Dans cette émission de L'After Foot diffusée sur RMC, l'animateur Nicolas Jamain et l'invité Emmanuel Petit reviennent sur la soirée de Ligue des champions, avec un duplex depuis Lens et le direct du match entre l'AEK Athènes et le Real Madrid. La discussion se concentre ensuite sur Jude Bellingham, que Nicolas Jamain juge meilleur milieu de terrain du monde, tandis qu'Emmanuel Petit met en avant son élégance et sa personnalité.
Ils comparent son profil à celui de Vitinha, dont le jeu avec le PSG est salué, et évoquent son âge, sa maturité et son parcours. Les auditeurs découvriront ainsi les arguments avancés par les intervenants, qui restent des opinions sur un joueur encore en pleine progression.
Dans cet épisode Nicolas Jamain, Emmanuel Petit
Cette transcription de l'After Foot consacrée à Bellingham a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe, celle-là même qui permet de transcrire une réunion Teams.
Les publicités de cet audio diffèrent du texte. Touchez la phrase que vous entendez pour suivre.
Synchronisé : le texte suit maintenant l'audio.
Vous écoutez.
RMC.
RMC.
J'ai envie, la semaine prochaine, que les gens au téléphone du monde entier puissent me dire : « Riolo, t'es vraiment un bouffon, tu t'es trompé. »
C'est tout Thomas, Thomas, Thomas, Thomas ! Le but, l'égalisation du capitaine Florian Thomas !
Peut-être que la politique aussi, le changement de cap, ils auraient pu la faire également dans ce sens-là : arrêter de dépenser des cents et des mille.
Attention Aguilar, dans la surface, la frappe, ah oui, ah oui, le but de Ruben Aguilar ! L'exploit lance-toi, les émotions de la Ligue des champions !
20 h 22 h, Génération After.
Nicolas Jamin.
Bonsoir à toutes et à tous, Génération After, spéciale Ligue des champions, vous écoutez RMC, il est 20 h 01, merci d'être avec nous, avec Manu Petit également. Salut Manu !
Bonsoir Nicolas, bonsoir tout le monde.
Salut Daniel Riolo.
Salut les amis.
Lance comme ce soir 21 h, Ligue des champions, journée 4 pour les Lens, soit 3 points sur 9 avant le match de ce soir, hors de la zone de qualif pour l'instant pour les barrages, comme comme pardon, on a 6, 11e de la phase de Ligue. On ira également dans cet avant-match à Leverkusen, où Marseille joue demain son 4e match de Ligue Europa. Pour quoi faire ? René Genésio va-t-il envoyer l'équipe B ? Il est en conférence de presse d'avant-match, actuellement. Direction Bollard, tout de suite, Jean-Louis Tour, Jean Baumel sur place, salut messieurs !
Salut Nico !
Salut Daniel !
Salut Daniel !
C'est synchronisé, c'est incroyable.
Le duo, incroyable.
C'est bossé ou pas les gars ?
C'est un top ou ?
Non, non, mais là on a envie de que ça commence, là on est à bloc.
On commence à faire pas mal de matches ensemble quand même, hein.
Et on se retrouve encore dimanche contre Marseille.
C'est-à-dire que Jean-Louis est déjà passé à la friterie alors ?
Est-ce que Jean-Louis, tu comptes tes matchs de Ligue des champions, même ?
Non, le oui c'était pour le passage à la friterie, mais pas pour le comptage des matchs.
On embrasse Jeannot, hein, qui a compté ses matchs.
T'as accompagné de quoi, t'as accompagné les frites ?
Mayo, mayo.
J'ai pas fait, j'ai rien mis d'autre.
Pas une merguez, pas une frikadelle, rien ?
Non, non, non, que des frites.
Là, c'est un peu décevant quand même.
Vu la barquette, c'est suffisant.
En plus, avec Gibaud, je veux dire, lui c'est là-bas, il est chez lui, il peut t'orienter, il peut te conseiller.
Ah bah écoute, c'est bien mieux que le Mexicano ça.
Non, je vais te dire Daniel, Gibaud il est arrivé à un stade où il en a marre des frites.
Il en a trop mangé.
C'est pas faux.
C'est pas faux.
J'ai pas dit qu'il en avait pas marre, je dis que c'est un guide, c'est l'hôte, quand tu vas là-bas t'es un peu chez lui, il est capable de te prendre par la main, de t'emmener, de choisir avec toi, tu aurais dû en profiter.
Oui alors.
Et de te faire servir par Jean-Paul d'Anvergne qui est le patron du Sans Sas.
Oui, oui.
Qui fait des frites depuis 76 ici.
Très bien.
Eh oui.
Quand on fait un match de foot à Lens, ça fait partie du paquet, c'est très important le respect de la culture locale.
Ah ça j'ai respecté.
Que sache que Jean-Louis est en préparation d'un événement, donc il peut pas manger des frites comme ça.
Ah non, plus trop, plus trop, plus trop.
C'est fini.
Il y a un marathon en Espagne, il y a un record à aller chercher.
Je suis forfait, Nico.
Ah c'est pas vrai.
Je suis forfait, je suis forfait.
Ah mais j'ai... oh là là, j'ai échappé à la frite.
Et pourquoi ?
Mon Dieu.
Frites mayo c'est pas très intéressant quand même.
Non, non, c'est pas génial.
Mais j'étais forfait, enfin.
Autant pour moi. Écoute, on en parlera ensemble en off, Jean-Louis.
Oui.
Tiens, avant de dérouler les compos, lensoise et italienne, celle de Côme de Chelsea Fabregas, le direct, c'est aussi deux matchs qui ont débuté à 18 h 45 en Ligue des champions.
Et qui sont bien.
Et notamment celle AEK Athènes - Real Madrid, commentée par Edgar Grolo, salut Edgar !
Salut Nico, salut tout le monde, 59 minutes de jeu, 1 partout entre l'AEK et le Real Madrid, on est reparti sur les matchs un peu décevants du Real, même s'il y a eu un superbe but, Madjer pied gauche de Jude Bellingham, pour le reste c'est assez poussif.
Quelle merveille.
Ah non mais, et mauvais pied, mauvais pied, normalement tu fais la Madjer pour éviter d'utiliser ton pied gauche.
Lui, il utilise son pied gauche.
Mais c'est rare qu'à 18 h 45 on ait deux bons matchs. Souvent t'as le vieux Slovan Bratislava, Rennes de Saba, ou truc en bois là.
Là t'as quand même le Real et un partout aussi.
Le partout aussi joue quand même.
Un partout aussi. Bellingham, allez le voir sur les réseaux, le but splendide.
Bellingham est-il, petit débat improvisé, le joueur le plus élégant actuel du football mondial ?
Élégant ?
Élégant.
Et c'est à mes yeux le meilleur milieu de terrain au monde.
Moi je parlais des... ouais t'as raison, ça on pourra en débattre aussi, mais.
Non mais dedans.
De la tenue, la gestuelle.
Dedans j'inclus tout.
Le port de tête, la personnalité.
Il dégage quelque chose de vraiment très très fort.
Mais bon, ça fait partie du package.
Non pour moi.
Oui t'as raison, pour moi il y a des aspérités quoi.
Oui Edgar ?
Non non, c'est ce que j'allais dire, il dégage quelque chose de vraiment particulier, et moi je l'ai déjà dit 500 fois, mais vu du stade c'est encore plus impressionnant. C'est vraiment quelqu'un d'unique, la façon dont il bouge, la façon dont il joue avec la balle, dont il utilise son corps, les fins de corps où il touche même pas la balle et le défenseur il bouge, c'est vraiment quelqu'un d'ultra ultra élégant et différent des autres.
Et pour aller plus loin dans la question que je trouve très intéressante, c'est évidemment certaines personnes qui nous écoutent vont dire : « Mais qu'est-ce que vous faites du milieu de terrain, du meilleur milieu de terrain au monde actuellement, c'est-à-dire le milieu du PSG ? » Et sortons par exemple Vitinha qui est absolument époustouflant à chaque sortie européenne. Là où je fais une différence c'est que je pense que tu prends Bellingham et tu le mets dans n'importe quelle équipe, on verra la différence. Il t'apportera quelque chose, il sera leader de ton équipe, il fera des différences. Vitinha dans le collectif du PSG il est extraordinaire, fantastique.
Déjà avec le Portugal il est un peu en dessous et nous n'avons aucune garantie, en tout cas moi je n'en ai pas, qu'il soit parfait dans toutes les équipes. Ce sera un très bon joueur, mais Bellingham il sera excellent partout.
Ce qui est même encore plus valable si tu parles de Vitinha pour João Neves.
Encore plus.
Lui a une vraie perte de niveau avec la sélection plus importante que Vitinha qui est quand même atelier de la sélection portugaise.
Il est le seul dans la sélection portugaise.
Ah oui.
Non mais t'as des gens qui ont plus besoin du collectif pour l'épanouissement et qui, parce qu'ils respectent les consignes, parce qu'ils sont là pour les autres, et c'est aussi à mettre à leur crédit parce que c'est fantastique d'avoir des joueurs qui font briller le collectif. Mais Bellingham c'est ce que j'appelle le joueur potentiel Ballon d'Or un jour, c'est le gars qui tout seul transforme une équipe, une accélération comme tu dis, enfin moi des fois je le vois il prend un ballon il fait un crochet avec une telle facilité, une telle jouante technique, le relâchement des gestes, c'est la classe, c'est ce qu'on voit dans pas mal de sports, dans la boxe, dans le tennis, comme ça, c'est la facilité, c'est l'aisance.
Non mais il y a autre chose aussi.
C'est une petite élégance joueur histoire foot.
Il répond toujours présent dans les grands matchs et moi il y a une chose en fait qui m'interpelle malgré son caractère bien affirmé, tu vois, une personnalité bien affirmée.
Surtout dans le vestiaire, pas trop les micros.
Oui mais ça lui pose pas de problème d'évoluer avec des joueurs aussi qui sont censés être les leaders comme à Madrid qui a Mbappé ou Harry Kane avec l'équipe anglaise. Donc c'est un garçon qui a une telle confiance en soi qu'il arrive toujours à performer au haut niveau.
Ça il manque pas de confiance en lui, ça c'est sûr.
Et tout à l'heure quand il a marqué, je crois que le commentateur en même temps qu'il parlait du but a rappelé son âge.
Mais exactement, j'ai halluciné.
C'est 25 ans.
Il a 23 ans et 168 jours.
Il a toujours 23 ans.
Il est dans les débuts de sa 24e année.
Ça m'a choqué je disais c'est 10 ans qu'on le voit, qu'on le commente t'as l'impression aussi.
Et puis il a une allure qui, je sais pas, fait tellement mature.
Il fait la trentaine quasiment.
Exactement. Donc ça veut dire que c'est un joueur qui va être amené à être au top dans le foot européen pendant de nombreuses années. C'est un joueur qui a pas encore gagné la Ligue des champions. Attends, si il a gagné.
Si, avec le Real.
Si, si, si.
Il a gagné.
Il a gagné avec la sélection.
Et cette saison-là, n'oublions pas que la saison où Vinicius gagne quasiment le Ballon d'Or, Bellingham est encore plus jeune et il est à ce niveau-là, c'est même à un moment de la saison le favori du Ballon d'Or, alors qu'il avait à ce moment-là je pense 20 ans.
Donc il a déjà, alors après avec l'équipe nationale, est-ce qu'enfin il emmènera l'Angleterre, il en était pas si loin que ça cette année, est-ce qu'il va enfin les emmener à un titre, mais c'est un joueur qui va être amené à dominer le foot européen pendant pas mal d'années maintenant.
Puis il a un parcours atypique, c'est le seul joueur à ma connaissance qui n'a pas évolué en Premier League.
C'est vrai.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.