Cet épisode de Choses à Savoir explique pourquoi on parle d'« album » en musique. Le mot latin albus, qui signifie blanc, mène à l'album photographique du XIXe siècle, un grand livre relié dont les pages accueillent des images.
Au début du XXe siècle, les disques 78 tours ne duraient que trois à cinq minutes par face, si bien qu'une symphonie tenait sur plusieurs disques rangés dans des coffrets appelés albums de disques. L'arrivée du microsillon 33 tours en 1948 a rendu ces coffrets inutiles, mais le mot est resté.
L'auditeur découvrira ainsi comment un terme hérité d'un objet disparu survit aux évolutions techniques, jusqu'au streaming.
Cette transcription de l'épisode sur le mot « album » a été réalisée avec la technologie HappyScribe, à l'image de la transcription Google Meet.
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Pourquoi parle-t-on d'un album en musique ? Alors, tout commence avec le mot latin « albus », qui signifie blanc. En effet, dans la Rome antique, on appelait « album » un tableau blanchi sur lequel étaient affichées des informations publiques. Ensuite, au fil des siècles, ce terme a évolué pour désigner un cahier ou un recueil destiné à conserver des souvenirs, des dessins, des photographies. Puis, au 19e siècle, les albums de photographie deviennent particulièrement populaires : ils se présentent sous la forme de grands livres reliés, contenant des pages dans lesquelles on glisse des images.
Et c'est précisément ce principe qui va inspirer l'industrie musicale. Ainsi, au début du 20e siècle, les enregistrements sont commercialisés sur des disques, tournant généralement à 78 tours par minute. Mais ils ont un défaut : leur durée est extrêmement limitée, environ 3 à 5 minutes par face. Aussi, si par exemple vous souhaitiez écouter une symphonie de 40 minutes, il était impossible de la faire tenir sur un seul disque. Il fallait plusieurs disques, parfois 5 ou 6, voire davantage.
Alors, pour les ranger et les vendre ensemble, les fabricants imaginent des coffrets ressemblant à des albums photographiques. Chaque disque possède sa propre pochette, et toutes ces pochettes sont reliées dans un volume, comme les pages d'un livre. Et vous l'avez compris, on appelle naturellement ces recueils des « albums de disques ». Ensuite, dans les années 1930, les maisons de disques commencent à commercialiser des ensembles cohérents d'enregistrements, réunissant les œuvres d'un même artiste ou d'un même compositeur. Puis survient une révolution technique.
En 1948, la maison Columbia Records introduit le disque micro-sillon 33 tours longue durée, appelé LP pour « long playing ». Grâce à ces sillons beaucoup plus fins, un seul disque peut désormais contenir environ 20 minutes de musique par face. Plus besoin de réunir 5 ou 6 disques dans un gros livre : un unique vinyle suffit souvent à contenir toute une collection de morceaux. Mais le mot « album », lui, reste, et il survivra à toutes les évolutions technologiques, que ce soit les cassettes, les CD, ou même les plateformes de streaming.
Aujourd'hui, lorsqu'on écoute un album sur Spotify, on utilise donc un mot hérité d'un objet disparu : ce grand livre dans lequel nos arrière-grands-parents rangeaient leurs disques.
Quand un artiste sort une nouvelle collection de chansons, on dit qu’il publie un « album ». Mais pourquoi ce mot, qui désigne aussi un recueil de photographies, s’est-il imposé dans l’univers musical ? La réponse nous ramène à une époque où les disques ressemblaient davantage à des livres qu’aux vinyles que nous connaissons aujourd’hui.
Tout commence avec le mot latin albus, qui signifie « blanc ». Dans la Rome antique, on appelait album un tableau blanchi sur lequel étaient affichées des informations publiques. Au fil des siècles, le terme a évolué pour désigner un cahier ou un recueil destiné à conserver des souvenirs, des dessins ou des photographies.
Au XIXe siècle, les albums de photographies deviennent particulièrement populaires. Ils se présentent sous la forme de grands livres reliés, contenant des pages dans lesquelles on glisse des images.
Et c’est précisément ce principe qui va inspirer l’industrie musicale.
Au début du XXe siècle, les enregistrements sont commercialisés sur des disques tournant généralement à 78 tours par minute. Leur principal défaut ? Leur durée extrêmement limitée : environ trois à cinq minutes par face.
Imaginez maintenant que vous souhaitiez écouter une symphonie de quarante minutes. Impossible de la faire tenir sur un seul disque ! Il faut plusieurs disques, parfois cinq ou six, voire davantage.
Pour les ranger et les vendre ensemble, les fabricants imaginent alors des coffrets ressemblant à des albums photographiques. Chaque disque possède sa propre pochette, et toutes ces pochettes sont reliées dans un volume, comme les pages d’un livre.
On appelle naturellement ces recueils des « albums de disques ».
Dans les années 1930, les maisons de disques commencent à commercialiser des ensembles cohérents d'enregistrements, réunissant les œuvres d’un même artiste ou d’un même compositeur.
Puis survient une révolution technique.
En 1948, la maison Columbia Records introduit le disque microsillon 33 tours longue durée, appelé LP, pour Long Playing. Grâce à ses sillons beaucoup plus fins, un seul disque peut désormais contenir environ vingt minutes de musique par face.
Plus besoin de réunir cinq ou six disques dans un gros livre ! Un unique vinyle suffit souvent à contenir toute une collection de morceaux.
Mais le mot « album », lui, reste.
Et il survivra à toutes les évolutions technologiques : les cassettes, les CD, puis les plateformes de streaming.
Aujourd’hui, lorsqu’on écoute un album sur Spotify, on utilise donc un mot hérité d’un objet disparu : ce grand livre dans lequel nos arrière-grands-parents rangeaient leurs disques.
Une belle illustration de la façon dont les mots survivent parfois aux technologies qui les ont fait naître.
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