Cet épisode de L'After Foot revient sur la victoire 1-0 du PSG face à l'ESTAC, obtenue après une semaine de Ligue des champions et à l'approche de la trêve internationale. Les débatteurs s'interrogent sur la difficulté d'analyser ce type de rencontre et sur ce qu'elle révèle réellement de l'équipe.
Ils évoquent ensuite la position de l'entraîneur Lucien Enriqué en conférence de presse, puis le faible total de buts de Ferran Torres sur la période. L'émission se termine par un hommage au Virage Auteuil.
Les avis exprimés sont contrastés et présentés comme des opinions personnelles des intervenants.
Dans cet épisode Jérôme Sillon, Maxime Chanot
Cette transcription de l'épisode sur la victoire du PSG face à l'ESTAC a été réalisée avec la technologie qu'HappyScribe utilise pour son compte rendu de réunion IA.
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Vous écoutez.
RMC. Le PSG a donc battu l'ESTAC 1 à 0 ce soir, but de Zabarni, son 3e sous le maillot du PSG. C'est la 7e victoire consécutive des Parisiens en Ligue 1. Bon, on est d'accord que c'était quand même, pour l'ESTAC, finalement le meilleur moment pour prendre le PSG, parce que tu sors d'une semaine de Coupe d'Europe, de Ligue des Champions, où tu as gagné encore 6-0. Tu es leader en Ligue 1, il y a la trêve internationale qui arrive, les joueurs peut-être commencent à penser à la sélection. Est-ce que ça explique aussi une partie, peut-être, du résultat de ce soir ?
Parce que ça n'est qu'une victoire 1-0 du PSG.
Oui, de toute façon, ces matchs-là, Lucien Enriqué y adresse une grande importance, peut-être dans son laboratoire tactique, parce qu'on a vu des adaptations différentes, avec Warren Zayemry notamment, qui était dans la défense à trois par moments, avec Doué qui avait beaucoup, beaucoup plus de liberté dans ses mouvements, l'incorporation aussi d'un Maïoulou. Après, sincèrement, pour répondre à ta question, Jérôme, je ne sais pas moi si il y a un bon moment pour prendre le Paris Saint-Germain. Leman était venu notamment au PSG aussi, on s'était dit la même chose, ils avaient eu besoin des rentrants titulaires pour faire la différence, parce qu'ils avaient subi l'égalisation, les Parisiens.
Mais quand il y a un énorme décalage, de toute façon, entre le PSG à la maison contre des équipes qui vont faire 18, 17 ou 16 à la fin de la saison, on sent toujours qu'il y a une gestion, qu'en termes d'intensité, il n'y a pas un dépassement de soi dingue de la part des Parisiens. Et c'est vrai que c'est très, très dur à chaque fois d'analyser ces matchs-là. À part, à la marge, parler des performances individuelles, mais on sait très bien qu'on peut être contredit trois jours après en Ligue des Champions. Parce que je me rappelle de Lucas Hernandez, moi qui, trois jours avant, le Barça contre la Mignama l'avait été pas bon du tout contre Strasbourg, et ça ne l'avait pas empêché de faire un super match.
Donc voilà, en fait, tout est à relativiser, il y a très peu d'enseignements à tirer sur ce type de match, à part peut-être, voilà, parler de certaines individualités qui nous ont un peu déçus.
Des enseignements collectifs avant d'arriver sur les individualités, Max ?
Écoute, je pense que Walid a tout résumé.
Parce que je ne sais pas, en tant que joueur, c'est vrai que tu te dis, quand tu es joueur de l'ESTAC ce soir, allez, il y a peut-être un coup à jouer, ou...
Après, il faut juste savoir si le Paris Saint-Germain est à fond lorsqu'il s'agit de jouer en Ligue 1, et encore plus lorsque c'est un match post Ligue des Champions. On l'a vu, Walid l'a résumé sur le match contre Le Mans. En l'occurrence, c'est toujours un peu compliqué de pouvoir analyser les matchs du Paris Saint-Germain avant ou après un match de Ligue des Champions. Écoute-moi, il n'y a pas énormément d'enseignements ce soir.
Tiens, regarde, il y a Lucien Enriqué qui arrive en conférence de presse, Max.
On va peut-être l'écouter, l'entraîneur du PSG.
C'est vrai que le Parisien, vous aviez dit hier en conférence de presse que ça serait le match le plus compliqué de la semaine. Vous aviez raison. Pourquoi vous pensiez ça ?
Mais bonjour à tous et toutes. Et parce que ça a été une constante les trois dernières années. Chaque fois qu'on joue ce type de match, c'est toujours difficile et compliqué. Et aujourd'hui, ils ont défendu spécialement bien, et ils ont eu l'opportunité à la dernière partie du match de nous attaquer. Ça a été compliqué, très compliqué.
Mais à la fin, on a créé, je pense, de grosses occasions pour gagner avec plus de calme, mais rien. Très content. C'est la première fois depuis que nous sommes arrivés qu'on gagne les huit matchs entre les deux trêves internationales, et pour nous, c'est important de continuer à gagner.
C'est vrai que c'est forte, il arrive toujours à trouver des nouveaux objectifs, Lucien Enriqué, il est fort.
Tous les matchs entre les deux trêves internationales.
On est à 11 matchs consécutifs, enfin, toutes compétitions confondues, donc c'est vraiment pas mal pour le Paris Saint-Germain. On écoute une deuxième réponse de Lucien Enriqué.
Il a connu de très bons débuts avec vous.
Sur Ferran Torres, aucun but en huit matchs.
Comment est-ce que vous l'expliquez ?
Justement, pendant ses huit victoires du PSG, il n'a pas marqué.
Pendant la période.
Je vous avais dit déjà qu'au début de la compétition, tout le monde était préoccupé pour Nicaragua, et Ferran aucun problème. Et à ce moment, maintenant, c'est à l'inverse, vous commencez à être préoccupés pour Ferran. Rien. Vous ne devez être préoccupés pour aucun joueur de Paris Saint-Germain. C'est normal. Ce sont les attaquants qui ratent les buts et qui marquent les buts, normalement.
Et ce qui est une condition sine qua non pour nous, c'est que les attaquants continuent à avoir de grosses occasions, et c'est ça que nous cherchons. C'est typique, chaque fois qu'on joue ce type de match, d'avoir, je pense qu'aujourd'hui, sept, huit grosses occasions. Et aujourd'hui, les gardiens étaient à un très bon niveau, et aussi leur équipe. Et ça a été compliqué, mais comme d'habitude.
Max, oui, là, je pense que c'est important de pouvoir mettre en avant les individualités, puisque tu ne peux pas vraiment parler sur le collectif parisien après ce genre de victoire. Et c'est vrai qu'il y a certains joueurs qui m'ont déçu, mais ça, ce n'est pas nouveau. Et là, on parlait de Ferran Torres. Je n'ai pas envie d'être trop dur avec Ferran Torres, parce qu'on le sait, historiquement, ce n'est pas forcément un grand finisseur. Rappelle-toi, moi, j'avais dit que je m'étais positionné, en tout cas, sur le fait que Ferran Torres au Paris Saint-Germain, avec un Lucien Enriqué qui a su changer pas mal de joueurs, et notamment un Ousmane Dembélé, je pensais que ça pourrait fonctionner entre les deux Espagnols.
Il faut lui laisser du temps, même si c'est vrai qu'il a très, très bien débuté. Donc c'est vrai qu'on a quand même des attentes qui sont assez fortes. Après, il ne faut pas oublier qu'historiquement, ce n'est pas forcément un très grand finisseur. On a vu des joueurs, je le répète encore une fois, qui ont évolué sous Lucien Enriqué, dont Ousmane Dembélé. Donc pourquoi pas faire avec un Ferran Torres, tu vois ? Maintenant, il va avoir le temps de travailler justement avec Lucien Enriqué.
Non, la normalité, c'est plus la dynamique actuelle pour Ferran Torres, même si l'année dernière, il a fait une grosse saison avec le Barça, et il a mis des buts.
En principe, Ferran Torres, c'est un but tous les trois matchs, on va dire. Là, c'est zéro en huit, et il en avait marqué sept, c'est ça ?
Oui, oui.
En août-septembre.
Oui, avec Slovan Bratislava, Rennes, il y avait une flopée.
Et puis ça avait été le joueur le plus décisif du PSG, surtout. Il avait sauvé, entre guillemets, les fesses parisiennes plusieurs fois.
Oui, oui, mais en fait, ce que je veux expliquer, c'est que quand tu disais « c'est un but tous les trois matchs », c'est surtout un but tous les quatre ou cinq occasions. C'est-à-dire que c'est un mec qui génère beaucoup avec des appels de balle tranchants, où c'est vraiment sa qualité, et on l'a encore vu ce soir. Mais par contre, dans son efficacité, déjà, parce que Lucien Enriqué parlait de trêve, déjà sur la trêve espagnole, le match contre l'Angleterre, il avait énormément mangé, et moi, je calmais quand même l'enflammade sur Ferran Torres post-Coupe du Monde, parce qu'il avait mis un but exceptionnel, et qu'après, c'était une rockstar par rapport à ce qu'il avait généré dans cette compétition-là.
Mais je dis : bon joueur, très bon joueur d'équipe, très bon joueur de collectif, mais on va s'arracher les cheveux avec Ferran Torres. Enfin, même si moi, je n'en ai plus beaucoup. Mais ce que je veux expliquer, c'est qu'il va, un peu comme Barcola, dans un autre style, bien moins athlétique, mais il va se procurer, il va générer, il va être utile pour le collectif. Mais il y a des moments où, si tu dois lui donner les clés du camion dans un gros gros match de football, tu peux.
Enfin, parce que il y a d'autres joueurs, justement.
Voilà, tu peux repartir frustré. Maintenant, il vaut mieux que ce soit contre trois ou sur cette dynamique-là, mais quand on faisait notamment des débats Ousmane Dembélé, Ferran Torres, Ferran Torres va lui piquer la place. Souvent, on était quand même très mesurés dans cette émission pour dire : « Attention, c'est plutôt un super sub ou un joueur qui peut sortir du chapeau pour faire du bien », plutôt qu'un leader d'attaque.
Oui, oui. Non, je suis d'accord avec toi, Walid. Après, il y a certains joueurs qui peuvent être.
Juste pour vous dire que Lucien Enriqué porte le maillot du Virage Auteuil, fondé en 1991, et il était en train d'en parler en conférence de presse. Et les joueurs aussi ont déployé une bâche pour rendre hommage au Virage Auteuil. Un petit mot là-dessus ? Normal ?
Oui.
Oui, pas choquant ?
Très bien. 91, ça fait 35 ans.
Exactement.
On fait une petite pause et on continue à parler du PSG. Tu auras la parole, Max, bien évidemment. Jean-Baptiste également sera là, supporter du Paris Saint-Germain. L'after continue. On est là jusqu'à minuit et demi ce soir. Et oui, parce qu'on a parlé rugby dans l'after tout à l'heure, après la victoire du XV de France face au Fidji. Le PSG a battu 3 à 0, le PFC a gagné à Auxerre 1-0. L'after continue avec Walid Achachour et avec Maxime Chanot.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.