Transcription de Le PSG terrasse Villarreal (0-6) et confirme qu'il est toujours "injouable" cette saison en C1 pour Manu Petit – 03/11

16:25 21 min de lecture 6 vues Publié il y a 5 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot revient sur la soirée de Ligue des Champions du 3 novembre, marquée par la victoire 6-0 du PSG à Villarreal. Les chroniqueurs passent en revue les autres matchs du soir, dont le Bayern, Lille et Manchester United, et font le point sur le classement de la compétition.

Depuis le stade, Jérôme Sillon décrit la rencontre et les déclarations de l'entraîneur de Villarreal, Inigo Pérez. Le débat porte ensuite sur la question de savoir si la domination parisienne s'explique par la peur, par un complexe d'infériorité ou par la seule supériorité technique, chaque intervenant défendant son analyse.

Les auditeurs découvriront ainsi les arguments opposés sur le rôle du mental dans le football de haut niveau.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Emmanuel Petit, Jérôme Sillon

Cette transcription du match du PSG à Villarreal a été réalisée grâce à la technologie d'HappyScribe, celle-là même qui alimente son IA compte rendu réunion.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 100:00:05

RMC.

Gilbert Brisbois00:00:06

Je suis pas meilleur que les gens qui sont en place, hein. Moi, je suis meilleur qu'eux sur le terrain.

Intervenant 400:00:09

Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.

Gilbert Brisbois00:00:13

Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !

Intervenant 200:00:17

RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 100:00:20

Gildas Brivois.

Gilbert Brisbois00:00:22

Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi. Ce soir, comme lors des soirées de Ligue des Champions, on est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After est toujours première radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres. Salut Daniel.

Daniel Riolo00:00:38

Eh oui, eh oui, eh oui. Bonsoir les amis.

Gilbert Brisbois00:00:40

Mais aussi grâce à Emmanuel Petit, qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.

Intervenant 600:00:43

Ma modeste contribution à l'After.

Gilbert Brisbois00:00:44

Salut Manu. Bonsoir tout le monde. Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio, et non pas sur un... dans un stade.

Daniel Riolo00:00:51

Salut tout le monde.

Gilbert Brisbois00:00:51

Salut Jean-Louis.

Daniel Riolo00:00:51

Je me demandais justement : est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, ou quand il est sur zone ?

Gilbert Brisbois00:00:56

Ah, tu lui enlèveras pas ces matchs.

Daniel Riolo00:00:57

Quand est-ce qu'on a toute la... la substance.

Intervenant 600:00:59

Il faut que ça ait du sens, parce que ça se passe par là.

Daniel Riolo00:01:00

La substance de Jean-Louis, oui. La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.

Gilbert Brisbois00:01:06

Ben à l'extérieur, il amène... il amène un souffle. Il amène un souffle.

Intervenant 600:01:09

On sent que t'es là. On sent que t'as vu l'événement, tu vois.

Daniel Riolo00:01:11

Oui, oui, je suis là, je suis là.

Gilbert Brisbois00:01:12

C'est là.

Daniel Riolo00:01:12

Non, mais quand t'es sur... dans le stade.

Gilbert Brisbois00:01:14

Parfois tu m'entends pas toujours quand je suis au stade.

Daniel Riolo00:01:16

Là, tu m'entends mieux que quand je suis au stade.

Gilbert Brisbois00:01:17

Ouais, parce que tu mets pas de casque.

Daniel Riolo00:01:18

Non ? Ben non, c'est pas la question.

Gilbert Brisbois00:01:19

Si.

Daniel Riolo00:01:20

Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son.

Gilbert Brisbois00:01:23

Ouais.

Daniel Riolo00:01:23

Mais j'y peux rien, moi.

Gilbert Brisbois00:01:25

Au stade, justement.

Daniel Riolo00:01:26

On discute plus facilement en face aussi.

Gilbert Brisbois00:01:28

Au stade, justement.

Daniel Riolo00:01:29

Il y a de ça.

Gilbert Brisbois00:01:30

Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.

Intervenant 600:01:34

Salut l'After, salut tout le monde.

Gilbert Brisbois00:01:35

Jérôme, on l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort. Pas comme Jean-Louis. Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment le vrai After, et pas... et pas la copie.

Intervenant 600:01:42

Oui, chacun.

Gilbert Brisbois00:01:43

Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32-16 avec vous. Également sur WhatsApp, le numéro de l'After vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats : le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Bodoglimt, voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter, on va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Šakhtar 1-0. C'étaient les deux anciens... deux clubs de Fonseca, ça, du coup, Šakhtar et Sporting. Le Bayern gagnait l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.

Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. L'Inns bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face...

Daniel Riolo00:02:26

United a surtout renversé Balerdi.

Gilbert Brisbois00:02:28

Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure.

Daniel Riolo00:02:30

Chacun d'entre nous.

Gilbert Brisbois00:02:31

On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22:58, on démarre comme de coutume, avec les 3 points.

Intervenant 400:02:39

L'important, c'est l'essentiel.

Daniel Riolo00:02:40

Le plus important, c'est les 3 points.

Intervenant 400:02:41

Soit l'essentiel, c'est le plus important.

Gilbert Brisbois00:02:42

Daniel.

Daniel Riolo00:02:44

Ben, écoute, le premier point : moi, j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là, c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Enfin, il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions, pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là, sinon, ça va être compliqué. Le point 2, ben c'est la fin des haricots pour les Lillois, hein, parce que là, je pense que c'est terminé, il fallait, pour entretenir l'espoir gagné en Norvège, ils ne l'ont pas fait. Et le point 3 : dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi, j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale, de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa 3e année, et je pense qu'il faut arrêter très, très vite.

Et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant, c'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains.

Gilbert Brisbois00:03:38

Ah, je suis curieux d'entendre ça.

Intervenant 600:03:39

Manu.

Gilbert Brisbois00:03:41

Euh, ben, je ne vais pas faire dans l'originalité, hein, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Donc... mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des... des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire, et qui ont saisi, encore une fois, une opportunité ce soir. Donc le PSG, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est : même si Lille devait absolument gagner, ils sont...

ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire. Même si c'est un... on va dire, je me suis un peu endormi, hein, je vais pas... je vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc ils ont confirmé, en fait, leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée évidemment par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu... ben un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle.

Donc voir Manchester United gagner, c'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.

Intervenant 600:04:54

Jean-Louis, rapidos ?

Daniel Riolo00:04:55

Rapidos : ben je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là, ils enchaînent deux très bons matchs contre Lens et là à Bodoglimt, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.

Et mon dernier point, c'est le Bayern, dans les autres matchs, qui fait un sacré match contre... à l'Atlético, pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros... des gros matchs depuis le début de saison, et là, ils ont... je pense, envoyé un beau message.

Gilbert Brisbois00:05:37

Paulo sera avec nous tout à l'heure. Le PSG t'entête, hein, ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain, et qui peuvent rejoindre notamment... notamment le Real, par exemple, qui peut rejoindre...

Daniel Riolo00:05:46

Le Lille donc 2 buts marqués.

Gilbert Brisbois00:05:47

Ouais.

Daniel Riolo00:05:48

Je pense qu'ils...

Gilbert Brisbois00:05:48

Mais qu'ils vont... ils ont une différence de...

Daniel Riolo00:05:49

Ils vont à ses premiers.

Gilbert Brisbois00:05:50

Le +15, le PSG, de différence de buts après... après 6... après...

Daniel Riolo00:05:56

Je sais très bien.

Gilbert Brisbois00:05:56

Après 7 matchs. Et Lille a 1 point désormais, donc est en TP du 8e du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG. Vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?

Intervenant 600:06:10

Moi, c'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.

Gilbert Brisbois00:06:13

Oui, mais je...

Intervenant 600:06:14

Moi, j'ai vu l'équipe... non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels, avec une pression haute, avec cette qualité technique, et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones, en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi, j'ai vraiment le sentiment de... de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal, en conférence de presse. Il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe de... d'infériorité au vestiaire. » Bon, ben il ne l'avait pas laissé au vestiaire.

Gilbert Brisbois00:06:43

Non, mais ils sont restés au vestiaire, par contre.

Intervenant 600:06:45

Ouais, ouais, ouais. En fait, il avait parlé de bulldozers parisiens.

Daniel Riolo00:06:48

Non, mais je... c'est ça surtout, parce qu'en fait, l'écart, il est... l'écart, il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de « complexe d'infériorité » elle est très juste. Tu as raison, Jérôme, parce qu'en fait, l'impression que ça donne, c'est que l'écart, il est trop grand pour être vrai.

Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.

Gilbert Brisbois00:07:24

Et le coach... on en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach de Villarreal, il a dit à la course de veille de match.

Daniel Riolo00:07:28

En fait, en fait...

Gilbert Brisbois00:07:29

Il a dit : « Il ne faut pas faire de complexe d'infériorité. »

Intervenant 600:07:30

Il a dit qu'il... que le PSG soit meilleur.

Daniel Riolo00:07:33

Qu'il soit meilleur techniquement, machin et tout, mais tu ne colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et qu'ils ne savent pas... ils ne savent pas quoi faire. Moi, je pense qu'ils ont peur.

Gilbert Brisbois00:07:48

Je vois beaucoup d'adversaires qui ont peur.

Intervenant 600:07:50

Ils ont les pieds qui sont tétanisés.

Daniel Riolo00:07:51

Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont faites les joueurs de Villarreal.

Gilbert Brisbois00:07:56

4-4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu, hein.

Daniel Riolo00:07:58

C'est pour ça que je...

Intervenant 600:07:59

Et Manu, elles sont pour quoi, les conneries de ce que tu es en train de dire ? Justement parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils ne bougent pas.

Daniel Riolo00:08:11

Je vois bien, mais bon... ben ça peut pas être autre chose, en fait. Tu ne prends pas 4 buts en 17 minutes si tu n'es pas... si tu n'es pas... si tu n'es pas liquide, quoi.

Gilbert Brisbois00:08:18

Toi, ton... donc ton fait t'explique les 15 premières minutes, en fait, c'est qu'ils avaient peur, en fait.

Daniel Riolo00:08:23

De ?

Gilbert Brisbois00:08:23

Moi, ben les... les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.

Daniel Riolo00:08:26

Que le PSG est en train de se piquer, en fait, que... que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc ils flippent, donc ils... donc... Oui, oui.

Intervenant 600:08:33

Ben oui, oui. En fait, ça ne peut pas être... ça ne peut pas être dû à... enfin, ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Ça... je veux bien... je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, c'est... tu vois, c'est quand même pas... tu vois, c'est pas...

Gilbert Brisbois00:08:49

J'ai du mal à concevoir le mot « peur ».

Intervenant 600:08:50

C'est pas une équipe de Ligue 2.

Gilbert Brisbois00:08:52

C'est ça que je...

Intervenant 600:08:53

Tu ne conçois pas le but.

Daniel Riolo00:08:54

C'est marrant, Manu, parce que tu vois, il y a...

Intervenant 600:08:55

Toi, tu ne conçois pas, mais la peur existe, en fait.

Gilbert Brisbois00:08:57

Jérôme, dans le sport, ça existe.

Daniel Riolo00:08:59

Oui, je sais.

Intervenant 600:09:00

Un mec qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.

Daniel Riolo00:09:02

Mais ça existe.

Intervenant 600:09:03

Nada la Roland-Garros. Nada la Roland-Garros, les mecs rentraient, et dans le couloir, ils se chiaient dessus.

Gilbert Brisbois00:09:07

Oui, d'accord.

Intervenant 600:09:08

Tu auras du mauvais espace, tu ne peux pas faire.

Daniel Riolo00:09:09

Exactement.

Intervenant 600:09:10

Jérôme Mostasque, tu te chies dessus.

Gilbert Brisbois00:09:12

Non, mais c'est marrant.

Intervenant 600:09:12

Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.

Daniel Riolo00:09:15

Ça suffit qu'il y en ait 4-5, ça suffit, hein.

Gilbert Brisbois00:09:16

Jérôme.

Intervenant 600:09:17

Non, mais juste pour raconter à Manu, en fait, c'est marrant parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, hein, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot « peur », le mot « complexe d'infériorité », le mot « rouleau compresseur », le mot « bulldozer ». Donc il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Louis-Sémeric et...

Daniel Riolo00:09:37

Mais il n'aurait pas dû... Pérez de...

Intervenant 600:09:37

Ben oui, il n'aurait pas dû.

Daniel Riolo00:09:38

Mais ça se comprend.

Intervenant 600:09:39

Parce que visiblement, c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.

Daniel Riolo00:09:41

Chacun est différent sur le terrain.

Gilbert Brisbois00:09:42

Écoute, moi, je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique, en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »

Intervenant 600:09:51

L'adaptivité.

Daniel Riolo00:09:52

Oui, mais Manu.

Intervenant 600:09:53

Une seule faute, on ne prend pas de période à Villarreal.

Daniel Riolo00:09:55

Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire, on va repartir court de derrière. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.

Gilbert Brisbois00:10:07

D'accord, je veux bien, mais la peur...

Intervenant 600:10:08

Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.

Gilbert Brisbois00:10:10

On va reprendre l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui courent, soit qui ne font rien, soit que, par la peur, justement...

Daniel Riolo00:10:20

Beaucoup, la grande majorité, sont tétanisés.

Gilbert Brisbois00:10:22

Ben, il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.

Daniel Riolo00:10:25

Oui, alors, dans les... dans les... dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.

Gilbert Brisbois00:10:31

Oui, non, mais pas de souci.

Daniel Riolo00:10:32

Mais...

Gilbert Brisbois00:10:32

En tout cas, tout le monde réagit pas pareil.

Daniel Riolo00:10:34

Non, mais c'est pas ça, ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur tout le monde collectivement, ils auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.

Gilbert Brisbois00:10:57

Mais Manu, en fait, je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Daniel Riolo00:10:58

Mais ce que je veux dire par là, c'est que...

Gilbert Brisbois00:11:00

Je comprends, mais moi, c'est pas de la peur, tout à l'heure, hein. Pour toi, c'est pas de la peur.

Intervenant 600:11:02

Évidemment que c'est ça.

Daniel Riolo00:11:03

Mais je pense qu'il y a... mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, j'ai jamais vu ça de ma vie.

Gilbert Brisbois00:11:10

Mais oui.

Daniel Riolo00:11:11

Je n'ai jamais vu ça de ma vie.

Gilbert Brisbois00:11:13

Moi, je dis...

Daniel Riolo00:11:13

Jamais.

Intervenant 600:11:14

L'équipe se délite, il suffit qu'elle ait...

Daniel Riolo00:11:15

Si... si...

Gilbert Brisbois00:11:15

Regarde, si tu en as 4-5, ça suffit largement.

Intervenant 600:11:17

Apparemment, la défense centrale, là, elle est... elle est complètement à l'ouest.

Daniel Riolo00:11:20

Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.

Intervenant 600:11:22

86-87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé, ils avaient peur, ils savaient pas où se mettre.

Daniel Riolo00:11:27

Mais...

Gilbert Brisbois00:11:27

C'est pareil.

Daniel Riolo00:11:28

Mais oui, mais là, tu parles d'un sport individuel. Là, je te parle d'un sport collectif.

Intervenant 600:11:31

Six poignées, ça suffit. 3-4, une équipe, c'est...

Daniel Riolo00:11:34

On n'est pas tous pareils.

Gilbert Brisbois00:11:35

Le PSG a aussi une réussite totale.

Intervenant 600:11:36

C'est pas ce que tu dis.

Daniel Riolo00:11:37

Tu vois, ils...

Intervenant 600:11:38

On n'est pas tous pareils.

Daniel Riolo00:11:40

On regarde les erreurs défensives, mais c'est... c'est...

Gilbert Brisbois00:11:42

Mais l'erreur, elle vient de...

Daniel Riolo00:11:43

C'est de malade.

Intervenant 600:11:43

L'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu sais pas...

Gilbert Brisbois00:11:46

Excuse-moi, mais en fait, tu justifies simplement le résultat ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain. Je prendrais pas ce raccourci.

Intervenant 600:11:52

Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ?

Daniel Riolo00:11:53

L'avantage du PSG, il est là.

Intervenant 600:11:54

Et est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ? Là...

Daniel Riolo00:11:56

Ben, je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.

Gilbert Brisbois00:11:57

Non, mais pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?

Daniel Riolo00:12:02

Mais oui, on te l'a dit.

Gilbert Brisbois00:12:03

Mais ça, c'est...

Daniel Riolo00:12:03

Moi, j'ai dit ça à Roland-Garros.

Intervenant 600:12:04

Mais ça, c'est...

Gilbert Brisbois00:12:05

Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça, c'est évident. Leur supériorité, elle... tu ne peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole. Dans les sports... dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.

Daniel Riolo00:12:31

Normalement, ils sont...

Gilbert Brisbois00:12:31

Ce que vous voyez là, ça n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.

Daniel Riolo00:12:38

Non, mais si...

Gilbert Brisbois00:12:38

La supériorité de n'importe quel champion.

Daniel Riolo00:12:40

On ne conteste pas d'ignorance.

Gilbert Brisbois00:12:41

Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est le Haut-de-Lande, c'est la Coupe du monde.

Daniel Riolo00:12:43

C'est pas le fait de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.

Gilbert Brisbois00:12:46

Non, mais moi, je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas.

Daniel Riolo00:12:47

Non, moi, je pense que...

Gilbert Brisbois00:12:48

Les Hauts-de-Lande au rugby, grande époque, sur le terrain.

Daniel Riolo00:12:50

Daniel, c'est pas la peine de monter dans les tours.

Gilbert Brisbois00:12:51

Il fait ses peurs d'égliser le Hakar.

Daniel Riolo00:12:53

C'est fou, ça.

Gilbert Brisbois00:12:54

Moi, je dis juste qu'il faut...

Daniel Riolo00:12:55

Mais qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?

Gilbert Brisbois00:12:56

C'est toi qui ne comprends pas, en fait, aussi.

Daniel Riolo00:12:57

Moi, je dis juste qu'il faut bien définir le truc, en fait. Il faut bien dé... ce que tu dis, moi, je pense que tu as raison, il y a une part de mental qui est très importante.

Gilbert Brisbois00:13:03

Mais évidemment.

Daniel Riolo00:13:04

Est-ce que c'est de la peur ?

Gilbert Brisbois00:13:05

Mais de là à ce que tout le monde flippe sur un terrain de handball.

Daniel Riolo00:13:07

De la soumission face aux champions ?

Gilbert Brisbois00:13:09

Oui.

Daniel Riolo00:13:09

Est-ce que c'est...

Gilbert Brisbois00:13:10

La soumission, elle existe.

Daniel Riolo00:13:11

Voilà. Mais pour moi, c'est pas de la peur, ça, en fait, tu vois ? C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc, sinon comme... sinon la peur, ça veut rien dire. La peur, chez un sportif de haut niveau, il ne rentre pas sur... contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là, quand tu rentres dans un terrain de foot, tu n'as pas peur, en fait. Et moi, je pense en... qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement, ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe, c'est là où ils font la plus grosse erreur.

Gilbert Brisbois00:13:35

Non, mais même, je ne suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de... de... de dire. C'est que sur les 5... les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 2, 3, 4 corners, il me semble, d'affilée. Ils mettaient... ils ont mis la pression. Donc si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils n'auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. Ce n'est pas le cas. Non, c'est sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires ou sans.

Daniel Riolo00:14:03

Quand ils sont dans la tête, c'est exactement ce que je dis.

Gilbert Brisbois00:14:04

Oui, mais de là à avoir un problème mental, et de là à dire que c'est de la peur...

Daniel Riolo00:14:08

Quand tu dis que sur un terrain...

Gilbert Brisbois00:14:09

Il y a un fossé. Non, mais il y a un fossé.

Daniel Riolo00:14:10

Ils sont dans la tête, c'est...

Gilbert Brisbois00:14:11

Non, il y a un fossé.

Daniel Riolo00:14:11

Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.

Gilbert Brisbois00:14:15

Oui, mais par contre, retournons à la question : pourquoi en Ligue 1 ?

Intervenant 600:14:17

Comment s'engueuler quand on est d'accord ?

Daniel Riolo00:14:18

Non, mais pourquoi en Ligue 1 ?

Gilbert Brisbois00:14:19

Non, mais il y a des équipes.

Daniel Riolo00:14:20

La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.

Gilbert Brisbois00:14:23

Non, mais moi, ce que je veux dire, c'est...

Daniel Riolo00:14:24

Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, ben, mentalement, sont plus armées pour affronter le PSG ?

Gilbert Brisbois00:14:30

C'est très facile, je ne comprends même pas que tu poses la question, en fait.

Daniel Riolo00:14:32

Non, mais...

Gilbert Brisbois00:14:33

Parce que ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas que ça, c'est aussi technique.

Daniel Riolo00:14:35

Ben, réfléchis 2 secondes, tu vas trouver la réponse, en fait.

Gilbert Brisbois00:14:38

Ah, maintenant on discute comme ça. C'est même plus...

Daniel Riolo00:14:39

Non, mais en fait, on se pose des questions, on répond, et réfléchis 2 secondes.

Gilbert Brisbois00:14:43

Tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG n'est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps, c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon, ils jouent... ils jouent le coup parce que...

Daniel Riolo00:14:55

Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.

Gilbert Brisbois00:14:59

Non, là, beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.

Daniel Riolo00:15:00

Les Marseillais n'ont perdu que d'un but contre le PSG, et le PSG, ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.

Gilbert Brisbois00:15:06

Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons. Pas du tout.

Daniel Riolo00:15:10

Pas du tout de la même façon.

Gilbert Brisbois00:15:11

Oui, mais parce que les adversaires ne sont pas pareils.

Daniel Riolo00:15:13

Pour la première fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.

Gilbert Brisbois00:15:15

Bah si, ça arrive quand même.

Daniel Riolo00:15:16

Ben, peu, très peu, mais très peu.

Gilbert Brisbois00:15:18

Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart...

Daniel Riolo00:15:20

Si, le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0, voyons.

Gilbert Brisbois00:15:22

Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu ne peux pas avoir un scénario comme là. Écoutez, vous avez gardé vos explications que je vous disais.

Daniel Riolo00:15:28

Bon, avançons.

Gilbert Brisbois00:15:29

Que le PSG soit très...

Daniel Riolo00:15:30

Il faut qu'on laisse Jérôme, parce qu'il faut qu'il aille...

Gilbert Brisbois00:15:32

Mais si là, ce matin, le sport pour vous ne va rien dire.

Daniel Riolo00:15:34

Il a posé la question au joueur. Il a posé la question au joueur, justement.

Gilbert Brisbois00:15:37

Moi, c'est la donnée.

Daniel Riolo00:15:38

Attends, attends, deux secondes, s'il vous plaît.

Gilbert Brisbois00:15:39

Non, non, non, tu transformes nos propos encore une fois.

Daniel Riolo00:15:42

Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.

Gilbert Brisbois00:15:44

Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.

Daniel Riolo00:15:45

Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?

Intervenant 600:15:52

Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après...

Gilbert Brisbois00:16:04

Difficile de sortir de l'individu, quoi.

Intervenant 600:16:05

Ouais, ouais, ouais. Alors derrière, c'est impossible de les juger, de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, et il est récompensé par son 3e but en 3 matchs.

Gilbert Brisbois00:16:20

C'est vraiment une solution intéressante.

Daniel Riolo00:16:22

Merci Jérôme.

Gilbert Brisbois00:16:24

Fabien, oui, c'est incroyable.

Intervenant 600:16:25

Bonne soirée.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.