Cet épisode de L'After Foot revient sur la soirée de Ligue des Champions du 3 novembre, marquée par la victoire 6-0 du PSG à Villarreal. Les chroniqueurs passent en revue les autres matchs du soir, dont le Bayern, Lille et Manchester United, et font le point sur le classement de la compétition.
Depuis le stade, Jérôme Sillon décrit la rencontre et les déclarations de l'entraîneur de Villarreal, Inigo Pérez. Le débat porte ensuite sur la question de savoir si la domination parisienne s'explique par la peur, par un complexe d'infériorité ou par la seule supériorité technique, chaque intervenant défendant son analyse.
Les auditeurs découvriront ainsi les arguments opposés sur le rôle du mental dans le football de haut niveau.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Emmanuel Petit, Jérôme Sillon
Cette transcription du match du PSG à Villarreal a été réalisée grâce à la technologie d'HappyScribe, celle-là même qui alimente son IA compte rendu réunion.
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Vous écoutez.
RMC.
RMC.
Je suis pas meilleur que les gens qui sont en place, hein. Moi, je suis meilleur qu'eux sur le terrain.
Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.
Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gildas Brivois.
Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi. Ce soir, comme lors des soirées de Ligue des Champions, on est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After est toujours première radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres. Salut Daniel.
Eh oui, eh oui, eh oui. Bonsoir les amis.
Mais aussi grâce à Emmanuel Petit, qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.
Ma modeste contribution à l'After.
Salut Manu. Bonsoir tout le monde. Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio, et non pas sur un... dans un stade.
Salut tout le monde.
Salut Jean-Louis.
Je me demandais justement : est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, ou quand il est sur zone ?
Ah, tu lui enlèveras pas ces matchs.
Quand est-ce qu'on a toute la... la substance.
Il faut que ça ait du sens, parce que ça se passe par là.
La substance de Jean-Louis, oui. La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.
Ben à l'extérieur, il amène... il amène un souffle. Il amène un souffle.
On sent que t'es là. On sent que t'as vu l'événement, tu vois.
Oui, oui, je suis là, je suis là.
C'est là.
Non, mais quand t'es sur... dans le stade.
Parfois tu m'entends pas toujours quand je suis au stade.
Là, tu m'entends mieux que quand je suis au stade.
Ouais, parce que tu mets pas de casque.
Non ? Ben non, c'est pas la question.
Si.
Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son.
Ouais.
Mais j'y peux rien, moi.
Au stade, justement.
On discute plus facilement en face aussi.
Au stade, justement.
Il y a de ça.
Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.
Salut l'After, salut tout le monde.
Jérôme, on l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort. Pas comme Jean-Louis. Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment le vrai After, et pas... et pas la copie.
Oui, chacun.
Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32-16 avec vous. Également sur WhatsApp, le numéro de l'After vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats : le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Bodoglimt, voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter, on va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Šakhtar 1-0. C'étaient les deux anciens... deux clubs de Fonseca, ça, du coup, Šakhtar et Sporting. Le Bayern gagnait l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.
Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. L'Inns bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face...
United a surtout renversé Balerdi.
Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure.
Chacun d'entre nous.
On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22:58, on démarre comme de coutume, avec les 3 points.
L'important, c'est l'essentiel.
Le plus important, c'est les 3 points.
Soit l'essentiel, c'est le plus important.
Daniel.
Ben, écoute, le premier point : moi, j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là, c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Enfin, il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions, pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là, sinon, ça va être compliqué. Le point 2, ben c'est la fin des haricots pour les Lillois, hein, parce que là, je pense que c'est terminé, il fallait, pour entretenir l'espoir gagné en Norvège, ils ne l'ont pas fait. Et le point 3 : dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi, j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale, de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa 3e année, et je pense qu'il faut arrêter très, très vite.
Et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant, c'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains.
Ah, je suis curieux d'entendre ça.
Manu.
Euh, ben, je ne vais pas faire dans l'originalité, hein, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Donc... mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des... des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire, et qui ont saisi, encore une fois, une opportunité ce soir. Donc le PSG, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est : même si Lille devait absolument gagner, ils sont...
ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire. Même si c'est un... on va dire, je me suis un peu endormi, hein, je vais pas... je vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc ils ont confirmé, en fait, leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée évidemment par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu... ben un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle.
Donc voir Manchester United gagner, c'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.
Jean-Louis, rapidos ?
Rapidos : ben je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là, ils enchaînent deux très bons matchs contre Lens et là à Bodoglimt, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.
Et mon dernier point, c'est le Bayern, dans les autres matchs, qui fait un sacré match contre... à l'Atlético, pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros... des gros matchs depuis le début de saison, et là, ils ont... je pense, envoyé un beau message.
Paulo sera avec nous tout à l'heure. Le PSG t'entête, hein, ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain, et qui peuvent rejoindre notamment... notamment le Real, par exemple, qui peut rejoindre...
Le Lille donc 2 buts marqués.
Ouais.
Je pense qu'ils...
Mais qu'ils vont... ils ont une différence de...
Ils vont à ses premiers.
Le +15, le PSG, de différence de buts après... après 6... après...
Je sais très bien.
Après 7 matchs. Et Lille a 1 point désormais, donc est en TP du 8e du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG. Vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?
Moi, c'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.
Oui, mais je...
Moi, j'ai vu l'équipe... non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels, avec une pression haute, avec cette qualité technique, et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones, en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi, j'ai vraiment le sentiment de... de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal, en conférence de presse. Il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe de... d'infériorité au vestiaire. » Bon, ben il ne l'avait pas laissé au vestiaire.
Non, mais ils sont restés au vestiaire, par contre.
Ouais, ouais, ouais. En fait, il avait parlé de bulldozers parisiens.
Non, mais je... c'est ça surtout, parce qu'en fait, l'écart, il est... l'écart, il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de « complexe d'infériorité » elle est très juste. Tu as raison, Jérôme, parce qu'en fait, l'impression que ça donne, c'est que l'écart, il est trop grand pour être vrai.
Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.
Et le coach... on en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach de Villarreal, il a dit à la course de veille de match.
En fait, en fait...
Il a dit : « Il ne faut pas faire de complexe d'infériorité. »
Il a dit qu'il... que le PSG soit meilleur.
Qu'il soit meilleur techniquement, machin et tout, mais tu ne colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et qu'ils ne savent pas... ils ne savent pas quoi faire. Moi, je pense qu'ils ont peur.
Je vois beaucoup d'adversaires qui ont peur.
Ils ont les pieds qui sont tétanisés.
Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont faites les joueurs de Villarreal.
4-4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu, hein.
C'est pour ça que je...
Et Manu, elles sont pour quoi, les conneries de ce que tu es en train de dire ? Justement parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils ne bougent pas.
Je vois bien, mais bon... ben ça peut pas être autre chose, en fait. Tu ne prends pas 4 buts en 17 minutes si tu n'es pas... si tu n'es pas... si tu n'es pas liquide, quoi.
Toi, ton... donc ton fait t'explique les 15 premières minutes, en fait, c'est qu'ils avaient peur, en fait.
De ?
Moi, ben les... les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.
Que le PSG est en train de se piquer, en fait, que... que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc ils flippent, donc ils... donc... Oui, oui.
Ben oui, oui. En fait, ça ne peut pas être... ça ne peut pas être dû à... enfin, ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Ça... je veux bien... je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, c'est... tu vois, c'est quand même pas... tu vois, c'est pas...
J'ai du mal à concevoir le mot « peur ».
C'est pas une équipe de Ligue 2.
C'est ça que je...
Tu ne conçois pas le but.
C'est marrant, Manu, parce que tu vois, il y a...
Toi, tu ne conçois pas, mais la peur existe, en fait.
Jérôme, dans le sport, ça existe.
Oui, je sais.
Un mec qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.
Mais ça existe.
Nada la Roland-Garros. Nada la Roland-Garros, les mecs rentraient, et dans le couloir, ils se chiaient dessus.
Oui, d'accord.
Tu auras du mauvais espace, tu ne peux pas faire.
Exactement.
Jérôme Mostasque, tu te chies dessus.
Non, mais c'est marrant.
Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.
Ça suffit qu'il y en ait 4-5, ça suffit, hein.
Jérôme.
Non, mais juste pour raconter à Manu, en fait, c'est marrant parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, hein, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot « peur », le mot « complexe d'infériorité », le mot « rouleau compresseur », le mot « bulldozer ». Donc il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Louis-Sémeric et...
Mais il n'aurait pas dû... Pérez de...
Ben oui, il n'aurait pas dû.
Mais ça se comprend.
Parce que visiblement, c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.
Chacun est différent sur le terrain.
Écoute, moi, je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique, en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »
L'adaptivité.
Oui, mais Manu.
Une seule faute, on ne prend pas de période à Villarreal.
Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire, on va repartir court de derrière. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.
D'accord, je veux bien, mais la peur...
Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.
On va reprendre l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui courent, soit qui ne font rien, soit que, par la peur, justement...
Beaucoup, la grande majorité, sont tétanisés.
Ben, il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.
Oui, alors, dans les... dans les... dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.
Oui, non, mais pas de souci.
Mais...
En tout cas, tout le monde réagit pas pareil.
Non, mais c'est pas ça, ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur tout le monde collectivement, ils auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.
Mais Manu, en fait, je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que...
Je comprends, mais moi, c'est pas de la peur, tout à l'heure, hein. Pour toi, c'est pas de la peur.
Évidemment que c'est ça.
Mais je pense qu'il y a... mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, j'ai jamais vu ça de ma vie.
Mais oui.
Je n'ai jamais vu ça de ma vie.
Moi, je dis...
Jamais.
L'équipe se délite, il suffit qu'elle ait...
Si... si...
Regarde, si tu en as 4-5, ça suffit largement.
Apparemment, la défense centrale, là, elle est... elle est complètement à l'ouest.
Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.
86-87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé, ils avaient peur, ils savaient pas où se mettre.
Mais...
C'est pareil.
Mais oui, mais là, tu parles d'un sport individuel. Là, je te parle d'un sport collectif.
Six poignées, ça suffit. 3-4, une équipe, c'est...
On n'est pas tous pareils.
Le PSG a aussi une réussite totale.
C'est pas ce que tu dis.
Tu vois, ils...
On n'est pas tous pareils.
On regarde les erreurs défensives, mais c'est... c'est...
Mais l'erreur, elle vient de...
C'est de malade.
L'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu sais pas...
Excuse-moi, mais en fait, tu justifies simplement le résultat ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain. Je prendrais pas ce raccourci.
Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ?
L'avantage du PSG, il est là.
Et est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ? Là...
Ben, je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.
Non, mais pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?
Mais oui, on te l'a dit.
Mais ça, c'est...
Moi, j'ai dit ça à Roland-Garros.
Mais ça, c'est...
Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça, c'est évident. Leur supériorité, elle... tu ne peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole. Dans les sports... dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.
Normalement, ils sont...
Ce que vous voyez là, ça n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.
Non, mais si...
La supériorité de n'importe quel champion.
On ne conteste pas d'ignorance.
Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est le Haut-de-Lande, c'est la Coupe du monde.
C'est pas le fait de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.
Non, mais moi, je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas.
Non, moi, je pense que...
Les Hauts-de-Lande au rugby, grande époque, sur le terrain.
Daniel, c'est pas la peine de monter dans les tours.
Il fait ses peurs d'égliser le Hakar.
C'est fou, ça.
Moi, je dis juste qu'il faut...
Mais qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
C'est toi qui ne comprends pas, en fait, aussi.
Moi, je dis juste qu'il faut bien définir le truc, en fait. Il faut bien dé... ce que tu dis, moi, je pense que tu as raison, il y a une part de mental qui est très importante.
Mais évidemment.
Est-ce que c'est de la peur ?
Mais de là à ce que tout le monde flippe sur un terrain de handball.
De la soumission face aux champions ?
Oui.
Est-ce que c'est...
La soumission, elle existe.
Voilà. Mais pour moi, c'est pas de la peur, ça, en fait, tu vois ? C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc, sinon comme... sinon la peur, ça veut rien dire. La peur, chez un sportif de haut niveau, il ne rentre pas sur... contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là, quand tu rentres dans un terrain de foot, tu n'as pas peur, en fait. Et moi, je pense en... qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement, ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe, c'est là où ils font la plus grosse erreur.
Non, mais même, je ne suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de... de... de dire. C'est que sur les 5... les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 2, 3, 4 corners, il me semble, d'affilée. Ils mettaient... ils ont mis la pression. Donc si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils n'auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. Ce n'est pas le cas. Non, c'est sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires ou sans.
Quand ils sont dans la tête, c'est exactement ce que je dis.
Oui, mais de là à avoir un problème mental, et de là à dire que c'est de la peur...
Quand tu dis que sur un terrain...
Il y a un fossé. Non, mais il y a un fossé.
Ils sont dans la tête, c'est...
Non, il y a un fossé.
Mais Daniel, moi je retourne dans la peur.
Oui, mais par contre, retournons à la question : pourquoi en Ligue 1 ?
Comment s'engueuler quand on est d'accord ?
Non, mais pourquoi en Ligue 1 ?
Non, mais il y a des équipes.
La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.
Non, mais moi, ce que je veux dire, c'est...
Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, ben, mentalement, sont plus armées pour affronter le PSG ?
C'est très facile, je ne comprends même pas que tu poses la question, en fait.
Non, mais...
Parce que ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas que ça, c'est aussi technique.
Ben, réfléchis 2 secondes, tu vas trouver la réponse, en fait.
Ah, maintenant on discute comme ça. C'est même plus...
Non, mais en fait, on se pose des questions, on répond, et réfléchis 2 secondes.
Tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG n'est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps, c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon, ils jouent... ils jouent le coup parce que...
Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.
Non, là, beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.
Les Marseillais n'ont perdu que d'un but contre le PSG, et le PSG, ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.
Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons. Pas du tout.
Pas du tout de la même façon.
Oui, mais parce que les adversaires ne sont pas pareils.
Pour la première fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.
Bah si, ça arrive quand même.
Ben, peu, très peu, mais très peu.
Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart...
Si, le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0, voyons.
Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu ne peux pas avoir un scénario comme là. Écoutez, vous avez gardé vos explications que je vous disais.
Bon, avançons.
Que le PSG soit très...
Il faut qu'on laisse Jérôme, parce qu'il faut qu'il aille...
Mais si là, ce matin, le sport pour vous ne va rien dire.
Il a posé la question au joueur. Il a posé la question au joueur, justement.
Moi, c'est la donnée.
Attends, attends, deux secondes, s'il vous plaît.
Non, non, non, tu transformes nos propos encore une fois.
Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.
Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.
Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?
Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après...
Difficile de sortir de l'individu, quoi.
Ouais, ouais, ouais. Alors derrière, c'est impossible de les juger, de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, et il est récompensé par son 3e but en 3 matchs.
C'est vraiment une solution intéressante.
Merci Jérôme.
Fabien, oui, c'est incroyable.
Bonne soirée.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.