Cet épisode de l'After Foot revient sur la lourde défaite du Racing Club de Lens face à Côme en Ligue des Champions, sur le score de 9 buts à 1. Les chroniqueurs analysent les propos de l'entraîneur Yannick Cahuzac, qui dit avoir échangé franchement avec son staff et ses joueurs.
Ils s'interrogent sur la tendance des dernières semaines, sur les causes du naufrage et sur la capacité de l'équipe à se relever avant le match contre l'Olympique de Marseille. Un supporter lensois appelé à l'antenne donne son avis, tandis que le débat porte aussi sur la communication du club après la défaite.
Les auditeurs découvrent les différentes lectures de cette crise sportive.
Dans cet épisode Florent Gautreau
Cette transcription de l'épisode sur la défaite lensoise face à Côme a été réalisée avec la technologie d'HappyScribe, celle qui alimente son outil IA prise de note.
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Vous écoutez.
RMC.
Allez, Florent, retour avec Maxime Chanot avec vous au 3216, les supporters du Racing Club de Lens. On parle de Lens Marseille, c'est l'affiche de cette 10e journée de Ligue 1. Ce sera dimanche soir à 20 h 45, dans 2 jours donc, mais on est surtout 2 jours côté Lensois après le naufrage face à Côme, 9 buts à 1. Et aujourd'hui, c'était intéressant d'écouter Jonathan Gradil, défenseur du Racing Club de Lens, et son entraîneur surtout, Yannick Cahuzac, qui est revenu sur cette soirée et ce qu'il attend de ses joueurs désormais. Et le débat, la question qu'on vous pose au 3216 : est-ce que vous croyez en la révolte du Racing Club de Lens ?
D'abord, les mots de Yannick Cahuzac, 2 jours après cette défaite 9 buts à 1.
Ce qui est important, c'est de se dire les choses. De ne pas le mettre sous le tapis et se dire « on en parlera ». Et ça, c'est ce qu'on a fait, déjà, avec mon staff, avec mes joueurs. On s'est dit ce qu'on avait à se dire. Et je pense qu'à partir de ce moment-là, où on se dit des vérités, on peut repartir sur des bases saines et on peut repartir de l'avant. En championnat, on est plutôt cohérents, donc il faut qu'on s'appuie sur ce qu'on fait de bien aussi en championnat, pour retrouver de la confiance et une certaine solidité.
Voilà, de la solidité, de la confiance. C'est vrai que Lens a gagné quand même 3 de ses 4 derniers matchs en Ligue 1. Max, déjà, est-ce que tu as connu une défaite aussi large dans ta carrière ? Non mais on a posé la question à tous les consultants sur RMC. Jérôme, Roten, Manu Petit, ça ne leur est jamais arrivé.
Ouais, ouais.
Toi, tu étais avec le Luxembourg ?
Ouais.
Désolé.
Ouais, quand j'en prenais quelques-uns, c'était avec le Luxembourg. Non, non, ouais, j'en ai pris 9 contre le Portugal, je peux te dire que c'est très, très long. J'en ai pris... Alors, pour le coup, j'étais sorti blessé, mais on avait fait 0-0 contre l'équipe de France, et 3 jours plus tard, on en prend 8 contre la Suède. Et en fait, c'est ça, c'est que j'ai envie de te dire : c'est un jour sans. Ça a été un jour sans pour le Racing Club de Lens. La problématique, c'est que c'est en Ligue des Champions, donc tu as une visibilité qui a accru par rapport à la Ligue 1, et puis tu as ce triste record de 9 buts encaissés à domicile qui, de mémoire, ne me semble, n'est jamais arrivé.
En Ligue des Champions, ça n'est jamais arrivé.
En Ligue des Champions, oui. Et puis tu as surtout la situation Top Möller-Cahuzac, en fait. Je pense que s'il n'y avait pas eu tout ce grabuge autour de l'éviction de Top Möller, évidemment qu'on en aurait parlé, évidemment qu'on n'est pas fiers d'être Français lorsqu'on ramasse 9 buts comme ça et que tu supportes une équipe française en Ligue des Champions. Mais je pense que forcément, il y a l'éviction de Top Möller qui est remise sur le devant de la scène. Et là, moi, je suis un petit peu perplexe, parce que je pense que, sincèrement, le... Et j'ai toujours beaucoup défendu Jean-Louis Leck, qui est un très bon directeur sportif, qui pour moi a énormément de qualités.
Il est gentil.
Mais c'est vrai que là, j'ai un petit peu de mal à...
Tu manges des souches avec Leck.
J'ai un petit peu de mal à le défendre, même si j'ai envie de me cacher sur le fait que ça peut être un non-match. Ça peut être un non-match, ça peut arriver. Maintenant, il va falloir voir comment les joueurs vont réagir, parce que tu m'as demandé si oui ou non j'ai déjà pris ce genre de raclée. Je l'ai pris, et je peux te dire très sincèrement que ça laisse des traces, ça laisse des traces. Après, tu sais, la bonne chose, c'est que le Racing Club de Lens rejoue très rapidement en Ligue 1, et donc ça va leur permettre de pouvoir rebondir. En tout cas, je leur souhaite, s'ils arrivent à marquer.
Ils ont le morbidité de le faire. Après, est-ce qu'ils vont le faire, c'est la question qu'on se pose.
On aura la réponse par rapport à leur performance sur le prochain match en Ligue 1, mais ouais, c'est clair que c'est forcément une très lourde défaite qui va laisser des marques mentalement pour les joueurs lensois.
Flo, est-ce que tu crois en la révolte lensoise dimanche soir contre l'OM ?
Alors, en tout cas, déjà, je pense que mentalement, c'est la vraie question. Et donc, en gros, Cahuzac, depuis 2 jours, est peu intervenu finalement sur les causes profondes, les raisons. Les raisons, elles sont malheureusement globales, je dirais, pour plein de clubs français là en Coupe d'Europe, mais c'est le niveau. Bon, alors, évidemment, ça ne doit pas faire 8 buts d'écart, mais tu avais un niveau, ça piquait, ça faisait mal aux yeux. On en parlait tout à l'heure en antenne. Moi, sur plusieurs matchs, et notamment sur celui-là, et sur les combinaisons qui étaient en place, les sorties de balle, les combinaisons sur corner, tu voyais tout le travail effectué sur, déjà, plusieurs mois par le coach Fabregas.
Et donc, et justement, à l'inverse, pas fait du côté lensois. Sans doute aussi avec ce changement de coach qui n'a rien arrangé dans ce domaine-là. Donc, déjà, il y a ce fossé-là qui est tel que, quelque part, tu peux, on va dire, en tout cas, construire mentalement un discours pour dire : « C'est un autre... on est dans une autre galaxie, avec la Ligue des Champions et avec Côme, et donc là, on retrouve la Ligue 1. » Donc moi, je dirais que sur le niveau qu'a montré Lens sur la Ligue 1 dernièrement, c'était plutôt pas mal, sauf que le dernier match qu'ils ont fait, c'est le derby contre Lille, et ce derby, ce match contre Lille, n'était pas bon déjà.
Donc moi, ce qui m'inquiète vraiment, ce n'est pas seulement le match contre Côme, c'est plutôt la tendance que je voyais se dessiner. J'en avais parlé lundi dans l'After, puisque j'en avais fait mon flop du week-end. J'avais été surpris de voir ce Lens-là, en fait, contre Lille.
Ouais, parce qu'ils sont passés à côté aussi lors du derby.
Ils passent à côté du derby. Alors, ils passent toujours à côté du derby, d'ailleurs, statistiquement, mais voilà.
À Lille.
À Lille. Et alors qu'ils avaient montré des choses bien avant, j'avais d'ailleurs dit : « Moi, je m'attendais à vraiment autre chose. » Donc ça m'avait inquiété, parce que ce que je dis à l'époque, là, il y a une semaine, c'est que Cahuzac a apporté un truc simple, qui est : je remets les valeurs au centre, je remets l'Église au centre du village, de l'implication, de l'agressivité, de l'intensité. Et tu t'aperçois que dès que ces curseurs-là ne sont plus là, il n'y avait pas grand-chose en termes de jeu. Et donc ce qui m'inquiète, moi, maintenant, c'est que cette équipe-là, elle a montré des faiblesses contre Lille et de grosses lacunes contre Côme, et elle rencontre une équipe qui, à l'inverse, a retrouvé de la confiance.
Donc dans le match de la confiance...
C'est ça, le match de la confiance.
Ouais, dans le match de la confiance, entre guillemets, évidemment, Marseille va partir favori. Mais en revanche, pour Cahuzac et dans sa reconstruction, je pense que c'est une autre galaxie, la Ligue des Champions, et qu'il faut dire à ses joueurs qu'en gros, ils ont le niveau pour aller challenger Marseille.
Il faut qu'on écoute Marco, supporter de Lens, qui nous a appelés au 3216, parce qu'aujourd'hui, ce qu'il faut aussi rappeler, c'est que les supporters ont communiqué de manière cinglante après donc cette débâcle contre Côme, en disant les groupes de supporters, en parlant aux joueurs : « Vous avez transgressé le code d'honneur du Racing. » Marco, salut !
Salut l'équipe.
Bienvenue dans l'After, Marco. Toi, tu es dans quel état d'esprit là, à 2 jours de ce match contre Marseille ?
Je me dis qu'on ne peut pas faire pire.
OK, ça c'est vrai. Ça va être compliqué de faire pire.
Ça va être compliqué. Je veux dire, on n'a rien montré contre Côme, on a été nuls, c'est honteux, on n'a pas montré de valeur, on n'a pas pris de cartes en rouge. Je ne comprends pas. Prendre 9 buts, tu ne prends pas un rouge, c'est super étonnant. On a manqué de green total. Excusez-moi du terme, mais on n'a pas été couillus, pour rester poli. À un moment donné, il va falloir se secouer, se dire les choses. Bon, on va voir dimanche. Moi, j'ai toujours bon espoir. On a nos valeurs, on a des joueurs de vestiaire.
On en a certains, on a perdu aussi beaucoup de joueurs par rapport à la saison dernière.
C'est ça, bien sûr. Il y a aussi la qualité qui est en jeu.
Il faut vous dire aussi qu'on n'est pas épargnés par les blessures en défense.
Il faut remettre Gradil et Sotoka, là, Marco ? Il faut remettre les deux tauliers ?
Non, non, non. Mais vous voyez Sotoka, ce qu'il nous fallait hier, et pourquoi il joue pas en Ligue des Champions ou en derby directement. Voilà, c'est des choix de coach. Voilà, on peut faire une erreur.
Après, il y a un turnover aussi à mettre en place. Tu es forcément obligé de faire souffler un mec comme Sotoka qui a un certain âge. Là où je te rejoins, c'est qu'au niveau de la qualité, tu n'es plus du tout sur la même équipe que l'année dernière. Une équipe qui, on le rappelle encore une fois, le Racing Club de Lens, il ne jouait qu'un match par semaine. Là, c'est une équipe déjà qui souffre physiquement, c'est une équipe qui a eu un changement de coach, c'est une équipe donc qui double ses matchs. Et rappelons-le quand même, la Ligue des Champions, c'est quand même le très haut niveau. Et Flo l'a dit, tu as aussi joué contre une équipe qui était bien en place, une équipe qui, individuellement parlant, était meilleure que le Racing Club de Lens.
Parce qu'avec un Torguenazar qui a quand même beaucoup de mal, même s'il a fait quelques matchs un peu plus intéressants en Ligue 1, un Ivanovic qui ne fonctionne vraiment pas, qui a vraiment beaucoup de mal à s'adapter.
Il sera en son meilleur dimanche, en plus de Édouard et de Sima, il n'y a plus d'avance.
Il a énormément de mal à s'adapter au système de jeu lensois. Cuisance à Idara, Idara, je ne sais pas, on n'arrive pas à retrouver le Idara qu'on avait connu à l'époque, la blessure de Gagnou. Enfin voilà, aujourd'hui, il y a une réalité, c'est que Côme, individuellement parlant, était bien supérieur au Racing Club de Lens. Alors je suis d'accord qu'encaisser 9 buts, c'est inacceptable. Je pense qu'il ne faut pas non plus être trop, trop dur avec ces joueurs du Racing Club de Lens. Voilà, ils sont passés à travers, je pense qu'ils en sont conscients, et en fait, finalement, tu vas avoir la réponse par rapport à la mentalité de ces joueurs contre l'Olympique de Marseille. Et là où je ne suis pas d'accord avec Flo, c'est que je pense que c'est une bonne chose qu'ils jouent contre l'Olympique de Marseille.
Parce que gagner contre l'Olympique de Marseille à domicile, à la maison, ça a forcément un peu plus de prestance, de valeur, que si tu devais gagner contre Brest ou contre le Havre, sans manquer de respect, évidemment, aux plus petites équipes de Ligue 1. Donc voilà, la bonne chose pour ce Racing Club de Lens, c'est qu'ils ont un match dans quelques jours qui va leur permettre justement de pouvoir éventuellement, j'ai envie de te dire, passer l'éponge sur la méconvenue qu'il y a eue contre Côme. C'est le bon adversaire, Marco, pour les Senghors, pour se relancer ?
Je ne sais pas si c'est le bon adversaire, mais c'est toujours l'Olympique de Marseille. C'est l'un des plus grands clubs en France, si ce n'est le plus grand. Je ne suis pas supporter marseillais, pour moi, c'est le Racing. Je fais une petite dédicace pour mes amis marseillais, pour les flatter un petit peu. Ils ont un peu de mal au niveau des titres depuis quelques années, donc espérons que ça continue et qu'on gagne dimanche. Et comme je le dis souvent, ça me rappelle une réplique de football dans un vestiaire : « Il vaut mieux perdre une fois 9-1 que 9-0. »
Ouais. Tu n'auras pas le temps de faire 9 matchs en Ligue des Champions à ce tableau-là. Bon, Marco, merci beaucoup.
Merci à vous.
Bonne soirée à toi.
Allez, allez, Lens.
Je pense juste que pour les supporters, ce qui a peut-être manqué dans cet après-match, c'est un peu de communication de la direction. C'est-à-dire que là, tu as eu Cahuzac et Gradil. Cahuzac, on sent quand même, jeune coach, qu'il a pris un coup de massue. Donc le soir après le match, c'était quand même très compliqué, et je le comprends.
Il n'est pas de toute façon très expansif. Moi, j'y étais à Lens après la défaite contre le Sporting. Je m'attendais à quelqu'un de plus volubile, de plus... qui donnait plus de choses.
Qu'est-ce que vous voulez dire « à chaud » ?
Non, mais justement, c'est pour ça que je te dis que, par exemple, je me souviens que quand Lyon a été éliminé par le Fener, là, en début de saison, Mathieu Louis-Jean est venu. Immédiatement, il a dit : « Il n'y a pas de panique. » Alors évidemment, après, tu peux être furieux, tu es mécontent, tu es supporter, tu dis oui. Mais il a pris le truc pour dire : « Tout continue. Le club est carré. » Enfin, tu vois ? Donc pour ton staff, pour les supporters, pour les autres, en gros, ce n'est pas la fin du monde. Pas de panique, on continue, on va y arriver, il y a des joueurs qui arrivent, on est sur des dossiers, etc., nos ambitions sont celles-ci.
Et je trouve qu'il a manqué une parole, parce que là, c'est un traumatisme.
Moi, je pense qu'il serait à temps de parler après l'Olympique de Marseille.
Peut-être.
Parce que 6 victoires, il y a.
Mais là...
Je te dis, ça aidera peut-être.
Non, mais tu vois ce que tu as dit là ? Ce que tu as dit sur le côté : « OK, on n'a pas été bons, tu t'offres la gelée, ça, ça a été fait, c'est ridicule, ce n'est pas bon, etc. » Mais tu peux aussi dire, comme tu l'as dit : « Attendez, Côme est une très belle équipe. Il y a des soirs comme ça où rien ne va, mais le projet du Racing Club de Lens n'est pas remis en cause. » Comme disait Jérôme, avant le derby contre Lille, on en était à tant de victoires, etc., et de matchs réussis. Je parle là de la com' du club qui peut permettre aux joueurs, aux supporters, de prendre une grande bouffée d'air et de se dire : « Oui, c'est vrai, après tout, tout n'est pas terminé.
» Là, j'ai senti la chape de plomb. Il a manqué peut-être une parole un peu plus, on va dire, du haut niveau, de la direction lensoise que même Joseph ou Gourlion.
Ouais, ça s'entend. Après, par expérience, en règle générale, quand tu ramasses une raclée comme celle-ci, ce n'est jamais très bon de parler à chaud. Alors, certes, ils auraient pu venir un peu deux jours après, je suis d'accord avec toi. Je pense sincèrement que le match contre l'Olympique de Marseille va être le tournant de la saison au Racing Club de Lens. Si victoire, il y a, pas de défaite. Bien sûr. Dans un instant, les Nuits du Cazar enchaînent avec Pablo Mira comme superbe invité. Évidemment, l'After revient demain soir. Alors attention, demain, After Rugby après France Fidji, l'After Foot sera là aux alentours de 23h30.
Jusqu'à minuit et demi, on poussera le curseur pour revenir notamment sur le match du Paris FC et sur le match du PSG. Bonne soirée à tous.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.