Cet épisode de l'After Foot du 3 novembre fait le tour de l'actualité footballistique européenne, avec l'analyse de la victoire du Bayern face à l'Atlético, du retour spectaculaire de Manchester United contre la Roma et des résultats du FC Barcelone et de l'Inter. Les chroniqueurs débattent aussi du Ballon d'Or attribué à Harry Kane, des écarts entre les grands clubs et de la situation des entraîneurs à Manchester United.
L'émission évoque enfin le décès du joueur de Tenerife Jesús de Miguel, après un choc sur le terrain. Les auditeurs découvriront les avis des intervenants, qui défendent souvent des opinions tranchées sur ces sujets.
Dans cet épisode Gilbert Brisbois, Edgar Grelot, Polo Breitner
Cette transcription de l'After Foot du 3 novembre, consacrée aux matchs européens, a été réalisée avec la technologie HappyScribe qui alimente son outil de prise de note IA gratuit.
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Vous écoutez.
RMC. RMC, jusqu'à minuit trente, l'After Foot.
Gildas Bribois.
Il est 23 h 52. Encore une grosse demi-heure d'after, on est jusqu'à minuit et demie, avec pas mal d'actualité, et puis surtout les matchs européens du soir, après avoir analysé Lille et Paris. On va démarrer tout de suite par l'Atlético et le Bayern. Edgar Grelot était au stade, il est toujours au stade, d'ailleurs ? Edgar, bonsoir.
Salut Gilbert, salut tout le monde.
Et Polo nous rejoint. Polo Breitner, salut Polo.
Bonsoir Gilbert, bonsoir tout le monde.
Salut Polo.
Et donc, c'est le Bayern qui gagne.
Toutes les aventures.
Toutes les aventures de Polo aux échecs.
Ah bon ?
Ah, il me fascine. J'y comprends rien, mais pff, il me fait rire.
Il y a eu des nouvelles aventures, là ?
Ouais, souvent.
Tu joues pas aux échecs ?
Si, mais enfin je sais juste...
Parce que nous, on ne joue jamais.
Mais quand j'étais joueur, je jouais tous les jours aux échecs.
Non mais là, c'est un autre monde. Les échecs de Polo, Manu, écoute.
Polo, il est d'un niveau, il est...
Moi aussi j'ai fait deux parties d'échecs.
Mais ça se voit, vous êtes des journalistes de base.
Non mais ça n'a rien à voir.
Vous reformez mes propos à chaque fois.
Non, il n'a pas dit qu'il était champion, il a envie de jouer et qu'il adore les championnats.
Je suis en train de remettre en question le niveau de Polo. Il me pose la question : « Tu aimes les échecs ? » J'ai joué aux échecs tous les jours quand j'étais joueur, pendant 15 ans.
Ah ouais ? Donc tu aimais ça.
J'adorais ça.
Ouais, ok. Tu jouais contre qui ? Luxenor ?
Non, contre l'ordinateur.
Ah ouais, tout seul ?
Et vous savez.
J'ai eu le malheur de dire un jour à Polo que je jouais aux échecs, il m'a traité de nulle, hein.
Mais toi, c'était vrai, je crois.
Polo, est-ce que tu es prêt à ce qu'on organise un match Polo Breitner contre Manu Petit aux échecs ?
Ça fait juste 20 ans que je joue.
Je pose la question à Polo.
La dot est de combien ?
La quille ?
La quille ?
La quille ?
Contre un joueur de foot, je te le fais.
Ah ouais, on revient toujours au pognon, en fait.
Mais le truc, c'est que là, il y a zéro part de hasard. Ce n'est pas comme au poker. Là, sur une partie, Manu ne peut pas t'attraper, Polo.
Ah bah il y a de fortes chances qu'il ne t'attrape personne aux échecs.
Par contre, je suis quasiment certain que je vous bats tous les deux.
Ah ouais ?
Ah ouais.
Ça, c'est sûr.
Ah ouais ?
Moi, je ne suis pas sûr.
Ah mais moi, j'en suis certain.
Est-ce que ça avance bien, Polo ? C'était ça, moi je voulais juste te poser la question. Est-ce que tu es content ?
Le Bayern, oui, oui. Je suis content de mon jeu, moins du résultat. C'est quoi le truc d'hier ce soir ?
Bon, démarrons sur le Bayern. Mon cher Polo, est-ce que tu as été séduit ce soir ?
Ah bah plutôt. À l'image de la presse allemande, je ne me rappelle pas la dernière fois que l'Athlétis s'est fait désosser de cette façon. Rappelons quand même que c'est l'équipe A prime du Bayern, qu'il y a des joueurs qui ne sont pas spécialement en forme. Il y avait beaucoup de joueurs qui, d'ailleurs, je pense, jouaient leur place de titulaire dans les prochaines semaines. Et ce qu'on a vu ce soir, m'a ébloui dans le sens... Bon, vous savez que l'Athlétis, j'adore cette équipe, etc., et quand tu sais qu'elle met du volume, qu'elle fait mal à ses adversaires, et que là, ils n'ont pas existé comme des gamins de 10 ans face à des adultes, je trouve ça impressionnant.
Même un Harry Kane qui était très moyen ce soir fait une passe, une ouverture pour Conrad Leimer, qui est évidemment le joueur de la...
Très bien.
Qui est très sous-coté d'ailleurs, qui est un joueur extraordinaire, qui peut jouer partout. Et ce soir, on voit en fait quelque chose dont je pense qu'on ne parle pas assez au football, c'est la polyvalence des joueurs. Parce que Conrad Leimer, il peut jouer ailier droit, il peut jouer en 6, en 8, il peut jouer au milieu, il peut jouer partout. Davies, il joue là, il reprend un peu son poste de formation. Donc il y a tout ça que je trouve assez exceptionnel. Je pense qu'il y a beaucoup d'équipes à la place du Bayern qui s'écrouleraient en ce moment par rapport à ce qui leur arrive, dont pas de coach, des joueurs titulaires blessés systématiquement, etc.
En Allemagne, on...
Il n'a pas de coach, d'ailleurs. Il y a des dernières nouvelles, il se remet...
Ouais, alors officiellement, il ne discute avec personne parce qu'il n'a pas le droit, mais ça, je n'y crois pas un instant. Mais bon, il va revenir sûrement après la trêve internationale, mais il va presque être absent un mois, mais c'est quand même assez sérieux. C'est un virus, ça ne se soigne pas, un virus. C'est compliqué, les virus. Et donc voilà, il y a plusieurs discussions par rapport à ça, mais ce que je constate, moi, c'est que ce club, qu'on aime ou qu'on le déteste, il a cette façon de rebondir systématiquement. Je ne sais pas, moi, encore une fois, dans la situation du Bayern, combien de clubs européens se seraient écroulés ou auraient perdu.
Ils sont toujours invaincus cette saison. Ils font match nul en dominant de la tête et des épaules. Le match contre Dortmund, on parle de crise en Allemagne. Enfin bon, je ne sais pas. Vous avez vu le niveau d'Ulpama Kanu encore ce soir ?
Ouais.
Enfin, c'est génialissime, quoi.
Ouais.
Moi, je suis épaté par la polyvalence des joueurs, par ce qu'a réussi à faire Vincent Kompany.
Mais pour toi, Polo, excuse-moi, ils n'avaient pas besoin quand même d'un match référence contre un gros, maîtrisé de A à Z, avec le résultat au bout en plus ? Parce que les contenus, effectivement, ils étaient là, mais là, en plus, tu matérialises ta domination.
Ah bah oui, là, ça fait du bien, parce qu'il y avait quand même certains papiers qui faisaient comprendre, et c'est vrai que le Bayern était en danger pour finir dans les huit premiers. Alors, ça n'aurait sûrement pas changé l'image du Bayern et de sa saison, mais c'est sûr que ça aurait fait un petit peu tache, quoi. Et là, la façon dont ils ont dominé l'Athlétis, moi, je ne me rappelle pas, honnêtement, la dernière fois que l'Athlético s'est fait dominer sur son terrain de cette façon.
Moi, Polo, j'ai une question.
Sur son terrain, tu as raison de le préciser.
Polo, j'ai une question qui concerne Kompany, par rapport à ce qui lui arrive. Est-ce que ça a un impact positif dans le vestiaire ?
Il y a des blagues qui sortent. Il y a des blagues qui sortent en disant : « C'est bien, depuis qu'il n'est plus là, ça râle moins dans les vestiaires. » Mais je pense que non. Tout le monde est un peu... Tu sais, on est dans une période un petit peu spéciale, parce qu'il y a ce qui arrive à Vincent Kompany, il y a évidemment le côté positif avec le Ballon d'Or d'Harry Kane, mais qu'on fête d'une façon très prudente, pas... j'ai envie de dire pas à l'espagnole, quoi. Et de l'autre côté, tu as un Joshua Kimmich qui, lui, vient de perdre son père, on n'en a presque pas parlé, et qui est revenu ce week-end, et tu vois, on fêtait Harry Kane d'un côté, et en même temps, tout le monde avait une pensée pour Joshua Kimmich.
Donc le père de Joshua Kimmich, c'était très important pour lui, selon les dires de l'international allemand, parce qu'il était toujours là, y compris dans les périodes difficiles, etc. Donc il a été absent une dizaine de jours, on ne l'a pas vu, il a manqué des matchs, il revient tranquillement, et c'est pour ça que je trouve que ce qui se passe au Bayern en ce moment, je trouve ça... Alors que le Bayern a toujours cette image de club où il n'y a pas d'émotion, froid, etc.
Tu penses qu'il y a une humanité qui est revenue ?
Je ne sais pas, mais je trouve que c'est assez impressionnant, parce que tu es toujours dans des logiques de performance. Il faut voir d'ailleurs Lennart Kahl, en ce moment, les polémiques en Allemagne, parce que Uli Honest l'a allumé publiquement en lui faisant comprendre que ça serait bien, à 18 ans, qu'il soit un petit... que l'humilité soit une de ses qualités aussi. Donc ils ont réagi tout le monde, notamment le conseiller de Lennart Kahl, qui est Ballack, qui en même temps est consultant à la télé, donc le mec, il fait tout en même temps. Donc tout ça fait qu'il y a un peu des polémiques. Et Lennart Kahl, qui n'a quand même pas été le meilleur bavarois ce soir, c'est quand même lui, sur la grosse faute de Lenormand, qui permet l'ouverture du score pour le club munichois, quoi, donc...
Ballack est agent ?
Ah bah oui, il fait... alors il a très peu de joueurs, mais des joueurs de qualité, comme on dit.
Ah bah j'ignorais ça.
Agent et consultant, c'est quand même...
Il bouffait tout l'atelier.
Les Allemands qui sont très à cheval sur l'éthique, comment ils acceptent ça ?
Oula. Oula.
Bon.
Oula.
Alors, Edgar, tu confirmes que ce que dit Polo, des adultes contre des enfants ?
Oui.
Oui, oui.
Oui, oui. Moi, j'ai retenu surtout un sentiment d'impuissance côté Atlético, c'est-à-dire qu'à part 10, 15 minutes en première période où ils ont été intéressants, mais aussi souvent grâce à des exploits individuels ou du bon travail de Sorloth, de Julian Alvarez, j'ai globalement senti, et surtout en deuxième période, une équipe qui n'arrivait à rien parce qu'elle était contre une équipe qui était d'un autre standard, d'un autre niveau, d'une catégorie clairement supérieure. Et surtout cette deuxième mi-temps qui est vraiment frappante, avec pour moi quasiment aucune production côté Atlético, donc il y avait de la déception de voir que dès que le niveau s'élevait vraiment, cette équipe de l'Atlético, elle n'arrive pas à faire grand-chose.
Et surtout, j'ai vu d'un côté une équipe surpuissante, surpuissante, qui était derrière sur tous les ballons. Dès qu'il y avait un ballon au-dessus, on envoyait les attaquants au casse-pipe, et ils se cassaient les dents contre Upamecano ou même contre...
Le pressing.
Telle qui domine principalement.
Alors là, c'est l'Atlético qui est reconnu pour son intensité.
Mais c'est ça, on a parlé de 4, 5 équipes.
Ça nous montre quand même que, derrière, je pense, les 4 équipes, il y a quand même un gros fossé.
Mais non, ce n'est pas possible.
Donc voilà, ce match-là nous le rappelle encore un peu plus.
Non, on aura attendu minuit, finalement, tu as aperçu des écarts qui sont énormes et qui vont devenir insupportables dans le football.
Non mais là, entre les 4 meilleures équipes et le reste, disons-moi, là, ce n'est pas la même chose que ce que tu racontais tout à l'heure, mais c'est tellement énervant.
C'est fou quand même.
Des fossés qui se creusent, qui vont devenir rédhibitoires dans l'intérêt de ce jeu.
Mais non, là, tu ne parles pas de la même chose. Comment il peut y avoir un tel fossé entre Manchester City, par exemple, et entre Arsenal ? Il n'y a aucune raison par rapport à ta démonstration. Alors que c'est le cas, et c'est pour ça que je trouve que c'est notable, entre Arsenal, PSG, Barça, Bayern, il y a un fossé avec les autres. Et ça, c'est du sportif, ce n'est pas un truc systémique en fonction des poules.
Il y a Union Berlin aussi, hein.
Oui, sûrement.
Le Real Barça a perdu ce week-end.
Oui, oui, il a perdu contre le PSG aussi.
Le week-end d'avant, pardon, contre le Real.
Oui, oui.
Donc vous ne mettez pas le Barça au même niveau que les trois autres ?
Dans les grands matchs européens, ils ne l'ont pas été depuis Quansiflik est là, d'ailleurs. C'est surtout dans les grands matchs européens, parce que contre le Real, oui, là, ils ont perdu, mais ils ont un super ratio depuis Quansiflik est arrivé. C'est vraiment face aux quatre européens où tu as peu de matchs référence quand même de Quansiflik avec le Barça.
C'est vrai.
Bon, un truc à rajouter sur le Bayern, Polo ? Peut-être sur les individualités ? Uli Honest, il était comment ?
Il n'a pas besoin d'être à 100 %. Alors, on ne savait pas s'il allait être titulaire, parce qu'alors, il n'a pas officiellement de blessure structurelle, comme on dit dans le milieu médical. Par contre, il a des douleurs, il gère la douleur, en fait.
Et justement, par rapport à Uli Honest, j'avais une autre question, mais vu que le Ballon d'Or a été décerné à Harry Kane, je me suis toujours posé la question : comment pouvaient évoluer des joueurs qui sont nommés pour un même prix individuel ? Et comment ils réagissent après ça ? Parce qu'il y a eu des gros plans lors de la remise du trophée.
Oui, oui, je te le dis, il ne l'a pas bien vécu, et notamment le fait que le Bayern choisisse Kane.
Oui, ça aussi, c'est ce que je voulais dire aussi, la communication des clubs.
La communauté du Bayern la semaine prochaine, je te le dis.
La communication des clubs, c'est pour ça que le Paris Saint-Germain, ils ont trop dilué leur communication.
On parle de Londres, il y a souvent un cancer dans les vestiaires.
Ce que va finir par provoquer le Ballon d'Or, c'est ça, et Uli Honest sera plus au Bayern l'année prochaine.
OK.
Ouais, enfin, c'était avant le Ballon d'Or, déjà, qu'Uli Honest, on se posait des questions s'il allait rester au Bayern.
Oui, ça n'a fait qu'augmenter.
Non, mais je ne sais pas, c'est peut-être le moment présent. Moi, je me rappelle quand les Allemands, ils étaient aux trois premières places du Ballon d'Or, avec Rummenigge, Paul Breitner et Schuster, il y avait deux joueurs du Bayern, ça ne les a pas empêchés de s'engueuler et de rafler l'équipe.
Les temps sont aujourd'hui.
Non, mais je sais, mais quand même. Enfin, je ne sais pas s'il faut faire des collégiales comme ça.
Je suis rassemblé avec tout le monde de toute façon, au Ballon d'Or ou pas.
Mais personne, à part sa femme, donc.
C'est déjà pas mal.
C'est déjà pas mal. Qui était son agent, d'ailleurs.
Ah, très bien.
Et Neuer, pour conclure ?
Je le trouve.
Comme c'est toujours un débat, comment ?
Moi, je ne trouve pas qu'il ait marqué spécialement de points ce soir. Il n'a pas eu grand-chose à faire.
Il n'est pas rassurant.
Mais il n'est pas rassurant. Et ça, moi, ça me perturbe, d'autant plus que Hrubich a été excellent lors des remplacements, donc j'espère que l'hiver va arriver et qu'ils vont faire un bon brainstorming au Bayern, quoi, parce que moi, ça commence à me perturber, cette histoire.
Polo, tu viens de confirmer ou non ce que j'ai cru remarquer du stade, mais j'ai l'impression qu'il y a au moins deux fois dans le match où il peut prendre le ballon de la main et il dégage n'importe comment. Tu as l'impression qu'il n'est pas au courant qu'il a le droit d'utiliser ses mains. J'ai l'impression qu'il faisait des choix étranges.
Ouais, il y a ça, il y a le fait de dégager le ballon un peu n'importe comment et au dernier moment, alors qu'il a le temps pour le faire et qu'il attend le pressing des attaquants espagnols. Moi, je... enfin, du club espagnol. Ouais, je ne sais pas. Là, moi, je n'aime pas du tout, honnêtement, la période qu'on est en train de vivre avec Manuel Neuer.
Les gars, ne bougez pas, parce qu'avec vous, on va reparler tout à l'heure de Stuttgart, du Barça notamment. Mais là, on a Julien Laurence et Daniel Manucia qui sont là. Pourquoi ? Parce qu'on va parler du match renversant de la soirée, Manchester United - Roma. Julien, bonsoir.
Salut, Gilbert, salut à tous.
Daniel, bonsoir.
Bonsoir, Gilbert, bonsoir à tout le monde.
Démarrons.
Lui, on sent qu'il a pris un coup.
Démarrons par l'homme du match.
Il a pris un coup sur la tête.
L'homme du match, Balerdi, bien sûr. Mon cher.
Masterclass.
Masterclass de Balerdi.
Masterclass de Balerdi.
Kévin Diaz va bien dormir ce soir.
Ah, il a plombé son équipe, Polo.
Daniel, qu'est-ce qu'on en dit en Italie ?
Non, mais qu'est-ce que je vous dise, c'était le meilleur sur le terrain, jusqu'à la boulette, jusqu'à son erreur. Mais c'était vraiment le... alors, sous Balerdi.
Ça, on l'a déjà vécu, Daniel, nous, plein de fois à Marseille.
Ah oui, oui, oui.
C'est arrivé plein de fois.
Le problème, c'est que tu ne peux pas compter les défenseurs.
À Rome, le souci, c'est qu'avec lui, il peut te faire 80 super minutes, mais c'est lui toujours qui te crève, donc c'est un problème.
Non, oui, oui, bien sûr. On l'avait dit quand il est arrivé, les supporters de la Roma, ils avaient du mal à y croire, parce que jusqu'ici, il a tout bien fait. Et effectivement, même ce soir, il était des fois... j'arrive même à dire miraculeux. C'est-à-dire que s'il n'y avait pas Balerdi, il y avait un autre défenseur, peut-être que la Roma, elle avait pris... elle avait encaissé un but avant, bien avant. Le problème de la Roma, ce n'était pas Balerdi ce soir. La Roma, elle a joué en bon première mi-temps, elle a fait plus d'erreurs que d'habitude, et c'est pour ça qu'elle n'a marqué que deux buts, parce qu'elle a eu deux occasions pour marquer le troisième, et même plus.
Elle a fait beaucoup d'erreurs techniques. Et après, Gasperini, pour la deuxième mi-temps, il a décidé de sortir Rodrigo Mora, qu'il est en train de bien jouer. Il défendait aussi beaucoup. Il a mis Lully à sa place. C'est un jeune, il a 19 ans. Des Romains, moi, je l'aime bien, c'est un gars des Romes, on le supporte et tout, mais il n'a pas le niveau. Le niveau de la Champions League, c'est autre chose. Tu ne peux pas faire la Champions League avec Lully, Cristanté, Pisilli. Excuse-moi, Pisilli, il est rentré en deuxième mi-temps, c'est Lully, il est rentré quand il s'est blessé à Reims.
À un certain moment, la Roma, elle est... comment dire, elle est noyée sous l'intensité de Manchester, qu'ils ont cru de plus en plus. Après, il y a eu les cadeaux de Balerdi, mais avant, il y a eu les cadeaux de l'arbitre, qui a sifflé un penalty moyen, gris, on va dire, et il a même fait répéter qu'Ambró Fernández, il a raté une fois, parce que Cristanté avait son pied sur la ligne de la surface de réparation. Donc il y a eu deux cadeaux, après, et là, le match, c'était fini. Mais n'empêche, la Roma, c'est la deuxième fois qu'ils se font rattraper en Champions League.
La première fois, on a pu dire, c'était quelque chose d'exceptionnel, 7 minutes, 3 buts de la tête, 4 buts de la tête, en gros, Madrid et tout, mais là, non. Là, la Roma, elle n'a pas joué, elle n'a pas défendu, elle n'a fait aucun tir, elle n'a pas frappé une seule fois vers le but de Manchester en seconde période, oui. Elle n'est pas arrivée à garder la possession de la balle, ils jetaient des ballons lorsque la première mi-temps, même sous pression, ils arrivaient à sortir, balle à terre, et à jouer en contre.
Donc ils n'ont vraiment rien fait. Moi, je ne comprends pas pourquoi. Gasperini, il a dit : « Cette défaite-là, elle va beaucoup nous apprendre. » Moi, j'ai un peu peur qu'elle va beaucoup nous impacter sur la psychologie de cette équipe.
Je pense aussi, parce que quand tu mènes 2-0 à Old Trafford, en sachant que Manchester United, ça fait quand même un paquet de temps qu'ils sont mauvais, voire très mauvais, et qu'ils étaient sur une série de très mauvais résultats, il n'y avait pas de confiance, le vestiaire brûlait, il n'y avait plus... Karik, il était déjà sur le bûcher avant le match. Tu gagnes 2-0 et tu laisses partir le match comme ça, 3-2 ? Pour moi, c'est incompréhensible. C'est presque une faute professionnelle, en fait.
Oui.
Oui, non, je suis d'accord, il n'y a aucune explication, sauf que la Roma, elle n'avait pas mal de blessés. Manu Koné, Dybala, elle est fatiguée, parce qu'il y a toujours les mêmes joueurs qui jouent. Elle a beaucoup de joueurs qui ne sont pas dans leur prime, on va dire qu'ils approchent la trentaine. D'Eron, Cristanté, Mancini, que ce soir, il avait l'air, lui aussi, de ne pas soutenir l'intensité. Elle avait son troisième gardien, parce que le premier, Svilar, est blessé, il s'est blessé, Golini, il avait le troisième gardien, qui a bien joué, les pauvres, ce n'est pas sa faute.
Et après, oui, même, on peut ajouter que dans un match où, effectivement, ton meilleur joueur, c'est lui qui te prend le deux partout, là, ça montre un peu la soirée. Oui, il y a une décompression.
Exceptionnelle, la journée d'après.
Ils se sont dit : « Ouais, c'est bon, on va gagner le match facilement, on mène 2-0, c'est une équipe qui n'a pas gagné un match depuis deux mois. »
Alors, il ne faut pas non plus être catastrophiste avec l'heure. Ils ont perdu que deux matchs cette année, la Roma.
Non, mais je parle de Manchester.
Oui, oui, bien sûr.
Le Real et Manchester.
Oui, c'est ce que je te dis.
Mais quand tu gagnes 2-0, c'est une équipe qui a l'air de.
Ils étaient deux sur des scénarios où ils menaient le match et ils se font renverser.
D'accord. Mais tu.
Non, mais les jeux, ce soir aussi, encore une fois, on a vu une chose. Les jeux de la Roma, lui permettent, même si l'effectif, la compo de la Roma, elle est regardée, la compo de la deuxième mi-temps, ce n'est pas une compo de Champions League, mais le jeu de Gasperini lui permet d'être au niveau de la Champions League. Et on l'a vu dans la première mi-temps, on l'a vu à 83 minutes contre Madrid, et ça, c'est assez exceptionnel, parce que, franchement, il n'y a pas beaucoup d'équipes qui se tiennent vraiment sur le jeu comme la Roma.
Par contre, moi, je pense que c'est plutôt l'inverse. Ils ne sont jamais été sûrs. Quand il y a eu le penalty et les penalties retirés pour la deuxième fois, ils ont commencé à douter, ils ont commencé à avoir peur, ils ont commencé à jeter des ballons que, normalement, ils auraient gardés, qu'ils auraient fait circuler, qu'ils auraient fait passer peut-être par les gardiens, qui, par contre, n'étaient pas leurs gardiens. Donc, il y a eu beaucoup d'incertitudes qui se sont infiltrées dans les murs de la maison, comme de l'eau quand il pleut.
À un certain moment, il y avait l'humidité, il y avait le parterre, et on noyait.
Alors, vu de Manchester, Julien ?
Un miracle absolu, sincèrement. À la pole, je pense que même à Old Trafford, après ce que Manu vient de dire, la terrible forme actuelle.
Je pense qu'il avait vidé son vestiaire à la mi-temps, Karik.
Ah, complètement. Je ne l'ai pas vu venir, cette remontada-là, ce retour-là, même s'ils en étaient capables par le passé, ils l'ont fait déjà. Et bien sûr qu'après le premier but, le penalty que Bruno retire d'ailleurs, parce qu'il a eu la chance d'être retiré aussi, tu sens que l'ambiance a changé aussi, l'énergie et tout ça, mais ça reste un miracle absolu. Tu reviens quand même sur un penalty, et puis les erreurs de Balerdi dont on a parlé tout à l'heure, mais Cunha en sauveur qui ensuite.
Ils ont gardé dans l'angle le gardien, je ne sais pas ce qu'il fait.
Ouais, ils peuvent manquer leur troisième gardien aussi, c'est sûr. Mais la première période était tellement mauvaise, mais tellement mauvaise de la part du United, que d'avoir eu cette réaction-là, ça, c'est le point positif. Maintenant, il faut que ça leur serve, qu'ils gardent cette dynamique-là, qu'ils ont un match très compliqué à domicile samedi contre Aston Villa aussi, dimanche, pardon, contre Aston Villa, à Old Trafford, pour se relever aussi en première période. En première ligue, pardon, mais cette première période, il faut essayer de l'oublier, parce que finalement, elle est à l'image de ce qu'on a vu sur les deux derniers mois. C'était catastrophique dans le jeu, vraiment, c'était pauvre dans le jeu. Ils ont perdu Baleba blessé, Maguire, je crois, est sorti un petit peu blessé, ou en tout cas avec des grosses crampes.
Donc, il faut voir qui sera disponible pour le match de dimanche, mais.
Mais du coup, Julien, tu penses que Karik, il joue son avenir sur le match d'Aston Villa ? Parce que derrière, il y a la trêve en plus, et là, tu vas savoir si c'est juste un sursaut d'orgueil ou si vraiment, il a toujours son groupe, quoi.
Ouais, tout à fait, parce que sincèrement, la première mi-temps, on avait une équipe qui était coachée avec Gasperini et une équipe en face qui n'était pas du tout coachée. C'était assez clair à voir, le premier but de Soulé, défensivement, ils sont à la rue totale, mais c'est du grand n'importe quoi. Donc, tu sentais vraiment qu'il y avait, dans cette équipe-là, tactiquement en tout cas, il n'y avait rien. La seconde période, ils vont la gagner, parce qu'ils montrent du cœur, ils sont plus agressifs, ils jouent un peu plus ensemble, mais voilà, il y avait cette révolte orgueilleuse dans un sens. Contre Villa, ce sera un match complètement différent, mais je pense qu'il est encore largement en sursis, et que même si le résultat n'est pas une défaite contre Villa, même s'il y a Machel par exemple, je pense que ça peut être chaud pour lui, mais en tout cas, il fallait gagner ce soir, absolument, surtout.
Il leur reste qui à essayer comme coach à United ? Ils ont tellement tout fait, là, qu'ils peuvent faire quoi encore, là ?
Ouais, non, mais tu as raison, Daniel. Après, ce n'est pas parce que tu as déjà tout essayé qu'il faut le garder, lui, si ce n'est pas l'homme de la situation non plus.
Non, mais enfin, tu as bien compris quand même que depuis des années, le fameux homme de la situation, il le cherche et le problème n'est pas là, en fait, à Manchester.
Ou il y a d'autres problèmes, effectivement, que le coach, ça, je suis d'accord avec toi.
C'est assez fou, quand même, le nombre de coachs qui ont été essayés depuis trois ans.
Et de joueurs.
Je ne dis pas que Karik est le meilleur ou qu'il mérite ou que ce soit.
Oui, oui, oui, je suis d'accord aussi.
Enfin, l'année dernière, la deuxième partie de saison de Michael Karik, on a l'impression qu'enfin, il a trouvé la clé, l'ancien joueur, machin, et puis là, de nouveau, ça s'écroule. Donc, moi, je dirais, ils peuvent changer de coach trois fois par an.
Mais je pense qu'ils font beaucoup trop d'erreurs sur le marché des transferts, sur le profil des joueurs, en fait.
Donc, c'est bien la preuve que le club n'est pas géré, donc ça ne dépend pas que le mec soit sur le banc.
L'entraîneur est peut-être responsabilité, mais ce n'est pas lui qui est responsable de tout.
Mais même Manu, ça ne peut pas être juste des erreurs de joueurs. C'est aussi qu'ils sont mis dans un contexte qui n'aide pas à la performance. Quand tu as autant de joueurs qui ont été bons dans d'autres contextes ou dans d'autres équipes, qui à Manchester se liquéfient complètement, c'est qu'il y a un problème de fond.
Après, il y a des joueurs qui sont.
Ce qui est valable pour le coach, est valable pour les joueurs.
Il y a des joueurs qui sont là depuis très, très longtemps à Manchester United, et qui passent pour les très bons joueurs, voire les meilleurs de l'équipe, et moi, je me dis qu'à un moment, il y a peut-être des questions à se poser là-dessus aussi.
Tu penses à qui ?
Ah, complètement. C'est un effectif qui est.
Je pense à celui qui est censé être le meilleur joueur de cette équipe.
Fernández ?
Mais qui est quand même là comme un qui est quand même là comme un épouvantable.
Oui, il a été mis en question ces derniers temps.
C'est le personnage central du club de toutes les années noires. À un moment, il faut aussi se poser cette question. Et avec le Portugal, c'est la même chose. Tiens, c'est un mec, moi, je suis désolé, j'ai longtemps cru que c'était un joueur à part, bon et tout, parce que, tu le vois, il a du ballon de.
Samuel, le conducteur ce soir, rappelle qu'il est meilleur joueur de première ligue l'an dernier.
Oui, oui, avec ses décisions.
Oui, mais je.
Pas décisive, voilà.
À un moment, il y a quelque chose qui se passe. Même avec le Portugal, quand il est là au milieu de terrain et tout, ça fait des années qu'il y a un problème, qu'on voit qu'il ne tire pas finalement l'équipe vers le haut.
Quand tu dis meilleur joueur de première ligue, il a été élu par ses pairs ou c'est par rapport aux statistiques ?
L'année dernière, il est le meilleur joueur de première ligue.
Non, par ses pairs, ouais.
Élu par ses pairs.
Ouais, par ses pairs.
Je ne sais pas pourquoi, parce que moi, je suis sur United.
Ils n'auraient pas voté pour lui.
Non, mais il est là depuis des années à Manchester United.
Non, non, j'aurais pas voté pour les meilleurs joueurs sur la saison passée, mais.
Oui, c'est non, je change.
Il est dans la dernière année de son contrat.
Très, très, très bon, mais il va voir ailleurs. Donc, c'est le moment, en fait, tu vois, de passer à autre chose. Il ne faut pas lui offrir de nouveaux contrats. Il partira, ils diront merci pour les bons moments qu'il a passés, et puis voilà, quoi.
Le match de l'Euro, c'était comment ? Parce qu'il y a l'équipe de France bientôt, puis on a éventuellement des soucis en défense.
Il a joué où, en défense ? En arrière droit ?
Encore arrière droit ?
Ouais, encore arrière droit. Il n'a pas été trop, trop mal, sincèrement, dans ce qu'il a pu bon, avec le ballon, on sait qu'offensivement, il se projette moins que d'autres, mais il y a quelques passes intéressantes, même s'il a perdu aussi quelques ballons, mais dans des interceptions, il gagne, je crois, trois duels sur six, mais dans les airs, il est présent aussi. Donc, c'est une position qui n'est pas la sienne non plus, qu'il est en train d'apprendre. Il a un très bon retour en première période où il tacle juste devant Mora, je crois. Je ne sais pas si Daniel s'en rappelle, mais où sinon, c'est but, je pense. Donc, il y a des bonnes choses, je pense qu'il sera appelé par Zidane.
Oui, ça, je.
Oui, il sera appelé, oui.
Non, on peut même se dire s'il va être titulaire, d'ailleurs, parce que vu les problèmes qu'il y a en défense, là, on en parlera peut-être un peu tout à l'heure. Daniel, tu veux rajouter une dernière chose ? Vas-y.
Alors, moi, je ne veux pas faire l'Italien qui met la tactique avant toute autre chose, mais rarement j'ai vu des équipes pas préparées pour jouer contre la Roma comme United ce soir. L'autre équipe, peut-être, c'était Madrid, toujours, il y a deux, trois semaines. C'est vraiment niveau très, très bas en Italie, on connaît la Roma. Ce soir, ce n'était pas une bonne soirée pour la Roma, même la première mi-temps, et ils ont pris l'eau partout. Moi, je pense que si ce n'était pas pour l'effort des joueurs ce soir, quand ils ont aller jouer un contre un, pression haute et tout, dans la deuxième mi-temps, je pense que United ne se sauve pas.
C'est vrai, l'entraîneur, ce n'est pas le problème, mais il faut quand même un entraîneur.
Je suis d'accord.
Tiens, et pour conclure sur ce match, j'ai un message WhatsApp d'Anthony qui nous dit : « Bruno Fernandez, en fait, c'est un Fabien Druise, c'est un plus un. » En fait, il nous dit : « Bruno Fernandez, c'est le meilleur des Milou. » Ce n'est pas mal comme ?
Le meilleur des Milou.
Tu sais, la compagnie de Tintin et Milou, tu vois, tu as.
Ouais, je comprends ce qu'il veut dire, alors que là, à Manchester United, il passe un peu pour le patron, le taulier, le Tintin, pour le coup.
Ouais.
Ouais, c'est peut-être un peu ça.
Ouais, je ne sais pas.
C'est juste avec Fabien Druise, je n'ai pas compris la comparaison, mais j'ai compris l'idée.
Il dit que Fabien Druise.
Il est très bon avec Vitinha.
Voilà, il est une fois deuxième à côté pour être sublimé.
Mais moi.
Après, il est bon avec l'Espagne aussi, il n'y a pas Vitinha à côté.
Il y a Rodrigo, il y a pas mal.
Moi, quand le milieu du PSG tourne complètement, je n'arrive pas trop à faire des Tintin et des Milou, ils sont tellement uniques dans ce fonctionnement à trois. Évidemment, Vitinha, il nous crève les yeux, on l'adore et tout, mais tu ne peux pas ne pas voir que Fabien Druise est tout aussi important, quoi.
Ce n'est ni Tintin ni Milou, ce n'est pas le capitaine Haddock, ce sont les deux frangins, là, les genoux.
Les genoux, ouais, ouais.
Mais ils sont trois.
Petit et Carambeux, c'était qui Tintin, c'était qui Milou ?
Non, on ne touche pas à Emmanuel Petit.
Non, c'est avec Deschamps. Deschamps, c'était Tintin, et toi, tu étais Milou.
J'étais vraiment Tintin, moi.
Dans un instant, le Barça, Villa, Stuttgart, l'Inter au programme. Il nous reste un petit quart d'heure ensemble. À tout de suite dans l'After.
RMC, jusqu'à 00h30, l'After Foot.
Gildas Bribois.
Il est 00h19. Jean-Louis Tour, Daniel Riolo, Manu Petit, les drôles de dames sont là. Daniele, Manusia Polovrat, Neron di Grolo, Julien Lohans. Barcelone-Villa, le Barça gagne face à Villa. Julien, je te laisse la parole en premier, parce que déjà, bon, Edgar était au match à l'Atlético, donc il n'a pas vu grand-chose de Barcelone. Mais Villa restait quand même sur une bonne série en Ligue des Champions, ils avaient le Mojo, et puis là, ils ont pris 3-0.
Ouais, ils ont pris 3-0, ils ont essayé de repartir de derrière, ils avaient clairement ce que Unai Emery voulait, c'était essayer d'attendre que Barça presse et d'essayer de battre ce pressing-là, justement, et de trouver les espaces derrière avec Nico Jackson et avec Manzambi, et ça n'a pas fonctionné. Ça n'a fonctionné par moments, parce qu'en première période, ils ont des moments quand même intéressants, j'ai trouvé, comme ça, dans ce système-là et dans ce plan de jeu-là. Mais quand tu fais des erreurs de relance, comme sur le premier but de la Minamale après huit minutes, où João Gomes fait une passe à personne, à part à Lamine, c'est très compliqué.
Quand ensuite tu refais la même chose en seconde période, que ça amène d'autres occasions, quand tu as Raphinha dans cette forme-là, avec un petit peu de chance aussi sur son premier but, une passe magnifique de Cancelo sur le troisième, le deuxième de Raphinha, c'est très compliqué. Je pense qu'ils ont considéré cette rencontre, avec neuf points en trois matchs déjà avant de venir au Camp Nou, comme un match qui comptait, bien sûr, mais comme on l'a souvent dit, qui ne compte pas non plus vraiment, ils vont se qualifier quand même, ils pourraient même finir dans le top 8. Et donc, ils vont beaucoup apprendre de ce qui s'est passé, encore une fois, par rapport à la pression adverse, par rapport à quelques erreurs que tu peux faire, notamment un jeune joueur comme João Gomes qui découvre la Ligue des Champions aussi, lui qui était à Wolverhampton sur les dernières saisons.
Donc, Suzuki, pareil dans les buts, ils vont beaucoup apprendre, mais c'était une soirée où, effectivement, tu as payé pour apprendre, quoi.
Bon, je ne sais pas si Edgar, tu veux rajouter un truc, mais comme tu as.
Non, non, moi, j'ai regardé d'un œil, mais j'ai vu, en tout cas, dans la presse catalane, beaucoup de satisfaction et le sentiment que le Barça a montré.
Le bon œil.
Un sentiment de hiérarchie, c'est-à-dire, okay, nous, on est le Barça, ce n'est pas facile contre nous, peu importe qui vient.
On a le bon œil, oui, mais que l'on n'ait pas de calcul dans la presta et qu'il n'y a pas de l'économie, parce que ce n'est pas un match capital.
Ils ont utilisé leur joker, tu veux dire.
Exactement. Moi, je pense qu'il y a énormément de matchs qu'il faut lire de cette façon-là dans cette phase de poule, mais comme je le dis depuis une heure, je vais arrêter de le répéter.
Pendant ce temps-là, l'Inter a gagné à Feyenoord, Daniele.
Ah bah oui, ce n'était pas le cas de l'Inter, elle n'avait pas de joker joué. C'était un moment très difficile. L'Inter, elle vient d'un derby perdu mal. Ça fait pas mal de matchs que l'Inter, elle se retrouve à devoir rattraper après être menée. Pas mal de fois aussi, 2-0 et revenir 2-2, 3-2, etc. Et donc là, ce qu'on demandait à l'Inter, ce que Kivu était sur lequel il était attendu, c'était rentrer sur le terrain avec la bonne attitude.
Alors qu'aujourd'hui, j'ai entendu Kivu qui disait : « Nous, on peut encore jouer les premières huit places pour se qualifier directement. Si on gagne, moi, je pensais : « Ah bon, ils comptent aller à Rotterdam au découpe et gagner ? » Parce que Feyenoord, c'est une très bonne équipe, elle a battu bien comme elle met toujours en difficulté les équipes italiennes. Et par contre, là, ils ont arrivé à faire un bon match, même si, il faut le dire, le résultat, il est un peu menteur, parce qu'après les 1-0, parce qu'ils ont marqué tout de suite un but assez joli d'ailleurs de Bissek, l'Allemande, que peut-être Paulo connaissait autant des équipes des jeunes Allemands.
Avec pied gauche, on frappe en roulé, et ils lui ont demandé si c'était son meilleur but de sa carrière, il a dit que non, c'est le septième. Donc, comme s'il avait mis six bouts. Non.
Oui, comme s'il avait mis six bouts plus beaux que.
Vous n'êtes pas capable de mettre des buts comme ça en plus, à la Turam contre la Croatie.
La fameuse phrase de Toko dans le premier match européen du PSG.
Il a dit quoi ?
Il a mis son ciseau et qu'il lui avait dit : « C'est le plus beau but de votre carrière. » Et il avait répondu en rigolant : « Vous me connaissez, j'en ai quand même mis d'autres. »
Ouais, ouais.
Manu m'a fait la même chose lors d'un match au Stade de France. Il a marqué une frappe de loin sous la barre. J'étais à l'époque jeune reporter, je vais le voir, je dis : « Magnifique but, Manu, vous ne devez pas marquer ce journée comme ça. » Il m'a dit : « Bah si. »
À l'entraînement.
Là, je me suis dit : « C'est un hito ! »
Ah, c'est le but contre la Roumanie, tu parles ?
C'est ça.
Il était pas mal, non ?
Ouais, il était pas mal, ouais.
Comme dans le 4-0 ?
Un but, franchement, Manu, 25 mètres, grosse frappe sous la barre, magnifique.
Ouais.
Regarde, tu vois quand il dit ça avec un air un peu haut, quand même.
Si, si, j'avais une bonne phrase.
Combien ? Combien de sièmes ? Septième ? Six des plus beaux, facile. Comme Bissek.
Je ne sais pas, je n'en sais rien.
Bon, d'accord.
Mais donc, pour revenir à l'Inter, après ce joli but, ils ont beaucoup baissé leur niveau. Normalement, l'Inter, elle a des problèmes à défendre, elle est fragile parce qu'elle essaye d'attaquer avec beaucoup de joueurs, d'être un peu plus longue sur les terrains. Là, ils se sont baissés à 10 dans la surface de réparation, ils ont souffert. Et après, ils ont eu un peu de réussite, parce qu'une fois que tu as marqué le deuxième but, là, Feyenoord, ils ont commencé à croire un peu moins. Après, ils ont mis le troisième, après, c'était fini.
Mais l'Inter, elle a beaucoup de qualités. Elle a beaucoup, surtout, de manières pour faire mal aux adversaires, parce qu'elle peut te faire mal avec la tête dans la surface de réparation. Puis Esposito, il ne marquait pas depuis septembre, et là, il a mis lui aussi un but assez explicatif de son talent dans les derniers mètres. Zielinski, il a marqué un but apparemment facile, mais que je trouve, il n'y a pas beaucoup de milieux qui peuvent faire avec le pied gauche après avoir mené le ballon pour 20 ans des mètres tout droit.
Donc voilà, l'Inter, elle a beaucoup, beaucoup de possibilités, elle a beaucoup de qualités, mais elle était dans un mauvais moment. Donc cette victoire, ça lui fait vraiment du bien, parce qu'on commençait à avoir des doutes sur Kivu aussi, et ils ont un match difficile ce week-end contre Com.
Un match Stuttgart-Polo qui a perdu à Galatasaray.
Pas payé, hein.
Ouais, c'est vraiment dommage. Et à Sebastian Hennez, je pense qu'il a tout résumé. Il a dit : « Le résultat ne reflète pas le déroulement de la rencontre. » Maintenant.
Ils sont en ligne alors, ils ne vont pas gagner contre le Stuttgart.
Il y a quelque chose qui s'appelle l'efficacité au foot, c'est pour moi, c'est la seule statistique importante. Et quand tu as les occasions, il faut les mettre au fond, et il y a eu aussi cinq minutes où Stuttgart n'était pas sur le terrain. Batracof en a profité, le jeune de 21 ans en a profité pour mettre un doublé. C'est vraiment une occasion ratée, parce qu'il y avait théoriquement, je dis bien théoriquement sur le papier, une possibilité de finir dans le top 8. Et ça, c'est un petit peu dommage.
Paulo, Daniele, Julien, merci beaucoup. On garde juste Edgar, parce qu'il faut qu'on parle évidemment du drame du joueur de Tenerife, décédé ce matin. Merci les gars.
Merci, bonne soirée.
Bonne soirée. Oui, évidemment, c'est le drame en Espagne. Edgar, il faut que tu nous dises ce que représente ce drame, donc le décès de l'attaquant de Tenerife, Jesus de Miguel. Donc suite au choc avec le gardien d'Andorre, on parle pour ceux qui n'ont pas suivi, d'un match de D2 qui s'est déroulé ces dernières heures entre les deux équipes. Choc entre le gardien d'Andorre qui est sorti un peu en mode kamikaze sur le joueur de Tenerife, choc à la tête, et il est décédé ce matin. Alors, il y a plein d'infos qui circulent sur la prise en charge médicale après l'accident.
Évidemment, le gardien d'Andorre est totalement dévasté. Enfin bon, c'est une affaire.
Bien sûr, il se fait insulter aussi, lui.
Oui.
Voilà, c'est une affaire qui va être sans doute voir sûrement des suites judiciaires, évidemment, à tout ça, et tout le monde est sous le choc, quoi.
Oui, bien sûr. Alors, une enquête a été ouverte par la police espagnole, mais le procureur général de Santa Cruz de Tenerife disait que c'est quand même, il imagine, très difficile ou compliqué d'imaginer qu'il puisse y avoir des suites pénales à cette affaire pour Jesus Owueno, le gardien, puisque cette action vient dans une action de jeu, voilà, des sorties, des mauvaises sorties comme ça. Alors, celle-là a été particulièrement violente, évidemment, mais.
En Espagne, il ne faut pas dire que c'est banal. La sortie, elle est la sortie.
Non, non, bien sûr.
Elle est celle d'un mec qui ne contrôle rien, à la limite de la débilité, de faire une sortie aussi bête. Maintenant, évidemment qu'il n'a pas de préméditation, évidemment qu'il n'a pas voulu faire ça, évidemment, il ne faut pas raconter n'importe quoi. Mais il y a ce soir un témoignage, ça peut paraître fou, mais j'imagine que ceux qui ont notre âge ont forcément pensé à Baptiston. Et l'équipe l'a interrogé ce soir, et il paraît que ça l'a profondément touché, parce qu'il a revisionné, ça l'a ramené à ce qu'il avait vécu.
Parler de Baptiston.
Baptiston, oui, qui a parlé, qui a dit que ça lui procure un sentiment effroyable, parce que ça l'a ramené à ça. Et oui, c'est un terrain de foot, et tu n'imagines pas qu'un truc comme ça puisse arriver. La sortie, elle est oui, c'est un jeu où les corps sont en contact, à un moment, il faut quand même un peu maîtriser les choses.
Un mort sur un terrain au foot, suite à un choc, c'est une rareté.
C'est un choc, oui. Parce que normalement, c'est arrivé ces derniers temps qu'on ait le mec tout seul, problème cardiaque, mais sur le contact de l'autre joueur.
Oui, il n'y a pas d'autre joueur qui avait jamais eu un choc.
J'en avais jamais eu.
C'est pour ça, d'ailleurs, qu'on s'est dit.
Non, non, mais c'est.
On a été obligés de repenser à 82.
Ouais, Edgar.
Même si les deux n'ont évidemment aucun rapport, c'est une semaine assez terrible en Espagne, parce qu'il ne faut pas oublier aussi qu'il y a eu la catastrophe de l'accident de train. Et donc, par exemple, ce soir au Metropolitano, et c'était le cas aussi à Villarreal pour le match Villarreal-PSG, il n'y a pas eu d'hymne de la Ligue des Champions. C'était le cas aussi à Barcelone, pas eu d'hymne de Ligue des Champions. Il y a eu simplement un grand hommage aux victimes, déjà, de l'accident ferroviaire et à Jesus de Miguel. Et tu sens que c'est ça qui compte le plus.
Et d'ailleurs, par exemple, pour vous illustrer ça, le journal AS vient de publier, vous savez, le soir, il publie leur une du lendemain, et les résultats de la Ligue des Champions sont en tout petit en dessous, et en grand, c'est « Repose en paix ». Voilà, c'est « Repose en paix », c'est l'hommage à Jesus de Miguel qui prône surtout le reste aujourd'hui en Espagne. Et d'ailleurs, la Fédération royale de foot espagnol a suspendu tous les matchs de Coupe du Roi et de Coupe de la Reine qui devaient avoir lieu cette semaine. Merci Edgar, bonne soirée.
Merci.
Domastian, on sera de retour après le match de Lens face à Caumes et Julien Cazard. Et là, toujours à distance, toujours avec les joueurs du PSG, Julien ?
Oui, bah oui, là, c'est extraordinaire.
C'est combien de séjours ?
C'est un séminaire ou quoi ?
Il y en a, ça dure 15 jours. Ça dure 15 jours. Non, là, c'est le dernier soir, mais c'était assez incroyable. On a regardé tous le match ensemble, c'était merveilleux. Une ambiance de folie.
Tu as vu ta meilleure vie, là.
Ouais, c'était pas mal, c'est pas mal. Il y a quelques jours, alors Pastore a joué un five, c'est encore pas mal, Pastore. Autant Battet et Pylorger sont un peu dans le dur. Je ne vais pas te mentir, c'est rouillé, ça coince un peu, mais alors Pastore, c'est encore pas mal. Il a dit : « Moi, je ne fais plus de sport. Je ne fais plus de sport. » Je dis : « Bah, ça va quand même. » Oui, mais comme ça, j'ai arrêté.
Manu de Cazar, on se laisse tout de suite.
Et nous, on revient demain soir. Bonne nuit à tous.
RMC jusqu'à 00h30.
L'After Foot.
L’After Foot, l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas, fête ses 20 ans cette saison !
A cette occasion, Gilbert Brisbois, Daniel Riolo et toute leur bande vous réservent pleins de surprises !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandis avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Le rendez-vous des passionnés de foot avec des débats et des invités prestigieux.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Eric Di Meco, Emmanuel Petit, Jérôme Rothen et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Carine Galli fait son retour dans l'After et prend les commandes de l'émission les vendredis et samedis.