Cet épisode du Best-of de l'After Foot sur RMC revient sur la liste de Zinédine Zidane pour les matchs de Ligue des Nations contre l'Italie et la Turquie. Les chroniqueurs débattent de la position de Kylian Mbappé, certains pensant qu'il doit retrouver l'axe en numéro 9, tandis que d'autres y voient surtout de la communication autour du sélectionneur.
La discussion aborde aussi la sélection de Pablo Pages, les choix au milieu de terrain et sur les latéraux, ainsi que les critiques envers Mbappé exprimées lors d'un appel d'auditeur. Les auditeurs découvriront les enjeux tactiques de ce rassemblement et les pistes avancées par chacun, les opinions étant présentées comme celles de leurs auteurs.
Cette transcription de l'épisode sur la liste des Bleus de Zidane et la place de Mbappé a été réalisée avec la technologie HappyScribe qui permet de transcrire une vidéo en texte.
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RMC. Mais d'abord, on continue sur la liste de Zinédine Zidane pour les deux matchs de Ligue des Nations en Italie et contre la Turquie. Petite retrouvaille d'ailleurs pour Zizou, parce qu'il retourne en Italie, même si c'est à Milan le match et pas à Turin. Et puis il va recevoir la Turquie à Bordeaux, quand même. Même si ce n'est pas à Chaban-Delmas, ce sera au Matmut.
C'est vrai.
Je ne sais même pas si on dit encore Matmut, d'ailleurs. Je ne crois pas. Bonne question.
Je pense que le stade a changé de nom, vu que.
On va l'appeler le Stade de l'Atlantique, me dit notre réalisateur Daniel Torres. Bon. Peu importe. L'attaque des Bleus : Zidane a parlé de la position de Kylian Mbappé. On le disait lors du premier rassemblement, il voulait que Mbappé joue sur le côté gauche et Dembélé en pointe. Écoutez ce qu'a dit aujourd'hui Zinédine Zidane sur le capitaine de l'équipe de France.
C'est vrai que vous êtes resté sur ça. C'est simplement le fait de dire que Kylian peut jouer dans plusieurs positions, mais Kylian va pouvoir aussi jouer dans sa position préférentielle peut-être aujourd'hui, en pointe, et sur ce rassemblement, sur ces matchs. Il n'y aura pas de souci.
En fait, si tu veux, Zidane, c'est souvent du... c'est ce que je disais tout à l'heure, il y a beaucoup de com aussi, beaucoup de marketing, de com. C'est-à-dire que quand il fait cette première conférence, c'est ce qui frappe. Moi, je me souviens : « Mbappé à gauche. » Ah, ok. Pourquoi ? Pour dire à Dembélé : « Ne t'inquiète pas, moi je suis capable de t'essayer dans l'axe et de remettre Kylian, qui a été bon côté gauche. » Sauf que tout le monde sait pourquoi on a remis Kylian dans l'axe. D'abord parce que lui, il aime bien maintenant et qu'il met plein de buts. Ensuite, parce que côté gauche, il défend. Enfin, il a besoin de défendre, il n'aime pas faire ça.
Bref, toutes ces questions-là, elles ont été résolues. Mais dans, pareil, l'histoire que tu veux construire avec ton vestiaire, avec tes joueurs cadres et avec tes joueurs majeurs, dont Dembélé qui a une histoire un peu compliquée avec les Bleus, tu lui dis : « Pas de problème, regarde, je suis capable d'envoyer un peu Mbappé à gauche. » Moi je pense que.
Donc c'est de la com alors.
Moi je pense que Mbappé, d'ailleurs, quand il a entendu ça, il a dû dire : « Mon pote, moi je ne suis pas certain de vouloir repartir à gauche. »
Tu penses ?
Ah, moi je pense. Et là, donc, l'histoire, elle va s'écrire très clairement. Il faut que, de toute façon, à un moment donné, il y ait une victime. On a eu ce débat-là pendant la Coupe du Monde. Évidemment, Dembélé a mis des buts parce qu'il y avait aussi des matchs un petit peu plus simples, et puis que c'est un excellent joueur. Mais Dembélé, en équipe de France, son histoire, elle est quand même compliquée. Et moi, je l'ai toujours dit ici : Mbappé va retrouver sa place dans l'axe. Doué, il aura sa place éventuellement côté gauche, surtout que cette année, avec VARA absent, il l'aura aussi au PSG. Et Dembélé risque d'être la victime, effectivement, de tout ça en équipe de France.
Donc moi, cette histoire-là, comme toutes les autres que raconte, entre guillemets, Zidane, je ne dis pas qu'il ment, parce qu'il le fait. On ne peut pas dire qu'il ne le fait pas. Mais je dis que derrière, il ouvre des portes pour les refermer, il dit qu'il fait des trucs.
C'est de la com, quoi.
On entend, c'est beaucoup de com. Et derrière, à la fin, tu arrives quand même à la solution que tu connais et qui paraît évidente, c'est que Mbappé sera dans l'axe.
Oui, oui. Et que Désiré Doué va jouer, parce que vu comment Zinédine Zidane, là, on en parlait en conférence de presse, il a l'air de vraiment bien l'apprécier. D'ailleurs, c'est légitime, vu les performances du Parisien. Là, je ne suis pas d'accord, par contre, avec Flo par rapport à la position vis-à-vis de Mbappé à gauche. J'ai du mal à croire que Zidane se soit positionné de cette manière-là sans l'avoir appelé au préalable. Il ne faut pas oublier que c'est un mec qui vit aussi à Madrid, j'imagine qu'ils ont des.
Il se croise à la boulangerie.
J'imagine qu'il doit se croiser à la boulangerie ou ailleurs. Je ne sais pas ce qu'ils font de leur temps libre. Mais oui, non, non, je pense qu'il y a eu un accord. Alors, là où je te rejoins, je suis d'accord avec toi, c'était justement pour donner aussi un petit peu de possibilité à Ousmane Dembélé de pouvoir évoluer dans l'axe et pourquoi pas de performer. Il nous l'a montré, le Parisien, qu'il n'est pas, en tout cas, capable de performer à ce poste-là en équipe de France. Et là où je te rejoins aussi, Flo, c'est que je pense qu'à terme, on va revenir sur un schéma où Kylian Mbappé va revenir en tant que numéro 9, avec un Michael Olise à droite et un Désiré Doué à gauche. Là, une chose où je suis sûr aussi, c'est que Zidane ne lâchera pas, justement, son Rayan Cherki, et c'est peut-être la raison pour laquelle il a sélectionné Pablo Pages, pour trouver peut-être une alternative à ce troisième milieu relayeur, qui, finalement, est quand même un profil assez particulier.
Parce qu'à part Rayan Cherki, Désiré Doué en tant que troisième milieu relayeur, je ne vois pas vraiment quel profil a l'équipe de France pour pouvoir pallier s'il doit avoir des blessures de ses deux premiers joueurs. Et c'est vrai que Pages, même si, je le redis encore une fois, lorsque toutes les forces vives seront présentes, je ne pense pas qu'il aura le droit de revenir en équipe de France.
Dakunya peut jouer là aussi.
Dakunya peut jouer là aussi.
C'est peut-être aussi la raison pour laquelle, je pense, Zinédine Zidane a sélectionné Pages : pour voir si éventuellement le Parisien est en mesure de pouvoir jouer à ce poste-là.
Romain nous a appelés au 3216. Salut, Romain.
Oui, salut, bonjour à tous.
Allô.
Comment ça va ?
On t'entend très bien, Romain. Comment ça va ?
Oui, salut, ça va nickel. Je voulais juste réagir sur Pages. Moi, enfin, Pages Zidane, moi je fais confiance à Zidane. Peut-être que je suis génération début 90 qui a connu Zidane 98, et peut-être que je ne suis pas du tout objectif. Mais je me dis : si Zizou a convoqué Pages, c'est peut-être qu'il y a une raison derrière. Peut-être qu'il a un plan de jeu particulier, comme vous venez de dire avec Cherki. Peut-être qu'il y a une raison particulière, mais moi, je lui fais confiance à 100 %.
Du coup, c'était juste pour dire que voilà, je lui fais confiance. Et si Pages est la petite surprise, la grosse surprise, eh bien, merci, parce que je pense que, footballistiquement parlant, je pense qu'il aura raison, en fait.
Là-dessus, on est d'accord qu'il colle avec les préceptes de jeu et de ce que veut faire Zidane. Sur le placement, le positionnement de Mbappé, tu te positionnes comment, toi, Romain ?
Ah bah, moi, Mbappé, footballistiquement parlant, je l'aime beaucoup, mais par contre, humainement, j'ai du mal avec lui. Et je pense que j'ai du mal avec Mbappé parce qu'en fait, même sans lui, on arrive quand même à gagner. Et je fais partie de la team de ceux qui disent que Mbappé, en fait, qu'il soit là ou pas, en fait, j'ai envie de dire.
Il faut arrêter avec ça. Il faut arrêter.
Il peut être méchant, mais on s'en fout, en fait.
Mais non. Et encore une fois, tu as le droit de penser ça, mais il faut arrêter. Il faut arrêter ce bashing contre Mbappé. Alors oui, il peut être cristallisant dans son attitude. Hé, c'est l'un des meilleurs joueurs du monde. Il arrive deuxième au Ballon d'Or, il est incroyable comme joueur. En fait, tu te rends compte, surtout, que l'importance de Mbappé quand il n'est pas là, quand il est sur le terrain, on est le premier à les critiquer. Par contre, quand il n'est pas là, on se rend compte que, quand même, quand c'est un petit peu compliqué, eh bien, ce n'est ni Ousmane Dembélé, ni Désiré Doué, eh bien, c'est Kylian Mbappé qui vient trouver la solution pour, justement, aider cette équipe de France à pouvoir se sortir de situations un petit peu compliquées.
Donc je te rejoins par rapport à ton analyse, c'est-à-dire que tu as le choix et tu as le droit de te positionner de cette manière-là. Par contre, moi, je ne peux pas te suivre. Il faut arrêter ce bashing contre Mbappé. On a une chance incroyable d'avoir l'un des meilleurs joueurs du monde, si ce n'est le meilleur joueur du monde en tant que Français. Eh bien, merde, excuse-moi du terme, mais vraiment, moi, ça me sort par les oreilles. Et il faut le soutenir. On a la chance de l'avoir, soutenons-le, parce que c'est aussi pour le bien de l'équipe de France d'avoir un joueur qui est bien dans ses baskets. Il faut arrêter tout ça, ce bashing, encore une fois, excuse-moi de réutiliser ce terme-là, Jérôme, mais contre Mbappé, parce qu'il ne le mérite pas.
Romain ?
Oui. Après, le foot, ça reste quand même un sport collectif, et moi, ce qui me dérange, c'est qu'on a l'impression qu'en fait, on a Mbappé et après, on a l'équipe de France.
Mais qui dit ça ? Qui dit ça ? Est-ce que Mbappé, finalement, n'est pas bien intégré dans cette équipe de France ? Est-ce qu'on a des preuves que Mbappé est seul dans le vestiaire, comme tu es en train d'avancer ? Mais là, il sera avec soi minute et son grand copain, en plus.
Moi, je ne suis pas aussi spécialiste que vous. Moi, c'est le ressenti.
Non, non, non. On te le dit, c'est qu'aujourd'hui, tu as le droit d'avoir cet avis-là, il n'y a pas de problème. Mais il faut arrêter. Il n'y a qu'en France qu'on critique son meilleur joueur. En Argentine, au Portugal - le Portugal, c'est encore autre chose - on passe son temps à, justement, mettre leurs meilleurs joueurs en avant, et nous, c'est l'inverse. Tu supportes quel club, Romain ?
Moi, je suis supporter du FC Nantes, moi.
Ah, bah, écoute, je comprends mieux alors. Bon, bon, bon courage.
Bah ouais, merci. Mais justement, le FC Nantes, ce qui a fait la gloire du FC Nantes, c'est que ça n'a jamais été des individualités. Ça a fait, comment dire, des équipes, justement. Et pas une personne, et autour, après, on fait une.
Je suis d'accord. Le FC Nantes, c'est une particularité, et c'était le jeu avant ça. Mais.
Mais c'est comme Santé, c'est comme Santé.
Non, non, mais après, sur Mbappé, Romain, sur Mbappé, il y a quand même un truc très simple. Et justement, le positionnement est important. Dans ce positionnement, entre guillemets, où ça lui demande de moins défendre et de faire moins d'allers-retours comme sur un côté, il est quand même d'une efficacité incroyable. Donc tu ne peux pas te priver.
Oui, je suis d'accord.
Je dirais même que, pour revenir sur Dembélé, finalement, qu'il a du mal, parce que tout simplement, ce n'est pas qu'il a du mal, c'est que Dembélé, l'équation, elle est trop compliquée. Ce poste de 9 et demi, tel qu'il est au PSG, est un autre football, est un autre univers, est une autre organisation. Et en équipe de France, c'est un peu ce qui s'est passé cet été. Dans ce cas-là, il faut qu'il aille côté droit. Or, côté droit, un, lui, il n'a pas trop envie d'y retourner. Et deux, je ne suis pas sûr qu'il soit aussi performant, effectivement, qu'il a pu l'être par le passé. Donc tu es dans une forme d'impasse.
Et en plus, tu as un joueur incroyable, Olise, qui, lui, est de ce côté-là, sur le côté droit. Donc, sur Mbappé et sur son, on va dire, son lien et sa connexion avec les autres joueurs, je trouve que c'est beaucoup moins problématique s'il est dans l'axe, et d'autant moins problématique qu'il est super efficace. Donc, il n'y a pas vraiment de question à se poser. La seule question pour Zidane, c'est que là, pour l'instant, il est dans une grande revue d'effectifs malgré tout, qu'en plus, les résultats, lui, ont plutôt souri, qu'il est arrivé escorté, on va dire, d'une popularité qu'on connaît et qui fait qu'il vit sa meilleure vie, mais qu'à un moment donné, quand tous les choix vont se restreindre, les listes vont se restreindre, et les 11 à faire vont devenir majeurs, où tu n'auras pas l'idée de faire tourner parce qu'il y a 4 matchs, c'est-à-dire les championnats d'Europe, les phases finales, etc.
Même là, la Ligue des Nations avec.
Oui, mais.
Les quarts de finale, par exemple.
Tout à fait.
Mais quand.
Ouais, mais là, alors là, il se trouve qu'il y a des absents, il y a des blessés, il y a des trucs. Moi.
Le fight de la fin de journée des Nations, on va vraiment voir le coaching de Zidane quand il aura à peu près tout le monde à dispo pour un match important, et que là, il faudra mettre 11 joueurs. On verra ce qu'il va mettre sur le banc.
C'est la forme du moment. C'est très rare que tu aies ton groupe au complet avec les suspensions, avec les blessures. Voilà, ça ressort aussi à ça, cette Nations League, ces premiers matchs, pour faire des revues d'effectifs, même si je n'aime pas trop utiliser ce terme-là. Et l'équipe qui a débuté le premier match sous l'ère Zidane ne sera sûrement pas l'équipe qui débutera la grande compétition.
On rappelle le calendrier : quarts de finale au mois de mars, et ensuite Final Four au mois de juin, avec d'ailleurs la France qui serait candidate pour l'organiser si les Bleus sont qualifiés.
Après, ce qui est important, alors pour le coup, dans le côté en dehors de tout ce storytelling qu'il est en train de mettre en place, et encore une fois, quand je dis ça, je ne dis pas que c'est nul. Quelque part, ça sert à quelque chose. Parce que c'est très positif comme discours. C'est de dire aux joueurs de Ligue 1 : « Vous avez votre chance. » D'ailleurs, Dakunya, par exemple, qui intègre l'équipe de France, s'il avait été mauvais, il aurait perdu des points. Il a été bon, il en a gagné. Et il va sans doute être titulaire. Enfin, il a des chances de l'être. Donc, tout ça, c'est très, très bien. Mais l'autre chose très importante, et là, on passe peut-être à autre chose liée à sa personnalité, à Zidane, c'est la capacité qu'il a à pouvoir remettre des joueurs dans le circuit.
Ou à mettre, comme Dakunya, ou à remettre, comme Camavinga. Je pense à Camavinga, parce que Camavinga était un petit peu perdu, pas vraiment titulaire, et même, il n'est d'ailleurs toujours pas au Real. Mais déjà, quand il rejoue maintenant avec le Real, depuis qu'il est passé avec les Bleus, là, on a l'impression que ce n'est déjà plus le même Camavinga. Or, Camavinga, c'est quand même un talent, pour moi, pur. Et donc, là, je pense que Zidane, il a cette capacité à remettre les bons boutons pour certains joueurs et à leur retrouver les bonnes facultés. Avec derrière, comme corollaire, se créer de bons maux de tête. Parce que là, pour le coup, au milieu de terrain, quand tu récupères Koné, Tchouaméni, Camavinga.
Est-ce que c'est ça, la seule première interrogation ?
Et les autres ?
Non ? Quand tu regardes un petit peu cette équipe de France avec les sélectionnés, je ne te dis pas que le 11 titulaire, parce qu'il est déjà tout de suite trouvé, parce qu'effectivement, il va avoir des suspensions, il va avoir des blessures, il va avoir l'état de forme à prendre en considération, mais gardien de but, défense et la ligne d'attaque, c'est quasiment signé. On sait déjà plus ou moins qui va jouer. Alors après, évidemment, Flo l'a dit, c'est ce trio de milieu défensif, entre Dakunya, entre Manu Koné, entre le retour de Tchouaméni, le retour en forme de Camavinga, Cherki qui peut jouer en tant que numéro 8, Désiré Doué potentiellement. Voilà. Elle est là, en fait, la vraie question.
Non, non, alors là, il restera quand même, après, on a le temps, mais effectivement, sur les latéraux, il restera quand même des questions.
Préférés.
Préféré côté gauche, c'est une chose. Moi, je pense au côté droit, parce qu'il a dit un truc intéressant : « Warren Zaheri, Embry », je le veux au milieu.
Ouais. Donc ce sera.
Donc il s'enlève. Pour l'instant, cette possibilité-là.
Il y a Malgusto, Kalu ou Kouamé.
Ouais. Or, sur ce côté-là, c'est une bonne question quand même.
On en reparlera la semaine prochaine.
Mais c'est vrai que derrière, lui, il pense Kalulu et, effectivement, et Malgusto. Donc, pour moi, ce dossier-là n'est pas fermé. Et le fait de tanker Zaheri Embry au milieu, je ne sais pas s'il n'aurait pas dû se laisser une petite porte de sortie.
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