Transcription de Paris en mode démonstration en Ligue des Champions ! Du jamais-vu à ce niveau ? "L'écart est trop grand" estime Daniel Riolo – 03/11

19:26 26 min de lecture 5 vues Publié il y a 5 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot revient sur la domination du PSG en Ligue des Champions, après une large victoire à l'extérieur qui relance le débat sur l'écart entre les équipes. Daniel Riolo et Jean-Louis Tourre discutent de l'intensité parisienne, de la place du suspense dans les matchs et de la qualité du milieu de terrain.

Ils évoquent aussi les réactions des joueurs et de l'entraîneur en conférence de presse. La discussion se termine sur la nouvelle formule de la compétition : Daniel Riolo la juge hypocrite et réclame un retour à un format plus ancien, tandis que Jean-Louis Tourre exprime des réserves sur cette solution.

Les auditeurs découvrent des arguments contrastés sur l'intérêt du spectacle.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre

La transcription de cet épisode consacré à la domination du PSG en Ligue des Champions a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe, spécialisée dans la transcription audio en texte.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 100:00:08

Gilbert Bribois.

Daniel Riolo00:00:11

Il est 23 h 15, l'After est là, jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions. Les Drôles de l'Homme, tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme. Avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul, au 32-16, qui nous rejoint. Salut Paul.

Paul00:00:30

Bonsoir messieurs.

Jean-Louis Tourre00:00:31

Salut Paul.

Daniel Riolo00:00:31

Je le disais, on a beaucoup dit « ouais mais Villarreal », « qu'est-ce que c'est que cette équipe », « peur, pas peur », j'en sais rien. Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur... Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi.

Paul00:00:42

C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub : je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris. C'est un petit peu différent à ce niveau-là.

Daniel Riolo00:00:54

Et en Ligue des Champions, non ?

Jean-Louis Tourre00:00:55

Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG, quand même. Enfin, Paul, tu vois bien.

Daniel Riolo00:00:58

En plus, en plus !

Jean-Louis Tourre00:00:58

Tu vois bien, ce n'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.

Paul00:01:04

Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui colle.

Daniel Riolo00:01:09

Ce soir.

Paul00:01:09

Dans le calendrier.

Jean-Louis Tourre00:01:10

Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, c'est... enfin, quand même, ce n'est pas du tout la même équipe.

Paul00:01:14

En plus, en plus.

Jean-Louis Tourre00:01:15

Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais à pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.

Paul00:01:22

Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs se connaissent tellement, tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins 1 ou 2 ans avec le groupe pro, ça devient une vraie... une espèce de symbiose. Pour raconter rapidement une petite anecdote : moi, je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux. J'en ai eu 6, des joueurs. Mais les 6, ils arrivent, c'est vraiment... mais c'est... on loue souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe, et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.

Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux. C'est un truc de dingue.

Daniel Riolo00:01:58

On ne bouge pas, on se retrouve.

Jean-Louis Tourre00:01:59

Ils sont soudés, ils sont soudés par les succès.

Daniel Riolo00:02:00

On te reprend dans quelques instants, mais Louis Cendriquet, tu es en conférence de presse, on écoute sa première réponse.

Intervenant 600:02:03

Tu te compares aux matchs de cette manière, et tu es très... très efficace dans la pression, et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué 3 buts les 1ers 15 minutes, et tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.

Daniel Riolo00:02:25

Bon, donc ils n'attendaient pas à recevoir Louis Cendriquet et Rémi Bouvres. Pour l'AFP, justement, vous en avez parlé : la pression, le pressing. Il y a au moins 2 buts qui viennent de ça. C'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?

Intervenant 600:02:41

Je pense que si. Je voudrais souligner encore une chose : c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ou ça a été un test, de l'ambition qu'a encore cette équipe, ces joueurs. Et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu ne cherches pas de fond en grand résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme les matchs d'aujourd'hui.

Daniel Riolo00:03:26

Allez, encore une réponse de Louis Cendriquet en direct, sa conférence de presse.

Intervenant 200:03:29

Bonjour Louis Cendriquet, Adrien

Jean-Louis Tourre00:03:30

Kouroubl pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que, malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?

Intervenant 600:03:44

Ah, c'est très difficile de dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur, d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous émeut le plus, c'est d'avoir ce type de performance, et de continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.

Daniel Riolo00:04:17

Bon. Vous en voulez encore ?

Jean-Louis Tourre00:04:19

Je réponds à sa place, oui.

Daniel Riolo00:04:20

Oui, t'en dis pour L'Équipe.

Jean-Louis Tourre00:04:21

Oui, t'en dis.

Daniel Riolo00:04:22

Céline Mahulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, et même une fois où elle n'était pas dans le groupe. Pourtant, elle a toujours été très positive, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi, ce soir, de votre groupe, et de ce que sont capables de faire vos joueurs ?

Intervenant 600:04:35

Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et de minute pendant la saison. Et avec les blessures, et avec les situations, et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Et je suis sûr qu'ils sont le niveau, Céline Mahulou en particulier, mais Quentin Dianto aussi, mais David Boli, Beraldo, Dro...

tous les joueurs qui sont dans cette situation. Et ce qui est remarquable pour moi, c'est de voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour où tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.

Daniel Riolo00:05:33

Voilà. Louis Cendriquet qui, comme L'Équipe, s'améliore en français.

Jean-Louis Tourre00:05:36

On sent que Arthur Pérou est rentré.

Daniel Riolo00:05:38

Il a été épaté.

Jean-Louis Tourre00:05:40

Oui.

Daniel Riolo00:05:41

Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or, là, à chaque match de Ligue des Champions, quand tu vois ton équipe ?

Paul00:05:50

Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. J'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais... j'habitais en Savoie, donc j'étais la risée de tout le monde. Donc je peux vous dire que...

Daniel Riolo00:06:04

En Savoie, il n'y a pas de foot, ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.

Jean-Louis Tourre00:06:07

Je ne sais pas où sont les supporters des Viens.

Paul00:06:09

Ben non, mais j'en sais rien. Mais en tout cas, moi, je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque, beaucoup, quand j'avais 12-13 ans, à l'époque du Gros Lion. Et puis... et puis donc voilà, donc c'était un peu relou. Et donc c'est vrai qu'on se pince un peu parfois, et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait 2 ans qu'on est quand même le meilleur club du monde, et que pour l'instant, il n'y a pas d'ébat. »

Jean-Louis Tourre00:06:28

Et comment tu fais sur la première partie de saison, où, bon, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis que de toute façon, il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que, même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue, de se dire : « Bon, c'est au mois de mars qu'éventuellement on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.

Paul00:06:50

Tu as raison. On a peut-être tendance, inconsciemment aussi, à nous à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait on le voit à chaque fois. Donc c'est vrai que... mais il ne faut pas le banaliser.

Jean-Louis Tourre00:06:58

Parce que là, tu rates une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens, enfin il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.

Paul00:07:03

Non, non, mais en fait je... ouais, c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.

Jean-Louis Tourre00:07:09

Pour moi, c'est des points de riche, tout ça.

Daniel Riolo00:07:10

Ouais.

Jean-Louis Tourre00:07:10

Vous n'avez pas vu plein de temps.

Daniel Riolo00:07:11

Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?

Paul00:07:14

C'était un truc... je ne peux pas trop en parler, franchement. Honnêtement, c'est un gros truc, vous allez le voir.

Jean-Louis Tourre00:07:18

Attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.

Paul00:07:19

C'est... c'est un quiz animé par un mec sympa, et pour une très grosse marque, et ça va être drôle.

Daniel Riolo00:07:25

Très bien. Bon, ça s'appelle un beau teasing. Merci Paul.

Jean-Louis Tourre00:07:29

Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.

Daniel Riolo00:07:32

Mais non, pourquoi ?

Jean-Louis Tourre00:07:33

Non, je te demandais, comme ça.

Daniel Riolo00:07:35

Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.

Jean-Louis Tourre00:07:37

Oui, mais limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte, pendant 6 mois, machin, tu ne vivras pas et tout. »

Daniel Riolo00:07:42

Mais tu sais que...

Jean-Louis Tourre00:07:42

Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.

Daniel Riolo00:07:45

Bien sûr.

Jean-Louis Tourre00:07:45

Il y en a quand même.

Daniel Riolo00:07:47

Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?

Jean-Louis Tourre00:07:50

Non.

Daniel Riolo00:07:50

Ben non, tu ne peux pas t'ennuyer.

Jean-Louis Tourre00:07:51

Attends.

Daniel Riolo00:07:52

Ah, pff.

Jean-Louis Tourre00:07:53

Je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes en fait ?

Daniel Riolo00:07:55

Ben moi, je ne suis pas d'accord.

Jean-Louis Tourre00:07:56

Ben moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.

Daniel Riolo00:07:58

Il n'y a plus de suspense, c'est différent.

Jean-Louis Tourre00:07:59

Ouais.

Daniel Riolo00:07:59

Mais au-delà, t'ennuyer ?

Jean-Louis Tourre00:08:01

Non, mais tu peux aller...

Daniel Riolo00:08:02

Tu vois, c'est comme la peur et le mental.

Jean-Louis Tourre00:08:03

Oui, d'accord, mais tu mélanges beaucoup de choses, Daniel. Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, j'avais plus envie de regarder ça, parce que là, il y a... c'est fini en fait.

Daniel Riolo00:08:12

Ah non, moi je...

Jean-Louis Tourre00:08:13

Alors je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.

Daniel Riolo00:08:20

Le match était plié, qui a donné 4-0.

Jean-Louis Tourre00:08:22

Ouais, mais de te dire que les mecs, malgré tout...

Daniel Riolo00:08:24

Tu as regardé le match de Manchester à la fin.

Jean-Louis Tourre00:08:25

Malgré tout, les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.

Daniel Riolo00:08:34

Parmi nos 20 préférés, le Roma-Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.

Jean-Louis Tourre00:08:40

D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.

Daniel Riolo00:08:42

Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand...

Jean-Louis Tourre00:08:44

Daniel, il n'y a pas que le suspense.

Daniel Riolo00:08:46

Moi, je trouve...

Jean-Louis Tourre00:08:47

Tu es le premier à dire...

Daniel Riolo00:08:48

Jean-Louis m'a aidé.

Jean-Louis Tourre00:08:49

Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis 2 ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.

Daniel Riolo00:09:02

Moi, je suis plutôt...

Jean-Louis Tourre00:09:03

Mais dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais...

Daniel Riolo00:09:05

Jean-Louis, j'étais sur un terrain.

Jean-Louis Tourre00:09:07

Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.

Daniel Riolo00:09:11

Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.

Jean-Louis Tourre00:09:13

Et en plus, avec des copains.

Daniel Riolo00:09:14

Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Oh, ils sont ennuyeux, etc. » Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.

Jean-Louis Tourre00:09:21

Mais Daniel, laisse-le parler.

Daniel Riolo00:09:21

C'est un truc de supporter, ça.

Jean-Louis Tourre00:09:23

Ben, pas du tout.

Daniel Riolo00:09:23

Mais moi, je...

Jean-Louis Tourre00:09:24

Tout ?

Daniel Riolo00:09:24

Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu ?

Jean-Louis Tourre00:09:26

Non, mais aussi...

Daniel Riolo00:09:27

Ben voilà.

Jean-Louis Tourre00:09:27

Mais c'est vu aussi.

Daniel Riolo00:09:28

Mais si, mais...

Jean-Louis Tourre00:09:28

On voit ce qu'on veut, non ?

Daniel Riolo00:09:29

Mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.

Jean-Louis Tourre00:09:32

Mais non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.

Daniel Riolo00:09:36

Je ne t'oblige en rien.

Jean-Louis Tourre00:09:37

Une soirée Ligue des Champions, je sais que j'aurai une Ligue des Champions.

Daniel Riolo00:09:39

Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?

Jean-Louis Tourre00:09:43

Pardon, mais la fin de Roma-Manchester, c'était passionnant à suivre.

Daniel Riolo00:09:47

Mais je ne dis pas le contraire.

Jean-Louis Tourre00:09:49

C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.

Daniel Riolo00:09:56

20 minutes.

Jean-Louis Tourre00:09:57

Je suis à la place de Louis Cendriquet et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis 2 ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, et les mecs jouent de la même manière, et ils suivent jusqu'à la fin, quoi.

Daniel Riolo00:10:12

Pour les gamins, justement, évaluation Mahulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Mahulou en pointe. »

Jean-Louis Tourre00:10:18

Florent Gautreau aussi.

Daniel Riolo00:10:19

Florent Gautreau aussi.

Jean-Louis Tourre00:10:19

Il avait dit qu'il le sentait bien.

Daniel Riolo00:10:20

D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'after.

Jean-Louis Tourre00:10:23

Bien sûr.

Daniel Riolo00:10:23

Bravo Florent. Il marque en plus, Mahulou, donc je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.

Jean-Louis Tourre00:10:30

Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.

Daniel Riolo00:10:33

Il y a que des...

Jean-Louis Tourre00:10:33

Tu ne distingues pas les joueurs, quoi. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.

Daniel Riolo00:10:37

Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.

Jean-Louis Tourre00:10:39

Même Jabardi, pour moi, c'est Fabien Louris ce soir, l'homme du match.

Daniel Riolo00:10:41

Moi, je te dis, les 3 du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux. Tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi, quand tu les mets eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde. Et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.

Jean-Louis Tourre00:11:09

Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.

Daniel Riolo00:11:21

Mais tu sais que, par rapport à ce que tu disais, quand il y a 2 ans, et quand Nadal a arrêté après Federer, et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit de...

Jean-Louis Tourre00:11:34

Bon, Daniel, tu es sûr ?

Daniel Riolo00:11:35

Tu as le droit de ne pas aimer son style.

Jean-Louis Tourre00:11:37

Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles, parce que sans que tu savais qu'il allait gagner. Et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.

Daniel Riolo00:11:48

Tu es d'accord, mais ça va en contrediction de ce qu'a dit l'auditeur avant.

Jean-Louis Tourre00:11:52

Mais ça empêche pas...

Daniel Riolo00:11:52

Mais tous les supporters, par exemple, reconnaissent...

Jean-Louis Tourre00:11:54

Mais ça empêche pas de reconnaître ce que tu es en train de regarder.

Daniel Riolo00:11:57

Contre le Barça, il y a eu de la division.

Jean-Louis Tourre00:11:59

Et hors du commun.

Daniel Riolo00:12:00

Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain...

Jean-Louis Tourre00:12:02

Mais c'est pour ça que...

Daniel Riolo00:12:03

Même à 4-0, au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »

Jean-Louis Tourre00:12:09

Écoute, moi, ce que je vois des supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, et on était...

Daniel Riolo00:12:12

Vous êtes blasés, les mecs ?

Jean-Louis Tourre00:12:13

On était au Dopo à la première heure.

Daniel Riolo00:12:13

Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.

Jean-Louis Tourre00:12:15

4-0, tu en as beaucoup qui sont le nez dans le dessert, hein. Ils sont là, ils sont peinards, et voilà. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.

Daniel Riolo00:12:26

Non, mais je...

Jean-Louis Tourre00:12:27

On a quand même le droit de...

Daniel Riolo00:12:28

On est complètement d'accord.

Jean-Louis Tourre00:12:29

Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.

Daniel Riolo00:12:31

Ne soyez pas blasés, quoi.

Jean-Louis Tourre00:12:32

C'est tout ce que je vous dis, en fait.

Daniel Riolo00:12:33

À quand la fin ?

Jean-Louis Tourre00:12:33

Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.

Daniel Riolo00:12:36

Ben enfin, si vous bouffez du caviar, peut-être à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.

Jean-Louis Tourre00:12:39

Tu as le droit d'avoir mal au ventre, mais avec le caviar...

Daniel Riolo00:12:41

Rappelez-vous, on est dans les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.

Jean-Louis Tourre00:12:44

Caviar, si tu en manges trop, même toi, tu vas avoir mal au ventre.

Daniel Riolo00:12:46

Je ne sais pas, j'écoute l'auditeur qui est plus habitué, non ?

Jean-Louis Tourre00:12:48

Et j'écoutais tellement de supporters ces dernières années.

Daniel Riolo00:12:50

Il était heureux, l'auditeur, il était très heureux.

Jean-Louis Tourre00:12:51

Il était très heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec lui, il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. » Et aujourd'hui, le fait... ben justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.

Daniel Riolo00:13:04

Bon, pour finir sur l'évaluation, ça fait donc 2 Boli au PSG, qui mènent donc 2-1 en Boli face à Marseille.

Jean-Louis Tourre00:13:12

Je n'ai pas compris.

Daniel Riolo00:13:12

Il a fait un jeu de mots pourri en France.

Jean-Louis Tourre00:13:14

Basile.

Daniel Riolo00:13:14

Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?

Jean-Louis Tourre00:13:17

Yannick Boli.

Daniel Riolo00:13:18

Yannick Boli, oui. Voilà. Et désormais, il y a un autre Boli.

Jean-Louis Tourre00:13:20

Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il n'y en avait qu'un.

Daniel Riolo00:13:21

Mais oui, voilà.

Jean-Louis Tourre00:13:22

C'est ça que dit Gilbert.

Daniel Riolo00:13:23

Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.

Jean-Louis Tourre00:13:25

Ah, exact.

Daniel Riolo00:13:26

C'est ça ?

Jean-Louis Tourre00:13:27

Et il y avait également un Boli à Auxerre.

Daniel Riolo00:13:29

Voilà. Et Laurent Boli, mais...

Jean-Louis Tourre00:13:30

Beaucoup de Boli dans le foot.

Daniel Riolo00:13:31

Lui, il n'est pas chaud au foot.

Jean-Louis Tourre00:13:32

C'est qui Laurent Boli ?

Daniel Riolo00:13:33

C'est le troisième frère.

Jean-Louis Tourre00:13:35

Ah, ok.

Daniel Riolo00:13:35

Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.

Jean-Louis Tourre00:13:37

Ah, exact.

Daniel Riolo00:13:38

Ah oui, d'accord.

Jean-Louis Tourre00:13:38

Il joue contre là aussi, je crois.

Daniel Riolo00:13:39

Tout ça, ça me fout... ça me file une embolie pulmonaire.

Jean-Louis Tourre00:13:43

Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.

Daniel Riolo00:13:46

Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.

Jean-Louis Tourre00:13:48

Voilà.

Daniel Riolo00:13:48

C'est pas possible.

Jean-Louis Tourre00:13:51

Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.

Daniel Riolo00:13:54

Ah bah, tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de Ligue... non, mais... moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant... c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions ? N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs, et dans un but de relancer le spectacle.

Jean-Louis Tourre00:14:16

Non, c'est pour ajouter du pognon.

Daniel Riolo00:14:17

Non, en fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super Ligue.

Jean-Louis Tourre00:14:24

Ben oui.

Daniel Riolo00:14:25

C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super Ligue.

Jean-Louis Tourre00:14:30

Il fallait récupérer le bébé, en fait.

Daniel Riolo00:14:31

Voilà, il fallait surtout pas...

Jean-Louis Tourre00:14:32

Moi, je ne suis pas d'accord avec la conclusion, je pense.

Daniel Riolo00:14:33

Il ne fallait pas échapper... laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose : au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie, au pansalmodisme.

Jean-Louis Tourre00:14:48

Moi, je ne l'ai pas dit, mais il y a la première année, là, je ne vois plus...

Daniel Riolo00:14:49

Moi, je n'aime pas vous dire, mais quelle est la solution ?

Jean-Louis Tourre00:14:51

Qu'on envoie 16 équipes.

Daniel Riolo00:14:52

La solution ?

Jean-Louis Tourre00:14:53

En aller-retour, qu'on fasse de l'élite, et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai, et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je me suis chié avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans, parce que quand tu regardes le match...

Daniel Riolo00:15:02

Mais je croyais qu'il voulait arriver en Ligue fermée.

Jean-Louis Tourre00:15:04

Quand tu regardes le match de la semaine d'hier...

Daniel Riolo00:15:05

Mais non, c'est ce qu'il dit, là.

Jean-Louis Tourre00:15:06

Le match de la semaine d'hier.

Daniel Riolo00:15:06

Le championnat...

Jean-Louis Tourre00:15:07

Mais bien sûr, arrêtons les conneries.

Daniel Riolo00:15:09

Mais les matchs vont être aussi inintéressants.

Jean-Louis Tourre00:15:11

Non, ça va être la même chose, hein.

Daniel Riolo00:15:12

Mais pas du tout.

Jean-Louis Tourre00:15:12

Les matchs vont être aussi inintéressants.

Daniel Riolo00:15:13

Mais pas du tout.

Jean-Louis Tourre00:15:14

Tu vas rajouter des matchs. Tu n'auras que des...

Daniel Riolo00:15:16

Non, mais non, ce n'est pas vrai.

Jean-Louis Tourre00:15:17

Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.

Daniel Riolo00:15:19

Mais non, parce que chaque match comptera des points.

Jean-Louis Tourre00:15:21

Mais oui, pas plus que...

Daniel Riolo00:15:22

Ouais, tu as vu ?

Jean-Louis Tourre00:15:22

Pas plus que là.

Daniel Riolo00:15:23

Là, ils comptent des points aussi, les matchs, hein ?

Jean-Louis Tourre00:15:25

Là aussi, les matchs, ils comptent des points.

Daniel Riolo00:15:26

Est-ce que tu as vu à Stone Villa ?

Jean-Louis Tourre00:15:27

Oui, j'ai tout vu.

Daniel Riolo00:15:27

Ils ont une bonne équipe à Stone Villa.

Jean-Louis Tourre00:15:28

Oui.

Daniel Riolo00:15:28

Ils sont dans les top 8, pour l'instant.

Jean-Louis Tourre00:15:30

Oui.

Daniel Riolo00:15:30

Le match de soir, je n'en ai rien à cirer.

Jean-Louis Tourre00:15:32

Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.

Daniel Riolo00:15:33

Parce que ça ne comptait pas.

Jean-Louis Tourre00:15:34

Ce sera pas la meilleure formule.

Daniel Riolo00:15:35

Ta formule, elle est simple.

Jean-Louis Tourre00:15:36

Non.

Daniel Riolo00:15:36

C'est de revenir à ce qui se faisait avant.

Jean-Louis Tourre00:15:38

C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.

Daniel Riolo00:15:39

Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.

Jean-Louis Tourre00:15:41

Moi, là, on en revient à l'intérêt financier.

Daniel Riolo00:15:43

Mais si tu veux l'intérêt, c'est que tu es sorti des débuts.

Jean-Louis Tourre00:15:45

Aller-retour direct, voilà, on en parle depuis le début.

Daniel Riolo00:15:47

Tu es début dans les années 80, aller-retour direct.

Jean-Louis Tourre00:15:49

Oui, aller-retour direct.

Daniel Riolo00:15:50

C'est plus qu'un match de foot.

Jean-Louis Tourre00:15:51

Ça, c'est mort, Manu, c'est mort.

Daniel Riolo00:15:52

Mais tu as beaucoup plus de...

Jean-Louis Tourre00:15:52

C'était peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.

Daniel Riolo00:15:54

C'est Manu le romantique.

Jean-Louis Tourre00:15:55

Mais non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.

Daniel Riolo00:15:59

Mais c'est pour ça.

Jean-Louis Tourre00:16:00

C'est bien mieux, mais...

Daniel Riolo00:16:00

C'est difficile.

Jean-Louis Tourre00:16:01

C'est 2, c'est 3.

Daniel Riolo00:16:02

Tu n'as pas le droit à l'erreur, hein.

Jean-Louis Tourre00:16:03

Ça, pour le coup, c'est être naïf.

Daniel Riolo00:16:04

Il y a une seule...

Jean-Louis Tourre00:16:05

Ça va revenir, ça, Manu.

Daniel Riolo00:16:06

Il y a une seule solution.

Jean-Louis Tourre00:16:07

Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf, je ne suis pas con.

Daniel Riolo00:16:09

Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.

Jean-Louis Tourre00:16:23

Personne ne l'a.

Daniel Riolo00:16:24

C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.

Jean-Louis Tourre00:16:26

Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?

Daniel Riolo00:16:27

Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltriner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.

Jean-Louis Tourre00:16:32

Pas du tout.

Daniel Riolo00:16:33

Si, mais arrête, arrête, arrête.

Jean-Louis Tourre00:16:34

Mais déjà, tu dis arrête, je n'ai jamais pu enchaîner 3-3.

Daniel Riolo00:16:36

Dans l'ancienne formule, tu avais aussi les chapes 4 contre Bratislava.

Jean-Louis Tourre00:16:38

Je dois arrêter sans avoir compris.

Daniel Riolo00:16:39

C'est incroyable.

Jean-Louis Tourre00:16:41

Mais parce que tu sais ce que tu vas dire.

Daniel Riolo00:16:42

Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas, mais la solution, ce n'est pas la Super Ligue.

Jean-Louis Tourre00:16:46

Mais c'est quoi la Super Ligue ?

Daniel Riolo00:16:46

Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.

Jean-Louis Tourre00:16:50

Mais pourquoi ?

Daniel Riolo00:16:51

Parce que...

Jean-Louis Tourre00:16:52

De toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs...

Daniel Riolo00:16:54

Non, mais moi, je n'aime pas...

Jean-Louis Tourre00:16:55

Je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.

Daniel Riolo00:16:56

On peut revenir au cas de groupe de 4.

Jean-Louis Tourre00:16:58

Ah, j'aimais bien les groupes de 4.

Daniel Riolo00:16:59

Ah, là, il y en avait 6.

Jean-Louis Tourre00:17:01

Là, j'aimais bien.

Daniel Riolo00:17:01

Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.

Jean-Louis Tourre00:17:04

À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oued Svilina, tu avais toujours des petits.

Daniel Riolo00:17:09

Mais ce que je veux te dire, c'est que...

Jean-Louis Tourre00:17:10

Tu faisais 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important. C'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.

Daniel Riolo00:17:17

Voilà.

Jean-Louis Tourre00:17:18

Et donc, à coup de calcul, le monde devient ce que...

Daniel Riolo00:17:20

Il n'y a que des calculs à l'heure actuelle, en fait.

Jean-Louis Tourre00:17:22

Exact.

Daniel Riolo00:17:22

Oui, oui, les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions.

Jean-Louis Tourre00:17:26

C'est vrai.

Daniel Riolo00:17:26

Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.

Jean-Louis Tourre00:17:30

Si c'est...

Daniel Riolo00:17:30

Sur ce constat, on est d'accord. C'est sur la solution.

Jean-Louis Tourre00:17:32

C'est Jean-Louis qui pense comme ça.

Daniel Riolo00:17:34

Sur la solution, là, je ne vois pas...

Jean-Louis Tourre00:17:36

Écoute.

Daniel Riolo00:17:36

Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.

Jean-Louis Tourre00:17:38

On revient à ta formule avec 2 par groupe et tout, parce que franchement, c'était...

Daniel Riolo00:17:42

Match aller-retour, c'était bien.

Jean-Louis Tourre00:17:44

C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.

Daniel Riolo00:17:46

Tu as déjà joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?

Jean-Louis Tourre00:17:48

Les Milans, les Barça, tous ces équipes.

Daniel Riolo00:17:50

Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.

Jean-Louis Tourre00:17:53

Oui, mais les petits à notre époque, il y a 30 ans, c'était...

Daniel Riolo00:17:56

Mais je laisse le parler.

Jean-Louis Tourre00:17:58

C'était quand même des grosses équipes, hein, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne.

Daniel Riolo00:18:02

Les Chetéas de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois. Que le titre, c'était un seul pays.

Jean-Louis Tourre00:18:08

Dynamo.

Daniel Riolo00:18:09

Bon, après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.

Jean-Louis Tourre00:18:11

Oui, la Coupe des Champions.

Daniel Riolo00:18:12

Deux, trois trucs qui ont changé.

Jean-Louis Tourre00:18:13

Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?

Daniel Riolo00:18:18

Oui, mais on part en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.

Jean-Louis Tourre00:18:21

Ça, c'est en 83.

Daniel Riolo00:18:22

Et d'ailleurs, ils gagnent contre...

Jean-Louis Tourre00:18:23

Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.

Daniel Riolo00:18:27

Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.

Jean-Louis Tourre00:18:30

Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.

Daniel Riolo00:18:32

Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.

Jean-Louis Tourre00:18:34

Non, mais tu mélanges des fous.

Daniel Riolo00:18:35

Oui, mais c'est tout, là.

Jean-Louis Tourre00:18:36

Mais la Champeucé était...

Daniel Riolo00:18:37

La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.

Jean-Louis Tourre00:18:38

Voilà, non, mais la Coupe des Coupes.

Daniel Riolo00:18:40

Vous mélangez, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.

Jean-Louis Tourre00:18:43

Parce que les formats...

Daniel Riolo00:18:43

Mais les formats étaient pareils, voilà.

Jean-Louis Tourre00:18:46

Daniel, putain, mais oh, tu le félicites trop, ou quoi ?

Daniel Riolo00:18:48

Ça va être compliqué, hein, de vivre avec lui au quotidien, hein.

Jean-Louis Tourre00:18:53

Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...

Daniel Riolo00:18:55

Mais non, mais les formats, etc.

Jean-Louis Tourre00:18:57

Mais tu es obligé d'avoir ta mémoire.

Daniel Riolo00:18:58

C'est une fois, en Champeucé, Coupe UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.

Jean-Louis Tourre00:19:03

En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.

Daniel Riolo00:19:07

Oui.

Jean-Louis Tourre00:19:07

Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.

Daniel Riolo00:19:11

Oui, oui.

Jean-Louis Tourre00:19:11

C'est déjà une formule comme ça.

Daniel Riolo00:19:12

Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.

Jean-Louis Tourre00:19:15

Oui, jusqu'en 92.

Daniel Riolo00:19:17

Les formats étaient...

Jean-Louis Tourre00:19:18

Et c'était la Coupe des Coupes.

Daniel Riolo00:19:19

Bon, allez, stop, on parle de Ligue. Les gars, dans quelques instants, Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.

Jean-Louis Tourre00:19:25

Oui, il parlait pour toi.

Daniel Riolo00:19:26

Bien sûr.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.