

Intervenant 100:43:17

Qu'est-ce que tu fous là-bas ?

Intervenant 200:43:18

Mais c'est la question.

Intervenant 100:43:19

Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.

Intervenant 200:43:23

Bah ouais.

Intervenant 100:43:24

On ne sait pas ce qu'il fait.

Intervenant 200:43:26

Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.

Intervenant 100:43:28

Clément, donc ta réponse.

Intervenant 200:43:29

On va se débrouiller, toi.

Intervenant 100:43:29

Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?

Jean-Louis Tourre00:43:31

Alors, je suis cuisinier de métier, ça fait 11 ans que je vis ici.

Intervenant 100:43:34

Ah, voilà.

Jean-Louis Tourre00:43:35

Mais là, j'ai repris mes études il y a quelques années, j'ai 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une licence en logistique environnementale et durable.

Intervenant 100:43:43

En terminale de quoi ?

Jean-Louis Tourre00:43:46

Je suis en dernière année de licence.

Intervenant 200:43:48

Tu étais au collège.

Intervenant 100:43:49

Belle reconversion.

Intervenant 200:43:50

Maintenant, tu es en terminale.

Intervenant 100:43:51

Mais non, il a repris ses études.

Intervenant 200:43:54

Il a repris les études.

Intervenant 100:43:54

Il a fait des terminales dans tes études, c'est ça ? Bon, alors, Bodo Glimt, c'est un ville Bodo Glimt habituel, toi ?

Jean-Louis Tourre00:43:59

Alors non. Il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être, j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo Glimt, ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo Glimt. Et quand une équipe comme Bodo Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.

Intervenant 200:44:32

C'est terrible, en fait.

Intervenant 100:44:33

Bah oui, mais ça.

Intervenant 200:44:33

Mais c'est terrible.

Intervenant 100:44:36

Mais vous avez eu les noms quand même du 11 lillois, des joueurs qui sont là ?

Intervenant 200:44:39

Mais on sent.

Intervenant 100:44:40

C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?

Intervenant 200:44:42

Mais on sait !

Intervenant 100:44:43

Oui, mais.

Intervenant 200:44:44

Mais c'est de.

Intervenant 100:44:44

Mais tu vois même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.

Intervenant 200:44:48

Alors c'est de leur faute, c'est de leur faute.

Intervenant 100:44:50

Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.

Intervenant 200:44:51

Si Lille n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien, ils se contentent d'un 0-0 à Bodo Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »

Intervenant 100:45:01

Ils ont fait un bon match. Ah bah si, ça fait deux bons matchs de suite, il se passe quelque chose, c'est aussi simple.

Intervenant 200:45:05

Ah bah alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.

Intervenant 100:45:07

Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas.

Intervenant 200:45:10

Ouais.

Intervenant 100:45:10

Ouais.

Intervenant 200:45:10

1-0.

Intervenant 100:45:10

C'était aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas. Bon, bah Clément, merci pour cet instant norvégien.

Intervenant 200:45:17

Tu vas rester là-bas longtemps ou tu es en mission passagère ?

Intervenant 100:45:20

Non, non, non, non, non, non, je vis ici, je vis en Norvège et j'y reste.

Intervenant 200:45:24

Tiens, Daniel, tu es intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été, pour les aurores boréales ? Tu lui conseilles ?

Intervenant 100:45:32

Il n'y a pas d'aurores boréales l'été.

Intervenant 200:45:33

Non, Gilbert.

Intervenant 100:45:34

Eh ouais.

Intervenant 200:45:34

Bravo.

Intervenant 100:45:35

Il faut qu'il fasse signe.

Intervenant 200:45:36

Tu nous feras un podcast à Sioux, une petite vidéo, d'accord ?

Intervenant 100:45:39

Merci, Gilbert, d'avoir organisé mes vacances. Pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller, alors.

Jean-Louis Tourre00:45:45

Mais je voudrais juste, si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.

Intervenant 100:45:54

Ah bon ?

Jean-Louis Tourre00:45:54

En disant que.

Intervenant 100:45:55

Pourtant, c'est un spécialiste.

Jean-Louis Tourre00:45:58

Exactement, on l'entend bien. Non, où il explique donc que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Simplement, très rapidement, Bodo Glimt a actuellement 4 points, ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma, ils sont devant Lille, Villarreal et Feyenoord. Donc ce n'est pas, même s'il y aura ça à Machefer, ce n'est pas non plus une équipe de force.

Intervenant 200:46:23

Mais Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays, je crois que c'est quoi, 4, 5 millions d'habitants. Quand on ajoute que la Norvège a fait à la Coupe du Monde le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès de leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez, vous avez deux joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.

Intervenant 100:46:43

Ce qu'a fait Bodo Glimt l'année dernière aussi.

Intervenant 200:46:44

Ce qu'a fait Bodo Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poules, personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que tu fais maintenant.

Intervenant 100:46:54

Sauf Vincent Mosquette, non.

Intervenant 200:46:54

Non, mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français, et les.

Intervenant 100:47:03

Pas chez Vincent Mosquette, non.

Intervenant 200:47:03

Les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça, je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.

Intervenant 100:47:11

Je te remercie, Clément.

Intervenant 200:47:11

Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.

Intervenant 100:47:15

Sur le football norvégien.

Intervenant 200:47:16

Tu vois, c'est voilà, il a dû faire une vanne, il a dû, bon, voilà.

Intervenant 100:47:19

Écoutez Davide Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.

Intervenant 400:47:23

Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eu la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile qu'on n'a pas réussi à prendre des points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitudes dans le jeu, dans la confiance, et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.

Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.

Intervenant 200:47:57

Voilà, il confirme ce qu'on dit : plus de certitudes, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.

Intervenant 100:48:01

Et il y croit encore, mais il ne fait pas le maîtrise sur le match ce soir.

Intervenant 200:48:03

On finit par une petite évaluation. Il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?

Intervenant 100:48:06

Bah écoute, moi, j'aime bien j'ai envie de revoir Kiergard au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Benthaleb. Mais pour le coup, match pas mal. Je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout. Donc il mérite d'être revu au milieu de terrain. Du Bakwa actif, mais pas assez.

Intervenant 200:48:27

Ouais, mais j'ai l'impression qu'on ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.

Intervenant 100:48:29

Ouais, ouais, c'est vrai. Depuis le début de saison, c'est ça.

Intervenant 200:48:31

Il est revenu quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.

Intervenant 100:48:34

Ouais, il ne jouait pas, le pauvre.

Intervenant 200:48:35

Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis deux ans.

Intervenant 100:48:39

Il faut rester.

Intervenant 200:48:40

Ils ont pas envie.

Intervenant 100:48:42

Ouais, mais ils n'ont pas envie.

Intervenant 200:48:42

Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?

Intervenant 100:48:45

Il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus.

Intervenant 200:48:48

Il fait deux, trois arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement. Là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison à Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était douteux.

Intervenant 100:48:55

Bien sûr, tu as raison. On dirait que c'est son frère.

Intervenant 200:48:57

Bah oui.

Intervenant 100:48:57

Non, mais Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs. Tu as l'impression que c'est un.

Intervenant 200:49:01

C'est toi qui étais gardien de but.

Intervenant 100:49:02

Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps. C'est-à-dire qu'il sort bizarrement.

Intervenant 200:49:05

Moi, je dis que c'est plus Auxerre que.

Intervenant 100:49:07

Il fait des prises de balles bizarres.

Intervenant 200:49:09

Peut-être surtout par hasard, surtout gardien.

Intervenant 100:49:11

Excellent.

Intervenant 200:49:11

C'est bon, c'est pas mal, ça quand même.

Intervenant 100:49:13

C'est bien.

Intervenant 200:49:14

Dans un instant, les drôles de dames et tous les autres matchs de la soirée. On se retrouve tout de suite dans l'after, on est là jusqu'à minuit et demi.

Intervenant 300:49:22

RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.