Transcription de Jean-Louis félicite Genesio qui réussit à sublimer ses joueurs. Kevin salue le bon match d'Hojberg et de l'ensemble du milieu de l'OM – 05/11

15:28 20 min de lecture 4 vues Publié il y a 3 jours

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Résumé de l'épisode

Cet épisode de L'After Foot revient sur la victoire de l'OM à Leverkusen et sur le travail de Bruno Genesio, salué par les chroniqueurs pour la manière dont il tire le meilleur de ses joueurs. Le débat porte aussi sur sa communication avec le vestiaire, sur le système de jeu et sur l'importance de la confiance et du dialogue individuel.

Les intervenants évaluent les performances de plusieurs joueurs, dont Hojberg, Ulysse Garcia et Pachao, et discutent de l'avenir de ce dernier. L'émission se termine par un regard sur le calendrier à venir, avec les déplacements à Lens et Auxerre.

Les opinions exprimées restent celles des intervenants.

Dans cet épisode Kevin Diaz

Cette transcription de l'After Foot consacré à l'OM et à Genesio a été réalisée avec la technologie qui alimente l'outil de retranscription réunion d'HappyScribe.

Pierre00:00:00

Vous écoutez.

Intervenant 200:00:02

RMC.

Intervenant 300:00:05

23 h 17, l'after est là jusqu'à minuit et demi. Daniel Riel, aujourd'hui tour Kevin Diaz, l'OM. Au programme, on va parler de Genesio, on va faire une évaluation, mais d'abord Xavier, au 32-16, est là. Salut Xavier.

Kevin Diaz00:00:15

Bonsoir, euh, bonsoir les gars. Ça va ?

Intervenant 500:00:17

Salut Xavier.

Intervenant 300:00:18

5 victoires de suite, Xavier. Et puis une victoire là contre, enfin, Marseille cette année n'a pas battu un club de la dimension de Leverkusen.

Kevin Diaz00:00:26

Ouais, ouais, c'est clair. Je m'attendais pas à ça ce soir, parce que, euh, après ce qui venait, après les enchaînements là, on a vu Lancier, on... je me suis dit : bon, peut-être que ça va être ce soir qu'on se fait remarquer. Et on s'est fait remarquer de la meilleure des manières, je pensais pas qu'on allait voir ça ce soir. Mais en même temps, c'est ce que vous avez dit depuis le début, c'est...

Intervenant 500:00:45

Vous vous attendiez à gagner là-bas, non ?

Intervenant 300:00:46

Ton micro revient.

Kevin Diaz00:00:47

Ah non, pas du tout. Ouais, c'est clair. Mais par contre, l'importance de la confiance, vous l'avez assez soulignée, et l'importance aussi d'engranger les victoires. Parce que là, on a vu des automatismes ce soir, on a vu un match cohérent, et on a vu des tauliers apparaître de plus en plus, et ça fait plaisir. Et il faut rendre hommage à ce que fait Genesio depuis le début de la saison, il n'a jamais voulu rétropédaler sur ses principes de jeu. Et aujourd'hui, il est récompensé, et j'espère que ça va continuer, quoi.

Intervenant 300:01:17

Alors, pas que ce soir, on doit dire bravo Genesio.

Intervenant 200:01:19

Ah, moi je dis bravo Genesio pour, effectivement, plusieurs raisons. Déjà, j'ai l'impression que sur pas mal de joueurs, voire les trois quarts, il tire le meilleur d'eux. C'est-à-dire qu'on les voit, alors certains pas forcément au progrès, parce qu'on les a déjà vus à haut niveau, mais on les voit à leur maximum. La seule exception pour y revenir, c'est Paixao qui, pour l'instant, est quand même toujours la déception. Mais donc, il tire le meilleur d'eux, et en plus, au niveau de l'état d'esprit, hier on parlait, alors forcément c'est l'extrême inverse, hein, on parlait des joueurs qui se regardaient un peu l'un l'autre dès qu'il y avait une erreur. Là, je trouve que collectivement, il y a un truc qui se dégage dans cette équipe.

Parce que pour gagner à Leverkusen, de toute façon, tu es obligé d'en passer par là, mais collectivement, tous les mecs sont habités d'un truc, et je pense que le responsable de ça, c'est Genesio, qui mentalement a fait un boulot parfait avec ses joueurs. Il a de toute façon toujours fait ça dans sa carrière, tirer le maximum de ses effectifs, donc à la limite c'est pas étonnant à Marseille, mais...

Intervenant 500:02:08

Puis c'est ce qu'on demande à un entraîneur en plus.

Intervenant 200:02:10

Bien sûr, et c'est pour ça que c'est un des meilleurs en France. Mais dans ce contexte particulier, vu ce qu'ils ont traversé au niveau de la peur en début de saison, je pense que c'est le responsable.

Kevin Diaz00:02:17

Avec toujours une bonne

Intervenant 500:02:18

réplique qu'il ne faut jamais oublier.

Intervenant 200:02:18

Non mais ça, c'est pour tous les entraîneurs aussi.

Kevin Diaz00:02:21

Ça va un peu vite.

Intervenant 200:02:21

À part ceux qui ont les moyens de renouveler leur effectif tous les 2 ans.

Kevin Diaz00:02:24

Ça va plus ou moins vite.

Intervenant 200:02:25

Mais en fait, le truc, je comprends pas. Oui, mais on n'était pas sûrs non plus que Genesio y arrive à ce point à Marseille.

Kevin Diaz00:02:29

Mais en fait, Genesio, je comprends pas. Enfin, tu as raison de lui dire bravo, mais en fait, à aucun moment on lui a dit pas bravo.

Intervenant 200:02:38

Non, il y a eu des doutes quand même. Quand il est arrivé, tout le monde disait, avec le contexte marseillais, il va exploser.

Kevin Diaz00:02:42

Non, c'était...

Intervenant 200:02:42

Lui qui déjà a du mal à tenir mentalement.

Kevin Diaz00:02:45

Non, c'était pas ça, c'était plus la façon qu'il avait de communiquer, un peu la communication avec les joueurs un peu.

Intervenant 200:02:50

La communication, c'est clair. Mais je pense que la communication avec son vestiaire, elle a toujours été bonne.

Kevin Diaz00:02:52

Oui, mais qui est toujours un peu Calimero ou "la terre m'en veut" et tout, alors que personne lui en veut et que tout le monde le soutient toujours, et tout le monde sait quelles sont ses qualités.

Intervenant 200:03:00

Non, il y a eu un moment où on a été, enfin, disons les médias ont été assez durs avec lui à une certaine époque.

Intervenant 300:03:05

Et on a longtemps dit : il faut changer le système, il faut changer le système, il faut changer le système.

Kevin Diaz00:03:08

Non, non, non.

Intervenant 200:03:09

Vas-y, toi, tu veux dire à l'OM ?

Kevin Diaz00:03:11

Non, vous dites deux choses différentes.

Intervenant 200:03:12

Oui, on parle à l'OM, d'accord.

Kevin Diaz00:03:12

Non, on parle de toi à l'OM, moi je parlais avant.

Intervenant 200:03:14

Toi, tu parles de il y a 2013-2014, donc déjà on est quand même un petit peu.

Kevin Diaz00:03:17

Non, même après, même après.

Intervenant 200:03:19

Pas de temps que ça. Vraiment pas de temps que ça. Et toi, tu parles du système, je te signale que le système, là aujourd'hui, Weah va jouer plus haut. Le problème, quand je disais "il faut qu'il soit 3 et 2", c'est qu'il faut le consolider des fois.

Kevin Diaz00:03:34

Voilà. Mais surtout parce qu'il n'avait pas les latéraux. Là maintenant, si Weah il le met plus haut, bah s'il veut jouer à 4 derrière, pas de problème, à partir du moment où il libère. Et en plus, là il a Ulysse Garcia, et il n'a pas Palmieri. Et si tu joues avec comme latéraux Emerson Palmieri et Weah, donc c'est des forces à 4, je continue de penser que ce sera compliqué.

Intervenant 200:03:51

Mais au-delà des choix, il a quand même maintenu cette idée générale de jouer, tu vois, de quand même essayer d'avoir le ballon, etc. Il aurait pu dire, réflexe de peur, "on va m'étonner, on va reculer" à l'arrivée, il a quand même toujours maintenu ça.

Kevin Diaz00:04:02

Non, mais il n'a pas fait ça, il n'a jamais fait ça.

Intervenant 200:04:04

Non mais là, le contexte, le stress, le...

Kevin Diaz00:04:06

Vous soulignez des trucs qu'en fait il n'a jamais fait, on le connaît depuis plus de 10 ans maintenant, on sait comment il travaille.

Intervenant 200:04:11

Ça, d'accord.

Kevin Diaz00:04:11

Non, mais j'ai l'impression qu'à chaque fois, c'est comme si vous lui mettiez des...

Intervenant 200:04:14

Non, mais il a été très fort cette année, Daniel, il a été très fort déjà dans le cas Hojberg, avec le capitanat, c'est...

Kevin Diaz00:04:19

Mais moi, le truc, c'est que je ne dis pas que personne n'a jamais dit qu'il n'était pas fort, donc il faut que vous me dites s'il est fort là.

Intervenant 200:04:23

Oui, mais comme il est installé, qu'on voit depuis longtemps.

Kevin Diaz00:04:25

Mais il a un challenge, c'est quand même prendre cet OM-là, avec tout ce qui s'est passé en coulisses, pas un euro, pas un recrutement, je suis désolé, c'est...

Intervenant 200:04:32

Aucun problème, de toute façon on a toujours dit que ça, enfin, personne n'a réellement souligné de problème le concernant.

Kevin Diaz00:04:38

Mais si, quand même, il y a... je veux dire que que ce soit Genesio ou un autre, c'était quand même un challenge très difficile à faire, c'était pas facile. L'histoire du capitanat, comment il a géré... comment ?

Intervenant 200:04:49

Personne n'a dit que c'était facile.

Kevin Diaz00:04:51

Mais l'OM, c'est déjà, de facto, Genesio ou autre, toujours difficile.

Intervenant 200:04:54

Je suis en train de te dire, personne n'a dit que c'était facile.

Kevin Diaz00:04:56

Non, mais on peut te dire, même quand ce n'est pas facile, que tu fais du bon boulot.

Intervenant 200:04:59

Oui, bien sûr.

Kevin Diaz00:05:00

On ne va pas toujours dire que...

Intervenant 200:05:01

Non, mais la façon dont Jean-Louis le disait, on a l'impression que...

Kevin Diaz00:05:04

Bah, ça reste une surprise. Au vu de la qualité de l'effectif, pour moi, ça reste une bonne surprise. Ce que fait l'OM là aujourd'hui, 5 novembre, c'est une bonne surprise.

Intervenant 200:05:11

Écoute, moi, dans toutes les discussions qu'on a eues depuis cet été, c'était plutôt, en tout cas mon point de vue, c'était...

Kevin Diaz00:05:16

C'est vrai que toi, tu n'as jamais été trop inquiet.

Intervenant 200:05:18

Moi, j'étais inquiet.

Kevin Diaz00:05:19

Il y a largement la matière dans cet effectif, pour là où j'ai douté un moment, en fait, ça coulait, c'était : attends, qu'est-ce qu'ils sont en train de faire mentalement ? Il faut absolument, surtout quand il disait. Et quand il y a eu les menaces de démission, j'ai dit : attends, mais pourquoi ? Pourquoi il faut que tout le monde se calme ? C'était ça que je réclamais.

Intervenant 200:05:36

Oui, mais la conclusion du calme.

Kevin Diaz00:05:38

Vis-à-vis de son vestiaire, ça a toujours bien matché, tu vois. Et ce n'est pas parce qu'il a réussi plein de fois avant qu'il ne faut pas le noter quand là il réussit quelque chose.

Intervenant 200:05:45

Non, non, non, mais quand un entraîneur dit qu'il peut s'en aller, est-ce que ce n'est pas aussi pour mettre un coup de pression à son vestiaire ? En mode : "Ah, vous... et moi si je me barre, les gars, je n'allais pas être bien".

Kevin Diaz00:05:55

Moi, je crois que là, il a vraiment hésité quand même.

Intervenant 200:05:56

J'aime pas trop cette façon de faire, mais bon, pourquoi pas ? Il n'y a pas de problème.

Kevin Diaz00:05:59

Je ne sais pas, mais ça peut être un levier.

Intervenant 200:06:01

À partir du moment, tu sais, Kevin, le management, il y a différentes sauces.

Kevin Diaz00:06:04

J'arrive.

Intervenant 200:06:05

À partir du moment où ça marche, moi j'observe, et je me dis : "OK, il a réussi à s'adapter", c'est de l'adaptation aussi. Si ça a fonctionné, pas de problème.

Kevin Diaz00:06:14

Mais un entraîneur doit d'abord amener les joueurs avec lui. Et moi, je pense que c'est ce qu'il a fait dès le début.

Intervenant 200:06:20

Et si tu réussis à t'adapter.

Kevin Diaz00:06:21

Avec l'histoire Hojberg aussi.

Intervenant 200:06:22

Et surtout, et surtout, moi je pense qu'une des grandes forces, c'est d'être capable de changer. Il n'y a rien, moi, la phrase que je ne supporte pas, c'est "mourir avec ses idées ou ne pas s'adapter".

Kevin Diaz00:06:32

Oui, c'est ça.

Intervenant 200:06:32

Et c'est ce que fait ton coach préféré qui s'est adapté au PSG.

Kevin Diaz00:06:36

Il s'est adapté à quoi ?

Intervenant 200:06:37

À beaucoup de choses.

Intervenant 300:06:38

Bon, restons sur Marseille. Xavier, sur Genesio, tu veux rajouter quelque chose ?

Kevin Diaz00:06:42

Non, pas forcément sur Genesio, mais sur certains joueurs de l'équipe qui...

Intervenant 200:06:45

Allons-y.

Kevin Diaz00:06:46

Bah, franchement, vous parliez de la charnière centrale, moi, Egan Riley et... Egan Riley et Hagard, ils ont fait un match incroyable. Mais par contre, il faut le souligner, voilà, l'importance de la confiance. Moi, je n'ai jamais vu Ulysse Garcia faire un aussi bon match que ce soir.

Intervenant 200:06:59

C'est vrai, tu as raison.

Kevin Diaz00:07:00

Et voilà, c'est... des fois, il suffit d'un mec qui ne te fasse pas paniquer. Tu vois, moi, c'est tout l'inverse de ce qu'on a eu l'année dernière, avec un mec qui n'était jamais tranquille, eh bien peut-être que là, on a trouvé quelqu'un qui sait parler.

Intervenant 200:07:11

Non, non, je parlais de l'entraîneur.

Kevin Diaz00:07:14

Non, non, je parlais de l'entraîneur, ouais. Des fois, il suffit d'un entraîneur qui sache te parler.

Intervenant 200:07:19

Mais l'agitation sur le banc, ce n'est plus tellement tendance.

Kevin Diaz00:07:22

Ouais.

Intervenant 200:07:22

Ce n'est plus tellement tendance, effectivement, les joueurs. D'ailleurs, j'ai lu l'interview, ça doit être Dakounia, qui parlait du match d'hier, et qui parlait de Fabregas, dans la façon qu'il avait d'être avec eux, et dans la répétition du style, toujours le même, où qu'il soit, et avec beaucoup de calme et de tranquillité, sans avoir peur de l'erreur. Ne pas avoir peur de l'erreur, en sport, c'est très important. Ça veut dire que ça te pousse à oser, à être audacieux. Et c'est très important.

Intervenant 300:07:46

Merci Xavier.

Intervenant 200:07:47

Merci Xavier.

Kevin Diaz00:07:47

Avec plaisir, merci les gars. Merci à vous.

Intervenant 300:07:49

Salut, à bientôt.

Intervenant 200:07:49

Il y a une phrase que j'aime beaucoup, que j'avais lue dans un stage au Portugal, pour le coup, qui disait : "Nous ne croyons pas à la motivation d'équipe, nous croyons à la préparation d'une équipe pour lui permettre d'avoir la confiance de faire un bon match." C'est-à-dire que brailler, surtout en professionnel, devant, quand il y a 40 000, et faire des grands gestes, des grands cris, comme si ton latéral droit allait t'entendre, c'est...

Kevin Diaz00:08:11

Oui, c'est plus tendance, ouais.

Intervenant 200:08:12

Mais ça l'a été, hein, ça l'a été, tu vois, Fabregas.

Kevin Diaz00:08:14

Ce n'est pas un gueulard, effectivement. Par contre, il ne lâche pas ses joueurs une seconde.

Intervenant 200:08:18

Oui, je sais, d'accord.

Kevin Diaz00:08:19

C'est-à-dire que sur chaque action, il accompagne, il fait des... bien sûr, Luis Enrique aussi. Il ne gueule pas, mais il est archi présent. Je pense que ça, c'est important aussi.

Intervenant 200:08:27

Mais les joueurs, aujourd'hui, ont besoin non seulement de dialogue, mais de dialogue individuel. Avant, c'était le discours devant tout le monde. Maintenant, les mecs, ils ont besoin, tu viens leur parler tout seul.

Kevin Diaz00:08:35

Ils font aussi l'armée, hein.

Intervenant 200:08:36

Tu fais même séance vidéo seul avec eux et tout, c'est très important. C'est nouveau, enfin nouveau, je ne sais pas si c'est nouveau comme management.

Kevin Diaz00:08:42

Si, bien sûr, mais c'est lié aux générations aussi.

Intervenant 200:08:44

Absolument.

Kevin Diaz00:08:44

L'individualisation des retours, notamment des analyses vidéo, même si le travail collectif est quand même très important. Et quand tu dis les entraîneurs qui sont actifs sur le banc, notamment les jeunes, c'est aussi pour transmettre une énergie. Et c'est aussi pour extérioriser leur propre énergie. Parce que sinon, ils sont rongés de l'intérieur.

Intervenant 300:09:04

Ma foi.

Intervenant 200:09:05

Bah oui.

Intervenant 300:09:05

Non, mais Kevin, ce soir, il est...

Kevin Diaz00:09:07

Il devrait être coach, mais il ne veut pas.

Intervenant 300:09:08

Ouais, ouais, ouais. Non, mais on voit que ça ne monte pas cette année.

Kevin Diaz00:09:10

Pourquoi il ne veut pas ? Parce que là, ça va ressembler à un échec si tu ne montes pas une deuxième année.

Intervenant 300:09:15

Mais pourquoi ?

Kevin Diaz00:09:16

Tu ne montes pas deux fois alors que tu es...

Intervenant 200:09:17

Attends, tu veux que je te sorte la phrase de Antetokounmpo ? "Il y a 16 équipes", ça veut dire qu'il y a 15 qui sont en échec et une seule qui a réussi sa saison ?

Kevin Diaz00:09:25

Oui.

Intervenant 200:09:26

Oui, c'est ça.

Kevin Diaz00:09:26

Je ne crois pas.

Intervenant 300:09:28

D'accord.

Kevin Diaz00:09:28

Pierre est là pour faire une

Intervenant 300:09:29

interview à l'émission "Sur l'OM, s'il vous plaît". Marseille a gagné les RCOUZEN, profitons-en, c'est pas souvent.

Kevin Diaz00:09:33

On va voir un projet si tu me parles d'un projet.

Intervenant 300:09:34

Salut Pierre.

Pierre00:09:35

Bonsoir, bonsoir à l'équipe, bonsoir à tout le monde.

Intervenant 200:09:37

Salut Pierre.

Intervenant 300:09:37

Allez. Pierre, qui a été l'homme du match côté marseillais pour toi ?

Pierre00:09:42

Bah, Guéry, le buteur, je pense.

Intervenant 300:09:43

On est d'accord.

Pierre00:09:44

Guéry, le buteur, et la charnière centrale qui a tenu bon. Et j'ai bien apprécié également, alors qu'il est pas mal critiqué, c'est notre gardien, il a fait un bon match, hein. Il était sûr de son but.

Intervenant 300:09:54

Et Kevin Dias, module petit laid, il a failli mettre dans ses 3 points.

Intervenant 200:09:56

Ça nous coûte de le dire, mais c'est vrai, Delange a raison.

Kevin Diaz00:09:58

Mais il faut le dire.

Intervenant 200:09:59

Delange a été bon et Kevin Dias aussi.

Pierre00:10:01

Top 3. Top 3. Au-delà de la performance, il est...

Intervenant 200:10:03

Il y en a un qui ne fait pas d'erreurs, au moins. Pas extraordinaires, mais il ne fait pas d'erreurs.

Pierre00:10:06

Et je mettrais Genesio aussi, numéro 4, parce qu'il arrive à mettre une cohérence dans l'équipe. Et ce qui m'a surpris ce soir, c'est que la deuxième mi-temps, en général, on plonge physiquement. Et on a tenu bon.

Intervenant 200:10:20

Ça, c'est bien de le dire, on ne l'a pas dit, mais c'est vrai qu'il y a encore 2 mois, on soulignait toujours la baisse de forme en seconde période de l'OM.

Pierre00:10:27

À Beşiktaş, on faisait un partout à la mi-temps et on a plongé totalement. Et ça a été notre point faible depuis quelques matchs. Et là, ils trouvent quand même une forme de cohérence. Et le déficit physique, il a l'air d'être complet. Et c'est tout à l'honneur de Bruno Genesio qui arrive à tirer le maximum d'un groupe moyen qui...

Kevin Diaz00:10:43

Il y a un joueur, bon, moi j'avoue que je l'aime beaucoup depuis très longtemps, il n'a pas toujours été excellent, mais Pierre-Emile Hojberg, moi je trouve quand même que c'est un joueur, moi j'aime bien l'avoir dans mon équipe, quoi. Si j'étais joueur, je voudrais jouer avec lui. Parce que Sakou, aujourd'hui, il a quand même 80 passes, il en rate 3. Ce n'est pas non plus...

Intervenant 300:10:59

Oui, ça marche.

Kevin Diaz00:11:00

C'est quand même un très, très beau ratio. Et je ne sais pas, alors oui, des fois, on voit qu'il a pu ses jambes d'il y a quelques années pour sortir, pour jaillir. Mais quand il a des mecs autour de lui qui sont plutôt intelligents, ça reste quand même une sentinelle qui fait plaisir.

Intervenant 200:11:14

Mais c'est vrai que le milieu, c'est le jour et la nuit par rapport au tout début de saison.

Intervenant 300:11:18

Il faut parler un peu de Kondogbia, parce qu'il a été beaucoup critiqué.

Intervenant 200:11:20

Kondogbia, il a fait 2-3 erreurs techniques, mais globalement, quand même, il t'apporte quelque chose. Et quand on parle de confiance et de sérénité, ces mecs-là qui ont connu le plus haut niveau, bon, ils ne vont pas trembler à ce moment-là de la saison avec Marseille, voilà. Donc le milieu abbéli aussi est intéressant.

Kevin Diaz00:11:34

Il a mis une frappe, ouais, effectivement, qui était pas mal. Et en plus, je pense aussi que c'est l'une des raisons pour lesquelles Marseille ne plonge pas, c'est que l'avantage qu'a... enfin, ce que réussit aussi Genesio, c'est qu'en début de saison, tu avais vraiment 11 joueurs, et c'est tout. Et le reste était hors de forme. Même les 11, d'ailleurs, dans les 11, il y en avait certains qui étaient hors de forme, mais quand tu allais piocher sur le banc, c'était encore plus compliqué. Là, à force de concerner tout le monde, de donner du temps de jeu à tout le monde tous les 3 jours, les joueurs qui rentrent, ils sont un peu plus dans le rythme. Nadi, par exemple, au milieu, il n'est pas loin d'être titulaire dans cette équipe, donc quand il rentre, forcément, il amène quelque chose au milieu de terrain, et c'est valable pour d'autres joueurs.

Intervenant 300:12:07

Bon, Maud Pachao, pour finir l'évaluation, parce qu'apparemment, il n'a pas convaincu tout le monde.

Intervenant 200:12:11

Pachao, le truc, c'est qu'on attend quand même, on a tellement parlé de lui dans... "il faut le regarder, il faut qu'il soit là, c'est le gars, on ne peut pas, on n'acceptera même pas 25 millions et tout", 3 mois plus tard...

Kevin Diaz00:12:24

Alors, je te dis, moi, sur une action, il a éliminé un joueur, je me suis dit : "tiens, je crois que c'est la première fois de la saison qu'il élimine quelqu'un". Donc il n'a plus jamais refait le reste du match, donc c'est quand même compliqué.

Intervenant 200:12:33

Le problème, c'est que je n'ai pas envie de te dire : "ouais, on regrette de ne pas l'avoir vendu, de ne pas avoir pris les 25 millions".

Kevin Diaz00:12:38

Moi, je le pense, moi.

Intervenant 200:12:39

Mais je n'ai pas envie de le dire.

Kevin Diaz00:12:40

Ouais, ouais, mais je crois que...

Intervenant 200:12:41

Je n'ai pas envie de le dire parce que je me dis : "bon, et si jamais, à partir de, je ne sais pas, la semaine prochaine, 2 semaines, il commence à être bon et ça devient l'homme clé de l'OM ?" Donc maintenant, il est là, et j'ai envie d'être patient et d'attendre le moment où il va être décisif.

Kevin Diaz00:12:54

Ça n'empêche qu'on est en novembre, il va peut-être partir sur le prochain mercato.

Intervenant 200:12:57

Je sais.

Kevin Diaz00:12:57

Bon, il n'empêche que sur le début de saison...

Intervenant 200:12:59

C'est sûr, le mec est là, le mec, important dans une équipe, surtout dans un championnat où, là, maintenant, l'OM risque de remonter et d'être tout proche des places européennes.

Kevin Diaz00:13:05

Non, mais moi.

Intervenant 200:13:06

Si, si, si.

Kevin Diaz00:13:07

Moi, je prends les 25 millions.

Intervenant 200:13:07

S'il fait la diff sur.

Kevin Diaz00:13:08

Les 25 millions, il faut aller en Ligue des Champions.

Intervenant 200:13:09

Je vais prendre Bo, comme il voulait le prendre, ou un autre, mais franchement.

Kevin Diaz00:13:12

Ah, non, mais toi, tu me parles du pour le mercato d'hiver.

Intervenant 200:13:14

Non, cet été, il y aurait eu un remplaçant si tu avais vendu 25 millions.

Kevin Diaz00:13:18

Sauf que, comme ils avaient traîné jusqu'à la fin du mercato, ils n'auraient pas eu le temps, limite, de le faire. Là, comme tu dis, janvier, tu as 20 millions, tu le vends.

Intervenant 200:13:24

Non, 25, c'était 25, le...

Kevin Diaz00:13:25

Je ne sais pas, moi, je t'ai fait la restaurant.

Intervenant 200:13:27

Non, 25.

Kevin Diaz00:13:28

Mais il y a 6 mois de moins en contrat, là, tu ne peux pas avoir le même prix.

Intervenant 200:13:30

C'est 25.

Kevin Diaz00:13:30

C'est pour ça que je lui dis 20.

Intervenant 200:13:31

Si vous le voulez, c'est 25.

Kevin Diaz00:13:32

Et à 20, non.

Intervenant 200:13:33

Non, c'est 25.

Intervenant 300:13:34

Écoutez Amin Guéry, les gars.

Kevin Diaz00:13:36

Ah, c'est facile, derrière un micro, de faire comme ça en égo. "Non, c'est 25." Non, mais attends. Tu accepterais 20, c'est tout.

Intervenant 200:13:41

Ah bon ? Mais...

Kevin Diaz00:13:42

Sinon, on fait 22 plus 3 en bonus.

Intervenant 200:13:45

Il fait du "c'est 25", c'est un con.

Intervenant 300:13:49

Écoutez Amin Guéry sur Canal il y a quelques instants.

Pierre00:13:51

Oui, bien sûr, je pense qu'on a pris du plaisir. On a respecté le plan du jeu de soi, forcément, le défaisement, on a pris énormément de plaisir. On a fait des belles ressources de balle, techniquement, on était bien. Et même dans les duels, et à la mi-temps, comme on t'en parlait tout à l'heure, j'ai loupé cette occasion, donc j'avais un peu la rage. Et on savait que soit on restait solide, on savait qu'on allait mettre ce but.

Intervenant 300:14:11

Voilà pour Guéry, bravo l'OM. Alors, il y a des perspectives quand même, parce que là, Marseille va à Lens, fort du match de ce soir, et...

Kevin Diaz00:14:19

Ah ben là, mais comme le foot est effectivement logique, on s'abstiendra d'envisager quoi que ce soit.

Intervenant 200:14:24

On a envie de le voir, en tout cas, ce match.

Kevin Diaz00:14:26

Et là, dimanche soir, tu as envie de le voir.

Intervenant 200:14:27

Un Lens qui doit se racheter, et Marseille qui semble en pleine bourre.

Intervenant 300:14:31

Après, Marseille reçoit Le Mans, bon, quand même, largement la porte d'OM.

Kevin Diaz00:14:34

Ah ben là, tu veux quoi ? Tu veux que l'OM fasse 5-6, 6 victoires de suite ?

Intervenant 300:14:39

Et après, Marseille reçoit le Levski Sofia.

Kevin Diaz00:14:41

7 victoires, allez, 7. Non, parce qu'avec celle-là, ça fait déjà, donc on a eu... ce sera 8 avec ça, vas-y encore.

Intervenant 300:14:45

Non, en fait, on a 4 de suite. Il y a eu un... et après, il y avait une... enfin.

Kevin Diaz00:14:49

Oui, il y a eu une Europa League entre les deux.

Intervenant 300:14:50

Il y a eu une Europa League perdue entre les deux.

Kevin Diaz00:14:51

4 de championnat avec Lens, 5. Allez, vas-y, vends-nous toutes les victoires de suite, là, on y va, on achète.

Intervenant 300:14:55

Donc là, tu en as 3 de suite. Une fois que tu auras engrangé tout ça, tu vas à Auxerre.

Kevin Diaz00:15:00

Allez, une de plus. Vas-y. Il gagne tout jusqu'à Noël.

Intervenant 300:15:04

Et ensuite, tu reçois Nice. Bon.

Kevin Diaz00:15:08

Ok, tu es deuxième à Noël. Comme l'année dernière. Comme l'année dernière, finalement. L'année dernière, j'étais deuxième à Noël.

Intervenant 200:15:14

C'est Nice qui a...

Kevin Diaz00:15:17

Tu achètes ou tu n'achètes pas ?

Intervenant 300:15:18

Kevin, tu n'achètes pas. Tu n'achètes pas.

Kevin Diaz00:15:20

Non, je n'achète pas.

Intervenant 200:15:20

Je l'ai déjà à Lens, ils n'ont pas gagné, là.

Kevin Diaz00:15:22

Ils ont gagné.

Intervenant 200:15:23

Ils gagnent dimanche.

Kevin Diaz00:15:24

Mais non, mais il faut s'emballer. Quand tu parles de l'OM, tout le monde s'emballe.

Intervenant 300:15:26

Voilà.

Kevin Diaz00:15:27

Mais non, pas le nouvel OM, c'est fini, ça.

Description de l'épisode

L’After Foot, c'est l'émission qui dit tout haut ce que le monde du foot pense tout bas !

Pour démarrer la soirée, Nicolas Jamain est aux commandes de "Génération After", de 20h00 à 22h00. Une émission composée de chroniqueurs qui ont grandi avec l'After : Walid Acherchour, Kevin Diaz, Jimmy Braun, Jennifer Mendelewitsch et Elton Mokolo. Débats passionnés, décryptages et invités.

Les soirs de match, l' "After Live" s'installe de 20h00 à 23h00 incarné à tour de rôle par Carine Galli, Nicolas Jamain et Jean-Louis Tourre. Emmanuel Petit, Samuel Umtiti et Lionel Charbonnier viennent renforcer le dispositif les soirs de Coupes d'Europe.

En deuxième partie de soirée, de 22h00 (ou dès le coup de sifflet final du match) à minuit, place à la version originelle et historique de l'After autour de Gilbert Brisbois, Daniel Riolo, Florent Gautreau et Jean-Louis Tourre du dimanche au jeudi. Cette saison, Jérome Sillon prend les commandes de l'émission le vendredi et le samedi.