Transcription de L'intégrale de L'After Foot du vendredi 6 novembre 2026

01:05:06 69 min de lecture 0 vues Publié il y a environ 12 heures

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot revient sur la victoire de Toulouse face à Strasbourg (3-1), que les consultants jugent efficace mais peu séduisante sur le plan du jeu. Le débat porte ensuite sur la crise du Racing Club de Strasbourg, dont l'équipe très jeune manque selon eux de régularité et de leaders.

L'émission aborde aussi le quart de finale de tennis d'Alcaraz, la large victoire de l'Irlande sur l'Argentine en rugby, puis la liste de Zinédine Zidane pour la Ligue des Nations, avec la place de Kylian Mbappé et la surprise Pablo Pagis. L'auditeur y trouvera des analyses variées et des réactions de supporters.

Dans cet épisode Florent Gautreau, Jérôme Sillon, Maxime Chanot

Cet épisode de L'After Foot consacré à la victoire de Toulouse sur Strasbourg et à la liste de Zidane a été transcrit grâce à la technologie HappyScribe, conçue pour transcrire une vidéo en texte.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 100:00:04

RMC.

Intervenant 300:00:05

Comme je le redis, le lynch-sal, enfin le lynch-side de la famille, c'est réglé en privé.

Jérôme Sillon00:00:11

Ce que je regrette, c'est qu'on a encore une fois manqué de maturité. On s'est un peu jetés dans la gueule du lion, alors qu'on avait beaucoup de temps.

Intervenant 300:00:18

Dès qu'on peut commencer la compétition sur des échappées de roue, ce n'est pas fait.

Intervenant 200:00:23

RMC, L'After Foot.

Intervenant 100:00:25

Jérôme Sillon.

Jérôme Sillon00:00:27

Salut à toutes et à tous. Bienvenue dans l'After, vous nous écoutez en direct ou en podcast sur RMC, et vous nous regardez sur la chaîne After TV, sur la chaîne YouTube de l'After. Dans l'After ce soir, Florent Gautreau, salut Flo.

Intervenant 300:00:39

Salut Jérôme, salut à tous.

Jérôme Sillon00:00:40

Tu es en forme ?

Intervenant 300:00:40

Ouais, très.

Jérôme Sillon00:00:41

Vous savez que quand l'hiver arrive, Flo a des étoiles dans les yeux parce que la neige arrive sur les montagnes, et Flo est un excellent skieur.

Intervenant 300:00:48

J'ai entendu que tu étais un grand skieur.

Jérôme Sillon00:00:49

Ouais, mais j'ai un peu plus de... j'ai un peu moins de genoux, là.

Intervenant 300:00:52

Ah, c'est l'âge.

Jérôme Sillon00:00:53

Non, c'est surtout le manque de ligaments.

Intervenant 300:00:57

Donc c'est l'âge.

Jérôme Sillon00:00:57

C'est les anciens qui le savent.

Intervenant 300:00:59

Bizarrement, je joue au foot sans ligaments croisés.

Jérôme Sillon00:01:02

Ouais, mais c'est pour ça que tu es moyen au ballon, alors.

Intervenant 300:01:04

Mais sur les pistes, il manque le ligament.

Jérôme Sillon00:01:08

Ah ouais, c'est embêtant pour tourner.

Intervenant 300:01:09

Et alors, encore plus quand tu as moins de visibilité, comme ce soir, lors de Toulouse-Strasbourg.

Jérôme Sillon00:01:14

Ça nous rappelle les jours blancs. Maxime Chanot, vous l'avez entendu, et là, salut Max.

Intervenant 300:01:18

Salut à tous.

Jérôme Sillon00:01:18

Est-ce que toi aussi, quand l'hiver arrive, tu as des étoiles plein les yeux ?

Intervenant 300:01:20

En tout cas, moi, j'ai mes deux ligaments, ils sont intacts.

Jérôme Sillon00:01:23

Mais toi, tu ne pouvais pas skier dans ta carrière ?

Intervenant 300:01:25

Je ne peux pas, j'ai deux, trois fois...

Jérôme Sillon00:01:26

Mais tu l'as fait quand même ?

Intervenant 300:01:26

Ouais, j'ai deux, trois fois...

Jérôme Sillon00:01:27

Parce que tous les footeux disent ça, et ils ont tous skié dans leur foot.

Intervenant 300:01:29

Bien sûr, évidemment, le cheval, le ski, le parachute.

Jérôme Sillon00:01:32

En fait, Zara Zou, il skie beaucoup.

Intervenant 300:01:34

Moi, je ne suis pas un très grand skieur, tu vois. J'étais meilleur footballeur, alors c'est te dire que...

Jérôme Sillon00:01:38

On verra ça lors des RMC Sports Games, Max.

Intervenant 300:01:41

Ouais, ouais, c'est bon, je retiens le rendez-vous.

Jérôme Sillon00:01:44

L'analyse de la liste de Zidane au programme de l'After ce soir, pour les matchs en Italie et contre la Turquie, avec le retour de Mbappé, les arrivées de Tchouaméni, Marcus Thuram, Malogusto, et la surprise, Pablo Pagis. Au programme également, évidemment, Toulouse-Strasbourg, on va revenir tout de suite sur cette victoire toulousaine : 3 buts à 1 face au Racing Club de Strasbourg, et puis, deux jours après, le naufrage face à Côme, Lens pense ses plaies. Yannick Cahuzac et Jonathan Gradis ont mis des mots sur le cauchemar vécu en Ligue des Champions, cette défaite 9 buts à 1.

Croyez-vous en la révolte de Lens face à l'OM ? On vous attend, supporters lensois, au 3216. Vos messages sur WhatsApp au 06 12 424 424. C'est parti pour l'After.

Intervenant 500:02:26

L'important, c'est l'essentiel.

Intervenant 600:02:27

Le plus important, c'est les 3 points.

Intervenant 500:02:29

Soit l'essentiel, c'est le plus important.

Jérôme Sillon00:02:31

Les 3 points de Flo Gautreau. Écoute, d'abord, la victoire de Toulouse, une victoire, effectivement, j'ai entendu Lionel en parler à l'instant, contre nature. Quelque part, ça a marché, mais ce n'est pas le Toulouse qu'on a aimé, mais c'est un Toulouse efficace. Et ça, c'est le premier point. Le deuxième, c'est un Strasbourg très décevant, et assez souvent très décevant depuis le début de la saison. Et à la fin, il ne va pas rester grand-chose, je pense, du côté des supporters, à se mettre sous la dent. Et puis, le troisième point, c'est Pagis, quand même, moi que j'aime beaucoup, évidemment, comme joueur.

Je pense évidemment à son père aussi, qui doit être très fier ce soir. Même si je ne suis pas certain qu'il y aura une suite évidente pour lui, on en parlera tout à l'heure, mais enfin, c'est sympa de voir que Zidane fait ce qu'il dit et dit ce qu'il fait. Les 3 points de Maxime Chanot.

Intervenant 300:03:17

Écoute, ils sont similaires un petit peu à Flo, c'est-à-dire Toulouse, qui s'impose ce soir contre un Strasbourg, on en reviendra un peu plus tard, mais qui a été catastrophique. Un Toulouse qui a été pas mal, qui a été pas mal, malgré une première mi-temps insipide. Ils ont eu la bonne idée, justement, de gagner ce soir, parce que le calendrier des Toulousains s'annonce très, très compliqué, avec notamment un déplacement à Lens, et puis la réception de Rennes et de Paris Saint-Germain. Voilà, mon deuxième point, c'est les Strasbourgeois. Moi, je ne comprends plus cette équipe, honnêtement, ils ont été catastrophiques. D'habitude, il y a quelques individualités qui ressortent, là, même le gardien, Jorguen, c'est néfastique sur le troisième but.

Voilà, j'essaie de les comprendre, mais Jérôme, sérieusement, Strasbourg, pour moi, c'est terminé, c'est terminé. Je suis vraiment déçu du projet et de la manière dont ils ont joué. Et le troisième point, c'est la liste de l'équipe de France, de Didier Gent... de Zinédine Zidane, pardon, pas tous, il a l'odeur, tu vois, il m'a tellement matrixé.

Jérôme Sillon00:04:02

Ça nous arrive encore.

Intervenant 300:04:03

Et voilà, sans trop grande surprise, évidemment, à part la sélection de Pablo Pagis, je trouve que c'est une bonne chose pour un joueur qui brille en Ligue 1 et qui était encore en Ligue 2 il y a 18 mois. Comme quoi, dans le football, tout va très vite.

Jérôme Sillon00:04:14

3216, les supporters de l'équipe de France, on parlera du Racing Club de Lens aussi, on vous attend, supporters toulousains. Supporters strasbourgeois, au standard, pour débriefer cette victoire toulousaine 3 buts à 1 face au Racing Club de Strasbourg. Mais d'abord, il y a des directs encore dans l'After ce soir, avec notamment le tennis, les quarts de finale du Masters 1000 de Paris La Défense, avec Éric Saliau. Salut Éric.

Intervenant 300:04:35

Salut Jérôme, salut à tous. Ouais, avec peut-être l'épilogue de ce fantastique quart de finale entre Carlos Alcaraz et Taylor Fritz, pour ceux qui n'ont pas pris le train en route. Fritz a eu deux balles de match, je dirais, il y a 45 minutes. Et là, c'est Alcaraz qui se procure sa première balle de match, 5-3, 40-15. Eh bien, on va la vivre ensemble.

Jérôme Sillon00:04:53

Exactement.

Intervenant 300:04:54

Je vous ai mis un direct en cours, mais bon, c'est pas grave.

Jérôme Sillon00:04:55

Non, non, non, on va rester avec toi, même si je suis choqué par cette coiffure de Carlos Alcaraz, mais bon, c'est autre chose.

Intervenant 300:05:01

Ah, ouais, ouais, avec la petite moustache aussi, ouais, ouais.

Jérôme Sillon00:05:03

Non, c'est le serre-tête qui me pose problème. Je trouve que ça ne lui va pas trop, en fait. Mais bon, c'est personnel.

Intervenant 300:05:08

Bah, écoute.

Jérôme Sillon00:05:09

Ce n'est pas le plus important.

Intervenant 300:05:10

L'essentiel, c'est qui nous a régalés.

Jérôme Sillon00:05:12

L'essentiel, c'est les 3 points, Éric.

Intervenant 300:05:13

Exactement. L'essentiel, c'est qui nous a régalés ce soir avec des hotshots, vous allez voir sur les réseaux sociaux.

Jérôme Sillon00:05:19

Et là, ça a été des balles de match, au deuxième.

Intervenant 300:05:20

Ouais, il y a eu des points absolument phénoménaux. Balle de match, elle est gagnée, bravo ! Bravo Carlos Alcaraz, et on a une pensée émue pour Taylor Fritz, qui aura tout donné et qui rate le wagon du Masters, puisqu'il lui suffisait de battre Alcaraz pour aller à Turin. Et c'est donc Raphaël Rodard qui doit sauter de joie sur son canapé, qui sera le huitième qualifié. Il y a une belle accolade, il se marre, parce qu'il y a eu des points fabuleux, dont un qui fait déjà le tour du monde, et Carlos Alcaraz a montré qu'il avait une main phénoménale. Il est en demi-finale, ici, à Paris, et il jouera demain en fin d'après-midi contre le vainqueur du match, qui va débuter dans une demi-heure, enfin, allez, un quart d'heure, pardon, entre Casper Ruud et Borges, le Portugais, le Glacier.

Jérôme Sillon00:06:03

Merci Éric, bonne soirée à toi, et puis rendez-vous demain en début d'après-midi, évidemment, pour la demi-finale de Lucas Van Acher. Bien évidemment, c'est celle qu'on suivra en priorité sur RMC. Il y a du rugby également ce soir, avec le retour du championnat des nations de rugby, et Eddy Artigault nous fait vivre le choc entre l'Irlande et l'Argentine. Salut Eddy.

Intervenant 700:06:22

Salut Jérôme, rebonsoir à toutes et à tous. C'est la promenade de santé de l'Irlande qui mène : 42 à 12, 6 essais à 2, point de bonus offensif. Il reste un petit peu moins, Jérôme, de 12 minutes à jouer, ici, à la Viva Stadium de Dublin.

Jérôme Sillon00:06:34

Merci Eddy, l'Argentine que les Bleus retrouveront dans deux semaines, on est d'accord, et Eddy, c'est bien ça, hein ? Il est parti.

Intervenant 300:06:41

Ça doit être ça.

Jérôme Sillon00:06:42

Ça doit être ça, exactement. Toulouse-Strasbourg, 3 buts à 1, donc pour Toulouse, face à Strasbourg. On va commencer par le TFC, le TFC qui remporte seulement son troisième match de la saison. Et ce qui est plus surprenant, vous l'avez dit, c'est qu'on avait été emballés par le jeu du TF depuis le début de la saison. Enfin, c'était quand même ce que propose à ce coup ce manager danois, c'est quand même un football moderne, protagoniste, avec de la prise d'initiative, beaucoup d'occasions créées. C'était le quatrième meilleur total d'XG avant le début de cette rencontre.

Et finalement, il s'impose ce soir.

Intervenant 300:07:16

Contre nature, un peu.

Jérôme Sillon00:07:17

Un peu contre nature.

Intervenant 300:07:18

Alors, en fait, moi, j'ai fait un avis dans l'After, il n'y a pas très longtemps, on en riait, parce que depuis, ça s'est un peu moins bien passé, pour dire que finalement, j'aimais bien cette équipe depuis le début de la saison. C'est plutôt une équipe qui me plaisait. Et pour dire qu'on dit souvent dans l'After que les résultats ne font pas tout, et qu'il fallait regarder le contenu de leur match. Et en plus, qu'il y avait des individualités dans le recrutement qui étaient intéressantes, Tengstedt et Jørgensen notamment. Et puis, à ce coup, alors, quelque part, est-ce que ce n'est pas un coup réussi, de dire : « Tout le monde l'attend, avec du pressing, avec du jeu protagoniste, pour un peu aller le punir derrière », ce qui leur est arrivé souvent. Et là, il s'est mis bloc bas médian, en première période.

Jérôme Sillon00:07:50

Ce n'était pas voulu, hein. Ce n'était pas voulu, en première période. Il a dit, au micro de Ligue 1+, il a dit : « Ce n'était pas du tout comme ça que je voulais qu'on joue. »

Intervenant 300:07:55

Alors, c'est intéressant, parce qu'on a eu ce débat avec Samuel Umtiti assez souvent, de se dire, parfois, j'incriminais le coach dans ces cas-là. Et lui, il disait que parfois, les joueurs, d'eux-mêmes, se mettent un peu plus bas que par rapport aux consignes, et que par rapport aux consignes du coach. Toujours est-il que, effectivement, ça n'a pas fait, d'abord, un très grand match. Ce n'était pas un Toulouse flamboyant comme on a l'habitude de le voir. C'était mieux en deuxième. Et finalement, on va dire, ce Toulouse contre nature a été plus efficace que tous les Toulouses qu'on a vus plus joueurs depuis le début de la saison. Donc, c'est mérité. Moi, je trouve que c'est une équipe, quand même, qui mérite d'être là.

On parlera, a contrario, de Strasbourg tout à l'heure. Mais effectivement, c'est un Toulouse qui n'a pas été flamboyant ou intéressant.

Jérôme Sillon00:08:33

C'est moins, cette première mi-temps, elle était insipide. Alors, pas aidée, évidemment, tu l'as dit, on va revenir sur Strasbourg, qui a été catastrophique. Moi, je ne suis pas emballé par Toulouse. Alors, certes, c'est vrai que dans le fond de jeu, parfois, depuis le début de la saison, ils nous ont montré des choses un petit peu différentes. Et j'ai bien aimé, justement, avec cette nouvelle entraîneur, le fait de changer sa compo tactique et de passer avec quatre défenseurs, ce qui permet, justement, d'avoir un petit peu plus de densité au milieu de terrain, et notamment avec un apport de Caceres, qui est juste exceptionnel cette saison. C'est peut-être le meilleur Toulousain. Après, la grande différence, c'est que tu as enlevé un Russell Rowe qui ne sert à rien depuis le début de la saison, et puis tu as surtout un Hidalgo qui a marqué.

Mais ils ont été super réalistes. Il y a ce but d'Hidalgo qui est... Je ne sais pas si vous avez regardé le ralenti, bon, il y a main ou pas main, je ne sais pas, c'est limite.

Intervenant 300:09:15

On fait confiance à l'assistance vidéo à checker, ils ont regardé.

Jérôme Sillon00:09:19

C'est un peu limite. Bon, quoi qu'il en soit, Toulouse qui rentre à la mi-temps avec un but d'avance, c'est bien payé, on est d'accord.

Intervenant 300:09:24

Oui, c'est bien payé.

Jérôme Sillon00:09:26

Honnêtement, quand tu regardes la première mi-temps.

Intervenant 300:09:27

Un peu de Jelon en première mi-temps et c'est tout.

Jérôme Sillon00:09:29

Et puis derrière, tu marques sur corner grâce à Mackenzie, d'ailleurs, avec un Jørgensen qui est le meilleur Strasbourgeois depuis le début de la saison et qui est passé à travers sur ce but-là aussi, sur le deuxième et le troisième but.

Intervenant 300:09:38

Voilà, moi je suis...

Jérôme Sillon00:09:39

Parce qu'il y a deux Jørgensen.

Intervenant 300:09:41

Le gardien, c'est le gardien strasbourgeois, effectivement. Je ne suis pas emballé, moi, par Toulouse. Alors, évidemment, il faut leur donner du crédit, mais quand tu regardes un petit peu la saison, trois victoires, quatre nuls, trois défaites... Ouais, je ne m'attendais pas à un grand match de la part des Toulousain. En plus de ça, avec le brouillard, on n'a pas aidé, parce que pendant 20 minutes, on a regardé le match à l'aveugle.

Jérôme Sillon00:09:56

À la fin, c'est vrai que c'était compliqué, ouais.

Intervenant 300:09:57

C'était très, très compliqué. Mais bon, en règle générale, quand je regarde Toulouse, c'est plus ou moins ce que je vois, donc je ne suis pas déçu.

Jérôme Sillon00:10:04

Non, mais seulement un de XG, Toulouse ce soir, seulement un de XG.

Intervenant 300:10:07

Non, mais c'est vrai que...

Jérôme Sillon00:10:08

C'est réaliste.

Intervenant 300:10:08

Ils n'ont pas créé énormément d'occasions.

Jérôme Sillon00:10:10

C'est le négatif, c'est la version négative du Toulouse que le Toulouse qu'on a vu depuis le début de la saison. Néanmoins, si tu regardes bien, c'est intéressant, ces deux équipes-là sont deux équipes qui vont essayer de jouer un peu plus haut que le milieu de tableau, tu vois, qui ont un peu envie d'aller voir plus haut. Eh bien, des deux, c'est Toulouse qui, en gros, montre, depuis le début de la saison, en tout cas, plus de régularité.

Intervenant 300:10:31

Oui, il y a une régularité à Strasbourg.

Jérôme Sillon00:10:32

Plus Toulouse que Strasbourg, on n'a pas, mais c'est aussi dû à la jeunesse strasbourgeoise. De toute façon, tant que Strasbourg, le projet de Strasbourg sera d'être le cousin, la cousine, la petite sœur, enfin, tu les nommes comme tu le souhaites, de Chelsea, et donc tu vas être le centre de formation, finalement. La nurserie, tu vas te retrouver avec une équipe qui est très jeune et donc qui manque de régularité, qui manque d'expérience. Et il y a une réalité pour laquelle Strasbourg fait un très bon match, et puis pendant trois matchs, ils passent complètement à travers. C'est aussi la raison pour laquelle tu as besoin, justement, de stabilité, mais surtout d'expérience dans une équipe de foot.

Et la différence aujourd'hui avec cette équipe toulousaine, alors certes, qui joue à domicile, déjà, c'est une aide, mais c'est que tu as des joueurs comme Mackenzie, comme Nicolais Sen, comme Caceres, des mecs qui connaissent la Ligue 1, et lorsque tu les mets titulaires sur un match de foot en Ligue 1, tu sais qu'ils vont performer. C'est toujours un petit peu compliqué avec Strasbourg, parce que tu ne sais jamais dans quelle forme vont être les joueurs. Tu as très envie de parler de Strasbourg, j'ai bien compris, mais on va être très, très...

Intervenant 300:11:25

On va d'abord accueillir.

Jérôme Sillon00:11:26

Je les ai défendus trop souvent. On va d'abord accueillir Romain, supporter du TFC, qui sort du stadium. Salut Romain !

Intervenant 200:11:33

Salut à tous, bonsoir.

Jérôme Sillon00:11:34

Bienvenue dans l'After, bienvenue sur RMC. Romain, est-ce que tu as pris du plaisir ce soir ?

Intervenant 200:11:40

Alors, du plaisir, oui, surtout en seconde mi-temps, parce que la première, je ne vais pas le cacher, elle était assez insipide de part et d'autre. Le but d'Hidalgo nous a un petit peu réveillés sur la fin du match. Je veux dire, j'ai un peu perdu ma voix, là, puisqu'on a bien chanté sur la fin du match, avec les petits olé et la possession de balle sur les trois-quatre minutes intéressantes. Et non, non, mais bon, on se dit que quand on met le pied sur le ballon et qu'on respecte les plans du coach, ça paye. Et bon, on arrive à être clinique sur des phases de jeu qui sont assez intéressantes. C'est vrai qu'on n'était pas très bien payés depuis le début de la saison sur certains matchs, où on avait un taux de XG qui était relativement élevé.

Bon, ce soir, j'ai envie de dire que ça passe.

Jérôme Sillon00:12:17

Toi, tu es satisfait de ce Toulouse-là, si tu compares avec la saison dernière ?

Intervenant 200:12:21

Si on compare avec la saison dernière, je me dis qu'on bat aussi le Strasbourg de la saison dernière 1-0 à domicile. Mais...

Jérôme Sillon00:12:27

Je te parle en règle générale, ce que tu vois depuis le début de la saison.

Intervenant 200:12:30

Ce que je vois depuis le début de la saison...

Jérôme Sillon00:12:31

Je veux dire, il n'y a pas vraiment de...

Intervenant 300:12:33

Si, c'est mieux.

Jérôme Sillon00:12:34

Oui, c'est mieux.

Intervenant 200:12:36

On a un coach qui apporte une nouvelle patte avec...

Intervenant 300:12:38

Oui, oui, c'est mieux, vraiment, un résultat montagneux.

Jérôme Sillon00:12:40

Écoutez Romain, les garçons, écoutez Romain.

Intervenant 200:12:42

Qu'on n'avait pas vu auparavant, et vraiment, c'est un jeu totalement différent, qui est par contre aussi assez dangereux sur certaines phases, notamment défensives, où on s'expose un petit peu plus sur l'adversaire. On l'a vu sur les matchs, les premiers, contre Lyon, contre lui, même si on ne perd qu'1-0, mais ou à Monaco, même si on revient au 2-2. Mais voilà, on peut aussi s'exposer, être en difficulté défensivement si on n'est pas très solide. Moi, j'ai les deux latéraux qu'on a. Bon, perso, je ne sais pas si on va continuer toute la saison avec eux, parce que c'est quand même assez limite, même s'ils sont très courageux, ces garçons, avec Ristape et Diallo, mais techniquement, c'est un petit peu faible pour la Ligue 1, à mon sens.

Mais bon, c'est...

Jérôme Sillon00:13:21

Romain, franchement, pour le coup, par rapport à l'an dernier, l'intérêt du changement de coach, c'était qu'on était souvent déçus, et notamment par le côté défensif, un petit peu triste de cette équipe de Toulouse l'an dernier. Et donc, cette année, à ce coup, il est venu pour ça, avec un projet de jeu. Honnêtement, il l'a mis en place, il a pris des risques, ils n'ont pas été efficaces, mais quand tu regardais les matchs, il se passait des choses. Donc, moi, je pense que quand tu n'es pas une équipe qui est sûre de jouer les cinq premières places, et qui n'a pas le risque absolu de descendre et de jouer comme le Havre, par exemple, le maintient absolument, tu te dois de proposer, et c'est un peu la vocation de Toulouse, de gagner ce public qui est en train d'être gagné sur le foot par rapport au rugby, tu te dois d'apporter quelque chose dans le jeu.

De dire : « Je veux aller au stade pour voir des choses. » Donc, des joueurs, Jørgensen, Tengstedt, je veux voir autre chose.

Intervenant 300:14:07

C'était la même chose l'année dernière avec Cressouel.

Jérôme Sillon00:14:09

Oui, mais c'était...

Intervenant 300:14:09

Les joueurs t'avons du Metallica, t'as vendu des joueurs. Aujourd'hui, le projet de Toulouse, c'est de finir au milieu de tableau et de vendre des joueurs.

Jérôme Sillon00:14:14

Non, mais je regarde les matchs, je te dis, je regarde les matchs de l'année dernière, je regarde cette année, franchement, c'est mieux cette année. C'est beaucoup mieux proposé.

Intervenant 200:14:20

En termes de jeu, l'an dernier, avec tout le respect que j'avais pour Carles Martinez, qui peut être aussi un très bon coach sur certaines phases, tu te prends plus de plaisir. Même, vraiment, sur les matchs de Lyon et Lille, je les reprends, on a perdu, mais on a vu du jeu.

Jérôme Sillon00:14:31

Exactement.

Intervenant 200:14:32

On perd 1-0, je n'ai jamais vu un aussi beau match.

Jérôme Sillon00:14:34

Mais je trouve que c'est intéressant, si tu veux, dans l'idée de cette Ligue 1 qui est bouleversée et qui n'a pas de moyens, comme dit Max, tu as besoin de stabilité un minimum aussi. Donc, quelque part, tu l'as un petit peu, Mackenzie, Nicolais Sen, reste gardien, là, tu n'as pas un truc qui part à volo tous les ans, alors que c'était un projet qui avait été fort décrié à une époque. Mais au moins, tu te dis, quand tu recrutes l'entraîneur, tiens, on va essayer de mettre quelque chose en place qui fait que les gens vont venir au stade en se disant : « Tiens, il se passe quelque chose au stadium. » Après, ça ne marche pas tout le temps, la preuve ce soir, ce n'est pas génial. Mais j'aime bien l'idée.

Intervenant 300:15:05

Oui, mais moi, je crois aussi.

Jérôme Sillon00:15:06

Ça change tout.

Intervenant 300:15:07

Ça change tout.

Jérôme Sillon00:15:08

Bon, on verra si ça gagne et si ça joue bien lors de la suite de la saison. Il faut qu'on fasse une petite pause, Max. On remercie Romain d'être venu au 3216 supporters du Toulouse Football Club. Strasbourg à venir, la liste de Zidane, le Racing Club de Lens, on est là jusqu'à minuit, bien évidemment. L'After revient dans un instant, ne bougez pas.

Intervenant 100:15:24

RMC, jusqu'à minuit. L'After Foot. Jérôme Sillon.

Jérôme Sillon00:15:29

Avec Florent Gauth, on est avec Maxime Chêne au Toulouse a battu Strasbourg 3-1. On parle du Racing Club de Strasbourg dans un instant. À suivre également dans l'After jusqu'à minuit, la liste de Zidane avec notamment la surprise Pablo Pagis. On vous attend au 3216 pour nous parler de cette liste de Zizou, le retour de Mbappé, de Tchouaméni, de Konaté, de Malogusto et donc la première de Pablo Pagis. Avant de parler de Strasbourg, on va tout de suite aller prendre des nouvelles des Argentins qui sont opposés aux Irlandais et du rugby avec le championnat des nations.

Eddy Artigaud.

Intervenant 300:16:01

Oui, Jérôme, avec le micro ouvert, cette fois-ci, c'est beaucoup mieux pour te parler. 42 à Toulouse.

Jérôme Sillon00:16:05

Deux semaines, on est d'accord, France-Argentine.

Intervenant 300:16:08

C'est bien ça, puisque la semaine prochaine, les Irlandais, eux, joueront les Fidji et l'Italie, l'Argentine. Ce sera évidemment dans 15 jours.

Jérôme Sillon00:16:15

Et la France, l'Afrique du Sud.

Intervenant 300:16:16

Et la France, l'Afrique du Sud, évidemment, le match au sommet de ce championnat des nations, donc l'acte 2. Et ce soir, donc, sur le stade pelouse de la Viva Stadium, ça a été vraiment une balade irlandaise. 6 essais à 2, 42 à 12 au final. On voit les yeux de Felipe Contepomi, le sélectionneur des Pumas. La dernière action, on est dans le temps additionnel, et la belle prise de balle des Irlandais en deux temps, finalement. Ce sont les Pumas qui récupèrent un petit peu chanceusement ce ballon, mais c'est vrai que ce soir, les Irlandais ont été vraiment beaucoup, beaucoup trop forts avec quand même l'homme du match, Mark Kinnan, qui a marqué trois essais à triplés pour l'arrière de cette formation irlandaise, même si là, c'est une ultime relance des Pumas.

On joue déjà depuis une minute et 20 secondes dans le temps additionnel. 42 à 12, je te confirme le score final dans quelques instants.

Jérôme Sillon00:17:04

À tout de suite, Eddy. Un petit message sympa pour vous, Flo, Maxime, de Pauline sur le numéro WhatsApp de l'After, elle nous dit : « Florent et Maxime, l'After de l'intelligence et du calme. »

Intervenant 300:17:15

Ah ouais ? J'aurais plus dit ça, tu vois, sur Flo, par ailleurs.

Jérôme Sillon00:17:18

Non, c'est l'intelligence de Max et mon calme. Alors, je ne sais pas si le calme faisait référence à la dispute entre Gilbert et Daniel hier soir, qui a fait le tour des réseaux sociaux. Je ne sais pas si tu as vu ça.

Intervenant 300:17:28

Bien évidemment.

Jérôme Sillon00:17:29

Tout était mis en scène, il faut le dire aux gens.

Intervenant 300:17:32

C'est toujours ami, on rassure.

Jérôme Sillon00:17:33

Tout était scripté.

Intervenant 300:17:34

Tout va bien.

Jérôme Sillon00:17:35

Tout va bien, tout est scripté, tout est écrit avant. Ils sont d'excellents acteurs. C'est fini au rugby, Eddy.

Intervenant 300:17:40

Oui, Jérôme, victoire finale donc 42 à 12 en faveur des Irlandais face aux Pumas. Le rugby, ce sera demain soir, France, Fidji à partir de 21 h 05, évidemment, sur RMC.

Jérôme Sillon00:17:50

Merci, Eddy, bonne soirée à toi. Olivier nous dit sur le numéro WhatsApp également de l'After, Maxime doit comprendre que ce n'est pas la MLS ici, en L1, tu peux descendre à la fin, il n'y a pas de note artistique, l'important c'est les trois points.

Intervenant 300:18:01

Justement, c'est ce que je dis, je suis en train de te dire que s'ils nous écoutent très attentivement, je suis en train de dire que Toulouse, parce que j'imagine qu'il fait référence à Toulouse, dans le jeu, c'est très moyen, mais le plus important, c'est le point de vue comptable. Et ils sont dans les clous, voilà, ils vont finir 10e, 9e, comme l'année dernière. Ils sont pas mal.

Jérôme Sillon00:18:16

Alors, Strasbourg, maintenant. Ouvrons le dossier strasbourgeois.

Intervenant 300:18:19

C'est plus compliqué pour Strasbourg.

Jérôme Sillon00:18:20

On parlait de Gilbert, ça va lui faire plaisir là aussi. Strasbourg qui restait sur une victoire. On pensait que beaucoup de choses avaient été réglées, ce succès 5-1 à la Meinau contre Auxerre. Là, c'est clairement la rechute, malgré la présence des cadres. Doukouré, Godot, on avait dit que leur retour dans l'équipe avait stabilisé un peu l'équipe. Bon, est-ce qu'il faut vraiment s'inquiéter pour Strasbourg cette saison ?

Intervenant 300:18:42

Je ne pense pas qu'il faut s'inquiéter, mais c'était prévisible, c'était attendu. Malheureusement, quand tu as autant de turnover à chaque mercato et que tu te retrouves à jouer avec une équipe avec la moyenne d'âge la plus faible de Ligue 1, c'est attendu d'avoir une équipe qui, malheureusement, manque de régularité. Et je le dis match après match, c'est une équipe qui peut m'emballer lorsqu'ils font des matchs incroyables, lorsque tu as un Jessie Miassine qui est au max, quand tu as un Giovanni Reina qui performe. Et puis tu as des matchs comme celui-ci contre Toulouse, où les Strasbourgeois sont passés complètement à côté. Je te disais, même dans mes trois points, même le meilleur joueur, Jörgensen, qui est en règle générale le meilleur Strasbourgeois depuis le début de la saison, lui aussi s'est loupé sur le deuxième et le troisième but, ce qui est assez rare, parce qu'en règle générale, la filiale Chelsea avec ses gardiens de but, ça fonctionne bien, que ce soit lui ou que ce soit Mbappé.

Jérôme Sillon00:19:24

Au moins, celle-là, elle fonctionne.

Intervenant 300:19:25

Ils se sont loupés trop vite, mais voilà, j'allais justement enchaîner avec ça. Il n'y a peut-être que celle-ci qui fonctionne. Et c'est malheureux, c'est malheureux, mais c'est attendu. Et honnêtement, moi, quand je vois Strasbourg jouer, tu sais, je parie avant chaque match, Jérôme, je pense que c'est la seule équipe sur laquelle je ne parie plus. Parce que je ne sais jamais dans quel état de forme les joueurs vont arriver. Mais c'est aussi par rapport au manque d'expérience. Et tant que le Racing Club de Strasbourg sera dans cette optique-là, on va avoir un Racing Club de Strasbourg qui va voler de cette manière-là. Et voilà, il y a une réalité, c'est qu'aujourd'hui, c'est la nursery, comme j'avais dit, de Chelsea, et qu'il faut faire avec, il faut faire avec.

Le projet de jeu, c'est évidemment d'essayer de se maintenir en ligne, de faire des bonnes saisons, mais surtout de mettre ses joueurs en avant. Et quand tu regardes un petit peu l'année dernière, tous les joueurs qui ont été vendus, j'ai envie de te dire qu'ils sont dans les clous, les Strasbourgeois. Mais c'est vrai qu'en tant que supporter, en tant qu'amateur de football, en tant qu'amoureux de football, écoute, je ne prends vraiment plus de plaisir à regarder le Racing Club de Strasbourg.

Jérôme Sillon00:20:17

Où va le Racing, Flo ?

Intervenant 300:20:19

En fait, si tu regardes, si tu analyses leur résultat depuis le début de la saison, tu t'aperçois qu'à part le Strasbourg-Lens de la deuxième journée, victoire 2-1, bon match de Strasbourg, ils ont gagné deux fois contre Troyes et Auxerre, qui sont deux équipes qui prennent énormément de buts. Auxerre prend entre 2,5, je crois, 2,55 buts par match. Donc, OK, ils ont gagné la fois dernière. En gros, quand c'est facile, quand c'est très facile, ces jeunes joueurs-là, effectivement, ils brillent. Vous voyez, quand il n'y a pas d'opposition, quand tu n'as pas de combat, oui, Jessie Miassine, qui est un très bon joueur, il régale, et ça reste un très bon joueur.

Mais c'est quand c'est simple et qu'en gros, tu as une équipe en face qui est très faible défensivement. Donc, la victoire, puisque tu faisais référence à ça, ce n'est pas une victoire référence contre Auxerre. Auxerre, qui joue d'ailleurs aussi, peut-être même un peu trop parfois, il laisse derrière des boulevards et un problème défensif énorme, et tu le vois dans plein de matchs en disant : « Non, ce n'est pas mal, il mériterait mieux », et ils prennent plein de buts. Donc, Strasbourg leur a collé plein de buts, ils ont collé plein de buts à trois, et sinon, en dehors de ça, ils ont perdu entre leurs deux victoires contre.

Jérôme Sillon00:21:18

Tiens, Flo, avant que tu finisses ton propre match, écoutons Louis Soliver, l'entraîneur du Racing Club de Strasbourg, il est en conférence de presse.

Intervenant 500:21:23

On vous a aussi pour faire avec la même mentalité, alors que l'extérieur, c'est très important, la récivité, la récivité qu'on a le ballon et c'est un ballon.

Jérôme Sillon00:21:33

Louis Soliver, l'entraîneur du Racing Club de Strasbourg, en conférence de presse après la défaite des Alsaciens 3-1 à Toulouse ce soir. L'agressivité qu'il manquait ce soir.

Intervenant 300:21:41

On parlait justement d'agressivité et d'expérience, mais la différence avec l'AG Auxerre, tu sais, l'expérience, ce n'est.

Intervenant 500:21:46

C'est beaucoup ça, c'est très difficile pour rester dans le match, dans le résultat. Tu as besoin d'être plus agressif et plus fort, plus fort pour rester dans le match, plus fort pour battre pour le moment du match, parce que nous sommes une équipe qui jouait, nous sommes une équipe avec l'aide, la construction, une première mi-temps avec le contrôle du match, Toulouse avec un bloc médian pour contrôle, pour défendre, défendre, mais non, non, non, nous étions faire la construction et arriver dans le bloc de l'adversaire, mais après, après ce moment, on a besoin de mouvement, on a besoin de créer situation, non seulement situation individuelle, mais aussi situation collective.

Et pour créer la situation collective, on a besoin de mouvement sans le ballon. Et depuis aussi, la capacité, la force pour défendre tout le moment du match ensemble.

Jérôme Sillon00:22:41

La force, l'intensité.

Intervenant 300:22:42

Oui, j'ai ça en max.

Jérôme Sillon00:22:43

Max, c'est ça manque justement de gestion de temps fort en faible. Et Flo parlait du match contre Auxerre. En fait, le dénominateur commun un petit peu de cette équipe strasbourgeoise, c'est qu'à chaque fois qu'ils encaissent le premier but, c'est très compliqué pour eux justement de revenir dans le match. Et à l'inverse, lorsqu'ils marquent les premiers, souvent, ils arrivent à dérouler derrière. Donc voilà, ça manque justement de leadership, de mecs qui soient capables justement d'arriver à retourner un peu la situation, de prendre ses copains avec lui, de manière à pouvoir un peu retourner le scénario de ce match. Mais quand tu as perdu Diego Moreira, Valentin Barko, Enciso, Guéla Doué, Manuel Emegha, tout ça, c'est des leaders sur le terrain, technique, mais aussi vocaux.

Et aujourd'hui, quand tu regardes cette équipe, tu n'as pas vraiment un joueur qui sort un petit peu du collectif pour justement alpaguer un peu ses copains, pour pouvoir essayer de retourner le scénario. Et ça, c'est la grosse problématique lorsque tu joues avec beaucoup de jeunes joueurs. Il a changé tout son trio d'attaque un peu après l'heure de jeu. Il a fait sortir Harder, Godot d'ailleurs, qui était assez furieux d'être remplacé, Yassine aussi.

Intervenant 300:23:38

Même Reina après.

Jérôme Sillon00:23:39

Même Reina après, plus sans blessure a priori. A priori, c'est la cuisse pour Reina. Mais il va falloir aussi gérer les susceptibilités, les egos dans ce vestiaire-là, parce que.

Intervenant 300:23:48

Il faut surtout, enfin, là, ce qu'il reproche, et il a raison quand il parle de la fin, c'est la fin, F-A-I-M, effectivement, cette équipe-là n'a pas assez l'amour du combat, comme a dit Max, une équipe trop jeune, qui n'a pas de personnalité, qui n'a pas cette envie et cette personnalité, et qui n'a personne pour la remettre d'aplomb. C'est vrai que tu ne vois pas qui est vraiment, tu vois, Doukouré est le capitaine, mais au milieu de terrain, tu ne vois pas les gens se parler énormément. Donc ils ont envie de jouer, Reina c'est quelqu'un qui peut jouer, Yassine aussi, Harder qui n'est pas un mauvais attaquant, mais il est esseulé, dos au but, il essaie de faire ce qu'il peut.

Il y a assez peu de choses, et il a raison d'insister sur ça. Donc en fait, on en revient un petit peu à ce qu'on dit de toutes ces équipes, qui sont trop modifiées, et c'est le cas de Strasbourg, bien évidemment. Donc tu n'as pas de colonne vertébrale, tu n'as pas d'assise psychologique, je dirais, de force. Pour le coach, c'est quand même très, très compliqué. Donc moi, c'est vrai que dans cette équipe, ce qui m'a déçu, c'est qu'elle perd sur les fondamentaux du foot, en fait. Elle perd sur l'agressivité, elle perd sur l'envie de se battre avant de se dire : « Tiens, on a du talent et on va essayer de faire quelque chose.

» C'est-à-dire qu'en gros, ils se sont vus un peu trop beaux après Auxerre, ils se sont dit : « Voilà, on a les moyens d'aller battre cette équipe de Toulouse. » Sauf que tu as un corner, les mecs, ils ont lâché le marquage. Tout le monde a lâché le marquage. Tu n'as pas de leader dans cette équipe.

Jérôme Sillon00:25:11

Donc tu as même Doukouré qui est le capitaine, qui est dans le coup aussi sur ce corner. Ce corner, c'est un corner d'école, entre guillemets.

Intervenant 300:25:18

Après, c'est compliqué, il est en première zone. Je ne sais pas si j'ai bien dit ça, je suis un peu nerveux, mais oui, oui.

Jérôme Sillon00:25:21

Ils sont en zone, d'ailleurs.

Intervenant 300:25:23

Oui, bien sûr.

Jérôme Sillon00:25:24

Marquage en zone, sauf que.

Intervenant 300:25:25

Après, il y a deux Toulousains.

Jérôme Sillon00:25:26

Il y a deux Toulousains qui viennent entre deux Strasbourgeois, ce qui permet justement d'être en supériorité numérique. Mais de toute façon, tant que tu auras un turnover aussi important à chaque mercato, il faut savoir que tous ces joueurs-là, on parle de manque d'expérience, mais c'est aussi des joueurs qui sont à Strasbourg, et je parle en connaissance de cause par rapport à Giovanni et Reina, parce qu'ils ont besoin d'une vitrine. Ce sont des joueurs qui ne s'identifient pas forcément au projet. Donc ne t'étonne pas que sur le terrain, quand ça va un peu moins bien, que les joueurs ne vont pas se battre pour ton club. Ça fait partie du jeu, c'est comme ça, c'est malheureux. Et aujourd'hui, je peux te dire que là, d'avoir perdu contre Toulouse, les trois quarts des joueurs s'en moquent.

Ils ont envie, c'est de jouer titular le prochain match pour pouvoir partir l'été prochain. Mais qu'est-ce qui s'est passé avec Fonseca, à Lyon et l'entraîneur? On a beaucoup parlé dans l'After la semaine dernière. Évidemment qu'il y a deux visions qui s'opposent, qui sont celles des supporters, déçus, trahis, etc. Et puis l'autre qui dit, mais en fait, de manière pragmatique, le coach est un joueur comme les autres, entre guillemets, est un salarié comme les autres qui a le droit d'être sollicité et de partir. Mais aujourd'hui, la plupart des joueurs, et moi je disais, effectivement, comme pour les tenants de la deuxième hypothèse, bah oui, aujourd'hui, c'est un tremplin pour les coachs étrangers de la Ligue 1. Mais aujourd'hui, pour Reina, pour Reina, c'est un tremplin, pour Jessie Miassine, c'est un tremplin, éventuellement pour Harder, s'il veut rebondir, c'est un tremplin, c'est un tremplin pour les joueurs.

Alors a fortiori, quand tu signes à Strasbourg et que tu vois des gars qui sont partis à Chelsea et ailleurs, tu te dis, effectivement, c'est un tremplin. Tu ne peux pas avoir un minimum, la fameuse combativité que réclame le coach, elle est beaucoup plus dure dans les moments difficiles quand tu es mené ou, comme disait Max, quand il y a une ouverture de score contre toi. Quand tu n'as pas cette personnalité, ce leadership, quand tu n'as pas quelques anciens locaux, entre guillemets, qui sont là, c'est beaucoup plus compliqué.

Intervenant 300:27:00

Après, la grande différence par rapport à tous ceux qui sont partis l'année dernière, on les a nommés, Diego Moreira, Valentin Barko, Julien Enciso, Guéla Doué, Manuel Emegha, c'est quand même beaucoup de joueurs. Collectivement parlant, Strasbourg a fonctionné, et notamment en Conference League, c'était pas mal du tout d'ailleurs en début de championnat en Ligue 1. Donc voilà, il faut que les joueurs comprennent et intellectualisent que s'ils veulent partir, s'ils veulent se mettre en avant, il va falloir que collectivement ça fonctionne. Et en effet, pour que ça fonctionne, je pense qu'il faut un changement de mentalité côté Strasbourgeois.

Jérôme Sillon00:27:27

Strasbourg est 13e du classement ce soir avec 10 points, la deuxième plus mauvaise défense du championnat, et surtout 6 défaites. Seul le Havre a perdu plus de matchs cette saison. Toulouse est 10e.

Intervenant 300:27:37

Dernier point, juste le calendrier, puisqu'autant tu en parlais pour Toulouse, mais pour Strasbourg, normalement, là, ils ont des matchs plus simples. Donc on va voir comment ça se passe. Plus simple, il ne faut pas qu'eux, ils se disent que ce sont des matchs simples et qu'ils vont gagner facilement. Ce sont des matchs plus simples dans lesquels il va falloir qu'ils se battent pour avoir la possession du ballon, comme l'a dit leur coach là, parce qu'ils ont Brest, Le Havre, Lorient, Angers à venir. Donc là, c'est un bon test pour eux, pour aller au mastic un peu et montrer qu'ils sont capables de bien jouer, mais aussi de combattre.

Jérôme Sillon00:28:07

Toulouse a donc battu Strasbourg 3-1 ce soir. On parlera du Racing Club de Lens tout à l'heure à deux jours, de Lens-Marseille, et deux jours après le naufrage, 9-1 face à Comé. À suivre la liste de Zinédine Zidane en équipe de France, la première de Pablo Pajis, notamment le retour de Mbappé. 32-16, le standard pour parler des choix de Zizoua tout de suite.

Intervenant 600:28:27

RMC, l'After Foot.

Intervenant 700:28:30

Jérôme Sillon.

Jérôme Sillon00:28:31

Jusqu'à minuit, l'After Foot avec Florent Gautreau, avec Maxime Chanot, avec vous au 32-16 pour parler maintenant de la liste de Zinédine Zidane pour Italie, France et France-Turquie. Et pas la liste de Didier Deschamps, Max.

Intervenant 300:28:42

Oui, j'ai tellement envie de parler des champs.

Jérôme Sillon00:28:44

Didier est parti.

Intervenant 300:28:44

Merci.

Jérôme Sillon00:28:45

On le salue d'ailleurs s'il nous écoute sur RMC, il y a peu de chances, mais bon.

Intervenant 300:28:48

Qui sait? Peut-être, peut-être, peut-être, peut-être s'il nous écoute, en tout cas, on le salue, bien évidemment. Peut-être dans la voiture de retour d'un padel.

Jérôme Sillon00:28:55

Oui, pourquoi pas.

Intervenant 300:28:55

Avant, c'est 45 minutes de gainage.

Jérôme Sillon00:28:59

Il est aussi en forme que toi. Vous avez le même âge tous les deux, 65.

Intervenant 300:29:02

Écoute, 45 minutes de gainage, je ne le fais pas.

Jérôme Sillon00:29:04

Ah ouais?

Intervenant 300:29:04

Donc moi, j'ai entendu ça, je suis toujours scotché par cette info. On m'a dit que Deschamps faisait 45 minutes de gainage.

Jérôme Sillon00:29:10

Il a une forme exceptionnelle.

Intervenant 300:29:12

Je suis impressionné.

Jérôme Sillon00:29:13

Italie?

Intervenant 300:29:14

Plus impressionné par son gainage que par son jeu offensif.

Jérôme Sillon00:29:17

Que par son animation offensive.

Intervenant 300:29:18

Je croyais que tu allais me tailler.

Jérôme Sillon00:29:21

Italie, France, jeudi prochain. France, Turquie, ce sera dimanche prochain, les deux prochains matchs de l'équipe de France en Ligue des Nations. La liste de Zinédine Zidane, donc, pour ces deux rencontres avec les retours, on va dire, même s'ils n'avaient pas été appelés lors du précédent rassemblement, mais les retours en équipe de France, en tout cas, d'Aurélien Tchouaméni, de Marcus Thuram, de Malo Gusto. Et puis.

Intervenant 300:29:45

De Konaté?

Jérôme Sillon00:29:45

D'Ibrahima Konaté, mais lui, il avait déjà été appelé avant de déclarer forfait par Zinédine Zidane. Et puis la première, donc, de Pablo Pajis. De quoi avez-vous envie de parler, messieurs, sur cette liste de Zidane? C'était l'un de tes points, l'un de tes trois points? Peut-être, Flo, c'était Pablo Pajis?

Intervenant 300:29:58

Oui, tout à fait. En fait, je pense qu'en fait, Zidane fait le job. Alors, évidemment, c'est un job plutôt sympa, parce que, ce que je disais en introduction, il fait ce qu'il a dit, il fait ce qu'il a dit vouloir faire, donc c'est bien. C'est-à-dire, je regarde un peu partout, c'est open, on sait qu'il y a une liste très large. Il a même d'ailleurs dans la conf de presse évoqué des noms de joueurs comme Éric Rico Junior qui n'est pas là, mais qui est dans la liste. Même il a été diplomatique sur Lucas Hernandez, qui est aussi dans la liste.

Jérôme Sillon00:30:28

Qui est dans les 60 girls.

Intervenant 300:30:29

Oui, mais il y a des choix à faire.

Jérôme Sillon00:30:30

Oui, tout à fait.

Intervenant 300:30:31

Donc, en gros, moi, je suis très satisfait de ça, parce qu'il l'a fait avec Le Paul, il l'a fait avec Pajis, il le fera avec d'autres. C'est aussi un moyen pour moi, et selon moi, de fermer des portes. C'est-à-dire, tu ouvres la porte, tu laisses la possibilité, mais très rapidement, le haut niveau te rattrape. Je parle en connaissance de cause pour Le Paul, qui peut-être reviendra et aura à nouveau sa chance, mais qui a montré forcément des limites. Tout le monde l'a vu, et ça, Zidane le voit aussi. Donc, je trouve que c'est bien, parce que ça veut dire qu'il regarde la Ligue 1, que tous les joueurs qui brillent en Ligue 1 ont leur chance, même s'ils ne jouent pas la Ligue des Champions ou la Coupe d'Europe, parce que ça, c'est important, c'est un présupposé chez Deschamps.

Mais néanmoins, derrière, je dirais que les gars, vu les places, vu la concurrence, et je parle notamment pour les postes offensifs, et on va en parler pour Pajis, il y a tellement peu de situations possibles où ils jouent, où ils sont titulaires, que c'est très, très chaud quand même de.

Jérôme Sillon00:31:25

Oui, parce qu'il faut rappeler que Dembélé, Le Paul, et donc Akliouche sont absents. Avant de vous faire.

Intervenant 300:31:31

D'ailleurs, Akliouche, il a justifié la sélection.

Jérôme Sillon00:31:34

On va l'écouter, justement, ça, d'ailleurs, c'est parlant.

Intervenant 300:31:36

On va l'écouter, Zinédine Zidane, donc, sur le choix de convoquer pour la première fois Pablo Pajis.

Intervenant 200:31:41

C'est tout simplement le fait qu'Akliouche n'a pas pu venir avec nous pour ce rassemblement. Il fallait choisir un autre joueur, et Pablo était dans la liste élargie, et c'est un joueur que je veux voir. C'est un joueur intéressant, c'est un joueur différent, et c'est bien de pouvoir le voir sur ce rassemblement.

Jérôme Sillon00:31:56

Tu trouves l'explication un peu.

Intervenant 300:31:57

Oui, moi, je trouve ça un peu bizarre, je me mets à la place de Pajis. Alors, évidemment, toutes les forces en premier.

Jérôme Sillon00:32:01

Alors, il l'a appris dans le bus, sur la route d'Auxerre.

Intervenant 300:32:03

Tu as fait la vidéo, d'ailleurs.

Jérôme Sillon00:32:04

La vidéo a tourné sur les réseaux, là, il se fait chambrer par ses copains, c'est sympa.

Intervenant 300:32:07

Ils font une belle fête, oui. Alors, déjà, il mérite d'être là, parce qu'il a fait une superbe saison, enfin, en tout cas, l'année dernière à Lorient, et un très, très bon début de saison avec le Paris FC. Mais oui, je trouve ça un peu étrange de la part de Zidane, alors qu'Akliouche soit sélectionné, puis qu'il déclare derrière forfait, et que derrière, tu justifies l'arrivée de Pablo Pajis de cette manière-là, ok. Mais là, ça fait un petit peu le bouche-trou, excuse-moi du terme, même si, bon, j'imagine que Pablo Pajis est assez intelligent pour savoir que si toutes les forces sont là, si toutes les forces en présence sont disponibles, évidemment qu'il n'aura jamais le droit au chapitre.

Je pense qu'il est assez conscient. Ce qui sauve un petit peu Zinédine Zidane, finalement, et ce qui lui permet justement de voir et faire cette revue d'effectifs, c'est les absents, tu l'as dit, que ça soit Dembélé, Akliouche ou Esteban Le Paul. C'est pareil en défense, avec Saliba, Koundé, Lacroix et Manu Koné, donc ça permet quand même de voir pas mal de joueurs. D'ailleurs, j'ai.

Jérôme Sillon00:32:55

Et tu dis que Pablo Pajis, j'insiste, mais tu dis qu'il mérite d'être là, mais il a marqué deux buts et donné une passe décisive depuis le début de la saison. Attention, moi, c'est un joueur que j'aime beaucoup, mais le Paul, quand il le prend au mois de septembre, il est meilleur buteur de Ligue 1.

Intervenant 300:33:07

Oui, sachant qu'il avait marqué des penalties. Oui, mais attention, je ne suis pas en train de dire que Le Paul n'est pas un bon joueur et il méritait sa place tout autant que Pajis en équipe de France. D'ailleurs, moi, je suis très content d'avoir des joueurs de Ligue 1 pour pouvoir représenter cette équipe de France. Ça prouve justement que Zidane donne aussi beaucoup de crédibilité à notre championnat. D'ailleurs, ça va lui faire du bien, ce championnat qui a besoin de visibilité. Ça, c'est une première chose. Non, non, attention, il le mérite, il le mérite. Il le mérite aussi parce qu'il y a des absents. Je l'ai dit, s'il n'y avait pas eu d'absents, je ne pense pas que Pablo Pajis serait là. C'est même sûr, d'ailleurs, c'est une certitude. Après, il a un style de jeu qui va permettre justement à donner d'autres options à Zinédine Zidane.

Ce n'est pas forcément un joueur qui prend la profondeur, c'est un joueur qui peut se caler un petit peu entre les lignes, qui est quand même assez intéressant, notamment lorsqu'il s'agit de faire la dernière passe. La grande différence du premier rassemblement, c'est qu'il y avait quatre matchs, là, il n'y a que deux matchs. Est-ce qu'il va avoir énormément de temps de jeu? Est-ce qu'il va avoir le temps de pouvoir se montrer? Ça a été le cas, par exemple, avec Le Paul, tu prends cet exemple-là, forcément, avec quatre matchs, tu savais qu'il allait avoir sa chance, même s'il nous a montré qu'il n'avait peut-être pas forcément le niveau de l'équipe de France, en tout cas à l'instant T. Donc voilà, j'espère sincèrement que ça va fonctionner. Après, tu ne sais jamais dans le ballon. Il ne faut pas oublier que Pablo Pajis, je l'ai dit, il y a 18 mois, il était encore en Ligue 2 avec Lorient.

Je pense qu'il y a même deux ans, il était prêté à Laval. Donc l'histoire, elle est belle quand même.

Jérôme Sillon00:34:13

Bien sûr, non, mais on ne remet pas en cause ses qualités. C'est juste que sur son niveau de performance, ce n'est même pas le joueur le plus impactant du PFC cette saison.

Intervenant 300:34:20

Tu aurais pris qui d'autre, sinon?

Jérôme Sillon00:34:21

Non, je ne sais pas, mais.

Intervenant 300:34:22

Ce n'est pas tant le niveau de performance, moi, c'est plutôt j'ai envie de dire quand même que c'est un peu des sélections publicitaires. C'est-à-dire, pour moi, c'est un peu des sélections marketing. Non pas qu'il ne mérite pas, les joueurs sont très bons, mais c'est dans l'idée, dans le storytelling que Zidane veut imposer, c'est deux choses. Un, regardez, j'avais dit que tout le monde aurait sa chance, entre guillemets, et c'est le cas, il le fait. Et deux, j'aime les joueurs techniques. Le message, c'est toujours : je veux voir tous ces joueurs techniques qui ont du ballon, des joueurs amis avec le ballon.

Quelque part, c'est aussi montrer sa rupture avec Deschamps. On a souvent caricaturé un peu les équipes de Deschamps aussi, sur le type de joueurs qu'il aimait bien, notamment au milieu, avec des joueurs costauds, grands. Tu sais, c'était vraiment les défenseurs, tu n'avais que des défenseurs centraux à un moment donné, même qui jouaient latéraux, etc., etc. Donc, quand je dis que c'est publicitaire, c'est marketing, ça ne veut pas dire que c'est fake. Ça veut dire que ça participe aussi de l'image qu'il veut véhiculer, et peut-être à juste titre, de dire : « Regardez, moi, je vous ai dit que j'aimais la technique, j'aimais ces joueurs-là, ces joueurs qui aiment le ballon et qui font vivre le ballon et qui font rêver les gens pour ça, donc je leur donne leur chance.

» Mais la réalité derrière, c'est que, comme vous l'avez dit, quand tout le monde sera sur le pont, sera opérationnel, en fait, ces joueurs-là, pour plein de raisons, parce qu'ils sont un peu limites encore comme Le Paul, parce qu'il a besoin de jouer la Coupe d'Europe, il a besoin de prendre de l'épaisseur, parce que Pajis, il a peu d'expérience, et c'est pareil, il a besoin de prendre de l'épaisseur, et est-ce qu'il l'aura, on ne sait pas. C'est-à-dire que moi, ça ne m'empêche pas de dire, et j'ai milité pour ça d'ailleurs, même à la Coupe du Monde, en termes de profil, de dire que Le Paul peut avoir sa place dans une liste, et je suis capable de dire aussi qu'en termes de niveau, ça peut être juste.

Et peut-être que Pajis, que j'adore en Ligue 1, je peux peut-être dire dans quelques temps, au niveau international, c'est juste. C'est la vérité. Même son père, son père Pajis que j'adorais, peut-être que même Pajis que j'adorais et qui aurait aussi pu jouer dans une équipe de France, peut-être qu'une fois que tu arrives en équipe de France, que tu arrives dans ta sélection sur un gros match, peut-être que même lui, il montre aussi ses limites. C'est-à-dire que c'est là la différence entre être un très, très bon joueur de Ligue 1 et même un joueur de niveau international. Donc, en fait, il oscille, Zidane, entre je veux dire par là qu'au final, on ne sera pas loin, enfin, on connaît les joueurs qui seront là.

Évidemment qu'il y a Dakunia, tu vois, par exemple. Ça, c'est la trouvaille et le nouveau. Mais en dehors de Dakunia à la fin, vraiment, qui a sa chance pour être titulaire et qui apporte quelque chose de différent au milieu, qu'est-ce qu'il va faire avec Mbappé entouré par Olise ? Oui, et tiens, la transition, elle est trouvée. Justement, c'est intéressant de remettre en avant l'avis que j'avais fait un peu plus tôt, Jérôme, je m'étais fait tomber dessus quand j'avais dit que Zidane, ça serait la continuité de Deschamps. Alors attention, je m'explique, évidemment, pas dans le jeu, mais dans les hommes qu'il choisit. Tu vois le retour de Tchouaméni, d'ailleurs, je fais un petit message à notre ami Kevin Dias, que je sais qu'il écoutera en podcast demain, notre très chère émission RMC, qui disait que Tchouaméni n'aurait plus le droit de revenir en équipe de France, en tout cas sous l'ère Zidane.

Intervenant 300:37:22

Bon, il s'est bien trompé, notre ami Kevin Dias. C'était presque logique, déjà, par rapport à la relation que Zinédine Zidane a avec le Real Madrid et donc a directement avec Tchouaméni. Et puis surtout, parce que tu ne peux pas te permettre aujourd'hui de ne pas sélectionner un Tchouaméni qui joue au Real Madrid, parce que tu n'as pas envie de te mettre le vestiaire à dos non plus, il ne faut pas oublier. Donc voilà, tout ça pour te dire qu'aujourd'hui, quand tu regardes cette liste, il n'y a pas vraiment de surprise. Tu n'as pas vraiment de surprise. On peut peut-être éventuellement discuter du choix de rappeler Robin Risser lorsque tu vois un petit peu sa prestation contre Côme, et même son début de saison, en règle générale, avec le Racing Club de Lens.

Mais en règle générale, voilà, tu es sur une continuité, sur la carte de la stabilité, et c'était presque prévisible. Après, en espérant que ce qu'on a vu sur les quatre premiers matchs, en tout cas les prémices de la manière de jouer de Zidane, puissent être maintenant, encore une fois, appliqués sur les deux prochains matchs. Parce que oui, on a vu quand même des bonnes choses avec Zidane, mais pas énormément de révolution.

Jérôme Sillon00:38:14

On va parler, il faut qu'on fasse une petite pause, Flo, et on va parler dans un instant de l'attaque. C'est peut-être ça dont tu voulais parler, parce que Zidane a parlé d'une chose importante, c'est le positionnement de Mbappé. On avait évidemment débattu dans cette émission, dans l'After, de l'envie de Zidane lors du premier rassemblement de voir Mbappé jouer sur le côté gauche de l'attaque. Là, il a laissé la porte ouverte à d'autres options. On va l'écouter.

Intervenant 300:38:37

C'est un peu la même histoire que ce qu'on vient de dire. À la fin, il revient avec le Mbappé qui joue avant-centre comme sous Deschamps.

Jérôme Sillon00:38:43

Et Turam est de retour, et Camavinga est de retour, et Tchouaméni est de retour. Et voilà, tu sélectionnes les meilleurs joueurs qui jouent dans les plus grands clubs européens, et c'est fort donc logique que Zidane choisisse ces joueurs-là. Et donc, peut-être qu'à terme, si Dembélé, en tout cas, même revient en équipe de France, que Mbappé soit positionné en tant que numéro 9. 32-16 pour participer à l'After, pour parler du positionnement de Mbappé en équipe de France, pour parler des choix de Zidane et du Racing Club de Lens, on est là jusqu'à minuit. À tout de suite.

Intervenant 100:39:08

RMC, jusqu'à minuit. L'After Foot.

Intervenant 500:39:12

Jérôme Sillon.

Jérôme Sillon00:39:14

La dernière demi-heure de l'After avec Florent Gautreau, avec Maxime Chanot, avec vous au 32-16. On continue à parler de l'équipe de France dans un instant. Le Racing Club de Lens au programme. Est-ce que vous croyez à la révolte des Lensois face à l'Olympique de Marseille dimanche ? On en parlera et on écoutera d'ailleurs les premières déclarations de Yannick Cahuzac, l'entraîneur sans éorgue. Mais d'abord, on continue sur la liste de Zinédine Zidane pour les deux matchs de Ligue des Nations en Italie et contre la Turquie. Petite retrouvaille d'ailleurs pour Zizou parce qu'il retourne en Italie, même si c'est à Milan, le match n'est pas à Turin. Et puis il va recevoir la Turquie à Bordeaux, quand même.

Même si ce n'est pas à Chaban-Delmas, ce sera au Matmut.

Intervenant 300:39:48

C'est vrai.

Jérôme Sillon00:39:49

Je ne sais même pas si on dit encore Matmut, d'ailleurs. Je ne crois pas. Je pense que le stade a changé de nom, vu que le grand club...

Intervenant 300:39:55

On va l'appeler le stade de Bordeaux.

Jérôme Sillon00:39:56

Le stade de l'Atlantique, me dit notre réalisateur Daniel Torres. Bon, peu importe. L'attaque des Bleus. Zidane a parlé de la position de Kylian Mbappé. On le disait, lors du premier rassemblement, il voulait que Mbappé joue sur le côté gauche Dembélé en pointe. Écoutez ce qu'a dit aujourd'hui Zinédine Zidane sur le capitaine de l'équipe de France.

Intervenant 600:40:17

C'est vrai que vous êtes resté sur ça. C'est simplement le fait de dire que Kylian peut jouer dans plusieurs positions, mais Kylian va pouvoir aussi jouer dans sa position préférentielle peut-être aujourd'hui, en pointe, sur ce rassemblement, sur ces matchs. Il n'y aura pas de souci.

Intervenant 300:40:31

En fait, si tu veux, Zidane, c'est souvent du... c'est ce que je disais tout à l'heure, il y a beaucoup de com aussi, beaucoup de marketing de com. C'est-à-dire que quand il fait cette première conférence, c'est ce qui frappe. Moi, je me souviens, Mbappé à gauche. Ah, ok. Pourquoi ? Pour dire à Dembélé : « Ne t'inquiète pas, moi, je suis capable de t'essayer dans l'axe et de remettre Kylian qui a été bon côté gauche. » Sauf que tout le monde sait pourquoi on a remis Kylian dans l'axe. D'abord parce que lui, il aime bien maintenant et qu'il met plein de buts. Ensuite, parce que côté gauche, il défend. Enfin, il a besoin de défendre, il n'aime pas faire ça.

Bref, toutes ces questions-là, elles ont été résolues. Mais pareil, l'histoire que tu veux construire avec ton vestiaire, avec tes joueurs cadres et avec tes joueurs majeurs, dont Dembélé qui a une histoire un peu compliquée avec les Bleus, tu lui dis : « Pas de problème, regarde, je suis capable d'envoyer un peu Mbappé à gauche. » Moi, je pense que...

Jérôme Sillon00:41:18

Donc c'est de la com alors.

Intervenant 300:41:19

Moi, je pense que Mbappé, d'ailleurs, quand il a entendu ça, il a dû dire : « Mon pote, moi, je ne suis pas certain de vouloir repartir à gauche. »

Jérôme Sillon00:41:25

Tu penses ?

Intervenant 300:41:26

Ah, moi, je pense. Et là, donc, l'histoire va s'écrire très clairement. Il faut que de toute façon, à un moment donné, il y ait une victime. On a eu ce débat-là pendant la Coupe du Monde. Évidemment, Dembélé a mis des buts parce qu'il y avait aussi des matchs un petit peu plus simples et puis que c'est un excellent joueur. Mais Dembélé en équipe de France, son histoire, elle est quand même compliquée. Et moi, je l'ai toujours dit ici, Mbappé va retrouver sa place dans l'axe. Doué, il aura sa place éventuellement côté gauche, surtout que cette année, avec Vara, absent, il l'aura aussi au PSG. Et Dembélé risque d'être la victime, effectivement, de tout ça en équipe de France.

Donc, moi, cette histoire-là, comme toutes les autres que raconte, entre guillemets, Zidane, je ne dis pas qu'il ment, parce qu'il le fait. On ne peut pas dire qu'il ne le fait pas. Mais je dis que derrière, il ouvre des portes pour les refermer, il dit qu'il fait des trucs.

Jérôme Sillon00:42:11

C'est de la com, quoi.

Intervenant 300:42:11

On entend, c'est beaucoup de com. Et derrière, à la fin, tu arrives quand même à la solution que tu connais et qui paraît évidente, c'est que Mbappé sera dans l'axe.

Jérôme Sillon00:42:19

Oui, oui. Et que Désiré Doué va jouer, parce que vu comment Zinédine Zidane, là, on a parlé en conférence de presse, il a l'air de vraiment bien l'apprécier. D'ailleurs, c'est légitime, vu les performances du Parisien. Là, je ne suis pas d'accord, par contre, avec Flo par rapport à la position vis-à-vis de Mbappé à gauche. J'ai du mal à croire que Zidane se soit positionné de cette manière-là sans l'avoir appelé au préalable. Il ne faut pas oublier que c'est un mec qui vit aussi à Madrid. J'imagine qu'ils ont des...

Intervenant 300:42:41

Il se croise à la boulangerie.

Jérôme Sillon00:42:42

J'imagine qu'ils doivent se croiser à la boulangerie ou ailleurs. Je ne sais pas ce qu'ils font de leur temps libre. Mais oui, non, non, je pense qu'il y a eu un accord. Alors, là où je te rejoins, je suis d'accord avec toi, c'était justement pour donner aussi un petit peu de possibilité à Ousmane Dembélé de pouvoir évoluer dans l'axe, et pourquoi pas de performer. Il nous l'a montré, le Parisien, qu'il n'est pas, en tout cas, capable de performer à ce poste-là en équipe de France. Et là où je te rejoins aussi, Flo, c'est que je pense qu'à terme, on va revenir sur un schéma où Kylian Mbappé va revenir en tant que numéro 9, avec un Michael Olise à droite et un Désiré Doué à gauche. Là où une chose où je suis sûr aussi, c'est que Zidane ne lâchera pas justement son Rayan Cherki.

Et c'est peut-être la raison pour laquelle il a sélectionné Pablo Pages pour trouver peut-être une alternative à ce troisième milieu relayeur, qui finalement est quand même un profil assez particulier, parce qu'à part Rayan Cherki, Désiré Doué en tant que troisième milieu relayeur, je ne vois pas vraiment quel profil a l'équipe de France pour pouvoir pallier s'il doit avoir des blessures de ses deux premiers joueurs. Et c'est vrai que Pagesis, même si, je le redis encore une fois, lorsque toutes les forces vives seront présentes, je ne pense pas qu'il aura le droit de revenir en équipe de France. Il va se contenter. Dakunia peut jouer là aussi.

Intervenant 300:43:45

Dakunia peut jouer là aussi.

Jérôme Sillon00:43:46

Dakunia peut jouer là aussi.

Intervenant 300:43:47

C'est peut-être aussi la raison pour laquelle, je pense, Zinédine Zidane a sélectionné Pagesis, pour voir si éventuellement le Parisien est en mesure de pouvoir jouer à ce poste-là.

Jérôme Sillon00:43:56

Romain nous a appelés au 32-16. Salut Romain.

Intervenant 700:43:59

Oui, salut, bonjour à tous. Vous m'entendez ? Bonjour.

Jérôme Sillon00:44:02

On t'entend très bien, Romain. Comment ça va ?

Intervenant 700:44:03

Oui, salut, ça va nickel. Je voulais juste réagir sur Pagesis. Moi, enfin, Pagesis, Zidane, moi, je fais confiance à Zidane. Peut-être que je suis génération début 90 qui a connu Zidane 98, et peut-être que je ne suis pas du tout objectif, mais je me dis, si Zizou a convoqué Pagesis, peut-être qu'il y a une raison derrière, peut-être qu'il a un plan de jeu particulier, comme vous venez de dire avec Cherki, peut-être qu'il y a une raison particulière, mais moi, je lui fais confiance à 100 %.

Du coup, c'était juste pour dire que voilà, je lui fais confiance. Et si Pagesis est la petite surprise, la grosse surprise, eh bien, merci, parce que je pense que, footballistiquement parlant, je pense qu'il aura raison, en fait.

Jérôme Sillon00:44:49

Non, mais là-dessus, on est d'accord qu'il colle avec les préceptes de jeu et de ce que veut faire Zidane. Sur le placement, le positionnement de Mbappé, tu te positionnes comment, toi, Romain ?

Intervenant 700:45:00

Moi, Mbappé, footballistiquement parlant, je l'aime beaucoup, mais par contre, humainement, j'ai du mal avec lui. Et je pense que j'ai du mal avec Mbappé parce qu'en fait, même sans lui, on arrive quand même à gagner. Et je fais partie de la team de ceux qui disent que Mbappé, qu'il soit là ou pas, j'ai envie de dire...

Jérôme Sillon00:45:23

Il faut arrêter avec ça.

Intervenant 700:45:24

Il peut être méchant, mais on s'en fout, en fait.

Jérôme Sillon00:45:26

Mais non. Et encore une fois, tu as le droit de penser ça, mais il faut arrêter. Il faut arrêter ce bashing contre Mbappé. Alors oui, il peut être cristallisant dans son attitude. Hé, c'est l'un des meilleurs joueurs du monde. Il arrive deuxième au Ballon d'Or, il est incroyable comme joueur. En fait, tu te rends compte surtout que l'importance de Mbappé quand il n'est pas là, quand il est sur le terrain, on est le premier à les critiquer. Par contre, quand il n'est pas là, on se rend compte que quand même, quand c'est un petit peu compliqué, c'est ni Ousmane Dembélé, ni Désiré Doué, c'est Kylian Mbappé qui vient trouver la solution pour justement aider cette équipe de France à pouvoir se sortir de situations un petit peu compliquées.

Donc, je te rejoins par rapport à ton analyse, c'est-à-dire que tu as le choix et tu as le droit de te positionner de cette manière-là. Par contre, moi, je ne peux pas te suivre, il faut arrêter ce bashing contre Mbappé. On a une chance incroyable d'avoir l'un des meilleurs joueurs du monde, si ce n'est le meilleur joueur du monde en tant que Français. Merde, excuse-moi du terme, mais vraiment, moi, ça me sort par les oreilles. Il faut le soutenir. On a la chance de l'avoir, soutenons-le, parce que c'est aussi pour le bien de l'équipe de France d'avoir un joueur qui est bien dans ses baskets. Il faut arrêter tout ça, ce bashing, encore une fois, excuse-moi de réutiliser ce terme-là, Jérôme, mais contre Mbappé, parce qu'il ne le mérite pas.

Romain ?

Intervenant 700:46:34

Oui. Après, le foot, ça reste quand même un sport collectif, et moi, ce qui me dérange, c'est qu'on a l'impression qu'en fait, on a Mbappé et après, on a l'équipe de France.

Jérôme Sillon00:46:44

Mais qui dit ça ? Qui dit ça ? Est-ce que Mbappé, finalement, n'est pas bien intégré dans cette équipe de France ? Est-ce qu'on a des preuves que Mbappé est seul dans le vestiaire, comme tu es en train d'avancer ? Mais là, il sera avec soi minute et son grand copain en plus.

Intervenant 700:46:57

Moi, je ne suis pas aussi spécialiste que vous. Moi, c'est le ressenti.

Jérôme Sillon00:47:00

Oui, on te le dit, c'est qu'aujourd'hui, tu as le droit d'avoir cet avis-là, il n'y a pas de problème. Mais il faut arrêter. Il n'y a qu'en France qu'on critique son meilleur joueur. En Argentine, au Portugal, le Portugal, c'est encore autre chose. On passe son temps justement à mettre leur meilleur joueur en avant, et nous, c'est l'inverse. Tu supportes quel club, Romain ?

Intervenant 700:47:16

Moi, je suis supporter du FC Lens, moi.

Jérôme Sillon00:47:20

Ah, je comprends mieux alors. Bon courage.

Intervenant 700:47:23

Oui, merci. Mais justement, le FC Lens, ce qui a fait la gloire du FC Lens, c'est que ça n'a jamais été des individualités. Ça a fait, comment dire, des équipes, justement. Et pas une personne, et autour, après, on fait une.

Jérôme Sillon00:47:41

Je suis d'accord. Le FC Lens, c'est une particularité, c'était le jeu avant ça. Mais...

Intervenant 700:47:47

Mais c'est comme ça c'est.

Jérôme Sillon00:47:48

Non, non, mais après, sur Mbappé, Romain, sur Mbappé, il y a quand même un truc très simple, et justement, le positionnement est important. Dans ce positionnement, entre guillemets, où c'est le moment de moins défendre et de faire moins d'aller-retour comme sur un côté, il est quand même d'une efficacité incroyable. Donc, tu ne peux pas te priver. Je dirais même que pour revenir sur Dembélé, finalement, qu'il a du mal parce que tout simplement, ce n'est pas qu'il a du mal, c'est que Dembélé, l'équation, elle est trop compliquée. Ce poste de 9,5, tel qu'il est au PSG, est un autre football, est un autre univers, est une autre organisation.

Et en équipe de France, c'est un peu ce qui s'est passé cet été. Dans ce cas-là, il faut qu'il aille côté droit. Or, côté droit, un, lui, il n'a pas trop envie d'y retourner. Et deux, je ne suis pas sûr qu'il soit aussi performant, effectivement, qu'il a pu l'être par le passé. Donc, tu es dans une forme d'impasse. Et en plus, tu as un joueur incroyable, Olise, qui, lui, est de ce côté-là, sur le côté droit. Donc, sur Mbappé et sur son, on va dire, son lien et sa connexion avec les autres joueurs, je trouve que c'est beaucoup moins problématique s'il est dans l'axe, et d'autant moins problématique qu'il est super efficace.

Donc, il n'y a pas vraiment de question à se poser. La seule question pour Zidane, c'est que là, pour l'instant, il est dans une grande revue d'effectifs malgré tout, qu'en plus, les résultats, lui, ont plutôt souri, qu'il est arrivé escorté d'une popularité qu'on connaît et qui fait qu'il vit sa meilleure vie, mais qu'à un moment donné, quand tous les choix vont se restreindre, les listes vont se restreindre et les 11 à faire vont devenir majeurs, où tu n'auras pas l'idée de faire tourner parce qu'il y a quatre matchs, c'est-à-dire les championnats d'Europe, les phases finales, etc.

Même là, la Ligue des Nations avec...

Intervenant 300:49:32

Oui, mais le quart de finale, par exemple.

Jérôme Sillon00:49:33

Le quart de finale.

Intervenant 300:49:34

Tout à fait. Mais quand...

Jérôme Sillon00:49:35

Oui, mais là, alors là, il se trouve qu'il y a des absents, il y a des blessés, il y a des trucs. Moi...

Intervenant 300:49:38

Le faire de Juvénation n'était pas...

Jérôme Sillon00:49:40

On va vraiment voir le coaching de Zidane quand il aura à peu près tout le monde à dispo pour un match important et que là, il faudra mettre 11 joueurs. On verra ce qu'il va mettre sur le banc.

Intervenant 300:49:50

C'est la forme du moment. C'est très rare que tu aies ton groupe au complet avec les suspensions, avec les blessures. Voilà, elle sert aussi à ça, cette Nation League, ces premiers matchs pour faire des revues d'effectifs, même si je n'aime pas trop utiliser ce terme-là. Et l'équipe qui a débuté le premier match sous l'ère Zidane ne sera sûrement pas l'équipe qui débutera la grande compétition.

Jérôme Sillon00:50:06

On rappelle le calendrier : quart de finale au mois de mars et ensuite Final Four au mois de juin, avec d'ailleurs la France qui serait candidate pour l'organiser si les Bleus sont qualifiés.

Intervenant 300:50:16

Après, ce qui est important, pour le coup, dans le côté en dehors de tout ce storytelling qu'il est en train de mettre en place, et encore une fois, quand je dis ça, je ne dis pas que c'est nul. Quelque part, ça sert à quelque chose, parce que c'est très positif comme discours. C'est de dire aux joueurs de Ligue 1 : « Vous avez votre chance. » D'ailleurs, Dakunia, par exemple, qui intègre l'équipe de France, s'il avait été mauvais, il aurait perdu des points. Il a été bon, il en a gagné. Et il va sans doute être titulaire. Enfin, il a des chances de l'être. Donc, tout ça, c'est très, très bien. Mais l'autre chose très importante, et là, on passe peut-être à autre chose liée à sa personnalité, à Zidane, c'est la capacité qu'il a à pouvoir remettre des joueurs dans le circuit.

Ou à mettre, comme Dakunia, ou à remettre, comme Camavinga. Je pense à Camavinga, parce que Camavinga était un petit peu perdu, pas vraiment titulaire, et même il n'est d'ailleurs toujours pas au Real. Mais déjà, quand il rejoue maintenant avec le Real, depuis qu'il est passé avec les Bleus, là, on a l'impression que ce n'est déjà plus le même Camavinga. Or, Camavinga, c'est quand même un talent, pour moi, pur. Et donc, là, je pense que Zidane, il a cette capacité à remettre les bons boutons pour certains joueurs et à leur retrouver les bonnes facultés. Avec derrière, comme corollaire, se créer de bons maux de tête. Parce que là, pour le coup, au milieu de terrain, quand tu récupères Koné, Tchouaméni, Camavinga.

Jérôme Sillon00:51:26

C'était ça, la seule première interrogation.

Intervenant 300:51:27

Et les autres ?

Jérôme Sillon00:51:28

Non. Quand tu regardes un petit peu cette équipe de France avec les sélectionnés, je ne te dis pas que le 11 titulaire, parce qu'il est déjà tout de suite trouvé, parce qu'effectivement, il va avoir des suspensions, il va avoir des blessures, il va avoir l'état de forme à prendre en considération, mais gardien de but, défense et la ligne d'attaque, c'est quasiment signé. On sait déjà plus ou moins qui va jouer. Alors après, évidemment, Flo l'a dit, c'est ce trio de milieu défensif, entre Dakunia, entre Manu Koné, entre le retour de Tchouaméni, le retour en forme de Camavinga, Cherki qui peut jouer en tant que numéro 8, Désiré Doué potentiellement. Voilà. Elle est là, en fait, la vraie question.

Intervenant 300:51:59

Alors là, il restera quand même, après, on a le temps, mais effectivement, sur les latéraux, il restera quand même des questions.

Jérôme Sillon00:52:04

On peut faire.

Intervenant 300:52:05

Allez-y.

Jérôme Sillon00:52:05

On peut faire côté gauche, c'est une chose. Moi, je pense au côté droit, parce qu'il a dit un truc intéressant : Warren Zahra Emrich devait au milieu.

Intervenant 300:52:10

Ouais.

Jérôme Sillon00:52:11

Donc, il s'enlève. Pour l'instant, cette possibilité-là, or...

Intervenant 300:52:13

C'est Malgusto, Kalulu.

Jérôme Sillon00:52:14

Ouais. Or, sur ce côté-là, c'est une bonne question quand même. On en reparlera la semaine prochaine.

Intervenant 300:52:18

On en reparlera.

Jérôme Sillon00:52:19

Mais c'est vrai que derrière, lui, il pense Kalulu et, effectivement, Malgusto.

Intervenant 300:52:26

Ouais, c'est encore un autre truc.

Jérôme Sillon00:52:28

Donc, pour moi, ce dossier-là n'est pas fermé. Et le fait de tanker Zahra Emrich au milieu, je ne sais pas s'il n'aurait pas dû se laisser une petite porte de sortie. Bon. On verra ça pour la semaine prochaine, évidemment, les futurs débats autour de l'équipe de France. Romain, merci d'être venu au 32-16. L'after, continue, on parle du Racing Club de Lens tout de suite, parce que deux jours après, le naufrage contre Caumes 9 buts à 1. Yannick Auzac, l'entraîneur, et Jonathan Gradi, le défenseur, étaient en conférence de presse aujourd'hui pour mettre des mots sur ce cauchemar. À tout de suite.

Intervenant 100:52:59

RMC, l'After Foot.

Intervenant 200:53:01

Jérôme Sillon.

Jérôme Sillon00:53:03

Avec Florent Gautreau, avec Maxime Chanot, avec vous au 32-16, les supporters du Racing Club de Lens. On parle de Lens-Marseille. C'est l'affiche de cette 10e journée de Ligue 1. Ce sera dimanche soir à 20 h 45, dans deux jours donc. Mais on est surtout deux jours côté Lensois après le naufrage face à Caumes 9 buts à 1. Et aujourd'hui, c'était intéressant d'écouter Jonathan Gradi, le défenseur du Racing Club de Lens, et son entraîneur, surtout, Yannick Auzac, qui est revenu sur cette soirée et ce qu'il attend de ses joueurs désormais. Et le débat, la question qu'on vous pose au 32-16, est-ce que vous croyez en la révolte du Racing Club de Lens ?

D'abord, les mots de Yannick Auzac deux jours après cette défaite 9 buts à 1.

Intervenant 300:53:42

Ce qui est important, c'est de se dire les choses, de ne pas le mettre sous le tapis et se dire : « On en parlera. » Et ça, c'est ce qu'on a fait, déjà, avec mon staff, avec mes joueurs. On s'est dit ce qu'on avait à se dire. Et je pense qu'à partir de ce moment-là où on se dit des vérités, on peut repartir sur des bases saines et on peut repartir de l'avant. En championnat, on est plutôt cohérents, donc il faut qu'on s'appuie sur ce qu'on fait de bien aussi en championnat pour retrouver de la confiance et une certaine solidité.

Jérôme Sillon00:54:03

Voilà, de la solidité, de la confiance. C'est vrai que Lens a gagné quand même trois de ses quatre derniers matchs en Ligue 1. Max, déjà, est-ce que tu as connu une défaite aussi large dans ta carrière ?

Intervenant 300:54:13

Oui.

Jérôme Sillon00:54:13

Non, mais on a posé la question à tous les consultants sur RMC.

Intervenant 300:54:16

Oui, oui, je la pose à tous.

Jérôme Sillon00:54:16

Jérôme, Rotten, Manu Petit, ça ne leur est jamais arrivé.

Intervenant 300:54:19

Oui, oui.

Jérôme Sillon00:54:20

Toi, tu étais avec le Luxembourg ?

Intervenant 300:54:21

Oui.

Jérôme Sillon00:54:22

Désolé.

Intervenant 300:54:22

Oui, quand j'en prenais quelques-uns, c'était avec le Luxembourg. Non, non, j'en ai pris neuf contre le Portugal, je peux te dire que c'est très, très long. J'en ai pris, alors pour le coup, j'étais sorti blessé, mais on avait fait 0-0 contre l'équipe de France, et trois jours plus tard, on en prend huit contre la Suède. Et en fait, c'est ça, j'ai envie de te dire, c'est un jour sans. Ça a été un jour sans pour le Racing Club de Lens. La problématique, c'est que c'est en Ligue des Champions, donc tu as une visibilité qui a accru par rapport à la Ligue 1, et puis tu as ce triste record de neuf buts encaissés à domicile qui, de mémoire, me semble, n'est jamais arrivé.

Jérôme Sillon00:54:52

En Ligue des Champions, ça n'est jamais arrivé.

Intervenant 300:54:53

En Ligue des Champions, et puis tu as surtout la situation top moller qu'Auzac, en fait. Je pense que s'il n'y avait pas eu tout ce grabuge autour de l'éviction de top moller, évidemment qu'on en aurait parlé, évidemment qu'on n'est pas fier d'être français lorsqu'on ramasse neuf buts comme ça et que tu supportes une équipe française en Ligue des Champions. Mais je pense que forcément, il y a l'éviction de top moller qui est remise sur le devant de la scène. Et là, moi, je suis un petit peu perplexe, parce que je pense que, sincèrement, et j'ai toujours beaucoup défendu Jean-Louis Leck, qui est un très bon directeur sportif, qui pour moi a énormément de qualités, mais c'est vrai que là, j'ai un petit peu de mal à.

Jérôme Sillon00:55:26

Tu manges des souches avec Leck.

Intervenant 300:55:29

J'ai un petit peu de mal à le défendre, même si j'ai envie de me cacher sur le fait que ça peut être un non-match. Ça peut être un non-match, ça peut arriver. Maintenant, il va falloir voir comment les joueurs vont réagir, parce que tu m'as demandé si oui ou non, j'ai déjà pris ce genre de raclée. Je l'ai pris, et je peux te dire très sincèrement que ça laisse des traces, ça laisse des traces. Après, tu sais, la bonne chose, c'est que le Racing Club de Lens rejoue très rapidement en Ligue 1, et donc ça va leur permettre de pouvoir rebondir. En tout cas, je leur souhaite s'ils arrivent à marquer.

Jérôme Sillon00:55:51

Ils ont le mobilité de le faire. Après, est-ce qu'ils vont le faire, c'est la question qu'on se pose.

Intervenant 300:55:55

On aura la réponse par rapport à leur performance sur le prochain match en Ligue 1, mais ouais, c'est clair que c'est forcément une très lourde défaite qui va laisser des marques mentalement pour les joueurs lensois.

Jérôme Sillon00:56:05

Flo, est-ce que tu crois en la révolte lensoise dimanche soir contre l'OM ?

Intervenant 300:56:08

Alors, en tout cas, déjà, je pense que mentalement, c'est la vraie question. Et donc, en gros, Auzac, depuis deux jours, est peu intervenu finalement sur les causes profondes, les raisons. Les raisons, elles sont malheureusement globales, je dirais, pour plein de clubs français en Coupe d'Europe, mais c'est le niveau. Bon, alors évidemment, ça ne doit pas faire huit buts d'écart, mais tu avais un niveau, ça piquait, ça faisait mal aux yeux. On en parlait tout à l'heure en antenne. Moi, sur plusieurs matchs, et notamment sur celui-là, et sur les combinaisons qui étaient en place, les sorties de balle, les combinaisons sur corner, tu voyais tout le travail effectué sur, déjà, plusieurs mois par le coach Fabregas.

Et donc, et justement, à l'inverse, pas fait du côté lensois. Sans doute aussi avec ce changement de coach qui n'a rien arrangé dans ce domaine-là. Donc, déjà, il y a ce fossé-là qui est tel que, quelque part, tu peux, on va dire, en tout cas, construire mentalement un discours pour dire : « C'est un autre, on est dans une autre galaxie avec la Ligue des Champions et avec Caumes. » Et donc là, on retrouve la Ligue 1. Donc moi, je dirais que sur le niveau qu'a montré Lens sur la Ligue 1 dernièrement, c'était plutôt pas mal, sauf que le dernier match qu'ils ont fait, c'est le derby contre Lille, et ce derby, ce match contre Lille, n'était pas bon déjà.

Donc moi, ce qui m'inquiète vraiment, ce n'est pas seulement le match contre Caumes, c'est plutôt la tendance que je voyais se dessiner. J'en avais parlé lundi dans l'After, puisque j'en avais fait mon flop du week-end. J'avais été surpris de voir ce Lens-là, en fait, contre Lille.

Jérôme Sillon00:57:40

Oui, parce qu'ils sont passés à côté aussi lors du derby.

Intervenant 300:57:42

Ils passent à côté du derby. Alors, ils passent toujours à côté du derby, d'ailleurs, statistiquement, mais voilà.

Jérôme Sillon00:57:45

À Lille.

Intervenant 300:57:46

À Lille. Et alors qu'ils avaient montré des choses bien avant, j'avais d'ailleurs dit : « Moi, je m'attendais à vraiment autre chose. » Donc ça m'avait inquiété, parce que ce que je dis à l'époque, là, il y a une semaine, c'est que Auzac a apporté un truc simple qui est : « Je remets les valeurs au centre, je remets l'Église au centre du village, de l'implication, de l'agressivité, de l'intensité. » Et tu t'aperçois que dès que ces curseurs-là ne sont plus là, il n'y avait pas grand-chose en termes de jeu. Et donc, ce qui m'inquiète, moi, maintenant, c'est que cette équipe-là, elle a montré des faiblesses contre Lille et de grosses lacunes contre Caumes, et elle rencontre une équipe qui, à l'inverse, a retrouvé de la confiance.

Donc, dans le match de la confiance.

Jérôme Sillon00:58:22

Ça se passe pas bien.

Intervenant 300:58:23

Ouais, dans le match de la confiance, entre guillemets, évidemment, Marseille va partir favorite. Mais en revanche, pour Auzac et dans sa reconstruction, je pense que c'est une autre galaxie la Ligue des Champions, et qu'il faut dire à ses joueurs qu'en gros, ils ont le niveau pour aller challenger Marseille.

Jérôme Sillon00:58:38

Il faut qu'on écoute Marco, supporter de Lens, qui nous a appelés au 32-16, parce qu'aujourd'hui, ce qu'il faut aussi rappeler, c'est que les supporters ont communiqué de manière cinglante après ce débacle contre Caumes, en disant les groupes de supporters, en parlant aux joueurs : « Vous avez transgressé le code d'honneur du Racing. » Marco, salut.

Intervenant 500:58:56

Salut l'équipe.

Jérôme Sillon00:58:57

Bienvenue dans l'After, Marco. Toi, tu es dans quel état d'esprit là, à deux jours de ce match contre Marseille ?

Intervenant 500:59:04

Je me dis qu'on ne peut pas faire pire.

Jérôme Sillon00:59:07

OK, ça, c'est vrai. Ça va être compliqué de faire pire.

Intervenant 500:59:10

Ça va être compliqué. Je veux dire, on n'a rien montré contre Caumes, on a été nuls, c'est honteux, on n'a pas montré de valeur, on n'a pas pris de carton rouge. Je ne comprends pas. Prendre neuf buts, tu ne prends pas un rouge, c'est super étonnant. On a manqué de green total. Excusez-moi du terme, mais on n'a pas été couillus, pour rester poli. À un moment donné, il va falloir se secouer, se dire les choses. Bon, on va voir dimanche. Moi, j'ai toujours bon espoir. On a nos valeurs, on a des joueurs de vestiaire.

On a certains, on a perdu aussi beaucoup de joueurs par rapport à la saison dernière.

Jérôme Sillon00:59:46

C'est ça, bien sûr. Il y a aussi la qualité qu'ils ont sur le terrain.

Intervenant 500:59:49

Il faut vous dire aussi, on n'est pas épargnés par les blessures en défense.

Jérôme Sillon00:59:53

Il faut remettre Gradi et Sotokan là, Marco ? Il faut remettre les deux tauliers ?

Intervenant 500:59:58

Non, non, non. Mais vous voyez, Sotokan, c'est ce qu'il nous fallait. Et pourquoi il joue pas en Ligue des Champions ou en derby directement ? Voilà, c'est des choix de coach. Voilà, on peut faire une erreur.

Jérôme Sillon01:00:07

Après, il y a un turnover aussi à mettre en place. Tu es forcément obligé de faire souffler un mec comme Sotokan qui a un certain âge. Là où je te rejoins, c'est qu'au niveau de la qualité, tu n'es plus du tout sur la même équipe que l'année dernière. Une équipe qui, on le rappelle encore une fois, le Racing Club de Lens, il ne jouait qu'un match par semaine. Là, c'est une équipe déjà qui souffre physiquement, c'est une équipe qui a eu un changement de coach, une équipe donc qui double ses matchs. Et rappelons-le quand même, la Ligue des Champions, c'est quand même le très haut niveau. Et Flo l'a dit, tu as aussi joué contre une équipe qui était bien en place, une équipe qui, individuellement parlant, était meilleure que le Racing Club de Lens.

Parce qu'avec un Torguen Hazard qui a quand même beaucoup de mal, même s'il a fait quelques matchs un peu plus intéressants en Ligue 1, un Ivanovic qui ne fonctionne vraiment pas, qui a vraiment beaucoup de mal à s'adapter. Il sera là d'ailleurs dimanche, en plus de Édouard et de Sima, il n'y a plus d'avance. Il a énormément de mal à s'adapter au système de jeu lensois. Cuisance à Aïdara, Aïdara, je ne sais pas, on n'arrive pas à retrouver Aïdara qu'on avait connu à l'époque, la blessure de Gagnou. Enfin voilà, aujourd'hui, il y a une réalité, c'est que Caumes, individuellement parlant, était bien supérieur au Racing Club de Lens. Alors, je suis d'accord qu'encaisser neuf buts, c'est inacceptable.

Je pense qu'il ne faut pas non plus être trop, trop dur avec ces joueurs du Racing Club de Lens. Voilà, ils sont passés à travers, je pense qu'ils en sont conscients, et en fait, finalement, tu vas avoir la réponse par rapport à la mentalité de ces joueurs contre l'Olympique de Marseille. Et là où je ne suis pas d'accord avec Flo, c'est que je pense que c'est une bonne chose qu'ils jouent contre l'Olympique de Marseille. Parce que gagner contre l'Olympique de Marseille à domicile, à la maison, ça a forcément un peu plus de prestance, de valeur, que si tu devais gagner contre Brest ou contre Le Havre, sans manquer de respect, évidemment, aux plus petites équipes de Ligue 1. Donc voilà, la bonne chose pour ce Racing Club de Lens, c'est qu'ils ont un match dans quelques jours qui va leur permettre justement de pouvoir éventuellement, j'ai envie de te dire, passer l'éponge sur la méconvenue qu'il y a eue contre Caumes.

C'est le bon adversaire, Marco, pour les Senghors, pour se relancer ?

Intervenant 501:01:49

Je ne sais pas si c'est le bon adversaire, mais c'est toujours l'Olympique de Marseille. C'est l'un des plus grands clubs en France, si ce n'est le plus grand. Je ne suis pas supporter marseillais, pour moi, c'est le Racing. C'est une petite dédicace pour mes amis marseillais, pour les flatter un petit peu. Ils ont un peu de mal au niveau des titres depuis quelques années, donc espérons que ça continue et qu'on gagne dimanche. Et comme je dis souvent, ça me rappelle une réplique de football dans un vestiaire : « Il vaut mieux perdre une fois 9-1 que 9-0. »

Jérôme Sillon01:02:17

Tu n'auras pas le temps de faire neuf matchs en Ligue des Champions à ce tableau-là. Bon, Marco, merci beaucoup.

Intervenant 501:02:26

Merci à vous.

Jérôme Sillon01:02:27

Bonne soirée à toi.

Intervenant 501:02:28

Allez, allez Lens.

Jérôme Sillon01:02:29

Non, je pense juste que pour les supporters, ce qui a peut-être manqué dans cet après-match, c'est un peu de communication de la direction. C'est-à-dire que là, tu as eu Auzac et Gradi. Auzac, on sent quand même, jeune coach, qu'il a pris un coup de massue. Donc le soir après le match, c'était quand même très compliqué, et je le comprends. Il n'est pas de toute façon très expansif. Moi, j'y étais à Lens après la défaite contre le Sporting. Je m'attendais à quelqu'un de plus volubile, de plus... qui donnait plus de choses.

Intervenant 301:02:56

Qu'est-ce que vous voulez dire à chaud ?

Jérôme Sillon01:02:58

Non, mais justement, c'est pour ça que je te dis que, par exemple, je me souviens que quand Lyon a été éliminé par le Fener, là, en début de saison, Mathieu Louis-Jean est venu. Immédiatement, il a dit : « Il n'y a pas de panique. » Alors évidemment, après, tu peux être furieux, tu es mécontent, tu es supporter, tu dis oui. Mais il a pris le truc pour dire : « Tout continue. Le club est carré. » Enfin, tu vois ? Donc pour ton staff, pour les supporters, pour les autres, en gros, ce n'est pas la fin du monde. Pas de panique, on continue, on va y arriver, il y a des joueurs qui arrivent, on est sur des dossiers, etc. Nos ambitions sont celles-ci.

Et je trouve qu'il a manqué une parole, parce que là, c'est un traumatisme.

Intervenant 301:03:33

Je pense qu'il sera temps de parler après l'Olympique de Marseille.

Jérôme Sillon01:03:35

Peut-être.

Intervenant 301:03:35

Parce que si victoire, il y a.

Jérôme Sillon01:03:36

Mais là.

Intervenant 301:03:37

Je te dis, ça aidera peut-être les autres.

Jérôme Sillon01:03:38

Non, mais tu vois ce que tu as dit là ? Ce que tu as dit sur le côté : « OK, on n'a pas été bons, tu t'offres la gelée, ça, ça a été fait. C'est ridicule, ce n'est pas bon, etc. » Mais tu peux aussi dire, comme tu l'as dit : « Attendez, Caumes est une très belle équipe. Il y a des soirs comme ça où rien ne va, mais le projet du Racing Club de Lens n'est pas remis en cause. » Comme disait Jérôme, avant le derby contre Lille, on en était à tant de victoires, etc., et de matchs réussis. Je parle là de la com' du club qui peut permettre aux joueurs, aux supporters, de prendre une grande bouffée d'air et de se dire : « Oui, c'est vrai, après tout, tout n'est pas terminé.

» Là, j'ai senti la chape de plomb. Il a manqué peut-être une parole un peu plus, on va dire, du haut niveau, de la direction lensoise, même Joseph ou Grolian.

Intervenant 301:04:22

Ouais, ça s'entend. Après, par expérience, en règle générale, quand tu ramasses une raclée comme celle-ci, ce n'est jamais très bon de parler à chaud. Alors, certes, ils auraient pu venir deux jours après, je suis d'accord avec toi. Je pense sincèrement que le match contre l'Olympique de Marseille va être le tournant de la saison au Racing Club de Lens.

Jérôme Sillon01:04:38

Bien sûr.

Intervenant 301:04:39

S'il y a victoire, il y a défaite.

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Dans un instant, les Nuits du Cazar enchaînent avec Pablo Mira comme superbe invité. Évidemment, l'After revient demain soir. Alors attention, demain, After Rugby après France Fidji, l'After Foot sera là aux alentours de 23 h 30. Jusqu'à minuit et demi, on poussera le curseur pour revenir notamment sur le match du Paris FC et sur le match du PSG. Bonne soirée à tous. L'After revient demain soir. Ciao.

Salut.

RMC, l'After Foot.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.