Transcription de L'After Foot du mardi 3 novembre 2026 – La totale

02:08:49 148 min de lecture 4 vues Publié il y a 5 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot du mardi 3 novembre 2026 est consacré à la quatrième journée de Ligue des Champions. Les débats portent d'abord sur le PSG, qui a largement dominé Villarreal 6-0 avec une composition privée de plusieurs titulaires, puis sur les choix de Luis Enrique et la concurrence entre les joueurs.

Les intervenants analysent ensuite la difficulté de Lille à Bodø/Glimt, l'hommage rendu à Jesús de Miguel, le choc entre l'Atlético et le Bayern, ainsi que la remontada de Manchester United contre la Roma. La formule de la compétition est également critiquée.

Les opinions exprimées restent celles des chroniqueurs et invités.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Gilbert Brisbois, Jean-Louis Tourre, Emmanuel Petit, Jérôme Sion, Kevin Diaz, Paulo Breitner

La transcription de cet épisode consacré à la Ligue des Champions et au PSG a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe derrière le sous-titre automatique.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 100:00:04

RMC.

Intervenant 300:00:05

Le football, c'est quand même... il y a cette fameuse phrase, là, je l'ai pas en tête.

Intervenant 200:00:08

En admettant qu'il ne l'ait pas vue.

Intervenant 300:00:10

Alors moi, je trouve que c'est quand même fort du café. Je trouve que c'est encore plus fort du café que s'il ne l'avait pas vu, tu vois.

Intervenant 200:00:15

C'est vraiment malgré lui. Donc aujourd'hui, si j'étais conseiller, je dirais : écoute, mieux t'en dis, mieux tu te portes.

Intervenant 300:00:20

De revenir avec leur histoire, de remettre de leur cendre, un petit peu comme un sphinx.

Intervenant 200:00:24

20 h 22 h, Génération After.

Intervenant 100:00:27

Karine Galy.

Intervenant 200:00:28

Bonsoir à tous, bienvenue sur RMC, on est ensemble pour un mardi de Ligue des Champions, 4e journée, avec évidemment deux clubs français qui sont sur les pelouses de destins, diamétralement opposés. Le PSG qui fait un carton plein, trois matchs, trois victoires, et ce soir qui se déplace sur la pelouse de Villarreal. Et puis Lille, c'est zéro pointé, trois matchs, trois défaites, et ce soir direction la Norvège pour Bodø/Glimt. Et puis il y aura également le choc européen entre l'Atlético Madrid et le Bayern Munich. On va vivre ces affiches magnifiques aux côtés d'Emmanuel Petit, notre champion du monde 98.

Comment ça va ?

Intervenant 300:01:03

Bonsoir Karine, ça va très bien, et toi ?

Intervenant 200:01:04

Très bien. Tu es en pleine forme ?

Intervenant 300:01:06

Ça va, ça va. Je me remets tout doucement d'une crève depuis 4-5 jours. Ça s'entend un petit peu à la voix, non ? Bonsoir Kevin, et bonsoir tout le monde.

Intervenant 200:01:13

Un filet. Et donc tu l'as présenté, Kevin Diaz également. Et avec nous, ça va Kevin ?

Intervenant 300:01:17

Salut à tous, ça va très bien.

Intervenant 200:01:18

On va se régaler. Donc cette 4e journée de Ligue des Champions qui commence ce soir avec nos deux clubs français. Je vous l'ai dit, le PSG et Lille, on va prendre la direction de l'Espagne. Le double tenant du titre, le PSG qui vise une 4e victoire en autant de matchs, et c'est Jérôme Sion qui va nous faire vivre ce Villarreal-PSG. Salut Jérôme.

Intervenant 400:01:37

Salut Karine, salut Manu, salut Kevin, bonsoir à toutes et à tous.

Intervenant 300:01:41

Salut Jérôme.

Intervenant 200:01:42

Magnifique Jérôme. On l'a dit, le PSG va très bien, trois matchs, trois victoires. Il y a eu évidemment le Slovan Bratislava, puis des gros d'Europe, Manchester City et enfin le FC Barcelone. Donc là, on se dit qu'à priori ça devrait aller face à Villarreal. Fais-nous une petite carte postale déjà, parce que je crois que le temps est assez horrible, il pleut énormément, mais par contre il y aura énormément de supporters présents. Les Parisiens sont venus en nombre.

Intervenant 400:02:04

Alors, il a plu il y a quelques minutes de ça, il a plu très fort effectivement. Il y a eu une énorme perturbation qui a balayé l'est de l'Espagne, mais ça y est, la perturbation s'est décalée. Donc il y aura une pelouse qui sera rapide. Elle est en parfait état ici à la Ceramica, ce stade tout jaune que connaît Manu pour être venu il y a quelques années pour une demi-finale de Ligue des Champions face à Liverpool. Mon cher Manu, le stade est absolument tout jaune, magnifique, et la pelouse est en parfait état. Donc le temps sera sec durant la rencontre. Effectivement, le stade sera plein, 23 000 places ici à la Ceramica.

Il y aura 1 600 supporters du Paris Saint-Germain, quelques centaines d'ultras qu'on a pu croiser qui ont, comme d'habitude, réalisé un petit cortège pour arriver ici sous la pluie pour le coup, qui s'est donc arrêté. Mais voilà, c'est vraiment un joli petit stade, et ça va donner sans doute une très belle ambiance, parce que sur les réseaux sociaux, Villarreal s'est amusé à parler de cette irréductible petite ville qui a remporté l'Europe Alliée il y a quelques années pour accueillir le grand Paris Saint-Germain. Donc ils espèrent évidemment faire déjouer les pronostics, les gros bets, comme on les appelle ici.

Intervenant 200:03:07

Oui, gros match évidemment pour les sous-marins jaunes. Alors un mot déjà sur le PSG, parce qu'on sait qu'il y a quatre cadors qui sont sur le flanc, qui sont forfaits. Alors quels sont les choix ce soir de Luis Enrique pour affronter l'équipe espagnole ?

Intervenant 400:03:20

On voulait savoir évidemment qui allait jouer avant centre, bien sûr en l'absence d'Ousmane Dembélé et sur le côté gauche de l'attaque en l'absence de Kvaratskhelia. Eh bien, on a la réponse, c'est Sini Mayaoulu qui sera le faux numéro 9 de Luis Enrique ce soir, entouré de Magnes Akliouche et de Désiré Doué. Au milieu de terrain, pas de surprise, le trio habituel Fabien Ruiz, Vitinha et João Neves. Lucas Hernández, après sa prestation majuscule contre le Barça, enchaîne dans le couloir gauche de la défense. Pacho avec Zabarni, puisque Marquinhos est blessé également. Le capitaine, c'est Hakimi dans le couloir droit, devant Madvei Safonov.

Ça veut dire que Luka Jin est sur le banc, ça veut dire que Ferran Torres est sur le banc, ça veut dire également que Mick Agots et Warren Zaïremri sont donc remplaçants du côté du Paris Saint-Germain. Il reste un absent que je ne vous ai pas cité, c'est bien sûr Nuno Mendes.

Intervenant 200:04:07

On va évidemment revenir sur cette composition d'équipe, mais tu vas nous donner également les choix côté Villarreal avec des anciens visages bien connus de la Ligue 1.

Intervenant 400:04:15

Ouais, même s'il y a des petites surprises dans la compo du jeune entraîneur Iñigo Pérez, qui avait emmené le Rayo Vallecano en finale d'Europa Conference League la saison passée, notamment en éliminant Strasbourg en demi-finale. Il a préféré titulariser à la pointe de l'attaque Ayousse Pérez, l'ancien joueur de Newcastle et de Leicester, avec Nicola Pepe donc en attaque plutôt que Jorge Mico Tatze, l'ancien lyonnais. Et sur le banc de touche, Pape Guey, lui, l'ancien Marseillais qui connaît bien les clásicos au MPSG et bel et bien titulaire au milieu de terrain, le Sénégalais. Voilà donc pour les têtes connues du côté de Villarreal.

Pour vous dire également que l'ancien Toulousain Logan Costa, qui joue très peu, le Cap-Verdien, est lui aussi remplaçant.

Intervenant 200:04:53

Merci beaucoup. Évidemment, on reste ensemble, on va analyser ces deux compos. Manu, je me tourne vers toi. Jérôme l'a dit, évidemment, on se demandait qui allait être choisi par Luis Enrique. Mayaoulu est le grand vainqueur, il a marqué, il était passeur décisif face au Havre, et donc là il va débuter ce match de Ligue des Champions.

Intervenant 300:05:11

Après un début de saison compliqué, c'est un joueur qui s'inscrit dans le projet du Paris Saint-Germain, et c'est vrai qu'il est à la fois protégé et des fois aussi titillé par Luis Enrique. En l'absence de certains cadors, il doit profiter justement de... j'ai l'impression qu'il a lancé sa saison il y a à peu près 10 jours sur les deux derniers matchs, où je répète, le début de saison a été très compliqué entre blessures, très peu de temps de jeu, et il tarde justement à franchir un palier. Là, il a une opportunité incroyable, qui plus est dans un match de Champions League, pour marquer davantage de points.

Je sais qu'il fait partie du projet dans l'avenir du Paris Saint-Germain, mais il a besoin, à mon sens, de franchir un palier supplémentaire et de se montrer de plus en plus indispensable, qu'il ne soit pas simplement une roue de secours. Je sais que ça sera très compliqué pour lui d'aller titiller les joueurs titulaires, mais malgré tout, je reste persuadé qu'il a qualité et il a le mental. C'est à lui justement de prouver que Luis Enrique a raison et que le Paris Saint-Germain a raison de... en plus, il a signé un nouveau contrat aujourd'hui, je crois qu'il est dans la tranche haute.

Intervenant 400:06:12

En 2031, ouais, tout à fait, ouais. Il vient de... c'est ça aussi qui l'a perturbé, Manu.

Intervenant 300:06:16

Ouais, mais en même temps, c'est très...

Intervenant 400:06:17

La certitude autour de son contrat. Il y a eu beaucoup de négociations, ça a duré des mois, et voilà, peut-être que ça l'a libéré aussi d'avoir prolongé son contrat il y a maintenant un petit mois.

Intervenant 300:06:25

C'est pour ça. Donc exactement, donc c'est à lui aujourd'hui de saisir cette opportunité pour montrer, pour marquer encore plus de points dans l'esprit de Luis Enrique.

Intervenant 200:06:32

Kevin, un mot sur cette chance pour Mayaoulu de briller ce soir. C'est sa première titularisation en Ligue des Champions cette saison. Il avait joué des bouts de matchs, il était entré face au Slovan Bratislava, également face au Barça. Là, c'est une vraie preuve de confiance.

Intervenant 300:06:46

Oui, c'est une preuve de confiance. De confiance, après, comme l'a dit Manu, moi je pense surtout que quand tu es un jeune joueur, quand on te laisse l'opportunité de jouer, il faut la saisir. C'est ça le sport de haut niveau. Le sport de haut niveau, c'est saisir tes opportunités. N'importe quel métier d'ailleurs, quand on est comme ça dans la haute performance, quand on te laisse l'opportunité de montrer tes qualités, il ne faut pas la rater. Et donc aujourd'hui, Mayaoulu a une belle opportunité en Ligue des Champions, avec un 11 quasiment titulaire du Paris Saint-Germain, en fonction des formes du moment, d'évoluer.

C'est un joueur qui est encore en pleine formation, en pleine post-formation, et quelle chance quand même d'avoir marqué il y a déjà quasiment deux ans, ou plus d'un an et demi, sur la première finale de Ligue des Champions. Il ne faut pas oublier qu'il marque quand même un but à Munich. Il est dans l'histoire du Paris Saint-Germain déjà. Ensuite, l'année dernière, il a un peu moins de temps de jeu, comme l'a dit Jérôme, il y a peut-être l'histoire du contrat, pas contrat. Maintenant, il va pouvoir mettre toute la famille à l'abri pendant un bon moment, et donc financièrement, entre guillemets, ce n'est plus un problème, et donc il va pouvoir pleinement se concentrer sur sa carrière.

Et j'aime beaucoup ce joueur, moi je trouve que c'est un joueur qui joue simple, qui ne fait pas de fioritures, qui peut jouer à plusieurs postes, qui est totalement Luis Enrique compatible. Et je crois vraiment que ce joueur peut être un des titis parisiens, à l'image de Warren Zaïremri ou d'autres qui peuvent s'imposer.

Intervenant 400:08:05

Je rajouterais une chose, c'est que le Paris Saint-Germain, qui a quand même des revenus colossaux, a développé une marque sur le terrain, en plus d'avoir développé une marque à l'extérieur du terrain. Et Mayaoulu représente aussi la formation parisienne, et il y a très, très peu de joueurs qui ont cette capacité, cette possibilité, opportunité de venir se hisser au niveau des stars qui vont chercher à droite et à gauche. Là, pour moi, c'est un superbe signal, et ça s'incorpore parfaitement au projet que le Paris Saint-Germain a depuis deux ou trois ans.

Intervenant 200:08:34

Messieurs, je vous...

Intervenant 400:08:34

N'oublions pas qu'il est là aussi, juste Karine, Seni Mayaoulu, ce n'est pas un petit jeune qui débarque, il a déjà 92 matchs avec le PSG à son compteur.

Intervenant 200:08:42

Oui, mais...

Intervenant 400:08:42

Il a besoin de franchir un palier là.

Intervenant 300:08:44

Il a beaucoup de bouts de matchs. Après, il a quel âge exactement là ? Je l'ai sur...

Intervenant 400:08:48

Il a 20 ans.

Intervenant 300:08:49

Il a 20 ans, c'est ce que j'allais dire. Moi, je ne veux pas que les joueurs, enfin je ne veux pas, je ne souhaite pas, je ne conseille pas aux entourages, aux joueurs, de vouloir commencer trop tôt. Mais lui, c'est bien, ça fait déjà trois ans qu'il est professionnel.

Intervenant 400:09:01

C'est évident quand même, Kevin, au Paris Saint-Germain, quand tu es jeune, de pouvoir te frayer un chemin.

Intervenant 300:09:05

Et donc là, il a réussi... mais il est resté sur la pointe des pieds. Je n'ai pas l'impression qu'il ait traîné des pieds. Il a toujours été...

Intervenant 400:09:11

Le fait qu'il ait signé le contrat, peut-être que ça va le débloquer, comme disait Jérôme.

Intervenant 300:09:14

Mais là, tu as 20 ans, c'est parfait. Tu as déjà trois ans de professionnalisme. Tu n'es pas encore un titulaire indiscutable. Je ne sais pas si tu vas le devenir tout de suite, mais quand on regarde l'âge de Akliouche, c'est un petit peu comme ça aussi qu'il a fonctionné du côté de Monaco. On lui a laissé le temps. En plus, c'est un gars un peu frêle. Ils ont un peu le même physique, une maturité un peu tardive. C'est en train de devenir des hommes.

Intervenant 400:09:31

Akliouche aussi, tu es en train d'exploser.

Intervenant 300:09:33

Et le prime de Mayaoulu, le prime des joueurs de très haut niveau, je l'ai dit la semaine dernière, j'ai exagéré un peu, on allonge jusqu'à 36 ans, mais le prime d'un joueur, c'est entre 25 et 32, 33 ans. Tu as un mélange entre la maturité physique, la maturité psychologique, les expériences de vie et les expériences de footballeurs qui te permettent d'atteindre ton prime entre 25 et 32, 33 ans. Donc il n'est même pas encore à 5 ans de son prime. Il est largement en avance. Qu'il prenne le temps et qu'il continue de grandir. Il a le meilleur entraîneur du monde à l'heure actuelle, et qu'il en profite.

Intervenant 200:10:03

Vous venez de parler d'un jeune, on va parler d'un joueur expérimenté qui revient après des moments très compliqués. C'est évidemment Hernández, le grand gagnant également. Pourquoi ? Parce qu'il a été très bon face au Barça. Et donc, une nouvelle fois, Luis Enrique lui fait confiance ce soir. Ton regard sur Hernández, c'est vrai qu'il nous a bluffés quand même face au Barça.

Intervenant 300:10:23

C'est le mot, il nous a bluffés. Je pense que personne ne l'attendait à ce niveau de performance face à Lamine Yamal, quand même. Et puis en plus, il est buteur, donc il a fait un match extraordinaire. À lui maintenant de réitérer ce genre de prestation, parce que c'est un peu le défaut aussi de certains joueurs au Paris Saint-Germain, c'est qu'ils se contentent aujourd'hui d'être simplement des doublures, voire même des doublures d'une doublure. Donc là, il est revenu justement sous les feux des projecteurs. Ça a plutôt été une super performance pour lui. À lui de confirmer aujourd'hui, en sachant qu'évidemment, quand son alter ego va revenir de blessure, ça va être compliqué pour lui, mais c'est à lui.

Intervenant 200:10:58

Mais il est souvent blessé aussi.

Intervenant 300:10:59

Oui, mais c'est à lui, encore une fois, tous ces joueurs qui sont presque... ils brillent par leur côté invisible dans cet effectif, et ils doivent saisir ces opportunités, parce qu'à un moment donné, tu ne peux pas te satisfaire. Alors, Mayaoulu n'a rien à voir avec Hernández. Hernández, c'est un vieux briscard, il est plus sur la fin de sa carrière, mais quand même, quand tu entends en permanence de partout, dans les médias, ou d'anciens joueurs, ou même des supporters sur les réseaux sociaux qui passent le temps à te déglinguer, en sachant que tu te contentes simplement d'être un remplaçant, t'empiles les titres, mais en fait, tu ne participes pas vraiment.

Est-ce que tu es content véritablement ? Donc je pense que c'était une revanche aussi sur lui-même. Il se savait attendu contre le Barça de Lamine Yamal. À lui, justement, de confirmer que le PSG peut compter sur lui, parce qu'il y aura des blessures encore.

Intervenant 200:11:45

Kevin, Nuno Mendez, malheureusement, est souvent aussi parfois blessé. On a vu un Hernández qui était revanchard. On dit qu'il est très sérieux à l'entraînement, que c'est pour ça, évidemment, que Luis Enrique lui a fait confiance. Il a eu raison. Là, c'est vraiment un renouveau, parce que Lucas Hernández, il a été bon face au Barça, ce qui est quand même, a priori, le mieux en Coupe d'Europe avec le PSG. Il a enchaîné au Havre, et donc il enchaîne encore ce soir sur la pelouse de Villarreal.

Intervenant 300:12:12

Moi, je dis respect à Hernández, parce que...

Intervenant 400:12:15

Mentalement, ce n'est pas évident.

Intervenant 300:12:17

Mentalement, ce n'est pas évident. Ce sont des joueurs qui ont gagné énormément d'argent dans leur carrière.

Intervenant 200:12:23

Et de titres.

Intervenant 300:12:24

Et de titres. Mais bon, les titres, en général, tu es rarement rassasié des titres. L'argent, je pense qu'il y a un moment, tu peux te dire, bon, ce n'est plus leur priorité.

Intervenant 400:12:32

C'est un peu la même niaque le matin quand tu te réveilles.

Intervenant 300:12:34

Tu as compris. Donc ça, c'est, je pense, quelque chose qui peut arriver. Mais moi, il m'a surpris. Il m'a surpris contre le Barça. Moi, je faisais...

Intervenant 400:12:45

Kevin, est-ce que c'était dû, justement, à toutes les critiques qu'il a été entendues depuis des mois ?

Intervenant 300:12:49

Moi, je pense que j'ai envie de lui dire bravo, parce que ça reste quand même un champion. Il est champion du monde.

Intervenant 400:12:53

30 jours contre le Barça, quelques jours avant, il répandait partout que c'était un zéro.

Intervenant 300:12:59

Mais tu as envie de te le faire, Lamine Yamal. Et puis tu sais que, de toute façon, là.

Intervenant 400:13:03

Mais il devra arriver comme ça à chaque fois avec cette même niaque, en fait.

Intervenant 300:13:05

Après, je pense que ce n'est pas facile, parce que quand il était plus jeune, j'ai l'impression qu'il était un peu plus affûté, mais maintenant, quand même, il est un peu empâté, forcément.

Intervenant 200:13:14

Il a eu trois graves blessures, et il est revenu.

Intervenant 300:13:16

C'est ce que j'allais dire. Tu as eu d'énormes blessures, et donc tu reviens, tu seras... je pense, moi, j'ai de la chance, parce que je n'ai pas été à ces niveaux-là, mais en tout cas, je n'ai jamais eu de grosses blessures. Mais je pense que quand tu reviens d'une blessure comme ça, tu sais que tu ne seras plus jamais le même joueur. Tu n'auras plus jamais le même rapport avec ton corps, le même rapport avec la haute performance. Forcément, tu.

Intervenant 400:13:34

Tu seras peut-être plus prêt aussi à faire les mêmes sacrifices mentaux et physiques pour revenir à un certain niveau.

Intervenant 300:13:38

Exactement. Mais par contre, tu sais que sur des événements, sur des périodes, et là, c'est sa période. Et ce soir, moi, je l'attends quand même, parce qu'il doit être bon. Il va avoir quand même un Nicolas Pépé en face de lui. Il va avoir quand même des joueurs de qualité dans un club comme Villarreal. Et là, tu n'auras pas les projecteurs braqués sur toi comme contre Lamine Yamal et le Barça, mais il va falloir être bon. Il va falloir être bon, même si le PSG, ils sont quand même bien dans cette phase de poule qui est interminable, et donc ils vont bien sûr se qualifier, mais il faut quand même qu'ils tiennent son rang.

Intervenant 200:14:06

L'objectif, on rappelle, c'est d'éviter les barrages, alors que les deux années précédentes, le PSG avait dû jouer deux matchs supplémentaires. Jérôme, tu es au côté également d'Arthur Perrault, qui suit le PSG au quotidien. Je voulais qu'on parle également des recrues. Et on l'a vu ce soir, donc c'est Akliouche qui est titulaire. On attendait peut-être Ferran Torres, on rappelle qu'il vient d'une petite ville à côté de Villarreal, à une cinquantaine.

Intervenant 400:14:29

À 45 minutes d'ici, effectivement. Il est né à Cuyus, là où il avait été célébré après son but vainqueur en finale de la Coupe du Monde. Tout à fait.

Intervenant 200:14:35

On l'espérait peut-être titulaire. Il y avait également Götz qui revient bien. Pour toi, pour vous, messieurs, quelle est la recrue qui tire le mieux son épingle du jeu par rapport à ce que Luis Enrique demande ?

Intervenant 300:14:46

C'est quand même.

Intervenant 200:14:47

Pardon, j'avais lancé les garçons là-bas.

Intervenant 300:14:49

Akliouche, non ?

Intervenant 200:14:50

Oui, oui.

Intervenant 400:14:50

Les garçons là-bas, pardon.

Intervenant 200:14:51

Oui, pardon. Jérôme et Arthur.

Intervenant 400:14:53

Je pense comme Kevin qui vient de parler d'Akliouche. Alors, dans les chiffres, ce n'est pas très flagrant. Alors, Marnès Akliouche a été légèrement plus utilisé que Ferran Torres, 14 rencontres contre 12 pour l'Espagnol, dont 10 titularisations, je vais y arriver, pour l'international français et pour deux buts. Après, ce qu'on a surtout retenu, c'est évidemment la finition de Ferran Torres avec cette réalisation. Mais on sent très clairement que celui qui s'est le mieux greffé aux idées de Luis Enrique et qui est le plus malléable pour l'instant dans cet effectif, c'est Marnès Akliouche.

On l'a vu sur le dernier match où il a été testé dans une autre position. On l'a vu lors de grands rendez-vous, notamment face au Barça. Et je pense que c'est lui qui ressort véritablement.

Intervenant 300:15:39

Contre City aussi, le but qu'il marque, oui.

Intervenant 400:15:41

Et aussi contre City, oui.

Intervenant 200:15:43

Kevin, tu parlais effectivement d'Akliouche. On sent qu'il lui fait vraiment confiance aussi à Luis Enrique, parce qu'on l'a dit, notamment en Ligue des Champions, il a été titulaire lors du gros match face à City. Face au Barça, il a remplacé Gvara, blessé. Il a marqué en Ligue des Champions. Donc, il a quand même un temps de jeu qui est très intéressant pour un joueur qui est en phase d'adaptation, 14 matchs. Et à chaque fois, il a eu des minutes en Ligue des Champions, et ce soir, il est à nouveau titulaire.

Intervenant 300:16:07

Oui, bon, moi, de toute façon, je suis total fan d'Akliouche depuis le début de sa carrière en pro, même s'il est arrivé un peu tardivement, ça a été sur la pointe des pieds, etc. Mais j'aime beaucoup la mentalité du garçon, j'aime beaucoup sa simplicité. Après, pour le coup, c'est Manu qui avait parlé d'Akliouche. Moi, je pense qu'il est ex-aequo quand même avec Ferran Torres, qui a sorti le Paris Saint-Germain de pas mal de matchs difficiles, notamment en début de saison avec ses buts. Et pour moi, c'est un joueur qui est totalement Luis Enrique compatible. Mais si on reste sur Akliouche, je l'ai beaucoup aimé, moi, par exemple, avec l'équipe de France en Belgique.

Moi, je l'avais trouvé très bon, dans un rôle de numéro 8, de numéro 8, comme ça.

Intervenant 200:16:42

Il est polyvalent, en plus.

Intervenant 300:16:43

Il est polyvalent. Alors, pour moi, il faut qu'il...

Intervenant 400:16:45

Muscle son jeu ?

Intervenant 300:16:46

Punaise, c'est exactement ce que j'allais dire. Il faut exactement qu'il muscle son jeu.

Intervenant 400:16:50

C'est ce qu'il a fait récemment, d'ailleurs.

Intervenant 300:16:52

Mais il faut qu'il le fasse encore. Pour moi, il faut qu'il le fasse encore.

Intervenant 400:16:54

Il y a un peu trop de temps dans les grands matchs.

Intervenant 300:16:56

Qu'il soit plus méchant. Le football, c'est ce que je rappelle, moi, même à des joueurs amateurs ou semi-professionnels. Dans le football, c'est le sport de haut niveau, il faut être méchant. Il ne s'agit pas d'être méchant pour faire mal à l'adversaire. Mais il faut être méchant avec le ballon, il faut vouloir enfoncer le gardien, il faut vouloir marquer, il faut vouloir vraiment gagner ta place. Mais ce n'est pas facile de sortir ça dans ton caractère quand tu es un gars qui semble être un peu timide.

Intervenant 400:17:16

Et quand tu viens de l'AS Monaco, aussi, ce n'est pas facile.

Intervenant 200:17:18

C'est un autre monde.

Intervenant 400:17:19

Oui, parce que moi, je connais bien le contexte. Donc, quand tu sors du centre de formation, quand tu sors de l'environnement monégasque, qui est magnifique pour vivre, mais en tant que professionnel de sport, c'est difficile, parce que tu ne reçois aucune pression, aucune, même quand tu marches dans la ville ou tu vas au stade, tu n'as pas de problème particulier. Tu pars à un match, personne ne va venir t'embêter ou quoi que ce soit. Donc, il doit sortir de ce cocon là et réaliser qu'il a changé de dimension. Et qu'au Paris Saint-Germain, en plus des objectifs que tu as sur le terrain, tu dois avoir une ligne de conduite pour pouvoir te progresser.

Donc, là, on est en train de faire un petit peu un tour d'horizon des joueurs qui sont en train de reprendre un peu du poil de la bête. Mais on pourrait également voir le côté sombre de tout ça, c'est-à-dire que tous les joueurs qui sont au Paris Saint-Germain depuis quelques années, qui ne progressent pas, il y en a quand même quelques-uns.

Intervenant 200:18:04

Tu penses à qui ?

Intervenant 400:18:05

Zavarnie, par exemple, moi, en défense.

Intervenant 200:18:06

Derrière, donc le défenseur central.

Intervenant 400:18:07

Oui, on parlait, le haut niveau, c'est.

Intervenant 300:18:09

Ça va un peu mieux, là, quand même, Manu, depuis qu'il joue.

Intervenant 400:18:11

Ça va un peu mieux, mais oui, d'accord, ça va un peu mieux, mais bon, voilà, c'est.

Intervenant 300:18:15

Non, mais quand tu es au PSG, quand tu es au PSG, tu te dois d'avoir un niveau de performance qui est toujours très, très haut. Quand je dis qu'Akliouche doit être plus déterminé, mais c'est même un crochet.

Intervenant 400:18:27

Regarde Safonov.

Intervenant 300:18:28

Oui.

Intervenant 400:18:28

Il était une doublure.

Intervenant 300:18:30

Safonov, par contre.

Intervenant 400:18:30

Il a une opportunité.

Intervenant 300:18:31

Il a saisi.

Intervenant 400:18:32

Il a saisi l'opportunité.

Intervenant 300:18:33

Il a saisi l'opportunité, il a pris le bâton, il ne l'a pas lâché, il a couru très, très vite devant. Et c'est ce qu'Akliouche doit faire aujourd'hui.

Intervenant 400:18:39

Il y en a d'autres qui ne sont pas dans ce cas de figure, et ça, je le regrette. Je pense que Luis Enrique doit être un petit peu irrité de voir.

Intervenant 300:18:45

Il y avait des gens trop tendres, comme par exemple Kangini. Tu n'avais pas l'impression que Kangini voulait vraiment bousculer la hiérarchie. Et je pense qu'avec un coach comme même si c'est un bon joueur, d'ailleurs, il est bon avec l'Atlético Madrid, mais des fois, quand tu arrives dans un... il faut faire ta place.

Intervenant 400:18:59

Et puis, tu as un cas de figure qui ne rentre pas dans les deux cases, qui a beau donner le meilleur de lui-même à chaque fois qu'il joue à différents postes, mais qui, souvent, aujourd'hui, depuis plusieurs mois, est relégué au banc de touche, c'est Zaïre Emery. Donc, tu vois, tu as différents cas de figure dans le vestiaire du Paris Saint-Germain aujourd'hui. C'est difficile pour un staff, pour Luis Enrique, de pouvoir gérer tout ça.

Intervenant 300:19:18

Pourtant, Zaïre Emery, il saisit quand même les opportunités.

Intervenant 400:19:20

C'est ce que je viens de dire. C'est que si je me mets à la place de Zaïre Emery, je me dis.

Intervenant 200:19:23

Mais c'est un titulaire, Zaïre Emery, Manu. C'est juste que c'est le 12e titulaire. Mais en fait.

Intervenant 300:19:27

Non, mais il n'est pas le 12e sur le terrain, Jérôme.

Intervenant 200:19:30

Je sais, je sais.

Intervenant 300:19:30

Tu vois, j'entends ce que tu dis, mais.

Intervenant 200:19:33

Tu vois ce que je veux dire ? C'est le 16e membre en titre, c'est un bon manager, mais le joueur il veut jouer.

Intervenant 300:19:38

Ouais.

Intervenant 200:19:38

La finale de Ligue des Champions, il veut la débuter.

Intervenant 300:19:40

Voilà.

Intervenant 400:19:40

Il y a quand même quatre absents majeurs.

Intervenant 300:19:42

Mais Jérôme, il y a quatre absents majeurs aujourd'hui, et pourtant, Zaïre Emery, il est sur le banc de touche.

Intervenant 200:19:47

C'est vrai. C'est vrai, mais bon, ce n'est pas dans son secteur de jeu que les absents.

Intervenant 300:19:51

Oui, mais c'est un couteau suisse, lui.

Intervenant 200:19:53

Il y a des choix qui sont faits ce soir. On rappelle que c'est Maïolou qui tire son épingle du jeu. Il est titularisé en pointe aux côtés de Doué et d'Akliouche. On accueille Arnaud, supporter parisien au 32-16 sur RMC. Bonsoir Arnaud.

Intervenant 300:20:04

Bonsoir l'équipe. Bonsoir tout le monde.

Intervenant 200:20:06

Arnaud, tu voulais réagir avec nous. On parlait des choix de Luis Enrique, des recrues également qui s'adaptent plutôt bien au jeu prôné par Luis Enrique. On sait que c'est quand même compliqué. Tu es confiant pour ce soir ? Villarreal, c'est largement à la portée de Paris ?

Intervenant 300:20:21

Il ne faut pas tomber non plus dans une surconfiance après les deux matchs. Villarreal, ça ne va pas être une partie de plaisir quand même. Il ne faut pas les prendre pour ce qu'ils ne sont pas. Mais s'ils continuent à faire les matchs qu'ils font en Coupe d'Europe, il n'y a pas de raison. Il n'y a pas de raison que ça ne passe pas. Je suis un peu déçu de ne pas voir Nika Götz commencer.

Intervenant 200:20:41

Il était dans la balance.

Intervenant 300:20:42

Il était, ouais, ouais, mais c'est dommage, Karim, parce qu'il commençait à bien s'adapter depuis trois, quatre matchs. C'est peut-être aussi une méthode de management d'Enrique, d'être un peu dur avec les nouvelles recrues. Et sinon, concernant les nouvelles recrues, oui, Akliouche, pour moi, c'est celui qui s'est le mieux adapté au groupe. Il était un peu timide en début de saison. Il ne prenait pas trop d'initiative dans le jeu, mais là, on sent qu'il est en train de prendre sa place, clairement.

Intervenant 200:21:09

Il monte en puissance. C'est vrai que Götz, on le rappelle, il a été buteur face au Havre, buteur face à Lyon, il a été aussi passeur décisif face à Lyon. On s'attendait peut-être à ce qu'il soit titularisé. Il a été aussi encensé par Luis Enrique en disant qu'il était très bon, évidemment, dans le secteur offensif, mais aussi défensivement, etc.

Intervenant 300:21:24

Exactement. Mais là, tu as raison, Karim, de souligner ça. C'est ce qu'on a dit tout à l'heure en début d'émission, c'est que le management de Luis Enrique, il sait exactement comment faire sur le plan collectif, mais également individuellement. Il sait comment titiller les joueurs. Regarde, ce soir, il manque quatre joueurs, notamment sur le secteur offensif. Götz, on pourrait imaginer avec l'absence de Jarax Kelia, c'est lui qui allait être le premier choix sur le côté gauche. Non, il met Desiree Doué. Et là, il fait confiance à Akliouche, qui est sur une bonne dynamique. Il fait confiance également à Maïolou, qui vient de signer son contrat, qui est sur une bonne dynamique. C'est une façon de concerner tout le monde dans son projet, de se dire : « Ça ne va pas être facile de gagner votre place, mais vous avez intérêt de vous bouger, en fait.

» C'est ça, en fait, le message envoyé en permanence. Et moi, j'aime bien ce management-là, parce que quand tu joues dans un grand club, tu es obligé de mettre tout le monde en concurrence. Les statuts, ils sont sympas, mais ils ne sont pas éternels. Donc, si tu t'endors sur tes lauriers, tu es obligé de te faire bouger, en fait.

Intervenant 400:22:14

Oui, tu as complètement raison, Manu, et Luis Enrique, que moi, j'ai découvert, souvent Daniel me taquine en disant que je suis un gogo, un fan de Luis Enrique. Moi, je l'ai découvert au Paris Saint-Germain, parce que je ne suivais pas au quotidien ce qu'il faisait à l'époque du Barça. Je suivais un peu plus avec ses histoires de : « Je ne parle pas à la presse, j'ai ma chaîne Twitch avec l'Espagne. » C'était déjà.

Intervenant 300:22:32

Mais Maï, c'est vachement amélioré.

Intervenant 400:22:34

On voyait que c'était un gars un peu particulier, disons. Mais moi, j'avais adoré son reportage, c'est vrai, vous ne pouvez pas comprendre. D'ailleurs, j'aime bien ce titre. Je pense que c'est très dur pour nous de comprendre ce que vive ce genre d'entraîneur de très, très, très haut niveau, dans la pression, dans l'exigence, dans les critiques, etc. Mais tout ça pour dire que moi, j'adore le management de Luis Enrique.

Intervenant 200:22:55

Merci, messieurs. On a évidemment évoqué le PSG qui est en grande forme, trois matchs, trois victoires. Merci Arnaud d'avoir été avec nous. On va prendre la direction de la Norvège juste après la pause, où là, Lille, c'est absolument la catastrophe. Trois matchs, trois défaites, c'est un petit peu le match de la dernière chance. On sera avec Aurélien Tircin à Baudobline pour ce match face aux Norvégiens, tout de suite sur RMC.

Intervenant 100:23:18

RMC, Génération After, Karim Gali.

Intervenant 200:23:22

On est ensemble sur RMC en ce mardi de Ligue des Champions. Manu Petit, Kevin Diaz et deux belles rencontres avec des clubs français. On a parlé de Villarreal, PSG, on va prendre la direction de la Norvège pour ce magnifique Baudobline, Lille. Il est chanceux, Aurélien Tircin, bonsoir.

Intervenant 400:23:40

Salut Karim, salut à tous. Ouais, c'est pas mal, c'est un déplacement qui ne se fait pas deux fois, celui-là.

Intervenant 200:23:44

Franchement, c'est une destination originale.

Intervenant 400:23:48

Ah oui, non, mais c'est magnifique. On est au nord du cercle arctique. Alors, malheureusement, la neige n'arrive que la semaine prochaine. Donc là, il y a un ressenti de zéro, mais il fait 9 degrés. Par contre, il y a des bourrasques de vent, il y a de la pluie. Mais c'est vrai que les fjords autour, c'est quand même assez magnifique.

Intervenant 300:24:00

Raconte un peu la ville.

Intervenant 200:24:01

Raconte-nous cette carte postale.

Intervenant 400:24:04

La ville, elle n'est pas extraordinaire en tant que telle. Ce sont des petits immeubles, il y a quelques maisons colorées. C'est un port de pêche avec les fjords autour. D'ailleurs, c'est vrai que les montagnes sont enneigées aux alentours de la ville, mais là, il n'y a pas d'aurore boréale, par exemple, malheureusement, puisque les nuages sont très, très bas. Mais voilà, sinon, petite ville, on sent qu'il y a de l'argent, évidemment. Et surtout, ce qui est marquant, c'est qu'il y a des drapeaux dans absolument chaque maison. Il y a des fanions, des écharpes jaunes et noires de Baudobline, et on sent que c'est la fierté énorme localement, puisque c'est une équipe qui va loin en Coupe d'Europe à chaque fois.

Et là, il n'y a pas de date.

Intervenant 300:24:36

Tu veux dire quoi ?

Intervenant 400:24:36

Il y a des belles maisons, il y a des belles voitures, il y a des beaux bateaux. Et puis, la nourriture coûte très, très cher.

Intervenant 300:24:41

Peut-être pour ceux qui ne le savent pas, mais la Norvège, c'est un des pays les plus riches du monde.

Intervenant 400:24:45

Ah oui, c'est plus de 5 000 euros le salaire moyen ici à Baudet. Donc, je crois que ça va.

Intervenant 200:24:50

Alors, on va revenir au foot. Et en foot, ça va très bien également pour Baudoline. Ça va nettement moins bien pour les UAB, parce qu'on le rappelle que c'est une catastrophe. Trois défaites en autant de matchs : Bétis Séville, Arsenal et Galatasaray. Dix buts encaissés pour les Lillois. Donc, il faut absolument démarrer à un moment cette Coupe d'Europe en marquant des points. On espère que ça sera ce soir. Quels sont les choix de Davide Ancelotti, alors qu'on sait que, malheureusement, notamment, Benthaleb n'a pas pu faire le voyage ?

Intervenant 400:25:14

Oui, il est malade, malheureusement. C'est un absent important, tout comme Ethan Mbappé qui est suspendu et Ayasseweda qui est blessé. Mais malheureusement, malgré tout, Olivier Giroud n'est pas titulaire. C'est Ocon Haraldsson qui sera en pointe, comme c'était le cas face à Galatasaray, avec Sorribadia Oun, Dylan Bakwa et Ngalayel Mukao derrière lui. Ça avait plutôt bien marché quand même offensivement contre Galatasaray. Par contre, derrière, rien n'avait marché. Dix buts encaissés, tu l'as dit, en Ligue des Champions. Donc, Davide Ancelotti a fait pas mal de choix, notamment Maurits Kierggaard, le Danois titulaire aux côtés de Benjamin André dans la ligne du milieu.

Et puis là, derrière, grosse surprise, Isaac Kossié, première titularisation en pro avec le LOSC. Il avait fait deux bouts de match en Ligue 1 et dans l'axe de la défense avec Tanguy Nyanzu. Nathan Ngoy, titulaire à droite, puisque Maxima Goffi est finalement sur le banc des remplaçants et Calvin Verdonck est à gauche. Romain Perrault, on n'a pas de nouvelles, mais n'est même pas sur la feuille de match. Et puis Berkö Özer, le gardien turc, est titulaire dans les cages.

Intervenant 200:26:11

Et dis-nous tout, côté Norvégien, on rappelle qu'on joue sur un synthétique et que Baudobline est vraiment impressionnant à domicile. D'ailleurs, la victoire qu'ils ont sur ces trois matchs, c'est face à Dortmund à la maison.

Intervenant 300:26:21

C'est un synthétique ou une pelouse hybride ?

Intervenant 200:26:24

Un synthétique.

Intervenant 400:26:25

C'est synthétique, malgré tout, très arrosé.

Intervenant 300:26:29

C'est un synthétique basique.

Intervenant 400:26:30

Moi, je n'aime pas ça.

Intervenant 300:26:32

Ah non, mais c'est très.

Intervenant 400:26:32

Mais dans les conditions ici, c'est obligatoire.

Intervenant 300:26:34

Il pourrait avoir un stade avec une pelouse hybride, tu peux le faire.

Intervenant 200:26:40

Mais ça les arrange a priori, puisque ça les favorise par rapport à l'adversaire.

Intervenant 300:26:43

Mais bien sûr que ça les arrange. Ça les arrange. Après, ça reste quand même une très, très bonne équipe de foot.

Intervenant 200:26:48

Très bonne équipe. Et justement, on va peut-être avoir le 11. On va écouter quand même. Aurélien, on l'a dit, donc victoire face à Dortmund à la maison. Il y avait des défaites contre le Bayern et Naples. Et quels sont les choix, donc, côté Norvégien ?

Intervenant 400:26:58

Alors, il y a eu un petit virus qui a circulé dans l'équipe, mais malgré tout, les meilleurs sont sur le terrain, notamment Patrick Berg, qu'on a connu du côté de Lens et qui était titulaire à la Coupe du Monde avec la Norvège. Il est au cœur du jeu avec Brynstad Fett et Sander Haukland. Alors, ce sont des noms qui ne parlent pas forcément au grand public, mais ils sont très solides avec Baudobline depuis plusieurs saisons. Devant Andreas Helmersen, qui est le meilleur buteur de l'équipe, avec 13 buts notamment en championnat norvégien. C'est côté Jens-Petter Hauge, qui, lui, était passé par l'AC Milan. À droite, Hold Blomberg. Et puis derrière, on va retrouver Aitem Alesamy, qui a pas mal de sélections avec la Norvège en défense centrale aux côtés de Odin Bjørtuft.

À droite, Sjøvold, à gauche, Bjørkan. Lui, il avait joué contre l'équipe de France pendant la Coupe du Monde. Et puis, c'est le gardien russe dans les cages, Nikita Aïkin, comme c'est le cas depuis pas mal de saisons. Et tu l'as dit, ils ont battu Dortmund, mais l'année dernière, ils ont battu Manchester City, l'Inter, le Sporting Portugal. À domicile, à l'As Mirage Stadion, c'est 8 270 places, c'est un tout petit stade, donc ouvert au vent, à la pluie. C'est vraiment un endroit très particulier pour les adversaires à chaque fois.

Intervenant 200:27:57

36 victoires en 43 matchs européens au XXIe siècle pour Baudobline. Donc, c'est très compliqué d'aller faire un résultat là-bas, même si, quand même, on va essayer d'être positifs. Monaco, notamment, avait été en capacité de les battre.

Intervenant 300:28:11

Tu étais aussi dans une période compliquée quand ils sont allés battre les Norvégiens sur leur pelouse.

Intervenant 200:28:15

Est-ce que vous y croyez ce soir, messieurs ? Est-ce que le match qu'on a vu ce week-end face à Lens, est-ce que ça peut être un match fondateur ou pas ?

Intervenant 300:28:22

C'est le meilleur match des Lillois cette saison, sur une production d'équipe. Maintenant, c'est dommage que ce match arrive aussi rapidement, sachant que Baudobline est quand même très, très compliqué à jouer sur sa pelouse, pour les raisons qu'on vient d'évoquer. Et c'est ça, en fait, qui me laisse perplexe, parce que s'ils ont la chance de pouvoir confirmer ce qu'ils ont fait contre Lens, alors peut-être qu'il y a une dynamique qui est en train de se créer à Lille. Mais je ne veux pas être un oiseau de mauvaise augure, mais il faudra quand même un grand Lille ce soir pour avoir un bon résultat à Baudobline, parce que Kevin a complètement raison.

C'est une très, très belle équipe qui, en plus de jouer sur un synthétique, a un vrai projet de jeu à la fois sur le plan défensif et offensif.

Intervenant 200:29:02

Kevin, vendredi, ils ont fait un match plein. Ils ont battu Lens. C'est un match très attendu, évidemment, pour les deux équipes, puisque c'est un derby du Nord. Est-ce que tu te dis qu'ils peuvent aller faire quelque chose à Baudobline ? Ou quand tu vois qu'ils se sabordent contre le Bétis Séville, qu'ils perdent également contre Galatasaray, tu te dis : « Bon, à mon avis, la Ligue des Champions, là, ça ne sera pas pour les Lillois cette année. »

Intervenant 300:29:22

C'est surtout que, quand même, quand tu regardes cet effectif, il a très, très peu d'expérience en Coupe d'Europe. Alors, moi, quand je dis ça, souvent, on me dit : « Ah ouais, mais bon, il y a d'autres équipes, il y a des jeunes, etc. »

Intervenant 400:29:31

Il faut bien commencer un jour.

Intervenant 300:29:32

Oui, il faut bien commencer un jour. Mais bon, quand même, là, tu vas à Baudobline sur un synthétique, au fin fond de la Norvège. Tu joues contre une équipe qui est très rodée, qui joue, qui maîtrise parfaitement sa surface de jeu, qui, franchement, pour moi, tu gagnes là-bas, c'est un exploit.

Intervenant 400:29:47

Dans un stade atypique, quand même.

Intervenant 300:29:49

Je pense que moi, je pense vraiment que c'est un exploit. Alors, je sais qu'on a malheureusement tendance, de moins en moins, et grâce à l'After notamment, mais on a.

Intervenant 400:29:54

Par prestige de l'équipe.

Intervenant 300:29:55

Oui, on a quand même souvent tendance à dire : « Ah oui, mais bon, les clubs norvégiens, les clubs suédois, les clubs portugais. »

Intervenant 400:30:01

Il y a la Norvège.

Intervenant 300:30:01

Oui, les clubs portugais, on a arrêté un peu, parce que maintenant, même nos meilleurs.

Intervenant 200:30:03

De toute façon, tout le monde nous fait peur, globalement.

Intervenant 300:30:05

Non, mais maintenant, nos meilleurs entraîneurs, c'est quand même chez le troisième du Portugal, donc on va quand même respecter ce championnat. Mais par contre, ouais, tu vas jouer là-bas, honnêtement, tu joues là-bas, ce n'est pas un cadeau. Ce n'est pas un cadeau. Tu as intérêt de faire un gros, gros match et de mettre l'intensité, parce qu'eux, le vent, la pluie, ça ne les dérange pas, ils vont mettre l'intensité.

Intervenant 200:30:23

Aurélien, un petit mot, parce qu'il y a eu quand même une sortie d'Aradson un peu lunaire. Alors, on veut bien être positifs et encourager les Lillois, mais il y a un moment, il faut la commencer, ta campagne européenne, il fallait prendre des points.

Intervenant 400:30:32

Oui, exactement. Araldsson, il a tout simplement dit que même s'il n'y avait pas victoire ce soir, même s'il y avait défaite, il y aurait toujours la possibilité de se qualifier pour le prochain tour. Alors, c'est vrai que mathématiquement, c'est possible. Il restera quatre journées. Mais là, tu as déjà encaissé dix buts, tu as donné quand même à voir un très mauvais visage, notamment contre Galatasaray. Tu menais 2-1. Moi, franchement, la première période au Stade Pyramarois, quand Lille mène 2 buts à 1, je l'ai trouvée plutôt en ballon offensivement, mais en défense, c'était catastrophique. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien, à mon avis, qu'Alexandro est sur le banc des remplaçants en Ligue des Champions. Après, tu parlais de l'expérience, Kevin, là, c'est sûr que Isaac Kossié, donc je répète, il a à peine 30 minutes de jeu en Ligue 1 avec le LOSC, et il est aux côtés de Tanguy Nyanzu, qui n'a pas non plus montré des aptitudes extraordinaires depuis le début de saison.

Et puis Maxima Goffi, qui n'était pour l'instant, on va dire, pas très à l'aise sur le côté droit de la défense lilloise, après la blessure de Thiago Santos, laisse sa place donc à Nathan Ngoy. Donc, effectivement, ça fait quand même beaucoup de signaux négatifs ou en tout cas d'alertes compliquées pour le LOSC avant de venir ici.

Intervenant 300:31:30

On se rappelle des claques d'Aït Anpera, à l'issue du match contre Galatasaray, sur sa propre défense. Donc, je pense qu'entendre ce genre de déclaration d'un coéquipier, ça ne fait pas toujours plaisir. Donc, rappelez-vous ce qu'il avait dit sur les erreurs individuelles défensives, naïveté, manque de concentration. Ça allait être.

Intervenant 400:31:47

Et André avait dit : « On n'a pas le niveau, Manu, tout simplement. »

Intervenant 200:31:50

Sur les trois premiers matchs, c'est la réalité. De toute façon, pour l'instant, de ce qu'ils nous ont montré, c'est trop peu. Et c'est aussi une équipe qui a été naïve, on le répète, face au Bétis, face à Galatasaray. Après, on peut comprendre, évidemment, Arsenal, c'était évidemment trop pour les Lillois.

Intervenant 300:32:05

C'est lui qui a bien résumé le match de ce soir. En fait, c'est l'entraîneur Ancelotti. Il a dit : « C'est un tournant ce soir. » Si on n'aborde pas ce match du bon côté, la qualification, tu peux dire adieu.

Intervenant 200:32:17

On rappelle donc, pour l'instant, c'est trois matchs, trois défaites. Merci beaucoup, Aurélien. Je vous donne deux petits résultats rapidement. On vient de parler justement du Sporting, le futur club donc de Paulo Fonseca. Eh bien, ils se sont imposés 1-0 en Angleterre, puisque le match était là-bas, face au Château de Nesquev, 1-0. Et dans l'autre match, Galatasaray mène 2-0 face à Stuttgart. On est dans les arrêts de jeu. Vous êtes sur RMC, ne bougez pas. On va évidemment continuer de parler de Villarreal face au PSG, de Baudobline face à Lille, et puis du choc entre l'Atlético et le Bayern.

À tout de suite sur RMC.

Intervenant 100:32:54

RMC, Génération After.

Intervenant 200:32:59

Karim Gali. Vous êtes sur RMC, on est ensemble dans le studio, Roland Courbis, avec Manu Petit, avec Kevin Dias. Vous le savez, c'est un mardi de Ligue des Champions, quatrième journée au programme. Villarreal face au PSG, Baudobline face à Lille, et puis le choc européen entre l'Atlético et le Bayern Munich. On va prendre tout de suite la direction de l'Espagne pour retrouver Edgar Grolo. Bonsoir Edgar.

Intervenant 400:33:20

Salut Karim, salut tout le monde.

Intervenant 200:33:22

Edgar, bonsoir. On voulait évidemment parler de l'hommage qui va être rendu aujourd'hui à Jesús de Miguel. On rappelle que, malheureusement, l'attaquant du CD Tenerife est décédé ce mardi matin. Il est mort suite à un choc avec le gardien adverse lundi, lors d'une rencontre de deuxième division. Et donc, l'Espagne est sous le choc.

Intervenant 400:33:43

Oui, bien sûr, bien sûr. Et il va y avoir un hommage spécial pour lui et aussi pour toutes les victimes du terrible accident ferroviaire qui a touché l'Espagne la semaine dernière. Et il va y avoir un changement exceptionnel de protocole dans les stades espagnols ce soir en Ligue des Champions, puisqu'il n'y aura pas d'hymne de la Ligue des Champions. On va passer directement à un hommage à une minute de silence, notamment pour rendre hommage aux victimes, que ce soit Jesús de Miguel ou les victimes de l'accident ferroviaire. Et ça a été une semaine très, très compliquée pour l'Espagne.

Et aujourd'hui, Jesús de Miguel, évidemment, a ému tout le monde du foot espagnol, à commencer par son propre club. Leur dirigeant était devant la presse aujourd'hui quasiment au bord des larmes. Même ceux du FC Andorre, l'équipe adverse, étaient extrêmement touchés, évidemment, par ce drame. Et forcément, il n'y a que ça qui compte aujourd'hui, on va dire, dans le foot espagnol.

Intervenant 200:34:37

Évidemment, terrible nouvelle qu'on a appris ce matin. Messieurs, vous voulez dire un petit mot avant qu'on parle du foot et de ce match ? Parce que c'est évidemment une très, très belle affiche, mais les mois, il est européen aussi, puisqu'en Espagne, évidemment, ils sont choqués, mais nous, on en a beaucoup parlé également en France. C'est un terrible accident avec le décès de ce joueur.

Intervenant 300:34:59

Kevin, je ne sais pas si tu en disais quelque chose. Pour moi, le silence s'impose. C'est le recueillement et une forte pensée pour sa famille, ses proches, son épouse. Je ne sais pas s'il a des enfants, mais toute sa famille. Également, toutes les personnes qui étaient présentes sur le terrain. J'imagine le choc que ça a dû être. Et ça me rappelle surtout quelque chose d'extrêmement personnel que j'ai vécu aussi de plein fouet sur un terrain de foot avec mon frère. Donc, quand je vois ce genre de choses à chaque fois sur un terrain de foot, ça me replonge à chaque fois dans un passé que j'essaye au maximum d'oublier.

Donc, je peux imaginer la détresse dans laquelle sont les gens aujourd'hui.

Intervenant 500:35:37

Non, mais c'est clair. C'est horrible comme ça de voir en plus cette action filmée. C'est très, très difficile forcément pour le joueur, pour la famille du joueur, pour ses coéquipiers, également pour ses adversaires. Et donc, vraiment, on a une grosse pensée pour tous les footballeurs à ce moment-là, en Espagne et ailleurs.

Intervenant 200:35:57

Jesús de Miguel sera donc honoré ce soir avec une minute de silence en Espagne. Le choc, c'est donc entre l'Atlético et le Bayern, donc on va accueillir également Paulo Breitner. Salut Paulo.

Intervenant 600:36:07

Bonsoir Karim, bonsoir tout le monde.

Intervenant 500:36:08

Salut Paulo.

Intervenant 300:36:09

Salut Paulo.

Intervenant 200:36:10

Oui, Edgar. Paulo, on voulait parler de ce match, parce que c'est un choc, évidemment, sur le papier, mais ce sont quand même deux équipes qui n'ont pas forcément très bien réussi leur entame de Ligue des Champions. Un mot d'abord sur l'Atlético. Edgar, l'Atlético a fait, comme souvent, du bon, du moins bon. Et la seule victoire qu'ils ont, c'est face à Manchester United. On rappelle que Manchester United est cataclysmique depuis le début de la saison.

Intervenant 400:36:34

Oui, oui, l'Atlético avait fait un bon match, mais c'était surtout la faute de l'adversaire qui n'était pas au niveau. Ils ont tout simplement une victoire, une défaite et un match nul dans ce début de campagne de Ligue des Champions. Et là, forcément, c'est un énorme test, un énorme choc pour eux de jouer face au Bayern. Mais il y a énormément d'éléments qui nous laissent penser, côté Atlético, sur les dernières semaines, qu'il y a beaucoup de mieux. Il y a une équipe qui est en train de se construire, il y a une équipe qui a des bases extrêmement solides, il y a des recrues aussi qui sont toutes en train d'apporter des choses à cette équipe.

Et il y a des retours qui sont importants. Alors, il y a un retour, on va dire, mental de Julian Alvarez, qui est de mieux en mieux, même s'il n'est pas encore vraiment à 100 % après tout ce qui l'a entouré, le feuilleton de son long départ au Barça cet été. Et il y a le retour ce soir dans le 11 de départ pour la première fois de la saison, côté Atlético, d'Alexander Sorloth. Et quand tu as un Sorloth de nouveau dans le 11 de départ, si on arrive à le voir à son meilleur niveau, et un Julian Alvarez qui retrouve des couleurs, là, d'un coup, tu as une équipe qui a un autre visage, et notamment avec Alex Baina aussi, qui va jouer derrière eux, excentré côté gauche, qui est en pleine forme depuis le début de saison.

Intervenant 200:37:41

C'est l'une des très belles affiches, on l'a dit, face au Bayern Munich avec le Ballon d'Or Harry Kane. Paulo, parle-nous du Bayern Munich, parce qu'effectivement, il y a eu les célébrations pour Harry Kane ce week-end. Il y a eu un match nul, un accroc 2-2 face à Dortmund. Et surtout, en Ligue des Champions, c'est pareil, c'est comme l'Atlético, ce n'est pas dingue-dingue. Il y a un 2-2 face à Arsenal, il y a le 3-3 face à Viking, alors il y a le carton face à Baudobline, mais ce n'est pas la machine, le bulldozer qu'on attendait.

Intervenant 600:38:06

Oui, enfin, c'est une équipe qui est invaincue depuis le début de la saison, quand même.

Intervenant 200:38:10

En Ligue des Champions, on n'est pas un peu déçus ?

Intervenant 600:38:12

Si, il y a des papiers qui sont sortis en disant, en gros, défaite interdite en Espagne, parce que le top 8 est en danger. Maintenant, est-ce que ça changerait fondamentalement la saison du Bayern, je n'en suis pas persuadé. Moi, ce qui m'interpelle, c'est le nombre de blessés, évidemment, dans cette équipe. Je rappelle quand même, et c'est une bonne nouvelle, que le point pris contre Arsenal à domicile, c'était aussi avec une équipe imprime au Bayern, ce qui montre, alors que la presse allemande a toujours tendance à dire que le banc du Bayern n'est pas au niveau de ses titulaires, etc., que ce n'est pas complètement exact.

Et moi, je vois la rencontre de ce soir. Évidemment, je pense que l'Athletic est le favori sur cette rencontre. D'ailleurs, il n'y a aucun joueur bavarois qui a remporté un jour un match chez l'Athletic, y compris Harry Kane quand il était à Tottenham, etc. Donc, c'est ce qu'on a noté en Allemagne. Mais ce que je vois, c'est qu'il y a quand même Lennart Kahl qui est titulaire, qui est un peu dans le feu des médias en ce moment, et de la direction du Bayern, parce que Ulianes a demandé qu'il soit un peu plus humble.

Donc, il y a des petites polémiques en Allemagne. Il y a Bischoff, que j'adore, qui est là pour se montrer. Il y a Jonathan Ta qui n'est pas exceptionnel depuis le début de la saison, qui joue gros ce soir. Il y a Manuel Neuer qui revient dans les buts et qui, évidemment, on va scruter sa prestation. Donc, moi, je pense qu'il y a une opportunité pour des joueurs du Bayern de se montrer ce soir. Et la bonne nouvelle, même s'il n'y a pas de blessure structurelle, il y a quand même une gestion de la douleur, c'est l'International français, Olise, qui est titulaire quand même. Et ça, c'est important quand même, parce que quand tu vois les joueurs qui manquent, Olise va faire du bien pour le Bayern Munich.

Je te suis sur le fait qu'ils n'ont que 5 points. Donc, la véritable contre-performance, évidemment, c'est sur ces terrains super praticables en synthétique dans le nord de l'Europe, au Viking, évidemment. Mais au-delà de ça, ce n'est pas non plus dramatique.

Intervenant 200:40:02

On rappelle une nouvelle fois que Vincent Compagny n'est pas sur le banc.

Intervenant 500:40:06

C'était ma question.

Intervenant 200:40:07

Non, il n'est pas encore sur le banc. Il est toujours en train, évidemment, de se remettre tranquillement chez lui. C'est bien ça, Paulo.

Intervenant 600:40:14

C'est ça, c'est ça. Il n'a pas le droit, théoriquement.

Intervenant 500:40:18

Il a un bracelet électronique, il ne peut pas arriver au niveau.

Intervenant 600:40:20

Oui, c'est ça. Théoriquement, il ne peut pas faire ce qu'il veut. Mais bon, quand j'entends qu'il n'a pas le droit de communiquer, je me dis : « OK, d'accord. » Non, non, moi, ce que je vois, c'est que ça se passe bien. Par contre, il va presque être absent un mois, puisqu'on pense qu'il va revenir après, ou tout du moins pendant la trêve internationale. Arendam, ça se passe très bien, etc. Le match de ce week-end, évidemment, contre Dortmund, le 2-2, laisse un championnat intéressant. Mais bon, le Bayern, même avec une équipe affaiblie, était plus fort que Dortmund. On va voir ce que ça va faire, ça. Mais je pense qu'en fait, toujours dans des périodes compliquées comme ça, parce qu'il y a un risque, évidemment, avec tous les absents, c'est aussi aux joueurs qui se plaignent de ne pas avoir du temps de jeu, de se montrer qu'on est une équipe qui a du niveau de l'Athlétic.

C'est aussi simple que ça.

Intervenant 500:41:03

C'est ce qu'on disait pour les joueurs du Paris Saint-Germain ce soir.

Intervenant 600:41:05

Exactement.

Intervenant 200:41:06

Atlético face au Bayern Munich. Merci beaucoup, messieurs. On rappelle donc deux Français au coup d'envoi, Oupa Mekano derrière, et donc Olise, qui est titulaire. On va revenir au match du soir entre Villarreal et le PSG, et on va parier.

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Intervenant 200:41:26

Bonsoir Christophe Launay.

Intervenant 700:41:27

Bonsoir Karim Gali. Bonsoir à tous.

Intervenant 200:41:30

Tout va bien ?

Intervenant 700:41:31

Super bien.

Intervenant 200:41:31

Qu'est-ce que ça donne niveau pari ?

Intervenant 700:41:33

Alors, pari archi-favori, le double tenant du titre est côté 1, 60 pour la victoire parisienne donc à la Ceramica, 4-40 au match nul, 3-85 la victoire de Villarreal. Mon pari sur les deux équipes marques, c'est côté 1, 32. Pari qui gagne les demi-temps, c'est 4. Et pari plus désiré et doué et décisif, c'est côté 1-2, c'est cadeau pour moi.

Intervenant 200:41:56

Kevin.

Intervenant 500:41:56

Écoute, je vais jouer peut-être, j'aime bien ton pari sur Paris qui gagne les demi-temps.

Intervenant 700:42:02

Très bien, parfait.

Intervenant 500:42:03

À 4 ?

Intervenant 700:42:04

Ouais, c'est beau.

Intervenant 500:42:05

Moi, je vois les deux équipes qui marquent, mais un match nul.

Intervenant 700:42:08

Alors, les deux équipes qui marquent. 1-32, on l'a dit. Le match nul est à 4-40. Si tu cumules les deux, tu es à 4-70, mon cher Manu.

Intervenant 200:42:16

Merci beaucoup.

Publicité00:42:17

Avec plaisir.

Winamax, le plus important, c'est de gagner. C'est le moment de parier sur RMC avec Winamax. Les jeux d'argent et de hasard peuvent être dangereux. Perte d'argent, conflits familiaux, addictions. Retrouvez nos conseils sur joueurs-info-service.fr et au 09 74 75 13 13. Appelant surtaxé.

Intervenant 200:42:33

Coup d'envoi à 21 h 00 des matchs de Ligue des Champions comptant pour la quatrième journée. Villarreal donc face au PSG. Lille qui se déplace sur la pelouse de Baudobline. Et puis d'autres très belles affiches qu'on suivra sur RMC. L'Atlético de Madrid face au Bayern Munich. Le Barça face à Aston Villa. Il y a encore l'Inter Milan qui se déplace sur la pelouse du Feyenoord Rotterdam. Ou encore Manchester United face à la Roma. Voilà pour quelques-unes des affiches de ce mardi de Ligue des Champions. On se retrouve dans quelques instants. À tout de suite sur RMC.

Publicité00:43:02

Je ne suis pas meilleur que les gens qui sont en place. Moi, je suis meilleur qu'eux sur le terrain.

Aucun d'eux ne peut venir dire qu'il a été meilleur que moi. C'est un fait.

Qui est Meyer ? Qui est Meyer ? C'était Meyer !

Intervenant 100:43:13

RMC jusqu'à minuit trente. L'After Foot.

Intervenant 200:43:17

Gildas Bribois.

Intervenant 1000:43:18

Bonsoir à tous. L'After est là, bien sûr, comme tous les soirs jusqu'à minuit et demi. Ce soir, comme lors des soirées de Ligue des Champions, on est ensemble sur RMC, sur After Foot TV, sur la chaîne YouTube de l'After également. L'After, toujours Première Radio de France ce soir, grâce à Daniel Riolo, entre autres.

Intervenant 500:43:34

Oui, oui, oui. Bonsoir les amis.

Intervenant 1000:43:36

Mais aussi grâce à Emmanuel Petit qui bride les feux lors des soirées de Ligue des Champions.

Intervenant 600:43:39

Ma modeste contribution à l'After.

Intervenant 1000:43:40

Salut Manu.

Intervenant 600:43:41

Bonsoir tout le monde.

Intervenant 1000:43:42

Et grâce à Jean-Louis Tour, qui ce soir est en studio et non pas dans un stade.

Intervenant 500:43:47

Salut Jean-Louis.

Intervenant 600:43:48

Salut Jean-Louis.

Intervenant 500:43:48

Je me demandais justement, est-ce qu'il est plus précieux quand il est avec nous en studio, quand il est sur zone ?

Intervenant 600:43:52

Tu ne lui enlèveras pas ces matchs.

Intervenant 500:43:53

Quand est-ce qu'on a toute la substance ?

Intervenant 600:43:55

Il y a tout un sens, parce que c'est beaucoup de dépenses.

Intervenant 500:43:57

La substance de Jean-Louis, est-ce qu'elle est meilleure à l'extérieur ? Enfin, du studio, je veux dire.

Intervenant 600:44:02

À l'extérieur, il amène un souffle. Il amène un souffle.

Intervenant 500:44:05

On sent que tu es là. On sent que tu as vu l'événement. Tu vois ? Oui, oui, je suis là, je suis là. C'est là. Non, mais quand tu es dans le stade.

Intervenant 600:44:10

Parfois, tu ne m'entends pas toujours quand je suis au stade.

Intervenant 500:44:12

Là, tu m'entends mieux quand je suis au stade.

Intervenant 600:44:14

C'est pourquoi tu ne mets pas de casque ?

Intervenant 500:44:15

Non, ce n'est pas la question. Si on a des gens dont c'est le métier de mettre le son, je n'y peux rien, moi.

Intervenant 600:44:22

Au stade, on discute plus facilement en face aussi.

Intervenant 1000:44:24

Au stade, justement, Jérôme Sion est avec nous en direct de Villarreal. Jérôme, bonsoir.

Intervenant 200:44:30

Salut l'After, salut Paulo.

Intervenant 500:44:31

Salut Jérôme. On l'entend très bien, Jérôme, parce qu'il parle fort, pas comme Jean-Louis.

Intervenant 1000:44:35

Les gars, je vous rappelle que vous écoutez évidemment le vrai After et pas la copie.

Intervenant 600:44:38

Oui, chacun.

Intervenant 1000:44:39

Et que nous allons analyser les matchs du soir au 32. C'est avec vous également sur WhatsApp. Le numéro de l'After, vous le connaissez : 06 12 424 424. Vous pouvez nous écrire quand vous voulez. Je rappelle les résultats. Le PSG gagne donc 6-0 à Villarreal. Lille fait 0-0 à Baudoglimte. Voilà pour les clubs français. Pas de défaite ce soir, c'est à noter. On va en reparler. Les autres matchs du jour : Galatasaray-Štutgart 2-0. Le Sporting gagne au Shakhtar 1-0. C'étaient les deux clubs de Fonseca, ça, du coup, Shakhtar et Sporting. Le Bayern gagne à l'Atlético 2-0, on en reparlera longuement tout à l'heure.

Le Barça bat Villa 3-0. L'Inter gagne à Feyenoord 3-0. Linz bat Bratislava 4-0. Et United a renversé la Roma et gagne 3-2 face.

Intervenant 500:45:22

United a surtout renversé Balerdi.

Intervenant 1000:45:24

Entre autres. On aura les drôles de lames tout à l'heure. On aura les drôles de lames tout à l'heure pour analyser tous ces matchs, évidemment, ensemble. Il est 22 h 58. On démarre comme de coutume avec les trois points.

Intervenant 1100:45:35

L'important, c'est l'essentiel.

Intervenant 1200:45:36

Le plus important, c'est les trois points.

Intervenant 1100:45:37

Le soir, l'essentiel, c'est le plus important.

Intervenant 200:45:39

Daniel.

Intervenant 500:45:41

Écoute, le premier point, moi, j'attends avec impatience qu'on m'explique ce qu'il y a à dire du match du PSG, puisque là, c'est époustouflant, fantastique, magnifique. Il n'y a plus réellement de choses à dire, à part espérer que bientôt la Youth League puisse jouer la Ligue des Champions pour qu'il y ait un peu de suspense, parce que là, sinon, ça va être compliqué. Le point 2, c'est la fin des haricots pour les Lillois, parce que là, je pense que c'est terminé. Il fallait, pour entretenir l'espoir, gagner en Norvège. Ils ne l'ont pas fait. Et le point 3, dans le canapé à côté de Jean-Louis, en regardant un petit peu tous les matchs, moi, je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'il serait temps, et le plus vite possible, qu'on mette fin à cette hypocrisie globale de cette nouvelle formule de la Ligue des Champions, parce qu'elle en est à sa troisième année, mais je pense qu'il faut arrêter très, très vite, et qu'il faut qu'on passe à autre chose, et qu'on ouvre les yeux, et qu'on oublie le conservatisme ambiant.

C'est de ça dont j'ai envie de parler tout à l'heure, même si ça va énerver certains. Je suis curieux d'entendre ça.

Intervenant 200:46:36

Manu.

Intervenant 500:46:38

Je ne vais pas faire dans l'originalité, dans la mesure où il n'y a pas eu non plus des choses extraordinaires ce soir à se mettre sous la dent. Mais avec les absences de pas mal de titulaires, encore un message subliminal, mais en plus incroyable de la part des Parisiens. Et je pense notamment aux joueurs qui ne font pas partie du 11 titulaire et qui ont saisi, encore une fois, une opportunité ce soir. Donc, le PSG, avec ses titulaires, fait peur. Le PSG, sans une partie de titulaires, fait peur également. Le deuxième point, c'est même si Lille devait absolument gagner, ils confirment aussi la bonne prestation collective, on va dire, même si c'est.

On va dire, je me suis un peu endormi, je ne vais pas vous mentir, mais il y a les conditions aussi, il y a le terrain, il y a pas mal de choses aussi dans l'environnement. Donc, ils ont confirmé leur bon match dans le derby nordiste. Et le troisième point, c'est la remontada de Manchester United contre la Roma, bien aidée, évidemment, par Balerdi, mais ça fait du bien de voir Manchester dans ce cas de figure, et notamment Karik, qui prend un petit peu de distance par rapport à tout ce qui se passe à l'heure actuelle. Donc, voir Manchester United gagner, ce n'est pas souvent, et de cette façon-là, encore moins.

Intervenant 200:47:50

Jean-Louis Rapidos ?

Intervenant 500:47:52

Rapidos, je pense que le PSG, quand il a ce milieu de terrain-là, peu importe qui tourne autour, devant, derrière, il est injouable, surtout quand l'adversaire essaie de jouer de cette façon en faisant autant de cadeaux. Deuxième point, c'est Lille. Je pense qu'il se passe quelque chose à Lille, parce que même si ça arrive un peu tard, je pense que c'est leur meilleur match en Ligue des Champions, même s'il n'y a pas la victoire au bout, avec un effectif remanié. Je pense qu'il s'est passé quelque chose en interne ces derniers jours à Lille, puisque là, ils enchaînent deux très bons matchs contre Lens et là à Baudoglimte, mais avec le retard pris sur les trois premiers matchs, ça risque d'être insuffisant.

Et mon dernier point, c'est le Bayern dans les autres matchs, qui fait un sacré match à l'Atlético pour gagner à la fin, et ils n'étaient pas forcément au rendez-vous des gros matchs depuis le début de saison, et là, je pense, on voyait un beau message.

Intervenant 200:48:33

Paulo, ce sera avec nous tout à l'heure. Le PSG est en tête ce soir de la Ligue des Champions avec 12 points, mais bon, évidemment, il y a des équipes qui jouent demain et qui peuvent rejoindre notamment le Real par exemple, qui peut rejoindre.

Intervenant 500:48:42

Ils ont début marqué.

Intervenant 200:48:44

Ils ont une différence de.

Intervenant 500:48:45

Ils vont rester premiers.

Intervenant 200:48:47

+15 le PSG de différence de buts après 7 matchs. Et Lille a un point désormais, donc est en TP du huitième du classement avec un petit point. Jérôme Sion, vu du stade, on va démarrer par le match du PSG, vu du stade, la démonstration était-elle impressionnante ?

Intervenant 600:49:06

Moi, ce n'est pas le terme de démonstration que j'utiliserais, parce que c'était trop facile.

Intervenant 200:49:10

Motivation ?

Intervenant 600:49:11

Non, je dirais plutôt balade. En fait, c'était plutôt une promenade, selon moi, même si le PSG a mis les ingrédients habituels avec une pression haute, avec cette qualité technique et ce mouvement incessant des joueurs qui occupent des zones en dézonant, en laissant leur côté à leur copain qui vient occuper ensuite la position. Mais moi, j'ai vraiment le sentiment de balade face à une équipe. Hier, Inigo Pérez avait déjà annoncé la couleur, l'entraîneur de Villarreal, en conférence de presse. Il a dit : « Il faudra qu'on laisse notre complexe d'infériorité au vestiaire. » Bon, il ne l'avait pas laissé au vestiaire.

Intervenant 500:49:40

Non, mais ils sont restés au vestiaire, par contre.

Intervenant 600:49:42

Ouais, ouais, ouais. En fait, il avait parlé de bulldozers parisiens.

Intervenant 500:49:46

C'est ça, surtout, parce qu'en fait, l'écart, il est beaucoup trop grand. Qu'il y ait un écart, il y a un écart. Mais l'écart en Ligue des Champions entre le PSG et d'autres équipes qu'on voit depuis le début de cette saison, parce qu'on constatera que ça n'était pas les mêmes écarts dans la première partie de la Ligue des Champions, évidemment, surtout pas la première année, pas non plus l'année dernière, mais là. Et je pense que l'expression de complexe d'infériorité, elle est très juste. Tu as raison, Jérôme, parce qu'en fait, l'impression que ça donne, c'est que l'écart, il est trop grand pour être vrai. Et cet écart-là, il est dû au tabassage mental qu'impose le PSG.

Intervenant 200:50:21

On en a parlé hier soir, rappelez-vous, le coach Villarreal, il a dit à la conférence de veille de match.

Intervenant 600:50:24

En fait, il a dit qu'il ne faut pas faire de complexe.

Intervenant 200:50:28

Que le PSG soit meilleur.

Intervenant 600:50:29

Mais ils ont fait faire plus.

Intervenant 500:50:29

Que tu sois meilleur techniquement, machin et tout, mais tu ne colles pas 6-0 uniquement comme ça, et encore moins 4-0 en 17 minutes. C'est juste parce qu'ils mangent totalement le cerveau de l'adversaire qui entre sur la pelouse et qui a peur. Et ils ne savent pas quoi faire. Moi, je pense qu'ils ont peur.

Intervenant 600:50:44

Je vois ce que tu veux dire, c'est qu'ils ont peur. Ils ont les pieds qui sont tétanisés.

Intervenant 500:50:47

Au bout de 15 minutes, 3-0, voir les conneries qu'ont faites les joueurs de Villarreal.

Intervenant 200:50:52

4 au bout de 16 minutes, c'est du jamais vu.

Intervenant 500:50:54

Oui, c'est pour ça.

Intervenant 600:50:55

Et Manu, elles sont pourquoi des conneries ? Ce que tu es en train de dire, justement, parce que je pense qu'ils sont paralysés par la trouille. Ils sont tellement complexés, ils ont tellement le sentiment d'être inférieurs qu'en fait, ils n'arrivent même pas à réagir. Ils se font tabasser et ils ne bougent pas.

Intervenant 500:51:07

Je veux bien, mais bon.

Intervenant 600:51:09

Ça ne peut pas être autre chose, en fait. Tu ne prends pas 4 buts en 17 minutes si tu n'es pas liquide.

Intervenant 500:51:14

Toi, ton nom, en fait, explique les 15 premières minutes, en fait, c'est qu'ils avaient peur, en fait.

Intervenant 600:51:19

Deux.

Intervenant 500:51:19

Moi, les joueurs de Villarreal face au Paris Saint-Germain.

Intervenant 600:51:23

Que le PSG soit en train d'expliquer, en fait, que les joueurs flippent de rencontrer les joueurs du PSG. Donc, ils flippent, donc ils.

Intervenant 500:51:29

Oui, oui. En fait, ça ne peut pas être dû à enfin, ça n'est jamais arrivé. 4 buts en 17 minutes en Ligue des Champions, ça n'est pas arrivé. Je veux bien que le PSG soit stratosphérique, il l'est, il l'est, mais Villarreal, tu vois, ce n'est quand même pas, tu vois, ce n'est pas.

Intervenant 600:51:45

J'ai du mal à concevoir le mot.

Intervenant 500:51:47

Ce n'est pas une équipe de Ligue 2.

Intervenant 600:51:48

C'est ça que je.

Intervenant 500:51:50

Tu ne conçois pas, mais peut-être.

Intervenant 600:51:51

C'est marrant, Manu, parce que tu vois hier.

Intervenant 500:51:51

Toi, tu ne conçois pas, mais la peur existe.

Intervenant 600:51:54

Jérôme, dans le sport, ça existe.

Intervenant 500:51:55

Oui, je sais.

Intervenant 600:51:56

Jérôme, qui rentre en tennis contre Djoko de la grande époque.

Intervenant 500:51:58

Mais ça existe.

Intervenant 600:51:59

Nada, la relangue à ose. Nada, la relangue à ose, c'est mettre en trêve. Et dans le couloir, ils se chiaient dessus.

Intervenant 500:52:03

Oui, d'accord.

Intervenant 600:52:04

Ils se font du mal.

Intervenant 500:52:06

Exactement.

Intervenant 600:52:06

Jérôme, tu te chies dessus.

Intervenant 500:52:08

Mais c'est pas rien.

Intervenant 600:52:09

Il n'y a pas 11 mecs qui se chient dessus face à un adversaire.

Intervenant 500:52:11

Il suffit qu'il y en ait 4, 5, ça suffit.

Intervenant 200:52:13

Jérôme.

Intervenant 600:52:13

Non, mais juste pour raconter à Manu, en fait, c'est marrant, parce qu'hier, à une réponse qu'on avait posée à Inigo Pérez, l'entraîneur de Villarreal, qui est tout jeune, il a 38 ans, il a justement utilisé plusieurs fois le mot « peur », le mot « complexe d'infériorité », le mot « rouleau compresseur », le mot « bulldozer ». Donc, il y avait déjà toute cette rhétorique, si tu veux, autour de cette admiration qu'il portait au PSG de Moussa Boukiel.

Intervenant 500:52:33

Il n'aurait pas dû.

Intervenant 600:52:34

Il n'aurait pas dû. Visiblement, c'est entré dans le cerveau de ces joueurs.

Intervenant 500:52:37

Chacun est différent sur le terrain.

Intervenant 600:52:38

Écoute, moi, je pense qu'il y a à la fois une part peut-être de mental, mais je pense surtout qu'il y a une erreur de lecture de match technique, en fait. C'est-à-dire qu'il s'est dit : « On va jouer comme d'habitude. »

Intervenant 500:52:47

Oui, mais Manu.

Intervenant 200:52:49

Une seule faute en première période de Villarreal.

Intervenant 600:52:51

Je pense que justement, avec son histoire de complexe d'infériorité, il s'est dit : « Nous, on va jouer comme on sait faire. On va repartir court, deux derrières. » Sauf qu'ils se sont mangés le pressing du PSG, et ça a explosé complètement. Et à partir du moment où ils ont arrêté ça, ils ont pris moins de buts.

Intervenant 500:53:03

D'accord, je veux bien, mais.

Intervenant 600:53:04

Ils auraient pu en prendre 10 en continuant à jouer comme ça.

Intervenant 500:53:06

On prend l'argument de la peur. Généralement, quand tu rencontres quelqu'un dans la vie de tous les jours qui a peur lorsqu'il y a une agression, qu'est-ce que fait cette personne ? Tu en as soit qui courent, soit qui ne font rien, soit que, par la peur, justement.

Intervenant 600:53:16

Et beaucoup, la grande majorité, sont tétanisés.

Intervenant 500:53:18

Il y en a aussi qui répondent aussi par l'agressivité lorsqu'ils ont peur.

Intervenant 600:53:22

Oui. Alors, dans les exemples, puisque c'est scientifique et prouvé, la plus grande partie sont tétanisés.

Intervenant 500:53:27

Oui, il n'y a pas de souci.

Intervenant 600:53:29

En tout cas, tout le monde ne réagit pas pareil.

Intervenant 500:53:30

Non, mais ce n'est pas ça, ce que je veux dire, c'est qu'ils jouent le Paris Saint-Germain qui est double champion d'Europe, ça inspire de la peur, du respect, mais quand je vois l'équipe qui est amputée de pas mal de titulaires, si Villarreal affronte le Paris Saint-Germain à ce stade de la saison, avec le sentiment d'avoir peur, tout le monde, collectivement, ils n'auront rien à foutre en Champions League, déjà, première chose.

Intervenant 600:53:53

Mais Manu, en fait, je ne comprends pas ce que tu veux dire.

Intervenant 500:53:54

Mais ce que je veux dire par là, c'est que.

Intervenant 600:53:56

Je ne comprends pas.

Intervenant 500:53:56

Pour eux, ce n'est pas de la peur.

Intervenant 600:53:57

Pour toi, ce n'est pas de la peur.

Intervenant 500:53:59

Mais je pense qu'il y a, mais je suis d'accord, je pense qu'il y a des joueurs qui flippent, mais de là à dire que 11 joueurs sur un terrain flippent, je n'ai jamais vu ça de ma vie.

Intervenant 600:54:07

Mais oui.

Intervenant 500:54:07

Je n'ai jamais vu ça de ma vie.

Intervenant 600:54:09

Si tu en es.

Intervenant 500:54:09

Moi, je dis.

Intervenant 600:54:10

Mais l'équipe se délite, il suffit qu'elle ait.

Intervenant 500:54:12

Si tu en as 4, 5, ça suffit largement.

Intervenant 600:54:14

Apparemment, la défense centrale, là, elle est complètement à l'ouest.

Intervenant 500:54:16

Regarde tous les buts qu'ils ont pris en 15 minutes.

Intervenant 600:54:18

86, 87, les mecs rentraient contre Mike Tyson, c'était terminé. Ils avaient peur, ils ne savaient pas où se mettre.

Intervenant 500:54:23

Mais d'accord.

Intervenant 600:54:24

C'est pareil.

Intervenant 500:54:24

Oui, mais là, tu parles d'un sport individuel. Là, je te parle d'un sport collectif.

Intervenant 600:54:28

Si tu en es une poignée, ça suffit. 3, 4, une équipe, c'est.

Intervenant 500:54:30

On n'est pas tous pareils.

Intervenant 600:54:31

Le PSG a aussi une réussite pareille.

Intervenant 500:54:33

Ce n'est pas pareil.

Intervenant 600:54:33

Tu vois, ils.

Intervenant 500:54:34

On n'est pas tous pareils. Regarde les erreurs défensives, mais c'est.

Intervenant 600:54:38

Mais l'erreur, elle vient de.

Intervenant 500:54:40

C'est de malade.

Intervenant 600:54:40

Mais l'erreur, elle vient de ça. L'erreur, elle vient que tu ne sais pas comment.

Intervenant 500:54:43

Excuse-moi, mais en fait, tu justifies simplement.

Intervenant 600:54:44

On n'en parle plus 5 minutes.

Intervenant 500:54:45

Le but de ce soir par la peur qu'inspire le Paris Saint-Germain, je ne prendrais pas ce raccourci.

Intervenant 600:54:48

Est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ?

Intervenant 500:54:49

L'avantage du PSG, il est là.

Intervenant 600:54:50

Et est-ce qu'on ne prend pas les choses à l'envers ? Là.

Intervenant 500:54:52

Je pense qu'ils sont injouables, c'est tout.

Intervenant 600:54:54

Pourquoi personne ne m'a dit ce soir, une fois de plus, « je suis impressionné par le Paris Saint-Germain » ?

Intervenant 500:54:58

Mais oui, on te l'a dit.

Intervenant 600:54:59

Mais ça, c'est.

Intervenant 500:55:00

Moi, j'ai dit ça à Roland Garros.

Intervenant 600:55:01

Je te l'ai dit, on y voit comme ça.

Intervenant 500:55:02

Mais tu ne peux pas dire autre chose, parce que ça, c'est évident. Leur supériorité, tu ne peux pas faire autre chose que de la constater. Mais tu comprends bien que 4 buts en 17 minutes, si tu ne l'as jamais vu, si c'est quelque chose de totalement nouveau, et que tu n'es pas face à une équipe de Ligue 2 ou de Nationale, mais contre une équipe quand même qui joue la Ligue des Champions, qui est une équipe espagnole. Dans le foot espagnol, on est plutôt habité par une forme de confiance.

Intervenant 600:55:27

Normalement.

Intervenant 500:55:27

Ce que vous voyez là, ce n'est quand même pas normal. Et vous êtes en train de contester qu'il y a quelque chose de mental qui se passe.

Intervenant 600:55:34

Non, mais si.

Intervenant 500:55:35

La supériorité de n'importe quel champion.

Intervenant 600:55:37

On ne conteste pas des.

Intervenant 500:55:37

Mais c'est l'Afrique du Sud, c'est les All Blacks.

Intervenant 600:55:39

Ce n'est pas la peine de monter dans les tours. On ne conteste pas ça.

Intervenant 500:55:42

Moi, Manu, je ne comprends pas ce que vous ne comprenez pas.

Intervenant 600:55:43

Non, moi, je pense juste.

Intervenant 500:55:44

Les All Blacks au rugby, grande époque.

Intervenant 600:55:45

Daniel, ce n'est pas la peine de monter dans les tours.

Intervenant 500:55:47

Ils faisaient peur d'égliser le Hakar.

Intervenant 600:55:49

C'est fou, ça.

Intervenant 500:55:50

Moi, je dis juste qu'il faut.

Intervenant 600:55:51

Qu'est-ce que vous ne comprenez pas ?

Intervenant 500:55:52

C'est toi qui ne comprends pas, en fait, aussi.

Intervenant 600:55:53

Moi, je dis juste qu'il faut bien définir le truc, en fait. Il faut bien. Ce que tu dis, moi, je pense que tu as raison. Il y a une part de mental qui est très importante. Est-ce que c'est de la peur ?

Intervenant 500:56:01

Mais est-ce que c'est.

Intervenant 600:56:02

Est-ce que c'est.

Intervenant 500:56:02

Est-ce que tout le monde flippe sur un terrain ?

Intervenant 600:56:03

De la soumission face aux champions ?

Intervenant 500:56:05

Oui.

Intervenant 600:56:05

Est-ce que c'est.

Intervenant 500:56:06

La soumission, elle existe.

Intervenant 600:56:07

Voilà. Mais pour moi, ce n'est pas de la peur, ça, en fait, tu vois ?

Intervenant 500:56:09

Exactement.

Intervenant 600:56:10

C'est l'histoire du complexe, si tu veux, tu vois. Mais je pense qu'il faut bien définir le truc. Sinon, la peur, ça ne veut rien dire. La peur chez un sportif de haut niveau, il ne rentre pas sur contre Mike Tyson, tu as peur pour ta vie, oui, si tu veux, mais là, quand tu rentres dans un terrain de foot, tu n'as pas peur, en fait. Et moi, je pense qu'ils ont fait même un excès de confiance dans leur jeu, en étant persuadés que techniquement, ils allaient pouvoir relancer court contre cette équipe. C'est là où ils font la plus grosse erreur.

Intervenant 500:56:31

Non, mais même, je ne suis pas d'accord, parce que le début de match prouve le contraire de ce que tu viens de dire. C'est que sur les 5 premières minutes, la pression de Villarreal, ils ont tenu 3, 4 corners, il me semble, d'affilée. Ils ont mis la pression. Donc, si vraiment ils flippaient, comme tu dis, ils n'auraient même pas eu le courage de rentrer dans cette surface de réparation. Ils seraient restés derrière, ils les auraient attendus. Ce n'est pas le cas. Non, sauf qu'ils sont injouables, le Paris Saint-Germain, que c'est rentré dans la tête de pas mal d'équipes aujourd'hui, que ça soit avec leurs titulaires.

Intervenant 600:56:59

Que ça soit dans la tête, c'est exactement ce que je dis.

Intervenant 500:57:00

Oui, mais de là à avoir un problème mental et de là à dire que c'est de la peur.

Intervenant 600:57:04

Quand tu dis que sur un terrain.

Intervenant 500:57:05

Il y a un fossé.

Intervenant 600:57:05

Non, mais il y a un fossé.

Intervenant 500:57:07

Non, il y a un fossé.

Intervenant 600:57:08

Mais Daniel, moi, je lève le mot « peur », ce n'est pas un but de peur.

Intervenant 500:57:09

Moi, je retourne sur la peur.

Intervenant 600:57:11

Oui, mais par contre, retournons à la question. Pourquoi en Ligue 1.

Intervenant 200:57:13

Commence à engueuler quand on est d'accord.

Intervenant 600:57:14

Non, mais pourquoi en Ligue 1.

Intervenant 500:57:16

Non, mais.

Intervenant 600:57:16

Il y a des équipes.

Intervenant 500:57:16

La peur, c'est quand même un mot, c'est une définition. Je veux dire, et je suis d'accord avec Jean-Louis.

Intervenant 600:57:19

Non, mais moi, ce que je veux dire.

Intervenant 500:57:20

Vas-y, pose ta question.

Intervenant 600:57:21

Pourquoi en Ligue 1, il y a des équipes qui, mentalement, sont plus armées pour affronter le PSG ?

Intervenant 500:57:27

C'est très facile, je ne comprends même pas que tu poses la question.

Intervenant 600:57:28

Non, mais.

Intervenant 500:57:29

Parce que ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas que ça, c'est aussi technique.

Intervenant 600:57:32

Réfléchis deux secondes, tu vas trouver la réponse, en fait.

Intervenant 500:57:34

Ah, maintenant, on discute comme ça.

Intervenant 600:57:35

C'est même dur.

Intervenant 500:57:36

En fait, on se pose des questions, on répond, c'est réfléchir deux secondes.

Intervenant 600:57:39

En fait, tu as bien compris quand même qu'en Ligue 1, les adversaires savent que le PSG n'est pas en mode Ligue des Champions, que la plupart du temps, c'est une équipe foncièrement et fondamentalement remaniée, et que de toute façon, ils jouent le coup parce que.

Intervenant 500:57:51

Non, je pense que c'est un côté accepter de défendre, accepter de jouer bas.

Intervenant 600:57:55

Mais non, là, beaucoup d'équipes en Ligue 1 ne le font pas.

Intervenant 500:57:57

Mais Marseille n'a perdu que d'un but contre le PSG. Et le PSG, ils étaient en Ligue des Champions, ils voulaient les écraser de la même façon.

Intervenant 600:58:02

Écoute, le PSG ne joue pas en Ligue des Champions comme ils jouent en championnat. Voyons, pas du tout.

Intervenant 500:58:06

Pas du tout de la même façon.

Intervenant 600:58:07

Oui, mais d'ailleurs, les adversaires ne sont pas pareils.

Intervenant 500:58:09

Mais pour une fois, ils alignent ce milieu de terrain ensemble.

Intervenant 600:58:11

Si, ça arrive quand même.

Intervenant 500:58:12

Très peu, mais très peu.

Intervenant 600:58:14

Ce que je veux dire, c'est que quand tu es en bloc bas, comme font la plupart.

Intervenant 500:58:16

Si le PSG joue comme ça en championnat, ils bastonnent tout le monde 5-0.

Intervenant 600:58:18

Quand tu joues en bloc bas, comme font les équipes de Ligue 1, tu ne peux pas avoir un scénario comme là. Écoutez, gardez vos explications que je vous dis.

Intervenant 500:58:24

Bon, avançons.

Intervenant 600:58:25

Que le PSG soit très agressif.

Intervenant 200:58:26

Il faut qu'on laisse Jérôme, parce qu'il faut qu'il aille.

Intervenant 600:58:28

Mais s'il a son nom dans le sport pour vous, une vraie manière de jouer.

Intervenant 200:58:30

Non, mais posez la question au joueur.

Intervenant 600:58:31

Non, non, non.

Intervenant 200:58:32

Posez la question au joueur, justement.

Intervenant 600:58:33

Moi, c'est la donnée.

Intervenant 200:58:34

Attendez, attendez.

Intervenant 500:58:35

Deux secondes, s'il vous plaît.

Intervenant 600:58:35

Non, non, non.

Intervenant 200:58:36

Mais il transforme nos propos encore une fois.

Intervenant 600:58:39

Tu vas avoir le temps de lui répondre dans quelques instants.

Intervenant 500:58:40

Daniel, c'est malhonnête ce que tu fais.

Intervenant 600:58:41

Mais il faut qu'on laisse Jérôme. Jérôme, juste avant de te quitter, là, quel joueur t'a le plus impressionné ce soir, puisqu'on va tenter de faire une évaluation dans quelques instants ?

Intervenant 200:58:48

Désiré Doué, toujours énorme. J'ai beaucoup aimé le match de Maïoulou. Dans le rôle de Dembélé, je trouve que c'est celui qui correspond le plus en termes de profil, à cette connexion qu'il peut avoir avec les autres. Mais après, franchement.

Intervenant 500:59:00

Difficile de sortir une indemnité.

Intervenant 200:59:02

Ouais. Ouais, ouais, ouais. Alors, derrière, c'est impossible de les juger, de toute façon, tellement ils ont été peu mis à contribution. Mais Désiré Doué, c'est toujours un bonheur de le voir quand on est au stade, sa dextérité, la qualité de ses dribbles. Mais j'ai vraiment bien aimé le match de Maïoulou, et il est récompensé par son troisième but en trois matchs.

Intervenant 600:59:17

Donc, c'est vraiment une solution intéressante.

Intervenant 500:59:18

On a vu qu'il commençait par le milieu, avec.

Intervenant 200:59:19

Merci, Jérôme.

Intervenant 600:59:20

Fabien, oui, c'est incroyable.

Intervenant 200:59:21

Bonne soirée. Évaluation dans quelques instants, plus Paul au 32-16, le PSG, puis Lille, puis tous les autres matchs, évidemment. On est là jusqu'à minuit et demi, dans l'After. À tout de suite.

Intervenant 100:59:29

RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.

Intervenant 300:59:32

Gilbert Bribois.

Intervenant 200:59:34

Il est 23 h 15. L'After est là jusqu'à minuit et demi, comme tous les soirs de Ligue des Champions et le Drôle de l'Homme. Tout à l'heure, bien sûr, seront là pour tous les autres matchs du soir : Daniel Riaulo, Jean-Louis Tours et Manu Petit également. Alors, toujours le PSG au programme. Avant de parler de Lille dans quelques minutes, on a Paul au 32-16 qui nous rejoint. Salut, Paul.

Intervenant 400:59:54

Bonsoir, messieurs.

Intervenant 500:59:55

Salut.

Intervenant 200:59:55

Je le disais, on a beaucoup dit : « Ouais, mais Villarreal, qu'est-ce que c'est que cette équipe ? Peur, pas peur, je n'en sais rien. » Enfin, quand même, le PSG qui met 6-0 à l'extérieur. Paul, j'espère que tu retiens ça en premier, toi.

Intervenant 401:00:06

C'est sûr. Mais pour revenir rapidement à ce que disait Jean-Louis tout à l'heure, juste avant la pub, je pense qu'aussi, en Ligue 1, en fait, les équipes, elles jouent leur match de l'année à chaque fois contre Paris. C'est un petit peu différent à ce niveau-là.

Intervenant 501:00:18

Et en Ligue des Champions, non ?

Intervenant 601:00:19

Mais en Ligue 1, ils ne jouent pas ce PSG, quand même. Enfin, Paul, tu vois bien.

Intervenant 501:00:22

En plus, en plus.

Intervenant 601:00:22

Tu vois bien, ce n'est jamais la même équipe. Tu veux que je te cite le dernier 11 du PSG en championnat ? C'est quand même rien à voir.

Intervenant 401:00:28

Et le fait, en plus, de les affronter tous les ans, deux fois par an, etc., on sait que c'est le match qui colle.

Intervenant 501:00:33

Ce soir.

Intervenant 401:00:33

Dans le calendrier.

Intervenant 601:00:34

Mais le milieu n'est pas le même. Enfin, quand même, ce n'est pas du tout la même équipe.

Intervenant 401:00:38

En plus.

Intervenant 601:00:39

Et Paris ne met jamais la même intensité. Ils ne jouent jamais pieds au plancher comme en Ligue des Champions, où ils jouent vraiment pour défoncer l'adversaire.

Intervenant 401:00:46

Mais je pense qu'en fait, là, maintenant, ils ont atteint une telle connexion entre eux, les joueurs se connaissent tellement tous par cœur, même le petit qui rentre, il a tellement l'habitude de jouer, de s'entraîner depuis au moins un ou deux ans avec le groupe pro, ça devient une vraie espèce de symbiose. Pour raconter rapidement une petite anecdote, moi, je suis assistant réalisateur, je tourne des pubs avec eux de temps en temps, et là, la semaine dernière, j'étais avec eux, j'en ai eu six, des joueurs, mais les six, ils arrivent, c'est vraiment, mais on loue souvent le fait que c'est important d'avoir un bon esprit de groupe et que ça peut partir en vrille après quelques matchs pas bons.

Mais chez eux, on sent que les mecs, ils sont super potes entre eux, c'est un truc de dingue.

Intervenant 201:01:21

On ne bouge pas.

Intervenant 501:01:23

Ils sont soudés par les succès.

Intervenant 201:01:24

On te reprend dans quelques instants, mais Louis-Cendriquet, tu es en conférence de presse, on écoute sa première réponse.

Intervenant 301:01:27

Je vous remarque au match de cette manière, et tu es très efficace dans la pression, et tu es très effectif dans les occasions créées. On a marqué trois buts les premiers 15 minutes, et tout ça a changé le match, et ça a été un match très différent à ce que nous pensions.

Intervenant 201:01:49

Bon, donc ils n'attendaient pas un retour.

Intervenant 501:01:50

Bonsoir.

Intervenant 201:01:50

Louis-Cendriquet, Rémy Beauvresse pour l'AFP, justement, vous en avez parlé, la pression, le pressing, il y a au moins deux buts qui viennent de ça. C'est une de vos marques de fabrique. Est-ce que vous pouvez en dire plus, s'il vous plaît ?

Intervenant 301:02:05

Je pense que si je voudrais souligner au camp, c'est la mentalité qu'on a à jouer de la même manière, n'importe quel que soit le stade, n'importe quel que soit le résultat. Et aujourd'hui, c'est un test, ça a été un test de l'ambition qu'a encore cette équipe, cette joueuse, et c'est un vrai plaisir d'avoir ce type d'équipe. Et quand tu n'as pas de spéculation, et tu cherches à défendre aucun résultat, et tu penses seulement à continuer à jouer de la même manière, ce sont des choses positives comme le match d'aujourd'hui.

Intervenant 201:02:50

Allez, encore une réponse de Louis-Cendriquet en direct, sa conférence de presse.

Intervenant 501:02:53

Bonjour, Louis-Cendriquet, Adrien Kouroubles pour la chaîne L'Équipe. On a l'impression que, malgré les blessures, malgré les problèmes, vous êtes imperturbable. On sent que l'effectif est très homogène. Est-ce que c'est le collectif le plus fort que vous ayez jamais entraîné ?

Intervenant 301:03:08

C'est très difficile à dire ça, parce que j'ai eu la chance, le bonheur, d'entraîner beaucoup de joueurs de très haut niveau. Mais c'est sûr qu'on profite de cette expérience, on est à l'aise, non seulement moi et mon staff, je pense aussi les joueurs. Et ce qui nous aimerait le plus, c'est d'avoir ce type de performance et continuer à montrer à tout le monde qu'on a l'ambition et l'envie de continuer à gagner.

Intervenant 201:03:41

Bon. Vous en voulez encore ?

Intervenant 501:03:43

Je réponds à sa place. Oui, je vous en prie.

Intervenant 201:03:44

Louis-Cendriquet, pour L'Équipe.

Intervenant 501:03:45

Louis-Cendriquet.

Intervenant 201:03:46

Céline Maïoulou a eu très peu de temps de jeu en début de saison, et même une fois où elle n'était pas dans le groupe. Pourtant, elle a toujours été très positive, que ce soit à l'entraînement ou dans ses entrées en jeu. Est-ce que ce n'est pas le symbole aussi ce soir de votre groupe et de ce que sont capables de faire vos joueurs ?

Intervenant 301:03:59

Le symbole, je ne dirais aucun joueur pour être le symbole. Le symbole, ce sont tous les joueurs qui ont à nous de paix et minutes pendant la saison. Et avec les blessures, avec les situations et la continuation et la prolongation des matchs, tu as l'opportunité de montrer que tu as le niveau. Et je suis sûr qu'ils sont le niveau, Céline Maïoulou en particulier, mais Quentin Diantou aussi, mais David Boli, Beraldo, Droz, tous les joueurs qui sont dans cette situation.

Et ce qui est remarquable pour moi, c'est voir l'intensité avec laquelle ils s'entraînent tout le temps pour être prêts le jour que tu as besoin de l'équipe. C'est une condition sine qua non pour être dans notre équipe, et quand tu as cette ambition collective, c'est merveilleux.

Intervenant 201:04:57

Voilà. Louis-Cendriquet qui, comme L'Équipe, s'améliore en français.

Intervenant 501:05:00

On sent quand même Arthur Perroy à l'instant.

Intervenant 601:05:02

Il a été épaté.

Intervenant 201:05:05

Alors, on va analyser ce qu'il a dit, mais Paul, toujours avec nous. Paul, est-ce que tu as conscience de vivre une espèce d'âge d'or à chaque match de Ligue des Champions quand tu vois ton équipe ?

Intervenant 401:05:14

Moi, j'ai 38 ans. Quand j'étais gamin et qu'on était en galère, j'étais le seul à supporter Paris. Je n'habitais déjà plus Paris, en plus, j'habitais en Savoie. Donc, j'étais la risée de tout le monde. Donc, je peux vous dire que.

Intervenant 501:05:28

En Savoie, il n'y a pas de foot. Ils se feraient ramener avec Saint-Étienne.

Intervenant 201:05:31

Vous êtes sûr que vous êtes les supporters des Viens ?

Intervenant 401:05:33

Non, mais je n'en sais rien. Mais en tout cas, moi, je supportais Paris. Non, ça supportait Lyon à l'époque, beaucoup, quand j'avais 12, 13 ans, à l'époque du Gros Lion. Et puis donc voilà, c'était un peu relou. Et donc, c'est vrai qu'on se pince un peu parfois et on se dit : « Putain, c'est vrai que ça fait deux ans qu'on est quand même le meilleur club du monde et que pour l'instant, il n'y a pas d'ébat. »

Intervenant 201:05:51

Et comment tu fais sur la première partie de saison où, bon, les matchs de championnat, on a bien compris que ça les intéressait moyennement, et puis de toute façon, il n'y avait pas de suspense quant à l'issue, et que même en Ligue des Champions, ça devient à ce point facile, l'attente ne devient pas trop longue de se dire : « Bon, c'est au mois de mars qu'éventuellement, on va un peu vibrer », parce que là, des démonstrations comme ça, ça fait un peu Harlem Globetrotter, quoi, c'est trop.

Intervenant 401:06:14

Tu as raison. On a peut-être tendance inconsciemment aussi, nous, à banaliser ce qu'on est en train de regarder, puisqu'en fait, on le voit à chaque fois. Donc, c'est vrai qu'il ne faut pas le banaliser.

Intervenant 201:06:22

Parce que là, tu as une mi-temps, tu vas te chercher à bouffer, tu reviens. Enfin, il n'y a pas de suspense, quoi, tu es tranquille.

Intervenant 401:06:27

Non, non, mais en fait, c'est vrai que je joue un peu sur mon portable en même temps, alors que je ne le faisais pas avant, tu vois, par exemple.

Intervenant 201:06:33

Pour moi, c'est des points de riche, tout ça. Vous n'avez pas vous plaindre. Bon, sinon, c'est quoi la pub que tu as faite avec les joueurs, là ?

Intervenant 401:06:38

C'était un truc... Je ne peux pas trop en parler. Honnêtement, c'est un gros truc. Vous allez le voir.

Intervenant 201:06:42

Attends, attends, Gilbert, c'est pas mal.

Intervenant 401:06:44

C'est un quiz animé par un mec sympa et pour une très grosse marque, et ça va être drôle.

Intervenant 201:06:49

Très bien. Bon, ça s'appelle un beau teasing. Merci, Paul.

Intervenant 501:06:53

Parce que toi, Jean-Louis, tu as vécu la soirée avec une forme de suspense à un moment.

Intervenant 201:06:56

Mais non, pourquoi ?

Intervenant 501:06:57

Non, je te demandais, comme ça. Non, mais tu étais limite à discuter avec lui.

Intervenant 201:07:00

Oui, mais limite à discuter avec lui en disant : « C'est horrible, ta vie, tu te rends compte ? Pendant six mois, machin, tu ne vivras pas et tout. » Barcelone et City, quand même, c'était des gros matchs en Ligue des Champions.

Intervenant 501:07:09

Bien sûr.

Intervenant 201:07:09

Il y en a quand même certains. Est-ce que tu vas jusqu'à dire qu'on s'ennuie ?

Intervenant 501:07:13

Non.

Intervenant 201:07:13

Ah non, tu ne peux pas t'ennuyer.

Intervenant 501:07:15

Attends. Je suis au bout de 20 minutes, qu'est-ce que tu regardes, en fait ?

Intervenant 201:07:19

Moi, je ne suis pas d'accord.

Intervenant 501:07:20

Moi, j'ai envie de regarder Atlético Bayern.

Intervenant 201:07:22

Il y a plus de suspense, c'est différent.

Intervenant 501:07:23

Oui.

Intervenant 201:07:23

Mais au-delà, t'ennuyer ?

Intervenant 501:07:25

Non, mais tu peux aller.

Intervenant 201:07:26

Tu vois, c'est comme la peur et le mental. Tu vois, tu mélanges beaucoup de choses.

Intervenant 501:07:29

Non, mais le problème, c'est que tu as une offre qui va être différente, et moi, Atlético Bayern, pour le coup, je n'avais plus envie de regarder ça, puisque là, tu lui dis : « C'est fini, en fait. »

Intervenant 201:07:36

Non, moi, je.

Intervenant 501:07:37

Moi, je ne suis pas un supporter inconditionnel du Paris Saint-Germain, mais je kiffe le regarder. Ce soir, même si le match était plié au bout de la 15e minute.

Intervenant 201:07:44

Le match était plié, qui a donné 4-0.

Intervenant 501:07:46

Ouais, mais de dire que les mecs, malgré tout.

Intervenant 201:07:48

Tu as regardé le Manchester à la fin.

Intervenant 501:07:49

Malgré tout, les mecs continuent à jouer de la même manière, continuent à être injouables. En plus, ce sont des jeunes aujourd'hui qui prennent leur chance, alors que certains toliers qui sont blessés à l'heure actuelle.

Intervenant 201:07:58

Parmi nos deux matchs préférés, le Roma-Manchester, il y avait un peu plus de suspense, et Atlético Bayern, c'était un peu plus intéressant.

Intervenant 501:08:04

D'accord, mais il n'y a pas que le suspense dans un match de foot.

Intervenant 201:08:06

Le seul suspense que j'ai eu à un moment, c'est quand Daniel.

Intervenant 501:08:08

Daniel, il a la machine et qu'elle n'était pas que le suspense.

Intervenant 201:08:10

Moi, je trouve.

Intervenant 501:08:11

Tu es le premier à dire.

Intervenant 201:08:12

Jean-Louis m'a aidé.

Intervenant 501:08:13

Daniel, tu es le premier à dire que c'est exceptionnel ce que font les Parisiens depuis deux ans, et que là, ce soir, en fait, quelque part, c'est de dire : « Bon, au bout d'un quart d'heure, je n'ai plus envie de le regarder, je m'ennuie. » Non, moi, je trouve que c'est exceptionnel ce qu'ils font jusqu'à la fin.

Intervenant 201:08:26

Moi, je suis plutôt.

Intervenant 501:08:27

Dire que c'est exceptionnel, c'est bien, mais.

Intervenant 201:08:29

Jean-Louis, j'étais sur un terrain.

Intervenant 501:08:31

Daniel, je peux te dire que ce que font les Parisiens, c'est exceptionnel de garder cette intensité.

Intervenant 201:08:35

Non, mais tu peux aussi te régaler sur le niveau de jeu de l'équipe, tu vois.

Intervenant 501:08:37

Et en plus, avec des copains.

Intervenant 201:08:38

Moi, c'est un peu comme quand il y avait le débat à l'époque du Grand Barça en disant : « Ils sont ennuyeux, etc. » Ça reste quand même un sommet de jeu, tu vois.

Intervenant 501:08:44

Mais Daniel, laisse-le parler.

Intervenant 201:08:45

C'est un truc de supporter, ça.

Intervenant 501:08:47

Pas du tout.

Intervenant 201:08:47

Mais moi, je dirais : Atlético Bayern, ça ne méritait pas d'être vu.

Intervenant 501:08:50

Non, mais aussi.

Intervenant 201:08:51

Mais si, mais si.

Intervenant 501:08:52

Mais si, mais on voit ce qu'on veut, non ?

Intervenant 201:08:53

Non, mais encore, Daniel, tu nous prêtes des propos qu'on ne tient pas, en fait.

Intervenant 501:08:57

Non, mais en fait, tu m'obliges à penser d'une certaine façon.

Intervenant 201:09:00

Je ne t'oblige en rien.

Intervenant 501:09:01

Soirée Ligue des Champions.

Intervenant 201:09:02

Je sais que tu es en Ligue des Champions.

Intervenant 501:09:03

Le fait que je ne sois pas d'accord avec toi, ça ne veut pas dire que tu as raison. Tu vois ce que je veux dire ?

Intervenant 201:09:07

Pardon, mais la fin de Roma-Manchester, c'était passionnant à suivre.

Intervenant 501:09:11

Mais je ne dis pas le contraire.

Intervenant 201:09:12

Le contraste, c'est dingue.

Intervenant 501:09:13

C'était dans mes points, la remontada de Manchester. Sauf que moi, je kiffe regarder les Parisiens jouer de cette manière.

Intervenant 201:09:20

20 minutes.

Intervenant 501:09:20

Je suis à la place de Louis-Cendriquet et de son staff, mais ils doivent être d'une fierté incroyable de dire que depuis deux ans, cette équipe n'est pas rassasiée. On a beau amener des gamins du centre de formation, et les mecs jouent de la même manière. Et ils kiffent la fin.

Intervenant 201:09:36

Pour les gars, justement, évaluation Maïoulou. On avait dit hier soir que c'était une possibilité. On avait un auditeur d'ailleurs qui nous avait dit : « Je veux absolument Maïoulou en pointe. »

Intervenant 501:09:42

Florent Gautreau aussi.

Intervenant 201:09:43

Florent Gautreau aussi.

Intervenant 501:09:43

Il avait dit qu'il le sentait bien.

Intervenant 201:09:44

D'ailleurs, il nous l'a bien fait savoir dans le groupe WhatsApp de l'After.

Intervenant 501:09:47

Bien sûr.

Intervenant 201:09:47

Bravo, Florent. Il marque en plus, Maïoulou. Donc, je ne sais pas, faire une évaluation, c'est un peu compliqué.

Intervenant 501:09:54

Oui, mais c'est pour ça que Manu a commencé à le dire tout à l'heure.

Intervenant 201:09:57

Mais que des.

Intervenant 501:09:57

Tu ne distingues pas les joueurs. Une fois que tu as dit que Doué, il est fantastique comme d'habitude.

Intervenant 201:10:01

Non, il faut distinguer les joueurs exceptionnels.

Intervenant 501:10:03

Même Jabarni.

Intervenant 201:10:03

Pour moi, c'est Fabien Maurice ce soir, l'homme du match.

Intervenant 501:10:05

Moi, je te dis, les trois du milieu, on est obligés de commencer par ça dans une évaluation PSG, parce que pour moi, c'est eux qui rendent tout le reste facile, en fait. Et c'est eux. Tu rajoutes les joueurs exceptionnels, Doué, Hakimi. Quand tu les mets, eux, ils bonifient tous les autres autour. Donc, effectivement, tu peux lancer des jeunes, tu peux faire tourner, mettre des remplaçants à d'autres postes. Quand tu as ces joueurs-là, ces toliers qui sont les meilleurs joueurs du monde à leur poste, le milieu de terrain du PSG, je pense qu'il n'y a pas d'équivalent dans le monde. Et je pense même que dans l'histoire du foot, s'ils maintiennent ce niveau de performance aussi longtemps, il ne va pas y en avoir beaucoup.

Intervenant 201:10:33

Et moi, c'était ça tout l'intérêt, en fait, de ce match-là, par rapport aux absents, de se dire qu'avec le 11 titulaire, on est injouable. Mais même quand on a amputé plusieurs titulaires, on reste injouable, quoi.

Intervenant 501:10:45

Mais tu sais que, par rapport à ce que tu disais, quand il y a deux ans, et quand Nadal a arrêté après Federer et qu'on regardait Djoko, qui était le GOAT, tu avais le droit.

Intervenant 201:10:58

Bon, Daniel, tu es sûr ?

Intervenant 501:10:59

Tu as le droit de ne pas aimer son style.

Intervenant 201:11:01

Non, tu avais le droit de trouver que les matchs étaient devenus pénibles parce que le centre, tu savais qu'il allait gagner. Et tu préférais regarder autre chose. On a quand même le choix de préférer le sport où il y a une indécision, une incertitude, où tu sais qu'il va se passer quelque chose.

Intervenant 501:11:12

Tu es d'accord, mais ça va en contrediction de ce qu'a dit l'auditeur avant.

Intervenant 201:11:16

Mais ça empêche pas.

Intervenant 501:11:16

Et ça empêche pas de reconnaître que ce que tu es en train de regarder.

Intervenant 201:11:21

Contre le Barça, il y a eu de la division.

Intervenant 501:11:23

Et hors du commun.

Intervenant 201:11:24

Enfin, moi, si j'étais supporter du Paris Saint-Germain.

Intervenant 501:11:26

Mais c'est pour ça que.

Intervenant 201:11:27

Même à 4-0 au bout de 16 minutes, je continuerais à regarder, à prendre un plaisir incroyable, quoi. Je me dis : « Mais c'est fou, cette équipe. »

Intervenant 501:11:33

Moi, ce que je vois des supporters du PSG, j'en ai beaucoup autour, on était.

Intervenant 201:11:36

Vous êtes blasés, les mecs ?

Intervenant 501:11:36

On était deux potes à la première halve.

Intervenant 201:11:37

Vous êtes en train de me dire que vous êtes blasés, en fait.

Intervenant 501:11:39

4-0, tu en as beaucoup qui sont le nez dans le dessert. Ils sont là, ils sont peinards. Enfin, le vrai match, la finale de la Ligue des Champions, quand tu es en tension, quand tu es là, quand tu te dis : « Qu'est-ce qui va se passer ? » Enfin, c'est quand même autre chose en termes d'émotions.

Intervenant 201:11:50

Non, mais on a quand même le droit de prendre différentes options.

Intervenant 501:11:53

Mais c'est pour ça que mon point 3, je voulais qu'on en arrive à ça.

Intervenant 201:11:55

Mais ne soyez pas blasés, quoi.

Intervenant 501:11:56

C'est tout ce que je vous dis, en fait.

Intervenant 201:11:57

À quand la fin.

Intervenant 501:11:57

Ah, mais blasés, mais ça, chacun est blasé quand il a envie d'être blasé.

Intervenant 201:12:00

En France, vous bouffez du caviar, puis à un moment donné, vous ne sentirez plus le goût du caviar.

Intervenant 501:12:03

Tu as le droit d'avoir mal au ventre pour manger du caviar.

Intervenant 201:12:05

Rappelez-vous, on a les années auparavant, que le PSG devienne ce qu'il est aujourd'hui.

Intervenant 501:12:08

Caviar, c'est en manche 3, même toi, tu as un manche 3.

Intervenant 201:12:10

Je ne sais pas, j'écoute l'auditeur de l'hôpital.

Intervenant 501:12:12

Et j'écoutais tellement de supporters ces dernières années.

Intervenant 201:12:14

Il était heureux, l'auditeur, il était très heureux.

Intervenant 501:12:15

Il était très heureux, l'auditeur, il a tourné une pub avec lui.

Intervenant 201:12:17

Oui, mais il a dit : « Quand il habitait en Savoie, il était la risée, tout le monde se moquait de lui pour les raisons que l'on connaît. » Et aujourd'hui, le fait, justement, faites très attention, ne tombez pas dans ce côté-là.

Intervenant 101:12:28

Pour finir sur l'évaluation, ça fait donc deux Boli au PSG, qui mènent donc 2-1 en Boli face à Marseille.

Intervenant 501:12:36

Je n'ai pas compris.

Intervenant 201:12:37

Non, mais il a fait un jeu de mots pourri.

Intervenant 501:12:38

Basile.

Intervenant 201:12:38

Comment il s'appelait, le premier Boli qu'on avait eu à l'attaquant ?

Intervenant 501:12:40

Yannick Boli.

Intervenant 201:12:42

Yannick Boli, oui. Voilà. Et désormais, il y a un autre Boli.

Intervenant 501:12:44

Il y a 2-1, parce qu'à Marseille, il y en avait qu'un.

Intervenant 201:12:45

Mais oui, voilà.

Intervenant 501:12:46

C'est ça que dit Gilbert.

Intervenant 201:12:47

Il y a 2-1 avec Lens aussi, parce qu'il y avait Roger Boli.

Intervenant 501:12:49

Ah, exact.

Intervenant 201:12:50

C'est ça ?

Intervenant 501:12:51

Et il y avait également un Boli à Auxerre.

Intervenant 201:12:53

Voilà.

Intervenant 501:12:53

Et Laurent Boli, mais.

Intervenant 201:12:54

Beaucoup de Boli dans le foot.

Intervenant 501:12:55

Lui, il n'est pas chaud au foot.

Intervenant 201:12:56

C'est qui Laurent Boli ?

Intervenant 501:12:57

C'est le troisième frère.

Intervenant 201:12:59

Ah, ok.

Intervenant 501:12:59

Celui qui avait écrit un bouquin sur Manchester United.

Intervenant 201:13:01

Ah, exact.

Intervenant 501:13:01

Ah, oui, d'accord.

Intervenant 201:13:02

Il est sur le contrat aussi, je crois.

Intervenant 501:13:03

Tout ça, ça me file une embolie pulmonaire.

Intervenant 201:13:07

Merci, Manu. Les blagues toujours inimitables.

Intervenant 501:13:09

Non, mais là, par contre, on enlève cet extrait du podcast.

Intervenant 201:13:12

Voilà.

Intervenant 501:13:12

C'est pas possible.

Intervenant 201:13:15

Donc, c'est là que tu en arrives à ton troisième point ? Tu peux développer.

Intervenant 501:13:18

Tu veux aller directement là, parce que je pensais qu'on allait parler de Ligue. Non, mais moi, de toute façon, vous ne m'empêcherez pas de penser. Ça fait maintenant, c'est quoi, c'est la troisième saison de cette formule de la Ligue des Champions. N'oublions jamais, je sais qu'il y a des esprits un petit peu naïfs, qui ont pensé que cette formule de la Ligue des Champions, elle a été inventée par des esprits créatifs et dans un but de relancer le spectacle.

Intervenant 201:13:40

Non, non, non.

Intervenant 501:13:41

En fait, elle a été juste créée, d'abord pour l'argument que Manu vient de dénoncer, mais aussi pour contrer le projet de Super League.

Intervenant 201:13:48

Mais oui.

Intervenant 501:13:49

C'était ça surtout. Ça n'était pas le fameux chevalier blanc contre la Super League.

Intervenant 201:13:54

Il fallait récupérer le bébé, en fait.

Intervenant 501:13:54

Voilà.

Intervenant 201:13:55

Attends, Manu, moi, je ne suis pas d'accord avec la conclusion.

Intervenant 501:13:57

Il ne fallait pas laisser échapper le bébé et l'oseille qui est dans les poches du bébé. Aujourd'hui, si vous continuez de penser que cette formule-là est intéressante, moi, je vous dis une chose.

Intervenant 201:14:08

J'en ai pas.

Intervenant 501:14:09

Au bout d'un moment, stop à l'hypocrisie au conservatisme.

Intervenant 201:14:12

Moi, je n'en ai pas dit, mais il y a la première année, on ne l'a pas vu.

Intervenant 501:14:13

Moi, je n'en ai pas vu, mais quelle est la solution ?

Intervenant 201:14:15

Qu'on envoie 16 équipes.

Intervenant 501:14:16

La solution ?

Intervenant 201:14:17

En aller-retour, qu'on fasse de l'élite et qu'on ait des bons matchs de septembre à mai et qu'on s'éclate. Parce que là, moi, je suis chié avec cette formule, avec les calculs qu'il y a dedans. Parce que quand tu regardes le match.

Intervenant 501:14:26

Moi, je croyais qu'il voulait arriver en Ligue fermée.

Intervenant 201:14:28

Quand tu regardes le match de la semaine dit là.

Intervenant 501:14:29

Non, mais c'est ce qu'il dit là.

Intervenant 201:14:30

Le match de la semaine dit là.

Intervenant 501:14:30

Le championnat.

Intervenant 201:14:31

Mais bien sûr, arrêtons les conneries.

Intervenant 501:14:33

Mais les matchs vont être aussi inintéressants.

Intervenant 201:14:35

Ça va être la même chose.

Intervenant 501:14:36

Mais les matchs vont être aussi inintéressants.

Intervenant 201:14:37

Mais pas du tout.

Intervenant 501:14:37

Tu vas rajouter des matchs.

Intervenant 201:14:39

Tu n'auras que des matchs.

Intervenant 501:14:40

Non, mais non, ce n'est pas vrai.

Intervenant 201:14:41

Tu auras tout un tas de matchs qui n'auront pas d'importance.

Intervenant 501:14:43

Non, parce que chaque match comptera des points.

Intervenant 201:14:45

Mais vous ne vous dites pas plus que.

Intervenant 501:14:46

Ouais, tu ne vas pas te dire.

Intervenant 201:14:47

Pas plus que là.

Intervenant 501:14:47

Là, ils comptent des points aussi, les matchs.

Intervenant 201:14:48

Là aussi, les matchs, ils comptent des points.

Intervenant 501:14:50

Est-ce que tu as vu à Stoneville ?

Intervenant 201:14:51

Oui, j'ai tout vu.

Intervenant 501:14:51

Il y a une équipe à Stoneville.

Intervenant 201:14:52

Oui.

Intervenant 501:14:52

Ils sont dans les top 8 pour l'instant.

Intervenant 201:14:54

Oui.

Intervenant 501:14:54

Le match de soir n'a rien à cirer.

Intervenant 201:14:56

Oui, mais ce sera pareil avec ta formule.

Intervenant 501:14:57

Parce que ça ne comptait pas.

Intervenant 201:14:58

Pour moi, la meilleure formule, elle est simple.

Intervenant 501:15:00

C'est de revenir à ce qui se faisait avant.

Intervenant 201:15:02

C'est ce que j'ai connu, moi, à mes débuts.

Intervenant 501:15:03

Oui, mais là, il n'y a pas assez de matchs pour les clubs, ils veulent de l'argent.

Intervenant 201:15:05

Voilà, on en revient là, c'est un intérêt financier.

Intervenant 501:15:07

Mais si tu veux.

Intervenant 201:15:07

C'est exactement ça.

Intervenant 501:15:09

Aller-retour direct, voilà, on en parle.

Intervenant 201:15:11

Aller-retour dans les années 80, aller-retour direct.

Intervenant 501:15:12

Oui, aller-retour direct.

Intervenant 201:15:14

Mais ça, c'est plus qu'un match de foot.

Intervenant 501:15:15

Ça, c'est mort, Manu, c'est mort.

Intervenant 201:15:16

Mais tu as beaucoup plus de.

Intervenant 501:15:16

C'est peut-être mort, mais c'était la meilleure formule.

Intervenant 201:15:18

C'est Manu le romantique.

Intervenant 501:15:19

Non, parce que tu as beaucoup plus d'équipes qu'avant. À ton époque, il n'y avait pas autant d'équipes que maintenant.

Intervenant 201:15:23

Mais c'est pour ça.

Intervenant 501:15:24

C'est mieux, mais c'est fini.

Intervenant 201:15:25

C'est 2, c'est 3.

Intervenant 501:15:26

Tu n'as pas le droit à l'erreur.

Intervenant 201:15:27

Pour le coup, c'est être naïf.

Intervenant 501:15:28

Il y a une seule.

Intervenant 201:15:30

Ça va revenir, ça, Manu.

Intervenant 501:15:30

Il y a une seule solution.

Intervenant 201:15:31

Mais je ne dis pas que ça va revenir, je ne suis pas naïf.

Intervenant 501:15:33

Il y a une seule solution, et ça sauvera également même les intérêts financiers du foot. Il faut 16 équipes, l'élite, qu'on arrête de nous faire croire que Slovan, Bratislava, PSG, ça intéresse les gens. Qu'on arrête de nous faire croire que Copenhague, machin, ça intéresse les gens.

Intervenant 201:15:47

Ça n'a personne là.

Intervenant 501:15:48

C'est du bidon, tout ça. C'est du bidon.

Intervenant 201:15:49

Pourquoi tu t'énerves, Daniel ?

Intervenant 501:15:51

Parce que je ne comprends pas que des gens comme Jean-Louis soient encore à scoltriner cette tarte à la crème et à y croire, en plus.

Intervenant 201:15:56

Pas du tout.

Intervenant 501:15:57

Si, mais arrête, arrête.

Intervenant 201:15:58

Mais déjà, tu dis arrête, je n'ai jamais pu enchaîner 3-2.

Intervenant 501:16:00

Dans cette formule, tu avais aussi les champions 4, comme Bratislava.

Intervenant 201:16:02

Je dois arrêter sans avoir le droit de faire ça.

Intervenant 501:16:04

C'est quand même incroyable.

Intervenant 201:16:05

Tu sais ce que tu vas dire.

Intervenant 501:16:06

Cette formule, moi, je ne l'apprécie pas. Mais la solution, ce n'est pas la Super League.

Intervenant 201:16:10

C'est quoi la Super League ?

Intervenant 501:16:10

Où tu vas rajouter un championnat où la moitié des matchs, les équipes s'en foutront, en fait.

Intervenant 201:16:14

Mais pourquoi ?

Intervenant 501:16:15

De toute façon, ça ne peut pas être pire que là, puisque là, déjà, la moitié des matchs.

Intervenant 201:16:18

Mais moi, je n'aime pas.

Intervenant 501:16:19

Je suis d'accord avec toi, mais je ne vois pas la solution, en fait.

Intervenant 201:16:20

On peut revenir au cas de groupe de 4.

Intervenant 501:16:22

Ah, j'aimais bien les cas de groupe de 4.

Intervenant 201:16:23

Ah, là où il y en avait 6.

Intervenant 501:16:25

Là, j'aimais bien. Parce que là, la phase de poules, les défaites avaient une vraie importance.

Intervenant 201:16:28

À la limite, Jean-Louis, les groupes de 4, tu avais aussi un petit. Rappelle-toi, Oui, Sélina, tu avais toujours des petits.

Intervenant 501:16:33

Mais ce que je veux te dire, c'est que plus de 6 matchs, et quand tu perdais un match, c'était important. C'était quelque chose. Là, comme tu en fais 8, tu en perds 1, ce n'est pas très grave.

Intervenant 201:16:41

Voilà. Et donc, à la fin.

Intervenant 501:16:43

Du coup, du monde devient ce que c'est la championne précédente à l'heure actuelle, en fait.

Intervenant 201:16:46

Exact.

Intervenant 501:16:47

Oui, oui, les excès qu'on a eus dans la Coupe du Monde, c'est ce qu'on a dans cette Ligue des Champions. Comment vous pouvez encore ne pas voir ça, cette hypocrisie-là ? Ça, je ne comprends pas.

Intervenant 201:16:54

Sur ce constat, on est d'accord. C'est sur la solution.

Intervenant 501:16:56

C'est Jean-Louis qui pense comme ça.

Intervenant 201:16:58

Sur la solution, là, je ne vois pas. Tu vas multiplier les matchs entre grosses équipes qui n'auront pas d'intérêt.

Intervenant 501:17:02

On revient à ta formule avec deux par groupe et tout, parce que franchement, c'était mieux.

Intervenant 201:17:06

C'est mieux, ça.

Intervenant 501:17:08

C'est la meilleure formule qu'on ait faite, ça, en plus.

Intervenant 201:17:10

Tu as déjà joué contre qui en aller-retour, dans tes souvenirs ?

Intervenant 501:17:12

Les Milans, les Barça, tous ces équipages.

Intervenant 201:17:14

Oui, mais tu as aussi joué des petits dans les premiers tours.

Intervenant 501:17:17

Les petits à notre époque, il y a 30 ans, tu n'as pas joué la Ligue des Champions.

Intervenant 201:17:21

Mais laisse-le parler.

Intervenant 501:17:22

C'était quand même des grosses équipes, qui aujourd'hui n'existent plus sur la zone européenne. Les Chetéas de Bucarest, l'Ajax d'Amsterdam, tous ces trucs-là, tu vois.

Intervenant 201:17:30

Le titre, c'était un seul pays.

Intervenant 501:17:32

Dynamo.

Intervenant 201:17:33

Après, c'était il y a 30 ans, votre histoire.

Intervenant 501:17:35

La Ligue des Champions.

Intervenant 201:17:36

Deux, trois trucs qui ont changé.

Intervenant 501:17:37

Excuse-moi, mais tu es avec Monaco, tu es champion en 88 ?

Intervenant 201:17:42

Oui, mais on perd en demi-finale contre le Milan AC, rappelle-toi, en Ligue des Champions.

Intervenant 501:17:45

Ça, c'est en 83.

Intervenant 201:17:46

Et d'ailleurs, il gagne contre.

Intervenant 501:17:47

Excuse-moi, mais ça, c'est en 94, c'est déjà une formule de poules, déjà.

Intervenant 201:17:51

Oui, non, mais au tout début, il y avait les matchs aller-retour, moi, quand j'ai commencé à 18 ans.

Intervenant 501:17:54

Oui, mais là, tu me... attends, excuse-moi.

Intervenant 201:17:56

Non, mais en Coupe des Coupes, en Coupe de l'UEFA.

Intervenant 501:17:58

Non, mais tu mélanges des fous.

Intervenant 201:17:59

Oui, mais c'est tout, là.

Intervenant 501:18:00

Mais la Champeucé était...

Intervenant 201:18:01

La finale de la Coupe des Coupes de Manu, quand je regardais.

Intervenant 501:18:02

Non, mais la Coupe des Coupes.

Intervenant 201:18:04

Vous mélangez, vous me parlez de la Coupe des Champions derrière, la Coupe des Coupes.

Intervenant 501:18:06

Parce que les formats étaient pareils.

Intervenant 201:18:08

Les formats, les formats, les formats étaient pareils, oh là là.

Intervenant 501:18:10

Daniel, putain, mais oh, tu le finis pas ou quoi ?

Intervenant 201:18:12

Ça va être compliqué de vivre avec lui au quotidien.

Intervenant 501:18:17

Pardon, Manu, mais là, franchement, vous mélangez les époques, c'est...

Intervenant 201:18:19

Mais non, mais les formats, c'est les mêmes.

Intervenant 501:18:21

Mais tu es obligé d'avoir ta mémoire.

Intervenant 201:18:22

C'est une fois en Champeucé, Coupe UEFA, Coupe des Coupes, c'était match aller-retour.

Intervenant 501:18:27

En 92, tu as déjà eu une formule qui était celle avec les groupes.

Intervenant 201:18:31

Oui.

Intervenant 501:18:31

Toi, quand tu fais demi avec Milan, avec Monaco, c'est 94.

Intervenant 201:18:34

Oui.

Intervenant 501:18:35

C'est déjà une formule comme ça.

Intervenant 201:18:36

Mais au tout début, quand j'ai commencé ma carrière, je faisais des matchs aller-retour.

Intervenant 501:18:39

Oui, jusqu'en 92.

Intervenant 201:18:41

Les formats étaient...

Intervenant 501:18:42

C'était la Coupe des Coupes.

Intervenant 201:18:43

Bon, allez, stop, je ne peux pas parler de Ligue.

Intervenant 101:18:45

Les gars, dans quelques instants. Manu, je te confirme, moi qui vis avec Daniel au quotidien, c'est parfois compliqué.

Intervenant 501:18:49

Oui, il parlait pour toi.

Intervenant 101:18:50

Bien sûr.

Intervenant 501:18:51

Allez, à tout de suite dans l'After.

Intervenant 101:18:53

RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 401:18:57

Gilbert Bribois.

Intervenant 101:18:58

Il est 23 h 37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riolo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après quatre journées. Alors bon, mathématiquement.

Intervenant 201:19:19

Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que.

Intervenant 101:19:22

On sait qu'il faut neuf, dix points pour se qualifier.

Intervenant 201:19:24

Et ils vont les prendre.

Intervenant 101:19:25

Tu as vu la suite ?

Intervenant 201:19:26

Ils vont les prendre.

Intervenant 101:19:26

Voilà, c'est ça.

Intervenant 501:19:26

Il y a Bayern.

Intervenant 201:19:27

Il joue Bayern à Munich.

Intervenant 501:19:29

À Lille, non ?

Intervenant 101:19:30

C'est le prochain match.

Intervenant 201:19:30

Il me semble que c'est à Lille.

Intervenant 501:19:32

Ah oui, c'est à Lille, si c'est à Lille contre le Bayern.

Intervenant 101:19:34

Prochain match, Lille-Bayern.

Intervenant 501:19:35

Voilà.

Intervenant 201:19:35

Bon.

Intervenant 501:19:36

Tu lui dis quoi ? Un point ? Zéro point ?

Intervenant 201:19:37

Zéro.

Intervenant 501:19:38

Un point, ce serait un miracle.

Intervenant 201:19:39

Non.

Intervenant 501:19:39

Pardon l'idée de zéro, quand même.

Intervenant 201:19:40

Après, il joue à Stuttgart.

Intervenant 501:19:41

Oui, zéro, ce serait une surprise.

Intervenant 201:19:42

Il faut faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 501:19:43

Je te regarde, tu as perdu ce soir à Calatagna avec Stuttgart.

Intervenant 201:19:45

Tu ne fais pas un miracle à Bodo Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 501:19:48

Je fais bien un synthétique à Stuttgart.

Intervenant 201:19:49

Tu n'es pas au cercle polaire.

Intervenant 501:19:51

Il y en a quand même eu un peu de cliché sur ce match à Bodo Glimt.

Intervenant 201:19:54

C'est mon décisif, Jean-Louis, tu as raison.

Intervenant 101:19:55

Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava. Bon, là, c'est trois points.

Intervenant 201:19:57

Voilà, trois points. Allez, trois points, là, je les signe. Allez, c'est bon. Après.

Intervenant 101:19:59

Et après, ils finissent à la Roma.

Intervenant 201:20:01

Il faut neuf, minimum.

Intervenant 501:20:02

Non, mais jamais de la vie tu arrives à.

Intervenant 201:20:03

La Roma, qui vient de lâcher trois points, là.

Intervenant 501:20:05

Jamais tu n'arrives à neuf, hein.

Intervenant 201:20:07

C'est compliqué d'arriver à neuf, ouais.

Intervenant 501:20:08

Non, là, je ne vois pas comment tu fais neuf, là.

Intervenant 101:20:10

Bon. C'est dommage, parce que dans tes trois points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.

Intervenant 201:20:14

Oui, je trouve que c'est pas mal.

Intervenant 501:20:14

On était d'accord tous les deux.

Intervenant 201:20:16

On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Ethan Mbappé suspendu, Bent Haleb au milieu de terrain, qui était le meilleur joueur.

Intervenant 501:20:26

En plus, 0-0, et tu as fait un bon match.

Intervenant 201:20:28

Ah ouais, ouais. Ils ont fait un bon match. C'est le constat.

Intervenant 501:20:30

Ouais, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire. Mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.

Intervenant 201:20:37

Non, non, non. Je n'ai pas dit que c'était monstrueux.

Intervenant 501:20:39

Ils exagéraient.

Intervenant 201:20:39

Ils jouent le bon match, alors.

Intervenant 501:20:41

Globalement.

Intervenant 201:20:42

Le match, tu vois, ils font un bon match.

Intervenant 501:20:43

Avec les arguments qu'ils viennent de te dire.

Intervenant 201:20:45

Excuse-moi, avec une équipe, avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, je ne pensais même pas qu'ils prendraient un point là-bas.

Intervenant 501:20:54

Après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.

Intervenant 201:20:57

Malgré tout, il n'y a que deux tiers-cadrés de Lille.

Intervenant 501:20:59

Tu as envie de dire.

Intervenant 201:21:00

Non, mais j'ai...

Intervenant 501:21:00

Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?

Intervenant 201:21:02

Il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. C'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.

Intervenant 501:21:09

Lens, c'est la première.

Intervenant 201:21:11

Exactement.

Intervenant 501:21:12

En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents. Donc, il y a peut-être un...

Intervenant 201:21:18

Et par contre, moi, je suis d'accord.

Intervenant 501:21:19

Les quatre, ils sont redistribués à l'heure actuelle ?

Intervenant 201:21:21

Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose. Donc, je le disais, il y a quelques jours, selon moi, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain entre le vestiaire et David Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André. Quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal.

Intervenant 501:21:34

Il a un peu arrêté de faire la gueule.

Intervenant 201:21:35

Voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout. » Donc, c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct. Donc, je pense que sur deux, trois aspects, il s'est passé quelque chose.

Intervenant 501:21:49

Sur ces déclins après match.

Intervenant 201:21:50

Mais par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc, ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.

Intervenant 501:22:06

Ouais, qui ne joue jamais.

Intervenant 201:22:07

Il ne joue jamais, soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos. Thiago Santos n'est pas là, le remplaçant n'est pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais.

Intervenant 501:22:21

Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo Glimt, quand même.

Intervenant 201:22:23

Tu as vu qui regarde ?

Intervenant 501:22:24

Non, non, mais en tout cas, oui. Voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal. Il faut lui laisser du temps, tu vois.

Intervenant 201:22:29

Comme c'est un gars du nord, il a joué.

Intervenant 501:22:30

Tu as vu Bodo Glimt, Jean-Louis ?

Intervenant 201:22:31

Si. S'il y a des recrutements qui sont des échecs, excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.

Intervenant 501:22:36

Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique de la part de l'OL. C'est : tu vends de LOSK, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.

Intervenant 201:22:45

Ouais.

Intervenant 501:22:46

Bon, ok.

Intervenant 201:22:47

Donc, tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poules. Et puis, quand bien même, tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poules. On sait pourquoi tu joues cette compétition-là. En fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo Glimt et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »

Intervenant 501:23:07

Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.

Intervenant 201:23:08

Ouais, ok. Bon, écoute, ok. Si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends.

Intervenant 501:23:11

Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.

Intervenant 201:23:13

Moi, je ne mange pas de ça. Ça ne m'intéresse pas, en fait.

Intervenant 501:23:14

Non, mais donc, qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions ?

Intervenant 201:23:17

Mais c'est pour ça que je te le dis.

Intervenant 501:23:18

Mais oui, mais.

Intervenant 201:23:18

C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire : « On ne va pas la réformer, nous. »

Intervenant 501:23:20

Mais tu ne peux pas me le dire.

Intervenant 201:23:21

Mais arrêtez de croire que c'est intéressant. Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens.

Intervenant 501:23:25

Mais je ne dis pas que c'est intéressant.

Intervenant 201:23:26

Mais c'est du mensonge.

Intervenant 501:23:26

On débriefe un match.

Intervenant 201:23:27

Non, pardon.

Intervenant 501:23:27

Mais tu débriefes un match, tu ne comptes pas, en fait.

Intervenant 201:23:29

Tu ne peux pas me traiter de menteur.

Intervenant 501:23:30

En fait, c'est comme si tu débriefes du virtuel.

Intervenant 201:23:32

Mais non, mais.

Intervenant 501:23:32

Tu comprends ? Tu décryptes un match de jeu vidéo.

Intervenant 201:23:35

Je ne vais pas te manipuler.

Intervenant 501:23:35

Lui et moi qui jouons, ce serait plus intéressant.

Intervenant 201:23:36

J'analyse le match qu'on a vu, Daniel. Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ? Donc, sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.

Intervenant 501:23:47

Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi. Dans deux jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM. Qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?

Intervenant 201:23:58

Non, mais là, il n'y a rien à inventer.

Intervenant 501:24:00

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 201:24:01

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 501:24:02

S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira. S'il y a des joueurs moins bons, on le dira.

Intervenant 201:24:05

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 501:24:05

Bah oui.

Intervenant 201:24:06

Mais imagine, ils prennent un point ou ils gagnent là-bas, on ne sait jamais. Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé.

Intervenant 501:24:12

Mais parce qu'en fait, ça m'énerve. Cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.

Intervenant 201:24:15

Oui, mais ne t'en prends pas à moi. Je ne comprends pas. Moi, je débriefe un match.

Intervenant 501:24:19

En fait, mais je ne comprends pas toi. Je ne veux pas qu'on survende le truc.

Intervenant 201:24:21

Je ne survends pas.

Intervenant 501:24:22

L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.

Intervenant 201:24:25

Oui.

Intervenant 501:24:25

Donc, on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.

Intervenant 201:24:28

Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant. Je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.

Intervenant 501:24:33

Mais ce n'est pas l'exploit.

Intervenant 201:24:34

En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que les joueurs créent des records d'audience, s'il te plaît, créent des records. Ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe Canal, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc, ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs équilibrés. Il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc, ça, c'est incontestable. Clément est là.

Intervenant 301:25:00

Ouais, si on continue encore deux ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.

Intervenant 201:25:04

Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut, Clément.

Intervenant 301:25:07

Bonsoir, bonsoir à tous.

Intervenant 201:25:08

Clément, tu étais au match.

Intervenant 301:25:11

Non, je n'étais pas au match, non. Je vis très loin de vous deux.

Intervenant 201:25:14

Ah, tu es où ?

Intervenant 301:25:15

Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte ouest.

Intervenant 201:25:20

Je vois très bien, c'est.

Intervenant 501:25:20

Ouais, j'ai bien.

Intervenant 201:25:21

Je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.

Intervenant 501:25:24

Tu n'as pas fait un truc.

Intervenant 301:25:24

Non, non, non. Je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc, non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît. Mais oui, non, je vis dans cette petite ville.

Intervenant 201:25:40

Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?

Intervenant 501:25:44

Il fait ce qu'il veut, non ?

Intervenant 201:25:45

Non, mais.

Intervenant 501:25:45

Il a un truc de gens, Manu, en fait.

Intervenant 201:25:48

Non, mais sérieusement.

Intervenant 501:25:49

C'est vrai, le spot s'intéresse.

Intervenant 201:25:50

Bah oui.

Intervenant 501:25:50

Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants.

Intervenant 201:25:54

Justement, je veux savoir pourquoi.

Intervenant 501:25:56

Je veux savoir pourquoi il est là.

Intervenant 201:25:57

C'est quand même insolite.

Intervenant 501:25:57

Laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vit en Norvège.

Intervenant 201:26:01

Si je peux juste te poser la question : pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants où tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat ?

Intervenant 501:26:08

Il n'y a pas de nourrice.

Intervenant 201:26:09

J'essaie de juste de voir ce qu'il faisait, Manu.

Intervenant 501:26:10

Existe cette mission, en fait.

Intervenant 201:26:11

La phrase, on me l'a posée dessus.

Intervenant 501:26:13

Qu'est-ce que tu fous là-bas ?

Intervenant 201:26:15

Mais il y a la question.

Intervenant 501:26:15

Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.

Intervenant 201:26:19

Bah ouais. Bah ouais.

Intervenant 501:26:21

On est arrivés, on ne sait pas ce qu'il fait.

Intervenant 201:26:22

Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.

Intervenant 501:26:24

Clément, donc ta réponse.

Intervenant 201:26:25

On se déplaît, ouais.

Intervenant 501:26:26

Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?

Intervenant 301:26:27

Je suis cuisinier de métier. Ça fait 11 ans que je vis ici. Mais là, j'ai repris mes études il y a quelques années, j'ai 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une licence en logistique environnementale et durable.

Intervenant 201:26:40

En terminale table ?

Intervenant 501:26:40

C'est bon ?

Intervenant 201:26:41

Bravo.

Intervenant 301:26:41

Terminale de quoi ? Non, je suis en dernière année de licence.

Intervenant 201:26:44

Tu étais au collège.

Intervenant 501:26:45

Belle reconversion.

Intervenant 201:26:46

Et là, maintenant, tu es en terminale.

Intervenant 501:26:47

Mais non, il a repris ses études.

Intervenant 201:26:50

Il a repris mes études.

Intervenant 501:26:50

Tu es en terminale dans tes études, c'est ça ?

Intervenant 201:26:52

Bon, alors, Bodo Glimt.

Intervenant 301:26:53

Ouais.

Intervenant 201:26:53

C'est quoi ton île Bodo Glimt habituelle, toi ?

Intervenant 301:26:55

Alors, non. Il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo Glimt. Ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo Glimt. Et quand une équipe comme Bodo Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.

Intervenant 201:27:28

C'est terrible, en fait.

Intervenant 501:27:29

Bah oui, mais ça.

Intervenant 201:27:30

Mais c'est terrible.

Intervenant 501:27:32

Mais attendez.

Intervenant 201:27:33

Vous avez eu les noms quand même du 11 lillois, des joueurs qui sont là ? C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?

Intervenant 501:27:39

Non, c'était.

Intervenant 201:27:39

Mais c'est de l'homme.

Intervenant 501:27:41

Mais tu as dit toi-même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.

Intervenant 201:27:44

Alors, c'est de leur faute. C'est de leur faute.

Intervenant 501:27:46

Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.

Intervenant 201:27:47

S'il n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien, il se contente d'un 0-0 à Bodo Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »

Intervenant 501:27:57

Ils ont fait un bon match. Ah bah si. Ça fait deux bons matches de suite, il se passe quelque chose. C'est aussi simple.

Intervenant 201:28:01

Alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.

Intervenant 101:28:03

Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas.

Intervenant 201:28:06

Ouais.

Intervenant 501:28:06

Ouais.

Intervenant 201:28:06

1-0.

Intervenant 501:28:07

Il y a eu aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas.

Intervenant 201:28:11

Bon, Clément, merci pour cet instant norvégien.

Intervenant 501:28:13

Tu vas rester là-bas longtemps ou tu es en mission passagère ?

Intervenant 301:28:17

Non, non, non. Je vis ici. Je vis en Norvège et j'y reste.

Intervenant 201:28:20

Tiens, Daniel, tu es intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été, pour les aurores boréales ? Tu lui conseilles.

Intervenant 301:28:28

Il n'y a pas d'aurores boréales l'été.

Intervenant 201:28:29

Non, j'y vais.

Intervenant 501:28:30

Bravo.

Intervenant 201:28:31

Il faut que je fasse tout.

Intervenant 501:28:32

Tu nous feras un podcast là-dessus, une petite vidéo.

Intervenant 201:28:35

D'accord. Merci, Gilbert, d'avoir organisé mes vacances. Pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller, alors.

Intervenant 301:28:41

Je voudrais juste, si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.

Intervenant 201:28:50

Ah bon ?

Intervenant 301:28:50

En disant que.

Intervenant 201:28:52

En pensant à ce que c'est.

Intervenant 301:28:54

Exactement. On l'entend bien. Non, où il explique donc que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Simplement, très rapidement, Bodo Glimt a actuellement 4 points. Ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma. Ils sont devant Lille, Villarreal et Feyenoord. Donc, même s'ils ratent leur match ce soir, ce n'est pas non plus une équipe de force.

Intervenant 201:29:19

Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays. Je crois que c'est quoi, 4, 5 millions d'habitants. Quand on a vu ce que la Norvège a fait à la Coupe du Monde, le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès de leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez. Vous avez deux joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.

Intervenant 501:29:39

Ce qu'a fait Bodo Glimt l'année dernière aussi.

Intervenant 201:29:40

Ce qu'a fait Bodo Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poules. Personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que Vincent Mosquette.

Intervenant 501:29:50

Sauf Vincent Mosquette, non.

Intervenant 201:29:51

Non, mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français. Et les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça. Je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.

Intervenant 501:30:06

Je vous remercie, Clément.

Intervenant 201:30:07

Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.

Intervenant 501:30:11

Sur le football norvégien.

Intervenant 201:30:12

Voilà, il a dû faire une vanne, il a dû, bon, voilà.

Intervenant 501:30:15

Écoutez David Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.

Intervenant 301:30:19

Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eue la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile qu'on n'a pas réussi à prendre de points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitude dans le jeu, dans la confiance. Et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.

Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.

Intervenant 201:30:53

Voilà, il confirme ce qu'on dit : plus de certitude, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.

Intervenant 501:30:57

Et il y croit encore, malgré le calendrier.

Intervenant 201:30:58

Il n'est pas unifié sur le match ce soir.

Intervenant 501:30:59

On finit par une petite évaluation. Il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?

Intervenant 201:31:03

Écoute, moi, j'aime bien j'ai envie de revoir qui regarde au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Ben Taleb. Mais pour le coup, match pas mal. Je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout. Donc, il mérite d'être revu au milieu de terrain. Le Bakwa actif.

Intervenant 501:31:22

Ouais, mais j'ai l'impression qu'on ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.

Intervenant 201:31:25

Ouais, ouais, c'est vrai. Depuis le début de saison, c'est ça.

Intervenant 301:31:27

Quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.

Intervenant 201:31:30

Il ne jouait pas, le pauvre.

Intervenant 301:31:31

Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis deux ans.

Intervenant 201:31:35

Il faut rester.

Intervenant 301:31:36

Il y a mille expressions.

Intervenant 201:31:37

Oui, mais ils n'ont pas envie.

Intervenant 501:31:38

Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?

Intervenant 201:31:41

Il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus.

Intervenant 501:31:44

Il fait deux, trois arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement.

Intervenant 201:31:47

Là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison à Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était tout teu.

Intervenant 501:31:51

Bien sûr, tu as raison.

Intervenant 201:31:52

On dirait que c'est son frère.

Intervenant 501:31:53

Bah oui.

Intervenant 201:31:54

Non, mais Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs. Tu as l'impression que c'est.

Intervenant 501:31:57

Enfin, toi qui étais gardien de but.

Intervenant 201:31:58

Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps. C'est-à-dire que surtout Germandi.

Intervenant 501:32:03

Oui, moi, je l'ai plus qu'Auxerre que.

Intervenant 201:32:03

Il fait des prises de balles bizarres.

Intervenant 501:32:05

Peut-être surtout par hasard, surtout gardien.

Intervenant 201:32:07

Excellent.

Intervenant 501:32:08

C'est bon, c'est pas mal, ça quand même.

Intervenant 201:32:09

C'est bien.

Intervenant 501:32:10

Dans un instant, les drôles de dames et tous les autres matchs de la soirée. On se retrouve tout de suite dans l'After en élan jusqu'à minuit et demi.

Intervenant 101:32:18

RMC jusqu'à minuit trente, l'After Foot.

Intervenant 401:32:21

Gilbert Bribois.

Intervenant 501:32:24

Il est 23 h 52. Encore une grosse demi-heure d'After en élan jusqu'à minuit et demi, avec pas mal d'actualité, et puis surtout les matchs européens du soir, après avoir analysé Lille et Paris. On va démarrer tout de suite par l'Atlético et le Bayern. Edgar Grelot était au stade, il est toujours au stade, d'ailleurs. Edgar, bonsoir.

Intervenant 201:32:42

Salut Gilbert, salut tout le monde.

Intervenant 501:32:43

Et Polo nous rejoint. Polo Breitner, salut Polo.

Intervenant 601:32:45

Bonsoir Gilbert, bonsoir tout le monde.

Intervenant 201:32:47

Salut Polo.

Intervenant 501:32:48

Et donc, c'est le Bayern qui gagne.

Intervenant 601:32:50

Toutes les aventures.

Intervenant 201:32:50

Toutes les aventures de Polo aux échecs.

Intervenant 501:32:52

Ah bon ?

Intervenant 201:32:52

Ah, il me fascine. Je n'y comprends rien, mais ça me fait plaisir.

Intervenant 501:32:55

Il y a eu des nouvelles aventures là ?

Intervenant 201:32:56

Ouais, souvent.

Intervenant 501:32:57

Tu joues pas aux échecs ?

Intervenant 201:32:58

Si, mais enfin, je sais juste.

Intervenant 501:32:59

C'est non, les échecs.

Intervenant 201:33:01

Mais quand j'étais joueur, je jouais tous les jours aux échecs.

Intervenant 501:33:02

Non, mais là, c'est un autre monde, les échecs de Polo.

Intervenant 201:33:04

Polo, il est d'un niveau.

Intervenant 501:33:06

Moi aussi, j'ai fait deux parties d'échecs.

Intervenant 201:33:07

Ouais, mais ça se voit, vous êtes des journalistes de base.

Intervenant 501:33:10

Non, mais ça n'a rien à voir.

Intervenant 201:33:11

Vous déformez mes propos à chaque fois.

Intervenant 501:33:12

Il n'a pas dit qu'il était champion, il a un.

Intervenant 201:33:14

Je ne suis pas en train de remettre en question le niveau de Polo. Il me pose la question : « Tu aimes les échecs ? » J'ai joué aux échecs tous les jours quand j'étais joueur pendant 15 ans.

Intervenant 501:33:21

Ah ouais, donc tu aimais ça.

Intervenant 201:33:23

J'adorais ça.

Intervenant 501:33:24

Tu jouais contre qui ? Luxenor ?

Intervenant 201:33:25

Non, contre l'ordinateur.

Intervenant 501:33:26

Ah ouais, tout seul.

Intervenant 201:33:27

Vous savez, j'ai eu le malheur de dire un jour à Polo que je jouais aux échecs, il m'a traité de nulard.

Intervenant 501:33:32

Mais toi, c'était vrai, je crois.

Intervenant 201:33:33

Polo, est-ce que tu es prêt à ce qu'on organise un match Polo Breitner contre Manu Petit aux échecs ?

Intervenant 501:33:38

Ça fait juste 20 ans que je joue.

Intervenant 201:33:40

Je pose la question à Polo.

Intervenant 601:33:41

La dot est de combien ?

Intervenant 201:33:43

La qui.

Intervenant 501:33:46

Contre un joueur de foot, je te fais la dot.

Intervenant 201:33:47

On revient toujours au pognon, en fait.

Intervenant 501:33:49

Mais le truc, c'est que là, il y a zéro part de hasard. Ce n'est pas comme au poker. Là, sur une partie, Manu ne peut pas t'attraper.

Intervenant 201:33:54

Il y a de fortes chances.

Intervenant 501:33:55

Je ne parsais pas que tu n'attrapes personne aux échecs.

Intervenant 201:33:56

Par contre, je suis quasiment certain que je vous bats tous les deux.

Intervenant 501:33:59

Ah ouais ?

Intervenant 201:33:59

Ah ouais.

Intervenant 501:33:59

Ça, c'est sûr, oui.

Intervenant 201:34:01

Moi, je ne suis pas sûr.

Intervenant 501:34:02

Ah, mais moi, j'en suis certain.

Intervenant 201:34:03

Est-ce que ça avance bien, Polo ? C'était ça, moi, je voulais juste te poser la question. Est-ce que tu es content ?

Intervenant 601:34:07

Oui, oui. Je suis content de mon jeu, moins du résultat. C'est quand je te garde ce soir.

Intervenant 501:34:14

Bon, démarrons sur le Bayern. Mon cher Polo, est-ce que tu as été séduit ce soir ?

Intervenant 601:34:19

Ah bah, plutôt, à l'image de la presse allemande. Je ne me rappelle pas la dernière fois que l'Athlétis s'est fait désosser de cette façon. Rappelons quand même que c'est l'équipe à prime du Bayern, qu'il y a des joueurs qui ne sont pas spécialement en forme. Il y avait beaucoup de joueurs qui, d'ailleurs, je pense, jouaient leur place de titulaire dans les prochaines semaines. Et ce qu'on a vu ce soir m'a ébloui dans le sens : bon, vous savez que l'Athlétis, j'adore cette équipe, etc. Et quand tu sais qu'elle met du volume, qu'elle fait mal à ses adversaires, et que là, ils n'ont pas existé comme des gamins de 10 ans face à des adultes, je trouve ça impressionnant.

Même un Harry Kane qui était très moyen ce soir fait une passe, une ouverture pour Conrad Leimer, qui est évidemment le joueur de la. Qui est très sous-coté, d'ailleurs, qui est un joueur extraordinaire, qui peut jouer partout. Et ce soir, on voit en fait quelque chose que je pense qu'on ne parle pas assez de ça au football, c'est la polyvalence des joueurs. Parce que Conrad Leimer, il peut jouer ailier droit, il peut jouer en 6, en 8, il peut jouer au milieu, il peut jouer partout. Davies, il joue là, il reprend un peu son poste de formation. Donc, il y a tout ça que je trouve assez exceptionnel. Je pense qu'il y a beaucoup d'équipes à la place du Bayern qui s'écrouleraient en ce moment par rapport à ce qui leur arrive, dont pas de coach, des joueurs titulaires blessés systématiquement, etc.

En Allemagne.

Intervenant 201:35:32

Il n'a pas de coach, d'ailleurs, il y a des dernières nouvelles, il se remet à.

Intervenant 601:35:35

Ouais, alors officiellement, il ne discute avec personne parce qu'il n'a pas le droit, mais ça, je n'y crois pas un instant. Mais bon, il va revenir sûrement après la trêve internationale, mais il va presque être absent un mois, mais c'est quand même assez sérieux. C'est un virus, ça ne se soigne pas, un virus. C'est compliqué, les virus. Et donc voilà, il y a plusieurs discussions par rapport à ça, mais ce que je constate, moi, c'est que ce club bavarois, qu'on aime ou qu'on le déteste, il a cette façon de rebondir systématiquement. Je ne sais pas, moi, combien, encore une fois, dans la situation du Bayern, combien de clubs européens se seraient écroulés ou auraient perdu.

Ils sont toujours invaincus cette saison. Ils font match nul en dominant de la tête et des épaules, le match contre Dortmund, on parle de crise en Allemagne. Enfin bon, je ne sais pas. Vous avez vu le niveau de Oupa Mekano encore ce soir ? Enfin, c'est génialissime, quoi. Moi, je suis épaté par la polyvalence des joueurs, par ce qu'a réussi à faire Vincent Compagnie.

Intervenant 201:36:27

Mais pour toi, Polo, excuse-moi, excuse-moi, Manu, ils n'avaient pas besoin quand même d'un match référence contre un gros, maîtrisé de A à Z, avec le résultat au bout en plus, parce que les contenus, effectivement, ils étaient là, mais là, en plus, tu matérialises ta domination.

Intervenant 601:36:40

Ah bah oui, là, ça fait du bien, parce qu'il y avait quand même certains papiers qui faisaient comprendre, et c'est vrai que le Bayern était en danger pour finir dans les huit premiers. Alors, ça n'aurait sûrement pas changé l'image du Bayern et de sa saison, mais c'est sûr que ça aurait fait un petit peu tache, quoi. Et là, la façon dont ils ont dominé l'Athlétis, moi, je ne me rappelle pas, honnêtement, la dernière fois que l'Athlético s'est fait dominer sur son terrain de cette façon.

Intervenant 201:37:03

Moi, Polo, j'ai une question.

Intervenant 501:37:04

Sur son terrain, tu as raison de le préciser.

Intervenant 201:37:05

Polo, j'ai une question qui concerne Compagnie, par rapport à ce qui lui arrive. Est-ce que ça a un impact positif dans le vestiaire sur les joueurs ?

Intervenant 601:37:14

Il y a des blagues qui sortent. Il y a des blagues qui sortent en disant : « C'est bien, depuis qu'il n'est plus là, ça râle moins dans les vestiaires. » Mais je pense que non, tout le monde est un peu... Tu sais, on est dans une période un petit peu spéciale, parce qu'il y a ce qui arrive à Vincent Compagnie. Il y a évidemment le côté positif avec le Ballon d'Or d'Harry Kane, mais qu'on fête d'une façon très prudente, pas... j'ai envie de dire pas à l'espagnol, quoi. Et de l'autre côté, tu as un Joshua Kimmich qui, lui, vient de perdre son père, on n'en a presque pas parlé, parce que... et qui revient, qui est revenu ce week-end, et tu vois, on fêtait Harry Kane d'un côté, et en même temps, tout le monde avait une pensée pour Joshua Kimmich.

Donc, le père de Joshua Kimmich, c'était très important pour lui, selon les dires de l'international allemand, parce qu'il était toujours là, y compris dans les périodes difficiles, etc. Donc, il a été absent une dizaine de jours, on ne l'a pas vu, il a manqué des matchs, il revient tranquillement, et c'est pour ça que je trouve que ce qui se passe au Bayern en ce moment, je trouve ça, alors que le Bayern a toujours cette image de club où il n'y a pas d'émotion, froid, etc.

Intervenant 201:38:09

Tu crois qu'il y a une humanité qui est revenue ?

Intervenant 601:38:11

Je ne sais pas, mais je trouve que c'est assez impressionnant, parce que tu es toujours dans des logiques de performance. Il faut voir d'ailleurs Lennart Kahl, en ce moment, les polémiques en Allemagne, parce que Uli Honest l'a allumé publiquement en lui faisant comprendre que ça serait bien, à 18 ans, qu'il soit un type... que l'humilité soit une de ses qualités aussi. Donc, ils ont réagi tout le monde, notamment le conseiller de Lennart Kahl, qui est Balak, qui en même temps est consultant à la télé, donc le mec, il fait tout en même temps. Donc, tout ça fait qu'il y a un peu des polémiques. Et Lennart Kahl, qui n'a quand même pas été le meilleur bavarois ce soir, c'est quand même lui, sur la grosse faute de Lenormand, qui permet l'ouverture du score pour le club munichois, quoi, donc.

Intervenant 201:38:48

Balak est agent ?

Intervenant 601:38:50

Ah bah oui, il fait... alors il a très peu de joueurs, mais des joueurs de qualité, comme on dit.

Intervenant 201:38:54

Ah bah, j'ignorais ça.

Intervenant 501:38:56

Agent et consultant, c'est quand même...

Intervenant 201:38:59

Oui, il bouffait tout leur atelier.

Intervenant 501:39:00

Les Allemands qui sont très à cheval sur l'éthique, comment ils acceptent ça ?

Intervenant 201:39:03

Oula.

Intervenant 501:39:05

Bon.

Intervenant 201:39:06

Oula.

Intervenant 501:39:07

Alors, Edgar, tu confirmes que ce que dit Polo, des adultes contre des enfants ?

Intervenant 201:39:12

Oui. Oui, moi, j'ai retenu surtout un sentiment d'impuissance côté Atlético, c'est-à-dire qu'à part 10, 15 minutes en première période où ils ont été intéressants, mais aussi souvent grâce à des exploits individuels ou du bon travail de Sorloth, de Julian Alvarez, j'ai globalement senti, et surtout en deuxième période, une équipe qui n'arrivait à rien, parce qu'elle était contre une équipe qui était d'un autre standard, d'un autre niveau, d'une catégorie clairement supérieure. Et surtout cette deuxième mi-temps qui est vraiment frappante, avec pour moi quasiment aucune production côté Atlético, donc il y avait de la déception de voir que dès que le niveau s'élevait vraiment, cette équipe de l'Atlético, elle n'arrive pas à faire grand-chose.

Et surtout, j'ai vu d'un côté une équipe surpuissante, surpuissante, qui était derrière sur tous les ballons. Dès qu'il y avait un ballon au-dessus, on envoyait les attaquants au casse-pipe, et ils se cassaient les dents contre Oupa Mekano.

Intervenant 501:40:03

Le préfilm.

Intervenant 201:40:04

Qu'elle domine principalement.

Intervenant 501:40:05

Le national Atlético, qui est reconnu pour son intensité.

Intervenant 201:40:09

Mais ça nous montre quand même que, derrière, je pense, les quatre équipes, il y a quand même un gros fossé.

Intervenant 501:40:15

Mais non, ce n'est pas possible.

Intervenant 201:40:15

Donc voilà, ce match-là nous le rappelle encore un peu plus.

Intervenant 501:40:17

Non, on aura attendu minuit, finalement, tu as aperçu des écarts qui sont énormes et qui vont devenir insupportables dans le football.

Intervenant 201:40:23

Non, mais là, entre les quatre meilleures équipes et le reste, moi, là, ce n'est pas la même chose que ce que tu racontais tout à l'heure, mais c'est tellement énervant.

Intervenant 501:40:30

C'est fou quand même.

Intervenant 201:40:31

C'est des fossés qui se creusent, qui vont devenir rédhibitoires dans l'intérêt de ce jeu.

Intervenant 501:40:35

Mais non, là, tu ne parles pas de la même chose. Comment il peut y avoir un tel fossé entre Manchester City, par exemple, et entre Arsenal ? Il n'y a aucune raison par rapport à ta démonstration. Alors que c'est le cas, et c'est pour ça que je trouve que c'est notable, entre Arsenal, PSG, Barça, Bayern, il y a un fossé avec les autres. Et ça, c'est du sportif. Ce n'est pas un truc systémique en fonction des poules.

Intervenant 601:40:56

Il y a Union Berlin aussi.

Intervenant 501:40:58

Oui, sûrement.

Intervenant 201:40:59

Le Barça a perdu ce week-end.

Intervenant 501:41:01

Oui, oui, il a perdu contre le PSG aussi.

Intervenant 201:41:02

Le week-end d'avant, pardon, contre le Real.

Intervenant 501:41:04

Oui, oui. Donc, vous ne mettez pas le Barça au même niveau que les trois autres ?

Intervenant 201:41:10

Dans les grands matchs européens, ils ne l'ont pas été depuis Quantiflick et là. D'ailleurs, c'est surtout dans les grands matchs européens, parce que contre le Real, oui, là, ils ont perdu, mais ils ont un super ratio depuis Quantiflick est arrivé. C'est vraiment face aux quatre hors européens où tu as peu de matchs référence quand même de Quantiflick avec le Barça.

Intervenant 501:41:24

C'est vrai. Bon, un truc à rajouter sur le Bayern, Polo, peut-être sur les individualités ? Olivier, il était comment ?

Intervenant 601:41:30

Il n'a pas besoin d'être à 100 %. Alors, on ne savait pas s'il allait être titulaire, parce qu'alors, il n'a pas officiellement de blessure structurelle, comme on dit dans le milieu médical. Par contre, il a des douleurs, il gère la douleur, en fait.

Intervenant 201:41:44

Justement, par rapport à Olivier, j'avais une autre question, mais vu que le Ballon d'Or a été décerné à Harry Kane, je me suis toujours posé la question : comment pouvaient évoluer des joueurs qui sont nommés pour un même prix individuel ? Comment ils réagissent après ça ? Parce qu'il y a eu des gros plans lors de la remise du trophée.

Intervenant 501:42:00

Olivier, moi, je te le dis, il ne l'a pas bien vécu, notamment le fait que le Bayern choisisse Kane.

Intervenant 201:42:03

Oui, ça aussi, c'est ce que je voulais dire aussi, la communication des clubs.

Intervenant 501:42:06

La communication des clubs, je te le dis.

Intervenant 201:42:07

La communication des clubs, c'est pour ça que le Paris Saint-Germain, ils ont trop dilué leur communication.

Intervenant 501:42:11

On a souvent un cancer dans les vestiaires.

Intervenant 201:42:13

Ce que va finir par provoquer le Ballon d'Or, c'est ça, et Olivier de se rappeler au Bayern l'année prochaine.

Intervenant 501:42:18

OK.

Intervenant 601:42:18

Ouais, enfin, c'était avant le Ballon d'Or, déjà, qu'Olivier, on se posait des questions s'il allait rester au Bayern.

Intervenant 501:42:24

Oui, ça n'a fait qu'augmenter.

Intervenant 601:42:26

Non, mais je ne sais pas, c'est peut-être le moment présent. Moi, je me rappelle quand les Allemands, ils étaient aux trois premières places du Ballon d'Or, avec Rummenigge, Paul Breitner et Schuster, il y avait deux joueurs du Bayern, ça ne les a pas empêchés de s'engueuler et de rafler l'équipe.

Intervenant 201:42:39

Les trois premiers jours, aujourd'hui.

Intervenant 601:42:40

Non, mais je sais, mais quand même, enfin, je ne sais pas s'il faut faire des collégiums, des choses comme ça.

Intervenant 501:42:44

Je suis rassuré que tout le monde est de toute façon au Ballon d'Or ou pas.

Intervenant 601:42:45

Mais personne, à part sa femme, donc.

Intervenant 201:42:48

C'est déjà pas mal.

Intervenant 601:42:49

C'est déjà pas mal. Qui était son agent, d'ailleurs.

Intervenant 501:42:51

Ah, très bien. Et Neuer, pour conclure ?

Intervenant 601:42:56

Je le trouve.

Intervenant 501:42:57

Comme c'est toujours un débat, comment ?

Intervenant 601:42:59

Moi, je ne trouve pas qu'il a marqué spécialement de points ce soir. Enfin, il n'a pas eu grand-chose à faire.

Intervenant 501:43:04

Il n'est pas rassurant.

Intervenant 601:43:05

Mais il n'est pas rassurant. Et ça, moi, ça me perturbe, d'autant plus que Hrubich a été excellent lors des remplacements, donc j'espère que l'hiver va arriver et qu'ils vont faire un bon brainstorming au Bayern, quoi, parce que moi, ça commence à me perturber, cette histoire.

Intervenant 501:43:20

Polo, tu viens de confirmer ou non ce que j'ai cru remarquer du stade, mais j'ai l'impression qu'il y a au moins deux fois dans le match où il peut prendre le ballon de la main et il dégage n'importe comment. Tu as l'impression qu'il n'est pas au courant qu'il a le droit d'utiliser ses mains. J'ai l'impression qu'ils faisaient des choix étranges.

Intervenant 601:43:35

Ouais, il y a ça, il y a le fait de dégager le ballon un peu n'importe comment et au dernier moment, alors qu'il a le temps pour le faire et qu'il attend le pressing des attaquants espagnols. Moi, je... enfin, du club espagnol, ouais, je ne sais pas. Là, moi, je n'aime pas du tout, honnêtement, la période qu'on est en train de vivre avec Manuel Neuer.

Intervenant 501:43:53

Les gars, ne bougez pas, parce qu'avec vous, on va reparler tout à l'heure de Stuttgart, du Barça notamment. Mais là, on a Julien Laurence et Daniel Balencia qui sont là. Pourquoi ? Parce qu'on va parler du match renversant de la soirée, Manchester United-Roma. Julien, bonsoir.

Intervenant 301:44:11

Salut Gilbert, salut à tous.

Intervenant 501:44:12

Daniel, bonsoir.

Intervenant 401:44:14

Bonsoir Gilbert, bonsoir à tout le monde.

Intervenant 501:44:16

Démarrons.

Intervenant 601:44:17

Lui, on sent qu'il a pris un coup.

Intervenant 501:44:18

Démarrons, parlons du match.

Intervenant 601:44:19

Il a pris un coup sur la tête.

Intervenant 501:44:20

L'homme du match, Balerdi, bien sûr. Mon cher.

Intervenant 401:44:24

Masterclass.

Intervenant 501:44:24

Masterclass de Balerdi.

Intervenant 401:44:26

Masterclass de Balerdi.

Intervenant 501:44:26

Kevin Diaz va bien dormir ce soir.

Intervenant 601:44:28

Il a plombé son équipe, le pauvre.

Intervenant 501:44:30

Daniel, qu'est-ce qu'on en dit en Italie ?

Intervenant 401:44:33

Non, mais qu'est-ce que je vous dise, c'était le meilleur sur le terrain, jusqu'à la boulette, jusqu'à son erreur. Mais c'était vraiment le... alors, sous Balerdi.

Intervenant 501:44:42

Ça, on l'a déjà vécu, Daniel, nous, plein de fois à Marseille.

Intervenant 401:44:44

Ah oui, c'est vrai.

Intervenant 501:44:45

C'est arrivé plein de fois.

Intervenant 401:44:46

Le problème, c'est que tu ne peux pas compter les défenseurs.

Intervenant 201:44:48

À Rome, le souci, c'est qu'avec lui, il peut te faire 80 super minutes, mais c'est lui toujours qui te crève, donc ce n'est pas le problème.

Intervenant 401:44:54

Non, oui, oui, bien sûr. On l'avait dit quand il est arrivé, les supporters de la Roma, ils avaient du mal à y croire, parce que jusqu'ici, il a tout bien fait. Et effectivement, même ce soir, il était des fois... j'arrive même à dire miraculeux. C'est-à-dire que s'il n'y avait pas Balerdi, il y avait un autre défenseur, peut-être la Roma, elle avait pris... elle avait encaissé un but avant, bien avant. Le problème de la Roma, ce n'était pas Balerdi ce soir. La Roma, elle a joué un bon premier mi-temps, elle a fait plus d'erreurs que d'habitude, et c'est pour ça qu'elle n'a marqué que deux buts, parce qu'elle a eu deux occasions pour marquer le troisième, et même plus.

Elle a fait beaucoup d'erreurs techniques. Et après, Gasperini, pour la deuxième mi-temps, il a décidé de sortir Rodrigo Mora, qu'il est en train de bien jouer. Il défendait aussi beaucoup. Il a mis Loulou à sa place, c'est un jeune, il a 19 ans, des Romains. Moi, je l'aime bien, c'est un gars des Romes, on le supporte et tout, mais il n'a pas le niveau. Le niveau de la Champions League, c'est autre chose. Tu ne peux pas faire la Champions League avec Loulou, Cristante, Pisilli. Excuse-moi, Pisilli, il est rentré en deuxième mi-temps, c'est Loulou, il est rentré quand il s'est blessé Rensch.

À un certain moment, la Roma, elle est... comment dire ? Elle est noyée sous l'intensité de Manchester, qu'ils ont cru de plus en plus. Après, il y a eu les cadeaux de Balerdi, mais avant, il y a eu les cadeaux de l'arbitre, qui a sifflé un penalty moyen, gris, on va dire, et il a même fait répéter à Cabrón Fernández, il a raté une fois, parce que Cristante, il avait son pied sur la ligne de la surface de réparation. Donc, il y a eu deux cadeaux, après, là, le match, c'était fini. Mais n'empêche, la Roma, c'est la deuxième fois qu'ils se font rattraper en Champions League.

La première fois, on a pu dire, c'était quelque chose d'exceptionnel, sept minutes, quatre buts de la tête, en gros, Madrid et tout, mais là, non. Là, la Roma, elle n'a pas joué, elle n'a pas défendu, elle n'a fait aucun tir, elle n'a pas frappé une seule fois vers le but de Manchester en seconde période, oui. Elle n'est pas arrivée à garder la possession de la balle, ils jetaient des ballons lorsque la première mi-temps, même sous pression, ils arrivaient à sortir, balle à terre, et à jouer en contre.

Donc, ils n'ont vraiment rien fait. Moi, je ne comprends pas pourquoi. Gasperini, il a dit : « Cette défaite-là, elle va beaucoup nous apprendre. » Moi, j'ai un peu peur qu'elle va beaucoup nous impacter sur la psychologie de cette équipe.

Intervenant 201:47:16

Je pense aussi, parce que quand tu mènes 2-0 à Old Trafford, en sachant que Manchester United, ça fait quand même un paquet de temps qu'ils sont mauvais, voire très mauvais, et qu'ils étaient sur une série de très mauvais résultats, il n'y avait pas de confiance, le vestiaire brûlait, il n'y avait plus... Karik, il était déjà sur le bûcher avant le match. Tu gagnes 2-0 et tu laisses partir le match comme ça, 3-2 ? Pour moi, c'est incompréhensible. C'est presque une faute professionnelle, en fait.

Intervenant 401:47:42

Oui. Oui, non, je suis d'accord. Il n'y a aucune explication, sauf que la Roma, elle avait pas mal de blessés. Manu Koné, Dybala, elle est fatiguée, parce qu'il y a toujours les mêmes joueurs qui jouent. Elle a beaucoup de joueurs qui ne sont pas dans leur prime, on va dire qu'ils approchent la trentaine. De Ron, Cristante, Mancini, ce soir, il avait l'air, lui aussi, de ne pas soutenir l'intensité. Elle avait son troisième gardien, parce que le premier, Svilar, est blessé, il s'est blessé Golini, il avait le troisième gardien, qui a bien joué, les pauvres.

Ce n'est pas sa faute. Et après, oui, même, on peut ajouter que dans un match où, effectivement, ton meilleur joueur, c'est lui qui te prend le deux partout, là, ça montre un peu la soirée.

Intervenant 201:48:31

Oui, il y a une décompression sur le championnat.

Intervenant 401:48:32

C'est exceptionnel, les gars.

Intervenant 201:48:33

Ils se sont dit : « Ouais, c'est bon, on va gagner le match facilement, on mène 2-0, c'est une équipe qui n'a pas gagné un match depuis deux mois. »

Intervenant 501:48:39

Alors, il ne faut pas non plus être catastrophiste avec l'heure. Ils ont perdu deux matchs cette année, la Roma.

Intervenant 201:48:42

Non, mais je parle de Manchester.

Intervenant 501:48:43

Oui, oui, bien sûr.

Intervenant 201:48:43

Le Real et Manchester.

Intervenant 501:48:44

Oui, c'est ce que je te dis.

Intervenant 201:48:46

Mais quand tu gagnes 2-0, c'est une équipe qui a l'air de.

Intervenant 501:48:48

Et les deux sur des scénarios où ils menaient le match et ils se font renverser.

Intervenant 201:48:51

Mais tu.

Intervenant 401:48:51

Non, mais les jeux, ce soir aussi, encore une fois, on a vu une chose. Les jeux de la Roma, lui permettent, même si l'effectif, la compo de la Roma, allez regarder la compo de la deuxième mi-temps, ce n'est pas une compo de Champions League, mais le jeu de Gasperini lui permet d'être au niveau de la Champions League. Et on l'a vu dans la première mi-temps, on l'a vu à 83 minutes contre Madrid, et ça, c'est assez exceptionnel, parce que, franchement, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui se tiennent vraiment sur le jeu comme la Roma.

Par contre, moi, je pense que c'est plutôt l'inverse. Ils n'ont jamais été sûrs. Quand il y a eu le penalty et les penalties retirés pour la deuxième fois, ils ont commencé à douter, ils ont commencé à avoir peur, ils ont commencé à jeter des ballons que, normalement, ils auraient gardés, qu'ils auraient fait circuler, qu'ils auraient fait passer peut-être par les gardiens, qui, par contre, n'étaient pas leurs gardiens. Donc, il y a eu beaucoup d'incertitudes qui se sont infiltrées dans les murs de la maison, comme de l'eau quand il pleut.

À un certain moment, il y avait l'humidité, il y avait le parterre, et on noyait.

Intervenant 501:49:57

Alors, vu de Manchester, Julien ?

Intervenant 201:50:00

Un miracle absolu, sincèrement. À la pole, je pense que même à Old Trafford, après ce que Manu vient de dire, la terrible forme actuelle.

Intervenant 301:50:08

Je pense qu'il a vidé son vestiaire à la mi-temps, Karik.

Intervenant 201:50:10

Complètement. Je n'ai pas vu venir cette remontada-là, ce retour-là, même s'ils en étaient capables par le passé, ils l'ont fait déjà. Et bien sûr qu'après le premier but, le penalty que Bruno retire d'ailleurs, parce qu'il a eu la chance d'être retiré aussi, tu sens que l'ambiance a changé aussi, l'énergie et tout ça. Mais ça reste un miracle absolu. Tu reviens quand même sur un penalty, et puis les erreurs de Balerdi dont on a parlé tout à l'heure, mais Cunha en sauveur qui ensuite.

Intervenant 301:50:37

Ils ont mis dans l'angle le gardien, je ne sais pas ce qu'il fait.

Intervenant 201:50:39

Ouais, bêtement, qui est leur troisième gardien aussi, c'est sûr. Mais la première période était tellement mauvaise, mais tellement mauvaise de la part du United, que d'avoir eu cette réaction-là, ça, c'est le point positif. Maintenant, il faut que ça leur serve, qu'ils gardent cette dynamique-là, qu'ils ont un match très compliqué à domicile samedi contre Aston Villa aussi, dimanche, pardon, contre Aston Villa, à Old Trafford, pour se relever aussi en première période. En Premier League, pardon, mais cette première période, il faut essayer de l'oublier, parce que finalement, elle est à l'image de ce qu'on a vu sur les deux derniers mois. C'était catastrophique dans le jeu, vraiment, c'était pauvre dans le jeu. Ils ont perdu Baleba blessé, Maguire, je crois, est sorti un petit peu blessé ou en tout cas avec des grosses crampes.

Donc, il faut voir qui sera disponible pour le match de dimanche, mais.

Intervenant 301:51:16

Mais du coup, Julien, tu penses que Karik, il joue son avenir sur le match d'Aston Villa ? Parce que derrière, il y a la trêve en plus, et là, tu vas savoir si c'est juste un sursaut d'orgueil ou si vraiment, il a toujours son groupe, quoi.

Intervenant 201:51:25

Ouais, tout à fait. Parce que sincèrement, la première mi-temps, on avait une équipe qui était coachée avec Gasperini, une équipe en face qui n'était pas du tout coachée. C'était assez clair à voir, le premier but de Soulé, défensivement, ils sont à la rue totale, mais c'est du grand n'importe quoi. Donc, tu sentais vraiment qu'il y avait, dans cette équipe-là, tactiquement en tout cas, il n'y avait rien. La seconde période, ils vont la gagner, parce qu'ils montrent du cœur, ils sont plus agressifs, ils jouent un peu plus ensemble, mais voilà, il y avait cette révolte orgueilleuse dans un sens. Contre Villa, ce sera un match complètement différent, mais je pense qu'il est encore largement en sursis, et que même si le résultat n'est pas une défaite contre Villa, même s'il y a Machel par exemple, je pense que ça peut être chaud pour lui, mais en tout cas, il fallait gagner ce soir, absolument, surtout.

Intervenant 301:52:07

Il leur reste qui à essayer comme coach à United ? Ils ont tellement tout fait, là, qu'ils peuvent faire quoi encore, là ?

Intervenant 201:52:12

Ouais, non, mais tu as raison, Daniel. Après, ce n'est pas parce que tu as déjà tout essayé qu'il faut le garder, lui, si ce n'est pas l'homme de la situation non plus.

Intervenant 301:52:17

Non, mais enfin, tu as bien compris quand même que depuis des années, le fameux homme de la situation, il le cherche et le problème n'est pas là, en fait, à Manchester.

Intervenant 201:52:25

Ou il y a d'autres problèmes, effectivement, que le coach, ça, je suis d'accord avec toi.

Intervenant 301:52:29

C'est assez fou, quand même, le nombre de coachs qui ont été essayés depuis trois ans.

Intervenant 201:52:32

Mais de joueurs, je ne dis pas que Karik est le meilleur ou qu'il mérite plus que ceci.

Intervenant 401:52:36

Oui, de joueurs aussi.

Intervenant 201:52:37

Enfin, l'année dernière, la deuxième partie de saison de Michael Karik, on a l'impression qu'enfin, il a trouvé la clé, l'ancien joueur, machin, et puis là, de nouveau, ça s'écroule. Donc, moi, je dirais, ils peuvent changer de coach trois fois par an.

Intervenant 501:52:47

Mais je pense qu'ils font beaucoup trop d'erreurs sur le marché des transferts, sur le profil des joueurs, en fait.

Intervenant 201:52:51

Donc, c'est bien la preuve que le club n'est pas géré, donc ça ne dépend pas que le mec soit sur le banc.

Intervenant 501:52:55

Leur entraîneur est peut-être responsabilité, mais ce n'est pas lui qui est responsable de tout.

Intervenant 301:52:59

Mais même Manu, ça ne peut pas être juste des erreurs de joueurs. C'est aussi qu'ils sont mis dans un contexte qui n'aide pas à la performance. Quand tu as autant de joueurs qui ont été bons dans d'autres contextes ou dans d'autres équipes, qui à Manchester se liquéfient complètement, c'est qu'il y a un problème de fond.

Intervenant 201:53:12

Après, il y a des joueurs qui sont.

Intervenant 501:53:13

Ce qui est valable pour le coach, est valable pour les joueurs.

Intervenant 301:53:15

Après, il y a des joueurs qui sont là depuis très, très longtemps à Manchester United, et qui passent pour les très bons joueurs, voire les meilleurs de l'équipe, et moi, je me dis qu'à un moment, il y a peut-être des questions à se poser là-dessus aussi.

Intervenant 501:53:22

Tu penses à qui ?

Intervenant 401:53:23

Ah, complètement. C'est un effectif qui est n'importe comment.

Intervenant 301:53:25

Moi, je pense à celui qui est censé être le meilleur joueur de cette équipe.

Intervenant 401:53:28

Ah, Fernández ?

Intervenant 301:53:29

Mais qui est quand même là comme un... qui est quand même là comme un épouvantable.

Intervenant 501:53:32

Il a été remis en question ces derniers temps.

Intervenant 301:53:35

C'est le personnage central du club de toutes les années noires. À un moment, il faut aussi se poser cette question. Et avec le Portugal, c'est la même chose. Tiens, c'est un mec... Moi, je suis désolé, j'ai longtemps cru que c'était un joueur à part, bon et tout, parce que, tu le vois, il a du ballon de...

Intervenant 501:53:50

Samuel, le conducteur ce soir, rappelle qu'il est meilleur joueur de Premier League l'an dernier.

Intervenant 301:53:52

Oui, oui, c'est pas décisif.

Intervenant 401:53:54

Pas décisif, voilà.

Intervenant 301:53:55

À un moment, il y a quelque chose qui se passe. Même avec le Portugal, quand il est là au milieu de terrain et tout, ça fait des années qu'il y a un problème, qu'on voit qu'il ne tire pas finalement l'équipe vers le haut.

Intervenant 501:54:03

Quand tu dis meilleur joueur de Premier League, il a été élu par ses pairs ou c'est par rapport aux statistiques ?

Intervenant 301:54:08

L'année dernière, il est le meilleur joueur de Premier League.

Intervenant 401:54:10

Non, par ses pairs, ouais.

Intervenant 301:54:10

Élu par ses pairs.

Intervenant 501:54:11

Ouais, par ses pairs.

Intervenant 301:54:11

Je ne sais pas pourquoi, parce que moi, je suis sur United.

Intervenant 401:54:13

Ils n'auraient pas voté pour lui.

Intervenant 301:54:14

Non, mais il est là depuis des années à Manchester United et il ne fait pas partie des meilleurs joueurs sur la saison passée.

Intervenant 401:54:21

Bon, c'est bon, je change.

Intervenant 201:54:22

Il est dans la dernière année de son contrat.

Intervenant 401:54:23

Très, très, très bon, mais va voir ailleurs.

Intervenant 201:54:25

Donc, c'est le moment, en fait, tu vois, de passer à autre chose. Il ne faut pas lui offrir de nouveau contrat. Il partira, ils diront merci pour les bons moments qu'il a passés, et puis voilà, quoi.

Intervenant 501:54:33

Le match de l'Euro, c'était comment ? Parce qu'il y a l'équipe de France bientôt, puis on a éventuellement des soucis en défense.

Intervenant 301:54:39

Il a joué où, en défense ?

Intervenant 401:54:40

En arrière-droit ?

Intervenant 501:54:41

Encore arrière-droit ?

Intervenant 201:54:42

Ouais, encore arrière-droit. Il n'a pas été trop, trop mal, sincèrement, dans ce qu'il a... Bon, avec le ballon, on sait qu'offensivement, il se projette moins que d'autres, mais il y a quelques passes intéressantes, même s'il a perdu aussi quelques ballons, mais dans les interceptions, il gagne, je crois, trois duels sur six, mais dans les airs, il est présent aussi. Donc, c'est une position qui n'est pas la sienne non plus, qu'il est en train d'apprendre. Il a un très bon retour en première période où il tacle juste devant Mora, je crois. Je ne sais pas si Danielle s'en rappelle, mais où sinon, c'est but, je pense. Donc, il y a des bonnes choses.

Je pense qu'il sera appelé par Zidane.

Intervenant 401:55:14

Oui, ça, il sera appelé, oui.

Intervenant 301:55:16

Oui, il sera appelé, oui.

Intervenant 501:55:17

Non, pas même sur l'élection, c'est voir s'il va être titulaire, d'ailleurs, parce que vu les problèmes qu'il y a en défense, là, on en parlera peut-être un peu tout à l'heure. Danielle, tu veux rajouter une dernière chose ? Vas-y.

Intervenant 401:55:24

Alors, moi, je ne veux pas faire l'Italien qui met la tactique avant toute autre chose, mais rarement, j'ai vu des équipes pas préparées pour jouer contre la Roma comme United ce soir. L'autre équipe, peut-être, c'était Madrid, toujours, il y a deux, trois semaines. C'est vraiment niveau très, très bas en Italie, on connaît la Roma. Ce soir, ce n'était pas une bonne soirée pour la Roma, même la première mi-temps, et ils ont pris l'eau partout. Moi, je pense que si ce n'était pas pour l'effort des joueurs ce soir, quand ils ont aller jouer un contre un, pression haute et tout, dans la deuxième mi-temps, je pense que United ne se sauve pas.

C'est vrai, l'entraîneur, ce n'est pas le problème, mais il faut quand même un entraîneur.

Intervenant 301:56:07

Je suis d'accord.

Intervenant 501:56:08

Tiens, et pour conclure sur ce match, j'ai un message WhatsApp d'Anthony qui nous dit : « Bruno Fernandez, en fait, c'est à Fabian Ruiz, c'est un plus un. » En fait, il nous dit : « Bruno Fernandez, c'est le meilleur des Milou. » Ce n'est pas mal comme ?

Intervenant 301:56:19

Le meilleur des Milou.

Intervenant 501:56:21

C'est la compagnie de Tintin et Milou, tu vois.

Intervenant 301:56:24

Ouais, je comprends ce qu'il veut dire, alors que là, à Manchester United, il passe un peu pour le patron, le taulier, le Tintin, pour le coup. Ouais, c'est peut-être un peu ça. Ouais, je ne sais pas.

Intervenant 501:56:33

C'est juste avec Fabian Ruiz, je n'ai pas compris la comparaison, mais j'ai compris qu'il est très bon avec Vitinha.

Intervenant 301:56:38

Voilà, il est foutu une fois en deuxième à côté pour être sublimé.

Intervenant 501:56:41

Mais moi, il est bon avec l'Espagne aussi, il n'y a pas Vitinha à côté.

Intervenant 301:56:45

Il y a Rodrigo, il y a Rodrigo pas mal.

Intervenant 201:56:45

Moi, quand le milieu du PSG tourne complètement, je n'arrive pas trop à faire des Tintin et des Milou, ils sont tellement uniques dans ce fonctionnement à trois. Évidemment, Vitinha, il nous crève les yeux, on l'adore et tout, mais tu ne peux pas ne pas voir que Fabian Ruiz est tout aussi important.

Intervenant 301:57:00

Ce n'est ni Tintin ni Milou, ce n'est pas le capitaine Haddock, c'est les deux frangins, là, les genoux.

Intervenant 201:57:04

Mais ils sont trois.

Intervenant 301:57:05

Un, mais ils sont trois.

Intervenant 501:57:06

Petit et carambeux, c'était qui Tintin, c'était qui Milou ?

Intervenant 401:57:11

Non, des champs.

Intervenant 301:57:13

On ne touche pas Emmanuel Petit.

Intervenant 501:57:15

Non, c'est avec Deschamps. Deschamps, c'était Tintin, et toi, tu étais Milou.

Intervenant 301:57:18

J'étais Tintin.

Intervenant 401:57:19

J'étais rarement Tintin, moi.

Intervenant 501:57:21

Dans un instant, le Barça, Villa, Stuttgart, l'Inter, au programme. Il nous reste un petit quart d'heure ensemble. À tout de suite dans l'After.

Intervenant 101:57:28

RMC, jusqu'à minuit trente. L'After Foot.

Intervenant 601:57:32

Gildas Bribois.

Intervenant 501:57:34

Il est minuit dix-neuf. Jean-Louis Tour, Daniel Riaulo, Manu Petit, les drôles de dames sont là. Daniele, Manusia pour le droit, etc. Edgar Grolo, Julien Lhorence. Barcelone-Villa, le Barça gagne face à Villa. Julien, je te laisse la parole en premier, parce que déjà, bon, Edgar était au match à l'Atlético, donc il n'a pas vu grand-chose de Barcelone. Mais Villa restait quand même sur une bonne série en Ligue des Champions, ils avaient le Mojo, et puis là, ils ont pris trois-zéro.

Intervenant 201:57:57

Ouais, ils ont pris trois-zéro, ils ont essayé de repartir de derrière, ils avaient clairement ce que Unai Emery voulait, c'était essayer d'attendre que Barça presse et d'essayer de battre ce pressing-là, justement, et de trouver les espaces derrière avec Nico Jackson et avec Manzambi, et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a fonctionné par moments, parce qu'en première période, ils ont des moments quand même intéressants, j'ai trouvé, comme ça, dans ce système-là et dans ce plan de jeu-là. Mais quand tu fais des erreurs de relance, comme sur le premier but de la Minamale après huit minutes, où João Gomes fait une passe à personne, à part à Lamine, c'est très compliqué.

Quand ensuite tu refais la même chose en seconde période, que ça amène d'autres occasions, quand tu as Rafinha dans cette forme-là, avec un petit peu de chance aussi sur son premier but, une passe magnifique de Cancelo sur le troisième, le deuxième de Rafinha, c'est très compliqué. Je pense qu'ils ont considéré cette rencontre, avec neuf points en trois matchs déjà avant de venir au Camp Nou, comme un match qui comptait, bien sûr, mais comme on l'a souvent dit, qui ne compte pas non plus vraiment, ils vont se qualifier quand même, ils pourraient même finir dans le top huit, et donc ils vont beaucoup apprendre de ce qui s'est passé, encore une fois, par rapport à la pression adverse, par rapport à quelques erreurs que tu peux faire, notamment à un jeune joueur comme João Gomes qui découvre la Ligue des Champions aussi, lui qui était à Wolverhampton sur les dernières saisons, donc Suzuki, pareil dans les buts, donc ils vont beaucoup apprendre, mais c'était une soirée où, effectivement, tu as payé pour apprendre, quoi.

Intervenant 501:59:16

Bon, je ne sais pas si Edgar, tu veux rajouter un truc, mais comme tu as.

Intervenant 301:59:19

Non, non, moi, j'ai regardé d'un œil, mais j'ai vu, en tout cas, dans la presse catalane, beaucoup de satisfaction et le sentiment que le Barça a montré.

Intervenant 401:59:28

Le bon œil.

Intervenant 301:59:29

Voilà, un sentiment de hiérarchie, c'est-à-dire, nous, okay, nous, on est le Barça, ce n'est pas facile contre nous, peu importe qui vient.

Intervenant 401:59:34

Ils vont jouer le match à fond et que il n'y a pas de calcul dans la presta et qu'il n'y a pas de l'économie parce que ce n'est pas un match capitaine.

Intervenant 501:59:40

Ils ont utilisé leur joker, tu veux dire.

Intervenant 401:59:42

Exactement. Je pense qu'il y a énormément de matchs qu'il faut lire de cette façon-là dans cette phase de poule, mais comme je le dis depuis une heure, je vais arrêter de le répéter.

Intervenant 501:59:50

Pendant ce temps-là, l'Inter a gagné à Feyenoord, Daniele.

Intervenant 401:59:54

Ah bah oui, ce n'était pas le cas de l'Inter, elle n'avait pas de joker joué. C'était un moment très difficile. L'Inter, elle vient du derby perdu mal. Ça fait pas mal de matchs que l'Inter, elle se retrouve à devoir rattraper après être menée. Pas mal de fois aussi, deux-zéro et revenir deux-deux, trois-deux, etc. Et donc là, ce qu'on demandait à l'Inter, c'est que Kivu, sur lequel il était attendu, c'était rentrer sur le terrain avec la bonne attitude.

Alors qu'aujourd'hui, j'ai entendu Kivu qui disait : « Nous, on peut encore jouer les premières huit places pour se qualifier directement. Si on gagne, moi, je pensais : « Ah bon, il compte aller à Rotterdam au découp et gagner ? » Parce que Feyenoord, c'est une très bonne équipe, elle a battu bien comme, elle met toujours en difficulté les équipes italiennes. Et par contre, là, ils ont arrivé à faire un bon match, même si, il faut le dire, le résultat, il est un peu menteur, parce qu'après les un-zéro, parce qu'ils ont marqué tout de suite un but assez joli d'ailleurs de Bissek, l'Allemande, que peut-être Paulo connaissait autant des équipes des jeunes Allemands.

Avec pied gauche, on frappe en roulé, et ils lui ont demandé si c'était son meilleur but de sa carrière, il a dit que non, c'est le septième. Donc, comme s'il avait mis six bouts.

Intervenant 502:01:17

Non.

Intervenant 402:01:17

Oui, comme s'il avait mis six bouts plus beaux que.

Intervenant 202:01:19

Vous n'êtes pas capable de mettre des buts comme ça en plus, à la Turan contre la Croatie.

Intervenant 402:01:22

La fameuse phrase de Toko dans le premier match européen du PSG, qui avait mis son ciseau et qui lui avait dit : « C'est le plus beau but de votre carrière. » Et il avait répondu en rigolant : « Vous me connaissez, j'en ai quand même mis d'autres. »

Intervenant 502:01:34

Ouais, ouais. Manu m'a fait la même chose lors d'un match au Stade de France. Il a marqué une frappe de loin sous la barre. J'étais à l'époque au Ciel de Reporters, je vais le voir, je dis : « Magnifique but, Manu, vous ne devez pas marquer souvent des comme ça. » Il m'a dit : « Bah si. »

Intervenant 302:01:47

À l'entraînement.

Intervenant 202:01:50

Là, je me suis dit : « C'est un cadeau. »

Intervenant 302:01:51

Ah, c'est le but contre la Roumanie, tu parles ?

Intervenant 502:01:53

C'est ça.

Intervenant 302:01:54

Il était pas mal, non ?

Intervenant 502:01:55

Ouais, il était pas mal, ouais.

Intervenant 302:01:56

Quoi, dans le quatre-zéro ?

Intervenant 502:01:57

Un but, franchement, Manu, 25 mètres, grosse frappe sous la barre, magnifique.

Intervenant 302:02:01

Ouais. Regarde, tu vois que

Intervenant 202:02:03

il dit ça avec un air un peu haut.

Intervenant 302:02:06

Si, j'avais une bonne frappe.

Intervenant 502:02:06

Combien ? Combien de tième ? Septième ? Tu avais six des plus beaux, facile. Comme Bissek.

Intervenant 302:02:10

Je ne sais pas.

Intervenant 502:02:11

Je ne sais pas.

Intervenant 302:02:11

Bon, d'accord.

Intervenant 402:02:12

Mais donc, pour revenir à l'Inter, après ce joli but, ils ont beaucoup baissé leur niveau. Normalement, l'Inter, elle a des problèmes à défendre, elle est fragile parce qu'elle essaye d'attaquer avec beaucoup de joueurs, d'être un peu plus longue sur les terrains. Là, ils se sont baissés à dix dans la surface de réparation, ils ont souffert. Et après, ils ont eu un peu de réussite parce qu'une fois que tu as marqué le deuxième but, là, Feyenoord, ils ont commencé à croire un peu moins. Après, ils ont mis le troisième, après, c'était fini.

Mais l'Inter, elle a beaucoup de qualités. Elle a beaucoup, surtout, de manières pour faire mal aux adversaires, parce qu'elle peut te faire mal avec la tête dans la surface de réparation. Puis Esposito, il ne marquait pas depuis septembre, et là, il a mis lui aussi un but assez explicatif de son talent dans les derniers mètres. Zielinski, il a marqué un but apparemment facile, mais que je trouve, il n'y a pas beaucoup de milieux qui peuvent faire avec le pied gauche après avoir mené le ballon pour 20 ans des mètres tout droit.

Donc voilà, l'Inter, elle a beaucoup, beaucoup de possibilités, elle a beaucoup de qualités, mais elle était dans un mauvais moment. Donc cette victoire, ça lui fait vraiment du bien parce qu'on commençait à avoir des doutes sur Kivu aussi, et ils ont un match difficile ce week-end contre Com.

Intervenant 502:03:33

Un match Stuttgart-Polo qui a perdu à Galatasaray.

Intervenant 302:03:36

Pas payé.

Intervenant 502:03:37

Ouais, c'est vraiment dommage. Et à Sebastian Ehner, je pense qu'il a tout résumé. Il a dit : « Le résultat ne reflète pas le déroulement de la rencontre. » Maintenant.

Intervenant 202:03:45

Ils commencent une bonne ligne alors, ils ne vont pas gagner contre le Stuttgart.

Intervenant 502:03:47

Il y a quelque chose qui s'appelle l'efficacité au foot, c'est pour moi, c'est la seule statistique importante. Et quand tu as les occasions, il faut les mettre au fond. Et il y a eu aussi cinq minutes où Stuttgart n'était pas sur le terrain. Batracov, on a profité, le jeune de 21 ans, on a profité pour mettre un doublé. C'est vraiment une occasion ratée parce qu'il y avait théoriquement, je dis bien théoriquement sur le papier, une possibilité de finir dans le top huit. Et ça, c'est un petit peu dommage. Paulo, Daniele, Julien, merci beaucoup. On garde juste Edgar, parce qu'il faut qu'on parle évidemment du drame du joueur de Tenerife, décédé ce matin.

Merci les gars.

Intervenant 402:04:25

Merci, bonne soirée.

Intervenant 502:04:26

Bonne soirée. Oui, évidemment, c'est le drame en Espagne. Edgar, il faut que tu nous dises ce que représente ce drame, donc le décès de l'attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel. Donc suite au choc avec le gardien d'Andorre, on parle, pour ceux qui n'ont pas suivi, d'un match de D2 qui s'est déroulé ces dernières heures entre les deux équipes. Choc entre le gardien d'Andorre qui est sorti un peu en mode kamikaze sur le joueur de Tenerife, choc à la tête, et il est décédé ce matin. Alors, il y a plein d'infos qui circulent sur la prise en charge médicale après l'accident.

Évidemment, le gardien d'Andorre est totalement dévasté. Enfin bon, c'est une affaire.

Intervenant 302:05:04

Bien sûr. Il se fait insulter aussi, lui.

Intervenant 502:05:06

Oui.

Intervenant 302:05:08

Voilà, c'est une affaire qui va être sans doute... il va sûrement y avoir des suites judiciaires, évidemment, à tout ça, et tout le monde est sous le choc, quoi.

Intervenant 502:05:16

Oui, bien sûr. Alors, une enquête a été ouverte par la police espagnole, mais le procureur général de Santa Cruz de Tenerife disait que c'est quand même, il imagine, très difficile ou compliqué d'imaginer qu'il puisse y avoir des suites pénales à cette affaire pour Jesus Owuono, le gardien, puisque cette action vient dans une action de jeu. Voilà, des sorties, des mauvaises sorties comme ça. Alors, celle-là a été particulièrement violente, évidemment, mais.

Intervenant 202:05:43

La police espagnole, il ne faut pas dire que c'est banal. La sortie, elle est...

Intervenant 302:05:46

Oui, non, non, bien sûr.

Intervenant 202:05:46

Elle est celle d'un mec qui ne contrôle rien, à la limite de la débilité de faire une sortie aussi bête. Maintenant, évidemment qu'il n'a pas de préméditation, évidemment que...

Intervenant 302:05:56

Bien sûr, voilà.

Intervenant 202:05:56

Évidemment qu'il n'a pas voulu faire ça, évidemment, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Mais il y a ce soir un témoignage, ça peut paraître fou, mais j'imagine que ceux qui ont notre âge ont forcément pensé à Baptiston. Et l'équipe l'a interrogé ce soir, et il paraît que ça l'a profondément touché parce qu'il a revisionné, ça l'a ramené à ce qu'il avait vécu.

Intervenant 302:06:17

Baptiston.

Intervenant 202:06:17

Baptiston, oui, qui a parlé, qui a dit que ça lui avait procuré un sentiment effroyable parce que ça l'a ramené à ça. Et oui, c'est un terrain de foot, et tu n'imagines pas qu'un truc comme ça puisse arriver. La sortie, elle est... Oui, bah oui, c'est un jeu où les corps sont en contact. À un moment, il faut quand même un peu maîtriser les choses, quoi.

Intervenant 502:06:33

Un mort sur un terrain au foot, suite à un choc, c'est une rareté.

Intervenant 302:06:36

C'est un choc, ouais.

Intervenant 202:06:37

Parce que normalement, c'est arrivé ces derniers temps qu'on ait le mec tout seul, problème cardiaque, mais sur le contact de l'autre.

Intervenant 302:06:43

Oui, il n'y a pas d'autre joueur qui avait jamais eu un choc.

Intervenant 202:06:46

J'en avais jamais eu.

Intervenant 302:06:47

C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'est...

Intervenant 202:06:49

Non, non, mais c'est...

Intervenant 302:06:49

On a été obligés de repenser à 82.

Intervenant 502:06:51

Ouais, Edgar.

Intervenant 202:06:52

Même si les deux n'ont évidemment aucun rapport, c'est une semaine assez terrible en Espagne, parce qu'il ne faut pas oublier aussi qu'il y a eu la catastrophe de l'accident de train. Et donc, par exemple, ce soir au Metropolitano, et c'était le cas aussi à Villarreal pour le match Villarreal-PSG, il n'y a pas eu d'hymne de la Ligue des Champions. C'était le cas aussi à Barcelone, pas eu d'hymne de Ligue des Champions. Il y a eu simplement un grand hommage aux victimes, déjà, de l'accident ferroviaire et à Jesus de Miguel. Et tu sens que c'est ça qui compte le plus.

Et d'ailleurs, par exemple, pour vous illustrer ça, le journal AS vient de publier, vous savez, le soir, il publie leur une du lendemain, et les résultats de la Ligue des Champions sont en tout petit en dessous, et en grand, c'est « Repose en paix ». Voilà, c'est « Repose en paix », c'est l'hommage à Jesus de Miguel qui prône surtout le reste aujourd'hui en Espagne. Et d'ailleurs, la Fédération royale de foot espagnol a suspendu tous les matchs de Coupe du Roi et de Coupe de Rennes qui devaient avoir lieu cette semaine.

Intervenant 502:07:51

Merci Edgar, bonne soirée.

Intervenant 302:07:53

Merci.

Intervenant 502:07:54

Domastian Boucrin de retour après le match de Lens face à Caumes et Julien Cazard. Et là, toujours à distance, toujours avec les joueurs du PSG, Julien ?

Intervenant 302:07:59

Oui, bah oui, là, c'est extraordinaire.

Intervenant 202:08:01

Ça fait combien de séjours de ce matin ?

Intervenant 302:08:02

C'est un séminaire ou quoi ?

Intervenant 202:08:04

Il y en a... Oh, ça dure 15 jours. Ça dure 15 jours. Non, là, c'est le dernier soir, mais c'était assez incroyable. On a regardé tous le match ensemble, c'était merveilleux. Une ambiance de folie.

Intervenant 502:08:13

Tu as vu ta meilleure vie, là.

Intervenant 202:08:15

Ouais, c'était pas mal, c'est pas mal. Il y a quelques jours... Alors, Pastore a joué un five. C'est encore pas mal, Pastore. Autant Battne et Pylorger sont un peu dans le dur. Je ne vais pas te mentir, c'est rouillé, ça coince un peu. Mais alors, Pastore, c'est encore pas mal. Il a dit : « Moi, je ne fais plus de sport. Je ne fais plus de sport. » Je dis : « Bah, ça va quand même. » Il dit : « Oui, mais comme ça. » J'ai arrêté.

Intervenant 502:08:40

Les du Cazar, on se les dit tout de suite. Et nous, on revient demain soir. Bonne nuit à tous.

Intervenant 102:08:45

RMC, jusqu'à 00:30. L'After Foot.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.