Cet épisode de L'After Foot revient sur les matchs européens de la soirée, avec la victoire du Barça face à Villa, le succès de l'Inter à Feyenoord et la défaite de Stuttgart. Les chroniqueurs analysent les erreurs, l'efficacité devant le but et la hiérarchie affichée par les équipes.
Ils reviennent ensuite sur la mort de Jesus de Miguel, attaquant de Tenerife, décédé après un choc avec le gardien d'Andorre lors d'un match de D2. Ils évoquent l'enquête ouverte, les réactions en Espagne, les hommages rendus et la suspension des matchs de Coupe du Roi, afin de mieux comprendre le contexte sportif et émotionnel de ce drame.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Edgar Grolo, Julien Lohors
Cette transcription de l'épisode sur la mort de Jesus de Miguel a été réalisée avec le service de transcription de HappyScribe.
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RMC.
Il est minuit dix-neuf dans le retour, Daniel Riolo manie le petit. Les Drôles de Dames sont là, euh, Daniel et Manusia pour le droit avec Néron et Edgar Grolo. Julien Lohors, Barcelone-Villa : le Barça gagne face à Villa. Julien, je te laisse la parole en premier, parce que déjà, bon, Edgar était au match à l'Atlético, donc il n'a pas vu grand-chose de Barcelone.
Oui.
Mais Villa restait quand même sur une bonne série, en Ligue des champions, ils avaient le Mojo, et puis là, ben, ils ont pris 3-0.
Ouais, ils ont pris 3-0, ils ont... ils ont essayé de repartir de derrière. Ils avaient... clairement, ce que Unai Emery voulait, c'était essayer de, bah, de... d'attendre que Barça presse, et d'essayer de battre ce pressing-là, justement, et de trouver les espaces derrière avec Nico Jackson et avec Manzambi. Et, et, bah, ça n'a pas fonctionné. Ça n'a fonctionné par moments, parce qu'en première période, ils ont des moments quand même intéressants, j'ai trouvé, comme ça, dans ce... dans ce système-là, et dans ce... dans ce jeu, dans ce... dans ce plan de jeu-là. Mais quand tu fais des erreurs de relance, comme sur le premier but de la Miniamal après 8 minutes, où João Gomes fait une passe à...
à personne, à part à Lamine, c'est... c'est très compliqué. Quand ensuite tu refais la même chose en seconde période, euh, que ça amène d'autres occasions, quand tu as Rafinha dans cette forme-là, avec un petit peu de chance aussi sur son premier but, une passe magnifique de Cancelo sur le troisième, le deuxième de Rafinha, c'est très compliqué. Je pense qu'ils ont... ils ont considéré cette rencontre, avec 9 points en 3 matchs déjà avant de venir au Camp Nou, comme un match qui... qui comptait, bien sûr, mais comme on l'a souvent dit, qui ne compte pas non plus vraiment. Ils vont se qualifier quand même, ils... ils pourraient même finir dans le top 8, et donc ils vont beaucoup apprendre de ce qui s'est passé, encore une fois, par rapport à la pression adverse, par rapport à quelques erreurs que tu peux faire, notamment un jeune joueur comme João Gomes qui...
qui... qui découvre la Ligue des champions aussi, lui qui était à Wolverhampton sur les dernières saisons. Donc Suzuki, pareil dans les buts, ils vont beaucoup apprendre, mais c'était une soirée où, effectivement, tu as payé pour apprendre, quoi.
Bon, je ne sais pas si Edgar, tu veux rajouter un truc, mais comme tu regardais...
Non, non, moi j'ai... j'ai regardé d'un œil, hein, mais j'ai vu, en tout cas, dans la presse catalane, beaucoup de satisfaction, et... et le sentiment que le Barça a montré, euh...
Le volont, oui.
Voilà, un sentiment de hiérarchie. C'est-à-dire, nous, ok, nous on est le Barça, ce n'est pas facile contre nous, peu importe qui vient, et...
On a le volont à fond, et que l'on n'ait pas de calcul dans la presta, et que... et qu'il n'y a pas de l'économie, parce que ce n'est pas un match capitaine.
Ils ont utilisé leur joker, tu veux dire.
Exactement. Moi, je pense qu'il y a énormément de matchs qu'il faut lire de cette façon-là dans cette phase de poule, mais comme je le dis depuis une heure, je vais arrêter de le répéter.
Pendant ce temps-là, l'Inter a gagné à Feyenoord, Daniel.
Ah bah oui, ce n'était pas le cas de l'Inter, elle n'avait pas de joker joué. C'était un moment très difficile. L'Inter, elle vient d'un derby perdu mal. Ça fait pas mal de matchs que l'Inter, elle se retrouve à devoir rattraper après être menée. Pas mal de fois aussi, 2-0 et revenir 2-2, 3-2, etc. Et donc là, ils ont... ce qu'on demandait à l'Inter, ce que Kivu il était... sur lequel il était attendu, c'était rentrer sur le terrain avec la bonne attitude.
Alors qu'aujourd'hui, j'ai entendu Kivu qui disait : « Nous, on peut encore jouer la... les premières 8 places pour se qualifier directement. Si on gagne... » Moi, je pensais : « Ah bon, ils comptent aller à Rotterdam au découpe et gagner ? » Parce que Feyenoord, c'est une très bonne équipe, elle a battu bien comme, elle met toujours en difficulté les équipes italiennes. Et par contre, là, ils ont... ils ont arrivé à faire un bon match, même si, il faut le dire, le résultat, il est un peu menteur, parce qu'après les 1-0, parce qu'ils ont marqué tout de suite un but assez joli d'ailleurs, de Bissek, l'allemande, que peut-être Paulo connaissait autant des équipes des jeunes allemands.
Il a... avec pied gauche, en frappe enroulée, et ils lui ont demandé si c'était son meilleur but de sa carrière, il a dit que non, c'est le 7ème. Donc comme s'il avait mis 6 bouts.
Non.
Oui, comme s'il avait mis 6 bouts plus beaux que...
Vous n'êtes pas capable de mettre des buts comme ça en plus, hein. À la Surablie, contre la Croatie.
La fameuse phrase de Toko dans le premier match européen du PSG, qui avait mis son ciseau et qui lui avait dit : « Oh, c'est le plus beau but de votre carrière. » Et il avait répondu en rigolant : « Bah, vous me connaissez, j'en ai quand même mis d'autres. »
Ouais, ouais.
Manu m'a fait la même chose lors d'un match au Stade de France. Il a marqué une frappe de loin sous la barre. J'étais à l'époque jeune reporter, je vais le voir, je dis : « Magnifique but, Manu, vous ne devez pas marquer souvent des comme ça. » Il m'a dit : « Bah si. »
À l'entraînement.
Là, je me suis dit : « C'est un hito ! »
Ah, c'est le but contre la Roumanie, tu parles ?
C'est ça.
Il était pas mal, non ?
Ouais, il était pas mal, ouais.
Quoi, dans le 4-0 ?
Un but, franchement, Manu, 25 mètres, grosse frappe sous la barre, magnifique.
Ouais.
Regarde, tu vois quand il dit ça avec un air un peu haut, quand même.
Si, si, j'avais une bonne phrase.
Combien ? Combien de tième ? 7ème ? Tu avais 6 des plus beaux, facile. Comme Bissek.
Je ne sais pas, je n'en sais rien.
Bon, d'accord.
Mais donc, pour revenir à l'Inter, après ce joli but, ils ont... ils ont beaucoup baissé leur niveau. Normalement, l'Inter, elle a des problèmes à défendre, elle est fragile parce qu'elle essaye de... d'attaquer avec beaucoup de joueurs, d'être un peu plus longue sur les terrains. Là, ils se sont baissés à 10 dans la surface de réparation, ils ont souffert. Et après, ils ont eu un peu de réussite, parce qu'une fois que tu as marqué le 2ème but, bah là, Feyenoord, ils ont commencé à croire un peu moins. Après, ils ont mis le 3ème, après c'était fini.
C'était... mais l'Inter, elle a beaucoup de qualités, et elle a beaucoup, surtout, de... des manières pour faire mal aux adversaires, parce qu'elle peut faire... te faire mal avec la tête dans la surface de réparation. Puis Esposito, il ne marquait pas depuis septembre, et là, il a mis lui aussi un but assez explicatif de son talent dans les derniers mètres. Zielinski, il a marqué un but apparemment facile, mais que je trouve... il n'y a pas beaucoup de milieux qui peuvent faire avec le pied gauche après avoir mené le ballon pour 20 ans des mètres tout droit.
Donc voilà, l'Inter, elle a beaucoup, beaucoup de possibilités, elle a beaucoup de qualités, mais elle était dans un mauvais moment. Donc cette victoire, ça lui fait vraiment du bien, parce qu'on commençait à avoir des doutes sur Kivu aussi, et ils ont un match difficile ce week-end contre Com.
Un match Stuttgart-Polo qui a perdu à Galatasaray.
Pas payé, hein.
Ouais, c'est... ouais, c'est vraiment dommage. Et à Sebastian Enes, je pense qu'il a tout résumé. Il a dit : « Le résultat ne reflète pas le déroulement de la rencontre. » Maintenant.
Ils vont se battre en Ligue alors, ils ne vont pas gagner contre le Stuttgart, quoi.
Il y a quelque chose qui s'appelle l'efficacité au foot, c'est... pour moi, c'est la seule statistique importante. Et quand tu as les occasions, il faut les mettre au fond. Et il y a eu aussi 5 minutes où Stuttgart n'était pas sur le terrain. Batracof en a profité, le jeune de 21 ans en a profité pour mettre un doublé. C'est vraiment une occasion ratée, parce qu'il y avait théoriquement, je dis bien théoriquement sur le papier, une possibilité de finir dans le top 8. Et ça, c'est un petit peu dommage.
Paulo, Daniel et Julien, merci beaucoup. On garde juste Edgar, parce qu'il faut qu'on parle évidemment du drame du joueur de Tenerife, décédé ce matin. Merci les gars.
Merci, bonne soirée.
Bonne soirée. Oui, évidemment, c'est le drame en Espagne. Edgar, il faut que tu nous dises ce que représente ce drame, donc le décès de l'attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel. Donc suite au choc avec le gardien d'Andorre, on parle, pour ceux qui n'ont pas suivi, d'un match de D2 qui s'est déroulé ces dernières heures entre les deux équipes. Choc entre le gardien d'Andorre qui est sorti un peu en mode kamikaze sur le joueur de Tenerife, choc à la tête, et il est décédé ce matin. Alors il y a plein d'infos qui circulent sur la prise en charge médicale après l'accident.
Évidemment, le gardien d'Andorre est totalement dévasté. Enfin bon, c'est une affaire.
Bien sûr, il se fait insulter aussi, lui.
Oui.
Voilà, c'est une affaire qui va être sans doute... il va sûrement y avoir des suites judiciaires, évidemment, à tout ça, et tout le monde est sous le choc, quoi.
Oui, bien sûr. Alors, une enquête a été ouverte par la police espagnole, mais le procureur général de Santa Cruz de Tenerife disait que c'est quand même, il imagine, très difficile ou compliqué d'imaginer qu'il puisse y avoir des suites pénales à cette affaire pour Jesus Obueno, le gardien, puisque cette action vient, bah, dans une action de jeu. Voilà, des sorties, des mauvaises sorties comme ça. Alors celle-là a été particulièrement violente, évidemment, mais.
Mais en tout cas, en Espagne, il ne faut pas dire que c'est banal. La sortie, elle est... elle est sortie.
Oui, non, non, bien sûr.
Elle est celle d'un... d'un... vraiment, d'un mec qui ne contrôle rien, à la limite de la débilité, de faire une sortie aussi bête. Maintenant, évidemment qu'il n'a pas de préméditation, évidemment que.
Bien sûr, voilà.
Évidemment qu'il n'a pas voulu faire ça, évidemment, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Mais enfin, il y a ce soir un témoignage, enfin, ça peut paraître fou, mais j'imagine que ceux qui ont notre âge ont forcément pensé à Baptiston.
Ouais, ouais.
Et l'équipe l'a interrogé ce soir, et il paraît que ça l'a profondément touché, parce qu'il a revisionné, ça l'a ramené à ce qu'il avait vécu.
Par l'action ?
Baptiston, oui, qui a parlé, qui a dit que ça lui procure un sentiment effroyable, parce que ça l'a ramené à ça. Et oui, c'est un terrain de foot, et tu n'imagines pas qu'un truc comme ça puisse arriver. Et la sortie, elle est... oui, bah oui, c'est un jeu où les corps sont en contact, il faut... à un moment, il faut quand même un peu maîtriser les choses, quoi.
Un mort sur un terrain au foot, c'est un choc, c'est une rareté.
C'est un choc, ouais, c'est rare. Parce que normalement, tu as le mec... c'est arrivé ces derniers temps qu'on ait le mec tout seul, problème cardiaque, mais sur le contact, il n'y a pas d'autre joueur qui avait jamais été.
Moi, je crois qu'il n'y a jamais eu de choc.
J'en avais jamais eu.
Mais c'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'est...
Non, non, mais c'est...
On a été obligés de repenser à 82, parce que c'est...
Ouais, Edgar.
Même si les deux n'ont évidemment aucun rapport, c'est une semaine assez... assez terrible en Espagne, parce qu'il ne faut pas oublier aussi qu'il y a eu.
Bah, il y a eu le projet de la catastrophe de l'accident de... de train. Et donc, par exemple, ce soir au Metropolitano, et c'était le cas aussi à Villarreal pour le match Villarreal-PSG, il n'y a pas eu d'hymne de la Ligue des champions. C'était le cas aussi à Barcelone, pas eu d'hymne de Ligue des champions. Il y a eu simplement un grand hommage aux victimes, déjà, de l'accident ferroviaire et à Jesus de Miguel. Et tu sens que c'est ça qui compte le plus. Et d'ailleurs, par exemple, pour vous illustrer ça, le journal AS vient de publier, vous savez, le soir, ils publient leur une du lendemain, et les résultats de la Ligue des champions sont en tout petit en dessous, et en grand, c'est « Repose en paix ».
Voilà, c'est « Repose en paix », c'est l'hommage à Jesus de Miguel qui prône surtout le reste aujourd'hui en Espagne. Et d'ailleurs, la Fédération royale de foot espagnol a suspendu tous les matchs de Coupe du Roi et de Coupe de la Reine qui devaient avoir lieu cette semaine.
Merci Edgar, bonne soirée.
Merci.
Domastian, on sera de retour après le match de Lens face à Caumes, et Julien Cazard est là, toujours à distance, toujours avec les joueurs du PSG, Julien ?
Oui, bah oui, là, c'est extraordinaire.
Mais c'est combien de séjours de séminaire ou quoi ?
Il y en a... oh, ça dure 15 jours. Ça dure 15 jours. Non, là, c'est le dernier soir, mais c'était assez incroyable, on a regardé tous le match ensemble, c'était merveilleux, une ambiance de folie.
Ah, tu as vu ta meilleure vie, là.
Ouais, c'était pas mal, c'est pas mal. Il y a quelques jours... alors, Pastore a joué un five, c'est encore pas mal, Pastore.
D'accord.
Autant Battet et puis Lorget sont un peu dans le dur. Je ne vais pas te mentir, c'est rouillé, ça coince un peu, mais alors, Pastore, c'est encore pas mal. Il a dit : « Moi, je ne fais plus de sport, je ne fais plus de sport. » Je dis : « Bah, ça va quand même. » Il dit : « Oui, mais comme ça, j'ai arrêté. »
Manu de Cazard, on se laisse tout de suite.
Et nous, on revient demain soir. Bonne nuit à tous.
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Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.