Transcription de Lille ramène un point de Bodo/Glimt, peut-on encore croire à une qualification ? Mission impossible pour Ancelotti ? – 03/11

13:21 19 min de lecture 3 vues Publié il y a 5 jours

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Résumé de l'épisode

Dans cet épisode de L'After Foot, les chroniqueurs analysent le nul de Lille face à Bodo/Glimt en Ligue des Champions et se demandent si le club peut encore se qualifier avec un seul point après quatre journées. Le débat porte sur l'effectif lillois, les absences, le recrutement et le choix stratégique de vendre plutôt que de dépenser.

Ils discutent aussi de l'intérêt du public pour la compétition et de la valeur du football norvégien, avec l'intervention d'un auditeur installé en Norvège. Les participants évaluent enfin les performances individuelles et la confiance affichée par l'entraîneur lillois.

Les auditeurs découvrent ainsi les arguments des uns et des autres, présentés comme des opinions.

Dans cet épisode Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre

La transcription de cet épisode sur la qualification de Lille après le nul face à Bodo/Glimt a été réalisée grâce à la technologie de l'assistant de réunion IA de HappyScribe.

Intervenant 100:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC. RMC jusqu'à minuit trente, L'After Foot.

Intervenant 100:00:08

Gilbert Bribois.

Intervenant 300:00:10

Il est 23 h 37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riaulo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo/Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, ça peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après 4 journées. Alors bon, mathématiquement—

Intervenant 400:00:30

Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que—

Intervenant 300:00:33

On sait qu'il faut 9-10 points pour se qualifier.

Intervenant 400:00:35

Et ils vont les prendre—

Intervenant 300:00:36

Tu as vu la suite ?

Intervenant 400:00:38

Ils vont les prendre pour les points.

Intervenant 300:00:38

Voilà, c'est ça.

Intervenant 400:00:38

Il y a Bayern, ils jouent Bayern à Munich. À Lille, non ?

Intervenant 300:00:41

C'est le prochain match ?

Intervenant 400:00:42

Il me semble que c'est à Lille. Ben oui, c'est à Lille, si c'est—

Intervenant 300:00:44

C'est à Lille contre le Bayern.

Intervenant 400:00:45

Prochain match, Lille-Bayern.

Intervenant 300:00:46

Voilà.

Intervenant 400:00:46

Bon.

Intervenant 300:00:47

OK.

Intervenant 400:00:47

Tu lui dis quoi ? 1 point ? 0 point ?

Intervenant 300:00:49

0.

Intervenant 400:00:49

1 point, ce serait un miracle.

Intervenant 300:00:50

Non.

Intervenant 400:00:51

Pardon, pardon, l'idée de 0, quand même.

Intervenant 300:00:52

Après, ils jouent à Stuttgart.

Intervenant 400:00:53

Oui, 0, ce serait une surprise.

Intervenant 300:00:54

Il faut faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 400:00:55

Je te garde ta perdue, ce soir, à Calatagunc.

Intervenant 300:00:56

Tu peux faire un miracle à Stuttgart, tu ne fais pas un miracle à Bodo/Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.

Intervenant 400:00:59

Tu peux faire un synthétique à Stuttgart.

Intervenant 300:01:01

Tu n'es pas au Cercle Polaire, tu es—

Intervenant 400:01:03

On a quand même eu un tas de clichés sur ce match à Bodo/Glimt.

Intervenant 300:01:05

C'est mon décisif, Jean-Louis, tu as raison.

Intervenant 400:01:07

Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava, bon, là c'est 3 points.

Intervenant 300:01:09

Ah, 3 points. Allez, 3 points, là je les signe, allez, c'est bon. Après—

Intervenant 400:01:11

Pour combien ?

Intervenant 300:01:11

Et après, ils finissent à la Roma.

Intervenant 400:01:13

Il faut 9, minimum.

Intervenant 300:01:14

Jamais de la vie tu arrives à 9.

Intervenant 400:01:15

La Roma qui vient de lâcher 3 points, là.

Intervenant 300:01:17

Jamais tu arrives à 9, hein.

Intervenant 400:01:18

Oui, c'est compliqué d'arriver à 9, oui.

Intervenant 300:01:19

Non, je ne vois pas comment tu fais 9, là.

Intervenant 400:01:21

Bon. Ben, c'est dommage, parce que dans tes 3 points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.

Intervenant 300:01:25

Ah oui, je trouve que c'est pas mal.

Intervenant 400:01:26

Dans mon match, on était d'accord tous les deux.

Intervenant 300:01:27

On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Eitan Mbappé suspendu, Bent Haleb au milieu de terrain qui était le meilleur joueur, donc—

Intervenant 400:01:38

En plus, 0-0, et tu as fait un bon match.

Intervenant 300:01:39

Ah ouais, ouais. Ah ben, ils ont fait un bon match, c'est le constat.

Intervenant 400:01:42

Ouais, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire, mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.

Intervenant 300:01:49

Non, non, non. Ah, je n'ai pas dit que c'était monstrueux.

Intervenant 400:01:50

Ils exagèrent.

Intervenant 300:01:51

Ils jouent le bon match, alors.

Intervenant 400:01:52

Globalement.

Intervenant 300:01:53

Le match, tu vois, ils font un bon match.

Intervenant 400:01:54

Avec les arguments qu'il vient de te dire.

Intervenant 300:01:56

Excuse-moi, avec une équipe avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, enfin, je ne pensais même pas qu'ils prendraient 1 point là-bas.

Intervenant 400:02:05

Ben, après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.

Intervenant 300:02:09

Ouais.

Intervenant 400:02:09

Malgré tout, il n'y a que 2 tiers-cadrés de Lille, hein.

Intervenant 300:02:10

Tu as envie de dire—

Intervenant 400:02:11

Non, non, mais j'ai—

Intervenant 300:02:12

Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?

Intervenant 400:02:13

Ben, il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. Ah, c'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.

Intervenant 300:02:21

Lens, c'est la première—

Intervenant 400:02:22

Ben, exactement, donc—

Intervenant 300:02:23

Prestation collective.

Intervenant 400:02:24

En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents, donc il y a peut-être un—

Intervenant 300:02:29

Et par contre, moi, je suis d'accord—

Intervenant 400:02:31

Les cartes, ils sont redistribuées à l'heure actuelle ?

Intervenant 300:02:33

Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose, donc je le disais il y a quelques jours, selon moi, hein, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain, entre le vestiaire et Davide Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André, quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal—

Intervenant 400:02:45

Il a un peu arrêté de faire la gueule.

Intervenant 300:02:47

Ben voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout », donc c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct, donc je pense que sur 2-3 aspects, il s'est passé quelque chose.

Intervenant 400:03:00

Il y a eu souvenir sur ses déclins après match.

Intervenant 300:03:01

Mais par contre, par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.

Intervenant 400:03:17

Ouais, qui ne joue jamais.

Intervenant 300:03:18

Il ne joue jamais. Soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos, Thiago Santos pas là, le remplaçant pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais—

Intervenant 400:03:32

Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo/Glimt, quand même.

Intervenant 300:03:35

Ouais, tu as vu, qui regarde ?

Intervenant 400:03:36

Non, non, mais en tout cas, oui. Mais voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal, mais il faut lui laisser du temps, tu vois.

Intervenant 300:03:40

Comme c'est un gars du Nord, il a joué.

Intervenant 400:03:41

Il a joué Bodo/Glimt, Jean-Louis.

Intervenant 300:03:42

Ben si, s'il y a des recrutements qui sont des échecs, excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.

Intervenant 400:03:48

Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique, de la part de l'OL. C'est : tu vends—

Intervenant 300:03:53

De Lille ?

Intervenant 400:03:53

De LOSC, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.

Intervenant 300:03:57

Ouais.

Intervenant 400:03:57

Bon, ok.

Intervenant 300:03:59

Donc tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poule, et puis quand bien même tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poule, on sait pourquoi tu joues cette compétition-là. Mais en fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui moi me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo/Glimt, et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »

Intervenant 400:04:19

Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.

Intervenant 300:04:20

Ouais, ok, bon, ben écoute, ok. Si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends et tout.

Intervenant 400:04:23

Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.

Intervenant 300:04:24

Moi, je ne mange pas de ça, moi, ça ne m'intéresse pas, en fait.

Intervenant 400:04:26

Non, mais donc qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions, en fait ?

Intervenant 300:04:28

Mais c'est pour ça que je te le dis.

Intervenant 400:04:29

Mais oui, mais—

Intervenant 300:04:29

C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire : « On va pas la réformer, nous ! »

Intervenant 400:04:31

Mais c'est une hypocrisie !

Intervenant 300:04:32

Mais arrêtez de croire que c'est intéressant ! Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens !

Intervenant 400:04:36

Mais je ne dis pas que c'est intéressant.

Intervenant 300:04:37

Mais c'est du mensonge !

Intervenant 400:04:38

On débriefe un match.

Intervenant 300:04:39

Non, pardon.

Intervenant 400:04:39

Mais tu débriefes un match, tu ne le comptes pas, en fait.

Intervenant 300:04:41

Tu ne peux pas me traiter de menteur, tu vois ?

Intervenant 400:04:42

En fait, c'est comme ça, tu débriefes du virtuel.

Intervenant 300:04:43

Mais non, mais je—

Intervenant 400:04:44

Tu comprends ? Tu décryptes un match, le jeu vidéo, avec lui et moi qui jouons, ce serait plus intéressant.

Intervenant 300:04:48

J'analyse le match qu'on a vu, Daniel.

Intervenant 400:04:50

Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ?

Intervenant 300:04:52

Non, mais—

Intervenant 400:04:53

Donc sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.

Intervenant 300:04:59

Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi ? Dans 2 jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM, qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?

Intervenant 400:05:09

Non, mais là, il n'y a rien à inventer.

Intervenant 300:05:11

Il y aura un match à débriefer, on le débriefera.

Intervenant 400:05:13

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 300:05:14

S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira, s'il y a des joueurs moins bons, on le dira.

Intervenant 400:05:16

Il y aura un match à débriefer.

Intervenant 300:05:17

Ben oui.

Intervenant 400:05:17

Mais imagine, ils prennent 1 point, ou ils gagnent là-bas, on ne sait jamais.

Intervenant 300:05:21

Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé dessus.

Intervenant 400:05:23

Mais parce qu'en fait, ça m'énerve, cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.

Intervenant 300:05:27

Ben oui, mais ne t'en prends pas à moi, je ne comprends pas, moi, je débriefe un match.

Intervenant 400:05:30

Non, en fait, mais je ne comprends pas toi, je ne veux pas qu'on survende le truc.

Intervenant 300:05:33

Mais je ne survends pas.

Intervenant 400:05:34

L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.

Intervenant 300:05:36

Oui.

Intervenant 400:05:37

Donc on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.

Intervenant 300:05:39

Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant, je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.

Intervenant 400:05:44

Mais ce n'est pas l'extrême.

Intervenant 300:05:45

En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que tu vois que les records d'audience, s'il te plaît, que les records d'audience, ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe qu'Anne-L, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs déséquilibrés, eh ben, il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc ça, c'est incontestable. Clément est là.

Clément00:06:12

Ouais, si on continue encore 2 ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.

Intervenant 400:06:15

Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut Clément.

Clément00:06:18

Bonsoir, bonsoir à tous.

Intervenant 400:06:20

Clément, tu étais au—

Clément00:06:21

Bonsoir.

Intervenant 400:06:21

Non, tu n'étais pas au match.

Clément00:06:23

Non, je n'étais pas au match, non, je vis très loin de— je vis très loin de Bodo, ouais.

Intervenant 400:06:25

Ah, tu es où ?

Clément00:06:27

Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte, ouais.

Intervenant 300:06:31

Ah, je vois très bien, c'est—

Intervenant 400:06:32

Ouais, j'ai bien—

Intervenant 300:06:33

Ah, je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.

Intervenant 400:06:35

Tu n'as pas fait un truc sympa ?

Clément00:06:36

Non, non, non. Alors, je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît. Mais oui, non, je vis dans cette petite ville, ouais.

Intervenant 300:06:52

Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?

Intervenant 400:06:55

Il fait ce qu'il veut, non ? Non, mais—

Intervenant 300:06:57

Il a un truc de gens manu, en fait.

Intervenant 400:06:59

Non, mais sérieusement.

Clément00:07:00

C'est vrai, le spot s'intéresse, ouais.

Intervenant 400:07:02

Ben oui.

Clément00:07:02

Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants, en Norvège.

Intervenant 400:07:05

Justement, je veux savoir pourquoi il est—

Intervenant 300:07:07

Je veux savoir pourquoi il est là.

Intervenant 400:07:08

C'est quand même insolite.

Intervenant 300:07:09

Eh, laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vit en Norvège.

Intervenant 400:07:13

Si je peux juste te poser la question : pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants, tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat, c'est abusé ?

Intervenant 300:07:19

Mais il n'y a pas de bossé, c'est juste horrible.

Intervenant 400:07:21

Vous voyez ce qu'il faisait, Manu ?

Intervenant 300:07:22

Existe cette mission, en fait.

Intervenant 400:07:23

Et la phrase qu'on mettrait dessus, c'est : « Qu'est-ce que tu fous là-bas ? »

Intervenant 300:07:25

Mais c'est la question !

Intervenant 400:07:26

Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.

Intervenant 300:07:31

Ben ouais. Ben ouais.

Intervenant 400:07:32

On est arrivés, on ne sait pas ce qu'il fait.

Intervenant 300:07:33

Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.

Intervenant 400:07:35

Clément, donc ta réponse, oui.

Intervenant 300:07:37

Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?

Clément00:07:39

Alors, je suis cuisinier de métier, ça fait 11 ans que je vis ici.

Intervenant 400:07:42

Ah voilà.

Clément00:07:43

Mais là, je fais— j'ai repris mes études il y a quelques années, j'avais 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une— je fais une licence en logistique environnementale et durable.

Intervenant 400:07:51

En terminale table ?

Clément00:07:52

Bravo.

Intervenant 400:07:53

Terminale de quoi ?

Clément00:07:53

Non, je suis en dernière année de licence.

Intervenant 400:07:55

Tu étais au collège ?

Intervenant 300:07:56

Belle reconversion.

Intervenant 400:07:57

Et là, maintenant, tu es en terminale.

Intervenant 300:07:59

Mais non, il a repris ses études.

Intervenant 400:08:01

Il a repris mes études.

Intervenant 300:08:02

En terminale de— dans tes études, c'est ça ?

Intervenant 400:08:03

Bon, alors, Bodo/Glimt, c'est un Lille-Bodo/Glimt habituel, toi ?

Clément00:08:07

Alors non. Alors, il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être— j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo/Glimt, ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo/Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo/Glimt. Et quand une équipe comme Bodo/Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.

Intervenant 400:08:39

C'est terrible, en fait.

Intervenant 300:08:41

Ben oui, mais ça—

Intervenant 400:08:41

C'est terrible.

Intervenant 300:08:43

Mais attendez, vous avez eu les noms des— quand même— du 11 lillois, des joueurs qui sont là ?

Intervenant 400:08:47

Mais on s'en fout.

Intervenant 300:08:47

C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?

Intervenant 400:08:50

Mais on s'était—

Intervenant 300:08:51

Oui, mais c'est—

Intervenant 400:08:52

Mais c'est de—

Intervenant 300:08:52

Non mais—

Intervenant 400:08:53

Non mais tu vois même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.

Intervenant 300:08:55

Mais alors c'est de leur faute, c'est de leur faute.

Intervenant 400:08:58

Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.

Intervenant 300:08:59

Si Lille n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien ils se contentent d'un 0-0 à Bodo/Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »

Intervenant 400:09:09

Est-ce qu'ils ont fait un bon match ?

Intervenant 300:09:09

Ah ben si. Ça fait 2 bons matchs de suite, il se passe quelque chose, c'est aussi simple.

Intervenant 400:09:13

Ah ben alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.

Intervenant 300:09:14

Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas, hein.

Intervenant 400:09:17

Ouais.

Intervenant 300:09:17

Ouais.

Intervenant 400:09:18

1-0.

Intervenant 300:09:18

C'était aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas.

Intervenant 400:09:22

Bon, ben Clément, merci pour cet instant norvégien.

Intervenant 300:09:25

Tu vas rester là-bas longtemps ou c'est en mission passagère ?

Clément00:09:28

Non, non, non, non. Je vis ici. Je vis en Norvège et j'y reste.

Intervenant 400:09:32

Tiens, Daniel, si vous êtes intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été, pour les aurores boréales, tu lui conseilles ?

Clément00:09:38

Il n'y a pas d'aurores boréales l'été.

Intervenant 300:09:41

Mais non, Gilbert, bravo.

Intervenant 400:09:42

Il faut qu'il fasse tout.

Intervenant 300:09:44

Tu nous feras un podcast là-dessus, une petite vidéo, d'accord ?

Intervenant 400:09:47

Merci Gilbert d'avoir organisé mes vacances. Ben pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller alors.

Clément00:09:52

Mais je voudrais juste— si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.

Intervenant 400:10:02

Ah bon ?

Clément00:10:02

En disant que—

Intervenant 400:10:03

Pourtant c'est un spécialiste.

Clément00:10:05

Ben exactement, on l'entend bien. Non, où il explique donc que voilà, que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Je vais simplement, très rapidement, Bodo/Glimt a actuellement 4 points, ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma, ils sont devant Lille-Villars Arena et Feyenoord. Donc ce n'est pas— même s'il y aura un match ce soir, ce n'est pas non plus une équipe de force.

Intervenant 400:10:30

Mais Clément, Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays, je crois que c'est quoi, 4-5 millions d'habitants. Quand on a vu ce que la Norvège a fait à la Coupe du Monde, le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès—

Intervenant 300:10:45

Les supporters ?

Intervenant 400:10:45

Leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez. Vous avez 2 joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.

Intervenant 300:10:51

Ce qu'a fait Bodo/Glimt l'année dernière aussi.

Intervenant 400:10:52

Ce qu'a fait Bodo/Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poule. Personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que tu vois maintenant.

Intervenant 300:11:01

Sauf Vincent Mosquette, non.

Intervenant 400:11:02

Non mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français, et les—

Intervenant 300:11:10

Pas chez Vincent Mosquette, non.

Intervenant 400:11:11

Les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça, je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.

Intervenant 300:11:18

Mais je vous remercie, Clément.

Intervenant 400:11:18

Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.

Intervenant 300:11:23

Sur le football norvégien.

Intervenant 400:11:24

Tu vois, c'est— voilà, il a dû faire une vanne, il a dû— bon, voilà.

Intervenant 300:11:27

Écoutez David Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.

Clément00:11:30

Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eue la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile, qu'on n'a pas réussi à prendre des points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant, parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitude dans le jeu, dans la confiance, et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.

Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.

Intervenant 300:12:05

Voilà, il confirme ce qu'on dit : plus de certitude, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.

Intervenant 400:12:09

Et il y croit encore, malgré le malentendu.

Intervenant 300:12:10

Il a vu le calendrier sur le match ce soir.

Intervenant 400:12:11

On finit par une petite évaluation. Il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?

Intervenant 300:12:14

Ben écoute, moi, j'aime bien— j'ai envie de revoir qui regarde au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Ben Taleb. Mais pour le coup, match pas mal. Je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout. Donc il mérite d'être revu au milieu de terrain.

Intervenant 400:12:32

Ben quoi ?

Intervenant 300:12:33

Le Bakwa actif.

Intervenant 400:12:34

Ouais, mais j'ai l'impression que je ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.

Intervenant 300:12:37

Ouais, ouais, c'est vrai.

Intervenant 400:12:37

Parce que depuis le début de saison, c'est ça.

Clément00:12:39

J'ai vu quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.

Intervenant 400:12:41

Il ne jouait pas, le pauvre.

Intervenant 300:12:42

Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis 2 ans.

Intervenant 400:12:46

Il faut rester. Il y a mille expressions.

Intervenant 300:12:48

Oui, mais ils n'ont pas envie.

Intervenant 400:12:49

Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?

Intervenant 300:12:53

Ben, il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus, hein.

Intervenant 400:12:55

Ah, il fait 2-3 arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement.

Intervenant 300:12:58

Ben là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison, Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était douteux.

Intervenant 400:13:02

Bien sûr, tu as raison.

Intervenant 300:13:03

Voilà.

Intervenant 400:13:04

On dirait que c'est son frère.

Intervenant 300:13:05

Ben oui.

Intervenant 400:13:05

Non mais, Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs, tu as l'impression que c'est—

Intervenant 300:13:09

Enfin, toi qui étais gardien de but, ouais.

Intervenant 400:13:10

Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps, c'est-à-dire qu'il sort plus clairement.

Intervenant 300:13:13

Oui, moi, je dis plus Auxerre que—

Intervenant 400:13:14

Il fait des prises de balles bizarres, bon.

Intervenant 300:13:16

Peut-être que c'est surtout par hasard, surtout gardien.

Intervenant 400:13:18

Excellent.

Intervenant 300:13:19

C'est bon, c'est pas mal, ça quand même.

Intervenant 400:13:20

C'est bien.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.