Dans cet extrait de L'After Foot sur RMC, Daniel Riolo et son interlocuteur débattent de la formule actuelle de la Ligue des Champions, qu'il juge hypocrite parce que les écarts de niveau entre équipes sont trop importants. Ils reviennent sur l'origine de cette réforme, censée contrer le projet de Super Ligue selon l'un des intervenants, puis discutent de solutions possibles comme seize équipes d'élite, des matchs aller-retour ou des groupes de quatre.
Le débat s'étend aux anciens formats européens et à la comparaison avec la Coupe du Monde. Les auditeurs découvriront les arguments opposés et les souvenirs de chacun, sans qu'une solution ne soit tranchée.
Dans cet épisode Daniel Riolo
La transcription de cet épisode sur la formule de la Ligue des Champions a été réalisée avec la technologie derrière HappyScribe, conçue pour transcrire une vidéo en texte.
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Vous écoutez.
RMC.
Tu peux développer ?
Ah ben je... tu veux aller directement là ? Parce que je pensais qu'on allait parler de ligue. Non mais, moi, vous... de toute façon, vous m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant... euh... C'est quoi, c'est la 3e saison de cette formule de la Ligue des Champions ? N'oublions jamais, parce que je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs et dans un but de relancer le spectacle.
Oui, mais voilà, pour la montée du pognon.
Non, en fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super Ligue.
Ben oui.
C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super Ligue.
Fallait récupérer le bébé, en fait.
Voilà. Il fallait surtout pas...
Attends, Manu, moi je suis pas d'accord avec la conclusion, je crois.
Il fallait pas échapper... euh... laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi je vous dis une chose : au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie et au conformisme.
Ah mince, mais il y a la première année, on l'a faite plus.
Qu'on envoie...
Moi je comprends, mais quelle est la solution ?
Qu'on... qu'on envoie 16 équipes.
La solution ?
En aller-retour, qu'on fasse de l'élite, et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai, et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je suis chié avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans. Parce que quand tu regardes le match...
Mais je croyais qu'il voulait arriver en Ligue fermée.
Quand tu regardes...
Mais le match de la semaine d'hier.
Qu'est-ce qu'il dit, là ?
Le match de la semaine d'hier.
Un championnat ?
Ah oui.
Mais bien sûr, arrêtons les conneries.
Mais les matchs vont être aussi inintéressants, ça va être la même chose, hein.
Mais pas du tout.
Les matchs vont être aussi inintéressants.
Mais pas du tout, tu vas rajouter des matchs...
Tu n'auras que des...
Non, mais non, c'est pas vrai.
Tu auras que des...
Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.
Non, parce que chaque match comptera des points.
Mais... mais vous n'êtes pas plus que...
Ouais, tu vas pas être plus que ça.
Là, ils comptent des points aussi, les matchs, hein.
Là aussi, les matchs, ils comptent des points.
Est-ce que tu as vu à Stoneville ?
Oui, j'ai tout vu, j'ai tout vu.
Ils ont une équipe à Stoneville ?
Oui.
Ils sont dans les top 8 pour l'instant ?
Oui.
Le match de soir, je n'en ai rien à cirer.
Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.
Parce que ça comptait pas.
Ce sera pas pareil.
La meilleure formule, elle est simple.
Non.
C'est de revenir à ce qui se faisait avant.
C'est ce que j'ai connu, moi, mes débuts.
Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.
Ah ouais, là, on en revient là, c'est un intérêt financier.
Mais si tu veux une incertitude, c'est...
T'es gâté, t'es gâté.
Tes matchs aller-retour, direct, voilà, on en parle plus.
T'es début des années 80, aller-retour direct.
Oui, aller-retour direct.
C'est vu qu'il n'y a pas de filet.
Ça, c'est mort, Manu, c'est mort.
Mais t'as beaucoup plus de...
C'est peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.
C'est Manu le romantique, là.
Mais non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.
Mais c'est pour ça.
Et puis, elle était répartie en C1, C2, C3.
Mais t'as pas le droit à l'erreur, hein.
Ça, pour le coup, c'est être naïf de croire que ça va revenir, ça, Manu.
Il y a une seule solution.
Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf, je ne suis pas con.
Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot : il faut 16 équipes, l'élite. Qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.
Personne ne l'a.
C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.
Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?
Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltiner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.
Mais pas du tout, moi je...
Si, mais arrête, arrête.
Mais tu disais...
Je dis arrête, je n'ai jamais pu enchaîner 30 matchs.
Dans l'ancienne formule, tu avais aussi les champions 4, c'est Bratislava.
Je dois arrêter sans aller-retour.
Aller-retour, c'est quand même incroyable.
C'est ce que tu vas dire.
Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas. Mais la solution, ce n'est pas la Super Ligue.
Mais c'est quoi la solution ?
Ou tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.
Mais pourquoi ?
Bah, parce que...
Bah, de toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs...
Non, mais moi, je n'aime pas.
Je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.
On peut revenir aux 4 groupes de 4 ?
Ah, j'aimais bien les 4 groupes de 4.
Ah, là où il y en avait 6.
Là, j'aimais bien.
Parce que là, la phase de poules, elle a une défaite, elle avait une vraie importance.
À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi.
Oui, il y en avait.
Oui, Zilina, tu avais toujours des petits.
Mais ce que je veux te dire, c'est que...
Tu faisais 6 matchs, enfin...
Tu faisais 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important, c'était quelque chose.
Voilà.
Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.
Voilà.
Et donc, à Coupe du Monde...
La Coupe du Monde devient ce que...
Il n'y a que des calculs.
C'est ce qui est à l'heure actuelle, en fait.
Exactement.
Oui, oui, les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions.
Oui, c'est vrai.
Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.
Si, c'est... sur ce constat, on est d'accord. C'est sur la solution.
C'est Jean-Louis qui pense comme ça.
Sur la solution, là, je ne vois pas...
Bah, écoute.
Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.
On revient à ta formule avec 2 par groupe et tout, parce que franchement, c'était...
Match aller-retour, c'était bien.
C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.
Tu as joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?
Bah, les Milans, les Barça, tous ces équipements.
Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.
Oui, mais les petits, les petits à notre époque, il y a 30 ans, c'était...
Mais tu n'as pas joué la Ligue des Champions.
Mais laisse-le parler.
C'était quand même des grosses équipes, hein, qui aujourd'hui n'existent plus, hein, sur la zone européenne.
Les petits.
Les Chetéens de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois.
Euh...
C'était un seul pays.
Dynamo.
Bon, après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.
Oui, la Coupe des Champions.
Deux, trois trucs qui ont changé.
Excuse-moi, mais tu es... avec Monaco, tu es champion en 88 ?
Euh... ouais, mais on perd en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.
Ça, c'est...
Et d'ailleurs, il gagne contre...
Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.
Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi quand j'ai commencé à 18 ans.
Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.
Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA, tu vois où je dis ce que je dis.
Oui, mais c'était...
La Champeucée était...
La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je l'ai regardée.
Non, mais la première fois, la Coupe des Coupes...
Vous êtes en train de tout mélanger, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Champions...
Parce que les formats étaient pareils.
Les formats étaient pareils, oh là là.
Daniel, putain, mais oh, tu le finis pas ou quoi ? Ça doit être compliqué, hein, de vivre avec lui au quotidien.
Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...
Mais non, mais les formats, et tous les mails.
Mais tu es obligé d'avoir de la mémoire.
C'est une fois en Champeucée, Coupe de l'UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.
En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.
Oui.
Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.
Oui, oui.
C'est déjà une formule comme ça.
Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.
Il y a eu des aller-retour, oui, jusqu'en 92.
Les formats, les formats étaient...
Et c'était la Coupe des Coupes.
Et bon, allez, stop, on va parler de l'île.
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