Cet épisode de Génération After sur RMC revient sur le match Lens-Côme et sur la montée rapide de Côme, club italien soutenu par de gros investissements. Le présentateur et l'invité Daniele Manucia débattent de la place du club dans le football italien, de la couverture médiatique qu'il reçoit et de son image de club artificiel, certains intervenants soulignant son recrutement d'anciens joueurs.
La conversation s'attarde ensuite sur Nico Paz, jeune milieu arrivé pour 60 millions d'euros, dont le talent est analysé avec des avis partagés sur son profil. L'auditeur découvrira aussi les résultats en direct des soirées européennes, notamment ceux du Real Madrid et de Liverpool.
Dans cet épisode Nicolas Jamain, Daniele Manucia
Cette transcription de l'épisode sur Côme et Nico Paz a été réalisée grâce à la technologie qui alimente l'assistant de réunion IA de HappyScribe.
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RMC. RMC, Génération After.
Nicolas Jamin.
Avec Daniel Arielou, avec Emmanuel Petit, et à Bollardt, avec Jean-Louis Tour et Jean Baumel, Lens-Côme. Ce soir, c'est dans moins d'une demi-heure, désormais. Le match important, décisif, peut-être pas, mais quand même, pour Lens qui compte 3 points, qui a encore 4 matches à jouer. Derrière, on a rappelé le calendrier : il est très relevé. Déplacement à Leipzig, réception de Bodeglimt, réception de Manchester City, et déplacement à Liverpool. Liverpool qui est mené 3 buts à 2 ce soir en Ligue des Champions, match qui a débuté à 18 h 45 sur la pelouse de Fenerbahçe. Et toujours de partout, Edgar Grolo, entre l'AEK Athènes et le Real Madrid.
Oui, après 85 minutes de jeu, mais il y a eu une énorme opportunité il y a quelques secondes, avec Kylian Mbappé qui était lancé en 1 contre 1 face au gardien, légèrement excentré côté droit. Il a tiré, il a touché, la barre transversale grecque, et on en reste donc sur ce score de 2-2 entre l'AEK et le Real Madrid. Il reste maintenant 4 minutes à jouer dans le temps réglementaire.
Lens-Côme, ce soir 21 h, nous accueillons Daniele Manucia. Salut Daniele.
Salut Nico, salut à tout le monde. Gardien de l'AEK, c'est l'ancien gardien de Benevento, Brignoli. Il avait marqué de la tête contre Milan.
Ah, c'est une belle entrée sur scène, mon cher Daniele, effectivement. Je ne l'avais pas, celle-là, je ne l'avais pas. Daniele, on parle de Côme avec toi, bien sûr. Sensation en Italie depuis 2 ans, qui a 10 ans joué en D5. Il y a beaucoup d'argent, on le rappelle, ce n'est pas juste la belle histoire d'un petit club italien qui a enchaîné les montées de manière miraculeuse.
C'est sûr, il n'est même pas très italien, et beaucoup leur reprochent en Italie de ne pas être assez italiens, justement.
C'est vrai ça, Daniele, ou pas ?
Ah si, si, vas-y.
Oui, oui, on leur reproche en Italie, mais c'est surtout le UEFA qui le reproche, parce qu'ils n'ont pas assez de joueurs formés en Italie, et c'est pour ça qu'ils ont les bons les plus courts. Mais par exemple, cet été, ils ont pris Liberali, c'est un joueur très intéressant, il sort de l'équipe des jeunes de Milan. Donc ils veulent changer ça. Ils ont aussi un joueur très fort, que c'est eux qui l'ont formé, qui s'appelle Cassano, et il n'a aucun lien avec le vieux Cassano.
D'accord, voilà. Et tu sais que Côme, en Italie, tu lis, c'est une équipe, on dit, qui marche beaucoup, on en parle beaucoup ici. En Italie, tu lis la Gazzetta, même quand ils jouent et qu'ils ont fait un bon résultat, mais il faut aller très, très loin dans les pages pour voir.
Mais tu sais pourquoi, Daniele, tu sais pourquoi.
Mais tu sais pourquoi ça. Dis-moi, Daniele, dis-nous.
C'est parce qu'en Italie, en fait, les télés et les journaux, ils font les calculs sur les supporters. Les supporters, les plus importants en Italie, c'est Milan en termes de joueurs, plus après.
Je serais bien que la Gazzetta ouvrira tout le temps avec principalement Milan et Inter, et Juventus, il n'y a pas de problème, je le sais. Mais il y a vraiment une sorte, pas de rejet, mais genre on s'en fout.
Ils n'ont pas beaucoup, ils n'ont pas assez de supporters. Mais c'était la même chose avec l'Atalanta, par exemple. Quand l'Atalanta, elle était en Champions League ou elle allait très loin en Europa League, c'était toujours avec un peu de.
Mais là, il y a aussi Zabregas, si on ne veut pas qu'il nous donne des leçons, alors qu'il faudrait peut-être quand même regarder ce qu'il fait, parce que c'est quand même pas mal, et que ça pourrait aider 2-3 techniciens en Italie de changer un peu de mentalité.
Oui, justement, ça, c'est en train de changer.
C'est un club nouveau, il n'y a pas beaucoup de supporters, Côme, ce n'est pas une ville de foot et tout. Mais il y a un peu genre, voilà, on s'en fout un peu de cette histoire-là. C'est très, très, très bizarre.
Ça me rappelle un peu Leipzig, j'allais le dire, effectivement, peut-être pour d'autres raisons. Leipzig, c'est le club en plastique, c'est comme ça qu'on l'appelle.
Oui, c'est un peu le truc, c'est un peu un peu trop comme ça.
C'est très artificiel, mais il y a de ça. Côme est monté de manière un peu artificielle grâce à ses entrées d'argent, à ses moyens, mais aussi grâce au choix de nommer Chelsea Fabregas, Manu, évidemment.
Et puis parmi les actionnaires aussi, pas mal d'anciens joueurs.
Tout à fait. Daniel peut en parler, notamment. Tu en as déjà parlé. Thierry Henry a des parts également à Côme, notamment. Il y a beaucoup d'anciens joueurs.
Ça sert quand même sur le marché de transfert, parce que quand tu regardes les joueurs qu'ils ont.
Tu crois ça ?
Regarde un petit peu.
Thierry Henry, c'est actionnaire, ça ?
Regarde un peu les joueurs.
Non, on va dire qu'à valeur égale, c'est.
Qui arrivent, qui sont arrivés au mercato estival. Ça vient de Chelsea, du Milan AC, Chelsea encore une fois, de Dortmund, pour un club qui soit.
Si, ça rend attirant, ça rend un peu plus sexy.
Je veux dire, en dehors du projet de jeu, de l'entraîneur.
Oui, tu as raison.
Je veux dire, c'est des gens qui sont derrière ce projet-là aussi, qui peuvent attirer aussi des joueurs.
Non, mais ils sont forts en Côme, en marketing, ils attirent du monde quand même. Si, si, bien sûr.
Et il n'y a pas beaucoup d'Italiens aussi dans l'effectif.
Non, il y en a eu.
Beaucoup d'anglais qui avaient dû te perdre dans les frites.
Ah, vous l'avez dit ça ?
Pardon.
On a commencé à en parler tard.
Mais justement.
Mais moi, je veux que Jean-Louis le répète.
Ah bon, c'est un vrai problème.
Excusez-moi, excusez-moi.
Il y a assez peu d'Italiens.
Tu as le droit.
Il y a plus de Français que d'Italiens dans le monde.
Tu as le droit d'aller à la friterie sans problème.
Non mais c'est une équipe plus espagnole, ça vous l'avez dit aussi ?
Voilà, tu vois, la valeur ajoutée, elle est là.
Parce que quoi ?
C'est une équipe plus espagnole qu'italienne.
C'est vrai.
Et c'est un style de jeu.
Comment ?
Parce qu'il n'y a pas beaucoup d'Espagnols joueurs.
Il y a une espèce de rivalité, on n'aime pas beaucoup le foot espagnol.
Oui, dans le style de jeu, plus que dans les individualités, Daniele, tu verras. Oui, mais ça, oui, oui, mais ça, par contre, si je peux, on a beaucoup insisté sur ça, mais c'est aussi très vrai l'inverse. C'était Fabregas, il a beaucoup appris en Italie. La première saison qu'ils étaient en Serie A, ils ont failli descendre. Ils ont eu les premiers 6 mois très difficiles, et il a dû travailler sur sa défense. Et là, ça peut arriver de voir Côme jouer avec la ligne à 5, quand il mène, par exemple, ils n'ont pas de difficulté à Tledic, il peut mettre un défenseur en plus et un attaquant en moins.
Et aussi, baisser un peu les niveaux de jeu. Après, ça reste une équipe assez spectaculaire pour comment on joue avec la balle à terre, on sort de la pression, mais ça, je pense, ça devient plutôt un universel plutôt qu'espagnol.
J'ai l'impression aussi que, par rapport à tout ce qui a été dit sur le fait que Côme n'est pas représentatif véritablement de ce qu'attendent les Italiens, j'ai l'impression aussi que ça aide, dans le projet de Côme depuis 2 ans, à performer au plus haut niveau. Et les joueurs jouent de façon extrêmement libérée, il n'y a pas vraiment de pression sur eux, ils savent très bien que quoi qu'ils feront, personne ne parlera d'eux. Donc j'ai l'impression, en fait, que c'est un petit peu un État dans un État, en fait, Côme. Tu vois ce que je veux dire ?
Oui, c'est une principauté de Syria.
Voilà, et que c'est quand même relativement rare dans l'histoire du football, pour le noter, quoi.
Et italien encore plus.
Exactement.
Très certainement. Bon, parlons de Nico Paz, quand même. On en parle beaucoup le lundi soir avec toi, Daniele, avec les drôles de dames, bien sûr. C'est le joueur sexy, le joueur fort de cette équipe. Il est arrivé pour 60 millions d'euros. Il jouait déjà à Côme depuis 2 saisons, mais ils ont payé la clause, puisque le Real avait 50 % des droits du joueur. 60 millions d'euros arrivé cet été, Nico Paz. Il fait encore une fois un très bon début de saison, il a 3 buts, 3 passes. C'est un joueur qui a déjà cumulé 12 buts cette saison, la saison dernière. Parle-moi de Nico Paz, à quel point il est essentiel, et est-ce que lui, c'est une star en Serie A, pour le coup ?
Ça, il le devient de plus en plus, oui. Il grandit de plus en plus aussi son talent. C'est-à-dire, il est jeune, il n'a pas 19 ans, il a 22 ans. Ce n'est pas un instantané, il commence à avoir de l'expérience, mais il ajoute à son jeu, il ajoute des choses. Alors, ce n'est pas un joueur qui, peut-être, vole, comme on dit en italien, vole l'œil, ruba l'occhio, pour ses dribbles. Parce que ce n'est pas un très grand dribbleur. Mais il a une présence physique qu'en Italie, on commence un peu à comparer avec, bon, c'est peut-être exagéré, mais avec Zidane, avec Redondo, ces joueurs.
C'est exagéré alors, oui.
C'est exagéré, mais il est élégant, mais il est fort physiquement. Il peut s'en sortir avec, par exemple, des, comment dire, des contrôles de balle artistiques. Et après, il commence à avoir une présence aussi dans la surface de réparation. On l'a vu marquer 2 fois de suite en Serie A avec la tête. Alors ça, c'était de nouveau, par exemple. Donc s'il commence à marquer avec la tête, s'il commence à faire un peu aussi avant-centre, là, c'est toute une autre dimension qu'il prend. Parce que pour le moment, c'est un énorme playmaker offensif. Mais ce n'est pas un énorme passeur, ce n'est pas un énorme dribbleur, ce n'est pas un énorme tireur, frappeur.
Il tire beaucoup, il frappe beaucoup, mais il n'est pas très, très dangereux. Dans ce côté-là, sur le profil offensif, c'est Baturina, le joueur qui tape un peu plus à l'œil. Lui, c'est plutôt un playmaker, il touche beaucoup de ballons.
Mais je ne suis quand même pas d'accord, c'est un garçon qui est pétri de qualité, avec et sans ballon, parce qu'il a une intelligence de jeu également dans le remplacement qui est intéressante. C'est un garçon qui est capable de percuter ballon-pied, qui est capable d'être passeur, qui est capable d'être buteur. Il a une vision aussi claire sur le terrain, qui aère aussi le jeu du côté de Côme. Et ça revient sur, et je reviens sur ce que j'ai dit auparavant, sur le fait que Côme arrive un petit peu d'un État dans un État, tu vois, comme une principauté en Italie. Lui, il n'a quasiment pas joué, il est issu du Real Madrid, il a fait quelques matchs, et il est parti direct à Côme.
Donc ça te montre que, pour moi, c'est une curiosité, Côme, depuis pas mal de temps.
Ça peut être une preuve intéressante.
Je sais voir de dire Côme pour voir.
Pardon ?
Essaie de voir de dire Côme.
Côme ?
Oui. Oui, mais là, j'ai la crève, donc tu vas voir.
Ah, c'est un circonflexe, tu veux dire ? C'est quoi, le Côme ?
C'est ce qui dit Côme.
Oui, Côme.
Parce que c'est un mec du Sud, c'est un Monégasque que Manu, c'est pour ça.
Oui, c'est ça.
Dans le Sud, on dit Côme.
Non, mais je suis en train de dire que.
Je le trouve vraiment très, très bien, et il représente le futur également de l'équipe d'Argentine. Mais j'aimerais, en fait, voir ces joueurs dans un contexte différent pour voir à quel niveau ils pourraient performer. Aujourd'hui, ils sont en train de démontrer pas mal de qualités, mais c'est à Côme, tu vois ce que je veux dire ? Donc j'ai besoin de savoir ça, ça y est.
Daniele, en quelques secondes.
Je suis d'accord avec Manu, c'est-à-dire, on attend tous Nico Paz, Baturina, Massantono à des niveaux plus hauts. Mais l'histoire de Nico Paz et l'histoire de Massantono cette saison montre aussi que pour certains joueurs très jeunes, c'est nécessaire de faire de l'expérience avant. C'est nécessaire de jouer beaucoup pour découvrir aussi son propre talent. Nico Paz, il n'aurait jamais eu le temps de développer son talent comme il l'a développé en Italie en 3 saisons. Et là, juste là, il commence à devenir aussi un buteur. Donc qu'est-ce qui va se passer sur le reste de la saison ?
On ne sait pas. Ça se trouve, cet été, ça va être un joueur encore plus grand. Si Madrid, ils vont mettre, parce qu'ils ont une clause pour le racheter à 80 millions, si Madrid, ils vont mettre les 20 millions de différence, ça se trouve, ils vont se trouver un joueur encore plus grand. Ou ça se trouve, ils ne vont pas y croire, ils vont le laisser à Côme encore une fois.
Bon, il y a du monde à Madrid, mais pourquoi pas.
Daniele, merci, tu seras là dans l'after pour débriefer ce lance Côme, aux côtés de Daniel, de Gilbert et Sam Umtiti. Bonne soirée à toi, bon match.
Bonne soirée à vous.
Ça démarre dans moins de 20 minutes désormais, bien sûr, alors que ça a évolué. Liverpool a été battu par Fenerbahçe, 3 buts à 2, score final. Liverpool, ça ne va pas du tout dans ce début de saison en Premier League également, largué très, très loin des deux Arsenal et Manchester City. Alors que le Real, Edgar Grolo, s'est fait, s'est imposé finalement.
Oui, oui, respire sur le gong, le but magnifique de Fede Valverde, qui nous a fait une Fede Valverde, et qu'il sait que mettre des buts comme ça, c'est-à-dire un pétard de l'extérieur de la surface de réparation, coup du pied comme elle vient, victoire 3 buts à 2 pour le Real Madrid sur la pelouse de l'AEK Athènes, alors même que le Real a été mené à deux reprises, d'abord avec l'ouverture du score de Kohïta à la 12e, l'égalisation de Bellingham à la 32e, et puis ensuite, surtout, avec ce but de Pillos à la 75e minute. Et une nouvelle fois, comme à Rome, le Real Madrid qui renverse la situation grâce à Mbappé et grâce à Fede Valverde.
4 victoires en 4 matchs pour le Real Madrid dans cette Ligue des Champions.
Et 7e victoire consécutive également pour le Real, toutes compétitions confondues, la bonne période de l'équipe de José Mourinho. Merci, Edgar. On te retrouve également dans l'after tout à l'heure. On revient dans un instant dans la génération after sur RMC. On va parier sur ce match, et on va encore évoquer l'anse de Yannick Cahuzac qui joue son destin européen ce soir face à Côme. Restez avec nous, vous écoutez RMC.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.