Cet épisode de L'After Foot revient sur la domination du PSG en Ligue des Champions, après une large victoire à l'extérieur qui relance le débat sur l'écart entre les équipes. Daniel Riolo et Jean-Louis Tourre discutent de l'intensité parisienne, de la place du suspense dans les matchs et de la qualité du milieu de terrain.
Ils évoquent aussi les réactions des joueurs et de l'entraîneur en conférence de presse. La discussion se termine sur la nouvelle formule de la compétition : Daniel Riolo la juge hypocrite et réclame un retour à un format plus ancien, tandis que Jean-Louis Tourre exprime des réserves sur cette solution.
Les auditeurs découvrent des arguments contrastés sur l'intérêt du spectacle.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre
La transcription de cet épisode consacré à la domination du PSG en Ligue des Champions a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe, spécialisée dans la transcription audio en texte.
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Vous écoutez.
RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 15, l'After est là, jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions. Les Drôles de l'Homme, tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme. Avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul, au 32-16, qui nous rejoint. Salut Paul.
Bonsoir messieurs.
Salut Paul.
Je le disais, on a beaucoup dit « ouais mais Villarreal », « qu'est-ce que c'est que cette équipe », « peur, pas peur », j'en sais rien. Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur... Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi.
C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub : je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris. C'est un petit peu différent à ce niveau-là.
Et en Ligue des Champions, non ?
Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG, quand même. Enfin, Paul, tu vois bien.
En plus, en plus !
Tu vois bien, ce n'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.
Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui colle.
Ce soir.
Dans le calendrier.
Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, c'est... enfin, quand même, ce n'est pas du tout la même équipe.
En plus, en plus.
Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais à pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.
Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs se connaissent tellement, tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins 1 ou 2 ans avec le groupe pro, ça devient une vraie... une espèce de symbiose. Pour raconter rapidement une petite anecdote : moi, je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux. J'en ai eu 6, des joueurs. Mais les 6, ils arrivent, c'est vraiment... mais c'est... on loue souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe, et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.
Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux. C'est un truc de dingue.
On ne bouge pas, on se retrouve.
Ils sont soudés, ils sont soudés par les succès.
On te reprend dans quelques instants, mais Louis Cendriquet, tu es en conférence de presse, on écoute sa première réponse.
Tu te compares aux matchs de cette manière, et tu es très... très efficace dans la pression, et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué 3 buts les 1ers 15 minutes, et tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.
Bon, donc ils n'attendaient pas à recevoir Louis Cendriquet et Rémi Bouvres. Pour l'AFP, justement, vous en avez parlé : la pression, le pressing. Il y a au moins 2 buts qui viennent de ça. C'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?
Je pense que si. Je voudrais souligner encore une chose : c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ou ça a été un test, de l'ambition qu'a encore cette équipe, ces joueurs. Et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu ne cherches pas de fond en grand résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme les matchs d'aujourd'hui.
Allez, encore une réponse de Louis Cendriquet en direct, sa conférence de presse.
Bonjour Louis Cendriquet, Adrien
Kouroubl pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que, malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?
Ah, c'est très difficile de dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur, d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous émeut le plus, c'est d'avoir ce type de performance, et de continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.
Bon. Vous en voulez encore ?
Je réponds à sa place, oui.
Oui, t'en dis pour L'Équipe.
Oui, t'en dis.
Céline Mahulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, et même une fois où elle n'était pas dans le groupe. Pourtant, elle a toujours été très positive, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi, ce soir, de votre groupe, et de ce que sont capables de faire vos joueurs ?
Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et de minute pendant la saison. Et avec les blessures, et avec les situations, et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Et je suis sûr qu'ils sont le niveau, Céline Mahulou en particulier, mais Quentin Dianto aussi, mais David Boli, Beraldo, Dro...
tous les joueurs qui sont dans cette situation. Et ce qui est remarquable pour moi, c'est de voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour où tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.
Voilà. Louis Cendriquet qui, comme L'Équipe, s'améliore en français.
On sent que Arthur Pérou est rentré.
Il a été épaté.
Oui.
Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or, là, à chaque match de Ligue des Champions, quand tu vois ton équipe ?
Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. J'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais... j'habitais en Savoie, donc j'étais la risée de tout le monde. Donc je peux vous dire que...
En Savoie, il n'y a pas de foot, ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.
Je ne sais pas où sont les supporters des Viens.
Ben non, mais j'en sais rien. Mais en tout cas, moi, je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque, beaucoup, quand j'avais 12-13 ans, à l'époque du Gros Lion. Et puis... et puis donc voilà, donc c'était un peu relou. Et donc c'est vrai qu'on se pince un peu parfois, et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait 2 ans qu'on est quand même le meilleur club du monde, et que pour l'instant, il n'y a pas d'ébat. »
Et comment tu fais sur la première partie de saison, où, bon, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis que de toute façon, il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que, même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue, de se dire : « Bon, c'est au mois de mars qu'éventuellement on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.
Tu as raison. On a peut-être tendance, inconsciemment aussi, à nous à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait on le voit à chaque fois. Donc c'est vrai que... mais il ne faut pas le banaliser.
Parce que là, tu rates une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens, enfin il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.
Non, non, mais en fait je... ouais, c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.
Pour moi, c'est des points de riche, tout ça.
Ouais.
Vous n'avez pas vu plein de temps.
Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?
C'était un truc... je ne peux pas trop en parler, franchement. Honnêtement, c'est un gros truc, vous allez le voir.
Attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.
C'est... c'est un quiz animé par un mec sympa, et pour une très grosse marque, et ça va être drôle.
Très bien. Bon, ça s'appelle un beau teasing. Merci Paul.
Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.
Mais non, pourquoi ?
Non, je te demandais, comme ça.
Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.
Oui, mais limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte, pendant 6 mois, machin, tu ne vivras pas et tout. »
Mais tu sais que...
Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.
Bien sûr.
Il y en a quand même.
Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?
Non.
Ben non, tu ne peux pas t'ennuyer.
Attends.
Ah, pff.
Je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes en fait ?
Ben moi, je ne suis pas d'accord.
Ben moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.
Il n'y a plus de suspense, c'est différent.
Ouais.
Mais au-delà, t'ennuyer ?
Non, mais tu peux aller...
Tu vois, c'est comme la peur et le mental.
Oui, d'accord, mais tu mélanges beaucoup de choses, Daniel. Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, j'avais plus envie de regarder ça, parce que là, il y a... c'est fini en fait.
Ah non, moi je...
Alors je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.
Le match était plié, qui a donné 4-0.
Ouais, mais de te dire que les mecs, malgré tout...
Tu as regardé le match de Manchester à la fin.
Malgré tout, les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.
Parmi nos 20 préférés, le Roma-Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.
D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.
Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand...
Daniel, il n'y a pas que le suspense.
Moi, je trouve...
Tu es le premier à dire...
Jean-Louis m'a aidé.
Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis 2 ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.
Moi, je suis plutôt...
Mais dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais...
Jean-Louis, j'étais sur un terrain.
Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.
Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.
Et en plus, avec des copains.
Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Oh, ils sont ennuyeux, etc. » Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.
Mais Daniel, laisse-le parler.
C'est un truc de supporter, ça.
Ben, pas du tout.
Mais moi, je...
Tout ?
Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu ?
Non, mais aussi...
Ben voilà.
Mais c'est vu aussi.
Mais si, mais...
On voit ce qu'on veut, non ?
Mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.
Mais non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.
Je ne t'oblige en rien.
Une soirée Ligue des Champions, je sais que j'aurai une Ligue des Champions.
Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?
Pardon, mais la fin de Roma-Manchester, c'était passionnant à suivre.
Mais je ne dis pas le contraire.
C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.
20 minutes.
Je suis à la place de Louis Cendriquet et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis 2 ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, et les mecs jouent de la même manière, et ils suivent jusqu'à la fin, quoi.
Pour les gamins, justement, évaluation Mahulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Mahulou en pointe. »
Florent Gautreau aussi.
Florent Gautreau aussi.
Il avait dit qu'il le sentait bien.
D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'after.
Bien sûr.
Bravo Florent. Il marque en plus, Mahulou, donc je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.
Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.
Il y a que des...
Tu ne distingues pas les joueurs, quoi. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.
Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.
Même Jabardi, pour moi, c'est Fabien Louris ce soir, l'homme du match.
Moi, je te dis, les 3 du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux. Tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi, quand tu les mets eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde. Et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.
Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.
Mais tu sais que, par rapport à ce que tu disais, quand il y a 2 ans, et quand Nadal a arrêté après Federer, et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit de...
Bon, Daniel, tu es sûr ?
Tu as le droit de ne pas aimer son style.
Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles, parce que sans que tu savais qu'il allait gagner. Et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.
Tu es d'accord, mais ça va en contrediction de ce qu'a dit l'auditeur avant.
Mais ça empêche pas...
Mais tous les supporters, par exemple, reconnaissent...
Mais ça empêche pas de reconnaître ce que tu es en train de regarder.
Contre le Barça, il y a eu de la division.
Et hors du commun.
Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain...
Mais c'est pour ça que...
Même à 4-0, au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »
Écoute, moi, ce que je vois des supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, et on était...
Vous êtes blasés, les mecs ?
On était au Dopo à la première heure.
Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.
4-0, tu en as beaucoup qui sont le nez dans le dessert, hein. Ils sont là, ils sont peinards, et voilà. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.
Non, mais je...
On a quand même le droit de...
On est complètement d'accord.
Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.
Ne soyez pas blasés, quoi.
C'est tout ce que je vous dis, en fait.
À quand la fin ?
Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.
Ben enfin, si vous bouffez du caviar, peut-être à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.
Tu as le droit d'avoir mal au ventre, mais avec le caviar...
Rappelez-vous, on est dans les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.
Caviar, si tu en manges trop, même toi, tu vas avoir mal au ventre.
Je ne sais pas, j'écoute l'auditeur qui est plus habitué, non ?
Et j'écoutais tellement de supporters ces dernières années.
Il était heureux, l'auditeur, il était très heureux.
Il était très heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec lui, il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. » Et aujourd'hui, le fait... ben justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.
Bon, pour finir sur l'évaluation, ça fait donc 2 Boli au PSG, qui mènent donc 2-1 en Boli face à Marseille.
Je n'ai pas compris.
Il a fait un jeu de mots pourri en France.
Basile.
Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?
Yannick Boli.
Yannick Boli, oui. Voilà. Et désormais, il y a un autre Boli.
Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il n'y en avait qu'un.
Mais oui, voilà.
C'est ça que dit Gilbert.
Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.
Ah, exact.
C'est ça ?
Et il y avait également un Boli à Auxerre.
Voilà. Et Laurent Boli, mais...
Beaucoup de Boli dans le foot.
Lui, il n'est pas chaud au foot.
C'est qui Laurent Boli ?
C'est le troisième frère.
Ah, ok.
Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.
Ah, exact.
Ah oui, d'accord.
Il joue contre là aussi, je crois.
Tout ça, ça me fout... ça me file une embolie pulmonaire.
Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.
Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.
Voilà.
C'est pas possible.
Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.
Ah bah, tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de Ligue... non, mais... moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant... c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions ? N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs, et dans un but de relancer le spectacle.
Non, c'est pour ajouter du pognon.
Non, en fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super Ligue.
Ben oui.
C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super Ligue.
Il fallait récupérer le bébé, en fait.
Voilà, il fallait surtout pas...
Moi, je ne suis pas d'accord avec la conclusion, je pense.
Il ne fallait pas échapper... laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose : au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie, au pansalmodisme.
Moi, je ne l'ai pas dit, mais il y a la première année, là, je ne vois plus...
Moi, je n'aime pas vous dire, mais quelle est la solution ?
Qu'on envoie 16 équipes.
La solution ?
En aller-retour, qu'on fasse de l'élite, et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai, et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je me suis chié avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans, parce que quand tu regardes le match...
Mais je croyais qu'il voulait arriver en Ligue fermée.
Quand tu regardes le match de la semaine d'hier...
Mais non, c'est ce qu'il dit, là.
Le match de la semaine d'hier.
Le championnat...
Mais bien sûr, arrêtons les conneries.
Mais les matchs vont être aussi inintéressants.
Non, ça va être la même chose, hein.
Mais pas du tout.
Les matchs vont être aussi inintéressants.
Mais pas du tout.
Tu vas rajouter des matchs. Tu n'auras que des...
Non, mais non, ce n'est pas vrai.
Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.
Mais non, parce que chaque match comptera des points.
Mais oui, pas plus que...
Ouais, tu as vu ?
Pas plus que là.
Là, ils comptent des points aussi, les matchs, hein ?
Là aussi, les matchs, ils comptent des points.
Est-ce que tu as vu à Stone Villa ?
Oui, j'ai tout vu.
Ils ont une bonne équipe à Stone Villa.
Oui.
Ils sont dans les top 8, pour l'instant.
Oui.
Le match de soir, je n'en ai rien à cirer.
Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.
Parce que ça ne comptait pas.
Ce sera pas la meilleure formule.
Ta formule, elle est simple.
Non.
C'est de revenir à ce qui se faisait avant.
C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.
Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.
Moi, là, on en revient à l'intérêt financier.
Mais si tu veux l'intérêt, c'est que tu es sorti des débuts.
Aller-retour direct, voilà, on en parle depuis le début.
Tu es début dans les années 80, aller-retour direct.
Oui, aller-retour direct.
C'est plus qu'un match de foot.
Ça, c'est mort, Manu, c'est mort.
Mais tu as beaucoup plus de...
C'était peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.
C'est Manu le romantique.
Mais non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.
Mais c'est pour ça.
C'est bien mieux, mais...
C'est difficile.
C'est 2, c'est 3.
Tu n'as pas le droit à l'erreur, hein.
Ça, pour le coup, c'est être naïf.
Il y a une seule...
Ça va revenir, ça, Manu.
Il y a une seule solution.
Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf, je ne suis pas con.
Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.
Personne ne l'a.
C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.
Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?
Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltriner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.
Pas du tout.
Si, mais arrête, arrête, arrête.
Mais déjà, tu dis arrête, je n'ai jamais pu enchaîner 3-3.
Dans l'ancienne formule, tu avais aussi les chapes 4 contre Bratislava.
Je dois arrêter sans avoir compris.
C'est incroyable.
Mais parce que tu sais ce que tu vas dire.
Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas, mais la solution, ce n'est pas la Super Ligue.
Mais c'est quoi la Super Ligue ?
Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.
Mais pourquoi ?
Parce que...
De toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs...
Non, mais moi, je n'aime pas...
Je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.
On peut revenir au cas de groupe de 4.
Ah, j'aimais bien les groupes de 4.
Ah, là, il y en avait 6.
Là, j'aimais bien.
Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.
À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oued Svilina, tu avais toujours des petits.
Mais ce que je veux te dire, c'est que...
Tu faisais 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important. C'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.
Voilà.
Et donc, à coup de calcul, le monde devient ce que...
Il n'y a que des calculs à l'heure actuelle, en fait.
Exact.
Oui, oui, les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions.
C'est vrai.
Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.
Si c'est...
Sur ce constat, on est d'accord. C'est sur la solution.
C'est Jean-Louis qui pense comme ça.
Sur la solution, là, je ne vois pas...
Écoute.
Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.
On revient à ta formule avec 2 par groupe et tout, parce que franchement, c'était...
Match aller-retour, c'était bien.
C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.
Tu as déjà joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?
Les Milans, les Barça, tous ces équipes.
Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.
Oui, mais les petits à notre époque, il y a 30 ans, c'était...
Mais je laisse le parler.
C'était quand même des grosses équipes, hein, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne.
Les Chetéas de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois. Que le titre, c'était un seul pays.
Dynamo.
Bon, après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.
Oui, la Coupe des Champions.
Deux, trois trucs qui ont changé.
Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?
Oui, mais on part en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.
Ça, c'est en 83.
Et d'ailleurs, ils gagnent contre...
Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.
Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.
Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.
Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.
Non, mais tu mélanges des fous.
Oui, mais c'est tout, là.
Mais la Champeucé était...
La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.
Voilà, non, mais la Coupe des Coupes.
Vous mélangez, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.
Parce que les formats...
Mais les formats étaient pareils, voilà.
Daniel, putain, mais oh, tu le félicites trop, ou quoi ?
Ça va être compliqué, hein, de vivre avec lui au quotidien, hein.
Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...
Mais non, mais les formats, etc.
Mais tu es obligé d'avoir ta mémoire.
C'est une fois, en Champeucé, Coupe UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.
En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.
Oui.
Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.
Oui, oui.
C'est déjà une formule comme ça.
Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.
Oui, jusqu'en 92.
Les formats étaient...
Et c'était la Coupe des Coupes.
Bon, allez, stop, on parle de Ligue. Les gars, dans quelques instants, Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.
Oui, il parlait pour toi.
Bien sûr.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.