Dans cette histoire courte de Transfert, Aurélie raconte un séjour de Toussaint en 2008 avec sa mère, dans une maison en Touraine voisine d'un château de la Loire. Entre une forêt interdite, des voitures qui tournent la nuit devant le château, un homme qui souffle des feuilles sans bouger et une chute dans l'escalier, la narratrice décrit une série d'événements troublants qu'elle ne sait pas expliquer.
L'épisode laisse les auditeurs face à la frontière entre peur et réalité, puisque les faits restent sans explication et que la narratrice constate, des années plus tard, que la maison ne correspond plus à ses souvenirs.
Cette transcription de l'épisode sur les nuits étranges vécues près d'un château de Touraine a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe, la même que celle de son IA pour compte rendu de réunion.
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Enfant, vous regardiez peut-être si un monstre ne se cachait pas sous votre lit. Il n'y avait rien, mais vous sentiez pourtant sa présence. Vous l'imaginiez attendre, tapi dans l'ombre du sommier, planqué dans le placard, ou dissimulé sous l'escalier. Vous ne le voyiez pas, mais l'inquiétude persistait, et vous vous demandiez : « Et si jamais c'était vrai ? » Quand Aurélie part avec sa mère en vacances aux abords d'un château en Touraine, elle a le sentiment qu'il s'y passe des choses bizarres. Si les fantômes n'existent pas, la peur, elle, est bien réelle. Vous écoutez Transfert épisode 138, une histoire courte racontée au micro de Nina Pareja, produite et réalisée par Slate.fr.
En 2008, je vis avec ma mère à Paris, je suis en terminale, et on décide de partir en vacances ensemble, à la Toussaint. Et ma mère, elle a toujours le don de trouver des endroits parfaits, en fait, pour les vacances. Elle trouve toujours des maisons qui sont un peu uniques, des lieux insolites, ce genre de choses. Cette fois-ci, elle trouve une maison en Touraine, donc près d'un château de la Loire. C'est une maison qui, à l'époque, donc à la grande époque des châteaux de la Loire, avait été, à mon avis, un lieu dans lequel les domestiques vivaient. Parce qu'en fait, c'est la copie conforme du château qui est juste à côté.
Elle a une architecture Renaissance, vraiment classique. Elle est très verticale, très fine. Elle s'élève vraiment vers le ciel. Elle est toute en pierre, avec des marches de pierre qui vont vers la porte d'entrée, qui est très massive. Une grosse fenêtre au-dessus de la porte d'entrée, avec des croisées en pierre aussi. Donc très solennel, tout ça. Elle ressemble un peu à un... comme un caveau, en fait, du cimetière du Père Lachaise. Elle a un peu ce style-là, de pierres de taille très belle. Donc on arrive, pour les vacances, on traverse une forêt, en fait, pour arriver à cette maison. On rencontre la propriétaire de la maison, qui nous donne les clés, qui nous explique un petit peu comment ça va se passer pour ces vacances.
Et la première chose, une des premières choses qu'elle nous dit, c'est qu'on n'a pas le droit d'aller dans la forêt. Jamais. Que c'est une propriété privée, et qu'en fait, on n'a vraiment pas du tout le droit d'y accéder. Et nous, ça nous dérange un peu, parce qu'en fait, cette forêt, elle est immense, et il n'y a que de la forêt, quasiment, à part le château. Donc ça nous laisse peu d'endroits où se promener. Et donc on découvre la maison. Au rez-de-chaussée, on a le salon, la cuisine, la salle de bain et les toilettes. Et ensuite, il y a un escalier en bois, massif, qui monte vers les chambres. Donc il y a deux chambres à l'étage.
Le style à l'intérieur, c'est un peu à l'ancienne, il y a des gros meubles en bois. La cuisine, elle a des couleurs chaudes, mais qui étaient chaudes, à mon avis, dans le passé. En fait, on se croirait dans un film, un vieux film. On a l'impression qu'on a vraiment plongé dans le passé. De l'extérieur, c'est un film de KPDP, et à l'intérieur, c'est... ça ne sent pas le moisi, non, pas du tout, mais c'est un peu rétro, volontairement. Donc le premier jour, on décide d'explorer, en fait, les environs de la maison, et de voir le château de plus près, parce qu'il est très proche de la maison. En fait, il y a un chemin pédestre qui part de la maison et qui longe le château, donc qui contourne les remparts.
Et avec ce chemin, en fait, on a à notre gauche le château, qui est vraiment très, très gros et très imposant. Et à notre droite, en contrebas, il y a le village. Donc on est vraiment en haut d'une colline, et ce chemin longe le château, fait le tour du château, et descend après vers le village, le long de la promenade. Le château est inhabité. Il est vide. Il n'est pas forcément entretenu. Donc il y a des fenêtres cassées. Il y a de la poussière. Enfin, on sent que les murs ne sont pas tous à tenir bien droits. Enfin, on voit que le château est un peu à l'abandon.
Donc ce premier jour, on se promène à travers la ville, le village, on découvre un petit peu les environs. Et le soir, on reste dans la maison. Et on découvre la maison de nuit, pour la première fois. Il n'y a pas d'éclairage public, puisque la maison, comme le château, sont en haut d'une voie privée. Donc il n'y a aucun lampadaire, aucune lumière. C'est vraiment l'obscurité totale. Et quand on vient de la ville, ça perturbe, parce que c'est le noir complet. C'est très silencieux aussi. Il y a des bruits dans la forêt, des animaux, des arbres. Ça contribue à créer une atmosphère un peu étrange, un peu effrayante aussi, quand la nuit, on a du mal à s'endormir, parce qu'en fait, tout est silencieux et noir.
Et en fait, cette première nuit, on se rend compte qu'au milieu de toute cette obscurité et ce silence, il y a des voitures qui passent, et qui remontent le long de ce chemin privé, pour passer devant notre maison, et rentrer dans le château, dans la cour du château. Elles font des cercles dans la cour du château. Il y en a qui s'arrêtent, il y en a qui ne s'arrêtent pas, il y en a qui font marche arrière et demi-tour, avec toujours les pleins phares. Donc en fait, on voit vraiment, depuis nos lits, derrière les rideaux, on voit la lumière de ces phares. Et on ne comprend pas trop ce qui se passe, parce qu'en fait, il y a un ballet de voitures, comme ça, dans la nuit.
Et ça nous inquiète un peu, mais on n'ose pas non plus faire quoi que ce soit, parce qu'on est juste ma mère et moi, seules dans la maison, la nuit. On ne connaît pas du tout les lieux, on ne connaît pas le contexte. Donc on regarde un peu la scène de derrière nos rideaux, on voit les voitures passer, on ne peut rien faire face à ça, donc on finit par s'endormir.
Le lendemain, ma mère appelle la propriétaire pour lui en parler. Elle nous dit assez vite qu'on doit se tromper, parce que c'est une voie privée, la nuit, dans le village, il ne se passe rien. On n'est pas censées avoir vu des voitures là, faire ça dans le château qui est inhabité, qui est vide. Donc ce n'est pas normal, cette situation. Et voilà, ça s'arrête là. Dans l'après-midi, on décide de refaire la même promenade que la veille, qui était très sympa, le long du chemin qui longeait le château, vers le village. Quand on marche le long des remparts du château, en fait, il y a un élément qui n'était pas du tout là la veille, qui nous choque un peu, c'est qu'au milieu de ce chemin, quelqu'un a planté un panneau avec marqué en très gros : « Attention, chute de pierre, nœud...
» Le message, c'est qu'il ne faut pas se promener là, parce que c'est dangereux. On avance un petit peu pour voir ce qu'il en est, et en fait, le long de ce chemin, là où la veille on se promenait, le nez en l'air, il y a des très gros blocs de pierre qui se sont détachés des remparts. Ils font un peu moins d'un mètre de large, ils nous arrivent presque au genou, ils sont massifs. Et à ce moment-là, on se dit que cette promenade, on ne la refera plus, qu'on va faire un peu plus attention. Et surtout, on est très surprises, parce qu'on n'a rien entendu.
On n'a pas entendu de blocs de pierre se détacher violemment d'un rempart très ancien. Et on se dit qu'effectivement, le château a besoin de réparation. Si on était passées au mauvais moment, effectivement, on se serait fait écraser, facilement. On réalise que la forêt, on ne peut pas y aller. Le château, on va faire une croix dessus. Il nous reste quand même cinq jours de vacances. Donc on profite de la région, mais après, le soir, on va dîner au village. Un soir, on va au cinéma. C'est Le Crime est notre affaire, qu'on va voir dans le seul cinéma de cette ville, avec André Dussolier et Catherine Frott qui mènent des enquêtes.
Et donc, en rentrant du cinéma ce soir-là, il est plus tard que d'habitude. La nuit est très noire. Le long du chemin, pas éclairé pour revenir vers notre maison en pierre, moi, je ne suis pas très à l'aise. Le lendemain matin, on est réveillées par un bruit de machine, un bruit constant, assez sourd, une grosse vibration.
Et vraiment, c'est un bruit continu, mécanique. Il est assez tôt, et ça fait une demi-heure qu'on est réveillées, en fait, par ce bruit. Et avec ma mère, on ouvre la fenêtre, on essaie de voir ce qui se passe, et on réalise que sous nous, devant la maison, il y a un homme avec une souffleuse qui est en train de souffler sur les feuilles d'automne qui se sont répandues partout sur le chemin, ce qui est assez normal à cette période-là, parce qu'il y a beaucoup de feuilles qui sont tombées. Mais ce qui est moins normal, c'est qu'il est devant chez nous depuis plus d'une demi-heure, et qu'il souffle dans le vide, et qu'il ne bouge pas.
Et que devant chez nous, il n'y a plus de feuilles, parce que ça fait longtemps qu'il est là, en train de souffler. Il a le regard dans le vide, et nous, on est assez inquiètes, parce qu'on ne sait pas trop ce qui se passe. Donc ma mère finit par descendre pour lui parler, et elle lui demande ce qu'il fait là. Elle lui dit : « Je ne comprends pas, parce qu'il n'y a plus de feuilles, en fait, là, devant chez nous. Ce n'est pas la peine de rester là, comme ça, à souffler dans le vide. » Il réagit sans réagir. Il dit pardon, et après, il s'éloigne, et on ne le revoit pas. Au niveau de l'ambiance, ça devient lourd, puisque les voitures continuent à rouler la nuit devant la maison et jusque dans le château.
Et moi, la nuit, je vais souvent aux toilettes, et pour aller aux toilettes dans cette maison, il faut que je descende les escaliers. Et cet escalier qui tourne sur lui-même, qui est un escalier massif en bois, il est longé par un mur de pierre. Et sur ce mur de pierre, il y a des petites fenêtres, des petites lucarnes. Et moi, la nuit, j'ai la sensation, tenace, que si je regarde par ces lucarnes, je vais voir le visage de quelqu'un. Quelqu'un dans la forêt, parce que c'est la forêt qu'on voit par ces lucarnes, qui la nuit regarde dans la maison, et va croiser mon regard.
Donc j'ai cette sensation assez effrayante. J'imagine un visage d'homme, je ne sais pas pourquoi, c'est quelqu'un de moustachu, qui regarde à l'intérieur de la maison, qui colle son visage contre la vitre, et qui observe les choses, sans être menaçant ou terrifiant, juste pour savoir ce qui se passe. Comme si la maison lui appartient, et que moi, je ne suis pas censée être là, dans les lieux, en train de me promener. Je ne regarde pas de films d'horreur, je ne lis pas de romans d'épouvante, je n'ai pas une attraction particulière pour ce qui fait peur, ou les mystères gothiques effrayants.
Mais ce n'est pas vraiment un mauvais pressentiment, mais il y a quelque chose qui est là, qui me dérange, dans cette maison. La journée, tout va bien, mais le soir, la nuit, je ne me sens pas en sécurité totale. L'avant-dernier jour des vacances, on doit partir avec ma mère en voiture pour visiter un nouvel endroit, en fait, dans la région. Et je descends les escaliers pour la rejoindre, et je tombe. Et donc, en tombant, mon pied s'accroche contre le mur, en fait, il rate le mur, et je glisse, et donc j'arrive jusqu'en bas.
Et là, on se rend compte assez vite que quelque chose ne va pas. Donc effectivement, mon orteil s'est tordu, et j'ai mal. On appelle les pompiers avec ma mère, les pompiers viennent dans la maison. Et là, au moment où les pompiers sont là, il y a de l'agitation, on parle de mon pied, on regarde ce qui se passe, ils parlent avec ma mère. Il y a aussi d'autres personnes qui nous rejoignent dans le salon, donc au rez-de-chaussée. On ne sait pas qui sont ces gens, je ne sais pas si c'est des gens qui se promenaient le long du chemin, ou venaient du village. On ne sait pas trop qui sont ces personnes.
C'est un couple, ils parlent avec ma mère, ils échangent avec les pompiers, ils aident, ils sont comme chez eux. Comme il y a une agitation un peu bizarre avec plein d'adrénaline à ce moment-là, on ne réalise pas trop avec ma mère que c'est étrange qu'il y ait des gens qu'on ne connaît pas avec nous en train de vivre cette situation. Et les pompiers m'emmènent en ambulance jusqu'à l'hôpital de Blois, qui est assez proche de là où nous sommes, et ma mère nous suit en voiture pour aller à l'hôpital. Le verdict, c'est que mon orteil est cassé. Alors, c'est assez unique comme opération, on m'opère avec du gaz hilarant. Ce qui fait qu'en fait, quand on me remet l'orteil en place, moi, au lieu de souffrir, je ris.
Et le reste de la journée, donc à l'hôpital, avec les opérations, les radios, après les achats avec ma mère de béquilles, de pansements, de plein de choses. Pendant toute cette période-là, je suis un peu dans les vapes. C'est-à-dire que je suis consciente de ce qui se passe, mais beaucoup de choses me font rire, et je suis dans un état second. Le soir, on finit par rentrer de l'hôpital avec ma mère, donc en voiture toutes les deux. Il fait nuit noire de nouveau.
On arrive devant la maison, et on se rend compte assez vite que quelque chose ne va pas, parce que devant la maison, il y a plein de débris. Et en descendant de la voiture, on se rend compte que c'est des coquilles d'œufs, devant la porte, et sur les marches. Et on ne comprend pas d'où elles viennent. Ce qu'on réalise à ce moment-là, qu'on n'avait pas du tout assimilé ce jour-là, c'est qu'en fait, c'est le jour d'Halloween, la nuit d'Halloween, comme par hasard. Et en s'approchant de la maison, on se rend compte que les fenêtres du rez-de-chaussée sont cassées. Et là, on commence à avoir assez peur, parce que jusqu'ici, les œufs cassés sur le perron, ça nous dérangeait un peu, mais pas trop.
Mais là, les fenêtres cassées en pleine nuit, on se demande ce qu'il y a à l'intérieur, on commence à se dire que ce n'est pas du tout normal comme situation. On décide de ne pas rentrer dans la maison. Et ma mère me dit : « Reste là, devant la maison, tu ne rentres pas. » Et moi, je vais aller chercher la police, pour qu'on constate ce qui se passe, parce que ce n'est pas normal ce qui se passe ici. Elle me laisse sous le fronton de la maison. Donc on a allumé une lumière extérieure au-dessus de la porte, et moi j'attends comme ça dans l'ombre. Et ma mère prend la voiture et redescend en voiture le long du chemin pour aller au village chercher la police.
Comme je suis encore un peu dans les vapes, j'ai l'impression d'être dans un film, j'attends. Je n'ai pas peur, parce que ça me fait sourire, en fait, ce qui se passe, parce que je pense que je ne réalise pas trop les enjeux, ni la situation. J'attends, et ma mère ne revient pas. Au bout d'un long moment, vraiment assez long, je vois dans la nuit ma mère revenir, sauf qu'elle revient seule, et surtout elle revient à pied, alors qu'elle était partie en voiture. Je suis assez surprise de voir ça, et ma mère revient à ma hauteur, et me dit très simplement : « J'ai planté la voiture.
» En prenant la voiture pour descendre vers le village, elle a emprunté cette voie privée qu'on emprunte tous les jours, et là, personne ne sait pourquoi, parce que ma mère conduit très bien en temps normal, elle a foncé droit dans le fossé qui longe ce chemin, qui n'est pas un fossé très grand, qui doit faire moins d'un mètre de profondeur, mais les deux roues avant de la voiture se sont enfoncées complètement dans ce petit ravin. Et le résultat, c'est qu'on ne peut ni avancer ni reculer, la voiture est coincée. On décide de laisser la voiture en l'état, et on retourne dans la maison.
Donc on ouvre la porte d'entrée, on est assez inquiètes, parce qu'on ne sait pas ce qu'on va trouver dedans. On inspecte un peu tout, on allume toutes les lumières. À l'intérieur, il y a effectivement des coquilles d'œufs. Rien n'est abîmé, en fait, personne n'est rentré dans la maison. On réalise assez vite que les vitres ont été cassées, mais c'est tout. On ferme tout à clé, on se barricade, et on va dans nos chambres pour dormir notre dernière nuit dans cette maison. Cette nuit-là, je ne ferme pas l'œil. C'est l'angoisse. C'est l'angoisse absolue, parce que j'ai mon orteil cassé, donc qui me fait mal, et qui m'empêche aussi de faire quoi que ce soit.
Je ne peux plus marcher, je ne peux plus courir, je ne peux plus me déplacer sans que ça prenne de longues minutes. Je n'ai plus de moyens de fuir cette maison, finalement, puisque moi, je ne peux pas me déplacer. Il n'y a plus de voiture du tout. Les fenêtres sont cassées en bas, il fait toujours nuit, les escaliers me font peur, et d'autant plus maintenant. Il y a ce silence, cette nuit noire, donc cette nuit-là, il n'y a que de la peur en moi.
Le lendemain, après une nuit sans sommeil, et pour moi et pour ma mère, les propriétaires reviennent pour récupérer les clés. Eux, rien ne les choque, en fait, dans ce qui s'est passé jusque-là. Les vitres, ça ne les perturbe pas plus que ça. On les laisse gérer la suite, parce qu'il est temps de partir, et qu'on n'a qu'une envie, c'est de partir. Les dépanneurs viennent pour débloquer la voiture, la sortir du ravin, et on part. Vraiment, on part sans se retourner. Le temps a passé, mais récemment, j'ai retrouvé sur Internet l'annonce de cette maison, qui est toujours en location pour des vacances.
Il y a des photos de cette maison en ligne, et rien qu'en les voyant, en fait, je frissonne un peu. Il y a une photo de l'escalier, cet escalier qui me fait peur encore aujourd'hui, mais on voit cet escalier en bois, et on voit le mur qui longe cet escalier. Moi, ce qui me perturbe plus que tout, c'est que sur cette photo, il n'y a aucune lucarne, il n'y a pas de fenêtres. C'est un mur aveugle. Moi, je me souviens très bien de ces fenêtres. Je me souviens de la sensation, de ce regard que je sentais sur moi, même si peut-être il n'y en avait pas.
Sauf qu'en fait, des fenêtres, il n'y en a pas non plus. Transfert est un podcast produit par Slate. Direction et production éditoriale : Sarah Koscewicz et Benjamin Septem Ours.
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Ce treizième. épisode des histoires courtes de Transfert a été produit et réalisé par Slate.fr, sous la direction de Christophe Carron, Benjamin Saeptem Hours et Sarah Koskievic avec Aurélie Rodrigues. Musiques: «Haunted» - Ross Bugde / «Apprehensive at Best» - Biz Baz Studio / «Futuremono» - Lands Unknown / « Aurora Currents» - Asher Fulero
Transfert est produit par Slate Podcasts.
Direction et production éditoriale: Sarah Koskievic et Benjamin Saeptem Hours
Chargée de production: Astrid Verdun
Chargée de postproduction: Mona Delahais
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