Cet épisode examine un constat statistique surprenant : selon l'analyse menée par le sociologue Baptiste Coulmont sur les résultats d'environ 350 000 candidats au baccalauréat en 2015, le prénom va de pair avec la proportion de mentions très bien. Les Joséphine atteignent 22 % de mentions, contre 2,6 % chez les Dylan, tandis que d'autres prénoms se situent dans la moyenne.
L'épisode montre aussi que ces écarts se retrouvent d'une année à l'autre. Pour expliquer ces différences, l'émission avance principalement l'origine sociale, les familles favorisées choisissant certains prénoms et disposant de meilleures conditions scolaires.
Elle rappelle toutefois qu'il s'agit d'une corrélation, non d'une causalité.
Cette transcription de l'épisode sur les prénoms et le bac a été réalisée grâce à la technologie HappyScribe utilisée pour les comptes rendus de réunion automatiques.
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Pourquoi les Joséphine réussissent-elles mieux au bac que les Dylan ? Alors, le sociologue Baptiste Coulmont a analysé les résultats d'environ 350 000 candidats au baccalauréat général et technologique ayant obtenu au moins 8 sur 20, et dont les résultats étaient accessibles. Et les chiffres sont saisissants : ainsi, parmi les 328 candidates prénommées Joséphine, 22 % ont obtenu la mention « très bien », alors que chez les 982 Dylan, cette proportion tombe à seulement 2,6 %.
Autrement dit, les Joséphine ont été proportionnellement 8 fois plus nombreuses à décrocher cette distinction. Et ce n'est pas tout : plus de 20 % des Diane et des Alice ont décroché la mention « très bien ». À l'autre extrémité, seuls 0,8 % des Brian ont obtenu cette distinction. Les Mohamed et les Anissa, Jordan et Kevin, affichaient également des taux inférieurs à 3 %. Ensuite, entre ces extrêmes, certains prénoms se situent dans la moyenne : ainsi, environ 11,5 % des Camille ont obtenu une mention « très bien », exactement la même proportion que les candidats prénommés Alban, et ces différences se retrouvent d'une année à l'autre.
Mais pourquoi de tels écarts ? Eh bien, la réponse tient principalement à l'origine sociale. Oui, les prénoms sont socialement marqués : certaines familles favorisées choisissent plus fréquemment des prénoms comme Joséphine, Diane ou Apolline, tandis que Dylan ou Brian sont davantage associés à certains milieux populaires. Or, les enfants de familles favorisées disposent statistiquement de meilleures conditions pour réussir leurs études. Mais attention, ces chiffres ne mesurent pas l'intelligence et ne prédisent pas le destin d'un individu ; ils illustrent une corrélation, non une causalité.
Ce n'est pas le « prénom » qui détermine la réussite scolaire, mais les inégalités sociales qu'il peut contribuer à révéler.
Votre prénom peut-il prédire vos résultats au baccalauréat ? Aussi étonnant que cela puisse paraître, les statistiques montrent des différences spectaculaires selon les prénoms.
En 2015, le sociologue Baptiste Coulmont a analysé les résultats d’environ 350 000 candidats au baccalauréat général et technologique ayant obtenu au moins 8 sur 20, et dont les résultats étaient accessibles.
Et les chiffres sont saisissants.
Parmi les 328 candidates prénommées Joséphine, 22 % ont obtenu la mention « très bien ». Chez les 982 Dylan, cette proportion tombe à seulement 2,6 %. Autrement dit, les Joséphine ont été proportionnellement huit fois plus nombreuses à décrocher cette distinction.
Et ce n’est pas tout !
Toujours en 2015, plus de 20 % des Diane et des Alice ont décroché la mention « très bien ». À l’autre extrémité, seuls 0,8 % des 247 Bryan ont obtenu cette distinction. Les Mohamed et les Anissa affichaient également des taux inférieurs à 2 %.
Entre ces extrêmes, certains prénoms se situent dans la moyenne. Ainsi, environ 11,5 % des 4 000 Camille ont obtenu une mention « très bien ». Exactement la même proportion que les 200 candidats prénommés Alban.
Ces différences se retrouvent d’une année à l’autre.
En 2014, 21,7 % des 341 Adèle avaient décroché une mention « très bien », contre seulement 2,4 % des 205 Wendy.
En 2016, ce sont les Diane qui arrivent en tête : 26 % des 245 candidates obtiennent la meilleure mention. Suivent notamment Esther avec 25 %, Joséphine avec 24 %, Alice avec 23 % et Victoire avec environ 22 %.
À l’inverse, seulement 1 % des Bryan obtiennent cette mention, 2 % des Dylan, 3 % des Jordan et environ 4 % des Kevin.
Mais pourquoi de tels écarts ?
La réponse tient principalement à l’origine sociale. Les prénoms sont socialement marqués : certaines familles favorisées choisissent plus fréquemment des prénoms comme Joséphine, Diane ou Apolline, tandis que Dylan ou Bryan sont davantage associés à certains milieux populaires.
Or, les enfants de familles favorisées disposent statistiquement de meilleures conditions pour réussir leurs études.
Le prénom révèle aussi des différences de parcours scolaire : certains sont beaucoup moins représentés parmi les candidats au bac que parmi les enfants nés dix-huit ans auparavant.
Attention, donc : ces chiffres ne mesurent pas l’intelligence et ne prédisent pas le destin d’un individu. Ils illustrent une corrélation, non une causalité.
Ce n’est pas le prénom qui détermine la réussite scolaire, mais les inégalités sociales qu’il peut contribuer à révéler.
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