Cet épisode de L'After Foot revient sur la victoire de l'OM à Leverkusen et sur le travail de Bruno Genesio, salué par les chroniqueurs pour la manière dont il tire le meilleur de ses joueurs. Le débat porte aussi sur sa communication avec le vestiaire, sur le système de jeu et sur l'importance de la confiance et du dialogue individuel.
Les intervenants évaluent les performances de plusieurs joueurs, dont Hojberg, Ulysse Garcia et Pachao, et discutent de l'avenir de ce dernier. L'émission se termine par un regard sur le calendrier à venir, avec les déplacements à Lens et Auxerre.
Les opinions exprimées restent celles des intervenants.
Dans cet épisode Kevin Diaz
Cette transcription de l'After Foot consacré à l'OM et à Genesio a été réalisée avec la technologie qui alimente l'outil de retranscription réunion d'HappyScribe.
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RMC.
23 h 17, l'after est là jusqu'à minuit et demi. Daniel Riel, aujourd'hui tour Kevin Diaz, l'OM. Au programme, on va parler de Genesio, on va faire une évaluation, mais d'abord Xavier, au 32-16, est là. Salut Xavier.
Bonsoir, euh, bonsoir les gars. Ça va ?
Salut Xavier.
5 victoires de suite, Xavier. Et puis une victoire là contre, enfin, Marseille cette année n'a pas battu un club de la dimension de Leverkusen.
Ouais, ouais, c'est clair. Je m'attendais pas à ça ce soir, parce que, euh, après ce qui venait, après les enchaînements là, on a vu Lancier, on... je me suis dit : bon, peut-être que ça va être ce soir qu'on se fait remarquer. Et on s'est fait remarquer de la meilleure des manières, je pensais pas qu'on allait voir ça ce soir. Mais en même temps, c'est ce que vous avez dit depuis le début, c'est...
Vous vous attendiez à gagner là-bas, non ?
Ton micro revient.
Ah non, pas du tout. Ouais, c'est clair. Mais par contre, l'importance de la confiance, vous l'avez assez soulignée, et l'importance aussi d'engranger les victoires. Parce que là, on a vu des automatismes ce soir, on a vu un match cohérent, et on a vu des tauliers apparaître de plus en plus, et ça fait plaisir. Et il faut rendre hommage à ce que fait Genesio depuis le début de la saison, il n'a jamais voulu rétropédaler sur ses principes de jeu. Et aujourd'hui, il est récompensé, et j'espère que ça va continuer, quoi.
Alors, pas que ce soir, on doit dire bravo Genesio.
Ah, moi je dis bravo Genesio pour, effectivement, plusieurs raisons. Déjà, j'ai l'impression que sur pas mal de joueurs, voire les trois quarts, il tire le meilleur d'eux. C'est-à-dire qu'on les voit, alors certains pas forcément au progrès, parce qu'on les a déjà vus à haut niveau, mais on les voit à leur maximum. La seule exception pour y revenir, c'est Paixao qui, pour l'instant, est quand même toujours la déception. Mais donc, il tire le meilleur d'eux, et en plus, au niveau de l'état d'esprit, hier on parlait, alors forcément c'est l'extrême inverse, hein, on parlait des joueurs qui se regardaient un peu l'un l'autre dès qu'il y avait une erreur. Là, je trouve que collectivement, il y a un truc qui se dégage dans cette équipe.
Parce que pour gagner à Leverkusen, de toute façon, tu es obligé d'en passer par là, mais collectivement, tous les mecs sont habités d'un truc, et je pense que le responsable de ça, c'est Genesio, qui mentalement a fait un boulot parfait avec ses joueurs. Il a de toute façon toujours fait ça dans sa carrière, tirer le maximum de ses effectifs, donc à la limite c'est pas étonnant à Marseille, mais...
Puis c'est ce qu'on demande à un entraîneur en plus.
Bien sûr, et c'est pour ça que c'est un des meilleurs en France. Mais dans ce contexte particulier, vu ce qu'ils ont traversé au niveau de la peur en début de saison, je pense que c'est le responsable.
Avec toujours une bonne
réplique qu'il ne faut jamais oublier.
Non mais ça, c'est pour tous les entraîneurs aussi.
Ça va un peu vite.
À part ceux qui ont les moyens de renouveler leur effectif tous les 2 ans.
Ça va plus ou moins vite.
Mais en fait, le truc, je comprends pas. Oui, mais on n'était pas sûrs non plus que Genesio y arrive à ce point à Marseille.
Mais en fait, Genesio, je comprends pas. Enfin, tu as raison de lui dire bravo, mais en fait, à aucun moment on lui a dit pas bravo.
Non, il y a eu des doutes quand même. Quand il est arrivé, tout le monde disait, avec le contexte marseillais, il va exploser.
Non, c'était...
Lui qui déjà a du mal à tenir mentalement.
Non, c'était pas ça, c'était plus la façon qu'il avait de communiquer, un peu la communication avec les joueurs un peu.
La communication, c'est clair. Mais je pense que la communication avec son vestiaire, elle a toujours été bonne.
Oui, mais qui est toujours un peu Calimero ou "la terre m'en veut" et tout, alors que personne lui en veut et que tout le monde le soutient toujours, et tout le monde sait quelles sont ses qualités.
Non, il y a eu un moment où on a été, enfin, disons les médias ont été assez durs avec lui à une certaine époque.
Et on a longtemps dit : il faut changer le système, il faut changer le système, il faut changer le système.
Non, non, non.
Vas-y, toi, tu veux dire à l'OM ?
Non, vous dites deux choses différentes.
Oui, on parle à l'OM, d'accord.
Non, on parle de toi à l'OM, moi je parlais avant.
Toi, tu parles de il y a 2013-2014, donc déjà on est quand même un petit peu.
Non, même après, même après.
Pas de temps que ça. Vraiment pas de temps que ça. Et toi, tu parles du système, je te signale que le système, là aujourd'hui, Weah va jouer plus haut. Le problème, quand je disais "il faut qu'il soit 3 et 2", c'est qu'il faut le consolider des fois.
Voilà. Mais surtout parce qu'il n'avait pas les latéraux. Là maintenant, si Weah il le met plus haut, bah s'il veut jouer à 4 derrière, pas de problème, à partir du moment où il libère. Et en plus, là il a Ulysse Garcia, et il n'a pas Palmieri. Et si tu joues avec comme latéraux Emerson Palmieri et Weah, donc c'est des forces à 4, je continue de penser que ce sera compliqué.
Mais au-delà des choix, il a quand même maintenu cette idée générale de jouer, tu vois, de quand même essayer d'avoir le ballon, etc. Il aurait pu dire, réflexe de peur, "on va m'étonner, on va reculer" à l'arrivée, il a quand même toujours maintenu ça.
Non, mais il n'a pas fait ça, il n'a jamais fait ça.
Non mais là, le contexte, le stress, le...
Vous soulignez des trucs qu'en fait il n'a jamais fait, on le connaît depuis plus de 10 ans maintenant, on sait comment il travaille.
Ça, d'accord.
Non, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois, c'est comme si vous lui mettiez des...
Non, mais il a été très fort cette année, Daniel, il a été très fort déjà dans le cas Hojberg, avec le capitanat, c'est...
Mais moi, le truc, c'est que je ne dis pas que personne n'a jamais dit qu'il n'était pas fort, donc il faut que vous me dites s'il est fort là.
Oui, mais comme il est installé, qu'on voit depuis longtemps.
Mais il a un challenge, c'est quand même prendre cet OM-là, avec tout ce qui s'est passé en coulisses, pas un euro, pas un recrutement, je suis désolé, c'est...
Aucun problème, de toute façon on a toujours dit que ça, enfin, personne n'a réellement souligné de problème le concernant.
Mais si, quand même, il y a... je veux dire que que ce soit Genesio ou un autre, c'était quand même un challenge très difficile à faire, c'était pas facile. L'histoire du capitanat, comment il a géré... comment ?
Personne n'a dit que c'était facile.
Mais l'OM, c'est déjà, de facto, Genesio ou autre, toujours difficile.
Je suis en train de te dire, personne n'a dit que c'était facile.
Non, mais on peut te dire, même quand ce n'est pas facile, que tu fais du bon boulot.
Oui, bien sûr.
On ne va pas toujours dire que...
Non, mais la façon dont Jean-Louis le disait, on a l'impression que...
Bah, ça reste une surprise. Au vu de la qualité de l'effectif, pour moi, ça reste une bonne surprise. Ce que fait l'OM là aujourd'hui, 5 novembre, c'est une bonne surprise.
Écoute, moi, dans toutes les discussions qu'on a eues depuis cet été, c'était plutôt, en tout cas mon point de vue, c'était...
C'est vrai que toi, tu n'as jamais été trop inquiet.
Moi, j'étais inquiet.
Il y a largement la matière dans cet effectif, pour là où j'ai douté un moment, en fait, ça coulait, c'était : attends, qu'est-ce qu'ils sont en train de faire mentalement ? Il faut absolument, surtout quand il disait. Et quand il y a eu les menaces de démission, j'ai dit : attends, mais pourquoi ? Pourquoi il faut que tout le monde se calme ? C'était ça que je réclamais.
Oui, mais la conclusion du calme.
Vis-à-vis de son vestiaire, ça a toujours bien matché, tu vois. Et ce n'est pas parce qu'il a réussi plein de fois avant qu'il ne faut pas le noter quand là il réussit quelque chose.
Non, non, non, mais quand un entraîneur dit qu'il peut s'en aller, est-ce que ce n'est pas aussi pour mettre un coup de pression à son vestiaire ? En mode : "Ah, vous... et moi si je me barre, les gars, je n'allais pas être bien".
Moi, je crois que là, il a vraiment hésité quand même.
J'aime pas trop cette façon de faire, mais bon, pourquoi pas ? Il n'y a pas de problème.
Je ne sais pas, mais ça peut être un levier.
À partir du moment, tu sais, Kevin, le management, il y a différentes sauces.
J'arrive.
À partir du moment où ça marche, moi j'observe, et je me dis : "OK, il a réussi à s'adapter", c'est de l'adaptation aussi. Si ça a fonctionné, pas de problème.
Mais un entraîneur doit d'abord amener les joueurs avec lui. Et moi, je pense que c'est ce qu'il a fait dès le début.
Et si tu réussis à t'adapter.
Avec l'histoire Hojberg aussi.
Et surtout, et surtout, moi je pense qu'une des grandes forces, c'est d'être capable de changer. Il n'y a rien, moi, la phrase que je ne supporte pas, c'est "mourir avec ses idées ou ne pas s'adapter".
Oui, c'est ça.
Et c'est ce que fait ton coach préféré qui s'est adapté au PSG.
Il s'est adapté à quoi ?
À beaucoup de choses.
Bon, restons sur Marseille. Xavier, sur Genesio, tu veux rajouter quelque chose ?
Non, pas forcément sur Genesio, mais sur certains joueurs de l'équipe qui...
Allons-y.
Bah, franchement, vous parliez de la charnière centrale, moi, Egan Riley et... Egan Riley et Hagard, ils ont fait un match incroyable. Mais par contre, il faut le souligner, voilà, l'importance de la confiance. Moi, je n'ai jamais vu Ulysse Garcia faire un aussi bon match que ce soir.
C'est vrai, tu as raison.
Et voilà, c'est... des fois, il suffit d'un mec qui ne te fasse pas paniquer. Tu vois, moi, c'est tout l'inverse de ce qu'on a eu l'année dernière, avec un mec qui n'était jamais tranquille, eh bien peut-être que là, on a trouvé quelqu'un qui sait parler.
Non, non, je parlais de l'entraîneur.
Non, non, je parlais de l'entraîneur, ouais. Des fois, il suffit d'un entraîneur qui sache te parler.
Mais l'agitation sur le banc, ce n'est plus tellement tendance.
Ouais.
Ce n'est plus tellement tendance, effectivement, les joueurs. D'ailleurs, j'ai lu l'interview, ça doit être Dakounia, qui parlait du match d'hier, et qui parlait de Fabregas, dans la façon qu'il avait d'être avec eux, et dans la répétition du style, toujours le même, où qu'il soit, et avec beaucoup de calme et de tranquillité, sans avoir peur de l'erreur. Ne pas avoir peur de l'erreur, en sport, c'est très important. Ça veut dire que ça te pousse à oser, à être audacieux. Et c'est très important.
Merci Xavier.
Merci Xavier.
Avec plaisir, merci les gars. Merci à vous.
Salut, à bientôt.
Il y a une phrase que j'aime beaucoup, que j'avais lue dans un stage au Portugal, pour le coup, qui disait : "Nous ne croyons pas à la motivation d'équipe, nous croyons à la préparation d'une équipe pour lui permettre d'avoir la confiance de faire un bon match." C'est-à-dire que brailler, surtout en professionnel, devant, quand il y a 40 000, et faire des grands gestes, des grands cris, comme si ton latéral droit allait t'entendre, c'est...
Oui, c'est plus tendance, ouais.
Mais ça l'a été, hein, ça l'a été, tu vois, Fabregas.
Ce n'est pas un gueulard, effectivement. Par contre, il ne lâche pas ses joueurs une seconde.
Oui, je sais, d'accord.
C'est-à-dire que sur chaque action, il accompagne, il fait des... bien sûr, Luis Enrique aussi. Il ne gueule pas, mais il est archi présent. Je pense que ça, c'est important aussi.
Mais les joueurs, aujourd'hui, ont besoin non seulement de dialogue, mais de dialogue individuel. Avant, c'était le discours devant tout le monde. Maintenant, les mecs, ils ont besoin, tu viens leur parler tout seul.
Ils font aussi l'armée, hein.
Tu fais même séance vidéo seul avec eux et tout, c'est très important. C'est nouveau, enfin nouveau, je ne sais pas si c'est nouveau comme management.
Si, bien sûr, mais c'est lié aux générations aussi.
Absolument.
L'individualisation des retours, notamment des analyses vidéo, même si le travail collectif est quand même très important. Et quand tu dis les entraîneurs qui sont actifs sur le banc, notamment les jeunes, c'est aussi pour transmettre une énergie. Et c'est aussi pour extérioriser leur propre énergie. Parce que sinon, ils sont rongés de l'intérieur.
Ma foi.
Bah oui.
Non, mais Kevin, ce soir, il est...
Il devrait être coach, mais il ne veut pas.
Ouais, ouais, ouais. Non, mais on voit que ça ne monte pas cette année.
Pourquoi il ne veut pas ? Parce que là, ça va ressembler à un échec si tu ne montes pas une deuxième année.
Mais pourquoi ?
Tu ne montes pas deux fois alors que tu es...
Attends, tu veux que je te sorte la phrase de Antetokounmpo ? "Il y a 16 équipes", ça veut dire qu'il y a 15 qui sont en échec et une seule qui a réussi sa saison ?
Oui.
Oui, c'est ça.
Je ne crois pas.
D'accord.
Pierre est là pour faire une
interview à l'émission "Sur l'OM, s'il vous plaît". Marseille a gagné les RCOUZEN, profitons-en, c'est pas souvent.
On va voir un projet si tu me parles d'un projet.
Salut Pierre.
Bonsoir, bonsoir à l'équipe, bonsoir à tout le monde.
Salut Pierre.
Allez. Pierre, qui a été l'homme du match côté marseillais pour toi ?
Bah, Guéry, le buteur, je pense.
On est d'accord.
Guéry, le buteur, et la charnière centrale qui a tenu bon. Et j'ai bien apprécié également, alors qu'il est pas mal critiqué, c'est notre gardien, il a fait un bon match, hein. Il était sûr de son but.
Et Kevin Dias, module petit laid, il a failli mettre dans ses 3 points.
Ça nous coûte de le dire, mais c'est vrai, Delange a raison.
Mais il faut le dire.
Delange a été bon et Kevin Dias aussi.
Top 3. Top 3. Au-delà de la performance, il est...
Il y en a un qui ne fait pas d'erreurs, au moins. Pas extraordinaires, mais il ne fait pas d'erreurs.
Et je mettrais Genesio aussi, numéro 4, parce qu'il arrive à mettre une cohérence dans l'équipe. Et ce qui m'a surpris ce soir, c'est que la deuxième mi-temps, en général, on plonge physiquement. Et on a tenu bon.
Ça, c'est bien de le dire, on ne l'a pas dit, mais c'est vrai qu'il y a encore 2 mois, on soulignait toujours la baisse de forme en seconde période de l'OM.
À Beşiktaş, on faisait un partout à la mi-temps et on a plongé totalement. Et ça a été notre point faible depuis quelques matchs. Et là, ils trouvent quand même une forme de cohérence. Et le déficit physique, il a l'air d'être complet. Et c'est tout à l'honneur de Bruno Genesio qui arrive à tirer le maximum d'un groupe moyen qui...
Il y a un joueur, bon, moi j'avoue que je l'aime beaucoup depuis très longtemps, il n'a pas toujours été excellent, mais Pierre-Emile Hojberg, moi je trouve quand même que c'est un joueur, moi j'aime bien l'avoir dans mon équipe, quoi. Si j'étais joueur, je voudrais jouer avec lui. Parce que Sakou, aujourd'hui, il a quand même 80 passes, il en rate 3. Ce n'est pas non plus...
Oui, ça marche.
C'est quand même un très, très beau ratio. Et je ne sais pas, alors oui, des fois, on voit qu'il a pu ses jambes d'il y a quelques années pour sortir, pour jaillir. Mais quand il a des mecs autour de lui qui sont plutôt intelligents, ça reste quand même une sentinelle qui fait plaisir.
Mais c'est vrai que le milieu, c'est le jour et la nuit par rapport au tout début de saison.
Il faut parler un peu de Kondogbia, parce qu'il a été beaucoup critiqué.
Kondogbia, il a fait 2-3 erreurs techniques, mais globalement, quand même, il t'apporte quelque chose. Et quand on parle de confiance et de sérénité, ces mecs-là qui ont connu le plus haut niveau, bon, ils ne vont pas trembler à ce moment-là de la saison avec Marseille, voilà. Donc le milieu abbéli aussi est intéressant.
Il a mis une frappe, ouais, effectivement, qui était pas mal. Et en plus, je pense aussi que c'est l'une des raisons pour lesquelles Marseille ne plonge pas, c'est que l'avantage qu'a... enfin, ce que réussit aussi Genesio, c'est qu'en début de saison, tu avais vraiment 11 joueurs, et c'est tout. Et le reste était hors de forme. Même les 11, d'ailleurs, dans les 11, il y en avait certains qui étaient hors de forme, mais quand tu allais piocher sur le banc, c'était encore plus compliqué. Là, à force de concerner tout le monde, de donner du temps de jeu à tout le monde tous les 3 jours, les joueurs qui rentrent, ils sont un peu plus dans le rythme. Nadi, par exemple, au milieu, il n'est pas loin d'être titulaire dans cette équipe, donc quand il rentre, forcément, il amène quelque chose au milieu de terrain, et c'est valable pour d'autres joueurs.
Bon, Maud Pachao, pour finir l'évaluation, parce qu'apparemment, il n'a pas convaincu tout le monde.
Pachao, le truc, c'est qu'on attend quand même, on a tellement parlé de lui dans... "il faut le regarder, il faut qu'il soit là, c'est le gars, on ne peut pas, on n'acceptera même pas 25 millions et tout", 3 mois plus tard...
Alors, je te dis, moi, sur une action, il a éliminé un joueur, je me suis dit : "tiens, je crois que c'est la première fois de la saison qu'il élimine quelqu'un". Donc il n'a plus jamais refait le reste du match, donc c'est quand même compliqué.
Le problème, c'est que je n'ai pas envie de te dire : "ouais, on regrette de ne pas l'avoir vendu, de ne pas avoir pris les 25 millions".
Moi, je le pense, moi.
Mais je n'ai pas envie de le dire.
Ouais, ouais, mais je crois que...
Je n'ai pas envie de le dire parce que je me dis : "bon, et si jamais, à partir de, je ne sais pas, la semaine prochaine, 2 semaines, il commence à être bon et ça devient l'homme clé de l'OM ?" Donc maintenant, il est là, et j'ai envie d'être patient et d'attendre le moment où il va être décisif.
Ça n'empêche qu'on est en novembre, il va peut-être partir sur le prochain mercato.
Je sais.
Bon, il n'empêche que sur le début de saison...
C'est sûr, le mec est là, le mec, important dans une équipe, surtout dans un championnat où, là, maintenant, l'OM risque de remonter et d'être tout proche des places européennes.
Non, mais moi.
Si, si, si.
Moi, je prends les 25 millions.
S'il fait la diff sur.
Les 25 millions, il faut aller en Ligue des Champions.
Je vais prendre Bo, comme il voulait le prendre, ou un autre, mais franchement.
Ah, non, mais toi, tu me parles du pour le mercato d'hiver.
Non, cet été, il y aurait eu un remplaçant si tu avais vendu 25 millions.
Sauf que, comme ils avaient traîné jusqu'à la fin du mercato, ils n'auraient pas eu le temps, limite, de le faire. Là, comme tu dis, janvier, tu as 20 millions, tu le vends.
Non, 25, c'était 25, le...
Je ne sais pas, moi, je t'ai fait la restaurant.
Non, 25.
Mais il y a 6 mois de moins en contrat, là, tu ne peux pas avoir le même prix.
C'est 25.
C'est pour ça que je lui dis 20.
Si vous le voulez, c'est 25.
Et à 20, non.
Non, c'est 25.
Écoutez Amin Guéry, les gars.
Ah, c'est facile, derrière un micro, de faire comme ça en égo. "Non, c'est 25." Non, mais attends. Tu accepterais 20, c'est tout.
Ah bon ? Mais...
Sinon, on fait 22 plus 3 en bonus.
Il fait du "c'est 25", c'est un con.
Écoutez Amin Guéry sur Canal il y a quelques instants.
Oui, bien sûr, je pense qu'on a pris du plaisir. On a respecté le plan du jeu de soi, forcément, le défaisement, on a pris énormément de plaisir. On a fait des belles ressources de balle, techniquement, on était bien. Et même dans les duels, et à la mi-temps, comme on t'en parlait tout à l'heure, j'ai loupé cette occasion, donc j'avais un peu la rage. Et on savait que soit on restait solide, on savait qu'on allait mettre ce but.
Voilà pour Guéry, bravo l'OM. Alors, il y a des perspectives quand même, parce que là, Marseille va à Lens, fort du match de ce soir, et...
Ah ben là, mais comme le foot est effectivement logique, on s'abstiendra d'envisager quoi que ce soit.
On a envie de le voir, en tout cas, ce match.
Et là, dimanche soir, tu as envie de le voir.
Un Lens qui doit se racheter, et Marseille qui semble en pleine bourre.
Après, Marseille reçoit Le Mans, bon, quand même, largement la porte d'OM.
Ah ben là, tu veux quoi ? Tu veux que l'OM fasse 5-6, 6 victoires de suite ?
Et après, Marseille reçoit le Levski Sofia.
7 victoires, allez, 7. Non, parce qu'avec celle-là, ça fait déjà, donc on a eu... ce sera 8 avec ça, vas-y encore.
Non, en fait, on a 4 de suite. Il y a eu un... et après, il y avait une... enfin.
Oui, il y a eu une Europa League entre les deux.
Il y a eu une Europa League perdue entre les deux.
4 de championnat avec Lens, 5. Allez, vas-y, vends-nous toutes les victoires de suite, là, on y va, on achète.
Donc là, tu en as 3 de suite. Une fois que tu auras engrangé tout ça, tu vas à Auxerre.
Allez, une de plus. Vas-y. Il gagne tout jusqu'à Noël.
Et ensuite, tu reçois Nice. Bon.
Ok, tu es deuxième à Noël. Comme l'année dernière. Comme l'année dernière, finalement. L'année dernière, j'étais deuxième à Noël.
C'est Nice qui a...
Tu achètes ou tu n'achètes pas ?
Kevin, tu n'achètes pas. Tu n'achètes pas.
Non, je n'achète pas.
Je l'ai déjà à Lens, ils n'ont pas gagné, là.
Ils ont gagné.
Ils gagnent dimanche.
Mais non, mais il faut s'emballer. Quand tu parles de l'OM, tout le monde s'emballe.
Voilà.
Mais non, pas le nouvel OM, c'est fini, ça.
L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !
Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.
Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.
En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.