Dans cet épisode de L'After Foot, les chroniqueurs analysent le nul de Lille face à Bodo/Glimt en Ligue des Champions et se demandent si le club peut encore se qualifier avec un seul point après quatre journées. Le débat porte sur l'effectif lillois, les absences, le recrutement et le choix stratégique de vendre plutôt que de dépenser.
Ils discutent aussi de l'intérêt du public pour la compétition et de la valeur du football norvégien, avec l'intervention d'un auditeur installé en Norvège. Les participants évaluent enfin les performances individuelles et la confiance affichée par l'entraîneur lillois.
Les auditeurs découvrent ainsi les arguments des uns et des autres, présentés comme des opinions.
Dans cet épisode Daniel Riolo, Jean-Louis Tourre
La transcription de cet épisode sur la qualification de Lille après le nul face à Bodo/Glimt a été réalisée grâce à la technologie de l'assistant de réunion IA de HappyScribe.
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Vous écoutez.
RMC. RMC jusqu'à minuit trente, L'After Foot.
Gilbert Bribois.
Il est 23 h 37, Emmanuel Petit est là, Daniel Riaulo, Jean-Louis Tour, après avoir débattu de la magnifique victoire du PSG 6-0. Parlons maintenant de Lille, qui jouait donc sur le synthétique de Bodo/Glimt 0-0. Dans ce match, malheureusement, on l'a dit, ça peut-être que ça peut ne pas suffire, puisque Lille n'a qu'un seul point après 4 journées. Alors bon, mathématiquement—
Peut-être, je ne sais pas comment on sort, parce que—
On sait qu'il faut 9-10 points pour se qualifier.
Et ils vont les prendre—
Tu as vu la suite ?
Ils vont les prendre pour les points.
Voilà, c'est ça.
Il y a Bayern, ils jouent Bayern à Munich. À Lille, non ?
C'est le prochain match ?
Il me semble que c'est à Lille. Ben oui, c'est à Lille, si c'est—
C'est à Lille contre le Bayern.
Prochain match, Lille-Bayern.
Voilà.
Bon.
OK.
Tu lui dis quoi ? 1 point ? 0 point ?
0.
1 point, ce serait un miracle.
Non.
Pardon, pardon, l'idée de 0, quand même.
Après, ils jouent à Stuttgart.
Oui, 0, ce serait une surprise.
Il faut faire un miracle à Stuttgart.
Je te garde ta perdue, ce soir, à Calatagunc.
Tu peux faire un miracle à Stuttgart, tu ne fais pas un miracle à Bodo/Glimt, tu vas faire un miracle à Stuttgart.
Tu peux faire un synthétique à Stuttgart.
Tu n'es pas au Cercle Polaire, tu es—
On a quand même eu un tas de clichés sur ce match à Bodo/Glimt.
C'est mon décisif, Jean-Louis, tu as raison.
Après, ils reçoivent le Slovan Bratislava, bon, là c'est 3 points.
Ah, 3 points. Allez, 3 points, là je les signe, allez, c'est bon. Après—
Pour combien ?
Et après, ils finissent à la Roma.
Il faut 9, minimum.
Jamais de la vie tu arrives à 9.
La Roma qui vient de lâcher 3 points, là.
Jamais tu arrives à 9, hein.
Oui, c'est compliqué d'arriver à 9, oui.
Non, je ne vois pas comment tu fais 9, là.
Bon. Ben, c'est dommage, parce que dans tes 3 points, Jean-Louis, tu disais que c'était pas mal.
Ah oui, je trouve que c'est pas mal.
Dans mon match, on était d'accord tous les deux.
On était d'accord, parce qu'en plus, c'est quand même une équipe particulièrement remaniée, entre les absents, les suspendus, donc Eitan Mbappé suspendu, Bent Haleb au milieu de terrain qui était le meilleur joueur, donc—
En plus, 0-0, et tu as fait un bon match.
Ah ouais, ouais. Ah ben, ils ont fait un bon match, c'est le constat.
Ouais, j'ai surtout vu qu'à un moment, effectivement, ils doivent au moins bénéficier du penalty, ce qui leur aurait permis d'arracher la victoire, mais enfin, en nombre de cases, tu ne vas pas me dire que c'était monstrueux.
Non, non, non. Ah, je n'ai pas dit que c'était monstrueux.
Ils exagèrent.
Ils jouent le bon match, alors.
Globalement.
Le match, tu vois, ils font un bon match.
Avec les arguments qu'il vient de te dire.
Excuse-moi, avec une équipe avec Kosciéwer donc, Nyandzu, N'Goy arrière droit, Pierre-Gaard au milieu de terrain, enfin, je ne pensais même pas qu'ils prendraient 1 point là-bas.
Ben, après le bon match qu'ils ont fait contre Lens, sincèrement.
Ouais.
Malgré tout, il n'y a que 2 tiers-cadrés de Lille, hein.
Tu as envie de dire—
Non, non, mais j'ai—
Tu as envie de dire qu'il se passe quelque chose à Lille ?
Ben, il faut capitaliser sur ça, parce que je me dis, depuis le début de saison, je n'ai pas vu de grosse production collective, en fait. Ah, c'est vrai qu'il reste beaucoup de travail à faire.
Lens, c'est la première—
Ben, exactement, donc—
Prestation collective.
En plus, avec, encore une fois, des titulaires qui n'étaient pas présents, donc il y a peut-être un—
Et par contre, moi, je suis d'accord—
Les cartes, ils sont redistribuées à l'heure actuelle ?
Moi, je pense que là, il s'est passé quelque chose, donc je le disais il y a quelques jours, selon moi, hein, je n'ai pas d'infos, mais ça se voit sur le terrain, entre le vestiaire et Davide Ancelotti. Notamment, je trouve qu'il y a un bon indicateur, c'est Benjamin André, quand on se rappelle des déclins qu'il avait faits après Arsenal—
Il a un peu arrêté de faire la gueule.
Ben voilà. Après Arsenal, il avait fait des déclins en disant : « On aurait quand même pu jouer un peu plus et tout », donc c'était clairement un tir envers son entraîneur. Là, contre Lens, c'est le grand Benjamin André qui est de retour. Là, encore une fois, il fait un match très correct, donc je pense que sur 2-3 aspects, il s'est passé quelque chose.
Il y a eu souvenir sur ses déclins après match.
Mais par contre, par contre, le problème de Lille, c'est que donc, là, ils ont fait le maximum qu'ils pouvaient faire, mais leur maximum, il n'est pas très haut. Et c'est dû aussi à un truc, c'est que donc ils ont beaucoup d'absents, mais aussi le recrutement, il est léger. Ils ont quand même mis 10 millions sur Bachar Onal, qui devait être un milieu offensif.
Ouais, qui ne joue jamais.
Il ne joue jamais. Soit blessé, là, il n'était même pas dans le groupe. Au poste d'arrière droit, ils étaient censés avoir recruté un remplaçant à Thiago Santos, Thiago Santos pas là, le remplaçant pas là non plus. Il y a des joueurs qui sont jeunes, qui vont devoir prendre du temps pour être au meilleur niveau, mais—
Tu ne vas pas te plaindre de l'effectif quand tu joues Bodo/Glimt, quand même.
Ouais, tu as vu, qui regarde ?
Non, non, mais en tout cas, oui. Mais voilà, qui regarde, ça a l'air pas mal, mais il faut lui laisser du temps, tu vois.
Comme c'est un gars du Nord, il a joué.
Il a joué Bodo/Glimt, Jean-Louis.
Ben si, s'il y a des recrutements qui sont des échecs, excuse-moi, c'est dans ce genre de match que ça peut aider.
Il y a un choix, on en avait parlé au début de la saison, il y a un choix qui est stratégique, de la part de l'OL. C'est : tu vends—
De Lille ?
De LOSC, pardon. Tu vends, tu rentres l'oseille, mais tu ne dépenses pas.
Ouais.
Bon, ok.
Donc tu sais très bien qu'après, en Ligue des Champions, à part si tu as vraiment un tirage favorable, tu ne sortiras pas de la phase de poule, et puis quand bien même tu n'en as pas grand-chose à faire de sortir de la phase de poule, on sait pourquoi tu joues cette compétition-là. Mais en fait, tu vois, c'est toutes ces hypocrisies-là qui moi me fatiguent, en fait. C'est tout ce truc-là. Puis après, tu joues Bodo/Glimt, et tu dis : « Oh, on a fait un match correct, on a fait 0-0. »
Ouais, ils ont fait un bon match, ouais.
Ouais, ok, bon, ben écoute, ok. Si tu as envie de vendre cette soupe-là aux supporters, tu la vends et tout.
Ce n'est pas une soupe, c'est un constat sur le match.
Moi, je ne mange pas de ça, moi, ça ne m'intéresse pas, en fait.
Non, mais donc qu'est-ce qu'on fait sur les soirées de Ligue des Champions, en fait ?
Mais c'est pour ça que je te le dis.
Mais oui, mais—
C'est pour ça que je n'arrête pas de te dire : « On va pas la réformer, nous ! »
Mais c'est une hypocrisie !
Mais arrêtez de croire que c'est intéressant ! Arrêtez de vendre de l'intérêt, arrêtez de mentir aux gens !
Mais je ne dis pas que c'est intéressant.
Mais c'est du mensonge !
On débriefe un match.
Non, pardon.
Mais tu débriefes un match, tu ne le comptes pas, en fait.
Tu ne peux pas me traiter de menteur, tu vois ?
En fait, c'est comme ça, tu débriefes du virtuel.
Mais non, mais je—
Tu comprends ? Tu décryptes un match, le jeu vidéo, avec lui et moi qui jouons, ce serait plus intéressant.
J'analyse le match qu'on a vu, Daniel.
Et si on n'est pas là pour ça, qu'est-ce qu'on fait des soirées de Ligue des Champions ?
Non, mais—
Donc sur chaque équipe, on dit qu'ils s'en foutent de la Coupe d'Europe, qu'ils sont là pour le championnat, et que l'important, c'est en février-mars.
Ce n'est pas de ma faute à moi, ça. On est quel jour ? On est mardi ? Dans 2 jours, on va parler de Bayer Leverkusen, l'OM, qu'est-ce qu'on va aller encore inventer ? Dis-le-moi, qu'est-ce qu'on va inventer ?
Non, mais là, il n'y a rien à inventer.
Il y aura un match à débriefer, on le débriefera.
Il y aura un match à débriefer.
S'il y a des joueurs qui sont bons, on le dira, s'il y a des joueurs moins bons, on le dira.
Il y aura un match à débriefer.
Ben oui.
Mais imagine, ils prennent 1 point, ou ils gagnent là-bas, on ne sait jamais.
Mais non, mais je ne comprends pas pourquoi tu es aussi fermé dessus.
Mais parce qu'en fait, ça m'énerve, cette situation qu'on a dans notre football finit par m'énerver.
Ben oui, mais ne t'en prends pas à moi, je ne comprends pas, moi, je débriefe un match.
Non, en fait, mais je ne comprends pas toi, je ne veux pas qu'on survende le truc.
Mais je ne survends pas.
L'OM, l'Europa League, c'est fini, c'est signé, c'est mort.
Oui.
Donc on arrête de faire croire aux gens que c'est intéressant.
Oui, mais ils vont jouer le match à fond. Je ne dis pas que c'est intéressant, je dis juste qu'il y a des joueurs qui viennent et qui jouent à fond.
Mais ce n'est pas l'extrême.
En fait, le truc, c'est qu'il faut quand même que tu vois que les records d'audience, s'il te plaît, que les records d'audience, ça fait toujours des records d'audience, la Coupe d'Europe qu'Anne-L, ils font des excellents résultats. Nous, on a beaucoup plus de monde qui nous écoute les soirs de Ligue des Champions que les soirs de Ligue 1, par exemple. Donc ça veut dire que les gens sont intéressés par la Ligue des Champions, même si la formule n'est pas idéale, même s'il y a des matchs déséquilibrés, eh ben, il y a de l'attrait pour cette compétition. Donc ça, c'est incontestable. Clément est là.
Ouais, si on continue encore 2 ans avec cette formule, tu verras les audiences qui vont baisser.
Clément vit en Norvège, figurez-vous. Salut Clément.
Bonsoir, bonsoir à tous.
Clément, tu étais au—
Bonsoir.
Non, tu n'étais pas au match.
Non, je n'étais pas au match, non, je vis très loin de— je vis très loin de Bodo, ouais.
Ah, tu es où ?
Je suis à Kristiansund, une petite ville au milieu de la Norvège, sur la côte, ouais.
Ah, je vois très bien, c'est—
Ouais, j'ai bien—
Ah, je veux dire, même Gilbert ne connaît pas, c'est que vraiment, c'est paumé.
Tu n'as pas fait un truc sympa ?
Non, non, non. Alors, je vais rendre hommage à cette petite ville de 20 000 personnes qui est en première division norvégienne, qui se bat tous les ans pour rester en première division. Donc non, non, c'est une toute petite ville, il y a très peu de monde qui connaît. Mais oui, non, je vis dans cette petite ville, ouais.
Excuse-moi, mais qu'est-ce que tu fais là-bas, dans une petite ville de Norvège de 20 000 habitants ?
Il fait ce qu'il veut, non ? Non, mais—
Il a un truc de gens manu, en fait.
Non, mais sérieusement.
C'est vrai, le spot s'intéresse, ouais.
Ben oui.
Comme si les gens n'avaient pas le droit de vivre dans une ville de 20 000 habitants, en Norvège.
Justement, je veux savoir pourquoi il est—
Je veux savoir pourquoi il est là.
C'est quand même insolite.
Eh, laisse Manu s'indigner. S'il veut s'indigner sur la météo ou sur un auditeur qui vit en Norvège.
Si je peux juste te poser la question : pourquoi ça te plaît de vivre dans une ville de 12 000 habitants, tout le monde s'emmerde, tout le monde se bat, c'est abusé ?
Mais il n'y a pas de bossé, c'est juste horrible.
Vous voyez ce qu'il faisait, Manu ?
Existe cette mission, en fait.
Et la phrase qu'on mettrait dessus, c'est : « Qu'est-ce que tu fous là-bas ? »
Mais c'est la question !
Arrête, tu vas encore nous faire un truc sur Instagram, si tu continues.
Ben ouais. Ben ouais.
On est arrivés, on ne sait pas ce qu'il fait.
Au moins, tu vois, je ne raconte pas de conneries, moi.
Clément, donc ta réponse, oui.
Qu'est-ce que tu fais en Norvège ?
Alors, je suis cuisinier de métier, ça fait 11 ans que je vis ici.
Ah voilà.
Mais là, je fais— j'ai repris mes études il y a quelques années, j'avais 32 ans. Donc là, je suis en terminale, je fais une— je fais une licence en logistique environnementale et durable.
En terminale table ?
Bravo.
Terminale de quoi ?
Non, je suis en dernière année de licence.
Tu étais au collège ?
Belle reconversion.
Et là, maintenant, tu es en terminale.
Mais non, il a repris ses études.
Il a repris mes études.
En terminale de— dans tes études, c'est ça ?
Bon, alors, Bodo/Glimt, c'est un Lille-Bodo/Glimt habituel, toi ?
Alors non. Alors, il y a pas mal de choses à dire. Déjà, ça vient d'être— j'ai vu les interviews d'après-match des joueurs de Bodo/Glimt, ils ont honte du match qu'ils ont fait. Et je suis tellement d'accord avec ce qu'a dit Daniel. Quand une équipe comme Bodo/Glimt sort un match comme ce soir, le journal national vient de dire que c'était une des pires prestations de l'histoire de Bodo/Glimt. Et quand une équipe comme Bodo/Glimt, qui d'habitude est très difficile à jouer sur une prestation comme ce soir, qu'on se satisfasse d'un nul de Lille, ça montre la pauvreté du jeu de Lille.
C'est terrible, en fait.
Ben oui, mais ça—
C'est terrible.
Mais attendez, vous avez eu les noms des— quand même— du 11 lillois, des joueurs qui sont là ?
Mais on s'en fout.
C'est des gamins ou des joueurs qui découvrent la Ligue des Champions ?
Mais on s'était—
Oui, mais c'est—
Mais c'est de—
Non mais—
Non mais tu vois même qu'ils n'ont pas voulu réinvestir.
Mais alors c'est de leur faute, c'est de leur faute.
Non, ce n'est pas de la faute des 11 qui sont là.
Si Lille n'a pas envie d'être ambitieux, ne veut pas réinvestir, ne veut pas avoir une équipe, eh bien ils se contentent d'un 0-0 à Bodo/Glimt, et voilà, et c'est tout. Et tu ne dis pas : « Oh, ils ont fait un bon match, il se passe quelque chose à Lille. »
Est-ce qu'ils ont fait un bon match ?
Ah ben si. Ça fait 2 bons matchs de suite, il se passe quelque chose, c'est aussi simple.
Ah ben alors, ils ont fait un bon match, c'est formidable.
Bon, Monaco avait, pour sa part, gagné là-bas, hein.
Ouais.
Ouais.
1-0.
C'était aussi une situation compliquée lorsqu'ils ont fait le résultat là-bas.
Bon, ben Clément, merci pour cet instant norvégien.
Tu vas rester là-bas longtemps ou c'est en mission passagère ?
Non, non, non, non. Je vis ici. Je vis en Norvège et j'y reste.
Tiens, Daniel, si vous êtes intéressé par un séjour en Norvège bientôt l'été, pour les aurores boréales, tu lui conseilles ?
Il n'y a pas d'aurores boréales l'été.
Mais non, Gilbert, bravo.
Il faut qu'il fasse tout.
Tu nous feras un podcast là-dessus, une petite vidéo, d'accord ?
Merci Gilbert d'avoir organisé mes vacances. Ben pour le coup, je voulais y aller, je ne vais pas y aller alors.
Mais je voudrais juste— si je peux avoir une petite minute, j'ai entendu notamment Vincent Mosquette aujourd'hui qui a dénigré le football norvégien.
Ah bon ?
En disant que—
Pourtant c'est un spécialiste.
Ben exactement, on l'entend bien. Non, où il explique donc que voilà, que de toute façon, toutes les équipes doivent aller en Norvège et gagner. Je vais simplement, très rapidement, Bodo/Glimt a actuellement 4 points, ils sont au même nombre de points que l'Atlético de Madrid et la Roma, ils sont devant Lille-Villars Arena et Feyenoord. Donc ce n'est pas— même s'il y aura un match ce soir, ce n'est pas non plus une équipe de force.
Mais Clément, Clément, personne ne snobera le football norvégien quand on le connaît, parce que c'est un petit pays, je crois que c'est quoi, 4-5 millions d'habitants. Quand on a vu ce que la Norvège a fait à la Coupe du Monde, le jeu qu'elle a proposé, l'enthousiasme qu'il y a eu auprès—
Les supporters ?
Leurs supporters, l'équipe, les joueurs, les stars que vous avez. Vous avez 2 joueurs qui sont très connus, mais derrière, il y a beaucoup de bons joueurs.
Ce qu'a fait Bodo/Glimt l'année dernière aussi.
Ce qu'a fait Bodo/Glimt en éliminant l'Inter sur un match aller-retour, parce que ce n'est pas simplement gagner un match en poule. Personne ne va snober un petit pays qui propose autant de belles choses que tu vois maintenant.
Sauf Vincent Mosquette, non.
Non mais d'ailleurs, il faut ne pas connaître pour dire ça. Et évidemment, comme tu le sais, il y a beaucoup d'arrogance et de prétention dans le football français, et les—
Pas chez Vincent Mosquette, non.
Les années de désillusion de notre foot de club n'effacent pas ça, je ne comprends pas. On n'arrive pas à rester à notre place.
Mais je vous remercie, Clément.
Moi, je suis quand même fasciné d'un truc, c'est qu'on réponde sérieusement à une analyse de Vincent Mosquette, quand même.
Sur le football norvégien.
Tu vois, c'est— voilà, il a dû faire une vanne, il a dû— bon, voilà.
Écoutez David Ancelotti après le match, l'entraîneur de Lille.
Nous a manqué l'efficacité de concrétiser la maîtrise, comme vous dites, qu'on a eue la première mi-temps et au début de la deuxième. Mais ce n'est pas aujourd'hui le regret. Le regret, c'est le match à domicile, qu'on n'a pas réussi à prendre des points. Si on considère le contexte de la Ligue des Champions, si on considère le contexte d'aujourd'hui, je pense qu'un point ici, ce n'est pas simple. Il y a des grosses équipes qui ont perdu ici, dans les conditions qui n'étaient pas un match simple. Je suis confiant, parce que je vois l'équipe match par match avec plus de certitude dans le jeu, dans la confiance, et bien sûr qu'on ne voulait pas un point dans ce moment de la compétition, mais ce n'est pas fini.
Jusqu'à la fin, on n'est pas morts.
Voilà, il confirme ce qu'on dit : plus de certitude, plus de confiance, donc il se passe quelque chose à Lille.
Et il y croit encore, malgré le malentendu.
Il a vu le calendrier sur le match ce soir.
On finit par une petite évaluation. Il y a un joueur dont tu veux parler, Jean-Louis ?
Ben écoute, moi, j'aime bien— j'ai envie de revoir qui regarde au milieu de terrain. Alors, il a un truc contre lui, c'est qu'il joue au poste du meilleur lillois depuis le début de la saison, Ben Taleb. Mais pour le coup, match pas mal. Je trouve qu'il dégage quelque chose dans la prise de balle, un peu tête haute et tout. Donc il mérite d'être revu au milieu de terrain.
Ben quoi ?
Le Bakwa actif.
Ouais, mais j'ai l'impression que je ne retrouve pas le Bakwa qu'on avait à Strasbourg.
Ouais, ouais, c'est vrai.
Parce que depuis le début de saison, c'est ça.
J'ai vu quand il est parti de chez vous, justement, pour aller en Angleterre.
Il ne jouait pas, le pauvre.
Tous ceux qui partent de Strasbourg se perdent. Si on fait la liste, là, depuis 2 ans.
Il faut rester. Il y a mille expressions.
Oui, mais ils n'ont pas envie.
Auxerre, meilleur sur synthétique que sur gazon ?
Ben, il n'a pas eu énormément de travail à faire non plus, hein.
Ah, il fait 2-3 arrêts en fin de match dans le dernier quart d'heure, justement.
Ben là, on n'est pas d'accord, moi, je trouve qu'il fait une bonne saison, Auxerre, Gilbert, par rapport à l'année dernière où il était douteux.
Bien sûr, tu as raison.
Voilà.
On dirait que c'est son frère.
Ben oui.
Non mais, Auxerre, toi qui es gardien de but, il a quand même des fois des trucs, tu as l'impression que c'est—
Enfin, toi qui étais gardien de but, ouais.
Tu as l'impression que c'est un gardien un peu d'un autre temps, c'est-à-dire qu'il sort plus clairement.
Oui, moi, je dis plus Auxerre que—
Il fait des prises de balles bizarres, bon.
Peut-être que c'est surtout par hasard, surtout gardien.
Excellent.
C'est bon, c'est pas mal, ça quand même.
C'est bien.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.