Cet épisode de L'After Foot du mardi 3 novembre 2026 est consacré à la quatrième journée de Ligue des Champions. Les débats portent d'abord sur le PSG, qui a largement dominé Villarreal 6-0 avec une composition privée de plusieurs titulaires, puis sur les choix de Luis Enrique et la concurrence entre les joueurs.
Les intervenants analysent ensuite la difficulté de Lille à Bodø/Glimt, l'hommage rendu à Jesús de Miguel, le choc entre l'Atlético et le Bayern, ainsi que la remontada de Manchester United contre la Roma. La formule de la compétition est également critiquée.
Les opinions exprimées restent celles des chroniqueurs et invités.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Emmanuel Petit, Jérôme Sion, Kevin Diaz, Paulo Breitner
La transcription de cet épisode consacré à la Ligue des Champions et au PSG a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe derrière le sous-titre automatique.
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Vous écoutez.
RMC.
RMC.
Le football, c'est quand même... il y a cette fameuse phrase, là, je l'ai pas en tête.
En admettant qu'il ne l'ait pas vue.
Alors moi, je trouve que c'est quand même fort du café. Je trouve que c'est encore plus fort du café que s'il ne l'avait pas vu, tu vois.
C'est vraiment malgré lui. Donc aujourd'hui, si j'étais conseiller, je dirais : écoute, mieux t'en dis, mieux tu te portes.
De revenir avec leur histoire, de remettre de leur cendre, un petit peu comme un sphinx.
20 h 22 h, Génération After.
Karine Galy.
Bonsoir à tous, bienvenue sur RMC, on est ensemble pour un mardi de Ligue des Champions, 4e journée, avec évidemment deux clubs français qui sont sur les pelouses de destins, diamétralement opposés. Le PSG qui fait un carton plein, trois matchs, trois victoires, et ce soir qui se déplace sur la pelouse de Villarreal. Et puis Lille, c'est zéro pointé, trois matchs, trois défaites, et ce soir direction la Norvège pour Bodø/Glimt. Et puis il y aura également le choc européen entre l'Atlético Madrid et le Bayern Munich. On va vivre ces affiches magnifiques aux côtés d'Emmanuel Petit, notre champion du monde 98.
Comment ça va ?
Bonsoir Karine, ça va très bien, et toi ?
Très bien. Tu es en pleine forme ?
Ça va, ça va. Je me remets tout doucement d'une crève depuis 4-5 jours. Ça s'entend un petit peu à la voix, non ? Bonsoir Kevin, et bonsoir tout le monde.
Un filet. Et donc tu l'as présenté, Kevin Diaz également. Et avec nous, ça va Kevin ?
Salut à tous, ça va très bien.
On va se régaler. Donc cette 4e journée de Ligue des Champions qui commence ce soir avec nos deux clubs français. Je vous l'ai dit, le PSG et Lille, on va prendre la direction de l'Espagne. Le double tenant du titre, le PSG qui vise une 4e victoire en autant de matchs, et c'est Jérôme Sion qui va nous faire vivre ce Villarreal-PSG. Salut Jérôme.
Salut Karine, salut Manu, salut Kevin, bonsoir à toutes et à tous.
Salut Jérôme.
Magnifique Jérôme. On l'a dit, le PSG va très bien, trois matchs, trois victoires. Il y a eu évidemment le Slovan Bratislava, puis des gros d'Europe, Manchester City et enfin le FC Barcelone. Donc là, on se dit qu'à priori ça devrait aller face à Villarreal. Fais-nous une petite carte postale déjà, parce que je crois que le temps est assez horrible, il pleut énormément, mais par contre il y aura énormément de supporters présents. Les Parisiens sont venus en nombre.
Alors, il a plu il y a quelques minutes de ça, il a plu très fort effectivement. Il y a eu une énorme perturbation qui a balayé l'est de l'Espagne, mais ça y est, la perturbation s'est décalée. Donc il y aura une pelouse qui sera rapide. Elle est en parfait état ici à la Ceramica, ce stade tout jaune que connaît Manu pour être venu il y a quelques années pour une demi-finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Mon cher Manu, le stade est absolument tout jaune, magnifique, et la pelouse est en parfait état. Donc le temps sera sec durant la rencontre. Effectivement, le stade sera plein, 23 000 places ici à la Ceramica.
Il y aura 1 600 supporters du Paris Saint-Germain, quelques centaines d'ultras qu'on a pu croiser qui ont, comme d'habitude, réalisé un petit cortège pour arriver ici sous la pluie pour le coup, qui s'est donc arrêté. Mais voilà, c'est vraiment un joli petit stade, et ça va donner sans doute une très belle ambiance, parce que sur les réseaux sociaux, Villarreal s'est amusé à parler de cette irréductible petite ville qui a remporté l'Europe Alliée il y a quelques années pour accueillir le grand Paris Saint-Germain. Donc ils espèrent évidemment faire déjouer les pronostics, les gros bets, comme on les appelle ici.
Oui, gros match évidemment pour les sous-marins jaunes. Alors un mot déjà sur le PSG, parce qu'on sait qu'il y a quatre cadors qui sont sur le flanc, qui sont forfaits. Alors quels sont les choix ce soir de Luis Enrique pour affronter l'équipe espagnole ?
On voulait savoir évidemment qui allait jouer avant centre, bien sûr en l'absence d'Ousmane Dembélé et sur le côté gauche de l'attaque en l'absence de Kvaratskhelia. Eh bien, on a la réponse, c'est Sini Mayaoulu qui sera le faux numéro 9 de Luis Enrique ce soir, entouré de Magnes Akliouche et de Désiré Doué. Au milieu de terrain, pas de surprise, le trio habituel Fabien Ruiz, Vitinha et João Neves. Lucas Hernández, après sa prestation majuscule contre le Barça, enchaîne dans le couloir gauche de la défense. Pacho avec Zabarni, puisque Marquinhos est blessé également. Le capitaine, c'est Hakimi dans le couloir droit, devant Madvei Safonov.
Ça veut dire que Luka Jin est sur le banc, ça veut dire que Ferran Torres est sur le banc, ça veut dire également que Mick Agots et Warren Zaïremri sont donc remplaçants du côté du Paris Saint-Germain. Il reste un absent que je ne vous ai pas cité, c'est bien sûr Nuno Mendes.
On va évidemment revenir sur cette composition d'équipe, mais tu vas nous donner également les choix côté Villarreal avec des anciens visages bien connus de la Ligue 1.
Ouais, même s'il y a des petites surprises dans la compo du jeune entraîneur Iñigo Pérez, qui avait emmené le Rayo Vallecano en finale d'Europa Conference League la saison passée, notamment en éliminant Strasbourg en demi-finale. Il a préféré titulariser à la pointe de l'attaque Ayousse Pérez, l'ancien joueur de Newcastle et de Leicester, avec Nicola Pepe donc en attaque plutôt que Jorge Mico Tatze, l'ancien lyonnais. Et sur le banc de touche, Pape Guey, lui, l'ancien Marseillais qui connaît bien les clásicos au MPSG et bel et bien titulaire au milieu de terrain, le Sénégalais. Voilà donc pour les têtes connues du côté de Villarreal.
Pour vous dire également que l'ancien Toulousain Logan Costa, qui joue très peu, le Cap-Verdien, est lui aussi remplaçant.
Merci beaucoup. Évidemment, on reste ensemble, on va analyser ces deux compos. Manu, je me tourne vers toi. Jérôme l'a dit, évidemment, on se demandait qui allait être choisi par Luis Enrique. Mayaoulu est le grand vainqueur, il a marqué, il était passeur décisif face au Havre, et donc là il va débuter ce match de Ligue des Champions.
Après un début de saison compliqué, c'est un joueur qui s'inscrit dans le projet du Paris Saint-Germain, et c'est vrai qu'il est à la fois protégé et des fois aussi titillé par Luis Enrique. En l'absence de certains cadors, il doit profiter justement de... j'ai l'impression qu'il a lancé sa saison il y a à peu près 10 jours sur les deux derniers matchs, où je répète, le début de saison a été très compliqué entre blessures, très peu de temps de jeu, et il tarde justement à franchir un palier. Là, il a une opportunité incroyable, qui plus est dans un match de Champions League, pour marquer davantage de points.
Je sais qu'il fait partie du projet dans l'avenir du Paris Saint-Germain, mais il a besoin, à mon sens, de franchir un palier supplémentaire et de se montrer de plus en plus indispensable, qu'il ne soit pas simplement une roue de secours. Je sais que ça sera très compliqué pour lui d'aller titiller les joueurs titulaires, mais malgré tout, je reste persuadé qu'il a qualité et il a le mental. C'est à lui justement de prouver que Luis Enrique a raison et que le Paris Saint-Germain a raison de... en plus, il a signé un nouveau contrat aujourd'hui, je crois qu'il est dans la tranche haute.
En 2031, ouais, tout à fait, ouais. Il vient de... c'est ça aussi qui l'a perturbé, Manu.
Ouais, mais en même temps, c'est très...
La certitude autour de son contrat. Il y a eu beaucoup de négociations, ça a duré des mois, et voilà, peut-être que ça l'a libéré aussi d'avoir prolongé son contrat il y a maintenant un petit mois.
C'est pour ça. Donc exactement, donc c'est à lui aujourd'hui de saisir cette opportunité pour montrer, pour marquer encore plus de points dans l'esprit de Luis Enrique.
Kevin, un mot sur cette chance pour Mayaoulu de briller ce soir. C'est sa première titularisation en Ligue des Champions cette saison. Il avait joué des bouts de matchs, il était entré face au Slovan Bratislava, également face au Barça. Là, c'est une vraie preuve de confiance.
Oui, c'est une preuve de confiance. De confiance, après, comme l'a dit Manu, moi je pense surtout que quand tu es un jeune joueur, quand on te laisse l'opportunité de jouer, il faut la saisir. C'est ça le sport de haut niveau. Le sport de haut niveau, c'est saisir tes opportunités. N'importe quel métier d'ailleurs, quand on est comme ça dans la haute performance, quand on te laisse l'opportunité de montrer tes qualités, il ne faut pas la rater. Et donc aujourd'hui, Mayaoulu a une belle opportunité en Ligue des Champions, avec un 11 quasiment titulaire du Paris Saint-Germain, en fonction des formes du moment, d'évoluer.
C'est un joueur qui est encore en pleine formation, en pleine post-formation, et quelle chance quand même d'avoir marqué il y a déjà quasiment deux ans, ou plus d'un an et demi, sur la première finale de Ligue des Champions. Il ne faut pas oublier qu'il marque quand même un but à Munich. Il est dans l'histoire du Paris Saint-Germain déjà. Ensuite, l'année dernière, il a un peu moins de temps de jeu, comme l'a dit Jérôme, il y a peut-être l'histoire du contrat, pas contrat. Maintenant, il va pouvoir mettre toute la famille à l'abri pendant un bon moment, et donc financièrement, entre guillemets, ce n'est plus un problème, et donc il va pouvoir pleinement se concentrer sur sa carrière.
Et j'aime beaucoup ce joueur, moi je trouve que c'est un joueur qui joue simple, qui ne fait pas de fioritures, qui peut jouer à plusieurs postes, qui est totalement Luis Enrique compatible. Et je crois vraiment que ce joueur peut être un des titis parisiens, à l'image de Warren Zaïremri ou d'autres qui peuvent s'imposer.
Je rajouterais une chose, c'est que le Paris Saint-Germain, qui a quand même des revenus colossaux, a développé une marque sur le terrain, en plus d'avoir développé une marque à l'extérieur du terrain. Et Mayaoulu représente aussi la formation parisienne, et il y a très, très peu de joueurs qui ont cette capacité, cette possibilité, opportunité de venir se hisser au niveau des stars qui vont chercher à droite et à gauche. Là, pour moi, c'est un superbe signal, et ça s'incorpore parfaitement au projet que le Paris Saint-Germain a depuis deux ou trois ans.
Messieurs, je vous...
N'oublions pas qu'il est là aussi, juste Karine, Seni Mayaoulu, ce n'est pas un petit jeune qui débarque, il a déjà 92 matchs avec le PSG à son compteur.
Oui, mais...
Il a besoin de franchir un palier là.
Il a beaucoup de bouts de matchs. Après, il a quel âge exactement là ? Je l'ai sur...
Il a 20 ans.
Il a 20 ans, c'est ce que j'allais dire. Moi, je ne veux pas que les joueurs, enfin je ne veux pas, je ne souhaite pas, je ne conseille pas aux entourages, aux joueurs, de vouloir commencer trop tôt. Mais lui, c'est bien, ça fait déjà trois ans qu'il est professionnel.
C'est évident quand même, Kevin, au Paris Saint-Germain, quand tu es jeune, de pouvoir te frayer un chemin.
Et donc là, il a réussi... mais il est resté sur la pointe des pieds. Je n'ai pas l'impression qu'il ait traîné des pieds. Il a toujours été...
Le fait qu'il ait signé le contrat, peut-être que ça va le débloquer, comme disait Jérôme.
Mais là, tu as 20 ans, c'est parfait. Tu as déjà trois ans de professionnalisme. Tu n'es pas encore un titulaire indiscutable. Je ne sais pas si tu vas le devenir tout de suite, mais quand on regarde l'âge de Akliouche, c'est un petit peu comme ça aussi qu'il a fonctionné du côté de Monaco. On lui a laissé le temps. En plus, c'est un gars un peu frêle. Ils ont un peu le même physique, une maturité un peu tardive. C'est en train de devenir des hommes.
Akliouche aussi, tu es en train d'exploser.
Et le prime de Mayaoulu, le prime des joueurs de très haut niveau, je l'ai dit la semaine dernière, j'ai exagéré un peu, on allonge jusqu'à 36 ans, mais le prime d'un joueur, c'est entre 25 et 32, 33 ans. Tu as un mélange entre la maturité physique, la maturité psychologique, les expériences de vie et les expériences de footballeurs qui te permettent d'atteindre ton prime entre 25 et 32, 33 ans. Donc il n'est même pas encore à 5 ans de son prime. Il est largement en avance. Qu'il prenne le temps et qu'il continue de grandir. Il a le meilleur entraîneur du monde à l'heure actuelle, et qu'il en profite.
Vous venez de parler d'un jeune, on va parler d'un joueur expérimenté qui revient après des moments très compliqués. C'est évidemment Hernández, le grand gagnant également. Pourquoi ? Parce qu'il a été très bon face au Barça. Et donc, une nouvelle fois, Luis Enrique lui fait confiance ce soir. Ton regard sur Hernández, c'est vrai qu'il nous a bluffés quand même face au Barça.
C'est le mot, il nous a bluffés. Je pense que personne ne l'attendait à ce niveau de performance face à Lamine Yamal, quand même. Et puis en plus, il est buteur, donc il a fait un match extraordinaire. À lui maintenant de réitérer ce genre de prestation, parce que c'est un peu le défaut aussi de certains joueurs au Paris Saint-Germain, c'est qu'ils se contentent aujourd'hui d'être simplement des doublures, voire même des doublures d'une doublure. Donc là, il est revenu justement sous les feux des projecteurs. Ça a plutôt été une super performance pour lui. À lui de confirmer aujourd'hui, en sachant qu'évidemment, quand son alter ego va revenir de blessure, ça va être compliqué pour lui, mais c'est à lui.
Mais il est souvent blessé aussi.
Oui, mais c'est à lui, encore une fois, tous ces joueurs qui sont presque... ils brillent par leur côté invisible dans cet effectif, et ils doivent saisir ces opportunités, parce qu'à un moment donné, tu ne peux pas te satisfaire. Alors, Mayaoulu n'a rien à voir avec Hernández. Hernández, c'est un vieux briscard, il est plus sur la fin de sa carrière, mais quand même, quand tu entends en permanence de partout, dans les médias, ou d'anciens joueurs, ou même des supporters sur les réseaux sociaux qui passent le temps à te déglinguer, en sachant que tu te contentes simplement d'être un remplaçant, t'empiles les titres, mais en fait, tu ne participes pas vraiment.
Est-ce que tu es content véritablement ? Donc je pense que c'était une revanche aussi sur lui-même. Il se savait attendu contre le Barça de Lamine Yamal. À lui, justement, de confirmer que le PSG peut compter sur lui, parce qu'il y aura des blessures encore.
Kevin, Nuno Mendez, malheureusement, est souvent aussi parfois blessé. On a vu un Hernández qui était revanchard. On dit qu'il est très sérieux à l'entraînement, que c'est pour ça, évidemment, que Luis Enrique lui a fait confiance. Il a eu raison. Là, c'est vraiment un renouveau, parce que Lucas Hernández, il a été bon face au Barça, ce qui est quand même, a priori, le mieux en Coupe d'Europe avec le PSG. Il a enchaîné au Havre, et donc il enchaîne encore ce soir sur la pelouse de Villarreal.
Moi, je dis respect à Hernández, parce que...
Mentalement, ce n'est pas évident.
Mentalement, ce n'est pas évident. Ce sont des joueurs qui ont gagné énormément d'argent dans leur carrière.
Et de titres.
Et de titres. Mais bon, les titres, en général, tu es rarement rassasié des titres. L'argent, je pense qu'il y a un moment, tu peux te dire, bon, ce n'est plus leur priorité.
C'est un peu la même niaque le matin quand tu te réveilles.
Tu as compris. Donc ça, c'est, je pense, quelque chose qui peut arriver. Mais moi, il m'a surpris. Il m'a surpris contre le Barça. Moi, je faisais...
Kevin, est-ce que c'était dû, justement, à toutes les critiques qu'il a été entendues depuis des mois ?
Moi, je pense que j'ai envie de lui dire bravo, parce que ça reste quand même un champion. Il est champion du monde.
30 jours contre le Barça, quelques jours avant, il répandait partout que c'était un zéro.
Mais tu as envie de te le faire, Lamine Yamal. Et puis tu sais que, de toute façon, là.
Mais il devra arriver comme ça à chaque fois avec cette même niaque, en fait.
Après, je pense que ce n'est pas facile, parce que quand il était plus jeune, j'ai l'impression qu'il était un peu plus affûté, mais maintenant, quand même, il est un peu empâté, forcément.
Il a eu trois graves blessures, et il est revenu.
C'est ce que j'allais dire. Tu as eu d'énormes blessures, et donc tu reviens, tu seras... je pense, moi, j'ai de la chance, parce que je n'ai pas été à ces niveaux-là, mais en tout cas, je n'ai jamais eu de grosses blessures. Mais je pense que quand tu reviens d'une blessure comme ça, tu sais que tu ne seras plus jamais le même joueur. Tu n'auras plus jamais le même rapport avec ton corps, le même rapport avec la haute performance. Forcément, tu.
Tu seras peut-être plus prêt aussi à faire les mêmes sacrifices mentaux et physiques pour revenir à un certain niveau.
Exactement. Mais par contre, tu sais que sur des événements, sur des périodes, et là, c'est sa période. Et ce soir, moi, je l'attends quand même, parce qu'il doit être bon. Il va avoir quand même un Nicolas Pépé en face de lui. Il va avoir quand même des joueurs de qualité dans un club comme Villarreal. Et là, tu n'auras pas les projecteurs braqués sur toi comme contre Lamine Yamal et le Barça, mais il va falloir être bon. Il va falloir être bon, même si le PSG, ils sont quand même bien dans cette phase de poule qui est interminable, et donc ils vont bien sûr se qualifier, mais il faut quand même qu'ils tiennent son rang.
L'objectif, on rappelle, c'est d'éviter les barrages, alors que les deux années précédentes, le PSG avait dû jouer deux matchs supplémentaires. Jérôme, tu es au côté également d'Arthur Perrault, qui suit le PSG au quotidien. Je voulais qu'on parle également des recrues. Et on l'a vu ce soir, donc c'est Akliouche qui est titulaire. On attendait peut-être Ferran Torres, on rappelle qu'il vient d'une petite ville à côté de Villarreal, à une cinquantaine.
À 45 minutes d'ici, effectivement. Il est né à Cuyus, là où il avait été célébré après son but vainqueur en finale de la Coupe du Monde. Tout à fait.
On l'espérait peut-être titulaire. Il y avait également Götz qui revient bien. Pour toi, pour vous, messieurs, quelle est la recrue qui tire le mieux son épingle du jeu par rapport à ce que Luis Enrique demande ?
C'est quand même.
Pardon, j'avais lancé les garçons là-bas.
Akliouche, non ?
Oui, oui.
Les garçons là-bas, pardon.
Oui, pardon. Jérôme et Arthur.
Je pense comme Kevin qui vient de parler d'Akliouche. Alors, dans les chiffres, ce n'est pas très flagrant. Alors, Marnès Akliouche a été légèrement plus utilisé que Ferran Torres, 14 rencontres contre 12 pour l'Espagnol, dont 10 titularisations, je vais y arriver, pour l'international français et pour deux buts. Après, ce qu'on a surtout retenu, c'est évidemment la finition de Ferran Torres avec cette réalisation. Mais on sent très clairement que celui qui s'est le mieux greffé aux idées de Luis Enrique et qui est le plus malléable pour l'instant dans cet effectif, c'est Marnès Akliouche.
On l'a vu sur le dernier match où il a été testé dans une autre position. On l'a vu lors de grands rendez-vous, notamment face au Barça. Et je pense que c'est lui qui ressort véritablement.
Contre City aussi, le but qu'il marque, oui.
Et aussi contre City, oui.
Kevin, tu parlais effectivement d'Akliouche. On sent qu'il lui fait vraiment confiance aussi à Luis Enrique, parce qu'on l'a dit, notamment en Ligue des Champions, il a été titulaire lors du gros match face à City. Face au Barça, il a remplacé Gvara, blessé. Il a marqué en Ligue des Champions. Donc, il a quand même un temps de jeu qui est très intéressant pour un joueur qui est en phase d'adaptation, 14 matchs. Et à chaque fois, il a eu des minutes en Ligue des Champions, et ce soir, il est à nouveau titulaire.
Oui, bon, moi, de toute façon, je suis total fan d'Akliouche depuis le début de sa carrière en pro, même s'il est arrivé un peu tardivement, ça a été sur la pointe des pieds, etc. Mais j'aime beaucoup la mentalité du garçon, j'aime beaucoup sa simplicité. Après, pour le coup, c'est Manu qui avait parlé d'Akliouche. Moi, je pense qu'il est ex-aequo quand même avec Ferran Torres, qui a sorti le Paris Saint-Germain de pas mal de matchs difficiles, notamment en début de saison avec ses buts. Et pour moi, c'est un joueur qui est totalement Luis Enrique compatible. Mais si on reste sur Akliouche, je l'ai beaucoup aimé, moi, par exemple, avec l'équipe de France en Belgique.
Moi, je l'avais trouvé très bon, dans un rôle de numéro 8, de numéro 8, comme ça.
Il est polyvalent, en plus.
Il est polyvalent. Alors, pour moi, il faut qu'il...
Muscle son jeu ?
Punaise, c'est exactement ce que j'allais dire. Il faut exactement qu'il muscle son jeu.
C'est ce qu'il a fait récemment, d'ailleurs.
Mais il faut qu'il le fasse encore. Pour moi, il faut qu'il le fasse encore.
Il y a un peu trop de temps dans les grands matchs.
Qu'il soit plus méchant. Le football, c'est ce que je rappelle, moi, même à des joueurs amateurs ou semi-professionnels. Dans le football, c'est le sport de haut niveau, il faut être méchant. Il ne s'agit pas d'être méchant pour faire mal à l'adversaire. Mais il faut être méchant avec le ballon, il faut vouloir enfoncer le gardien, il faut vouloir marquer, il faut vouloir vraiment gagner ta place. Mais ce n'est pas facile de sortir ça dans ton caractère quand tu es un gars qui semble être un peu timide.
Et quand tu viens de l'AS Monaco, aussi, ce n'est pas facile.
C'est un autre monde.
Oui, parce que moi, je connais bien le contexte. Donc, quand tu sors du centre de formation, quand tu sors de l'environnement monégasque, qui est magnifique pour vivre, mais en tant que professionnel de sport, c'est difficile, parce que tu ne reçois aucune pression, aucune, même quand tu marches dans la ville ou tu vas au stade, tu n'as pas de problème particulier. Tu pars à un match, personne ne va venir t'embêter ou quoi que ce soit. Donc, il doit sortir de ce cocon là et réaliser qu'il a changé de dimension. Et qu'au Paris Saint-Germain, en plus des objectifs que tu as sur le terrain, tu dois avoir une ligne de conduite pour pouvoir te progresser.
Donc, là, on est en train de faire un petit peu un tour d'horizon des joueurs qui sont en train de reprendre un peu du poil de la bête. Mais on pourrait également voir le côté sombre de tout ça, c'est-à-dire que tous les joueurs qui sont au Paris Saint-Germain depuis quelques années, qui ne progressent pas, il y en a quand même quelques-uns.
Tu penses à qui ?
Zavarnie, par exemple, moi, en défense.
Derrière, donc le défenseur central.
Oui, on parlait, le haut niveau, c'est.
Ça va un peu mieux, là, quand même, Manu, depuis qu'il joue.
Ça va un peu mieux, mais oui, d'accord, ça va un peu mieux, mais bon, voilà, c'est.
Non, mais quand tu es au PSG, quand tu es au PSG, tu te dois d'avoir un niveau de performance qui est toujours très, très haut. Quand je dis qu'Akliouche doit être plus déterminé, mais c'est même un crochet.
Regarde Safonov.
Oui.
Il était une doublure.
Safonov, par contre.
Il a une opportunité.
Il a saisi.
Il a saisi l'opportunité.
Il a saisi l'opportunité, il a pris le bâton, il ne l'a pas lâché, il a couru très, très vite devant. Et c'est ce qu'Akliouche doit faire aujourd'hui.
Il y en a d'autres qui ne sont pas dans ce cas de figure, et ça, je le regrette. Je pense que Luis Enrique doit être un petit peu irrité de voir.
Il y avait des gens trop tendres, comme par exemple Kangini. Tu n'avais pas l'impression que Kangini voulait vraiment bousculer la hiérarchie. Et je pense qu'avec un coach comme même si c'est un bon joueur, d'ailleurs, il est bon avec l'Atlético Madrid, mais des fois, quand tu arrives dans un... il faut faire ta place.
Et puis, tu as un cas de figure qui ne rentre pas dans les deux cases, qui a beau donner le meilleur de lui-même à chaque fois qu'il joue à différents postes, mais qui, souvent, aujourd'hui, depuis plusieurs mois, est relégué au banc de touche, c'est Zaïre Emery. Donc, tu vois, tu as différents cas de figure dans le vestiaire du Paris Saint-Germain aujourd'hui. C'est difficile pour un staff, pour Luis Enrique, de pouvoir gérer tout ça.
Pourtant, Zaïre Emery, il saisit quand même les opportunités.
C'est ce que je viens de dire. C'est que si je me mets à la place de Zaïre Emery, je me dis.
Mais c'est un titulaire, Zaïre Emery, Manu. C'est juste que c'est le 12e titulaire. Mais en fait.
Non, mais il n'est pas le 12e sur le terrain, Jérôme.
Je sais, je sais.
Tu vois, j'entends ce que tu dis, mais.
Tu vois ce que je veux dire ? C'est le 16e membre en titre, c'est un bon manager, mais le joueur il veut jouer.
Ouais.
La finale de Ligue des Champions, il veut la débuter.
Voilà.
Il y a quand même quatre absents majeurs.
Mais Jérôme, il y a quatre absents majeurs aujourd'hui, et pourtant, Zaïre Emery, il est sur le banc de touche.
C'est vrai. C'est vrai, mais bon, ce n'est pas dans son secteur de jeu que les absents.
Oui, mais c'est un couteau suisse, lui.
Il y a des choix qui sont faits ce soir. On rappelle que c'est Maïolou qui tire son épingle du jeu. Il est titularisé en pointe aux côtés de Doué et d'Akliouche. On accueille Arnaud, supporter parisien au 32-16 sur RMC. Bonsoir Arnaud.
Bonsoir l'équipe. Bonsoir tout le monde.
Arnaud, tu voulais réagir avec nous. On parlait des choix de Luis Enrique, des recrues également qui s'adaptent plutôt bien au jeu prôné par Luis Enrique. On sait que c'est quand même compliqué. Tu es confiant pour ce soir ? Villarreal, c'est largement à la portée de Paris ?
Il ne faut pas tomber non plus dans une surconfiance après les deux matchs. Villarreal, ça ne va pas être une partie de plaisir quand même. Il ne faut pas les prendre pour ce qu'ils ne sont pas. Mais s'ils continuent à faire les matchs qu'ils font en Coupe d'Europe, il n'y a pas de raison. Il n'y a pas de raison que ça ne passe pas. Je suis un peu déçu de ne pas voir Nika Götz commencer.
Il était dans la balance.
Il était, ouais, ouais, mais c'est dommage, Karim, parce qu'il commençait à bien s'adapter depuis trois, quatre matchs. C'est peut-être aussi une méthode de management d'Enrique, d'être un peu dur avec les nouvelles recrues. Et sinon, concernant les nouvelles recrues, oui, Akliouche, pour moi, c'est celui qui s'est le mieux adapté au groupe. Il était un peu timide en début de saison. Il ne prenait pas trop d'initiative dans le jeu, mais là, on sent qu'il est en train de prendre sa place, clairement.
Il monte en puissance. C'est vrai que Götz, on le rappelle, il a été buteur face au Havre, buteur face à Lyon, il a été aussi passeur décisif face à Lyon. On s'attendait peut-être à ce qu'il soit titularisé. Il a été aussi encensé par Luis Enrique en disant qu'il était très bon, évidemment, dans le secteur offensif, mais aussi défensivement, etc.
Exactement. Mais là, tu as raison, Karim, de souligner ça. C'est ce qu'on a dit tout à l'heure en début d'émission, c'est que le management de Luis Enrique, il sait exactement comment faire sur le plan collectif, mais également individuellement. Il sait comment titiller les joueurs. Regarde, ce soir, il manque quatre joueurs, notamment sur le secteur offensif. Götz, on pourrait imaginer avec l'absence de Jarax Kelia, c'est lui qui allait être le premier choix sur le côté gauche. Non, il met Desiree Doué. Et là, il fait confiance à Akliouche, qui est sur une bonne dynamique. Il fait confiance également à Maïolou, qui vient de signer son contrat, qui est sur une bonne dynamique. C'est une façon de concerner tout le monde dans son projet, de se dire : « Ça ne va pas être facile de gagner votre place, mais vous avez intérêt de vous bouger, en fait.
» C'est ça, en fait, le message envoyé en permanence. Et moi, j'aime bien ce management-là, parce que quand tu joues dans un grand club, tu es obligé de mettre tout le monde en concurrence. Les statuts, ils sont sympas, mais ils ne sont pas éternels. Donc, si tu t'endors sur tes lauriers, tu es obligé de te faire bouger, en fait.
Oui, tu as complètement raison, Manu, et Luis Enrique, que moi, j'ai découvert, souvent Daniel me taquine en disant que je suis un gogo, un fan de Luis Enrique. Moi, je l'ai découvert au Paris Saint-Germain, parce que je ne suivais pas au quotidien ce qu'il faisait à l'époque du Barça. Je suivais un peu plus avec ses histoires de : « Je ne parle pas à la presse, j'ai ma chaîne Twitch avec l'Espagne. » C'était déjà.
Mais Maï, c'est vachement amélioré.
On voyait que c'était un gars un peu particulier, disons. Mais moi, j'avais adoré son reportage, c'est vrai, vous ne pouvez pas comprendre. D'ailleurs, j'aime bien ce titre. Je pense que c'est très dur pour nous de comprendre ce que vive ce genre d'entraîneur de très, très, très haut niveau, dans la pression, dans l'exigence, dans les critiques, etc. Mais tout ça pour dire que moi, j'adore le management de Luis Enrique.
Merci, messieurs. On a évidemment évoqué le PSG qui est en grande forme, trois matchs, trois victoires. Merci Arnaud d'avoir été avec nous. On va prendre la direction de la Norvège juste après la pause, où là, Lille, c'est absolument la catastrophe. Trois matchs, trois défaites, c'est un petit peu le match de la dernière chance. On sera avec Aurélien Tircin à Baudobline pour ce match face aux Norvégiens, tout de suite sur RMC.
RMC, Génération After, Karim Gali.
On est ensemble sur RMC en ce mardi de Ligue des Champions. Manu Petit, Kevin Diaz et deux belles rencontres avec des clubs français. On a parlé de Villarreal, PSG, on va prendre la direction de la Norvège pour ce magnifique Baudobline, Lille. Il est chanceux, Aurélien Tircin, bonsoir.
Salut Karim, salut à tous. Ouais, c'est pas mal, c'est un déplacement qui ne se fait pas deux fois, celui-là.
Franchement, c'est une destination originale.
Ah oui, non, mais c'est magnifique. On est au nord du cercle arctique. Alors, malheureusement, la neige n'arrive que la semaine prochaine. Donc là, il y a un ressenti de zéro, mais il fait 9 degrés. Par contre, il y a des bourrasques de vent, il y a de la pluie. Mais c'est vrai que les fjords autour, c'est quand même assez magnifique.
Raconte un peu la ville.
Raconte-nous cette carte postale.
La ville, elle n'est pas extraordinaire en tant que telle. Ce sont des petits immeubles, il y a quelques maisons colorées. C'est un port de pêche avec les fjords autour. D'ailleurs, c'est vrai que les montagnes sont enneigées aux alentours de la ville, mais là, il n'y a pas d'aurore boréale, par exemple, malheureusement, puisque les nuages sont très, très bas. Mais voilà, sinon, petite ville, on sent qu'il y a de l'argent, évidemment. Et surtout, ce qui est marquant, c'est qu'il y a des drapeaux dans absolument chaque maison. Il y a des fanions, des écharpes jaunes et noires de Baudobline, et on sent que c'est la fierté énorme localement, puisque c'est une équipe qui va loin en Coupe d'Europe à chaque fois.
Et là, il n'y a pas de date.
Tu veux dire quoi ?
Il y a des belles maisons, il y a des belles voitures, il y a des beaux bateaux. Et puis, la nourriture coûte très, très cher.
Peut-être pour ceux qui ne le savent pas, mais la Norvège, c'est un des pays les plus riches du monde.
Ah oui, c'est plus de 5 000 euros le salaire moyen ici à Baudet. Donc, je crois que ça va.
Alors, on va revenir au foot. Et en foot, ça va très bien également pour Baudoline. Ça va nettement moins bien pour les UAB, parce qu'on le rappelle que c'est une catastrophe. Trois défaites en autant de matchs : Bétis Séville, Arsenal et Galatasaray. Dix buts encaissés pour les Lillois. Donc, il faut absolument démarrer à un moment cette Coupe d'Europe en marquant des points. On espère que ça sera ce soir. Quels sont les choix de Davide Ancelotti, alors qu'on sait que, malheureusement, notamment, Benthaleb n'a pas pu faire le voyage ?
Oui, il est malade, malheureusement. C'est un absent important, tout comme Ethan Mbappé qui est suspendu et Ayasseweda qui est blessé. Mais malheureusement, malgré tout, Olivier Giroud n'est pas titulaire. C'est Ocon Haraldsson qui sera en pointe, comme c'était le cas face à Galatasaray, avec Sorribadia Oun, Dylan Bakwa et Ngalayel Mukao derrière lui. Ça avait plutôt bien marché quand même offensivement contre Galatasaray. Par contre, derrière, rien n'avait marché. Dix buts encaissés, tu l'as dit, en Ligue des Champions. Donc, Davide Ancelotti a fait pas mal de choix, notamment Maurits Kierggaard, le Danois titulaire aux côtés de Benjamin André dans la ligne du milieu.
Et puis là, derrière, grosse surprise, Isaac Kossié, première titularisation en pro avec le LOSC. Il avait fait deux bouts de match en Ligue 1 et dans l'axe de la défense avec Tanguy Nyanzu. Nathan Ngoy, titulaire à droite, puisque Maxima Goffi est finalement sur le banc des remplaçants et Calvin Verdonck est à gauche. Romain Perrault, on n'a pas de nouvelles, mais n'est même pas sur la feuille de match. Et puis Berkö Özer, le gardien turc, est titulaire dans les cages.
Et dis-nous tout, côté Norvégien, on rappelle qu'on joue sur un synthétique et que Baudobline est vraiment impressionnant à domicile. D'ailleurs, la victoire qu'ils ont sur ces trois matchs, c'est face à Dortmund à la maison.
C'est un synthétique ou une pelouse hybride ?
Un synthétique.
C'est synthétique, malgré tout, très arrosé.
C'est un synthétique basique.
Moi, je n'aime pas ça.
Ah non, mais c'est très.
Mais dans les conditions ici, c'est obligatoire.
Il pourrait avoir un stade avec une pelouse hybride, tu peux le faire.
Mais ça les arrange a priori, puisque ça les favorise par rapport à l'adversaire.
Mais bien sûr que ça les arrange. Ça les arrange. Après, ça reste quand même une très, très bonne équipe de foot.
Très bonne équipe. Et justement, on va peut-être avoir le 11. On va écouter quand même. Aurélien, on l'a dit, donc victoire face à Dortmund à la maison. Il y avait des défaites contre le Bayern et Naples. Et quels sont les choix, donc, côté Norvégien ?
Alors, il y a eu un petit virus qui a circulé dans l'équipe, mais malgré tout, les meilleurs sont sur le terrain, notamment Patrick Berg, qu'on a connu du côté de Lens et qui était titulaire à la Coupe du Monde avec la Norvège. Il est au cœur du jeu avec Brynstad Fett et Sander Haukland. Alors, ce sont des noms qui ne parlent pas forcément au grand public, mais ils sont très solides avec Baudobline depuis plusieurs saisons. Devant Andreas Helmersen, qui est le meilleur buteur de l'équipe, avec 13 buts notamment en championnat norvégien. C'est côté Jens-Petter Hauge, qui, lui, était passé par l'AC Milan. À droite, Hold Blomberg. Et puis derrière, on va retrouver Aitem Alesamy, qui a pas mal de sélections avec la Norvège en défense centrale aux côtés de Odin Bjørtuft.
À droite, Sjøvold, à gauche, Bjørkan. Lui, il avait joué contre l'équipe de France pendant la Coupe du Monde. Et puis, c'est le gardien russe dans les cages, Nikita Aïkin, comme c'est le cas depuis pas mal de saisons. Et tu l'as dit, ils ont battu Dortmund, mais l'année dernière, ils ont battu Manchester City, l'Inter, le Sporting Portugal. À domicile, à l'As Mirage Stadion, c'est 8 270 places, c'est un tout petit stade, donc ouvert au vent, à la pluie. C'est vraiment un endroit très particulier pour les adversaires à chaque fois.
36 victoires en 43 matchs européens au XXIe siècle pour Baudobline. Donc, c'est très compliqué d'aller faire un résultat là-bas, même si, quand même, on va essayer d'être positifs. Monaco, notamment, avait été en capacité de les battre.
Tu étais aussi dans une période compliquée quand ils sont allés battre les Norvégiens sur leur pelouse.
Est-ce que vous y croyez ce soir, messieurs ? Est-ce que le match qu'on a vu ce week-end face à Lens, est-ce que ça peut être un match fondateur ou pas ?
C'est le meilleur match des Lillois cette saison, sur une production d'équipe. Maintenant, c'est dommage que ce match arrive aussi rapidement, sachant que Baudobline est quand même très, très compliqué à jouer sur sa pelouse, pour les raisons qu'on vient d'évoquer. Et c'est ça, en fait, qui me laisse perplexe, parce que s'ils ont la chance de pouvoir confirmer ce qu'ils ont fait contre Lens, alors peut-être qu'il y a une dynamique qui est en train de se créer à Lille. Mais je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure, mais il faudra quand même un grand Lille ce soir pour avoir un bon résultat à Baudobline, parce que Kevin a complètement raison.
C'est une très, très belle équipe qui, en plus de jouer sur un synthétique, a un vrai projet de jeu à la fois sur le plan défensif et offensif.
Kevin, vendredi, ils ont fait un match plein. Ils ont battu Lens. C'est un match très attendu, évidemment, pour les deux équipes, puisque c'est un derby du Nord. Est-ce que tu te dis qu'ils peuvent aller faire quelque chose à Baudobline ? Ou quand tu vois qu'ils se sabordent contre le Bétis Séville, qu'ils perdent également contre Galatasaray, tu te dis : « Bon, à mon avis, la Ligue des Champions, là, ça ne sera pas pour les Lillois cette année. »
C'est surtout que, quand même, quand tu regardes cet effectif, il a très, très peu d'expérience en Coupe d'Europe. Alors, moi, quand je dis ça, souvent, on me dit : « Ah ouais, mais bon, il y a d'autres équipes, il y a des jeunes, etc. »
Il faut bien commencer un jour.
Oui, il faut bien commencer un jour. Mais bon, quand même, là, tu vas à Baudobline sur un synthétique, au fin fond de la Norvège. Tu joues contre une équipe qui est très rodée, qui joue, qui maîtrise parfaitement sa surface de jeu, qui, franchement, pour moi, tu gagnes là-bas, c'est un exploit.
Dans un stade atypique, quand même.
Je pense que moi, je pense vraiment que c'est un exploit. Alors, je sais qu'on a malheureusement tendance, de moins en moins, et grâce à l'After notamment, mais on a.
Par prestige de l'équipe.
Oui, on a quand même souvent tendance à dire : « Ah oui, mais bon, les clubs norvégiens, les clubs suédois, les clubs portugais. »
Il y a la Norvège.
Oui, les clubs portugais, on a arrêté un peu, parce que maintenant, même nos meilleurs.
De toute façon, tout le monde nous fait peur, globalement.
Non, mais maintenant, nos meilleurs entraîneurs, c'est quand même chez le troisième du Portugal, donc on va quand même respecter ce championnat. Mais par contre, ouais, tu vas jouer là-bas, honnêtement, tu joues là-bas, ce n'est pas un cadeau. Ce n'est pas un cadeau. Tu as intérêt de faire un gros, gros match et de mettre l'intensité, parce qu'eux, le vent, la pluie, ça ne les dérange pas, ils vont mettre l'intensité.
Aurélien, un petit mot, parce qu'il y a eu quand même une sortie d'Aradson un peu lunaire. Alors, on veut bien être positifs et encourager les Lillois, mais il y a un moment, il faut la commencer, ta campagne européenne, il fallait prendre des points.
Oui, exactement. Araldsson, il a tout simplement dit que même s'il n'y avait pas victoire ce soir, même s'il y avait défaite, il y aurait toujours la possibilité de se qualifier pour le prochain tour. Alors, c'est vrai que mathématiquement, c'est possible. Il restera quatre journées. Mais là, tu as déjà encaissé dix buts, tu as donné quand même à voir un très mauvais visage, notamment contre Galatasaray. Tu menais 2-1. Moi, franchement, la première période au Stade Pyramarois, quand Lille mène 2 buts à 1, je l'ai trouvée plutôt en ballon offensivement, mais en défense, c'était catastrophique. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien, à mon avis, qu'Alexandro est sur le banc des remplaçants en Ligue des Champions. Après, tu parlais de l'expérience, Kevin, là, c'est sûr que Isaac Kossié, donc je répète, il a à peine 30 minutes de jeu en Ligue 1 avec le LOSC, et il est aux côtés de Tanguy Nyanzu, qui n'a pas non plus montré des aptitudes extraordinaires depuis le début de saison.
Et puis Maxima Goffi, qui n'était pour l'instant, on va dire, pas très à l'aise sur le côté droit de la défense lilloise, après la blessure de Thiago Santos, laisse sa place donc à Nathan Ngoy. Donc, effectivement, ça fait quand même beaucoup de signaux négatifs ou en tout cas d'alertes compliquées pour le LOSC avant de venir ici.
On se rappelle des claques d'Aït Anpera, à l'issue du match contre Galatasaray, sur sa propre défense. Donc, je pense qu'entendre ce genre de déclaration d'un coéquipier, ça ne fait pas toujours plaisir. Donc, rappelez-vous ce qu'il avait dit sur les erreurs individuelles défensives, naïveté, manque de concentration. Ça allait être.
Et André avait dit : « On n'a pas le niveau, Manu, tout simplement. »
Sur les trois premiers matchs, c'est la réalité. De toute façon, pour l'instant, de ce qu'ils nous ont montré, c'est trop peu. Et c'est aussi une équipe qui a été naïve, on le répète, face au Bétis, face à Galatasaray. Après, on peut comprendre, évidemment, Arsenal, c'était évidemment trop pour les Lillois.
C'est lui qui a bien résumé le match de ce soir. En fait, c'est l'entraîneur Ancelotti. Il a dit : « C'est un tournant ce soir. » Si on n'aborde pas ce match du bon côté, la qualification, tu peux dire adieu.
On rappelle donc, pour l'instant, c'est trois matchs, trois défaites. Merci beaucoup, Aurélien. Je vous donne deux petits résultats rapidement. On vient de parler justement du Sporting, le futur club donc de Paulo Fonseca. Eh bien, ils se sont imposés 1-0 en Angleterre, puisque le match était là-bas, face au Château de Nesquev, 1-0. Et dans l'autre match, Galatasaray mène 2-0 face à Stuttgart. On est dans les arrêts de jeu. Vous êtes sur RMC, ne bougez pas. On va évidemment continuer de parler de Villarreal face au PSG, de Baudobline face à Lille, et puis du choc entre l'Atlético et le Bayern.
À tout de suite sur RMC.
RMC, Génération After.
Karim Gali. Vous êtes sur RMC, on est ensemble dans le studio, Roland Courbis, avec Manu Petit, avec Kevin Dias. Vous le savez, c'est un mardi de Ligue des Champions, quatrième journée au programme. Villarreal face au PSG, Baudobline face à Lille, et puis le choc européen entre l'Atlético et le Bayern Munich. On va prendre tout de suite la direction de l'Espagne pour retrouver Edgar Grolo. Bonsoir Edgar.
Salut Karim, salut tout le monde.
Edgar, bonsoir. On voulait évidemment parler de l'hommage qui va être rendu aujourd'hui à Jesús de Miguel. On rappelle que, malheureusement, l'attaquant du CD Tenerife est décédé ce mardi matin. Il est mort suite à un choc avec le gardien adverse lundi, lors d'une rencontre de deuxième division. Et donc, l'Espagne est sous le choc.
Oui, bien sûr, bien sûr. Et il va y avoir un hommage spécial pour lui et aussi pour toutes les victimes du terrible accident ferroviaire qui a touché l'Espagne la semaine dernière. Et il va y avoir un changement exceptionnel de protocole dans les stades espagnols ce soir en Ligue des Champions, puisqu'il n'y aura pas d'hymne de la Ligue des Champions. On va passer directement à un hommage à une minute de silence, notamment pour rendre hommage aux victimes, que ce soit Jesús de Miguel ou les victimes de l'accident ferroviaire. Et ça a été une semaine très, très compliquée pour l'Espagne.
Et aujourd'hui, Jesús de Miguel, évidemment, a ému tout le monde du foot espagnol, à commencer par son propre club. Leur dirigeant était devant la presse aujourd'hui quasiment au bord des larmes. Même ceux du FC Andorre, l'équipe adverse, étaient extrêmement touchés, évidemment, par ce drame. Et forcément, il n'y a que ça qui compte aujourd'hui, on va dire, dans le foot espagnol.
Évidemment, terrible nouvelle qu'on a appris ce matin. Messieurs, vous voulez dire un petit mot avant qu'on parle du foot et de ce match ? Parce que c'est évidemment une très, très belle affiche, mais les mois, il est européen aussi, puisqu'en Espagne, évidemment, ils sont choqués, mais nous, on en a beaucoup parlé également en France. C'est un terrible accident avec le décès de ce joueur.
Kevin, je ne sais pas si tu en disais quelque chose. Pour moi, le silence s'impose. C'est le recueillement et une forte pensée pour sa famille, ses proches, son épouse. Je ne sais pas s'il a des enfants, mais toute sa famille. Également, toutes les personnes qui étaient présentes sur le terrain. J'imagine le choc que ça a dû être. Et ça me rappelle surtout quelque chose d'extrêmement personnel que j'ai vécu aussi de plein fouet sur un terrain de foot avec mon frère. Donc, quand je vois ce genre de choses à chaque fois sur un terrain de foot, ça me replonge à chaque fois dans un passé que j'essaye au maximum d'oublier.
Donc, je peux imaginer la détresse dans laquelle sont les gens aujourd'hui.
Non, mais c'est clair. C'est horrible comme ça de voir en plus cette action filmée. C'est très, très difficile forcément pour le joueur, pour la famille du joueur, pour ses coéquipiers, également pour ses adversaires. Et donc, vraiment, on a une grosse pensée pour tous les footballeurs à ce moment-là, en Espagne et ailleurs.
Jesús de Miguel sera donc honoré ce soir avec une minute de silence en Espagne. Le choc, c'est donc entre l'Atlético et le Bayern, donc on va accueillir également Paulo Breitner. Salut Paulo.
Bonsoir Karim, bonsoir tout le monde.
Salut Paulo.
Salut Paulo.
Oui, Edgar. Paulo, on voulait parler de ce match, parce que c'est un choc, évidemment, sur le papier, mais ce sont quand même deux équipes qui n'ont pas forcément très bien réussi leur entame de Ligue des Champions. Un mot d'abord sur l'Atlético. Edgar, l'Atlético a fait, comme souvent, du bon, du moins bon. Et la seule victoire qu'ils ont, c'est face à Manchester United. On rappelle que Manchester United est cataclysmique depuis le début de la saison.
Oui, oui, l'Atlético avait fait un bon match, mais c'était surtout la faute de l'adversaire qui n'était pas au niveau. Ils ont tout simplement une victoire, une défaite et un match nul dans ce début de campagne de Ligue des Champions. Et là, forcément, c'est un énorme test, un énorme choc pour eux de jouer face au Bayern. Mais il y a énormément d'éléments qui nous laissent penser, côté Atlético, sur les dernières semaines, qu'il y a beaucoup de mieux. Il y a une équipe qui est en train de se construire, il y a une équipe qui a des bases extrêmement solides, il y a des recrues aussi qui sont toutes en train d'apporter des choses à cette équipe.
Et il y a des retours qui sont importants. Alors, il y a un retour, on va dire, mental de Julian Alvarez, qui est de mieux en mieux, même s'il n'est pas encore vraiment à 100 % après tout ce qui l'a entouré, le feuilleton de son long départ au Barça cet été. Et il y a le retour ce soir dans le 11 de départ pour la première fois de la saison, côté Atlético, d'Alexander Sorloth. Et quand tu as un Sorloth de nouveau dans le 11 de départ, si on arrive à le voir à son meilleur niveau, et un Julian Alvarez qui retrouve des couleurs, là, d'un coup, tu as une équipe qui a un autre visage, et notamment avec Alex Baina aussi, qui va jouer derrière eux, excentré côté gauche, qui est en pleine forme depuis le début de saison.
C'est l'une des très belles affiches, on l'a dit, face au Bayern Munich avec le Ballon d'Or Harry Kane. Paulo, parle-nous du Bayern Munich, parce qu'effectivement, il y a eu les célébrations pour Harry Kane ce week-end. Il y a eu un match nul, un accroc 2-2 face à Dortmund. Et surtout, en Ligue des Champions, c'est pareil, c'est comme l'Atlético, ce n'est pas dingue-dingue. Il y a un 2-2 face à Arsenal, il y a le 3-3 face à Viking, alors il y a le carton face à Baudobline, mais ce n'est pas la machine, le bulldozer qu'on attendait.
Oui, enfin, c'est une équipe qui est invaincue depuis le début de la saison, quand même.
En Ligue des Champions, on n'est pas un peu déçus ?
Si, il y a des papiers qui sont sortis en disant, en gros, défaite interdite en Espagne, parce que le top 8 est en danger. Maintenant, est-ce que ça changerait fondamentalement la saison du Bayern, je n'en suis pas persuadé. Moi, ce qui m'interpelle, c'est le nombre de blessés, évidemment, dans cette équipe. Je rappelle quand même, et c'est une bonne nouvelle, que le point pris contre Arsenal à domicile, c'était aussi avec une équipe imprime au Bayern, ce qui montre, alors que la presse allemande a toujours tendance à dire que le banc du Bayern n'est pas au niveau de ses titulaires, etc., que ce n'est pas complètement exact.
Et moi, je vois la rencontre de ce soir. Évidemment, je pense que l'Athletic est le favori sur cette rencontre. D'ailleurs, il n'y a aucun joueur bavarois qui a remporté un jour un match chez l'Athletic, y compris Harry Kane quand il était à Tottenham, etc. Donc, c'est ce qu'on a noté en Allemagne. Mais ce que je vois, c'est qu'il y a quand même Lennart Kahl qui est titulaire, qui est un peu dans le feu des médias en ce moment, et de la direction du Bayern, parce que Ulianes a demandé qu'il soit un peu plus humble.
Donc, il y a des petites polémiques en Allemagne. Il y a Bischoff, que j'adore, qui est là pour se montrer. Il y a Jonathan Ta qui n'est pas exceptionnel depuis le début de la saison, qui joue gros ce soir. Il y a Manuel Neuer qui revient dans les buts et qui, évidemment, on va scruter sa prestation. Donc, moi, je pense qu'il y a une opportunité pour des joueurs du Bayern de se montrer ce soir. Et la bonne nouvelle, même s'il n'y a pas de blessure structurelle, il y a quand même une gestion de la douleur, c'est l'International français, Olise, qui est titulaire quand même. Et ça, c'est important quand même, parce que quand tu vois les joueurs qui manquent, Olise va faire du bien pour le Bayern Munich.
Je te suis sur le fait qu'ils n'ont que 5 points. Donc, la véritable contre-performance, évidemment, c'est sur ces terrains super praticables en synthétique dans le nord de l'Europe, au Viking, évidemment. Mais au-delà de ça, ce n'est pas non plus dramatique.
On rappelle une nouvelle fois que Vincent Compagny n'est pas sur le banc.
C'était ma question.
Non, il n'est pas encore sur le banc. Il est toujours en train, évidemment, de se remettre tranquillement chez lui. C'est bien ça, Paulo.
C'est ça, c'est ça. Il n'a pas le droit, théoriquement.
Il a un bracelet électronique, il ne peut pas arriver au niveau.
Oui, c'est ça. Théoriquement, il ne peut pas faire ce qu'il veut. Mais bon, quand j'entends qu'il n'a pas le droit de communiquer, je me dis : « OK, d'accord. » Non, non, moi, ce que je vois, c'est que ça se passe bien. Par contre, il va presque être absent un mois, puisqu'on pense qu'il va revenir après, ou tout du moins pendant la trêve internationale. Arendam, ça se passe très bien, etc. Le match de ce week-end, évidemment, contre Dortmund, le 2-2, laisse un championnat intéressant. Mais bon, le Bayern, même avec une équipe affaiblie, était plus fort que Dortmund. On va voir ce que ça va faire, ça. Mais je pense qu'en fait, toujours dans des périodes compliquées comme ça, parce qu'il y a un risque, évidemment, avec tous les absents, c'est aussi aux joueurs qui se plaignent de ne pas avoir du temps de jeu, de se montrer qu'on est une équipe qui a du niveau de l'Athlétic.
C'est aussi simple que ça.
C'est ce qu'on disait pour les joueurs du Paris Saint-Germain ce soir.
Exactement.
Atlético face au Bayern Munich. Merci beaucoup, messieurs. On rappelle donc deux Français au coup d'envoi, Oupa Mekano derrière, et donc Olise, qui est titulaire. On va revenir au match du soir entre Villarreal et le PSG, et on va parier.
Winamax, le plus important, c'est de gagner. C'est le moment de parier sur RMC avec Winamax.
Bonsoir Christophe Launay.
Bonsoir Karim Gali. Bonsoir à tous.
Tout va bien ?
Super bien.
Qu'est-ce que ça donne niveau pari ?
Alors, pari archi-favori, le double tenant du titre est côté 1, 60 pour la victoire parisienne donc à la Ceramica, 4-40 au match nul, 3-85 la victoire de Villarreal. Mon pari sur les deux équipes marques, c'est côté 1, 32. Pari qui gagne les demi-temps, c'est 4. Et pari plus désiré et doué et décisif, c'est côté 1-2, c'est cadeau pour moi.
Kevin.
Écoute, je vais jouer peut-être, j'aime bien ton pari sur Paris qui gagne les demi-temps.
Très bien, parfait.
À 4 ?
Ouais, c'est beau.
Moi, je vois les deux équipes qui marquent, mais un match nul.
Alors, les deux équipes qui marquent. 1-32, on l'a dit. Le match nul est à 4-40. Si tu cumules les deux, tu es à 4-70, mon cher Manu.
Merci beaucoup.
Avec plaisir.
Winamax, le plus important, c'est de gagner. C'est le moment de parier sur RMC avec Winamax. Les jeux d'argent et de hasard peuvent être dangereux. Perte d'argent, conflits familiaux, addictions. Retrouvez nos conseils sur joueurs-info-service.fr et au 09 74 75 13 13. Appelant surtaxé.
Coup d'envoi à 21 h 00 des matchs de Ligue des Champions comptant pour la quatrième journée. Villarreal donc face au PSG. Lille qui se déplace sur la pelouse de Baudobline. Et puis d'autres très belles affiches qu'on suivra sur RMC. L'Atlético de Madrid face au Bayern Munich. Le Barça face à Aston Villa. Il y a encore l'Inter Milan qui se déplace sur la pelouse du Feyenoord Rotterdam. Ou encore Manchester United face à la Roma. Voilà pour quelques-unes des affiches de ce mardi de Ligue des Champions. On se retrouve dans quelques instants. À tout de suite sur RMC.
Je ne suis pas meilleur que les gens qui sont en place. Moi, je suis meilleur qu'eux sur le terrain.
Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.
Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !
RMC jusqu'à minuit trente. L'After Foot.
Gildas Bribois.
Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi. Ce soir, comme lors des soirées de Ligue des Champions, on est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After, toujours Première Radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres.
Oui, oui, oui. Bonsoir les amis.
Mais aussi grâce à Emmanuel Petit qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.
Ma modeste contribution à l'After.
Salut Manu.
Bonsoir tout le monde.
Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio et non pas dans un stade.
Salut Jean-Louis.
Salut Jean-Louis.
Je me demandais justement, est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, quand il est sur zone ?
Tu ne lui enlèveras pas ces matchs.
Quand est-ce qu'on a toute la substance ?
Il y a tout un sens, parce que c'est beaucoup de dépenses.
La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.
À l'extérieur, il amène un souffle. Il amène un souffle.
On sent que tu es là. On sent que tu as vu l'événement. Tu vois ? Oui, oui, je suis là, je suis là. C'est là. Non, mais quand tu es dans le stade.
Parfois, tu ne m'entends pas toujours quand je suis au stade.
Là, tu m'entends mieux quand je suis au stade.
C'est pourquoi tu ne mets pas de casque ?
Non, ce n'est pas la question. Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son, je n'y peux rien, moi.
Au stade, on discute plus facilement en face aussi.
Au stade, justement, Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.
Salut l'After, salut Paulo.
Salut Jérôme. On l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort, pas comme Jean-Louis.
Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment le vrai After et pas la copie.
Oui, chacun.
Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32. C'est avec vous également sur WhatsApp. Le numéro de l'After, vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats. Le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Baudoglimte. Voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter. On va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Shakhtar 1-0. C'étaient les deux clubs de Fonseca, ça, du coup, Shakhtar et Sporting. Le Bayern gagne à l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.
Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. Linz bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face.
United a surtout renversé Balerdi.
Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure. On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22 h 58. On démarre comme de coutume avec les trois points.
L'important, c'est l'essentiel.
Le plus important, c'est les trois points.
Le soir, l'essentiel, c'est le plus important.
Daniel.
Écoute, le premier point, moi, j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là, c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là, sinon, ça va être compliqué. Le point 2, c'est la fin des haricots pour les Lillois, parce que là, je pense que c'est terminé. Il fallait, pour entretenir l'espoir, gagner en Norvège. Ils ne l'ont pas fait. Et le point 3, dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa troisième année, mais je pense qu'il faut arrêter très, très vite, et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant.
C'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains. Je suis curieux d'entendre ça.
Manu.
Je ne vais pas faire dans l'originalité, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire et qui ont saisi, encore une fois, une opportunité ce soir. Donc, le PSG, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est même si Lille devait absolument gagner, ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire, même si c'est.
On va dire, je me suis un peu endormi, je ne vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc, ils ont confirmé leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée, évidemment, par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle. Donc, voir Manchester United gagner, ce n'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.
Jean-Louis Rapidos ?
Rapidos, je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là, ils enchaînent deux très bons matchs contre Lens et là à Baudoglimte, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.
Et mon dernier point, c'est le Bayern dans les autres matchs, qui fait un sacré match à l'Atlético pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros matchs depuis le début de saison, et là, je pense, on voyait un beau message.
Paulo, ce sera avec nous tout à l'heure. Le PSG est en tête ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain et qui peuvent rejoindre notamment le Real par exemple, qui peut rejoindre.
Ils ont début marqué.
Ils ont une différence de.
Ils vont rester premiers.
+15 le PSG de différence de buts après 7 matchs. Et Lille a un point désormais, donc est en TP du huitième du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG, vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?
Moi, ce n'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.
Motivation ?
Non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels avec une pression haute, avec cette qualité technique et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi, j'ai vraiment le sentiment de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal, en conférence de presse. Il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe d'infériorité au vestiaire. » Bon, il ne l'avait pas laissé au vestiaire.
Non, mais ils sont restés au vestiaire, par contre.
Ouais, ouais, ouais. En fait, il avait parlé de bulldozers parisiens.
C'est ça, surtout, parce qu'en fait, l'écart, il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de complexe d'infériorité, elle est très juste. Tu as raison, Jérôme, parce qu'en fait, l'impression que ça donne, c'est que l'écart, il est trop grand pour être vrai. Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.
On en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach Villarreal, il a dit à la conférence de veille de match.
En fait, il a dit qu'il ne faut pas faire de complexe.
Que le PSG soit meilleur.
Mais ils ont fait faire plus.
Que tu sois meilleur techniquement, machin et tout, mais tu ne colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et ils ne savent pas quoi faire. Moi, je pense qu'ils ont peur.
Je vois ce que tu veux dire, c'est qu'ils ont peur. Ils ont les pieds qui sont tétanisés.
Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont faites les joueurs de Villarreal.
4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu.
Oui, c'est pour ça.
Et Manu, elles sont pourquoi des conneries ? Ce que tu es en train de dire, justement, parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait, ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils ne bougent pas.
Je veux bien, mais bon.
Ça ne peut pas être autre chose, en fait. Tu ne prends pas 4 buts en 17 minutes si tu n'es pas liquide.
Toi, ton nom, en fait, explique les 15 premières minutes, en fait, c'est qu'ils avaient peur, en fait.
Deux.
Moi, les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.
Que le PSG soit en train d'expliquer, en fait, que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc, ils flippent, donc ils.
Oui, oui. En fait, ça ne peut pas être dû à enfin, ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, tu vois, ce n'est quand même pas, tu vois, ce n'est pas.
J'ai du mal à concevoir le mot.
Ce n'est pas une équipe de Ligue 2.
C'est ça que je.
Tu ne conçois pas, mais peut-être.
C'est marrant, Manu, parce que tu vois hier.
Toi, tu ne conçois pas, mais la peur existe.
Jérôme, dans le sport, ça existe.
Oui, je sais.
Jérôme, qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.
Mais ça existe.
Nada, la relangue à ose. Nada, la relangue à ose, c'est mettre en trêve. Et dans le couloir, ils se chiaient dessus.
Oui, d'accord.
Ils se font du mal.
Exactement.
Jérôme, tu te chies dessus.
Mais c'est pas rien.
Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.
Il suffit qu'il y en ait 4, 5, ça suffit.
Jérôme.
Non, mais juste pour raconter à Manu, en fait, c'est marrant, parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot « peur », le mot « complexe d'infériorité », le mot « rouleau compresseur », le mot « bulldozer ». Donc, il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Moussa Boukiel.
Il n'aurait pas dû.
Il n'aurait pas dû. Visiblement, c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.
Chacun est différent sur le terrain.
Écoute, moi, je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique, en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »
Oui, mais Manu.
Une seule faute en première période de Villarreal.
Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire. On va repartir court, deux derrières. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.
D'accord, je veux bien, mais.
Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.
On prend l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui courent, soit qui ne font rien, soit que, par la peur, justement.
Et beaucoup, la grande majorité, sont tétanisés.
Il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.
Oui. Alors, dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.
Oui, il n'y a pas de souci.
En tout cas, tout le monde ne réagit pas pareil.
Non, mais ce n'est pas ça, ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur, tout le monde, collectivement, ils n'auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.
Mais Manu, en fait, je ne comprends pas ce que tu veux dire.
Mais ce que je veux dire par là, c'est que.
Je ne comprends pas.
Pour eux, ce n'est pas de la peur.
Pour toi, ce n'est pas de la peur.
Mais je pense qu'il y a, mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, je n'ai jamais vu ça de ma vie.
Mais oui.
Je n'ai jamais vu ça de ma vie.
Si tu en es.
Moi, je dis.
Mais l'équipe se délite, il suffit qu'elle ait.
Si tu en as 4, 5, ça suffit largement.
Apparemment, la défense centrale, là, elle est complètement à l'ouest.
Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.
86, 87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé. Ils avaient peur, ils ne savaient pas où se mettre.
Mais d'accord.
C'est pareil.
Oui, mais là, tu parles d'un sport individuel. Là, je te parle d'un sport collectif.
Si tu en es une poignée, ça suffit. 3, 4, une équipe, c'est.
On n'est pas tous pareils.
Le PSG a aussi une réussite pareille.
Ce n'est pas pareil.
Tu vois, ils.
On n'est pas tous pareils. Regarde les erreurs défensives, mais c'est.
Mais l'erreur, elle vient de.
C'est de malade.
Mais l'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu ne sais pas comment.
Excuse-moi, mais en fait, tu justifies simplement.
On n'en parle plus 5 minutes.
Le but de ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain, je ne prendrais pas ce raccourci.
Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ?
L'avantage du PSG, il est là.
Et est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ? Là.
Je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.
Pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?
Mais oui, on te l'a dit.
Mais ça, c'est.
Moi, j'ai dit ça à Roland Garros.
Je te l'ai dit, on y voit comme ça.
Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça, c'est évident. Leur supériorité, tu ne peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu n'es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole. Dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.
Normalement.
Ce que vous voyez là, ce n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.
Non, mais si.
La supériorité de n'importe quel champion.
On ne conteste pas des.
Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est les All Blacks.
Ce n'est pas la peine de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.
Moi, Manu, je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas.
Non, moi, je pense juste.
Les All Blacks au rugby, grande époque.
Daniel, ce n'est pas la peine de monter dans les tours.
Ils faisaient peur d'égliser le Hakar.
C'est fou, ça.
Moi, je dis juste qu'il faut.
Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?
C'est toi qui ne comprends pas, en fait, aussi.
Moi, je dis juste qu'il faut bien définir le truc, en fait. Il faut bien. Ce que tu dis, moi, je pense que tu as raison. Il y a une part de mental qui est très importante. Est-ce que c'est de la peur ?
Mais est-ce que c'est.
Est-ce que c'est.
Est-ce que tout le monde flippe sur un terrain ?
De la soumission face aux champions ?
Oui.
Est-ce que c'est.
La soumission, elle existe.
Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas de la peur, ça, en fait, tu vois ?
Exactement.
C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc. Sinon, la peur, ça ne veut rien dire. La peur chez un sportif de haut niveau, il ne rentre pas sur contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là, quand tu rentres dans un terrain de foot, tu n'as pas peur, en fait. Et moi, je pense qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement, ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe. C'est là où ils font la plus grosse erreur.
Non, mais même, je ne suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de dire. C'est que sur les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 3, 4 corners, il me semble, d'affilée. Ils ont mis la pression. Donc, si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils n'auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. Ce n'est pas le cas. Non, sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, que c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires.
Que ça soit dans la tête, c'est exactement ce que je dis.
Oui, mais de là à avoir un problème mental et de là à dire que c'est de la peur.
Quand tu dis que sur un terrain.
Il y a un fossé.
Non, mais il y a un fossé.
Non, il y a un fossé.
Mais Daniel, moi, je lève le mot « peur », ce n'est pas un but de peur.
Moi, je retourne sur la peur.
Oui, mais par contre, retournons à la question. Pourquoi en Ligue 1.
Commence à engueuler quand on est d'accord.
Non, mais pourquoi en Ligue 1.
Non, mais.
Il y a des équipes.
La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.
Non, mais moi, ce que je veux dire.
Vas-y, pose ta question.
Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, mentalement, sont plus armées pour affronter le PSG ?
C'est très facile, je ne comprends même pas que tu poses la question.
Non, mais.
Parce que ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas que ça, c'est aussi technique.
Réfléchis deux secondes, tu vas trouver la réponse, en fait.
Ah, maintenant, on discute comme ça.
C'est même dur.
En fait, on se pose des questions, on répond, c'est réfléchir deux secondes.
En fait, tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG n'est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps, c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon, ils jouent le coup parce que.
Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.
Mais non, là, beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.
Mais Marseille n'a perdu que d'un but contre le PSG. Et le PSG, ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.
Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons, pas du tout.
Pas du tout de la même façon.
Oui, mais d'ailleurs, les adversaires ne sont pas pareils.
Mais pour une fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.
Si, ça arrive quand même.
Très peu, mais très peu.
Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart.
Si le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0.
Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu ne peux pas avoir un scénario comme là. Écoutez, gardez vos explications que je vous dis.
Bon, avançons.
Que le PSG soit très agressif.
Il faut qu'on laisse Jérôme, parce qu'il faut qu'il aille.
Mais s'il a son nom dans le sport pour vous, une vraie manière de jouer.
Non, mais posez la question au joueur.
Non, non, non.
Posez la question au joueur, justement.
Moi, c'est la donnée.
Attendez, attendez.
Deux secondes, s'il vous plaît.
Non, non, non.
Mais il transforme nos propos encore une fois.
Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.
Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.
Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?
Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après, franchement.
Difficile de sortir une indemnité.
Ouais. Ouais, ouais, ouais. Alors, derrière, c'est impossible de les juger, de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, et il est récompensé par son troisième but en trois matchs.
Donc, c'est vraiment une solution intéressante.
On a vu qu'il commençait par le milieu, avec.
Merci, Jérôme.
Fabien, oui, c'est incroyable.
Bonne soirée. Évaluation dans quelques instants, plus Paul au 32-16, le PSG, puis Lille, puis tous les autres matchs, évidemment. On est là jusqu'à minuit et demi, dans l'After. À tout de suite.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 15. L'After est là jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions et le Drôle de l'Homme. Tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riaulo, Jean-Louis Tours et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme. Avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul au 32-16 qui nous rejoint. Salut, Paul.
Bonsoir, messieurs.
Salut.
Je le disais, on a beaucoup dit : « Ouais, mais Villarreal, qu'est-ce que c'est que cette équipe ? Peur, pas peur, je n'en sais rien. » Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur. Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi.
C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub, je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris. C'est un petit peu différent à ce niveau-là.
Et en Ligue des Champions, non ?
Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG, quand même. Enfin, Paul, tu vois bien.
En plus, en plus.
Tu vois bien, ce n'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.
Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui colle.
Ce soir.
Dans le calendrier.
Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, quand même, ce n'est pas du tout la même équipe.
En plus.
Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.
Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs se connaissent tellement tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins un ou deux ans avec le groupe pro, ça devient une vraie espèce de symbiose. Pour raconter rapidement une petite anecdote, moi, je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux, j'en ai eu six, des joueurs, mais les six, ils arrivent, c'est vraiment, mais on loue souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.
Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux, c'est un truc de dingue.
On ne bouge pas.
Ils sont soudés par les succès.
On te reprend dans quelques instants, mais Louis-Cendriquet, tu es en conférence de presse, on écoute sa première réponse.
Je vous remarque au match de cette manière, et tu es très efficace dans la pression, et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué trois buts les premiers 15 minutes, et tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.
Bon, donc ils n'attendaient pas un retour.
Bonsoir.
Louis-Cendriquet, Rémy Beauvresse pour l'AFP, justement, vous en avez parlé, la pression, le pressing, il y a au moins deux buts qui viennent de ça. C'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?
Je pense que si je voudrais souligner au camp, c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ça a été un test de l'ambition qu'a encore cette équipe, cette joueuse, et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu cherches à défendre aucun résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme le match d'aujourd'hui.
Allez, encore une réponse de Louis-Cendriquet en direct, sa conférence de presse.
Bonjour, Louis-Cendriquet, Adrien Kouroubles pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que, malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?
C'est très difficile à dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur, d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous aimerait le plus, c'est d'avoir ce type de performance et continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.
Bon. Vous en voulez encore ?
Je réponds à sa place. Oui, je vous en prie.
Louis-Cendriquet, pour L'Équipe.
Louis-Cendriquet.
Céline Maïoulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, et même une fois où elle n'était pas dans le groupe. Pourtant, elle a toujours été très positive, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi ce soir de votre groupe et de ce que sont capables de faire vos joueurs ?
Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et minutes pendant la saison. Et avec les blessures, avec les situations et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Et je suis sûr qu'ils sont le niveau, Céline Maïoulou en particulier, mais Quentin Diantou aussi, mais David Boli, Beraldo, Droz, tous les joueurs qui sont dans cette situation.
Et ce qui est remarquable pour moi, c'est voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour que tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.
Voilà. Louis-Cendriquet qui, comme L'Équipe, s'améliore en français.
On sent quand même Arthur Perroy à l'instant.
Il a été épaté.
Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or à chaque match de Ligue des Champions quand tu vois ton équipe ?
Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. Je n'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais en Savoie. Donc, j'étais la risée de tout le monde. Donc, je peux vous dire que.
En Savoie, il n'y a pas de foot. Ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.
Vous êtes sûr que vous êtes les supporters des Viens ?
Non, mais je n'en sais rien. Mais en tout cas, moi, je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque, beaucoup, quand j'avais 12, 13 ans, à l'époque du Gros Lion. Et puis donc voilà, c'était un peu relou. Et donc, c'est vrai qu'on se pince un peu parfois et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait deux ans qu'on est quand même le meilleur club du monde et que pour l'instant, il n'y a pas d'ébat. »
Et comment tu fais sur la première partie de saison où, bon, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis de toute façon, il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue de se dire : « Bon, c'est au mois de mars qu'éventuellement, on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.
Tu as raison. On a peut-être tendance inconsciemment aussi, nous, à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait, on le voit à chaque fois. Donc, c'est vrai qu'il ne faut pas le banaliser.
Parce que là, tu as une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens. Enfin, il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.
Non, non, mais en fait, c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.
Pour moi, c'est des points de riche, tout ça. Vous n'avez pas vous plaindre. Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?
C'était un truc... Je ne peux pas trop en parler. Honnêtement, c'est un gros truc. Vous allez le voir.
Attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.
C'est un quiz animé par un mec sympa et pour une très grosse marque, et ça va être drôle.
Très bien. Bon, ça s'appelle un beau teasing. Merci, Paul.
Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.
Mais non, pourquoi ?
Non, je te demandais, comme ça. Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.
Oui, mais limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte ? Pendant six mois, machin, tu ne vivras pas et tout. » Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.
Bien sûr.
Il y en a quand même certains. Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?
Non.
Ah non, tu ne peux pas t'ennuyer.
Attends. Je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes, en fait ?
Moi, je ne suis pas d'accord.
Moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.
Il y a plus de suspense, c'est différent.
Oui.
Mais au-delà, t'ennuyer ?
Non, mais tu peux aller.
Tu vois, c'est comme la peur et le mental. Tu vois, tu mélanges beaucoup de choses.
Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, je n'avais plus envie de regarder ça, puisque là, tu lui dis : « C'est fini, en fait. »
Non, moi, je.
Moi, je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder. Ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.
Le match était plié, qui a donné 4-0.
Ouais, mais de dire que les mecs, malgré tout.
Tu as regardé le Manchester à la fin.
Malgré tout, les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.
Parmi nos deux matchs préférés, le Roma-Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.
D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.
Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand Daniel.
Daniel, il a la machine et qu'elle n'était pas que le suspense.
Moi, je trouve.
Tu es le premier à dire.
Jean-Louis m'a aidé.
Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis deux ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi, je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.
Moi, je suis plutôt.
Dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais.
Jean-Louis, j'étais sur un terrain.
Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.
Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.
Et en plus, avec des copains.
Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Ils sont ennuyeux, etc. » Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.
Mais Daniel, laisse-le parler.
C'est un truc de supporter, ça.
Pas du tout.
Mais moi, je dirais : Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu.
Non, mais aussi.
Mais si, mais si.
Mais si, mais on voit ce qu'on veut, non ?
Non, mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.
Non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.
Je ne t'oblige en rien.
Soirée Ligue des Champions.
Je sais que tu es en Ligue des Champions.
Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?
Pardon, mais la fin de Roma-Manchester, c'était passionnant à suivre.
Mais je ne dis pas le contraire.
Le contraste, c'est dingue.
C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.
20 minutes.
Je suis à la place de Louis-Cendriquet et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis deux ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, et les mecs jouent de la même manière. Et ils kiffent la fin.
Pour les gars, justement, évaluation Maïoulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Maïoulou en pointe. »
Florent Gautreau aussi.
Florent Gautreau aussi.
Il avait dit qu'il le sentait bien.
D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'After.
Bien sûr.
Bravo, Florent. Il marque en plus, Maïoulou. Donc, je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.
Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.
Mais que des.
Tu ne distingues pas les joueurs. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.
Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.
Même Jabarni.
Pour moi, c'est Fabien Maurice ce soir, l'homme du match.
Moi, je te dis, les trois du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux. Tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi. Quand tu les mets, eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc, effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde. Et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.
Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.
Mais tu sais que, par rapport à ce que tu disais, quand il y a deux ans, et quand Nadal a arrêté après Federer et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit.
Bon, Daniel, tu es sûr ?
Tu as le droit de ne pas aimer son style.
Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles parce que le centre, tu savais qu'il allait gagner. Et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.
Tu es d'accord, mais ça va en contrediction de ce qu'a dit l'auditeur avant.
Mais ça empêche pas.
Et ça empêche pas de reconnaître que ce que tu es en train de regarder.
Contre le Barça, il y a eu de la division.
Et hors du commun.
Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain.
Mais c'est pour ça que.
Même à 4-0 au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »
Moi, ce que je vois des supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, on était.
Vous êtes blasés, les mecs ?
On était deux potes à la première halve.
Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.
4-0, tu en as beaucoup qui sont le nez dans le dessert. Ils sont là, ils sont peinards. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.
Non, mais on a quand même le droit de prendre différentes options.
Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.
Mais ne soyez pas blasés, quoi.
C'est tout ce que je vous dis, en fait.
À quand la fin.
Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.
En France, vous bouffez du caviar, puis à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.
Tu as le droit d'avoir mal au ventre pour manger du caviar.
Rappelez-vous, on a les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.
Caviar, c'est en manche 3, même toi, tu as un manche 3.
Je ne sais pas, j'écoute l'auditeur de l'hôpital.
Et j'écoutais tellement de supporters ces dernières années.
Il était heureux, l'auditeur, il était très heureux.
Il était très heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec lui.
Oui, mais il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. » Et aujourd'hui, le fait, justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.
Pour finir sur l'évaluation, ça fait donc deux Boli au PSG, qui mènent donc 2-1 en Boli face à Marseille.
Je n'ai pas compris.
Non, mais il a fait un jeu de mots pourri.
Basile.
Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?
Yannick Boli.
Yannick Boli, oui. Voilà. Et désormais, il y a un autre Boli.
Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il y en avait qu'un.
Mais oui, voilà.
C'est ça que dit Gilbert.
Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.
Ah, exact.
C'est ça ?
Et il y avait également un Boli à Auxerre.
Voilà.
Et Laurent Boli, mais.
Beaucoup de Boli dans le foot.
Lui, il n'est pas chaud au foot.
C'est qui Laurent Boli ?
C'est le troisième frère.
Ah, ok.
Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.
Ah, exact.
Ah, oui, d'accord.
Il est sur le contrat aussi, je crois.
Tout ça, ça me file une embolie pulmonaire.
Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.
Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.
Voilà.
C'est pas possible.
Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.
Tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de Ligue. Non, mais moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant, c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions. N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs et dans un but de relancer le spectacle.
Non, non, non.
En fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super League.
Mais oui.
C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super League.
Il fallait récupérer le bébé, en fait.
Voilà.
Attends, Manu, moi, je ne suis pas d'accord avec la conclusion.
Il ne fallait pas laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose.
J'en ai pas.
Au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie au conservatisme.
Moi, je n'en ai pas dit, mais il y a la première année, on ne l'a pas vu.
Moi, je n'en ai pas vu, mais quelle est la solution ?
Qu'on envoie 16 équipes.
La solution ?
En aller-retour, qu'on fasse de l'élite et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je suis chié avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans. Parce que quand tu regardes le match.
Moi, je croyais qu'il voulait arriver en Ligue fermée.
Quand tu regardes le match de la semaine dit là.
Non, mais c'est ce qu'il dit là.
Le match de la semaine dit là.
Le championnat.
Mais bien sûr, arrêtons les conneries.
Mais les matchs vont être aussi inintéressants.
Ça va être la même chose.
Mais les matchs vont être aussi inintéressants.
Mais pas du tout.
Tu vas rajouter des matchs.
Tu n'auras que des matchs.
Non, mais non, ce n'est pas vrai.
Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.
Non, parce que chaque match comptera des points.
Mais vous ne vous dites pas plus que.
Ouais, tu ne vas pas te dire.
Pas plus que là.
Là, ils comptent des points aussi, les matchs.
Là aussi, les matchs, ils comptent des points.
Est-ce que tu as vu à Stoneville ?
Oui, j'ai tout vu.
Il y a une équipe à Stoneville.
Oui.
Ils sont dans les top 8 pour l'instant.
Oui.
Le match de soir n'a rien à cirer.
Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.
Parce que ça ne comptait pas.
Pour moi, la meilleure formule, elle est simple.
C'est de revenir à ce qui se faisait avant.
C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.
Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.
Voilà, on en revient là, c'est un intérêt financier.
Mais si tu veux.
C'est exactement ça.
Aller-retour direct, voilà, on en parle.
Aller-retour dans les années 80, aller-retour direct.
Oui, aller-retour direct.
Mais ça, c'est plus qu'un match de foot.
Ça, c'est mort, Manu, c'est mort.
Mais tu as beaucoup plus de.
C'est peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.
C'est Manu le romantique.
Non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.
Mais c'est pour ça.
C'est mieux, mais c'est fini.
C'est 2, c'est 3.
Tu n'as pas le droit à l'erreur.
Pour le coup, c'est être naïf.
Il y a une seule.
Ça va revenir, ça, Manu.
Il y a une seule solution.
Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf.
Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.
Ça n'a personne là.
C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.
Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?
Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltriner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.
Pas du tout.
Si, mais arrête, arrête.
Mais déjà, tu dis arrête, je n'ai jamais pu enchaîner 3-2.
Dans cette formule, tu avais aussi les champions 4, comme Bratislava.
Je dois arrêter sans avoir le droit de faire ça.
C'est quand même incroyable.
Tu sais ce que tu vas dire.
Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas. Mais la solution, ce n'est pas la Super League.
C'est quoi la Super League ?
Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.
Mais pourquoi ?
De toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs.
Mais moi, je n'aime pas.
Je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.
On peut revenir au cas de groupe de 4.
Ah, j'aimais bien les cas de groupe de 4.
Ah, là où il y en avait 6.
Là, j'aimais bien. Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.
À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oui, Sélina, tu avais toujours des petits.
Mais ce que je veux te dire, c'est que plus de 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important. C'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.
Voilà. Et donc, à la fin.
Du coup, du monde devient ce que c'est la championne précédente à l'heure actuelle, en fait.
Exact.
Oui, oui, les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions. Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.
Sur ce constat, on est d'accord. C'est sur la solution.
C'est Jean-Louis qui pense comme ça.
Sur la solution, là, je ne vois pas. Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.
On revient à ta formule avec deux par groupe et tout, parce que franchement, c'était mieux.
C'est mieux, ça.
C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.
Tu as déjà joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?
Les Milans, les Barça, tous ces équipages.
Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.
Les petits à notre époque, il y a 30 ans, tu n'as pas joué la Ligue des Champions.
Mais laisse-le parler.
C'était quand même des grosses équipes, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne. Les Chetéas de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois.
Le titre, c'était un seul pays.
Dynamo.
Après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.
La Ligue des Champions.
Deux, trois trucs qui ont changé.
Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?
Oui, mais on perd en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.
Ça, c'est en 83.
Et d'ailleurs, il gagne contre.
Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.
Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.
Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.
Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.
Non, mais tu mélanges des fous.
Oui, mais c'est tout, là.
Mais la Champeucé était...
La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.
Non, mais la Coupe des Coupes.
Vous mélangez, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.
Parce que les formats étaient pareils.
Les formats, les formats, les formats étaient pareils, oh là là.
Daniel, putain, mais oh, tu le finis pas ou quoi ?
Ça va être compliqué de vivre avec lui au quotidien.
Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...
Mais non, mais les formats, c'est les mêmes.
Mais tu es obligé d'avoir ta mémoire.
C'est une fois en Champeucé, Coupe UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.
En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.
Oui.
Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.
Oui.
C'est déjà une formule comme ça.
Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.
Oui, jusqu'en 92.
Les formats étaient...
C'était la Coupe des Coupes.
Bon, allez, stop, je ne peux pas parler de Ligue.
Les gars, dans quelques instants. Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.
Oui, il parlait pour toi.
Bien sûr.
Allez, à tout de suite dans l'After.
RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après quatre journées. Alors bon, mathématiquement.
Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que.
On sait qu'il faut neuf, dix points pour se qualifier.
Et ils vont les prendre.
Tu as vu la suite ?
Ils vont les prendre.
Voilà, c'est ça.
Il y a Bayern.
Il joue Bayern à Munich.
À Lille, non ?
C'est le prochain match.
Il me semble que c'est à Lille.
Ah oui, c'est à Lille, si c'est à Lille contre le Bayern.
Prochain match, Lille-Bayern.
Voilà.
Bon.
Tu lui dis quoi ? Un point ? Zéro point ?
Zéro.
Un point, ce serait un miracle.
Non.
Pardon l'idée de zéro, quand même.
Après, il joue à Stuttgart.
Oui, zéro, ce serait une surprise.
Il faut faire un miracle à Stuttgart.
Je te regarde, tu as perdu ce soir à Calatagna avec Stuttgart.
Tu ne fais pas un miracle à Bodo Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.
Je fais bien un synthétique à Stuttgart.
Tu n'es pas au cercle polaire.
Il y en a quand même eu un peu de cliché sur ce match à Bodo Glimt.
C'est mon décisif, Jean-Louis, tu as raison.
Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava. Bon, là, c'est trois points.
Voilà, trois points. Allez, trois points, là, je les signe. Allez, c'est bon. Après.
Et après, ils finissent à la Roma.
Il faut neuf, minimum.
Non, mais jamais de la vie tu arrives à.
La Roma, qui vient de lâcher trois points, là.
Jamais tu n'arrives à neuf, hein.
C'est compliqué d'arriver à neuf, ouais.
Non, là, je ne vois pas comment tu fais neuf, là.
Bon. C'est dommage, parce que dans tes trois points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.
Oui, je trouve que c'est pas mal.
On était d'accord tous les deux.
On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Ethan Mbappé suspendu, Bent Haleb au milieu de terrain, qui était le meilleur joueur.
En plus, 0-0, et tu as fait un bon match.
Ah ouais, ouais. Ils ont fait un bon match. C'est le constat.
Ouais, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire. Mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.
Non, non, non. Je n'ai pas dit que c'était monstrueux.
Ils exagéraient.
Ils jouent le bon match, alors.
Globalement.
Le match, tu vois, ils font un bon match.
Avec les arguments qu'ils viennent de te dire.
Excuse-moi, avec une équipe, avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, je ne pensais même pas qu'ils prendraient un point là-bas.
Après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.
Malgré tout, il n'y a que deux tiers-cadrés de Lille.
Tu as envie de dire.
Non, mais j'ai...
Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?
Il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. C'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.
Lens, c'est la première.
Exactement.
En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents. Donc, il y a peut-être un...
Et par contre, moi, je suis d'accord.
Les quatre, ils sont redistribués à l'heure actuelle ?
Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose. Donc, je le disais, il y a quelques jours, selon moi, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain entre le vestiaire et David Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André. Quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal.
Il a un peu arrêté de faire la gueule.
Voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout. » Donc, c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct. Donc, je pense que sur deux, trois aspects, il s'est passé quelque chose.
Sur ces déclins après match.
Mais par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc, ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.
Ouais, qui ne joue jamais.
Il ne joue jamais, soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos. Thiago Santos n'est pas là, le remplaçant n'est pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais.
Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo Glimt, quand même.
Tu as vu qui regarde ?
Non, non, mais en tout cas, oui. Voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal. Il faut lui laisser du temps, tu vois.
Comme c'est un gars du nord, il a joué.
Tu as vu Bodo Glimt, Jean-Louis ?
Si. S'il y a des recrutements qui sont des échecs, excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.
Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique de la part de l'OL. C'est : tu vends de LOSK, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.
Ouais.
Bon, ok.
Donc, tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poules. Et puis, quand bien même, tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poules. On sait pourquoi tu joues cette compétition-là. En fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo Glimt et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »
Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.
Ouais, ok. Bon, écoute, ok. Si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends.
Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.
Moi, je ne mange pas de ça. Ça ne m'intéresse pas, en fait.
Non, mais donc, qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions ?
Mais c'est pour ça que je te le dis.
Mais oui, mais.
C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire : « On ne va pas la réformer, nous. »
Mais tu ne peux pas me le dire.
Mais arrêtez de croire que c'est intéressant. Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens.
Mais je ne dis pas que c'est intéressant.
Mais c'est du mensonge.
On débriefe un match.
Non, pardon.
Mais tu débriefes un match, tu ne comptes pas, en fait.
Tu ne peux pas me traiter de menteur.
En fait, c'est comme si tu débriefes du virtuel.
Mais non, mais.
Tu comprends ? Tu décryptes un match de jeu vidéo.
Je ne vais pas te manipuler.
Lui et moi qui jouons, ce serait plus intéressant.
J'analyse le match qu'on a vu, Daniel. Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ? Donc, sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.
Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi. Dans deux jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM. Qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?
Non, mais là, il n'y a rien à inventer.
Il y aura un match à débriefer.
Il y aura un match à débriefer.
S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira. S'il y a des joueurs moins bons, on le dira.
Il y aura un match à débriefer.
Bah oui.
Mais imagine, ils prennent un point ou ils gagnent là-bas, on ne sait jamais. Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé.
Mais parce qu'en fait, ça m'énerve. Cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.
Oui, mais ne t'en prends pas à moi. Je ne comprends pas. Moi, je débriefe un match.
En fait, mais je ne comprends pas toi. Je ne veux pas qu'on survende le truc.
Je ne survends pas.
L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.
Oui.
Donc, on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.
Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant. Je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.
Mais ce n'est pas l'exploit.
En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que les joueurs créent des records d'audience, s'il te plaît, créent des records. Ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe Canal, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc, ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs équilibrés. Il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc, ça, c'est incontestable. Clément est là.
Ouais, si on continue encore deux ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.
Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut, Clément.
Bonsoir, bonsoir à tous.
Clément, tu étais au match.
Non, je n'étais pas au match, non. Je vis très loin de vous deux.
Ah, tu es où ?
Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte ouest.
Je vois très bien, c'est.
Ouais, j'ai bien.
Je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.
Tu n'as pas fait un truc.
Non, non, non. Je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc, non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît. Mais oui, non, je vis dans cette petite ville.
Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?
Il fait ce qu'il veut, non ?
Non, mais.
Il a un truc de gens, Manu, en fait.
Non, mais sérieusement.
C'est vrai, le spot s'intéresse.
Bah oui.
Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants.
Justement, je veux savoir pourquoi.
Je veux savoir pourquoi il est là.
C'est quand même insolite.
Laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vit en Norvège.
Si je peux juste te poser la question : pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants où tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat ?
Il n'y a pas de nourrice.
J'essaie de juste de voir ce qu'il faisait, Manu.
Existe cette mission, en fait.
La phrase, on me l'a posée dessus.
Qu'est-ce que tu fous là-bas ?
Mais il y a la question.
Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.
Bah ouais. Bah ouais.
On est arrivés, on ne sait pas ce qu'il fait.
Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.
Clément, donc ta réponse.
On se déplaît, ouais.
Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?
Je suis cuisinier de métier. Ça fait 11 ans que je vis ici. Mais là, j'ai repris mes études il y a quelques années, j'ai 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une licence en logistique environnementale et durable.
En terminale table ?
C'est bon ?
Bravo.
Terminale de quoi ? Non, je suis en dernière année de licence.
Tu étais au collège.
Belle reconversion.
Et là, maintenant, tu es en terminale.
Mais non, il a repris ses études.
Il a repris mes études.
Tu es en terminale dans tes études, c'est ça ?
Bon, alors, Bodo Glimt.
Ouais.
C'est quoi ton île Bodo Glimt habituelle, toi ?
Alors, non. Il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo Glimt. Ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo Glimt. Et quand une équipe comme Bodo Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.
C'est terrible, en fait.
Bah oui, mais ça.
Mais c'est terrible.
Mais attendez.
Vous avez eu les noms quand même du 11 lillois, des joueurs qui sont là ? C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?
Non, c'était.
Mais c'est de l'homme.
Mais tu as dit toi-même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.
Alors, c'est de leur faute. C'est de leur faute.
Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.
S'il n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien, il se contente d'un 0-0 à Bodo Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »
Ils ont fait un bon match. Ah bah si. Ça fait deux bons matches de suite, il se passe quelque chose. C'est aussi simple.
Alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.
Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas.
Ouais.
Ouais.
1-0.
Il y a eu aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas.
Bon, Clément, merci pour cet instant norvégien.
Tu vas rester là-bas longtemps ou tu es en mission passagère ?
Non, non, non. Je vis ici. Je vis en Norvège et j'y reste.
Tiens, Daniel, tu es intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été, pour les aurores boréales ? Tu lui conseilles.
Il n'y a pas d'aurores boréales l'été.
Non, j'y vais.
Bravo.
Il faut que je fasse tout.
Tu nous feras un podcast là-dessus, une petite vidéo.
D'accord. Merci, Gilbert, d'avoir organisé mes vacances. Pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller, alors.
Je voudrais juste, si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.
Ah bon ?
En disant que.
En pensant à ce que c'est.
Exactement. On l'entend bien. Non, où il explique donc que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Simplement, très rapidement, Bodo Glimt a actuellement 4 points. Ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma. Ils sont devant Lille, Villarreal et Feyenoord. Donc, même s'ils ratent leur match ce soir, ce n'est pas non plus une équipe de force.
Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays. Je crois que c'est quoi, 4, 5 millions d'habitants. Quand on a vu ce que la Norvège a fait à la Coupe du Monde, le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès de leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez. Vous avez deux joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.
Ce qu'a fait Bodo Glimt l'année dernière aussi.
Ce qu'a fait Bodo Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poules. Personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que Vincent Mosquette.
Sauf Vincent Mosquette, non.
Non, mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français. Et les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça. Je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.
Je vous remercie, Clément.
Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.
Sur le football norvégien.
Voilà, il a dû faire une vanne, il a dû, bon, voilà.
Écoutez David Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.
Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eue la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile qu'on n'a pas réussi à prendre de points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitude dans le jeu, dans la confiance. Et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.
Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.
Voilà, il confirme ce qu'on dit : plus de certitude, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.
Et il y croit encore, malgré le calendrier.
Il n'est pas unifié sur le match ce soir.
On finit par une petite évaluation. Il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?
Écoute, moi, j'aime bien j'ai envie de revoir qui regarde au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Ben Taleb. Mais pour le coup, match pas mal. Je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout. Donc, il mérite d'être revu au milieu de terrain. Le Bakwa actif.
Ouais, mais j'ai l'impression qu'on ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.
Ouais, ouais, c'est vrai. Depuis le début de saison, c'est ça.
Quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.
Il ne jouait pas, le pauvre.
Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis deux ans.
Il faut rester.
Il y a mille expressions.
Oui, mais ils n'ont pas envie.
Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?
Il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus.
Il fait deux, trois arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement.
Là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison à Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était tout teu.
Bien sûr, tu as raison.
On dirait que c'est son frère.
Bah oui.
Non, mais Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs. Tu as l'impression que c'est.
Enfin, toi qui étais gardien de but.
Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps. C'est-à-dire que surtout Germandi.
Oui, moi, je l'ai plus qu'Auxerre que.
Il fait des prises de balles bizarres.
Peut-être surtout par hasard, surtout gardien.
Excellent.
C'est bon, c'est pas mal, ça quand même.
C'est bien.
Dans un instant, les drôles de dames et tous les autres matchs de la soirée. On se retrouve tout de suite dans l'After en élan jusqu'à minuit et demi.
RMC jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 52. Encore une grosse demi-heure d'After en élan jusqu'à minuit et demi, avec pas mal d'actualité, et puis surtout les matchs européens du soir, après avoir analysé Lille et Paris. On va démarrer tout de suite par l'Atlético et le Bayern. Edgar Grelot était au stade, il est toujours au stade, d'ailleurs. Edgar, bonsoir.
Salut Gilbert, salut tout le monde.
Et Polo nous rejoint. Polo Breitner, salut Polo.
Bonsoir Gilbert, bonsoir tout le monde.
Salut Polo.
Et donc, c'est le Bayern qui gagne.
Toutes les aventures.
Toutes les aventures de Polo aux échecs.
Ah bon ?
Ah, il me fascine. Je n'y comprends rien, mais ça me fait plaisir.
Il y a eu des nouvelles aventures là ?
Ouais, souvent.
Tu joues pas aux échecs ?
Si, mais enfin, je sais juste.
C'est non, les échecs.
Mais quand j'étais joueur, je jouais tous les jours aux échecs.
Non, mais là, c'est un autre monde, les échecs de Polo.
Polo, il est d'un niveau.
Moi aussi, j'ai fait deux parties d'échecs.
Ouais, mais ça se voit, vous êtes des journalistes de base.
Non, mais ça n'a rien à voir.
Vous déformez mes propos à chaque fois.
Il n'a pas dit qu'il était champion, il a un.
Je ne suis pas en train de remettre en question le niveau de Polo. Il me pose la question : « Tu aimes les échecs ? » J'ai joué aux échecs tous les jours quand j'étais joueur pendant 15 ans.
Ah ouais, donc tu aimais ça.
J'adorais ça.
Tu jouais contre qui ? Luxenor ?
Non, contre l'ordinateur.
Ah ouais, tout seul.
Vous savez, j'ai eu le malheur de dire un jour à Polo que je jouais aux échecs, il m'a traité de nulard.
Mais toi, c'était vrai, je crois.
Polo, est-ce que tu es prêt à ce qu'on organise un match Polo Breitner contre Manu Petit aux échecs ?
Ça fait juste 20 ans que je joue.
Je pose la question à Polo.
La dot est de combien ?
La qui.
Contre un joueur de foot, je te fais la dot.
On revient toujours au pognon, en fait.
Mais le truc, c'est que là, il y a zéro part de hasard. Ce n'est pas comme au poker. Là, sur une partie, Manu ne peut pas t'attraper.
Il y a de fortes chances.
Je ne parsais pas que tu n'attrapes personne aux échecs.
Par contre, je suis quasiment certain que je vous bats tous les deux.
Ah ouais ?
Ah ouais.
Ça, c'est sûr, oui.
Moi, je ne suis pas sûr.
Ah, mais moi, j'en suis certain.
Est-ce que ça avance bien, Polo ? C'était ça, moi, je voulais juste te poser la question. Est-ce que tu es content ?
Oui, oui. Je suis content de mon jeu, moins du résultat. C'est quand je te garde ce soir.
Bon, démarrons sur le Bayern. Mon cher Polo, est-ce que tu as été séduit ce soir ?
Ah bah, plutôt, à l'image de la presse allemande. Je ne me rappelle pas la dernière fois que l'Athlétis s'est fait désosser de cette façon. Rappelons quand même que c'est l'équipe à prime du Bayern, qu'il y a des joueurs qui ne sont pas spécialement en forme. Il y avait beaucoup de joueurs qui, d'ailleurs, je pense, jouaient leur place de titulaire dans les prochaines semaines. Et ce qu'on a vu ce soir m'a ébloui dans le sens : bon, vous savez que l'Athlétis, j'adore cette équipe, etc. Et quand tu sais qu'elle met du volume, qu'elle fait mal à ses adversaires, et que là, ils n'ont pas existé comme des gamins de 10 ans face à des adultes, je trouve ça impressionnant.
Même un Harry Kane qui était très moyen ce soir fait une passe, une ouverture pour Conrad Leimer, qui est évidemment le joueur de la. Qui est très sous-coté, d'ailleurs, qui est un joueur extraordinaire, qui peut jouer partout. Et ce soir, on voit en fait quelque chose que je pense qu'on ne parle pas assez de ça au football, c'est la polyvalence des joueurs. Parce que Conrad Leimer, il peut jouer ailier droit, il peut jouer en 6, en 8, il peut jouer au milieu, il peut jouer partout. Davies, il joue là, il reprend un peu son poste de formation. Donc, il y a tout ça que je trouve assez exceptionnel. Je pense qu'il y a beaucoup d'équipes à la place du Bayern qui s'écrouleraient en ce moment par rapport à ce qui leur arrive, dont pas de coach, des joueurs titulaires blessés systématiquement, etc.
En Allemagne.
Il n'a pas de coach, d'ailleurs, il y a des dernières nouvelles, il se remet à.
Ouais, alors officiellement, il ne discute avec personne parce qu'il n'a pas le droit, mais ça, je n'y crois pas un instant. Mais bon, il va revenir sûrement après la trêve internationale, mais il va presque être absent un mois, mais c'est quand même assez sérieux. C'est un virus, ça ne se soigne pas, un virus. C'est compliqué, les virus. Et donc voilà, il y a plusieurs discussions par rapport à ça, mais ce que je constate, moi, c'est que ce club bavarois, qu'on aime ou qu'on le déteste, il a cette façon de rebondir systématiquement. Je ne sais pas, moi, combien, encore une fois, dans la situation du Bayern, combien de clubs européens se seraient écroulés ou auraient perdu.
Ils sont toujours invaincus cette saison. Ils font match nul en dominant de la tête et des épaules, le match contre Dortmund, on parle de crise en Allemagne. Enfin bon, je ne sais pas. Vous avez vu le niveau de Oupa Mekano encore ce soir ? Enfin, c'est génialissime, quoi. Moi, je suis épaté par la polyvalence des joueurs, par ce qu'a réussi à faire Vincent Compagnie.
Mais pour toi, Polo, excuse-moi, excuse-moi, Manu, ils n'avaient pas besoin quand même d'un match référence contre un gros, maîtrisé de A à Z, avec le résultat au bout en plus, parce que les contenus, effectivement, ils étaient là, mais là, en plus, tu matérialises ta domination.
Ah bah oui, là, ça fait du bien, parce qu'il y avait quand même certains papiers qui faisaient comprendre, et c'est vrai que le Bayern était en danger pour finir dans les huit premiers. Alors, ça n'aurait sûrement pas changé l'image du Bayern et de sa saison, mais c'est sûr que ça aurait fait un petit peu tache, quoi. Et là, la façon dont ils ont dominé l'Athlétis, moi, je ne me rappelle pas, honnêtement, la dernière fois que l'Athlético s'est fait dominer sur son terrain de cette façon.
Moi, Polo, j'ai une question.
Sur son terrain, tu as raison de le préciser.
Polo, j'ai une question qui concerne Compagnie, par rapport à ce qui lui arrive. Est-ce que ça a un impact positif dans le vestiaire sur les joueurs ?
Il y a des blagues qui sortent. Il y a des blagues qui sortent en disant : « C'est bien, depuis qu'il n'est plus là, ça râle moins dans les vestiaires. » Mais je pense que non, tout le monde est un peu... Tu sais, on est dans une période un petit peu spéciale, parce qu'il y a ce qui arrive à Vincent Compagnie. Il y a évidemment le côté positif avec le Ballon d'Or d'Harry Kane, mais qu'on fête d'une façon très prudente, pas... j'ai envie de dire pas à l'espagnol, quoi. Et de l'autre côté, tu as un Joshua Kimmich qui, lui, vient de perdre son père, on n'en a presque pas parlé, parce que... et qui revient, qui est revenu ce week-end, et tu vois, on fêtait Harry Kane d'un côté, et en même temps, tout le monde avait une pensée pour Joshua Kimmich.
Donc, le père de Joshua Kimmich, c'était très important pour lui, selon les dires de l'international allemand, parce qu'il était toujours là, y compris dans les périodes difficiles, etc. Donc, il a été absent une dizaine de jours, on ne l'a pas vu, il a manqué des matchs, il revient tranquillement, et c'est pour ça que je trouve que ce qui se passe au Bayern en ce moment, je trouve ça, alors que le Bayern a toujours cette image de club où il n'y a pas d'émotion, froid, etc.
Tu crois qu'il y a une humanité qui est revenue ?
Je ne sais pas, mais je trouve que c'est assez impressionnant, parce que tu es toujours dans des logiques de performance. Il faut voir d'ailleurs Lennart Kahl, en ce moment, les polémiques en Allemagne, parce que Uli Honest l'a allumé publiquement en lui faisant comprendre que ça serait bien, à 18 ans, qu'il soit un type... que l'humilité soit une de ses qualités aussi. Donc, ils ont réagi tout le monde, notamment le conseiller de Lennart Kahl, qui est Balak, qui en même temps est consultant à la télé, donc le mec, il fait tout en même temps. Donc, tout ça fait qu'il y a un peu des polémiques. Et Lennart Kahl, qui n'a quand même pas été le meilleur bavarois ce soir, c'est quand même lui, sur la grosse faute de Lenormand, qui permet l'ouverture du score pour le club munichois, quoi, donc.
Balak est agent ?
Ah bah oui, il fait... alors il a très peu de joueurs, mais des joueurs de qualité, comme on dit.
Ah bah, j'ignorais ça.
Agent et consultant, c'est quand même...
Oui, il bouffait tout leur atelier.
Les Allemands qui sont très à cheval sur l'éthique, comment ils acceptent ça ?
Oula.
Bon.
Oula.
Alors, Edgar, tu confirmes que ce que dit Polo, des adultes contre des enfants ?
Oui. Oui, moi, j'ai retenu surtout un sentiment d'impuissance côté Atlético, c'est-à-dire qu'à part 10, 15 minutes en première période où ils ont été intéressants, mais aussi souvent grâce à des exploits individuels ou du bon travail de Sorloth, de Julian Alvarez, j'ai globalement senti, et surtout en deuxième période, une équipe qui n'arrivait à rien, parce qu'elle était contre une équipe qui était d'un autre standard, d'un autre niveau, d'une catégorie clairement supérieure. Et surtout cette deuxième mi-temps qui est vraiment frappante, avec pour moi quasiment aucune production côté Atlético, donc il y avait de la déception de voir que dès que le niveau s'élevait vraiment, cette équipe de l'Atlético, elle n'arrive pas à faire grand-chose.
Et surtout, j'ai vu d'un côté une équipe surpuissante, surpuissante, qui était derrière sur tous les ballons. Dès qu'il y avait un ballon au-dessus, on envoyait les attaquants au casse-pipe, et ils se cassaient les dents contre Oupa Mekano.
Le préfilm.
Qu'elle domine principalement.
Le national Atlético, qui est reconnu pour son intensité.
Mais ça nous montre quand même que, derrière, je pense, les quatre équipes, il y a quand même un gros fossé.
Mais non, ce n'est pas possible.
Donc voilà, ce match-là nous le rappelle encore un peu plus.
Non, on aura attendu minuit, finalement, tu as aperçu des écarts qui sont énormes et qui vont devenir insupportables dans le football.
Non, mais là, entre les quatre meilleures équipes et le reste, moi, là, ce n'est pas la même chose que ce que tu racontais tout à l'heure, mais c'est tellement énervant.
C'est fou quand même.
C'est des fossés qui se creusent, qui vont devenir rédhibitoires dans l'intérêt de ce jeu.
Mais non, là, tu ne parles pas de la même chose. Comment il peut y avoir un tel fossé entre Manchester City, par exemple, et entre Arsenal ? Il n'y a aucune raison par rapport à ta démonstration. Alors que c'est le cas, et c'est pour ça que je trouve que c'est notable, entre Arsenal, PSG, Barça, Bayern, il y a un fossé avec les autres. Et ça, c'est du sportif. Ce n'est pas un truc systémique en fonction des poules.
Il y a Union Berlin aussi.
Oui, sûrement.
Le Barça a perdu ce week-end.
Oui, oui, il a perdu contre le PSG aussi.
Le week-end d'avant, pardon, contre le Real.
Oui, oui. Donc, vous ne mettez pas le Barça au même niveau que les trois autres ?
Dans les grands matchs européens, ils ne l'ont pas été depuis Quantiflick et là. D'ailleurs, c'est surtout dans les grands matchs européens, parce que contre le Real, oui, là, ils ont perdu, mais ils ont un super ratio depuis Quantiflick est arrivé. C'est vraiment face aux quatre hors européens où tu as peu de matchs référence quand même de Quantiflick avec le Barça.
C'est vrai. Bon, un truc à rajouter sur le Bayern, Polo, peut-être sur les individualités ? Olivier, il était comment ?
Il n'a pas besoin d'être à 100 %. Alors, on ne savait pas s'il allait être titulaire, parce qu'alors, il n'a pas officiellement de blessure structurelle, comme on dit dans le milieu médical. Par contre, il a des douleurs, il gère la douleur, en fait.
Justement, par rapport à Olivier, j'avais une autre question, mais vu que le Ballon d'Or a été décerné à Harry Kane, je me suis toujours posé la question : comment pouvaient évoluer des joueurs qui sont nommés pour un même prix individuel ? Comment ils réagissent après ça ? Parce qu'il y a eu des gros plans lors de la remise du trophée.
Olivier, moi, je te le dis, il ne l'a pas bien vécu, notamment le fait que le Bayern choisisse Kane.
Oui, ça aussi, c'est ce que je voulais dire aussi, la communication des clubs.
La communication des clubs, je te le dis.
La communication des clubs, c'est pour ça que le Paris Saint-Germain, ils ont trop dilué leur communication.
On a souvent un cancer dans les vestiaires.
Ce que va finir par provoquer le Ballon d'Or, c'est ça, et Olivier de se rappeler au Bayern l'année prochaine.
OK.
Ouais, enfin, c'était avant le Ballon d'Or, déjà, qu'Olivier, on se posait des questions s'il allait rester au Bayern.
Oui, ça n'a fait qu'augmenter.
Non, mais je ne sais pas, c'est peut-être le moment présent. Moi, je me rappelle quand les Allemands, ils étaient aux trois premières places du Ballon d'Or, avec Rummenigge, Paul Breitner et Schuster, il y avait deux joueurs du Bayern, ça ne les a pas empêchés de s'engueuler et de rafler l'équipe.
Les trois premiers jours, aujourd'hui.
Non, mais je sais, mais quand même, enfin, je ne sais pas s'il faut faire des collégiums, des choses comme ça.
Je suis rassuré que tout le monde est de toute façon au Ballon d'Or ou pas.
Mais personne, à part sa femme, donc.
C'est déjà pas mal.
C'est déjà pas mal. Qui était son agent, d'ailleurs.
Ah, très bien. Et Neuer, pour conclure ?
Je le trouve.
Comme c'est toujours un débat, comment ?
Moi, je ne trouve pas qu'il a marqué spécialement de points ce soir. Enfin, il n'a pas eu grand-chose à faire.
Il n'est pas rassurant.
Mais il n'est pas rassurant. Et ça, moi, ça me perturbe, d'autant plus que Hrubich a été excellent lors des remplacements, donc j'espère que l'hiver va arriver et qu'ils vont faire un bon brainstorming au Bayern, quoi, parce que moi, ça commence à me perturber, cette histoire.
Polo, tu viens de confirmer ou non ce que j'ai cru remarquer du stade, mais j'ai l'impression qu'il y a au moins deux fois dans le match où il peut prendre le ballon de la main et il dégage n'importe comment. Tu as l'impression qu'il n'est pas au courant qu'il a le droit d'utiliser ses mains. J'ai l'impression qu'ils faisaient des choix étranges.
Ouais, il y a ça, il y a le fait de dégager le ballon un peu n'importe comment et au dernier moment, alors qu'il a le temps pour le faire et qu'il attend le pressing des attaquants espagnols. Moi, je... enfin, du club espagnol, ouais, je ne sais pas. Là, moi, je n'aime pas du tout, honnêtement, la période qu'on est en train de vivre avec Manuel Neuer.
Les gars, ne bougez pas, parce qu'avec vous, on va reparler tout à l'heure de Stuttgart, du Barça notamment. Mais là, on a Julien Laurence et Daniel Balencia qui sont là. Pourquoi ? Parce qu'on va parler du match renversant de la soirée, Manchester United-Roma. Julien, bonsoir.
Salut Gilbert, salut à tous.
Daniel, bonsoir.
Bonsoir Gilbert, bonsoir à tout le monde.
Démarrons.
Lui, on sent qu'il a pris un coup.
Démarrons, parlons du match.
Il a pris un coup sur la tête.
L'homme du match, Balerdi, bien sûr. Mon cher.
Masterclass.
Masterclass de Balerdi.
Masterclass de Balerdi.
Kevin Diaz va bien dormir ce soir.
Il a plombé son équipe, le pauvre.
Daniel, qu'est-ce qu'on en dit en Italie ?
Non, mais qu'est-ce que je vous dise, c'était le meilleur sur le terrain, jusqu'à la boulette, jusqu'à son erreur. Mais c'était vraiment le... alors, sous Balerdi.
Ça, on l'a déjà vécu, Daniel, nous, plein de fois à Marseille.
Ah oui, c'est vrai.
C'est arrivé plein de fois.
Le problème, c'est que tu ne peux pas compter les défenseurs.
À Rome, le souci, c'est qu'avec lui, il peut te faire 80 super minutes, mais c'est lui toujours qui te crève, donc ce n'est pas le problème.
Non, oui, oui, bien sûr. On l'avait dit quand il est arrivé, les supporters de la Roma, ils avaient du mal à y croire, parce que jusqu'ici, il a tout bien fait. Et effectivement, même ce soir, il était des fois... j'arrive même à dire miraculeux. C'est-à-dire que s'il n'y avait pas Balerdi, il y avait un autre défenseur, peut-être la Roma, elle avait pris... elle avait encaissé un but avant, bien avant. Le problème de la Roma, ce n'était pas Balerdi ce soir. La Roma, elle a joué un bon premier mi-temps, elle a fait plus d'erreurs que d'habitude, et c'est pour ça qu'elle n'a marqué que deux buts, parce qu'elle a eu deux occasions pour marquer le troisième, et même plus.
Elle a fait beaucoup d'erreurs techniques. Et après, Gasperini, pour la deuxième mi-temps, il a décidé de sortir Rodrigo Mora, qu'il est en train de bien jouer. Il défendait aussi beaucoup. Il a mis Loulou à sa place, c'est un jeune, il a 19 ans, des Romains. Moi, je l'aime bien, c'est un gars des Romes, on le supporte et tout, mais il n'a pas le niveau. Le niveau de la Champions League, c'est autre chose. Tu ne peux pas faire la Champions League avec Loulou, Cristante, Pisilli. Excuse-moi, Pisilli, il est rentré en deuxième mi-temps, c'est Loulou, il est rentré quand il s'est blessé Rensch.
À un certain moment, la Roma, elle est... comment dire ? Elle est noyée sous l'intensité de Manchester, qu'ils ont cru de plus en plus. Après, il y a eu les cadeaux de Balerdi, mais avant, il y a eu les cadeaux de l'arbitre, qui a sifflé un penalty moyen, gris, on va dire, et il a même fait répéter à Cabrón Fernández, il a raté une fois, parce que Cristante, il avait son pied sur la ligne de la surface de réparation. Donc, il y a eu deux cadeaux, après, là, le match, c'était fini. Mais n'empêche, la Roma, c'est la deuxième fois qu'ils se font rattraper en Champions League.
La première fois, on a pu dire, c'était quelque chose d'exceptionnel, sept minutes, quatre buts de la tête, en gros, Madrid et tout, mais là, non. Là, la Roma, elle n'a pas joué, elle n'a pas défendu, elle n'a fait aucun tir, elle n'a pas frappé une seule fois vers le but de Manchester en seconde période, oui. Elle n'est pas arrivée à garder la possession de la balle, ils jetaient des ballons lorsque la première mi-temps, même sous pression, ils arrivaient à sortir, balle à terre, et à jouer en contre.
Donc, ils n'ont vraiment rien fait. Moi, je ne comprends pas pourquoi. Gasperini, il a dit : « Cette défaite-là, elle va beaucoup nous apprendre. » Moi, j'ai un peu peur qu'elle va beaucoup nous impacter sur la psychologie de cette équipe.
Je pense aussi, parce que quand tu mènes 2-0 à Old Trafford, en sachant que Manchester United, ça fait quand même un paquet de temps qu'ils sont mauvais, voire très mauvais, et qu'ils étaient sur une série de très mauvais résultats, il n'y avait pas de confiance, le vestiaire brûlait, il n'y avait plus... Karik, il était déjà sur le bûcher avant le match. Tu gagnes 2-0 et tu laisses partir le match comme ça, 3-2 ? Pour moi, c'est incompréhensible. C'est presque une faute professionnelle, en fait.
Oui. Oui, non, je suis d'accord. Il n'y a aucune explication, sauf que la Roma, elle avait pas mal de blessés. Manu Koné, Dybala, elle est fatiguée, parce qu'il y a toujours les mêmes joueurs qui jouent. Elle a beaucoup de joueurs qui ne sont pas dans leur prime, on va dire qu'ils approchent la trentaine. De Ron, Cristante, Mancini, ce soir, il avait l'air, lui aussi, de ne pas soutenir l'intensité. Elle avait son troisième gardien, parce que le premier, Svilar, est blessé, il s'est blessé Golini, il avait le troisième gardien, qui a bien joué, les pauvres.
Ce n'est pas sa faute. Et après, oui, même, on peut ajouter que dans un match où, effectivement, ton meilleur joueur, c'est lui qui te prend le deux partout, là, ça montre un peu la soirée.
Oui, il y a une décompression sur le championnat.
C'est exceptionnel, les gars.
Ils se sont dit : « Ouais, c'est bon, on va gagner le match facilement, on mène 2-0, c'est une équipe qui n'a pas gagné un match depuis deux mois. »
Alors, il ne faut pas non plus être catastrophiste avec l'heure. Ils ont perdu deux matchs cette année, la Roma.
Non, mais je parle de Manchester.
Oui, oui, bien sûr.
Le Real et Manchester.
Oui, c'est ce que je te dis.
Mais quand tu gagnes 2-0, c'est une équipe qui a l'air de.
Et les deux sur des scénarios où ils menaient le match et ils se font renverser.
Mais tu.
Non, mais les jeux, ce soir aussi, encore une fois, on a vu une chose. Les jeux de la Roma, lui permettent, même si l'effectif, la compo de la Roma, allez regarder la compo de la deuxième mi-temps, ce n'est pas une compo de Champions League, mais le jeu de Gasperini lui permet d'être au niveau de la Champions League. Et on l'a vu dans la première mi-temps, on l'a vu à 83 minutes contre Madrid, et ça, c'est assez exceptionnel, parce que, franchement, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui se tiennent vraiment sur le jeu comme la Roma.
Par contre, moi, je pense que c'est plutôt l'inverse. Ils n'ont jamais été sûrs. Quand il y a eu le penalty et les penalties retirés pour la deuxième fois, ils ont commencé à douter, ils ont commencé à avoir peur, ils ont commencé à jeter des ballons que, normalement, ils auraient gardés, qu'ils auraient fait circuler, qu'ils auraient fait passer peut-être par les gardiens, qui, par contre, n'étaient pas leurs gardiens. Donc, il y a eu beaucoup d'incertitudes qui se sont infiltrées dans les murs de la maison, comme de l'eau quand il pleut.
À un certain moment, il y avait l'humidité, il y avait le parterre, et on noyait.
Alors, vu de Manchester, Julien ?
Un miracle absolu, sincèrement. À la pole, je pense que même à Old Trafford, après ce que Manu vient de dire, la terrible forme actuelle.
Je pense qu'il a vidé son vestiaire à la mi-temps, Karik.
Complètement. Je n'ai pas vu venir cette remontada-là, ce retour-là, même s'ils en étaient capables par le passé, ils l'ont fait déjà. Et bien sûr qu'après le premier but, le penalty que Bruno retire d'ailleurs, parce qu'il a eu la chance d'être retiré aussi, tu sens que l'ambiance a changé aussi, l'énergie et tout ça. Mais ça reste un miracle absolu. Tu reviens quand même sur un penalty, et puis les erreurs de Balerdi dont on a parlé tout à l'heure, mais Cunha en sauveur qui ensuite.
Ils ont mis dans l'angle le gardien, je ne sais pas ce qu'il fait.
Ouais, bêtement, qui est leur troisième gardien aussi, c'est sûr. Mais la première période était tellement mauvaise, mais tellement mauvaise de la part du United, que d'avoir eu cette réaction-là, ça, c'est le point positif. Maintenant, il faut que ça leur serve, qu'ils gardent cette dynamique-là, qu'ils ont un match très compliqué à domicile samedi contre Aston Villa aussi, dimanche, pardon, contre Aston Villa, à Old Trafford, pour se relever aussi en première période. En Premier League, pardon, mais cette première période, il faut essayer de l'oublier, parce que finalement, elle est à l'image de ce qu'on a vu sur les deux derniers mois. C'était catastrophique dans le jeu, vraiment, c'était pauvre dans le jeu. Ils ont perdu Baleba blessé, Maguire, je crois, est sorti un petit peu blessé ou en tout cas avec des grosses crampes.
Donc, il faut voir qui sera disponible pour le match de dimanche, mais.
Mais du coup, Julien, tu penses que Karik, il joue son avenir sur le match d'Aston Villa ? Parce que derrière, il y a la trêve en plus, et là, tu vas savoir si c'est juste un sursaut d'orgueil ou si vraiment, il a toujours son groupe, quoi.
Ouais, tout à fait. Parce que sincèrement, la première mi-temps, on avait une équipe qui était coachée avec Gasperini, une équipe en face qui n'était pas du tout coachée. C'était assez clair à voir, le premier but de Soulé, défensivement, ils sont à la rue totale, mais c'est du grand n'importe quoi. Donc, tu sentais vraiment qu'il y avait, dans cette équipe-là, tactiquement en tout cas, il n'y avait rien. La seconde période, ils vont la gagner, parce qu'ils montrent du cœur, ils sont plus agressifs, ils jouent un peu plus ensemble, mais voilà, il y avait cette révolte orgueilleuse dans un sens. Contre Villa, ce sera un match complètement différent, mais je pense qu'il est encore largement en sursis, et que même si le résultat n'est pas une défaite contre Villa, même s'il y a Machel par exemple, je pense que ça peut être chaud pour lui, mais en tout cas, il fallait gagner ce soir, absolument, surtout.
Il leur reste qui à essayer comme coach à United ? Ils ont tellement tout fait, là, qu'ils peuvent faire quoi encore, là ?
Ouais, non, mais tu as raison, Daniel. Après, ce n'est pas parce que tu as déjà tout essayé qu'il faut le garder, lui, si ce n'est pas l'homme de la situation non plus.
Non, mais enfin, tu as bien compris quand même que depuis des années, le fameux homme de la situation, il le cherche et le problème n'est pas là, en fait, à Manchester.
Ou il y a d'autres problèmes, effectivement, que le coach, ça, je suis d'accord avec toi.
C'est assez fou, quand même, le nombre de coachs qui ont été essayés depuis trois ans.
Mais de joueurs, je ne dis pas que Karik est le meilleur ou qu'il mérite plus que ceci.
Oui, de joueurs aussi.
Enfin, l'année dernière, la deuxième partie de saison de Michael Karik, on a l'impression qu'enfin, il a trouvé la clé, l'ancien joueur, machin, et puis là, de nouveau, ça s'écroule. Donc, moi, je dirais, ils peuvent changer de coach trois fois par an.
Mais je pense qu'ils font beaucoup trop d'erreurs sur le marché des transferts, sur le profil des joueurs, en fait.
Donc, c'est bien la preuve que le club n'est pas géré, donc ça ne dépend pas que le mec soit sur le banc.
Leur entraîneur est peut-être responsabilité, mais ce n'est pas lui qui est responsable de tout.
Mais même Manu, ça ne peut pas être juste des erreurs de joueurs. C'est aussi qu'ils sont mis dans un contexte qui n'aide pas à la performance. Quand tu as autant de joueurs qui ont été bons dans d'autres contextes ou dans d'autres équipes, qui à Manchester se liquéfient complètement, c'est qu'il y a un problème de fond.
Après, il y a des joueurs qui sont.
Ce qui est valable pour le coach, est valable pour les joueurs.
Après, il y a des joueurs qui sont là depuis très, très longtemps à Manchester United, et qui passent pour les très bons joueurs, voire les meilleurs de l'équipe, et moi, je me dis qu'à un moment, il y a peut-être des questions à se poser là-dessus aussi.
Tu penses à qui ?
Ah, complètement. C'est un effectif qui est n'importe comment.
Moi, je pense à celui qui est censé être le meilleur joueur de cette équipe.
Ah, Fernández ?
Mais qui est quand même là comme un... qui est quand même là comme un épouvantable.
Il a été remis en question ces derniers temps.
C'est le personnage central du club de toutes les années noires. À un moment, il faut aussi se poser cette question. Et avec le Portugal, c'est la même chose. Tiens, c'est un mec... Moi, je suis désolé, j'ai longtemps cru que c'était un joueur à part, bon et tout, parce que, tu le vois, il a du ballon de...
Samuel, le conducteur ce soir, rappelle qu'il est meilleur joueur de Premier League l'an dernier.
Oui, oui, c'est pas décisif.
Pas décisif, voilà.
À un moment, il y a quelque chose qui se passe. Même avec le Portugal, quand il est là au milieu de terrain et tout, ça fait des années qu'il y a un problème, qu'on voit qu'il ne tire pas finalement l'équipe vers le haut.
Quand tu dis meilleur joueur de Premier League, il a été élu par ses pairs ou c'est par rapport aux statistiques ?
L'année dernière, il est le meilleur joueur de Premier League.
Non, par ses pairs, ouais.
Élu par ses pairs.
Ouais, par ses pairs.
Je ne sais pas pourquoi, parce que moi, je suis sur United.
Ils n'auraient pas voté pour lui.
Non, mais il est là depuis des années à Manchester United et il ne fait pas partie des meilleurs joueurs sur la saison passée.
Bon, c'est bon, je change.
Il est dans la dernière année de son contrat.
Très, très, très bon, mais va voir ailleurs.
Donc, c'est le moment, en fait, tu vois, de passer à autre chose. Il ne faut pas lui offrir de nouveau contrat. Il partira, ils diront merci pour les bons moments qu'il a passés, et puis voilà, quoi.
Le match de l'Euro, c'était comment ? Parce qu'il y a l'équipe de France bientôt, puis on a éventuellement des soucis en défense.
Il a joué où, en défense ?
En arrière-droit ?
Encore arrière-droit ?
Ouais, encore arrière-droit. Il n'a pas été trop, trop mal, sincèrement, dans ce qu'il a... Bon, avec le ballon, on sait qu'offensivement, il se projette moins que d'autres, mais il y a quelques passes intéressantes, même s'il a perdu aussi quelques ballons, mais dans les interceptions, il gagne, je crois, trois duels sur six, mais dans les airs, il est présent aussi. Donc, c'est une position qui n'est pas la sienne non plus, qu'il est en train d'apprendre. Il a un très bon retour en première période où il tacle juste devant Mora, je crois. Je ne sais pas si Danielle s'en rappelle, mais où sinon, c'est but, je pense. Donc, il y a des bonnes choses.
Je pense qu'il sera appelé par Zidane.
Oui, ça, il sera appelé, oui.
Oui, il sera appelé, oui.
Non, pas même sur l'élection, c'est voir s'il va être titulaire, d'ailleurs, parce que vu les problèmes qu'il y a en défense, là, on en parlera peut-être un peu tout à l'heure. Danielle, tu veux rajouter une dernière chose ? Vas-y.
Alors, moi, je ne veux pas faire l'Italien qui met la tactique avant toute autre chose, mais rarement, j'ai vu des équipes pas préparées pour jouer contre la Roma comme United ce soir. L'autre équipe, peut-être, c'était Madrid, toujours, il y a deux, trois semaines. C'est vraiment niveau très, très bas en Italie, on connaît la Roma. Ce soir, ce n'était pas une bonne soirée pour la Roma, même la première mi-temps, et ils ont pris l'eau partout. Moi, je pense que si ce n'était pas pour l'effort des joueurs ce soir, quand ils ont aller jouer un contre un, pression haute et tout, dans la deuxième mi-temps, je pense que United ne se sauve pas.
C'est vrai, l'entraîneur, ce n'est pas le problème, mais il faut quand même un entraîneur.
Je suis d'accord.
Tiens, et pour conclure sur ce match, j'ai un message WhatsApp d'Anthony qui nous dit : « Bruno Fernandez, en fait, c'est à Fabian Ruiz, c'est un plus un. » En fait, il nous dit : « Bruno Fernandez, c'est le meilleur des Milou. » Ce n'est pas mal comme ?
Le meilleur des Milou.
C'est la compagnie de Tintin et Milou, tu vois.
Ouais, je comprends ce qu'il veut dire, alors que là, à Manchester United, il passe un peu pour le patron, le taulier, le Tintin, pour le coup. Ouais, c'est peut-être un peu ça. Ouais, je ne sais pas.
C'est juste avec Fabian Ruiz, je n'ai pas compris la comparaison, mais j'ai compris qu'il est très bon avec Vitinha.
Voilà, il est foutu une fois en deuxième à côté pour être sublimé.
Mais moi, il est bon avec l'Espagne aussi, il n'y a pas Vitinha à côté.
Il y a Rodrigo, il y a Rodrigo pas mal.
Moi, quand le milieu du PSG tourne complètement, je n'arrive pas trop à faire des Tintin et des Milou, ils sont tellement uniques dans ce fonctionnement à trois. Évidemment, Vitinha, il nous crève les yeux, on l'adore et tout, mais tu ne peux pas ne pas voir que Fabian Ruiz est tout aussi important.
Ce n'est ni Tintin ni Milou, ce n'est pas le capitaine Haddock, c'est les deux frangins, là, les genoux.
Mais ils sont trois.
Un, mais ils sont trois.
Petit et carambeux, c'était qui Tintin, c'était qui Milou ?
Non, des champs.
On ne touche pas Emmanuel Petit.
Non, c'est avec Deschamps. Deschamps, c'était Tintin, et toi, tu étais Milou.
J'étais Tintin.
J'étais rarement Tintin, moi.
Dans un instant, le Barça, Villa, Stuttgart, l'Inter, au programme. Il nous reste un petit quart d'heure ensemble. À tout de suite dans l'After.
RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.
Gildas Bribois.
Il est minuit dix-neuf. Jean-Louis Tour, Daniel Riaulo, Manu Petit, les drôles de dames sont là. Daniele, Manusia pour le droit, etc. Edgar Grolo, Julien Lhorence. Barcelone-Villa, le Barça gagne face à Villa. Julien, je te laisse la parole en premier, parce que déjà, bon, Edgar était au match à l'Atlético, donc il n'a pas vu grand-chose de Barcelone. Mais Villa restait quand même sur une bonne série en Ligue des Champions, ils avaient le Mojo, et puis là, ils ont pris trois-zéro.
Ouais, ils ont pris trois-zéro, ils ont essayé de repartir de derrière, ils avaient clairement ce que Unai Emery voulait, c'était essayer d'attendre que Barça presse et d'essayer de battre ce pressing-là, justement, et de trouver les espaces derrière avec Nico Jackson et avec Manzambi, et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a fonctionné par moments, parce qu'en première période, ils ont des moments quand même intéressants, j'ai trouvé, comme ça, dans ce système-là et dans ce plan de jeu-là. Mais quand tu fais des erreurs de relance, comme sur le premier but de la Minamale après huit minutes, où João Gomes fait une passe à personne, à part à Lamine, c'est très compliqué.
Quand ensuite tu refais la même chose en seconde période, que ça amène d'autres occasions, quand tu as Rafinha dans cette forme-là, avec un petit peu de chance aussi sur son premier but, une passe magnifique de Cancelo sur le troisième, le deuxième de Rafinha, c'est très compliqué. Je pense qu'ils ont considéré cette rencontre, avec neuf points en trois matchs déjà avant de venir au Camp Nou, comme un match qui comptait, bien sûr, mais comme on l'a souvent dit, qui ne compte pas non plus vraiment, ils vont se qualifier quand même, ils pourraient même finir dans le top huit, et donc ils vont beaucoup apprendre de ce qui s'est passé, encore une fois, par rapport à la pression adverse, par rapport à quelques erreurs que tu peux faire, notamment à un jeune joueur comme João Gomes qui découvre la Ligue des Champions aussi, lui qui était à Wolverhampton sur les dernières saisons, donc Suzuki, pareil dans les buts, donc ils vont beaucoup apprendre, mais c'était une soirée où, effectivement, tu as payé pour apprendre, quoi.
Bon, je ne sais pas si Edgar, tu veux rajouter un truc, mais comme tu as.
Non, non, moi, j'ai regardé d'un œil, mais j'ai vu, en tout cas, dans la presse catalane, beaucoup de satisfaction et le sentiment que le Barça a montré.
Le bon œil.
Voilà, un sentiment de hiérarchie, c'est-à-dire, nous, okay, nous, on est le Barça, ce n'est pas facile contre nous, peu importe qui vient.
Ils vont jouer le match à fond et que il n'y a pas de calcul dans la presta et qu'il n'y a pas de l'économie parce que ce n'est pas un match capitaine.
Ils ont utilisé leur joker, tu veux dire.
Exactement. Je pense qu'il y a énormément de matchs qu'il faut lire de cette façon-là dans cette phase de poule, mais comme je le dis depuis une heure, je vais arrêter de le répéter.
Pendant ce temps-là, l'Inter a gagné à Feyenoord, Daniele.
Ah bah oui, ce n'était pas le cas de l'Inter, elle n'avait pas de joker joué. C'était un moment très difficile. L'Inter, elle vient du derby perdu mal. Ça fait pas mal de matchs que l'Inter, elle se retrouve à devoir rattraper après être menée. Pas mal de fois aussi, deux-zéro et revenir deux-deux, trois-deux, etc. Et donc là, ce qu'on demandait à l'Inter, c'est que Kivu, sur lequel il était attendu, c'était rentrer sur le terrain avec la bonne attitude.
Alors qu'aujourd'hui, j'ai entendu Kivu qui disait : « Nous, on peut encore jouer les premières huit places pour se qualifier directement. Si on gagne, moi, je pensais : « Ah bon, il compte aller à Rotterdam au découp et gagner ? » Parce que Feyenoord, c'est une très bonne équipe, elle a battu bien comme, elle met toujours en difficulté les équipes italiennes. Et par contre, là, ils ont arrivé à faire un bon match, même si, il faut le dire, le résultat, il est un peu menteur, parce qu'après les un-zéro, parce qu'ils ont marqué tout de suite un but assez joli d'ailleurs de Bissek, l'Allemande, que peut-être Paulo connaissait autant des équipes des jeunes Allemands.
Avec pied gauche, on frappe en roulé, et ils lui ont demandé si c'était son meilleur but de sa carrière, il a dit que non, c'est le septième. Donc, comme s'il avait mis six bouts.
Non.
Oui, comme s'il avait mis six bouts plus beaux que.
Vous n'êtes pas capable de mettre des buts comme ça en plus, à la Turan contre la Croatie.
La fameuse phrase de Toko dans le premier match européen du PSG, qui avait mis son ciseau et qui lui avait dit : « C'est le plus beau but de votre carrière. » Et il avait répondu en rigolant : « Vous me connaissez, j'en ai quand même mis d'autres. »
Ouais, ouais. Manu m'a fait la même chose lors d'un match au Stade de France. Il a marqué une frappe de loin sous la barre. J'étais à l'époque au Ciel de Reporters, je vais le voir, je dis : « Magnifique but, Manu, vous ne devez pas marquer souvent des comme ça. » Il m'a dit : « Bah si. »
À l'entraînement.
Là, je me suis dit : « C'est un cadeau. »
Ah, c'est le but contre la Roumanie, tu parles ?
C'est ça.
Il était pas mal, non ?
Ouais, il était pas mal, ouais.
Quoi, dans le quatre-zéro ?
Un but, franchement, Manu, 25 mètres, grosse frappe sous la barre, magnifique.
Ouais. Regarde, tu vois que
il dit ça avec un air un peu haut.
Si, j'avais une bonne frappe.
Combien ? Combien de tième ? Septième ? Tu avais six des plus beaux, facile. Comme Bissek.
Je ne sais pas.
Je ne sais pas.
Bon, d'accord.
Mais donc, pour revenir à l'Inter, après ce joli but, ils ont beaucoup baissé leur niveau. Normalement, l'Inter, elle a des problèmes à défendre, elle est fragile parce qu'elle essaye d'attaquer avec beaucoup de joueurs, d'être un peu plus longue sur les terrains. Là, ils se sont baissés à dix dans la surface de réparation, ils ont souffert. Et après, ils ont eu un peu de réussite parce qu'une fois que tu as marqué le deuxième but, là, Feyenoord, ils ont commencé à croire un peu moins. Après, ils ont mis le troisième, après, c'était fini.
Mais l'Inter, elle a beaucoup de qualités. Elle a beaucoup, surtout, de manières pour faire mal aux adversaires, parce qu'elle peut te faire mal avec la tête dans la surface de réparation. Puis Esposito, il ne marquait pas depuis septembre, et là, il a mis lui aussi un but assez explicatif de son talent dans les derniers mètres. Zielinski, il a marqué un but apparemment facile, mais que je trouve, il n'y a pas beaucoup de milieux qui peuvent faire avec le pied gauche après avoir mené le ballon pour 20 ans des mètres tout droit.
Donc voilà, l'Inter, elle a beaucoup, beaucoup de possibilités, elle a beaucoup de qualités, mais elle était dans un mauvais moment. Donc cette victoire, ça lui fait vraiment du bien parce qu'on commençait à avoir des doutes sur Kivu aussi, et ils ont un match difficile ce week-end contre Com.
Un match Stuttgart-Polo qui a perdu à Galatasaray.
Pas payé.
Ouais, c'est vraiment dommage. Et à Sebastian Ehner, je pense qu'il a tout résumé. Il a dit : « Le résultat ne reflète pas le déroulement de la rencontre. » Maintenant.
Ils commencent une bonne ligne alors, ils ne vont pas gagner contre le Stuttgart.
Il y a quelque chose qui s'appelle l'efficacité au foot, c'est pour moi, c'est la seule statistique importante. Et quand tu as les occasions, il faut les mettre au fond. Et il y a eu aussi cinq minutes où Stuttgart n'était pas sur le terrain. Batracov, on a profité, le jeune de 21 ans, on a profité pour mettre un doublé. C'est vraiment une occasion ratée parce qu'il y avait théoriquement, je dis bien théoriquement sur le papier, une possibilité de finir dans le top huit. Et ça, c'est un petit peu dommage. Paulo, Daniele, Julien, merci beaucoup. On garde juste Edgar, parce qu'il faut qu'on parle évidemment du drame du joueur de Tenerife, décédé ce matin.
Merci les gars.
Merci, bonne soirée.
Bonne soirée. Oui, évidemment, c'est le drame en Espagne. Edgar, il faut que tu nous dises ce que représente ce drame, donc le décès de l'attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel. Donc suite au choc avec le gardien d'Andorre, on parle, pour ceux qui n'ont pas suivi, d'un match de D2 qui s'est déroulé ces dernières heures entre les deux équipes. Choc entre le gardien d'Andorre qui est sorti un peu en mode kamikaze sur le joueur de Tenerife, choc à la tête, et il est décédé ce matin. Alors, il y a plein d'infos qui circulent sur la prise en charge médicale après l'accident.
Évidemment, le gardien d'Andorre est totalement dévasté. Enfin bon, c'est une affaire.
Bien sûr. Il se fait insulter aussi, lui.
Oui.
Voilà, c'est une affaire qui va être sans doute... il va sûrement y avoir des suites judiciaires, évidemment, à tout ça, et tout le monde est sous le choc, quoi.
Oui, bien sûr. Alors, une enquête a été ouverte par la police espagnole, mais le procureur général de Santa Cruz de Tenerife disait que c'est quand même, il imagine, très difficile ou compliqué d'imaginer qu'il puisse y avoir des suites pénales à cette affaire pour Jesus Owuono, le gardien, puisque cette action vient dans une action de jeu. Voilà, des sorties, des mauvaises sorties comme ça. Alors, celle-là a été particulièrement violente, évidemment, mais.
La police espagnole, il ne faut pas dire que c'est banal. La sortie, elle est...
Oui, non, non, bien sûr.
Elle est celle d'un mec qui ne contrôle rien, à la limite de la débilité de faire une sortie aussi bête. Maintenant, évidemment qu'il n'a pas de préméditation, évidemment que...
Bien sûr, voilà.
Évidemment qu'il n'a pas voulu faire ça, évidemment, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Mais il y a ce soir un témoignage, ça peut paraître fou, mais j'imagine que ceux qui ont notre âge ont forcément pensé à Baptiston. Et l'équipe l'a interrogé ce soir, et il paraît que ça l'a profondément touché parce qu'il a revisionné, ça l'a ramené à ce qu'il avait vécu.
Baptiston.
Baptiston, oui, qui a parlé, qui a dit que ça lui avait procuré un sentiment effroyable parce que ça l'a ramené à ça. Et oui, c'est un terrain de foot, et tu n'imagines pas qu'un truc comme ça puisse arriver. La sortie, elle est... Oui, bah oui, c'est un jeu où les corps sont en contact. À un moment, il faut quand même un peu maîtriser les choses, quoi.
Un mort sur un terrain au foot, suite à un choc, c'est une rareté.
C'est un choc, ouais.
Parce que normalement, c'est arrivé ces derniers temps qu'on ait le mec tout seul, problème cardiaque, mais sur le contact de l'autre.
Oui, il n'y a pas d'autre joueur qui avait jamais eu un choc.
J'en avais jamais eu.
C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'est...
Non, non, mais c'est...
On a été obligés de repenser à 82.
Ouais, Edgar.
Même si les deux n'ont évidemment aucun rapport, c'est une semaine assez terrible en Espagne, parce qu'il ne faut pas oublier aussi qu'il y a eu la catastrophe de l'accident de train. Et donc, par exemple, ce soir au Metropolitano, et c'était le cas aussi à Villarreal pour le match Villarreal-PSG, il n'y a pas eu d'hymne de la Ligue des Champions. C'était le cas aussi à Barcelone, pas eu d'hymne de Ligue des Champions. Il y a eu simplement un grand hommage aux victimes, déjà, de l'accident ferroviaire et à Jesus de Miguel. Et tu sens que c'est ça qui compte le plus.
Et d'ailleurs, par exemple, pour vous illustrer ça, le journal AS vient de publier, vous savez, le soir, il publie leur une du lendemain, et les résultats de la Ligue des Champions sont en tout petit en dessous, et en grand, c'est « Repose en paix ». Voilà, c'est « Repose en paix », c'est l'hommage à Jesus de Miguel qui prône surtout le reste aujourd'hui en Espagne. Et d'ailleurs, la Fédération royale de foot espagnol a suspendu tous les matchs de Coupe du Roi et de Coupe de Rennes qui devaient avoir lieu cette semaine.
Merci Edgar, bonne soirée.
Merci.
Domastian Boucrin de retour après le match de Lens face à Caumes et Julien Cazard. Et là, toujours à distance, toujours avec les joueurs du PSG, Julien ?
Oui, bah oui, là, c'est extraordinaire.
Ça fait combien de séjours de ce matin ?
C'est un séminaire ou quoi ?
Il y en a... Oh, ça dure 15 jours. Ça dure 15 jours. Non, là, c'est le dernier soir, mais c'était assez incroyable. On a regardé tous le match ensemble, c'était merveilleux. Une ambiance de folie.
Tu as vu ta meilleure vie, là.
Ouais, c'était pas mal, c'est pas mal. Il y a quelques jours... Alors, Pastore a joué un five. C'est encore pas mal, Pastore. Autant Battne et Pylorger sont un peu dans le dur. Je ne vais pas te mentir, c'est rouillé, ça coince un peu. Mais alors, Pastore, c'est encore pas mal. Il a dit : « Moi, je ne fais plus de sport. Je ne fais plus de sport. » Je dis : « Bah, ça va quand même. » Il dit : « Oui, mais comme ça. » J'ai arrêté.
Les du Cazar, on se les dit tout de suite. Et nous, on revient demain soir. Bonne nuit à tous.
RMC, jusqu'à 00:30. L'After Foot.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.