Cet épisode de Choses à Savoir explique pourquoi l'expression « basé sur » est critiquée par l'Académie française, qui la considère comme un anglicisme. Il revient d'abord sur l'origine du verbe « baser », issu du mot « base », puis sur son emploi dans le vocabulaire militaire, avant de montrer comment son sens figuré s'est imposé sous l'influence de l'anglais.
L'épisode propose des alternatives comme « fondé sur », « établi à partir de » ou « inspiré de ». Il évoque aussi une anecdote du XIXe siècle autour de Royer-Collard et rappelle que certains dictionnaires, comme Usito, admettent aujourd'hui cet usage, ce qui en fait un point de débat plutôt qu'une faute unanimement reconnue.
Cette transcription de l'épisode sur l'expression « basé sur » a été réalisée avec la technologie HappyScribe, celle-là même qui alimente l'assistant de réunion IA de l'entreprise.
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Pourquoi ne faut-il jamais dire « basé sur » ? Alors : ce film est basé sur une histoire vraie, cette décision est basée sur des faits scientifiques, mon raisonnement est basé sur une étude récente. Je pense que ces expressions vous semblent parfaitement naturelles. Pourtant, selon l'Académie française, elles sont toutes incorrectes. Je vous explique. Pour tout comprendre, il faut revenir à l'origine du verbe « baser ». En français, le mot « base » désigne d'abord ce sur quoi repose quelque chose : la base d'un bâtiment, d'une colonne, ou d'une construction.
Et le verbe « baser » a ensuite été utilisé dans le vocabulaire militaire : on peut ainsi dire qu'une unité militaire est « basée » dans une ville, ou que des troupes sont « basées » près d'une frontière, il s'agit alors de leur lieu de stationnement. Mais lorsque nous affirmons qu'un film est « basé » sur une histoire vraie, nous employons le verbe dans un sens figuré, pour signifier qu'il « repose » sur cette histoire. Et c'est précisément cet emploi que critique l'Académie française. Par contre, en anglais, l'expression « based on » est parfaitement correcte et extrêmement courante.
On dira par exemple « based on a true story » pour désigner un film inspiré de faits réels. C'est donc sous l'influence de l'anglais que cette construction s'est progressivement imposée dans notre langue, au point de devenir presque automatique. Mais elle reste un anglicisme qu'il faut éviter d'utiliser, d'autant que le français dispose déjà de plusieurs expressions équivalentes. Plutôt que « un raisonnement basé sur des faits », on préférera « un raisonnement fondé sur des faits ». Plutôt que « une décision basée sur des statistiques », on pourra dire « une décision établie à partir de statistiques ».
Et plutôt que « un film basé sur une histoire vraie », on choisira « un film inspiré d'une histoire vraie ». Enfin, sachez qu'au 19e siècle, le philosophe et homme politique Pierre Paul Royer-Collard s'opposa tellement à l'entrée du verbe « basé » dans le dictionnaire de l'Académie qu'il aurait lancé cette formule célèbre : « S'il entre, je sors. »
« Ce film est basé sur une histoire vraie. » « Cette décision est basée sur des faits scientifiques. » « Mon raisonnement est basé sur une étude récente. »
Ces expressions vous semblent parfaitement naturelles ? Pourtant, selon l’Académie française, elles sont toutes incorrectes !
Pourquoi ? Parce que l’expression « basé sur » serait un anglicisme, autrement dit une construction empruntée à l’anglais.
Pour comprendre, il faut revenir à l’origine du verbe « baser ».
En français, le mot « base » désigne d’abord ce sur quoi repose quelque chose : la base d’un bâtiment, d’une colonne ou d’une construction. Le verbe « baser » a ensuite été utilisé dans le vocabulaire militaire.
On peut ainsi dire qu’une unité militaire est « basée » dans une ville, ou que des troupes sont « basées » près d’une frontière. Il s’agit alors de leur lieu de stationnement.
Mais lorsque nous affirmons qu’un film est « basé sur » une histoire vraie, nous employons le verbe dans un sens figuré, pour signifier qu’il repose sur cette histoire.
Et c’est précisément cet emploi que critique l’Académie française.
En anglais, l’expression « based on » est parfaitement correcte et extrêmement courante. On dira par exemple « based on a true story », pour désigner un film inspiré de faits réels.
Sous l’influence de l’anglais, cette construction s’est progressivement imposée dans notre langue, au point de devenir presque automatique.
Pourtant, le français dispose déjà de plusieurs expressions équivalentes.
Plutôt que « un raisonnement basé sur des faits », on préférera « un raisonnement fondé sur des faits ».
Plutôt que « une décision basée sur des statistiques », on pourra dire « une décision établie à partir de statistiques ».
Et plutôt que « un film basé sur une histoire vraie », on choisira « un film inspiré d’une histoire vraie ».
Cette question linguistique ne date d’ailleurs pas d’hier.
Au XIXe siècle, le philosophe et homme politique Pierre-Paul Royer-Collard s’opposa tellement à l’entrée du verbe « baser » dans le dictionnaire de l’Académie qu’il aurait lancé cette formule célèbre : « S’il entre, je sors ! »
Mais attention : tous les linguistes ne partagent pas aujourd’hui la sévérité de l’Académie. Certains dictionnaires, notamment Usito, reconnaissent parfaitement l’emploi figuré de « baser sur », désormais très répandu.
Il ne s’agit donc pas d’une erreur universellement reconnue, mais d’un usage contesté.
Alors, pour éviter toute critique et privilégier un français soigné, un conseil : remplacez « basé sur » par « fondé sur », « établi sur » ou « reposant sur ».
Une petite modification qui suffit à respecter les recommandations de l’Académie française !
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